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Accueil du site > Tribune Libre > Rythmes scolaires : Ni mercredis… ni samedis !!!

Rythmes scolaires : Ni mercredis… ni samedis !!!

Madame Amiable, maire de Bagneux, a déclaré à maintes reprises durant la campagne des municipales qu’elle n’était pas favorable à la réforme des rythmes scolaires telle qu’elle était définie dans le décret Peillon, mais qu’elle ne pouvait, pour des raisons d’alliances politiques, aller contre son application.

Elle se déclare en revanche favorable à une semaine de 4,5 jours avec école le samedi matin. La pause du milieu de semaine serait ainsi préservée.
Certes.
Mais les nombreux autres problèmes posés par la réforme n’en subsisteraient pas moins :

  • Coût des activités
  • Absence de personnel qualifié
  • Absence de locaux adaptés aux activités
  • Multiplicité des intervenants (perte de l’adulte référant)
  • Terme de « périscolaire » bafoué, usurpé (activités intégrées à l’école et imposées)
  • Temps de présence à l’école aggravé et non pas allégé pour beaucoup d’enfants

Et qu’au surplus d’autres problèmes apparaîtraient :

  • Parents privés du droit de décompresser le samedi matin, obligés de se lever pour amener les enfants à l’école, de se stresser et de stresser les enfants
  • Perte de la possibilité de partir en week-end dès le vendredi soir
  • Problème des parents divorcés ayant un droit de garde 1 week-end sur 2 et n’habitant plus dans le même quartier, la même ville, la même région …
  • Etc.

L’autre argument de madame Amiable en faveur de l’école le samedi matin est : « Nous y allions bien, nous, à l’école le samedi matin ».
En effet, Madame Amiable, je m’en souviens … C’était au temps où mon père travaillait 50 heures par semaine …
Seriez-vous d’accord pour revenir à un régime de 50 heures de travail par semaine ?
En tant que militante et élue communiste, j’espère bien que non !
Alors pourquoi vouloir pour nos enfants une évolution du temps de travail opposée à celle que nous souhaitons pour nous-mêmes ?
Pourquoi vouloir leur imposer ce retour à des rythmes scolaires d’une époque révolue ?


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44 réactions à cet article    


  • fatizo fatizo 17 avril 2014 11:31

    Vous vous trompez, du temps de la semaine à 50heures pour votre père, c’était l’école toute la journée de samedi .

    Après voir les communistes défendre une des mesures les plus scandaleuses de Sarkozy qui consiste à rendre notre école encore plus malade qu’elle ne l’est c’est assez inouï .

    • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 17 avril 2014 15:09

      Vous connaissiez mon père ?


    • njama njama 17 avril 2014 16:08

      C’était au temps où mon père travaillait 50 heures par semaine …
      C’était quoi son métier ? 

      En 1936, le Front Populaire vote les 40 heures hebdomadaires. Le temps de travail dans la plupart des pays industrialisés descend jusqu’à environ 40 heures après la Seconde Guerre mondiale. Ce n’est cependant qu’en 1978 que le temps de travail hebdomadaire effectif des ouvriers atteindra ce niveau. Ainsi, en France, dans les années 1950 et 1960, alors que la durée légale est de 40 heures, les durées effectives moyennes oscillent entre 45 et 46 heures hebdomadaires
      Depuis le 1er février 1982, la durée légale de travail était fixée à 39 heures

      (Wiki)

       « Nous y allions bien, nous, à l’école le samedi matin ».

      Madame Amiable dit vrai, la réforme de la semaine de 4 jours a été mise en place par Xavier Darcos à partir de l’année scolaire 2008/2009 suite au Décret no 2008-463 du 15 mai 2008

      des rythmes scolaires d’une époque révolue ?

      repères historiques sur les rythmes scolaires :

      Avant 1882 : la semaine scolaire est organisée sur 6 jours.

      De 1882 à 1966 : la semaine scolaire est organisée sur 5 jours avec un temps de travail hebdomadaire de 30 heures. Le nombre de jours travaillés passe de 223 (en 1882) à 180 (en 1966), du fait de l’augmentation des vacances scolaires.

      1966 – 1969 : la semaine scolaire est organisée sur 4,5 jours pour les élèves, mais sur 5 jours pour les enseignants. 3 heures le samedi après-midi sont dévolues au travail en équipe.

      1969 – 1989 : la semaine scolaire est organisée sur 4,5 jours. Le nombre de jours travaillés est de 180.

      En 1972, le jeudi non travaillé est remplacé par le mercredi.

