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Accueil du site > Tribune Libre > Riches et incompétents, bienvenue en Ecole de Commerce !

Riches et incompétents, bienvenue en Ecole de Commerce !

Certes les frais de scolarité des ESC (Ecoles Supérieures de Commerce) augmentent de façon exponentielle, mais il faut bien comprendre que développer son réseau coûte cher...

Ma première tentative, à la Rouen Business School - oui, en anglais, la « classe » atlantiste, m'a pourtant démontré que rien ne vaut un bon vieux cursus universitaire.

Mais comme je suis têtu, j'ai tout de même réitéré à Euromed Management, dorénavant Kedge Business School – et oui, toutes les écoles de commerce françaises ont été rebaptisées avec des noms à consonance anglophone.

Arrivant donc à Euromed, tout plein de belles idées préconçues héritées des journaux gratuits et de BFMLand, jeune idéaliste que je suis, j'espère terminer mon master embauché dans l’entreprise de feu Steve Jobs, partageant mon café-latté-starbuck avec Bill Gates...

Que nenni !

Première annonce - le directeur des programmes est tout fier :

"Euromed génère chaque année 50 millions de chiffre d'affaire"

J’ai du mal à comprendre !

Alors primo, on parle bien de l'argent des élèves ? Des clients en fait ?

Et secundo, on va donc avoir de super intervenants, ultra-qualifiés, faisant cours dans des amphithéâtres de grande qualité !

Que nenni (-re) !

La plupart des cours sont dispensés sur Internet - on-line tu comprends, on est au XXIème siècle..., par de jeunes diplômés boutonneux - de quelques années mes aînés, prétentieux au possible et feignant de boire des bières avec Xavier Niel (le Steve Jobs « français »- financé par Goldman Sacks comme tout le monde… Vive le made in France !).

Donc j'en arrive à la savante conclusion que les « clients/élèves » se sont fait arnaquer durant ces longues années en ESC.

Pourtant non, les « élèves » deviendront futurs managers : incompétents, sous-professionnalisés mais surdiplômés, nous rentrons dans la « case des élites » - ce système de case si cher à notre système français.

Il s’agit d’un vrai scandale, qu’aucun client/élève ne dénoncera : personne ne souhaite se tirer une balle dans le pied !

Néanmoins la réalité est là : des bataillons entiers de « graduate » (diplômés) à BAC+5 ou BAC+6 sortent des ESC avec des prétentions énormes, des compétences professionnelles plus que limités, et ces gens-là pourront rapidement devenir votre « petit chef ».

Documents joints à cet article

Riches et incompétents, bienvenue en Ecole de Commerce !

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37 réactions à cet article    


  • xmen-classe4 xmen-classe4 12 juillet 2014 13:56

    les pétunias


    • Gorg Gorg 12 juillet 2014 14:02

      En fait, ces riches incompétents achètent leurs diplômes ... et occupent (grâce à leur réseau) des postes bien trop élevés pour leurs médiocres possibilités. Ce n’est plus la peine de se demander pourquoi la France va mal...
      Bien à vous


      • Robert GIL ROBERT GIL 12 juillet 2014 14:15

        voici une petite parodie de ces winners :

        voir : JE GERE LA SITUATION


        • foufouille foufouille 12 juillet 2014 16:17

          et ça coûte combien ?
          par an


          • Sergueï Dabur Sergueï Dabur 15 juillet 2014 11:00

            Post Bac à Bac+3 (« bachelor Commerce ») : entre 5000 et 7000€/annuel

            De bac+3 à bac+5 ou bac+6 (Master Grande Ecole, MBA) : entre 8500 et 12000€/annuel

            Seul échappatoire : l’Apprentissage : l’entreprise paye les frais de scolarité exorbitants, et verse un salaire (ridicule) à l’apprenti. En général, 5% des promotions d’étudiants sont en contrat d’apprentissage.

            Pour le reste : papa/maman

            Ou pire (et j’en ai vu pleins) : entrée dans le monde du travail à -30000€ ou encore plus endetté. Dans ces cas là, les banques prêtent...


          • xmen-classe4 xmen-classe4 12 juillet 2014 16:46

            La france des régions en forme de fleurs ?


            • hunter hunter 12 juillet 2014 20:35

              Ce que ce papier décrit, n’est rien de plus que le procédé de reproduction des classes sociales, décrit par Marx.

