S.O.S d’une démocratie en détresse
Il va sans dire, le monde dans lequel nous vivons présentement est malade. Depuis plusieurs décennies, notre planète nous envoie des signes de détresse, mais nous les ignorons. Tornades, ouragans, inondations… plus les années passent, plus ils sont fréquents et dévastateurs. Les pays éclatent de l’intérieur. Guerre civile, profilage racial, terrorisme interne… on dirait que nous reculons socialement. Nous avons constamment une épée de Damoclès au-dessus de la tête, à un geste de tout faire éclater. Par où commencer pour rétablir l’ordre ? Paix, solidarité, environnement et démocratie, les quatre bases d’une société fonctionnelle s’effondrent devant nos yeux, mais que rétablir en premier ? À mes yeux, la démocratie devrait être notre priorité. Je ne prétends surtout pas détenir la vérité absolue, mais du haut de mes 18 ans, je crois qu’il vaut mieux commencer par le commencement.
Revenons à la base, la démocratie a été créée par les Athéniens bien avant notre époque afin que chacun puisse défendre ses intérêts. C’est un système qui a fait ses preuves, mais peu à peu, l’équilibre sur lequel il tenait s’est effondré. Plus que jamais, les inégalités sont au cœur de notre quotidien. Même si deux des principes de base de la démocratie sont l’égalité et les droits de la personne, la discrimination est encore beaucoup trop présente. C’est extrêmement choquant de voir que dans 69 pays, l’homosexualité est interdite et que dans 11 d’entre eux, les gens de la communauté LGBTQ+ craignent pour leur vie[1]. Mais attention, il ne faut pas jouer à l’autruche… même dans un pays démocratique comme le nôtre, nous sommes traités différemment si nous sommes différents. Les gens racisés ont plus de difficulté à se trouver un emploi ou un logement. Selon La Presse, un Noir, aux États-Unis, à 2,5 fois plus de chance d’être tué par la police qu’une personne blanche[2]. C’est immoral de voir que votre couleur de peau peut vous mener à un aller simple vers la mort.
La démocratie, à sa plus simple expression, encourage la participation citoyenne. Alors, pourquoi est-ce que les gens se roulent les yeux à l’annonce d’une nouvelle campagne électorale ? Le terme démocratie vient des mots grecs « dêmos », signifiant « peuple », et « kratos », qui veut dire « pouvoir. » La conclusion est vite faite, c’est le pouvoir au peuple. Dans ce cas, pourquoi essayons-nous de se déresponsabiliser des décisions politiques ? Être citoyen d’un pays démocratique, c’est beaucoup plus que de juste cocher une case sur un bulletin de vote. C’est de s’informer, débattre d’enjeux sociaux, participer aux assemblées et de manifester. Oui, manifester ! Le meilleur moyen qu’on a pour faire entendre nos droits et revendications. ? Paix, solidarité, environnement… vous souvenez vous des bases de la société dont je vous parlais au début ? Ceux-ci peuvent être sauvés par la démocratie ! Prenons le temps d’analyser les programmes de chacun des partis politiques afin de voter pour celui qui nous en offre le plus pour sauver notre planète. C’est inacceptable de voter pour un Premier ministre qui paye pour acquérir un oléoduc juste parce qu’on le trouve beau ! Participons à des réunions pour trouver des solutions aux inégalités. Avec le passé et l’expérience de tous et chacun, il me semble qu’on devrait arriver à une solution pour avoir une meilleure solidarité sociale. Manifestons pour la paix dans le monde. Sortons dans les rues et faisons résonner nos voix. C’est peut-être cliché et utopique, mais avec en mettant en commun nos idées, nous pouvons faire changer et évoluer les choses. N’oublions pas, le pouvoir est entre nos mains.
