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Rosa Luxembourg contre le féminisme

 Le féminisme apparaît en Europe à la fin des années 1890, sous la forme du « suffragisme ». Les suffragettes demandaient l'extension du droit de vote pour les femmes bourgeoises lors des scrutins alors réservés aux propriétaires fonciers.

 

Par NUEVO CURSO.ORG

 

L’ARTICLE EST DISPONIBLE SUR : http://WWW.LES7DUQUEBEC.COM

 

Les suffragettes et le féminisme

Le féminisme apparaît en Europe à la fin des années 1890, sous la forme du « suffragisme ». Les suffragettes demandaient l'extension du droit de vote pour les femmes bourgeoises lors des scrutins alors réservés aux propriétaires fonciers. Les suffragettes réclamaient le droit pour les femmes des classes possédantes de participer à la direction politique de l'État bourgeois. Dans leur bataille pour obtenir une place à la direction des affaires du capital et au gouvernement des classes supérieures, les suffragettes ont tenté de recruter les travailleuses, beaucoup plus nombreuses et surtout mieux organisées. Les suffragettes proposaient un front uni interclasses des « féministes » dont l'objectif était d'obtenir des députées bourgeoises aux parlements bourgeois. Elles ont promis de représenter « l'intérêt commun de toutes les femmes », intérêt censé unir les ouvrières et les bourgeoises. Mais l’intérêt commun des bourgeoises et des ouvrières n’existe pas.

La gauche de la Deuxième Internationale, avec Rosa Luxemburg et Clara Zetkin en tête, était radicalement opposée à ce Front uni des femmes des deux classes antagonistes. Un an avant la formation du premier groupe de suffragettes en Angleterre, Zetkin a présenté à Gotha, le congrès fondateur du Parti socialiste allemand, un rapport sur « La question des femmes et les tâches de la démocratie sociale » adoptée à l'unanimité par le congrès. Par la suite, les socialistes allemands se sont consacrés à organiser et à former des milliers de femmes de la classe ouvrière, à les mobiliser en faveur du suffrage universel.

 

Les féministes souhaitent des réformes, nous voulons la révolution sociale

Au Congrès de la IIe Internationale à Stuttgart, la gauche, avec Zetkin et Luxemburg en tête, mène la lutte, non pas contre un machisme supposé, mais contre des groupes féministes de certains partis comme le Parti de Belgique, qui avait adopté à leur congrès de soutenir l'expansion du suffrage aux femmes des classes supérieures.

Au Congrès de la IIe Internationale à Stuttgart il fut demandé aux partis sociaux-démocrates de tous les pays de mener la lutte pour le suffrage universel (possédantes et non-possédantes) comme un élément essentiel et indispensable de la lutte générale du prolétariat, pour le droit de vote et pour les autres aspirations des femmes dans leurs conditions de vie et de travail. Les féministes voulaient étendre le suffrage aux femmes des classes supérieures seulement, le socialisme luttait pour rendre le droit de vote universel ; ce qui fit dire à un observateur : le féminisme souhaite une réforme légale, le marxisme veut une révolution sociale.

 

Lutte des femmes et lutte pour le socialisme

La bataille idéologique devient de plus en plus intense au fil des années. Rosa Luxemburg dans sa correspondance parle de l’aspect « morale et spiritualiste » des féministes et des invocations qu’elles font en faveur « du rejet du rôle attribué à la femme » quand il était en fait question pour les féministes d’égalité entre les hommes et les femmes des couches supérieures pour accéder au pouvoir.

Pour Rosa Luxembourg, il est évident que « la femme » n'est pas un sujet historique au-dessus ou en dehors des classes sociales et nous proclamons notre profond rejet de la réclamation d'un prétendu « droit des femmes » qui profiterait qu’aux travailleuses quelle que soit l'évolution du mouvement des travailleurs et de la lutte de classe anticapitaliste.

Pour Rosa Luxembourg, les féministes tentent d'utiliser le rejet par les travailleurs de l'oppression des femmes d'une manière à détourner la lutte et à empêcher la jonction et la consolidation d'un mouvement ouvrier uni qui était alors en voie d’édification, comme l'a fait le nationalisme en dévoyant la résistance à l'oppression nationale.

 

Rosa Luxemburg et la question nationale (1908)

Le devoir de protester contre l'oppression nationale et de mener la lutte, ce qui correspond à l’orientation de classe du prolétariat, trouve son fondement dans le « droit des nations », mais l'égalité politique et sociale des sexes ne découle d'aucun « droit des femmes » auquel se réfère le mouvement féministe bourgeois. Ces droits ne peuvent être obtenus que d'une opposition généralisée au système d’exploitation de classes, à toutes les formes d'inégalité sociale et à tout pouvoir de domination. En un mot, ces droits ne peuvent être déduits que des principes fondamentaux du socialisme.

 

Rosa Luxemburg devant le tribunal militaire (1914)

Rosa Luxembourg fut jugée pour son appel à transformer la guerre impérialiste mondiale en guerre civile révolutionnaire dans chaque pays. Dans « Die Gleichheit », le journal dirigé par Zetkin, elle indique clairement que le pouvoir des femmes bénéficiant du droit de vote découle de leur position sociale dans la bourgeoisie et la petite bourgeoisie et la réforme juridique du droit de vote constitutionnalise le pouvoir capitaliste. Cependant, les femmes qui travaillent ne peuvent s’émanciper que par la lutte des classes.

Les défenseurs des droits des femmes bourgeoises veulent acquérir des droits politiques pour participer à la vieille politique. Les femmes prolétariennes ne peuvent que suivre le chemin des luttes ouvrières, le contraire serait de mettre un pied dans le pouvoir bourgeois au moyen d’un statut légal voté au parlement bourgeois.

 

Pourquoi dénoncer les organisations féministes bourgeoises ?

Parce que Rosa Luxembourg réalise que le mouvement féministe n’a servi qu’à accroitre la puissance politique des couches de la petite bourgeoisie et des patriotes nationalistes qui ont soutenu le féminisme pour diviser le mouvement de classe, le mouvement ouvrier, en opposant hommes et femmes prolétaires.