              Les blindés achètent un diplôme (pour Foufouille, faut compter dans les plus de 10000 euros par an, en europe ; aux States, c’est encore plus cher, mais là ce sont des facs « prestigieuses »)à leurs rejetons (souvent nuls effectivement, mais faut pas non plus généraliser), qui justifiera qu’ils pourront ensuite le placer dans une grosse boîte (la leur, où celle de connaissances de loge), où le jeune branleur friqué, palpera ses 5000 bucks mini, à glander dans des réunions, et déléguer ses tâches à des vrais diplômés d’université, eux compétents, mais payés peanuts et en plus en contrat précaire !

              Les jeunes riches branleurs, pourront alors continuer leur vie d’étudiant, à savoir picoler, baiser des morues et se poudrer le nez ( ce qui est le programme principal dans les « business schools » ; c’est au moins coeff’ 8)

              Bienvenue chez les 1% !

              Adishatz

              H/


              • Le421 Le421 12 juillet 2014 21:35

                Et bien voilà !!
                Ce que je dis depuis longtemps.
                Pour réussir, il vaut mieux avoir du fric et de l’entregent que du courage et des compétences.
                Les cons comme moi qui se sont usés les mains et cassé le dos, on ne leur a même pas dit « merci ».


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 juillet 2014 21:51

                  Comme quoi il vaut mieux faire lire Balzac aux gosses plutôt que de les laisser devant la télé ...


                • Javascript Javascript 15 juillet 2014 13:30

                  Un peu de Proudhon ne leur ferait pas de mal non plus.


                • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 12 juillet 2014 21:48

                  C’est effectivement la reproduction des élites.

                  S’ils sont bien payés, c’est qu’ils sont dans le système et qu’ils permettent au système de perdurer.

                  Ils ne créent pas de plus-value, ni réelle (de transformation), ni imaginaire (immatérielle, d’information ou de conception).

                  La seule chose qu’ils savent faire, ce pour quoi on les paye, c’est la manipulation.

                  Manipulation pour faire croire l’invraisemblable, faire acheter des choses inutiles, et surtout, faire partager l’idéologie du système.

                  Il faut donc des êtres issus du système (prix élevés), ayant un confiance absolue en eux (diplômes faciles) et qui ne doutent pas (pas de contenu scientifique).

                  L’inverse de l’étudiant issu d’un milieu populaire (conscient de la réalité), travailleur (encore une fois le réel), avec une démarche scientifique (qui implique le doute et la critique). Celui-ci n’a aucun avenir dans le système.

                  La capacité de manipulation est la seule vraie valeur que le système reconnaît, avec l’argent bien entendu.

                  Dans l’hyper-libéralisme, les créateurs ne sont considérés que comme des esclaves, au mieux des serviteurs.


                  • jacques 15 juillet 2014 01:03

                    « Dans l’hyper-libéralisme » encore un mot qui ne veut rien dire comme ultralibéralisme, néolibéralisme. notre système n’a rien de libéral.(malheureusement).l’économie actuelle est un mélange de keynésianisme et de monétarisme. les libéraux s’oppposent fortement au keynésianisme. vu que vous ne savez pas ce qu’est le libéralisme ( qui ne défend pas les banques mais l’entreprenariat). je vous conseille de lire ces deux articles tres intéressants qui expliquent ce que c’est le libéralisme : http://www.contrepoints.org/2013/12/22/150897-quest-ce-que-le-liberalisme-2
                    http://www.contrepoints.org/2013/04/07/120782-oui-le-liberalisme-est-social


                  • hunter hunter 12 juillet 2014 22:02

                    point essentiel soulevé par Jean Paul : avoir une confiance aveugle dans le système, ne pas le remettre en question (c’est un absolu, c’est même L’Absolu), et travailler uniquement à sa perpétuation par la manipulation !

                    Ce n’est ni plus ni moins que de la maintenance (faut bien entretenir la machine, si on veut qu’elle tourne), sauf que c’est beaucoup mieux payé que pour un frigoriste !

                    Et ce qu’il faut noter, c’est que ça ne concene pas que le petit branleur plein de coke issue de l’hyperclasse, mais on trouve aussi dans le lot des journalopes, des sportifs, des « artistes », bref, tous ceux qui peuvent contribuer à divertir le populo, et l’empêcher de remettre en question sa servitude salariée et consumériste !

                    Bienvenue dans un monde de merde, mais cette servitude est volontaire semble-t-il, et ce n’est pas moi qui l’ai dit, mais La Boétie !

                    Il voyait loin le bougre.....bougrement loin oui !

                    Adishatz

                    H/


                    • scylax 12 juillet 2014 23:35

                      Enfin un type lucide qui met les pieds dans le plat. Les MBA sont des écoles de la nullité. Tout le monde le sait.


