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Accueil du site > Tribune Libre > Sanctions contre le Venezuela : les Etats-Unis en plein paradoxe

Sanctions contre le Venezuela : les Etats-Unis en plein paradoxe

Dimanche 20 mai, le Venezuela reconduisait à sa tête Nicolas Maduro. Réélu pour sept ans avec 67,7 % des suffrages, le successeur d’Hugo Chavez jouit, auprès de ses compatriotes, d’une popularité inversement proportionnelle à celle dont il bénéficie sur le plan international.

A l’annonce des résultats, les chancelleries des quatre coins du monde n’ont pas tardé à manifester leur désapprobation. Les États-Unis, surtout, menacent de frapper le pays de nouvelles sanctions. Une réaction d’orgueil dont l’effet pourrait bien être, paradoxalement, de renforcer le régime Maduro, et son indépendance vis-à-vis de Washington.

L’Amérique latine, “arrière-cour” des Etats-Unis ?

Début mars, Rex Tillerson se lance dans une grande tournée latino-américaine. L’homme n’est pas chanteur à succès mais, à l’époque, encore secrétaire d’État américain pour quelques semaines. Sa mission, en parcourant notamment le Pérou, l’Argentine, le Mexique et la Colombie : reprendre la main sur le sous-continent, encore échaudé par les déclarations de Donald Trump qualifiant de “shithole countries” tous les pays situés, en gros, sous le 30e parallèle Nord, et par l’obstination du nouvel homme fort de Washington à vouloir construire un mur entre son pays et le Mexique.

La liste des pays visités par Rex Tillerson ne doit rien au hasard. Libéraux, la plupart font partie du groupe de Lima, fédéré autour d’un objectif commun : soutenir l’opposition au Venezuela, c’est à dire, en d’autres termes, précipiter le départ du président Maduro. Les Etats-Unis entendent bien être le pivot autour duquel s’articulera ce groupe. Rex Tillerson ne cache d’ailleurs pas cette ambition impérialiste, puisqu’il profite d’un discours à Mexico pour invoquer la doctrine Monroe, la jugeant “aussi pertinente aujourd’hui que le jour où elle a été formulée”.

Ce jour, c’est le 2 décembre 1823. Le président James Monroe prononce devant le congrès un discours qui fera date : il orientera la politique étrangère des États-Unis pendant un siècle. Condamnant l’ingérence de l’Europe en Amérique latine, les États-Unis se réservent une influence presque exclusive sur le sous-continent. Si cette influence s’est émoussée durant le XXe siècle, le vieil atavisme américain a ces dernières années refait surface, Washington considérant de nouveau l’Amérique latine comme son arrière-cour. Et acceptant mal qu’on lui tienne tête.

Est-ce en prévision de l’échec annoncé de l’objectif que s’est fixé le groupe de Lima que Rex Tillerson a été remercié de ses fonctions en mars 2018, un mois après sa tournée sud-américaine ? Difficile à dire. Le plébiscite dont Maduro a fait l’objet ce 20 mai confirme en tout cas que Caracas n’a pas l’intention de céder aux pressions visant à influencer sa politique intérieure. Une situation que la Maison Blanche digère mal.
 
Catastrophe humanitaire

Le désamour de Washington pour Caracas ne date pas d’hier. Depuis l’élection d’Hugo Chavez, en 1998, les Etats-Unis n’ont eu de cesse d’accentuer la pression sur le Venezuela, pays sorti, avec la mise en place de la “Révolution bolivarienne”, de leur sphère d’influence. A l’approche de l’élection présidentielle, ces sanctions se sont alourdies, l’administration Trump cherchant à affaiblir le pays dans la perspective de la victoire de Maduro, comme pour le punir par anticipation de ne pas saisir l’occasion de se rapprocher d’elle.