      1989 – 2008 : la semaine scolaire est organisée sur 4,5 jours pour les élèves, sur la base d’une moyenne de 26 heures hebdomadaires. C’est la mise en place des samedis libérés. Le nombre de jours travaillés est de 180. Le temps de service des enseignants est de 27 heures : une heure dans leur service est prévue pour les réunions de concertation, les conseils d’école et les animations pédagogiques. Les collectivités peuvent mettre en place un calendrier dérogatoire.

      2008 – 2013 (ou 2014) : la semaine scolaire est organisée sur 4 jours pour les élèves. Le nombre de jours travaillé est de 144. 

      (source sgen-cfdt)


      • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 17 avril 2014 19:33

        Vous dites n’importe quoi.

        Je fais une petite recherche et je reviens.
        Et si je vous dis que mon père travaillait 50 heures par semaine, il ne vous appartient pas de le contredire, mais juste de vous taire.

      • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 17 avril 2014 19:36

        Sur le nombre de jours d’école au travers des âges, merci de vos précisions.

        Il n’empêche que de revenir à 4,5 jours par semaine est un retour en arrière.
        Et basta.

      • fatizo fatizo 17 avril 2014 20:12

        Et le fait que les enfants français possèdent entre 30 et 40 jours de scolarité de moins que tous les autres vous en dites quoi ?

        Merci Sarkozy peut-être ?

      • njama njama 17 avril 2014 20:21

        Il n’empêche que de revenir à 4,5 jours par semaine est un retour en arrière.

        c’est faux en terme de temps d’enseignements puisqu’il reste inchangé (24 heures hebdo réparties sur 4,5 jours au lieu de 4)

        la semaine de 4,5 jours a été rétablie que pour caler ces activités péri-scolaires ne pouvaient pas s’ajouter aux horaires avec les 4 jours d’enseignement ce qui aurait fait des journées trop longues ... et Madame Amiable n’y est pour rien, qu’elle soit communiste ou non !

        4,5 jours c’est pour sortir de la quadrature du cercle ...


      • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 17 avril 2014 20:35
        Source : Insee, comptabilité nationale, calculs Insee.

        Fin des années 1960 - début des années 1980 : en route vers les 39 heures en France

        En France, pour les salariés à temps complet, l’essentiel de la baisse de la durée hebdomadaire s’est accompli entre 1966 et 1982. Elle est passée d’environ 45,5 heures à un alignement sur la durée légale, soit 40 puis 39 heures en 1982 (tableau 3). Cette baisse a contribué pour 260 heures à la baisse de 337 heures de la durée annuelle moyenne sur la période. [...]

        Le tableau est très parlant, mais impossible de l’insérer.

        Donc, si je te dis que mon père travaillait 50 heures par semaine, tu fermes juste ton clapet.

      • njama njama 18 avril 2014 00:48

        Donc, si je te dis que mon père travaillait 50 heures par semaine, tu fermes juste ton clapet.

        quelle agressivité ! ou ai-je dit le contraire ?
        Il n’est pas rare qu’un artisan, un commerçant et d’autres professions travaillent autant (et encore aujourd’hui) mais ce n’était pas la généralité en France, donc difficile de prendre l’argument comme référence nationale.

        La réforme légale des 4 jours c’était en 2008. Certaines écoles l’avaient mises en place avant, elles en avaient la possibilité en diminuant le temps de congés d’été, mais c’était une pratique assez marginale ...


      • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 18 avril 2014 01:21

        Faux !

        Seuls la Finlande, l’Allemagne et le Royaume Uni ont un nombre de jours de scolarité supérieur à la France.
        Et ce que vous oubliez de dire, c’est que dans ces pays-là, il n’y a école que le MATIN.

      • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 18 avril 2014 01:46

        @njama


        Activités ... comment dites-vous ? « Péri-scolaires » ?
        Péri-scolaires ... Mais à l’intérieur de l’école !
        Péri-scolaires ... Mais choisies et imposées par l’école.
        Dans la réalité : Coloriage et balle au priso.
        Votre niveau d’ignorance sur la réforme Peillon est assez pitoyable.
        Sortez le nez de vos statistiques et lisez les témoignages des parents, lisez les témoignages des maires qui l’ont mise en place en 2013, et qui feront machine arrière en septembre prochain.
        La liste des maires qui boycotteront la réforme en septembre 2014, s’allonge de jour en jour.
        Vous êtes complètement à coté de la plaque !



      • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 18 avril 2014 02:58
        @fatizo

        Lisez ça aussi. Il y est question de la journée scolaire en Allemagne, à laquelle vous faites allusion plus haut ...
        http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/tap-tap-tap-dans-tes-mains-141964

      • njama njama 17 avril 2014 16:33

        Et qu’au surplus d’autres problèmes apparaîtraient :

        hors les 3 arguments cités concernant bien davantage les rythmes des parents (grasse mat’ le samedi matin, partir en weekend dès le vendredi soir - on devine que cela ne concerne pas toute la France -, droits de garde des parents divorcés -même remarque -)
        on met quoi derrière le « Etc. » (et cætera) ?


        • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 17 avril 2014 19:56

          Oui, les parents, ça compte aussi !

          Grasse mat ou pas, si on peut éviter de se speeder le samedi matin, c’est pas plus mal, je trouve !

        • bakerstreet bakerstreet 17 avril 2014 19:28

          L’article est court dans tous les sens du terme. 

          Quant à sa logique, elle nous échappe un peu. 

          Le bonheur semble pour l’auteur de faire l’apologie du temps libre, c’est à dire moins d’école. On suppose donc qu’il ne l’aime guère, ne reconnaissant pas ses qualités de prise en charge. 
          J’espère qu’il n’est pas enseignant, ce qui serait fâcheux, et questionnerait.

          Néanmoins, les connaissances des enfants continuent à chuter irrésistiblement. 
          Et font de nous un sujet de risée internationale, autant au niveau de la durée de la journée, du nombre de celles-ci, ce qui constituent à chaque fois des records du monde.

          Je pense qu’il est grand temps de passer à la semaine de trois jours et demi, afin d’achever le travail.

          • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 17 avril 2014 19:51

            Vous vivez dans quel monde ?

            Des centaines de maires de France, de toutes tendances se battent pour faire abroger cette réforme de merde, les communes qui l’on mise en place font machine arrière devant l’ampleur de la catastrophe et vous en êtes encore à rechercher les arguments de base ?
            Alors voici :
            Documentez-vous avant d’intervenir sur un sujet. 

          • njama njama 17 avril 2014 20:14

            très d’accord bakerstreet
            l’article manque d’arguments, et de maturité.
            en creusant un peu ... sur son site (« non, à la semaine de 5 jours » lettre de sa petite fille de 9 ans écrite avec l’aide de son papa ici) la finalité de la réforme (qu’on aime ou pas , qu’on doute ou pas de ses objectifs « péri-éducatifs » ) est le quart de ses soucis ... et on devine dans l’article qu’il ne perçoit pas et même rien peut-être des contraintes que ce « Décret Peillon » (même pas une loi, mais un Décret a force de loi) impose aux mairies françaises, car les écoles (enseignants, directeurs) ne sont pas même pas concernées.

            Alors oui, Madame Amiable la maire de Bagneux a tout à fait raison de souligner toutes ces difficultés bien réelles pour elle et ses administrés qui se ramassent la réforme en plein dans la tronche ...
            > Coût des activités
            > Absence de personnel qualifié
            > Absence de locaux adaptés aux activités
            > Multiplicité des intervenants (perte de l’adulte référant)
            > Terme de « périscolaire » bafoué, usurpé (activités intégrées à l’école et imposées)
            > Temps de présence à l’école aggravé et non pas allégé pour beaucoup d’enfants

            la semaine de 4,5 jours a été rétablie seulement parce que les activités péri-scolaires ne pouvaient pas s’ajouter aux horaires avec les 4 jours ce qui aurait fait des journées trop longues ... et Madame Amiable n’y est pour rien, qu’elle soit communiste ou non !

            Quelle portée cette réforme ?
            Cela coûtera 445.000 € à la mairie de Charleville-Mézières (49.433 hab.) qui table sur une participation de 60 % ces activités étant pas obligatoires. Madame Amiable a de quoi s’inquiéter ! Pour Bagneux (38.000 bhab.) cela représenterait 342.000 € .L’@uteur s’en soucie-t-il ?
            http://www.lunion.presse.fr/region/reforme-des-rythmes-scolaires-445-000-euros-par-an-ia0b0n268434

            En période de disette budgétaire, rapporter à l’échelle nationale (abstraction faite du privé voir ci-dessous) on peut s’interroger sur l’opportunité et l’intérêt d’une telle réforme extrêmement coûteuse ?

            Les écoles (privées) sous contrat d’association avec l’État ne sont pas obligées de l’appliquer ... logique, comme les mairies participent « à la scolarité » des enfants, mais que ces activités sont « péri-scolaires » ... et les mairies se chargeraient-elles d’organiser recrutements, gestion de personnel, horaires, coûts ... comme pour les écoles publiques ?