Rosa Luxembourg est claire, l'organisation des groupes de femmes uniquement ne peut pas ouvrir la porte aux luttes de classes. Lorsque Clara Zetkin initie la première conférence des femmes socialistes, elle taquine Luisa Kautsky : « Est-ce que nous sommes maintenant féministes ? » Écrit-elle. Mais Rosa Luxembourg savait que si Clara Zetkin organisait des groupes de femmes socialistes c’était pour étendre son programme à l'ensemble de la classe ouvrière et non seulement aux travailleuses des grandes concentrations urbaines. En Allemagne, à cette époque, il y avait beaucoup de femmes dans les usines, mais la plupart des femmes étaient réquisitionnées au foyer dans un travail non industriel.

Il n'y a qu'un seul mouvement, une seule organisation de femmes communistes - anciennement socialistes - au sein du parti communiste et il doit inclure les hommes communistes. Les fins du programme communiste sont nos fins et nos tâches scandait Rosa Luxemburg.

 

LE 8 MARS CONTRE LE FÉMINISME

La création de la journée militante du 8 mars comme jour de lutte, de grève ouvrière, commença en 1910 sous le nom de « Journée de solidarité internationale entre femmes prolétariennes » sur proposition de Clara Zetkin. Le but était d'affirmer le caractère socialiste et ouvrier du mouvement à travers le suffrage véritablement universel, c'est-à-dire en incluant la bataille pour le droit de vote pour toutes les femmes : « C'est-à-dire que la création du 8 mars faisait partie de la lutte des femmes de la gauche de la Deuxième Internationale pour les droits démocratiques de tous les travailleurs et contre l'idée féministe de "l'union des femmes" contre laquelle j'ai combattu toute ma vie » écrivait Rosa Luxemburg.

R.Luxembourg et C.Zetkin lutteront contre la formation de toutes organisations de front uni interclasses et contre toutes tentatives de mobiliser les femmes sur une base féministe et pour ce faire elles vont "créer" le 8 mars : une mobilisation unitaire de tous les travailleurs.

 

Le 8 mars 1917 à Petrograd

C’est la manifestation du 8 mars 1917 à Petrograd, qui appela les groupes de travailleurs socialistes, sans distinction de sexe, affirmant des revendications pour la classe dans son ensemble, et deviendra le déclencheur de la révolution russe.

 

Le moment de vérité

Le moment de vérité qui montre le contexte et la raison de la bataille de la gauche de la Deuxième Internationale contre le féminisme est survenu avec la Première Grande Guerre mondiale. Les suffragettes demandèrent alors aux gouvernements bourgeois d'incorporer les femmes dans l'effort de guerre et le carnage guerrier et elles ont activement collaboré au recrutement de soldats en faveur de la boucherie de 1914-1918. En récompense, en 1918, le gouvernement britannique a accordé le droit de vote aux 8 millions de femmes des familles aisées, encore loin du suffrage universel. C'est ce que la presse célèbre aujourd'hui comme « la conquête du vote des femmes » en oubliant de dire qu'il n'y en avait que peu qui ont obtenu ce droit.

À l’opposer Clara Zetkin et les groupes de travailleuses internationalistes appelleront la première conférence internationale contre la guerre au milieu de la répression la plus sauvage de tous les gouvernements bourgeois. C'est le premier acte politique organisé par un groupe de la IIe Internationale contre la guerre à une époque où Luxembourg, Rühle et Liebcknecht étaient déjà en prison pour sédition.

La conférence voulait amener les prolétaires à se libérer du nationalisme et des partis sociaux-démocrates pour retrouver toute leur liberté en faveur de la lutte des classes. La fin de la guerre ne pouvait être réalisée que par la volonté claire et déterminée des masses populaires des pays belligérants. La Conférence fit appel aux femmes socialistes et aux partis socialistes de tous les pays sur le thème : faire la guerre à la guerre !

 

Traduit de l’Espagnole par Robert Bibeau. 20.02.2018. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/rosa-luxembourg-contre-le-feminisme/

 

Source de l’article en Espagnole : https://nuevocurso.org/rosa-luxemburgo-contra-el-feminismo/

 


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55 réactions à cet article    


  • Diogène Diogène 8 mars 13:33

    C’est le résistant communiste Fernand Grenier qui a défendu le plus fermement les droits politiques des Françaises à l’assemblée, et le 23 mars 1944, l’Assemblée consultative siégeant à Alger a adopté le principe du droit de vote des femmes par 51 voix « pour » et 16 voix « contre ».

    Un mois après, le 21 avril, le général de Gaulle a ratifié une ordonnance qui, à l’article 17, prévoyait le vote des femmes et leur éligibilité.

    Jusque là, la principale opposition à cette équité minimale venait des Rad-Soc qui avient peur que les ménagères (dont très peu étaient salariées) votent comme le curé, car elles continuaient à fréquenter l’église dans les campagnes alors que le pays était en majorité rural.


    • antiireac 8 mars 13:48

      Le féminisme est une vaste connerie qui est né dans des cerveaux ravagés des pseudo féministes .

      qu’il faut combattre pied à pied pour l’anéantir définitivement
      Bref , mort au fascisme féministe. 

      • @antiireac


        Il ne fut que la réaction à la phallocratie présente à tous les niveaux de pouvoir. Une féministe est une femme qui n’a pas abdiqué devant la phallocratie , et qui au contraire veut entrer en compétition avec celle-ci,...

      • antiireac 8 mars 14:06

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.
        C’est bien une réaction anormale (comme toujours d’ailleurs)qui se sent blessé par une remarque juste de quelqu’un QUI OBSERVE DEPUIS UN CERTAIN TEMPS LES ÉLUCUBRATIONS DES FÉMINISTES.


      • @antiireac


        Vous n’avez manifestement rien compris. Le pouvoir et la domination trouvent leur origine dans le matriarcat. C’est justement parce que la mère avait le plein pouvoir de vie et de mort (Les trois Parques) que la phallocratie a pris le dessus. Autrement dit : le phallus s’érige contre la toute puissance des mères. En étant du côté des hommes contre toute forme de domination, la femme se fait alliée de l’homme ET de la femme. Mais mon raisonnement doit vous paraître tordu,... 