Le 25 août dernier, le locataire de la Maison Blanche signait ainsi un décret visant à restreindre l’accès du régime aux capitaux étrangers, dont il a cruellement besoin. Pour justifier cette décision, Trump affirmait ne pas vouloir assister à “l’effondrement” du Venezuela sans réagir. Très bien, mais, dans ce cas, pourquoi contribuer à cet effondrement, en frappant directement Caracas au portefeuille ?

On a beaucoup écrit sur l'hypocrisie des sanctions, qui prétendent toucher les dignitaires d’un régime mais, dans les faits, affectent en premier lieu la population. Le Venezuela n’échappe pas à la règle. 95 % des revenus d’exportation du pays proviennent du pétrole vendu par PDVSA, compagnie dont l’Etat est propriétaire. Empêcher le gouvernement d’avoir accès à ces dollars c’est, mécaniquement, lui bloquer le financement des importations de nourriture et de médicaments. Et exposer les Vénézuéliens à une crise d’envergure. Une aberration humanitaire, mais pas seulement.

Contre-productif

Les sanctions sur le pays pourraient aussi avoir pour effet d’inciter le régime de Maduro à se tourner vers d’autres partenaires. En procédant ainsi, les États-Unis encouragent en effet le Venezuela à resserrer ses liens déjà étroits avec la Russie et, surtout, avec la Chine, qui n’est autre que son plus important créancier, Pékin ayant accordé plus de 60 milliards de dollars de prêts à Caracas au cours de la dernière décennie. Washington ne s’y prendrait pas autrement si elle voulait que le Venezuela sorte durablement de son giron…

Enfin, et peut être surtout, ces sanctions devraient conforter la mainmise de Maduro sur le pays. Professeur à Science Po’, Bertrand Badie analyse pour Le Monde la portée de cet outil diplomatique appliqué à des pays en difficulté : “Dans un contexte de pauvreté, allié en plus à l'autoritarisme, la sanction est aisément récupérée par le gouvernement visé, qui dénonce les acteurs répressifs comme des sources illégitimes du malheur de leur peuple.” Autrement dit, Maduro a tout intérêt à jouer sur la corde nationaliste de ses compatriotes, en désignant un ennemi commun, et en leur demandant de faire front contre lui. Son score à la présidentielle semble confirmer l’efficacité de cette stratégie – même s’il convient, bien entendu, de ne pas oublier la forte abstention.


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43 réactions à cet article    


  • oncle archibald 23 mai 16:03

    "le successeur d’Hugo Chavez jouit, auprès de ses compatriotes, d’une popularité inversement proportionnelle à celle dont il bénéficie sur le plan international"

    Hi-hi-hi comme dirait ma petite fille Zoé !

    Avec une participation au scrutin de 46 % des électeurs c’est en effet un véritable plébiscite ! Avec 67,7% de 46% on peut dire que sa cote de popularité se situe à 31,1 % des Vénézuéliens.

    Plus la magouille pour décider en coup de vent d’anticiper les élections qui a fait que l’opposition n’a pas eu le temps de s’organiser et de faire campagne, je crois en effet que c’est un véritable triomphe de charcuterie électorale !


    • leypanou 23 mai 16:23

      @oncle archibald

      décider en coup de vent d’anticiper les élections qui a fait que l’opposition n’a pas eu le temps de s’organiser : pas du tout, elle était sûre de perdre c’est pourquoi elle ne s’est pas présentée.

      D’une manière générale, les laquais de l’empire ne veulent pas d’élections quand ils sont sûrs de les perdre (exemple, Syrie) et prétendent que les conditions ne sont pas remplies, pas libres, etc, etc, les élections en Ukraine (tout l’Est du pays en insurrection) ou au Honduras (juste après le coup d’état) ont été validées car satisfaisant aux résultats attendus par l’empire.

      A titre d’information, le gouvernement canadien n’a pas voulu que les Vénézueliens votent lors de cette élection comme la France n’a pas voulu que les Syriens ne votent pas aux dernières élections de Syrie.

    • oncle archibald 23 mai 16:38

      @leypanou : N’est-ce pas plutôt Maduro qui était sûr de perdre si les choses s’étaient passées normalement dans les délais prévus par la constitution ?