            La scolarité dans le privé (majoritairement à plus de 95 % des écoles sont sous contrat avec l’État, donc suivant exactement les programmes de l’académie) représente 20 % des enfants en France ...


          • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 18 avril 2014 00:50

            L’article n’a pas pour but de ré-argumenter autour de la réforme Peillon.

            Les sources documentaires et argumentaires foisonnent sur le net.
            J’ai cité quelques pistes plus haut.
            Il y en a d’autres.
            Il fait état d’une conversation que j’ai eue avec le maire de la commune.
            Ses arguments en faveur d’un retour à l’école le samedi matin ne tiennent pas debout.
            Pas plus que les vôtres.

          • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 18 avril 2014 01:05
            @njama

            « Alors oui, Madame Amiable la maire de Bagneux a tout à fait raison de souligner toutes ces difficultés bien réelles pour elle et ses administrés qui se ramassent la réforme en plein dans la tronche ... 
            > Coût des activités
            > Absence de personnel qualifié
            > Absence de locaux adaptés aux activités
            > Multiplicité des intervenants (perte de l’adulte référant)
            > Terme de « périscolaire » bafoué, usurpé (activités intégrées à l’école et imposées)
            > Temps de présence à l’école aggravé et non pas allégé pour beaucoup d’enfants »

            C’EST PAS MADAME AMIABLE QUI AVANCE CES ARGUMENTS, PATATE, C’EST MOI !

            Moi, et tous ceux qui depuis des mois se battent, localement ou au niveau national, contre cette réforme absurde.

          • bakerstreet bakerstreet 18 avril 2014 13:51

            Le problème est que vous mélangez tout. 


            Personne ne niera que cette réforme c’est du grand n’importe quoi. Elle s’est faite sur les décombres de l’incendie catastrophique que Sarko a provoqué en supprimant une demi journée d’école.....Décision étonnante, qui a été d’offrir une paire de godasses de plomb aux gosses en train de se noyer.

             Inutile d’être trop cruel en rappelant ce que tout le monde sait : L’école publique ne répond plus à ses obligations, le niveau ne baisse plus, il chute, tout cela a été vérifié au niveau des études internationales.....

            Quid de cette décision de foncer vers l’iceberg ?
            Faire plaisir aux professionnels ?....Le libéralisme c’est vrai n’a pas d’état d’esprit, et ne vises pas plus loin que le bout de son nez et de son portefeuille, en sacrifiant l’éducation. 

            La gauche revenue au pouvoir a donc tenté de remettre les choses en place. Tollé des enseignants, qui ne voulaient pas revenir à ce qu’ils considéraient comme des acquis : 1/2 journée de moins de présence...
            Voilà d’où est venue cette réforme étrange, dont le but était de déplaire au moindre nombre, en flirtant avec la démagogie : Faire venir des intervenants extérieurs. 

            La marche arrière s’impose une nouvelle fois, faute d’avoir un tout terrain, une décision politique qui se moquerait des intérêts particuliers et viserait l’essentiel, l’intérêt de l’enfant. 

            Nos conseillers travaillent à une autre sujet tout aussi important : Convaincre le lambda moyen de l’utilité de l’étude des genres, et du formatage qui va avec. 
            Envoyez les crédits : Ils profiteront à des oligarchies de confort, à qui l’on viendra cirer les pompes, sous le beau prétexte d’égalité

          • njama njama 18 avril 2014 14:19

            le temps de présence des enseignants est identique backerstreet, celui des élèves a diminué de deux heures en 2008
             


          • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 18 avril 2014 02:42

            Putain, pas de chance : Tous les boulets d’Agoravox se sont donné rendez-vous sur mon article ! smiley

             smiley

            • Garance 18 avril 2014 03:40

              L’auteur au delà de votre article

              Employer les termes « Boulets », « Patates » , « tu fermes juste ton clapet » , " Et si je vous dis que mon père travaillait 50 heures par semaine, il ne vous appartient pas de le contredire, mais juste de vous taire."

              Ce n’est pas des plus constructif si l’on veut faire passer un message

              Qu’importe le temps passé à l’école pour nos très chères petites têtes blondes ou brunes seul compte : c’est à quoi il est employé

              Le moins que l’on puisse écrire c’est qu’il y a à redire :

              http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/quand-lecole-pretend-eduquer-au-lieu-dinstruire,51781

              C’est cela qui devrait vous interpeller et non de vouloir préserver vos week-end

              Signé : un Boulet de passage


              • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 18 avril 2014 04:08

                @Garance


                Pfiou !
                Décidément ...