                      • ahtupic ahtupic 13 juillet 2014 00:05

                        Et les nuls qui veulent faire de la politique font du droit.


                        • iris 13 juillet 2014 00:17

                          un diplome et toute une vie à pantoufler ...et auparvant avoir un bon revenu sans trop se fatiguer après....
                          c’est surtout qu’avec le diplome on se rassurait pour avoir un bon salaire
                          mais comme il y a concentration d’entreprises les places sont chères et les diplomes
                          servent tils encore à trouver un job ??


                          • prolog 13 juillet 2014 08:22

                            Bonjour Serguei,
                            c’est pareil pour les écoles d’ingénieur, les « grosses » au moins. Les frais sont moindres mais à la sortie, on a surtout appris à enfumer son monde... et on en fait facilement une carrière en plus.


                            • Jeff84 13 juillet 2014 08:53

                              Ah, que voila un bon article ! Pas partisan, et qui dénonce un scandale qui en est vraiment un !


                              Les écoles sont beaucoup trop côtées, ici comme aux EU. Heureusement, la révolution des MOOC, à terme, va faire le ménage...

                              • Richard Schneider Richard Schneider 13 juillet 2014 10:09

                                Tout-à-fait de votre avis, Jeff84. 

                                On aimerait lire davantage de témoignages de cette qualité.

                              • Diogène diogène 13 juillet 2014 14:51

                                Je connais même une fraîche diplômée ESC, embauchée directement DRH dans une très grosse boite qui était fière de me raconter qu’elle avait licencié « pour l’exemple » un père de famille qui avait récupéré une cartouche de toner vide dans une corbeille de bureau.

                                Motif ?
                                La grosse boite en question avait un contrat avec un branquignole qui lui achetait ces cartouches, les remplissait de n’importe quelle merde et les fourguait ensuite à des gogos.
                                Le salarié coupable du vol de cartouches vides a été accusé de spolier ce malheureux et de trahir son employeur en donnant un coup de poignard dans le contrat qu’il avait passé.

                                Et elle continue ses méfaits, la fille !
                                Elle est très appréciée du Conseil d’administration qui lui accorde 3 000€ mensuels pour cette boucherie.

                                C’est ça les mercenaires.


                                • HELIOS HELIOS 15 juillet 2014 12:18

                                  ... non Diogene, cela n’est pas une généralité.


                                  Dans ma boite, cette fille aurait été convoquée par la direction générale pour la remontée de son activité.
                                  Pour virer une personne, père de famille ou pas, pour faute (ou en l’occurrence faute grave)... après les différentes étapes, il y a des comptes a rendre.

                                  Pour une cartouche de tonner, on ne vire personne, et de plus, comment a-t-elle eu l’info, la fille ? Qui s’est plaint ? surement pas le charognard qui ne sait pas ce qui est utilisé ou pas... et même s’il le sait et numérote les fournitures, il n’a aucun moyen d’action dans la boite, contrat ou pas. C’est donc la « hiérarchie intermédiaire » qui a « chargé » l’employé, surement pour d’autres raisons cumulatives, qu’elles soient objectives ou simplement relationnelle (ces raisons).

                                  Cet article s’attaque a un vaste problème, mais il ne faut pas oublier que tous ceux qui ont fait des écoles de commerce ne se retrouvent pas dans les staff des entreprises. Hélas, ils grenouillent dans cette hiérarchie intermédiaire et démontrent au quotidien leur incompétence et surtout leur soumission a leurs supérieurs, écrasant tous ceux sur lesquels ils ont un petit pouvoir, pour se faire mousser plus haut.. 

                                  Hélas ce sont les « petits » les plus exposés,, ceux justement qui bossent vraiment, les productifs qui souffrent... mais eux on les changent facilement, on téléphone a la boite de recrutement et on en a une palette qui attend l’entretien d’embauche.

                                  Le boulot de ces « ingénieurs commerciaux » ou manager (un bien grand mot) a été durant des années a produire des normes qui sont aujourd’hui détournées. L’informatique les a aidé considérablement a définir, décrire et décomposer l’activité professionnelle correspondante. « Ils », ces ingénieurs, en ont profité pour changer la philosophie des entreprises, avec l’accord d’autres incompétents plus haut dans les entreprises qui ne sont en place que par héritage ou népotisme.

                                   C’est ainsi que les salariés ne sont plus des professionnels, mais des exécutants sans métiers. La découpe des taches est faite pour que personne a ces niveaux ne puisse avoir une vision suffisante a la prise de décision. Il n’y a plus de professionnel, où que ce soit... combien de fois avez vous entendu : « je ne peux pas », « je n’ai pas la signature », « je ne sais pas » ou pire : « le système ne le permet pas ! » (ce qui dans la majorité des cas est faux, c’est juste que la fonctionnalité a été retirée du profil de ces utilisateurs.