      • Le rôle des femmes est de soutenir l’homme face à toute forme de domination. Merci Rosa, ma soeur,...


        • antiireac 8 mars 13:59

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
          Décidément plus l’absurdité est grande plus tu le soutiens.

          C’est ça la solidarité féministe se soutenir dans l’aberration et la connerie.

        • Pas très malin de choisir la journée du « mouron » pour celui de la femme. « Cela n’est pas du mouron pour ton serin » : indiquant ainsi à une personne qu’elle ne doit pas rêver et n’aura pas accès à son désir. Non, une femme ne deviendra jamais un homme,....Et bien souvent : heureusement.


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 mars 16:15
            @ TOUS Pourquoi ne pas lire posément Rosa Luxembourg plutôt que s’invectiver Rosa un femme révolutionnaire prolétarienne dit ceci  :

            « La création de la journée militante du 8 mars comme jour de lutte, de grève ouvrière, commença en 1910 sous le nom de « Journée de solidarité internationale entre femmes prolétariennes » sur proposition de Clara Zetkin.

            et elle ajoute  » R.Luxembourg et C.Zetkin lutteront contre la formation de toutes organisations de front uni interclasses et contre toutes tentatives de mobiliser les femmes sur une base féministe et pour ce faire elles vont « créer » le 8 mars : une mobilisation unitaire de tous les travailleurs.

            Rosa invite les femmes prolétaires à se battre contre l’aliénation et l’oppression de classe et de ce fait elles combattront l’oppression des femmes prolétaires 

            Que les petites-bourgeoises préoccupées d’obtenir la parité dans les banques, l’armée, la finance, la justice des riches, et le parlement bourgeois mènent leur lutte pour l’intégration et le renforcement du capital de leur côté = ce ne sont pas des luttes prolétariennes féministes ouvrières.


            (au passage regardez les clips que l’on nous propose tout autour de cette page de blogue) 

            • antiireac 8 mars 16:47

              r luxembourrg est une coco qui a trahit sa patrie le Pologne en soutenant la russie bolchévique.Bref cette sa...ne mérite même pas qu’en se penche sur son sort.


              • alinea alinea 8 mars 16:56

                @antiireac
                Vous voulez dire que si je lutte contre la politique de macron, je suis une traître à ma patrie ?


              • antiireac 8 mars 17:03

                @alinea
                Vous ne connaissez pas votre histoire,

                la Pologne dans ce temps là sortait de 123 ans de joug russe 
                alors oui c’est une sa... qui ne mérite pas qu’on s’occupe d’elle aujourd’hui.

              • alinea alinea 8 mars 16:48

                On n’a guère avancé, n’est-ce-pas ?
                Les féministes ( je ne sais pourquoi je mets toujours Badinter en repoussoir !) pensent que les femmes, en premier lieu doivent se décharger de la lourde tâche familiale ; et pour ce faire, elles ont besoin de petites mains, mal payées, si elles ne sont pas black au black, quasi pas payées du tout.
                Naguère j’ai écrit un article sur ce sujet, sur ce site ! les femmes(! !) m’ont toutes conspuée.
                On en est à faire porter ses enfants par d’autres moins bien loties, et il semble que ce soit une bonne action de leur donner quelques milliers d’euros pour cette « besogne » !
                La femme moderne qui se veut autonome, se fout de se faire exploiter par un patron, de bouffer et faire bouffer de la merde à sa famille, parce qu’elle voit là la liberté !
                Et sans parler des Tatcher et autres Merkel, Pénicaud ou la conne du FMI dont le nom m’échappe, j’ai eu des mots avec des bourgeoises qui pensaient bien faire en embauchant pour leur ménage des filles méritantes qui luttaient pour leur émancipation !
                Les prolétaires au fil des ans ont peut-être gagné quelques grains, mais quand on voit le sort des filles au supermarché, par exemple, on constate que le grain n’a pas été pour tout le monde !
                Il n’existe aucune connivence féminine, seulement une connivence de classe, de caste devrais-je dire.
                Tant que le fric sera la valeur suprême, les bourgeoises seront des parvenues ! Mais quand on les regarde de près, elles ne font pas envie !


                • pipiou 8 mars 19:17

                  @alinea

                  Vous battre contre votre propre sexe est effectivement une démarche qui peut surprendre, voire scandaliser.

                  Et le racisme c’est pareil : il est acceptable envers un noir riche mais pas envers un noir pauvre ?


                • alinea alinea 8 mars 20:50

                  @pipiou
                  Je ne suis pas raciste ; un riche peut être une personne digne et de confiance, un pauvre un pauvre con ! les femmes, c’est pareil, mais en ce moment, je les trouve particulièrement nuisibles.
                  Du reste, se revendiquer de quelque appartenance que ce soit, est du racisme.
                  Il y a une humanité avec de tout dedans et je ne marche pas dans la combine des « LGTB » ou des pauvres femmes incomprises. Il y a des luttes à mener, mais ce qui se passe en ce moment, ça ne s’appelle pas des luttes !


                • Cadoudal Cadoudal 8 mars 20:59

                  @alinea
                  Merci Madame Alinéa Zemmour... lol.

                  Mes amitiés a votre homme...


                • pipiou 8 mars 21:30

                  @alinea
                  Et qu’ont-elles de « nuisible » ???
                  Le progrès de l’émancipation des femmes est un atout pour toutes les émancipations ; l’égalité homme-femme est aussi une référence pour les autres égalités.

                  J’ai l’impression que vous mélangez tout : le mouvement LGBT n’a rien à voir avec le feminisme.

                  Ce qui m’interpelle c’est que vous préoccupiez plus du bien-être des animaux que de celui des femmes qui sont soit battues, soit violées, soit méprisées, soit traitées comme des boniches (je ne sais pas si vous êtes au courant du scandale qui touche le vatican).

                  Qu’il y ait des militantes excessives c’est vrai pour tous les combats ; ça ne remet pas en question le combat.


                • pipiou 8 mars 21:35

                  @alinea
                  Et ce que vous dites est totalement contradictoire : « les bourgeoises sont des parvenues .......un riche peut être une personne digne et de confiance ».