                J’ai lu l’article que vous citez.
                Quoique intéressant, il n’est pas en rapport avec la réforme Peillon et l’école 5 jours par semaine.
                De votre coté, suivez donc les liens que j’ai mentionnés, et vous verrez que notre action, en tant que parents, instits, maires, ne se limite pas à « préserver nos week-ends » ...

              • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 18 avril 2014 04:24
                Quant au ton que j’emploie, effectivement, quand quelqu’un prétend m’apprendre que mon père ne pouvait pas avoir travaillé 50 heures par semaine parce que le Front Populaire avait voté les 40 heures en 1936, ça m’agace un peu ...
                Idem quand on prête à madame Amiable les arguments qui sont les miens.


              • Abou Antoun Abou Antoun 18 avril 2014 08:37

                (perte de l’adulte référant
                Il s’agit je pense de la nouvelle appellation des instituteurs, succédant à ’professeur des écoles’


                • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 18 avril 2014 11:21

                  @Abou


                  Et bien mon cher Abou, tu ouvres un session sur Google, et tu tapes « Adulte référent enseignement ».
                  Et tu auras la réponse.

                • Abou Antoun Abou Antoun 18 avril 2014 11:29

                  Désolé, je ne parle pas le néo-con et ne souhaite pas l’apprendre. Je continue donc à appeler un chat un chat et un instit un instit. Il va de soi qu’il n’y a rien là de péjoratif bien au contraire.


                • njama njama 18 avril 2014 08:40

                  cher Antoine Vermeersch

                  Votre article reflète votre souci de parent.

                  Mon épouse est directrice d’une grosse école maternelle & primaire (22 classes, et de + de 550 élèves environ) dans l’enseignement catholique sous contrat d’association.
                  Pour mettre en application cette réforme dans son école, il lui faudrait une quarantaine d’intervenants environ car les groupes ne peuvent atteindre pour des raisons légales la taille d’une classe (ils ne peuvent encadrer qu’une quinzaine d’enfants environ, pas plus sauf si présence d’une autre adulte). La mairie ne se chargera pas de lui trouver des intervenants pour ces activités « péri-scolaires » la commune a déjà assez à faire avec ses 4 écoles publiques.

                  Il est évident qu’elle ne mettra rien en place, qu’elle ne le peut pas, tout simplement ; c’est toute une organisation qui demanderait énormément de temps (qu’elle n’a pas, et elle n’est pas payé pour ça), de personnels pour l’aider (qu’elle n’a pas , une seule secrétaire même pas à temps plein, voilà sa seule richesse), choix des activités, rédaction d’offres d’emploi, quelles qualifications ?, une quarantaine de recrutements à faire, c’est à dire rencontrer peut-être une centaine de candidats, (cette réforme ferait-elle d’elle un employeur ? qu’est-il possible de recruter dans le coin pour des activités de 3/4 heure / jour), quel type de contrat de travail ? gestion de ce personnel ? responsabilité des uns et des autres (?), Que faire en cas d’absence d’un intervenant ? ... je vous rappelle que ce n’est pas du temps d’enseignement, donc les enseignants ne sont pas concernés), est-ce que les locaux (classes et autres ) seront restitués après ces activités de 3/4 h tels qu’ils ont été confiés ?... 
                  Comment organiser chaque jour les sorties d’école puisque ces activités sont facultatives (combien de sorties par jour ? une à 15h45, une autre à 16h30 ? pour les bus on fait comment ? ils ne vont pas faire du ramassage à la carte !) . Comment prévoir le nombre de participants ? et par tranches d’âge ?
                  Faudra-t-il stocker du matériel ou en mettre à la disposition des intervenants ? suivi des activités (qui s’en occupe ?). Mettre à disposition les locaux de l’école en dehors de sa responsabilité, il n’en est pas question, elle ne confiera les clés à personne.

                  Cet inventaire de problèmes à régler n’est pas exhaustif, je rajoute un « etc. » , c’est pour donner une idée de ce que cela impliquerait à son niveau.