                                  Alors, oui, l’article fait bien de mettre l’accent sur les écoles, en général plus grande, mais en majorité privées, mais c’est encore une fois mettre le doigts au mauvais endroit.
                                  Le bon endroit, c’est l’éducation nationale, la morale et l’exemple républicain qui sont bafoués... grâce a une justice complétement déphasée, des élites qui ne sont plus des modèles et un système économique basé sur la comptabilité et la fiance avant de considérer l’humain... et là je pense surtout aux assurances.

                                  Voila, j’ai encore fait un commentaire trop long, surement moinssé parce qu’il va heurter quelques socialistes irresponsables ou quelques entrepreneurs voyous qui ont oublié le rôle social de l’entreprise dans un système libéral.

                                  Bonne semaine a tous.

                                • smilodon smilodon 13 juillet 2014 14:54

                                  A 1 an et demi de ma retraite, moi qui perçois 1208 euros nets par mois, je vous l’affirme, j’ai peur pour les « clients » !.... ?J’ai connu pas mal de « situations », pas mal de « temps », pas mal de « clients » !... J’ai pas fait que ça dans ma vie !... Mais aujourd’hui, je vois des « jeunes collègues » qui vendraient du sable aux bédouins, des congélateurs aux inuits !.... Qui tueraient père et mère pour aller au bal des orphelins !.... Plus qu’un an et demi pour mes 166 trimestres !... OUF !..... J’en ai tellement marre de tout ça !...... 41 ans et demi avant la retraite, vous verrez !.... C’est long !... J’vous assure !..... En 42 ans, le monde change beaucoup !.... Vous verrez !.... J’ai du mal à renier ce que mes « vieux » m’avaient appris !... Plus rien ne ressemble à ma jeunesse ni à mes « vieux » !... RIEN !...Je vais encore bosser par « habitude » !.... Plus que 6 trimestres !..... Après, chômage (pré-retraite pour moi)...Et « retraite » !.... Et ce sera pas trop tôt !...... Bonne chance aux suivants !..... Bonne chance !..... 41 ans et demi.......................Putain que c’est LONG !!.......Si vous saviez !..... Saurez-vous ??!!.... Adishatz.


                                  • smilodon smilodon 13 juillet 2014 15:45

                                    Ils sont gentils nos « jeunes » !.. Même si bacheliers, ils ne savent pas si « maman » s’écrit avec 1 « M » ou 2 « N » !!.. Ils me font bien rigoler en tout cas !... Discrètement !.. Je ne possède qu’un CEP et un BEPC !.. Mes 57 ans n’y changent rien !... Ce sont « eux », mon avenir !.. Le « Nôtre » !..Je ne suis que le passé !... 1 « S » ou 2« N » n’y changent rien !.. Ce ne sont que des mots !..... Orthographe on disait à l’époque !...C’est pas grave !...... Non plus que calculer une surface, ou un volume !.. Quelle différence entre un diamètre ou une circonférence ???.... Ils s’en foutent tous !.... Carré ou rond, ovale ou autre !.. On s’en fout !...Pas grave !....Un autre monde je vous dis !.......Faut vendre, tout et n’importe quoi !.. Sans rien y comprendre, c’est pas grave !.. Les clients non plus n’y comprennent plus rien !.....Aussi cons que les vendeurs, voire plus !.. C’est le pognon qui entre en ligne de compte !..... Point !...Faut faire du pognon !... Alphonse daudet, victor hugo, Beaudelaire, même Reggiani, ou ferrat.....même combat !... On s’en tape !... Y’a que le pognon !...Ca vole pas bien haut !.... Et moi, je m’écrase !.... Ca va être long mes 6 derniers trimestres !.... Ca va être long !.....Adishatz.


                                    • Zazou 13 juillet 2014 23:25

                                      Comme quoi, à 57 ans on ne maîtrise pas toujours la ponctuation de la langue française - pourtant apprise en primaire. La France d’hier était-elle plus belle que la France de demain ? Rien n’est moins sûr...
                                      Bien cordialement,
                                      Zazou, bachelier 2013


                                    • AlbatrosE AlbatrosE 14 juillet 2014 07:39

                                      J’appelle ça des écoles à fric et à formatage...
                                      Comme le dit Hunter, on défèque sur le même modèle toute la crasse des journalopards, des publicitaires, des artistes dégénérés et des faux-zintellectuels donneurs de leçons qui nous pourrissent en France.
                                      C’est de là que sortent ces pouffiasses qui licencient une caissière pour avoir récupéré dans une poubelle (cf témoignage de Diogène).