      Mais qu’importe finalement. Les chiffres parlent d’eux-même. Il n’y a même pas un Vénézuelien sur trois qui aime Maduro. Et on les comprend vu l’état dans lequel se trouve ce « pauvre » pays qui regorge de pétrole.

      Idem en Algérie d’ailleurs. « République bolivarienne du Venezuela » ou « République algérienne démocratique et populaire » même combat ! Des systèmes corrompus avec des Présidents à vie, incapables de nourrir leur population malgré des ressources naturelles exceptionnelles.


    • McGurk McGurk 23 mai 16:41

      @oncle archibald


      Le premier paragraphe de l’article détermine clairement le « sérieux » de l’auteur. C’est d’un tel parti pris que c’en est à crever de rire.

      On va nous ressortir « les méchants USA », le « pauvre peuple opprimé par l’ »empire«  » et "le héros national bien élu par la majorité.

      Ras le cul de cette bande de soviets qui viennent faire de la propagande ici.

    • njama njama 23 mai 16:50

      @oncle archibald


      Dr. María Páez Víctor : Il y a 6 questions clés pour comprendre la situation au Venezuela.
      [....]
      6) Les élections présidentielles le 20 mai 2018 : Les États-Unis et leurs alliés sont impliqués dans la subversion et la disqualification de la démocratie vénézuélienne en discréditant les prochaines élections présidentielles du 20 mai.
      ...
      En fait, c’est la stratégie d’abstention des États-Unis que les principaux leaders de l’opposition suivent pour que les élections puissent être disqualifiées. Ils ont refusé de se présenter aux élections et exhortent les gens à ne pas voter. Le gouvernement a demandé à maintes reprises à ces partis d’opposition de se présenter aux élections. Ils essaient de diaboliser un système électoral autrement performant. En somme, c’est un montage, un scénario de théâtre pour continuer à diaboliser, contrarier et sanctionner un gouvernement qu’ils souhaitent renverser. Heureusement, l’opposition est divisée et quelques dirigeants se présentent aux élections, malgré les critiques acerbes de leurs propres camarades opposants.

      Entretemps, une société de sondage la plus respectée au Venezuela a eu récemment des résultats intéressants liés aux élections présidentielles du 20 mai :

       86% de Vénézuéliens rejettent toute intervention internationale dans le pays
       70% des Vénézuéliens disent qu’ils vont participer aux élections – c’est une autre défaite pour la section de l’opposition, soutenue par Washington, qui appelle à l’abstention
       55% déclarent qu’ils vont voter pour Maduro
       11% déclarent qu’ils voteront pour Henri Falcon
       2% déclarent qu’ils voteront pour Javier Bertucci
       50% déclarent considérer le fonctionnement de l’Assemblée constitutionnelle nationale comme : « Très bon, bon ou normal à bon »
       71% considèrent que Maduro va gagner les élections (2 mai 2018, TELESUR)

      Il y a une forte confiance que la Démocratie au Venezuela est vivante et bonne, et c’est pourquoi les États-Unis, le Canada, l’Union européenne et ses alliés en ont peur.

      En résumé, les Etats-Unis et leurs alliés au Canada et en Europe sont impliqués dans une conspiration visant à renverser le gouvernement démocratique et populaire de Nicolás Maduro parce qu’ils veulent contrôler le plus riche gisement de pétrole du monde qui se trouve au Venezuela et ils veulent un gouvernement servile et obéissant qui acceptera les pots-de-vin et permettra aux États-Unis et à ses multinationales de gouverner et d’opprimer le peuple vénézuélien comme il l’a fait ces 40 dernières années avant le président Hugo Chávez.





    • JC_Lavau JC_Lavau 23 mai 17:31

      @McGurk. Aucun doute que « soviét » n’est pas un mot français. Ça reste un des plus beaux mots de la langue russe.

      Je vous conseille : Ia soviétouïou vas...
      « viét » : même racine que le Wissen allemand, Wissenschaft, Vitenskap en suédois.