                  Elle a déjà assez de travail comme ça, la mise en place de cette réforme concerne les communes, pas le personnel enseignant, pas l’école sauf mise à disposition de locaux puisque cette réforme appelle à ce que ces activités « péri-scolaires » se dérouleraient dans les écoles. De surcroit, il n’est pas prévu que les communes financeraient même partiellement ces activités péri-scolaires dans les écoles dites privées. Demander aux familles ? elles ont déjà des scolarités à payer, les repas de cantine ne sont pas subventionnés comme dans les cantines publiques, s’ajoutent des frais pour l’étude bien souvent, + les transports scolaires pour certains ... elle ne rajoutera pas une nouvelle charge financière sur leurs dos.
                  Elle n’a pas manqué de réfléchir beaucoup à la mise en place de cette réforme dans son école, mais c’est tellement énorme à mettre en place (et elle n’est pas payée pour ça), qu’elle y renonce, la question est réglée, elle ne fera rien et reste aux 4 jours imposés qu’elle a dû adopter en septembre 2008 suite à la réforme Darcos... L’enseignement sous contrat représente environ 20 % des enfants scolarisés en France, ce n’est pas rien. Elle continuera simplement à appliquer les programmes d’enseignement définis par l’Éducation Nationale.

                  Très cordialement et bon courage pour la prochaine rentrée scolaire à Bagneux


                  • njama njama 18 avril 2014 09:31

                    J’ai oublié de vous dire, depuis un petit moment elle commence à recevoir des coups de fil de parents qui lui demande si elle ne fait pas cette réforme comme dans le « public », pour inscrire leur(s) enfant(s) ... 

                    Faut pas croire pour autant qu’il y aura de grosses migrations du public vers le privé, comme dans toutes les écoles elle ne peut pas pousser les murs de ses classes déjà chargées pour la plupart à 30 élèves, ni ajouter une classe supplémentaire ... les transfuges seront donc très rares, l’école de la république n’a pas du tout à s’en inquiéter, le phénomène restera très marginal, mais je voulais vous signaler que cette demande liée à la modification des rythmes scolaires de la réforme Peillon existe.


                  • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 18 avril 2014 11:14

                    @njama


                    J’hallucine !
                    C’est exactement ce que je dis dans mon article !
                    La seule différence c’est que vous développez, alors que j’ai juste mis les têtes de chapitres, ayant considéré comme acquise l’argumentation contre la réforme Peillon.
                    J’évoque aussi bien mes préoccupations de parent, que les difficultés rencontrées par les communes et par les écoles (coût des activités, absence de personnel qualifié, absence de locaux adaptés aux activités).
                    Je ne comprends pas pourquoi vous me chipotez depuis le début !
                    Le besoin de contredire ?

                  • njama njama 18 avril 2014 12:16

                    je n’ai pas l’impression de chipoter, je trouvais votre article imprécis

                    Ni mercredis… ni samedis !!!
                    Votre titre avait d’emblée un ton un peu injonctif

                    mais qu’elle ne pouvait, pour des raisons d’alliances politiques, aller contre son application.
                    ici vous vous trompez en partie, c’est un Décret, « la commune » n’a pas le choix, la remarque a été faite à Jean François Copé, qu’il se mettrait dans l’illégalité s’il ne l’appliquait pas dans sa commune.

                    La mise en place de cette réforme impliquait de revenir à 4,5 jours que la demi journée soit le mercredi ou le samedi peu importait en fin de compte pour le bien-être du rythme de l’enfant, puisque la manœuvre consistait à diluer sur 4,5 jours ce qui était fait sur 4. Mais Peillon impose arbitrairement le mercredi ...

                    retour à des rythmes scolaires d’une époque révolue
                    C’est la conclusion de votre article . A quels rythmes assez récents faisiez vous allusion ? le temps (vraiment) « scolaire » reste identique ...

                    « Sauf décision contraire prise dans les conditions prévues à l’article 10-1 du décret n° 90-788 modifié, les 24 heures d’enseignement sont organisées à raison de 6 heures par jour les lundi, mardi, jeudi et vendredi. »
                    http://www.education.gouv.fr/bo/2008/25/MENE0800496C.htm
                    avant cette réforme de 2008 le temps scolaire était de 26 heures

                    Avec la réforme Peillon, le temps scolaire de 24 h est maintenu, à la différence près que les temps d’enseignement par jour ne devraient pas excéder 5 h30

                    Le décret relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires du 24 janvier 2013 fixe de nouveaux principes, qui devront être mis en œuvre à la rentrée 2013 : l’étalement des 24 heures d’enseignement hebdomadaire sur neuf demi-journées, incluant le mercredi matin ; une journée de classe de maximum 5 heures 30 et une demi-journée de maximum 3 heures 30 ; une pause méridienne de 1 heure 30 au minimum.
                    http://www.education.gouv.fr/cid66696/la-reforme-des-rythmes-a-l-ecole-primaire.html

                    autre page intéressante les exemples d’emploi du temps pour les écoles
                    http://www.education.gouv.fr/cid66696/la-reforme-des-rythmes-a-l-ecole-primaire.html#La_r%C3%A9forme%20des%20rythmes%20%C3%A0%20l%27%C3%A9cole%20primaire%20 :%20exemples%20d%27emploi%20du%20temps