                                      Si un jour il y a la Révolution, il faudra alimenter les fournées à ce vivier.


                                      • libre&consciente libre&consciente 14 juillet 2014 17:10

                                        Sergueï, tu décris dans ton article, un des symptomes qui touche actuellement l’éducation française, la même qui a été un modèle dans l’évolution et la création des connaissances avec ces grands auteurs comme Michel Foucault, Gaston Bachelard ou encore Théodule Ribot. Pas un des livres scolaires de la primaire au lycée ne prononce leurs noms pourtant ils ont marqué leur discipline avec noblesse et sont reconnus à l’international. Aujourd’hui, l’objectif du système éducatif français n’est plus la transmission et le développement des compétences mais bel et bien la reproduction des institutions sociales et économiques.


                                        • Gnostic GNOSTIC 15 juillet 2014 10:31

                                           BRAVO L’AUTEUR

                                          Article plein d’humour (caractéristique des gens intelligents) et d’ironie

                                           

                                          Vous avez oublié HEC (Hautes Etudes Communales) qui ouvre les portes de l’ENA (à l’envers ANE) avec Sciences pipo, ESSEC, INSEAD de fontainebleau etc.

                                           

                                          Ils sont tous dopé au mondialisme et surtout formatés à l’américaine avec leur petit chapeau noir de diplômé HIGH SCHOOL

                                           

                                          Note : il y a toujours des diplômés d’écoles (ou instituts) supérieures mais il n’existe pas d’écoles inférieures de commerce (ou d’autre chose) ?

                                          Dommage car ça crasherait dur sur un CV

                                           smiley


                                          • Sergueï Dabur Sergueï Dabur 15 juillet 2014 14:10

                                            Tout à fait d’accord avec votre commentaire, dans sa globalité.

                                            Néanmoins, je tiens quand même à préciser, chose dont je n’ai pas parlé dans l’article, que nombre de diplômés n’ayant pas le réseau de leurs parents à disposition, se retrouvent au chômage pour de longs mois voir années.


                                          • F-H-R F-H-R 17 juillet 2014 11:00

                                            Et que dire de l’ENA ?...
                                            Une école discriminatoire de production d’incompétents notoires, qui ont, dès la sortie, des postes réservés dans la haute fonction publique et qui se retrouvent, à terme, dans les hautes sphères de ministères (ex. : 80% d’énarques au ministère des finances, autant dans les tribunaux administratifs, etc.), dans les partis politiques et pire, à la tête de l’Etat.
                                            Cette mafia de voyous privilégiés verrouille les postes et ne laisse aucune place aux gens compétents et expérimentés…


                                            • F-H-R F-H-R 17 juillet 2014 11:26

                                              Tout ce petit monde se tient et fait rempart contre la séparation des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire).


                                            • fosiliaz 30 juillet 2014 14:34

                                              Pas d’accord avec cet article. Mais alors pas d’accord du tout. Et certaines réactions ci dessous sont à pleurer, et pas toujours de rire...


                                              Tout d’abord, il est stupide de croire que les étudiants de KEDGE ou NEOMA (oui c’est le nom des écoles de commerce de Reims et Rouen aujourd’hui... autant être à jour quand on écrit un article) sont tous des fils à papa bourrés de fric, qui reproduisent un modèle familial et usurperait des places qui incomberaient à d’autres mieux qualifiés.
                                              Ce n’est qu’idiotie que de prétendre de telles choses !!!

                                              *Tout d’abord les vrais « fils à papa » ne vont pas à NEOMA ou KEDGE, mais à HEC / ESSEC / ESCP / EM LYON / EDHEC !!! 
                                              De même, en réactions, mettre KEDGE et l’ENA dans le même panier est risible. Croyez moi ces écoles n’évoluent pas dans le même monde.

                                              *Ensuite l’immense majorité des élèves de ces écoles sont passés par deux ans de prépas, et ont donc travaillé dur, parfois nuit et jour, pour intégrer ces écoles ! Il est ridicule de penser qu’ils ont volé leur place.

                                              *Les écoles de commerces françaises figurentpour une dizaine d’entre elle (et les deux écoles en questions aussi me semble-t-il) dans le top 30 des masters en management du MONDE selon le financial times : le classement qui fait foi pour la grande majorité des recruteurs en france et dans le monde.
                                              La preuve donc, mais en fallait-il vraiment ?, que ces élèves ne sont en rien incompétents.