      Il y a des tas de choses à apprendre des autres peuples comme des autres métiers.
      Mais toi tu n’apprendras jamais rien.

    • amiaplacidus amiaplacidus 23 mai 17:48

      @oncle archibald


      Vous nous dites :
      "Avec une participation au scrutin de 46 % des électeurs c’est en effet un véritable plébiscite ! Avec 67,7% de 46% on peut dire que sa cote de popularité se situe à 31,1 % des Vénézuéliens.".

      Ce n’est évidemment pas une élection spécialement brillante.

      Mais il y a pire en matière de représentativité, Trump par exemple, a reçu 59 millions de voix sur 231 millions d’électeurs potentiels (je me permets d’arrondir les chiffres au million), c’est à dire qu’il n’est le choix que de 27,44 % des électeur. En matière de représentativité, Maduro fait mieux que Trump, mais ce dernier se pose en donneur de leçon ...

      Macron c’est un peu mieux, 61,1 % de 63,09 % de participation au deuxième tour (25,33 % d’abstention, 8,49 % de bulletins blancs et 2,98 % de bulletins nuls), il ne représente donc que 38,34 % des électeurs français. Pas spécialement jojo non plus. D’autant plus que c’est un résultat obtenu contre une Marine, c’est dire ...

    • McGurk McGurk 23 mai 18:00

      @JC_Lavau


      Vous ne me connaissez pas, vos conclusion à mon sujet je m’en fous totalement.

      Ce terme désigne également les représentants de l’URSS.

    • jeanpiètre jeanpiètre 23 mai 19:58

      @oncle archibald

      C est tout de même entre le double et le triple de minicron


    • oncle archibald 24 mai 09:01

      @jeanpiètre

      Piètre réponse, en France on vote à deux tours et au Venezuela un seul. 

    • 59jeannot 24 mai 10:19

      @oncle Archibald c’est plus que notre Jupiter élu avec 18% des inscrits au premier tour, sachant qu’au deuxième, on vote contre Lepen


    • keiser keiser 24 mai 10:25

      @oncle archibald

      Vous devriez savoir que sur AV, on ne dit pas de mal du soviet suprême.
      Ici nous sommes assujetti à la pravda de poutine.

    • moussars 24 mai 16:01

      @oncle archibald Lorsqu’on songe à l’étau et l’impuissance de l’Europe face aux diktats financiers et dollaristes des amèreslocques, il faut être gonflé pour dire que la situation économique du Vénézuela est due à son gouvernement non aligné sur les terroristes étrangers de la finance...


    • oncle archibald 24 mai 22:48

      @moussars

      Les communistes nient constamment la notion de responsabilité personnelle qui est pourtant la base de toute vie en société . Pour eux il n’est même pas envisageable qu’ils puissent avoir fait des erreurs dans la gestion de leurs affaires et il faut impérativement un bouc émissaire. Celui qui leur est commode est invariablement « le capitaliste » alias l’oncle Sam. 

      Pourtant beaucoup de pays aimeraient disposer des ressources naturelles du Venezuela pour assurer le confort matériel de leur population, mais pour les cocos c’est raté, des perles pour les cochons. Leur pays est tellement mal géré que même regorgeant de pétrole les responsables n’arrivent même pas à nourrir leur population sur le long terme. Pas la moindre idée de la nécessité d’investir pour continuer à jouir des ressources naturelles. C’est pitié.

    • Sparker Sparker 25 mai 10:43

      @oncle archibald


      Vous passez au CE1 à la rentrée ?

    • biquet biquet 25 mai 10:57

      @oncle archibald
      Avec 67,7% de 46% on peut dire que sa cote de popularité se situe à 31,1 % des Vénézuéliens.


      En effet c’est énorme, pour les députés LERM c’est 13,5 %.


    • Dzan 26 mai 10:19
      @keiser
      Rien ne vous empêche d’aller voir ailleurs.