                    Essayez d’imaginer des dizaines d’intervenants déboulant chaque jour dans les écoles pour + ou - 3/4 par jour , 3 heures par semaine., le souk que cela pourra créer sachant que dans le même temps de 30 à 50 % voire plus d’enfants n’iront pas à ces activités périscolaires « facultatives » et sortiront de l’école. Que restera-t-il de temps effectivement (péri)éducatif sur ces 45 minutes ?

                    Vous croyez vraiment que les communes pourront trouver suffisamment de personnes (supposées un peu compétentes et capables de tenir un groupe d’élèves en fin de journée souvent, ce qui est moins simple que la matin) . La mesure n’ayant pas été expérimentée auparavant dans quelques écoles pilotes comme c’était d’usage pour voir ce que cela peut donner, et si ce pouvait être transposable à plus grande échelle, il n’ y a plus qu’à attendre, wait & see, on verra ce que ça va donner en septembre ... 


                  • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 18 avril 2014 16:49

                    @njama

                    « ici vous vous trompez en partie, c’est un Décret, « la commune » n’a pas le choix, la remarque a été faite à Jean François Copé, qu’il se mettrait dans l’illégalité s’il ne l’appliquait pas dans sa commune. »

                    Arrêtez de dire n’importe quoi et suivez un peu l’actualité.

                    « Le nombre de communes qui n’appliqueront pas la réforme Peillon en 2014 est connu du ministère de l’Intérieur depuis le 6 novembre 2013 :
                    Les remontées du ministère de l’Intérieur feraient état de 30% de maires qui n’appliqueraient pas la réforme en 2014. »
                    http://giletsjaunes.org/files/2_379_COMMUNES_MAJ_29_03_2014.pdf

                    Liste des maires communistes opposés à la réforme :
                    Dominique Adenot, maire de Champigny, président de l’ANECR,
                    Alain Audoubert, maire de Vitry sur Seine,
                    Pascal Baudet, maire d’Aubervilliers,
                    Françoise Beaud, maire de Valenton,
                    Marie-France Beaufils, maire de Saint-Pierre-des-Corps,
                    Patrice Bessac, maire de Montreuil,Éric Boquet, maire de Marquillies,
                    Gaby Charroux, député-maire de Martigues,
                    André Chassaigne, maire de Saint-Amant-Roche-Savine,
                    Stéphanie Daumin, maire de Chevilly-Larue,
                    Patrick Douet, maire de Bonneuil-sur-Marne,
                    Patricia Fernandez-Pédinielli, maire de Port-de-Bouc,
                    Jean Flegeo, maire de Saulx les Chartreux,
                    Pierre Gosnat, maire d’Ivry,
                    Didier Guillaume, maire de Choisy le roi,
                    Maryvonne Hautin, maire de Saran,
                    Michel Illac, maire d’Ensuès-la-Redonne,
                    Florence Jardin, maire de Migné-Auxances,
                    André Jullien, maire de La Bouilladisse,
                    Georges Jullien, maire de Noves,
                    Yves Mesnard, maire de Roquevaire,
                    Pierre Mingaud, maire de La Penne-sur-Huveaune,
                    André Molino, maire de Septèmes-les-Vallons,
                    Claude Nowotny, maire de Thiers,
                    Didier Paillard, maire de Saint-Denis,
                    Patrick Pin, maire de Belcodène,
                    Gilles Poux, maire de La Courneuve,
                    Philippe Rio, maire de Grigny,
                    Georges Rosso, maire du Rove,
                    Patricia Tordjman, maire de Gentilly.
                    http://aisne.pcf.fr/attributs/27

                    Aix-les-Bains, Chambéry, Albertville, La Motte-Servolex, Saint-Jean-de-Maurienne ...
                    h
                    ttp ://www.ledauphine.com/.../rythmes-scolaires-la-grande...
                    Saint-Prix « suspend » ...
                    http://www.vonews.fr/article_25035-saint-prix-suspend-la...
                    Talant, Bourgogne, n’appliquera pas non plus la réforme ...
                    http://bourgogne.france3.fr/.../le-maire-de-talant-n...
                    Collonges : l’école Jeanne-d’Arc n’appliquera pas la réforme à la rentrée :
                    http://www.leprogres.fr/.../rythmes-scolaires-l-ecole...
                    Pavillons-Sous-Bois n’appliquera pas :
                    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=701062389957210&set=o.519742554737332&type=1&theater
                    Toulon non plus n’appliquera pas :
                    http://rmc.bfmtv.com/.../rythmes-scolaires-h-falco-maire.../

                    Pfiou !!!!!