                  Vous êtes totalement aveuglée par votre ideologie, il n’y a plus de cohérence ni de lucidité dans votre discours.

                  Vous avez le même problême que Bibeau : vous êtes tellement figée dans votre vision du monde que vous fuyez la réalité ; elle est trop complexe et ne rentre pas dans votre carcan.


                • alinea alinea 8 mars 22:02

                  @pipiou
                  Le problème c’est que je n’ai pas de carcan, c’est pourquoi vous ne me comprenez pas !
                  Je pense que « la lutte des femmes » est une connerie, dite et faite comme ça. Je les trouve nuisibles dans leur haine des hommes.
                  J’ai justement tout à fait conscience de la complexité du monde, c’est pourquoi je ne soutiens aucun discours simplificateur, généraliste.
                  Une personne riche n’est pas forcément un bourgeois dans le sens ordinaire du terme. Dans le sens ordinaire du terme, toutes les bourgeoises sont des parvenues. Et j’ajouterais, plus que leur homme !
                  Mais contrairement à Bibeau, je ne crois pas tous les prolétaires beaux et bons ; j’en connais de haineux inutilement. La haine est stérile, et comme je pense qu’il n’y a pas de temps à perdre...et puis, ce n’est pas parce que l’on est prolétaire que l’on est protégé de la vénalité, de la corruptibilité, du consumérisme et de la haine du bouc-émissaire désigné.


                • Cateaufoncel 8 mars 22:08

                  @alinea

                  « Il y a des luttes à mener, mais ce qui se passe en ce moment, ça ne s’appelle pas des luttes. »

                  Ca, je dois dire, quand je lis dans Libération de ce jour « Face à la violence masculine, les (sic !) femmes veulent reprendre possession de leur sexualité, leurs désirs, leur santé. Autant de questions éclipsées par des luttes cantonnées à la sphère sociale et politique. »

                  ... d’abord, je ne vois pas par quoi ça va traduire concrètement, cette reprise de possession, et je me dis que les fins de mois difficiles, c’est un problème d’homme désormais.

                  Et, hier, on lisait dans le même journal : Quelques mois après la tempête Weinstein et #metoo, la liste des sujets sur les rapports femmes-hommes qui n’ont pas été abordés se rétrécit, et c’est tant mieux. Mais il en reste un qui, à nos yeux, mérite qu’on s’y arrête, qu’on y réfléchisse et qu’on en débatte : comment la vie sexuelle des femmes est encore entravée par le patriarcat et le capitalisme.

                  Surtout la vie sexuelle des caissières de supermarché et des shampouineuses, j’imagine...


                • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 9 mars 09:01

                  @alinea

                  Bonjour, je suis tout à fait d’accord avec ce que vous écrivez. Le« féminisme » c’est un concept « catégoriel » donc opportuniste pour continuer à créer le « communautarisme ». Le féminisme est une invention purement capitaliste et bourgeoisme. Et le fait que des femmes de gauche révolutionnaire du XIXe siècle du prolétariat, se soient jointes au mouvement n’enlève rien à l’hypocrisie de ce spécisme.

                  Rosa Luxembourg et mme Etkin ont bien compris le piège tendu aux « femmes » des classes prolétariennes. Car là est la question. Est-ce que les actes et les manifestes des « féministes » ont changé quoi que ce soit en faveur des conditions de vie des prolétaires ? Est-ce qu’elles ont « adouci » le sort des femmes des classes défavorisées ? Non. Bien au contraire, elles ont participé, par idéologie bourgeoise, ou alors sans bien s’en rendre compte au fossé qui sépare les classes en transformant la guerre des classes en guerre des sexes. C’est particulièrement vicieux, tout en sachant que derrière ces revendications se cachaient à l’époque déjà, l’intérêt des banques et des parlementaires. Derrière les revendications des classes bourgeoises, les intérêts catégoriels des publicitaires qui commençaient à voir dans la « femme » un produit commercial exploitable. Cela ne date pas d’aujourd’hui et si vous reprenez les journaux de l’époque : l’Illustration par exemple, vous verrez que la clientèle féminine était un marché à prendre. Mais pour le prendre réellement il fallait que la femme qui avait les moyens ait aussi les coudes franches, vis à vis de la propriété industrielle, et du monde parelmentaire. Il est d’ailleurs intéressant de voir que les Universités, les premières ont ouvert leurs portes aux femmes, très tôt. Ce qui était une chose remarquable. Mais ces institutions étaient surtout réservées aux femmes issues de la grande bourgeoisie.
                  La grande peur de la bourgeoisie c’est que le peuple prenne le contrôle de son destin. Aussi dans la droite ligne de la doctrine libérale, il faut monter les uns contre les autres : les ethnies, les catégories professionnelles, privé contre public, et ...les sexes. Cela procède d’une vaste entreprise et nous, les femmes de notre génération nous sommes toutes tombées dans ce piège. Mai 68 n’a pas vraiment apporté de réponse à l’éternelle question de l’équité sociale.
                  J’ai, dans un précédent post, sur un autre fil de discussion, soulevé la question des veuves qui ne touchent que la moitié du salaire de leur mari lorsqu’il décède. C’est un problème grave, quelles sont les « féministes » qui ont soulevé ce problème ? Personne à ma connaissance. Cela ne les intéresse pas, car seul les intéresse la visibilité médiatique de leurs mouvements pour le moins absurde de « libération » des femmes, lorsque ces dernières jouissent du confort des classes privilégiées.

                  L’équité ne se catégorise pas, elle doit être globale. Je constate également la montée au créneau des VIP contre les violences faites aux femmes, par de véritables porcs, parce que les victimes faisaient partie du Show business C’est louable bien sûr de dénoncer ces actes minables et il le fallait, mais combien sont monté au créneau lorsque les victimes de ces violences sont des femmes issues du prolétariat international ? Personne ou si peu.

                  Bas les masques !


                • pipiou 9 mars 16:25

                  @Nicole Cheverney
                  « Catégoriel » pour ce qui concerne la plus grande partie de l’Humanité ? Ah Waoh !!