                                              *Ce d’autant plus que votre accusation, là encore erronnée, selon laquelle ils seraient sous-professionalisés, est bien loin de la réalité. 
                                              Ces écoles, de par leur vie associative, qui encourage les élèves à monter des projets, à trouver des sponsors, à gérer des équipes, à s’engager dans le social... développe un professionalisme évident.
                                              Ensuite et surtout, toutes ces grandes écoles de commerces défendent justement le professionalisme, et offre des opportunités professionalisantes que, Monsieur, aucune autre formation française n’offre ! Jusqu’à deux ans de stages obligatoires pour valider le master... et selon les écoles 6 mois ou un an nécessairement à l’étranger ! 
                                              Vous faites l’éloge des cursus universitaires, mais quelle fac oblige ses étudiants à faire deux ans de stages sur les 5 ans d’études ?

                                              *Enfin, Monsieur, votre ignorance et votre naïveté vous honorent -je serais hélas plutôt d’avis qu’elle rend votre article tout simplement bon à jeter, et que vous auriez mieux fait de réfléchir et de vous renseigner avant ! Sachez tout de même que 30% des étudiants en école de commerce sont boursiers. 30% !!! Elle est bien loin l’image d’un clan de fils à papa !

                                              S’il vous plait, cessez de taper sur les écoles de commerces, quand c’est peut-être l’un des rares cursus français qui fonctionne aujourd’hui et soit reconnu MONDIALEMENT ! 
                                              Il n’y a guère que la Sorbonne qui peut se vanter de faire jeu égal... et encore ! 

                                              Au risque de choquer certains, je n’ai qu’un phrase à dire : VIVE LES GRANDES ECOLES. 

                                              Cordialement.

                                              • LeaM 31 juillet 2014 14:58

                                                Bonjour,


                                                En tant que prochaine étudiante à KEDGE Bordeaux en septembre (hé oui monsieur, on ne dit plus Euromed maintenant), je me permets de vous exprimer ma pitié la plus sincère, à vous le rédacteur de cet article, et à vous autres, qui n’avez pas jugé utile de consacrer votre temps à autre chose qu’à cracher votre venin contre ces méchantes écoles de commerce. 
                                                Ca vous agace qu’un cursus fonctionne ? Que la plupart des Grandes Ecoles de Commerce (attention, je parle là de celles dont le grade de Master est reconnu par l’Etat Français, au même titre qu’un Master universitaire) soient présentes dans le classement mondial du Financial Times et reconnues comme compétentes ? 

                                                Dites-moi, lorsqu’on lit vos commentaires, on croirait que nous autres, diaboliques étudiants en école de commerce, sommes arrivés là par nos « réseaux », ou encore mieux tiens, « papa et maman ». Vous plaisantez j’espère ?
                                                Je pense que peu d’entre vous ont passé deux ans de leur vie en classe prépa, quelle qu’elle soit. 
                                                Je pense que peu d’entre vous ont passé, au bout de deux ans ponctués de DS, de colles, de pression, de révision, quatre vingt seize heures de concours écrits aux mois d’avril et mai comme nous autres l’avons fait.
                                                Je ne prétends bien sûr pas que seuls les prépas passent des concours c’est absolument faux, mais cela vous enlève le droit de soutenir que les étudiants arrivent en école par leur piston. 
                                                Tout le monde est à la même enseigne dans un concours, les boursiers comme les fils à papa. 

                                                Alors, si votre diplôme vous frustre, si votre travail vous ennuie, si vous êtes jaloux de la voiture de votre voisin, ou si vous pensez avoir raté votre vie, c’est triste pour vous, mais cela ne vous donne en aucun droit le cas de venir cracher de façon ignorante sur un cursus dont vous n’avez seulement qu’ « entendu parler » pour la plupart.
                                                Achetez vous un chat pour vous réconforter de votre navrante solitude.

                                                Bonne après midi.

                                              • Sergueï Dabur Sergueï Dabur 4 août 2014 17:51

                                                @fosiliaz

                                                • Avez-vous fréquenté les ESC ? On est loin des origines prolétaires (entre autres) des étudiants à la fac !

                                                • Les « fils-à-papa » vont où ils peuvent, et quand ils sont vraiment limités intellectuellement, bien sûr qu’ils terminent à NEOMA, ou KEDGE, j’en connais quelques-uns.

                                                • Tout à fait d’accord par contre, sur le fait que KEDGE ou NEOMA, n’évoluent pas dans le même monde que l’ENA (sinon tout le monde ferait l’ENA !)