Dans une démocratie en pleine santé, les gouvernements doivent être responsables et transparents. Cependant, depuis quelques années, c’est totalement l’inverse qui se produit. Autant au niveau fédéral que provincial, les dirigeants manquent totalement de transparence. Nous en avons eu le parfait exemple récemment. François Legault a totalement refusé de nous transmettre les directives de la santé publique à l’automne. En effet, elles ne recommandaient pas la fermeture des salles d’entraînement ni des restaurants. Ne suivant pas du tout ces recommandations, notre Premier ministre a décidé de les fermer. Malgré les demandes incessantes des propriétaires d’établissements et des partis de l’opposition, François Legault refusait totalement de divulguer ces dites recommandations. C’est là que le problème apparaît et que la transparence disparaît. Il a fallu attendre jusqu’à tout récemment avant que ce fameux rapport soit rendu public. C’est comme si le gouvernement a volontairement tu ces directions afin de ne pas avoir à rendre de compte à personne. Le résultat de tout cela : la crédibilité des instances gouvernementales diminue considérablement. Des mouvements de désobéissances civiles s’organisent et des gens se radicalisent de plus en plus. Pour reprendre les mots de Dominique Anglade, cheffe du Parti Libéral du Québec, le manque de transparence du gouvernement menace la « paix sociale ». Cependant, cette hypocrisie n’est pas exclusive à François Legault. Justin Trudeau n’est guère mieux. Le directeur parlementaire du budget reproche le manque de transparence du Premier ministre canadien dans ses dépenses pour lutter contre cette crise sanitaire. En effet, celui-ci aurait demandé de nombreuses autorisations budgétaires, pour un grand total de 79,2 milliards de dollars dont 72,4[3] auraient été utilisé pour la gestion de la pandémie. Loin de moi l’idée de reprocher à Justin Trudeau de ne pas aider les particuliers à se sortir de cette crise sanitaire et économique, mais ce que je trouve déplorable, c’est que le gouvernement ne tient pas un répertoire dans lequel il liste toutes ses dépenses ainsi que les coûts associés. Mais nous sommes loin d’être le pire exemple ! Nous n’avons qu’à penser à la Russie ou à la Corée du Nord pour se consoler. Malgré tout, je trouve cela inconcevable que les gouvernements ne soient pas honnêtes envers ceux qui l’ont mis au pouvoir.
Un dernier point que je trouve tellement important dans la démocratie, mais que des gens ont oublié : accepter le résultat des élections ! Bien entendu, je ne vise personne… Depuis qu’ils ont l’âge d’être en relation avec les autres, nous apprenons à nos enfants à accepter la défaite, à féliciter le gagnant et à ne pas être un mauvais perdant. Je vois visiblement que certaines personnes l’oublient une fois rendu à l’âge adulte ou qu’ils retombent en enfance une fois au pouvoir. Je conseillerais donc aux politiciens de s’inspirer du mode de vie bouddhiste. En effet, il stipule que la souffrance n’est que le résultat d’un désir incontrôlé. Dans ce sens, s’ils contrôlaient leur désir de gagner à tout prix les élections, la souffrance encourue leur défaite pourrait être extrêmement diminuée.
Finalement, je crois qu’une vision plus philosophique s’impose pour comprendre l’ampleur du problème. Pour reprendre les mots de Hobbes, l’Homme est un loup pour l’Homme. Nous sommes braqués les uns contre les autres par peur. Selon lui, ce sont les Hommes qui créent leur société, leur politique, et que Dieu n'a rien à voir là-dedans. Mais comment travailler ensemble si nous sommes effrayés de notre voisin ? En voyant la situation de ce point de vue. Il est grand temps que nous mettions nos différents de côté afin de travailler collectivement à faire avancer notre monde. Parce que ce n’est pas normal, qu’en 2021, les médias s’enflamment en oubliant la présumée innocence d’un suspect. Ce n’est pas normal, qu’en 2021, nous ayons à défendre la liberté d’expression devant le plus haut tribunal du pays. Ce n’est pas normal, qu’en 2021, un ancien président d’une puissance mondiale critique le système électoral.
Ce n’est même pas normal, qu’en 2021, j’aie à écrire ce texte afin à défendre le principe sur lequel notre société se base…
[1] « Dans 69 pays sur 193, l’homosexualité est interdite ». 28 janvier 2021. Observatoire des inégalités. https://www.inegalites.fr/Dans-69-pays-sur-193-l-homosexualite-est-interdite
[2] Agence France-Presse, 5 août 2019, « Les Noirs sont plus susceptibles d’être tués par la police ». La Presse. https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2019-08-05/les-noirs-sont-les-plus-susceptibles-d-etre-tues-par-la-police
[3] « Dépenses pour la Covid-19 : manque de transparence du gouvernement Trudeau, selon le DPB ». 4 novembre 2020. Le Journal de Montréal. https://www.journaldemontreal.com/2020/11/04/depenses-pour-la-covid-19—manque-de-transparence-du-gouvernement-trudeau-selon-le-dpb
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