                  Faire des femmes des citoyennes à part entière n’a pas profité aux « prolétariennes » ? La pilule, l’IVG pareil ?

                  Une femme qui défend le machisme, si c’est pas un splendide exemple de servitude volontaire ça.

                  Bon alors Mme Cheverney, méthode des températures ou coïtus interruptus pour les prolétariennes ?
                  Faiseuses d’anges pour les prolétariennes ?

                  « Le mot »féminisme" apparaît vers 1830 ; il est attribué à Charles Fourier, chef de file d’un mouvement (le fouriérisme) qui se distingue par ses prises de position en faveur de la liberté des femmes.

                    [...] Le 5 mars 1848, sous l’impulsion de Ledru-Rollin, le Gouvernement provisoire met en place le suffrage universel. En sont exclus les hommes privés de leurs droits par la justice, les faillis, les déments internés... et les femmes. Conséquence logique d’un début de siècle profondément misogyne où selon Flora Tristan : "tout opprimé trouve un être à opprimer, c’est sa femme. Elle est la prolétaire du prolétaire« . »


                • pipiou 9 mars 16:31

                  @alinea
                  Le principe d’un carcan mental c’est qu’on n’en est pas conscient, sinon on le combattrait.

                  Quant à la soi-disant « haine des hommes » ce n’est pas sérieux.
                  Que des feministes haïssent les hommes c’est possible, le généraliser est idiot. Surtout quand vous affirmez que vous n’aimez pas « les discours généralistes ».

                  Il y a des hommes qui se déclarent féministes, vous allez nous jouer « la haine de soi » ?


                • JC_Lavau JC_Lavau 9 mars 16:31

                  @pipiou. 

                  L’ESCLAVE MÂLE : ANIMAL, VEGETAL OU MINERAL ? 
                  poèmes [ ]
                  par Aline d’Arbrant, professeur à l’I.M.E.G.(1) de France
                  - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 
                  par Aline d’Arbrant [Aline_d’Arbrant]
                  2004-09-08 

                  Les Femmes dominantes, propriétaires d’un ou plusieurs esclaves, ont souvent une vision trop sommaire de la psychologie des mâles qui les servent. Elles ont tendance (mais c’est une réaction très normale dès qu’on commence à prendre l’habitude de la soumission des mâles) à assimiler leur esclave à un objet, à un robot domestique dénué de sensations ou de psychologie. C’est une erreur. Certes, le soumis mâle a une psychologie très rudimentaire qui l’assimile plus à l’animal qu’à l’être humain. On l’éduque comme un âne avec la carotte et le bâton, on le dresse comme l’écuyère dresse son cheval de cirque, on le fait agir par réflexe conditionné comme les chiens de Pavlov... Ceci est parfaitement exact. Cependant son systême de pensée mérite tout de même quelque analyse, aussi brève et succincte soit elle. Nous avons vu dans un autre article (2) que le soumis devait intérioriser les goûts et les idées de sa Maîtresse tout en tentant au maximum de se rapprocher d’elle par l’imagination permanente, et en temps réel, de ses sensations de Femme supérieure dont il ne peut avoir naturellement la moindre idée. Ce dépassement psycho-sensoriel auquel le soumis doit être astreint en permanence pour tendre vers l’idéal féminin, auquel il ne peut bien sûr pas prétendre, peut également être transcendé dans un progressif renoncement cognitif. 

                  Son état hybride, mi-humain mi-animal, est souvent inconfortable pour l’esclave. Son esprit toujours tendu vers les sensations inconnues et hors de son atteinte qu’éprouvent les Femmes supérieures, et sa Maîtresse en particulier, les travaux qu’il effectue quotidiennement pour elle et l’adoration qu’il lui voue en silence, l’aident sans doute à vivre son infériorité naturelle et son destin servile mais, hélas, ne peuvent suffire à lui faire oublier sa profonde inutilité générique. C’est pour cela que, souvent sous l’impulsion d’une Maîtresse un peu psychologue mais quelquefois par quelque pulsion personnelle, s’enclenche chez l’esclave un véritable processus de réification qui est très loin d’être dommageable, tant pour lui même que pour sa Maîtresse a fortiori. 

                  Il y a, nous semble-t-il, trois grandes étapes à cette intéressante « chosification » du mâle.

                  La première est en quelque sorte « immobilière ». Le soumis entre dans une maison ou un appartement auquel il va être rivé (au sens figuré, mais aussi souvent au sens propre). Il appartient à la demeure de sa Maîtresse autant qu’à elle-même. Son horizon de vie (laquelle est devenue par nature essentiellement domestique) est limité par ses murs et l’une des tâches principales qu’il doit accomplir est de veiller à la propreté et au rangement de tout ce qui est enfermé entre ses murs. Son identification première avec l’espace immobilier dans lequel il est placé, parfois auquel il est enchaîné définitivement (3), est un premier pas dans le processus de réification du soumis mâle.

                  La seconde étape est « mobilière ». Le mâle attaché à un lieu, et dont la fonction principale est de veiller à l’entretien de celui-ci et de ce qu’il contient, parfois à cause de la façon dont il est maltraité ou simplement ignoré par la population féminine qu’il doit servir ou, très souvent aussi, grâce à une conscience aiguë et intrinsèque de son infériorité naturelle, sent obscurément qu’il est utilitairement et psychologiquement beaucoup plus proche des meubles de la maison que des Femmes, par trop supérieures à lui, qui y vivent régulièrement. D’ailleurs, il accepte très facilement (voire apprécie dès les premiers jours de son asservissement !) d’être utilisé longuement comme n’importe lequel des autres meubles de sa Maîtresse (4). Ces autres meubles, qui sont en définitive ses principaux compagnons, peuvent devenir aussi ses rivaux. Un bon soumis utilisé comme repose-pieds par une Femme aura à coeur de rester au moins aussi stable qu’un vulgaire tabouret de bois. Il serait vexé de se voir préférer son compagnon d’essence végétale ! A l’inverse, il se montrera fier de pouvoir, contrairement à son confrère portemanteau, s’avancer jusqu’à celle qui aura suspendu, par exemple, ses vêtements de pluie et son chapeau à ses bras tendus ou sur sa tête. Peu à peu, cette fonction mobilière du mâle doit prendre le pas sur toutes ses autres fonctions plus animales jusqu’à, par exemple, ne plus croire qu’il est un esclave en train de laver le linge de sa Maîtresse mais bel et bien un lave-linge perfectionné en cours d’utilisation par celle-ci ou une autre Femme sachant le faire fonctionner. 