                                                • « L’immense majorité (…) sont passés par deux ans de prépa ». Je réitère ma question, avez-vous fréquenté les ESC ? Peut-être est-ce votre cas, mais vous êtes loin d’être une majorité ! J’en ai croisé quelques-uns, dégouté d’avoir perdu des années en prépa, pour se retrouver avec des « glandus » ayant fait tout leur post-bac en ESC (ou venant d’un cursus fac).

                                                • La compétence des élèves n’a rien à voir avec le classement : il s’agit ici des diverses accréditations, ce qui ne reflète en rien le niveau des élèves. Pour KEDGE, il ne s’agit même plus d’une école mais d’une usine : des milliers de diplômés chaque année. Alors certes, certains iront loin, mais qu’en est-il du « reste » !

                                                • On en arrive à la vie associative, du régal ! Alors certes il existe des associations « professionnalisantes », mais la plupart sont quasi-inutiles en termes de compétences professionnelles : associations « pêche », moto, pompom girls ; j’en passe et des meilleures… J’ai même vu des élèves valider leur projet « professionnalisant » pour avoir donné un cours de tennis. Oui, oui, un cours de tennis en tout et pour tout et votre projet est validé.

                                                • Après vous nous parlez plus ou moins des cursus en apprentissage, et là, c’est mon domaine. Quand je suis arrivé à feu Euromed, nous étions donc plusieurs milliers à arriver en master, et nous étions nombreux à souhaiter être en apprentissage (à 20000€ le master, vive l’apprentissage !), mais non, seulement 10 places étaient à pourvoir ! Après m’être débattu avec l’administration (et sans aide de leur part) j’ai fini par avoir une place. Conclusion, cette année à KEDGE, nous sommes 5% en apprentissage ! Alors la blague des écoles spécialisées en apprentissage, pas à moi svp !

                                                • Ensuite, 2 ans de stage sur 5 ? Si vous avez les moyens de faire des reports de diplôme (payants) pour aller en stage, tant mieux pour vous. Pour la grande majorité, 1 ou 2 stage de 3 mois. Je vous laisse deviner les missions passionnantes qui leurs sont confiées !

                                                • Votre statistique de 30% d’élèves boursiers me fait bien rire aussi. Encore une fois, peut-être est-ce votre cas, mais sans possibilité d’apprentissage et au vu des tarifs des formations, rares sont les élèves prêts à s’endetter (entre 20 et 50 000€ au final, et j’en ai vu !). Dans les tous les cas, mis à part peut-être des ESC de province très impliquées localement, votre statistique est complètement fantasmée.

                                                • Pour terminer, dire que c’est un cursus qui fonctionne n’est pas faut, tout dépend de quel point de vue !

                                                • En conclusion, je ne mets pas tous les élèves dans le même panier, mais il faut arrêter de se leurrer et de croire qu’on suit un cursus fooooooormidable quand la plupart des élèves me confient- et je reprends ici leurs propres mots, « nous avons régressés durant ces deux années de master ».


                                              • Sergueï Dabur Sergueï Dabur 4 août 2014 17:55
                                                @LeaM
                                                • « hé oui monsieur, on ne dit plus Euromed maintenant », ça commence bien, on ressent ici tout votre respect lié à votre propre respectabilité de professionnelle ayant fait ses preuves ! Qui plus est : KEDGE… Kedge… Vous êtes fière de ce nom qui ne représente rien mis à part une volonté d’anglicisation ?

                                                • « ma pitié la plus sincère » : ça me fait une belle jambe de bois, c’est constructif en plus.

                                                • « qui n’avez pas jugé utile de consacrer votre temps à autre chose qu’à cracher votre venin contre ces méchantes écoles de commerce. » : ne vous faîtes pas de bille, mon « temps » est utilisé à bon escient, mais je vous remercie de votre préoccupation.

                                                • « Ca vous agace qu’un cursus fonctionne » : une société commerciale qui fonctionne bien dirais-je plutôt : 50millions d’€ annuels rien que pour Euromed (avec Bordeaux en plus, c’est jackpot).

                                                • Financial Times, de même que pour le commentateur précedent, vous n’avez plus que ça à la bouche : classements, accréditations, partenariats, bref, du vent.

                                                • Je réitère pour la prépa : si vous avez passé 2 ans en prépa pour finir en ESC, désolé de vous l’apprendre, mais vous avez perdu votre temps.

                                                • Je ne dis pas que tous les élèves sont pistonnés, la preuve est que j’en suis, n’ayant strictement jamais bénéficié d’aucun piston ou autre passe-droit.