    • Cateaufoncel2 23 mai 16:34
      « Installations de vote » dans un pays au bord du gouffre :



      • leypanou 23 mai 16:35
        Bertrand Badie analyse pour Le Monde la portée de cet outil diplomatique appliqué à des pays en difficulté : “Dans un contexte de pauvreté, allié en plus à l’autoritarisme...«  : pourquoi ce distingué professeur se contente seulement de parler d’autoritarisme et non carrément de dictature comme il convient dans le Monde ?

        Conclure par : » même s’il convient, bien entendu, de ne pas oublier la forte abstention " situe l’auteur. Demandez aux nombreux députés élus avec plus de 60% -même plus- d’abstentions en France (les Français de l’étranger par exemple), ils ne sont pas moins acceptés.

        • njama njama 23 mai 16:43

           « Les États-Unis se sont opposés, ont déstabilisé, renversé ou assassiné chaque réformateur progressiste apparu sur la scène politique dans la région depuis plus d’un siècle »

          María Páez Víctor

          Mohsen Abdelmoumen : Pouvez-vous nous dire quelle est la situation qui prévaut actuellement au Venezuela ?
          Dr. María Páez Víctor : Il y a 6 questions clés pour comprendre la situation au Venezuela.

          1) Le pétrole : La première chose à comprendre est que tout tourne autour du pétrole. Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole connues dans le monde dans un emplacement géographique hautement stratégique. Il faut 43 jours pour qu’un pétrolier voyage du Moyen-Orient aux raffineries du Texas, alors qu’il ne faut que 4 jours à partir du Venezuela. Les compagnies pétrolières et les gouvernements qu’elles soutiennent, convoitent le pétrole vénézuélien. Si le pays ne produisait que des mangues, personne ne se soucierait de ce qu’il s’y passe. Le gouvernement vénézuélien a pris le contrôle de sa compagnie pétrolière (PDVSA), a ouvert des contrats de partenariat privé pour l’exploitation pétrolière mais avec l’État qui détient la majorité des parts, leur a fait payer des taxes qui avaient été à 1% pendant 60 ans. Le revenu pétrolier – au lieu d’être distribué aux élites d’entreprises – a été utilisé pour financer les services publics nécessaires qui, pendant des décennies, n’avaient pas réussi à répondre aux besoins de la population.

          2) La souveraineté : Un gouvernement qui ne suit pas la ligne des États-Unis, ne se plie pas aux dictatures néolibérales du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, insistant sur le fait que son peuple est souverain et décidera de son propre avenir et aspire à construire une société socialiste et humaniste, ne sera pas toléré par la superpuissance restante.
           ...
          lire la suite :


          • njama njama 24 mai 07:43

            « Les États-Unis se sont opposés, ont déstabilisé, renversé ou assassiné chaque réformateur progressiste apparu sur la scène politique dans la région depuis plus d’un siècle » María Páez Víctor


            Pour ceux qui souhaiteraient creuser un peu le sujet, un ouvrage incontournable pour l’illustrer :

            « Les veines ouvertes de l’Amérique latine » de Eduardo Galeano ça devrait vous apporter un magnifique éclairage sur tout le continent latino

            L’art et la manière de piller un continent : « Les veines ouvertes de l’Amérique latine », Eduardo Galeano

            On l’avait évoqué il y a peu, on y revient derechef. C’est que l’ouvrage d’Eduardo Galeno constitue non seulement la meilleure introduction à l’histoire trop méconnue d’un continent martyre, mais se parcourt aussi comme un roman passionnant. Alors on insiste : il faut lire ce classique, ne serait-ce que pour mieux comprendre le paysage politique de l’Amérique Latine.

            http://www.article11.info/?L-art-et-la-maniere-de-piller-un


          • Milka Milka 23 mai 17:02

            Bonne chance au Vénézuela !