                  Enfin, fétichisme aidant, l’esclave se met souvent à envier puis jalouser les vêtements ou les sous-vêtements de sa Maîtresse, surtout quand celle-ci lui interdit tout contact direct avec son corps divin de Femme. Pendant la lessive à la main d’un soutien-gorge ou d’une culotte, ou lors du repassage méticuleux d’une robe, le mâle soumis imaginera ce joli linge collé à la peau de sa Maîtresse, frôlant sans cesse son corps et ses formes, s’imprégnant de son parfum et de son odeur intime, tous plaisirs à lui interdits. Aussi appréciera-t-il d’autant plus le choix que la Femme peut faire de choisir un placard comme lieu de remisage de son esclave. Les étages supérieurs de ce placard étant réservés aux vêtements, sous-vêtements ou chaussures de sa Maîtresse, l’étage inférieur affecté au mâle pour ses périodes de repos ou quand sa présence est indésirable dans les pièces résidentielles des Femmes. Lentement mais inéluctablement, le sujet soumis s’objectivise et devient une chose utile. Le processus de réification est accompli.

                  Objet « pensant », certes, mais objet tout de même, le mâle gagne à être très rapidement « chosifié » et assimilé au reste du trousseau de sa Maîtresse. Tout y gagne en clarté dans les rapports Femme/mâle (ou Maîtresse/esclave, ce qui revient au même). Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place, dit la sagesse populaire. La Femme dominante aura a coeur de faire pénétrer cette maxime dans ce qui sert de cerveau à son esclave, tout en lui faisant bien comprendre qu’il est bel et bien devenu réellement une chose, sa chose, et qu’il doit rester définitivement à sa place de chose, pour laisser vivre les Femmes à leur place de Femmes.

                  (1) Institut Mixte d’Education Gynarchiste.

                  (2) Vivre la vie de sa Maîtresse, apprentissage et réussite de la vraie servitude masculine.

                  (3) Dans le monde futur entièrement gynarchisé que nous souhaitons, pourquoi ne pas donner le statut d’« immobilier » à certains esclaves mâles qui pourraient être cédés, dans les transactions immobilières de particulière à particulière, en même temps que le logement auquel il serait affecté et rivé, comme l’évier, la baignoire ou le trône des toilettes ? Cette mesure présenterait l’avantage d’avoir un esclave toujours parfaitement au courant de l’entretien nécessaire à toutes les parties du logement en cours de cession. Certains appartements pourraient même prendre une certaine valeur immobilière grâce au mâle qui y serait fixé. 

                  (4) Tabouret, lampadaire, table, porte-manteau, etc., les possibilités mobilières d’un mâle sont innombrables...



                • Jason Jason 9 mars 17:12

                  @pipiou


                  selon Flora Tristan : « tout opprimé trouve un être à opprimer, c’est sa femme. Elle est la prolétaire du prolétaire« . 

                  Et, selon un autre adage : »The dearest wish of a slave is not to be free, but to have a slave of his own« > Le voeu le plus cher d’un esclave n’est pas tant d’être libre, mais d’avoir un esclave à lui.

                  Le rapport dominant/dominé se trouve dans toutes les strates de la société, hélas. Mais, en procédant couche par couche on fera peut-être des progrès. Cependant, en invoquant la lutte des classes et un avenir souvent incertain et lointain, il ne faut pas délaisser le »ici et maintenant", et ce à l’échelle d’une vie humaine. Le féminisme d’aujourd’hui, agressif , vindicatif, s’élargira-t-il au reste de la société et ses paradigmes de domination ? Là est la question.

                • JC_Lavau JC_Lavau 9 mars 17:15

                  @jason. D’autant que si l’association de malfaiteurs est un délit, l’association de malfaitrices est un délit ultra-protégé et porté en triomphe, en ce Féministan judiciaire.


                • Cateaufoncel 9 mars 22:05

                  @Jason

                  « Le rapport dominant/dominé se trouve dans toutes les strates de la société, hélas. »

                  Pourquoi hélas ? C’est une règle de la nature. Et ça commence dans le couple. Si l’homme et la femme sont dominants, l’affrontement est permanent. Si les deux ont une nature de dominés, c’est l’une des belles-mères qui prend l’ascendant. Ou pire, c’est le gosse. On appelle ça un enfant-tyran.

                  L’égalité, c’est la guerre. L’harmonie, c’est quand la main du dominant est légère au dominé. Pensez-y.


                • Jason Jason 10 mars 08:36

                  @Cateaufoncel


                  Vous semblez être partisan du despotisme éclairé, comme au XVIIIème. C’est votre droit, mais il est contesté par de très nombreuses femmes.

                  Quand je parlais de rapport de domination, je voulais faire mention de cette notion expliquée par le sociologue Bourdieu, au sens large du terme.

                  Pour ce qui est du dominant et sa main légère, je donnerais un exemple extrême : à l’époque de l’esclavage il y avait aussi « de bons maîtres ».

                • Cateaufoncel 10 mars 20:04

                  @Jason

                  "Vous semblez être partisan du despotisme éclairé, comme au XVIIIème.« 

                  Pas du tout. Le despotisme éclairé était une manière de concevoir le gouvernement. Moi, je vous parle de rapports humains, entre gens ordinaires.

                   »Quand je parlais de rapport de domination...« 

                  Mais je ne parle pas non plus de domination, mais de l’ascendant qu’exercent certaines personnalités sur d’autres personnalités. Et ça se niche dans des détails infimes.