                                                • - « venir cracher de façon ignorante », « vous n’avez seulement qu’ « entendu parler » : après 3 ans en ESC, je sais de quoi je parle.

                                                • « Achetez vous un chat pour vous réconforter de votre navrante solitude. » : ça devient désopilant.

                                                Merci pour votre point de vue, vous semblez avoir beaucoup d’idées préconçues (« votre diplôme vous frustre, si votre travail vous ennuie, si vous êtes jaloux de la voiture de votre voisin, ou si vous pensez avoir raté votre vie »), j’espère donc que votre formation vous ouvrira l’esprit, peut-être même que vous en arriverez aux mêmes conclusions, en ayant, si j’ai bien compris, passé deux ans de votre vie en prépa, vos futurs camarades auront quant à eux passés 3 formidables années en « bachelor commerce », soit entre 10 et 20h de cours hebdomadaires, accompagnés de soirées étudiantes jeudi/vendredi/samedi !

                                                Au plaisir de vous lire dans quelques années !


                                              • Yonkey 11 août 2014 15:33

                                                @Sergueï Dabur
                                                « Votre statistique de 30% d’élèves boursiers me fait bien rire aussi. »

                                                Vous pouvez constater que les boursiers représentent 25% des élèves à Kedge (Bordeaux + Euromed) ici : http://www.letudiant.fr/palmares/palmares-des-grandes-ecoles-de-commerce/kedge-bordeaux-marseille.html« 

                                                 »Financial Times, de même que pour le commentateur précedent, vous n’avez plus que ça à la bouche : classements, accréditations, partenariats, bref, du vent.« 

                                                Tout ceci serait du vent si ça ne correspondait pas à une réalité tangible : les diplômés d’écoles de commerce sont moins exposés au chômage que vous ne le pensez et gagnent bien leur vie : http://www.emploi-pro.fr/article/pas-de-chomage-pour-les-diplomes-des-grandes-ecoles-4478.html et un diplômé d’école de commerce débute sa carrière avec un salaire minimum brut de 32000€ (http://www.dimension-commerce.com/8-bonnes-raisons-de-faire-une-ecole-de-commerce/274).



                                                 »Je réitère pour la prépa : si vous avez passé 2 ans en prépa pour finir en ESC, désolé de vous l’apprendre, mais vous avez perdu votre temps.« 

                                                Si vous entendez par-là que aurions pu intégrer une école de commerce (de niveau équivalent à celles post-prépa) sans passer par la prépa, alors oui vous avez raison. Mais si vous voyez les classes préparatoires comme des prisons qu’on s’inflige »inutilement« à nous-même, sachez que ce n’est pas la vision de tout le monde. Alors certes, il y en a toujours en prépa qui regrettent d’avoir autant travaillé alors qu’ils auraient pu passer les concours en admission parallèle mais ceux-ci passent à mon avis à côté de l’essence de la prépa : elle est autant un moyen de préparation aux concours d’entrée en école qu’une fin en soi, dans le sens où c’est un lieu d’émulation intellectuelle sans égal (les étudiants ayants fait prépa + école de commerce sont les premiers à le dire et, cela va vous faire plaisir, à être déçus de la baisse du niveau des cours en école de commerce).



                                                 »vos futurs camarades auront quant à eux passés 3 formidables années en « bachelor commerce », soit entre 10 et 20h de cours hebdomadaires, accompagnés de soirées étudiantes jeudi/vendredi/samedi !"

                                                Connaître tout ceci une fois les 2 (voire 3) années de prépa et les concours passés est d’autant plus gratifiant et permet d’autant plus d’apprécier ces moments !




                                                Si vous voulez critiquer les écoles de commerce faites le plutôt sur la hausse vertigineuse des frais de scolarité.

                                                • Sergueï Dabur Sergueï Dabur 11 août 2014 15:55

                                                  Je pense que tout le monde est au courant du coût exorbitant des « frais de scolarité ».


                                                  Ce que les gens savent moins par contre, c’est que les formations dispensées sont pitoyables.

                                                  Alors certes nous sommes mieux lotis en sortant d’école sur le monde du travail, mais il s’agit d’une véritable imposture en comparaison avec l’Université publique, où les élèves (et non pas « clients »), reçoivent une formation sans aucune comparaison : nettement plus qualitative. 

                                                • Yonkey 13 août 2014 23:36

                                                  Qu’aviez vous à l’Université que vous n’avez pas trouvé en ESC ? Vous parlez de cours sur Internet, mais qu’en était-il des cours « réels » ? Ne permettent-ils pas d’être un bon manager ?

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