                  •  C BARRATIER C BARRATIER 18 avril 2014 12:03


                    Le passage à lasemaine de 4 jours a pu être mise en corélation avec une plongée de l’efficacité de l’école, l’augmentation de la fatigue et de la nervosité des enfants. La finalité del’école n’est pas d’aménager des horaires aboutissant au lever trop tôt des enfants. Au lieu de mettre ces ridicules activités péri scolaires au compte goutte, il faudrait commencer la classe à 9 heures, pour le sommeil réparateur. Et proposer des activités de la demi journée du mercredi après midi ou de la journée du samedi...


                    Voir en table des news :

                    Ecole publique : Enfin une refondation qui la conforte ?

                     http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=217

                     


                    • Jean de la Beauce Fulbert de Chartres 18 avril 2014 13:59

                      @Barratier : chez nos voisins européens l’école finit à 14h00 (Irlande, Allemagne) ou 15h30 maximum (Espagne). En France trop de gens ne veulent pas prendre leurs responsabilités et il y a une marée de cas sociaux immatures : comme disait Coluche, les riches ont de la place, les pauvres font des gosses...


                    • tf1Groupie 18 avril 2014 12:45

                      Mes enfants allaient à l’école primaire le samedi matin.
                      ça c’est bien passé, on a survécu.

                      C’est sûr ça ne nous arrangeait pas de ne pas pouvoir partir en week-end quand on voulait ; mais peut-être que nos enfants passent avant notre petit confort, non ?

                      L’erreur était de passer à la semaine de 4 jours, mais l’auteur devait être absent quand ça s’est passé.


                      • njama njama 18 avril 2014 13:27

                        pour beaucoup de familles, le samedi était souvent le seul jour où les pères avaient le temps de venir à l’école et de rencontrer les enseignant(e)s ... 
                        le lien entre l’école et les familles s’est coupé depuis cette réforme de la semaine de 4 jours.

                        Cela ne va peut-être pas arranger l’@uteur de l’article, mais c’est une réalité et je suis très bien placé pour le savoir.


                      • Jean de la Beauce Fulbert de Chartres 18 avril 2014 13:52

                        @TF1groupie : les premières communes passées à 4 jours raccourcissaient les vacances, donc leurs élèves avaient annuellement le même temps scolaire que vos enfants. 


                      • Antoine Vermeersch Antoine Vermeersch 18 avril 2014 17:05

                        @TF1groupie


                        Vous n’avez rien compris à l’article visiblement !
                        Oui, nous avons survécu à l’école le samedi matin.
                        Et nos parents ont survécu à la semaine de travail de 50 heures !
                        Ça vous ferait plaisir de revenir à la semaine de travail de 50 heures ?
                        Non, alors pourquoi imposer un retour en arrière équivalent à nos enfants ?
                        « L’erreur c’était de passer à la semaine de 4 jours ».
                        C’est votre opinion, et fort heureusement elle est très largement minoritaire.
                        Vous aussi, documentez-vous et suivez un peu l’actualité.

                      • Jean de la Beauce Fulbert de Chartres 18 avril 2014 13:50

                        La ville de Toulouse est restée à la semaine de 4 jours et demi, les résultats aux évaluations de ses élèves à l’entrée en 6ème étaient inférieurs de 10 POINTS à la moyenne nationale... la question des emplois du temps est donc hors sujet. Pour comprendre le fonds du problème il faut regarder du côté des tests PISA concernant le climat de discipline (chahut, inattention...) dans les classes : la France est 58ème sur 60 pays classés. Comment parler de pédagogie avec un public pareil ? Trop d’adultes immatures et sans repères qui font trop de gosses : pas de surprise...


                        •  C BARRATIER C BARRATIER 18 avril 2014 19:39

                          Bien sûr, je ne me contente pas de critiquer la réponse, je fais des propositions en table des news :

                          Ecole, comment revenir à des bases saines

                           http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=225


                          • Jean de la Beauce Fulbert de Chartres 19 avril 2014 10:28

                            @Barratier : comme je vous l’ai déjà proposé nous pourrions échanger des points de vue, j’ai moi-même des avis sur la question (instit pendant 16 ans)... je vous contacterai par l’adresse « chessy2008 »...

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