                  Je vais vous donner un exemple vécu. J’ai beaucoup voyagé, pour des raisons professionnelles, avec un type du genre tout à fait conciliant - à faible personnalité, donc -, c’est toujours moi qui choisissais l’hôtel où on prendrait nos chambres, c’est encore moi qui choisissais les restaurants où l’on allait manger, et dix fois sur dix, j’étais le premier à dire ce que j’avais choisi, et neuf sur dix, lui disait : - Et ben, je prends la même chose...

                  Si vous observez un couple en public pendant une heure, vous arrivez, à des détails infimes, comme ceux que je viens de vous rapporter, qui est le (ou la) dominant(e), et qui est le (ou la) dominée(e), parfois - en dix secondes - simplement au ton avec lequel l’un(e) répond à l’autre.

                  Vous voyez, tout cela n’a à voir ni avec le despotisme, ni avec la domination, et encore moins avec l’esclavage. Regardez autour de vous, dans l’optique que je viens de vous présenter, et vous verrez que le clivage dominant/dominé, est omniprésent à partir de la »réunion" de deux personnes.


                • Étirév 8 mars 16:56
                  Rosa Luxembourg devait voir le Féminisme d’autre oeil.
                  Il faut savoir que le féminisme doit avoir pour but, avant tout, de remettre la femme à la place qui lui est due, dans la vie sociale et dans la vie familiale.
                  Il ne s’agit donc pas d’obtenir une égalité puisqu’il n’en existe aucune d’un point de vue physiologique et psychique.
                  Aussi, en lisant les programmes des « égalitaires », on les croirait faits par des hommes tant ils sont contraires aux vrais intérêts de la femme.
                  La nature même des questions le prouve : Elles prétendent devenir les égales de l’homme, donc, prendre leurs vices, leurs exagérations, leurs injustices, leur âpreté au gain, leur cruauté, leurs mœurs libertines, leurs ruses et leurs mensonges. Toutes choses qu’elles n’ont pas, en effet, dans leurs conditions sexuelles normales. Elles veulent que la Mère devienne l’égale de son fils, la femme sobre et rangée l’égale de l’ivrogne, qui trébuche et divague, la chaste jeune fille l’égale de l’étudiant perverti, la modeste ouvrière l’égale du soldat débauché, la femme respectable l’égale du viveur dépravé.
                  Or, qui a pu rêver cette égalité sinon l’homme orgueilleux qui se donne toutes les grandeurs de la femme !
                  Elles veulent devenir les égales de l’homme, quoiqu’elles savent que l’homme est vicieux, égoïste, méchant, fourbe et hypocrite. Pourquoi donc, elles qui, malgré toute leur ignorance, sont vertueuses, désintéressées, charitables et bonnes, veulent-elles descendre jusqu’à l’homme ? Est-ce pour imiter ses bêtises, car il en fait, et elles le savent ? Est-ce pour partager ses ambitions déréglées, car il en a et elles le savent ?
                  Est-ce pour magouiller avec lui dans les affaires financières, car il magouille, et elles le savent ? Si c’est pour tout cela, ce n’est vraiment pas la peine de revendiquer. Le nombre est assez grand, dans le camp des agitateurs masculins, sans qu’il soit besoin de l’accroître encore en y annexant des femmes.
                  Si c’est pour faire autre chose, c’est parfait, mais, dans ce cas, qu’elles ne réclament pas l’égalité car l’égalité suppose les mêmes occupations.
                  Or, si c’est ce dernier parti qui est adopté, nul besoin d’aller où il va, d’être où il est. Pour faire autre chose, il suffit que la Femme reste où elle est ou qu’elle se mette sur un autre terrain que le sien ; il faut qu’elle reste Femme, ou, plutôt, qu’elle le redevienne, car elles ne le sont plus, psychologiquement parlant, et alors la question sera résolue. Les hommes écouteront ces Femmes bien mieux quand Elles parleront en femmes que lorsqu’elles parlent en hommes. Et cela vient de ce que, sachant ce que valent les hommes, ils n’accordent pas de confiance à leurs pareils, ni à leurs pareilles. Ils n’ont pas confiance en eux, comment pourraient-ils faire confiance aux femmes, si elles en font leurs égales. Ils reconnaissent tout ce qui leur manque et, pour qu’ils écoutent les Femmes, il faut qu’elles leur montrent qu’elles peuvent combler le vide de leur existence en leur apportant ce qu’ils n’ont pas, ce que leurs camarades hommes ne peuvent pas leur donner.
                  Donc, il faut qu’elle fasse autrement... et mieux, et c’est cela qu’ils attendent des femmes, et non une vaine rivalité sur leur terrain.
                  Ce qui prouve le défaut de la méthode des égalitaires, c’est le peu de succès de leur campagne. Que d’années ! Que d’activité ! Que d’argent, même, dépensé dans une cause qui ne progresse pas, car les succès sont illusoires, ce qu’elles obtiennent ne change en rien la nature de l’homme ; le droit électoral conquis, dans certains pays, a-t-il fait faire une loi qui soit vraiment moralisatrice ?
                  Nous ne voyons, nulle part, de résultats réels.
                  Tant que les femmes se sont diminuées en demandant une égalité qui les rabaisse, elles n’ont pas abouti, c’est Celle qui osera dire toute la vérité, et remonter sur son piédestal qui réussira.
                  Tant que les féministes n’ont pas montré aux hommes une femme ayant produit quelque chose de féminin, quelque chose que les hommes n’aient pas pu faire, ceux-ci ont déclaré qu’elles n’étaient qu’une armée de nullités, et si beaucoup d’entre eux ne sont pas devenus féministes, ce n’est pas parce qu’ils tenaient beaucoup à garder des privilèges injustifiés, c’est parce qu’on ne leur offrait pas une seule femme digne de leur admiration.
                  Et changer les médiocrités masculines pour des médiocrités féminines, c’était piètre besogne. On ne changeait, en réalité, que le costume et le timbre de la voix, mais quant aux idées, elles restaient aussi fausses avec les égalitaires qu’avec les hommes seuls, c’était toujours « les idées régnantes ».
                  Les hommes intelligents veulent mieux que cela, ils veulent une Femme « qui ne soit pas leur égale », afin qu’ils puissent trouver, en elle, toutes les grandes qualités que l’homme droit se plait à vénérer. Ils veulent, dans la femme, une manière de penser différente de la leur, ils veulent trouver, près d’elle, quelque chose à apprendre, quelque chose de nouveau qui les tire de l’ennui qui les endort, et donne à leur vie une direction nouvelle, à leur esprit une lumière directrice. Mais les criailleries pour obtenir des droits politiques les fatiguent sans les intéresser.
                  Donc les personnes, bien intentionnées, reconnaissons-le, qui ont demandé l’égalité des sexes, se sont trompées, tant au point de vue philosophique qu’au point de vue psychologique. Il n’y a pas plus égalité entre l’homme et la femme qu’il n’y a égalité entre le voleur et le volé. Deux êtres aussi différents ne peuvent pas remplir, dans la société, les mêmes fonctions, avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs. Là est toute la question ; définir les fonctions, les droits et les devoirs de chacun, leur donner Une éducation qui les y prépare et non, comme on le fait maintenant, une éducation qui les en éloigne.
                  L’harmonie sociale régnerait si chacun d’eux, dès l’enfance, avait obéi aux lois physiologiques et psychiques de leur nature, rectifiées dans le sexe mâle, par la loi morale.
                  Cordialement

