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Accueil du site > Tribune Libre > Rien ne va plus au Crédit Mutuel Arkéa

Rien ne va plus au Crédit Mutuel Arkéa

Enfin si, tout va bien, mais pas pour tout le monde…

On l’attendait, et bien la voilà… La fameuse «  patte Carmona  »  ! En moins d’un an à la tête d’Arkéa, Julien Carmona n’a pas chômé. Tant et si bien que les contours de sa stratégie deviennent de plus en plus précis. Et celle-ci semble résolument mutualiste  ! Au menu : solidarité, écologie et responsabilité sociale.

C’est bien simple, depuis qu’il a pris les rênes d’Arkéa, Julien Carmona fait briller la banque par ses engagements sociaux et environnementaux. À son initiative, la banque est par exemple devenue le premier établissement français à prendre en compte ses impacts extra-financiers (nombre d’emplois soutenus, consommation d’eau, émission de CO2…), dans le calcul de sa performance globale.

Voilà qui change de l’ère Denis – Le Moal, durant laquelle Arkéa faisait les choux gras de la presse en raison des errements de sa direction, notamment sur les plans social et financier, inhérents, en partie, au projet d’indépendance porté par les deux hommes.

Mais si Julien Carmona a tiré un trait sur celui-ci — et les sombres pratiques destinées à l’encourager — afin de servir des desseins plus en accord avec les valeurs mutualistes de la banque, tout le monde n’en a pas fait autant : les deux directrices générales d’Arkéa, Hélène Bernicot et Anne Le Goff, s’accrochent tant bien que mal à la stratégie imposée par leur ancien président.

Quitte à frôler le ridicule : interrogée sur la volonté du Crédit Mutuel Arkéa d’adopter le statut d’«  entreprise à mission  » — qui désigne les entreprises se donnant une finalité d’ordre social ou environnemental en plus du but lucratif — Hélène Bernicot a tenu, bien que ce ne soit ni le moment ni l’endroit, à remettre le projet d’indépendance de la banque sur le tapis.

Ainsi, d’après la directrice générale, «  l’un des premiers projets qui légitime le statut d’entreprises à mission, ce sont les territoires, qui constituent également le cœur du projet “Liberté”  », qui n’est autre que le sempiternel projet d’indépendance initié par Jean-Pierre Denis. Une pirouette qui en dit long sur l’atmosphère qui règne à la direction de la banque.

D’un côté, Julien Carmona multiplie les initiatives pour faire d’Arkéa une banque à part entière, quand, de l’autre, sa direction générale se cramponne à un projet d’indépendance chimérique. Qui, d’ailleurs, entre en contradiction avec la «  finalité d’ordre social  » que s’apprête à adopter Arkéa, si celle-ci devient bel et bien une «  entreprise à mission  ».

Ce nouveau statut introduit en 2019 par la loi Pacte qui s’adresse en effet à toute entreprise désireuse « d’affirmer publiquement sa raison d'être, ainsi qu'un ou plusieurs objectifs sociaux et environnementaux qu'elle se donne pour mission de poursuivre dans le cadre de son activité ». Or, bien qu’Hélène Bernicot affirme l’inverse, le projet d’indépendance initié par Jean-Pierre Denis ne poursuit aucun objectif social, loin de là. En témoignent les inavouables pratiques mises en place par l’ancienne direction de la banque pour le promouvoir : pressions patronales, muselage des salariés, menaces, votes truqués… Des méthodes bien loin de celles qu’on attend d’une « entreprise à mission »…


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4 réactions à cet article    


  • sylvain sylvain 23 février 21:46

    les banques n’ont jamais assumés leur responsabilité sociales

    alors de là a se sentir responsables des écosystèmes...


    • voxa 24 février 07:50

      Hélas de moins en moins mutuel.

      Déja de sombres ordures qui à la base n’ont rien a voir avec la banque en encore moins avec l’esprit mutuel viennent y pantoufler.


      • voxa 24 février 08:29

        Les politiciens ratés métastasent notre société.

        Il y a en a beaucoup, dans toutes les banques, et les grandes sociétés éperdument reconnaissantes...

        Pour les plus nuisibles, les plus encombrants, on crée des postes, des ministères, des ambassades comme celle du pôle nord, des organisations, des instituts, des commissions, des trucs, des machins, juste pour caser la racaille interlope qui dégouline de nos urnes, et pour les plus cons qui se sont fait pincer, de nos tribunaux.

        On en recase même, parfois, certains dans des pays complices et loin, où, parait-il, ils deviennent conseillers (de leur échec) et même professeurs...

        Les banques, les mutuelles, les associations et maintenant les médias pour les plus forts en gueule offrent de fabuleux débouchés pour ces parasites démocratiques...

        Au fait... si vous entendez parler d’un truc....

        Manuel Valls est en déshérence totale...

        Au point où il en est, celui-là, ce ne sera pas trop exigeant...

        ...


        • zygzornifle zygzornifle 24 février 15:21

          Il faut leur envoyer grumeau Lemaire ....

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BretonEnColère


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