                  • @Étirév






                    A mille et un pourcent d’accord. Je n’ai personnellement jamais sentie : l’envie du pénis dont parle Freud. Dans l’allée des jouets, mes parents me laissaient aller vers les jeux qui me plaisait. Je préférais les trains électrique aux poupées sans que cela ne m’affecte nullement dans mon identité de femme. Et j’avoue avoir préféré souvent jouer avec les garçons. Surtout pour construire des cabanes, mais toujours déguisée en squaw. Je n’ai jamais adhéré à ce combat pensant que la femme au contraire avait beaucoup à y perdre,..J’étais entourée de femmes au foyer heureuses et qui avait des passions sans se demander si elles étaient propres aux hommes ou aux femme. Par contre, le combat avait un sens pour le Droit de vote et l’accès aux études,... Mais pour moi, il s’agit surtout d’un combat de classe comme pour l’ouvrier de pouvoir être universitaire,...

                  • Jean Roque Jean Roque 8 mars 18:36

                    La banane à plus de 50% de gènes communs avec un gauchiste
                     
                    Démocratiquement, au scrutin génétique majoritaire, la banane doit avoir le droit de vote comme le gauchiste.


                    • pipiou 8 mars 19:14

                      Hallucinant de bêtise : l’émancipation des femmes concernent toutes les femmes, qu’elles soient « prolétariennes » ou pas.

                      On constate donc l’arriération de ces marxistes qui cachent leur machisme sous des discours révolutionnaires.


                      • Antoine 8 mars 19:20

                        @pipiou
                        ET le fait que le grand capital promeut le féminisme à tout va ne vous mets pas la puce à l’oreille qu’il pourrait y avoir anguille sous roche ?


                      • JC_Lavau JC_Lavau 8 mars 19:25

                        @pipiou. Je crains qu’une greffe de cerveau, tu la rejetterais. La maladie du cerveau, c’est de réfléchir, disaient les Shadoks, et tu es allergique à la moindre réflexion.

                        Les féminazies qui dirigent ton temps de cerveau disponible sont subventionnées parce qu’elles sont fanatiques de la guerre civile contre la moitié du genre humain.
                        Hyargh hyargh hyargh hyargh !

                      • pipiou 8 mars 19:51

                        @JC_Lavau

                        Oh là, là , le petit macho qu’a peur de perdre sa virilité ! Touchant.  smiley

                        « Féminazie » c’est ça la synthèse de ta réflexion ? C’est franchement de la philosophie de haut-vol !
                        Ben tu vois je préfère ma réflexion à la tienne, y a pas photo.

                        Bon allez homme de Cro-Magnon : toi retourner dans hutte, saillir bobonne et faire dodo. Monde être simple.


                      • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 mars 19:55
                        @pipiou

                        Je vous invite à relire le texte où par exemple il est expliqué qu’en 1914 - quelques jours avant la guerre impérialiste qui allait engouffrer des millions de vie de paysans et de prolétaires - les socialistes de l’époque ont lancé le mot d’ordre NON À LA GUERRE IMPÉRIALISTE - TRANSFORMONS LA GURRE IMPÉRIALISTE EN GUERRE RÉVOLUTIONNAIRE ET RENVERSONS LES FAUTEURS DE GUERRE les suffragettes-féministes faisaient du recrutement en faveur de la guerre impérialiste alors que les femmes socialistes tenaient un meeting sur la façon d’organiser la résistance à la guerre jusqu’à l’insurrection. 

                        Rosa Luxemburg étant elle en prison pour sédition = opposition à l’effort de guerre allemand. 

                        Voila exposé la preuve irréfutable - historique que la « libération des femmes » concernent TOUTES LES FEMMES - LES SUFFRAGETTES LUTTANT POUR LE DROIT DE VOTE NE SEMBLAIENT PAS COMPRENDRE QUE POUR VOTER ENCORE FAUT -IL ÊTRE VIVANTE.

                        Pire, nous invitons les prolétaires masculins et féminines à ne pas s’humilier ni se soumettre aux mascarades électorales - ce que nous nous ne conseillons pas aux femmes et aux hommes bourgeois = les élections étant leur invention de classe 

                        La lutte des classes est au centre du combat social et le combat des femmes est assujettis à la lutte de leur classe sociale comme l’explique Rosa Luxemburg 



                      • JC_Lavau JC_Lavau 8 mars 19:57

                        @pipiou. Ton cas est sans espoir, ton organisme rejetterait toute greffe de cerveau.


                      • pipiou 8 mars 19:57

                        @Antoine
                        Toi vois des anguilles partout ! Ou la CIA si tu veux.
                        D’abord le grand capital ne promeut pas le féminisme, mais, à supposer que le Grand Capital soutienne l’émancipation de la femme, où est le problème ?
                        Et si le grand capital construit des hopitaux alors toi tu n’iras plus à l’hopital ?

                        Tu es complètement félé mon pauvre.
                        Tu ne dois pas avoir de mère pour tenir ce discours .


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