            .................. smiley 

            • banban 23 mai 20:10

              tous ces pays devrait remercié les état-unis, (iran coree du nord cuba...)dans quelques décennies quand les matière première seront en pénurie( pétrole cuivre phosphore terre rare........) ces pays seront ce débrouiller sans(sa fait 70ans que cuba et la orée du nord vivent sans).

              ils auront un avantage certain sur nous.
              tous ce qu’on inflige a ces pays nous le subirons a notre tour. Mais pas sure que nous, nous puissions, garder un état et des institutions.

              tous n’est pas gagné pour le Venezuela, l’ogre américain attend qu’un instant de faiblesse pour les dévorer.


              • njama njama 23 mai 21:02

                @banban


                Les États-Unis préfèrent dépenser les ressources des autres pays que les leurs, comprennent qui peut ...
                peur de la pénurie peut-être ?
                ou moteur de leur messianisme à la con ?

              • njama njama 23 mai 21:03
                préfèrent dépenser

                ou préfèrent piller ...

              • picpic 23 mai 23:00
                @njama

                Stratégiquement, c’est logique.
                dans le future, c’est le pouvoir absolu !


              • antiireac 24 mai 04:01

                Un président élu avec moins de la moitié des élécteurs dans des conditions folcloriques à la sauce vénézuelienne ,pas étonnant que dans ce ça alerte ses voisins qui ont en marre de voir cet état entacher leur réputation de bonne démocratie.


                • amiaplacidus amiaplacidus 24 mai 15:29

                  @antiireac

                  Je pense que vous n’avez pas lu mon intervention d’hier, alors, pour vous, en voici une copie :

                  Mais il y a pire en matière de représentativité, Trump par exemple, a reçu 59 millions de voix sur 231 millions d’électeurs potentiels (je me permets d’arrondir les chiffres au million), c’est à dire qu’il n’est le choix que de 27,44 % des électeur. En matière de représentativité, Maduro fait mieux que Trump, mais ce dernier se pose en donneur de leçon ...

                  Macron c’est un peu mieux, 61,1 % de 63,09 % de participation au deuxième tour (25,33 % d’abstention, 8,49 % de bulletins blancs et 2,98 % de bulletins nuls), il ne représente donc que 38,34 % des électeurs français. Pas spécialement jojo non plus. D’autant plus que c’est un résultat obtenu contre une Marine, c’est dire ...

                • bob14 bob14 24 mai 05:25

                  L’Amérique latrine, “arrière-cour” pour les dictateurs !


                  • njama njama 24 mai 07:53

                    Le « Coup de Maître » des États-Unis contre le Venezuela
                    par Stella Calloni

                    Stella Calloni révèle le plan secret du SouthCom pour renverser la République bolivarienne du Venezuela. Ce document, que nous avons publié [1], contredit les engagements du président Trump de mettre fin aux changements de régime qui caractérisaient la politique impériale US. Il atteste que l’image internationale de chaos du Venezuela est entièrement fabriquée et ressort exclusivement de la propagande anglo-saxonne.

                    Réseau Voltaire | Buenos Aires (Argentine) | 11 mai 2018

                    Les États-Unis et leurs alliés préparent en silence un plan brutal pour « en finir avec la dictature » au Venezuela. Ce « Coup de Maître » (“Masterstroke”) déjà en marche verrait une première partie se mettre en place avant les prochaines élections, et, s’ils ne parviennent pas à chasser le président Nicolás Maduro lors de la nouvelle offensive, qui sera accompagnée de tout l’appareil de la propagande et des médias, outre des actions violentes « pour la défense de la démocratie », le Plan B est prêt, et il impliquera plusieurs pays, pour imposer une « force multilatérale » d’intervention militaire.

                    Le Panama, la Colombie, le Brésil et la Guyana jouent un rôle clé, avec l’appui de l’Argentine et d’autres « amis » sous le contrôle du Pentagone. Les bases à occuper, les pays frontaliers qui fourniront un soutien direct, dont leurs hôpitaux et réserves de vivres pour les soldats, tout est prêt.

                    Tout cela est spécifié dans un document de 11 pages qui porte la signature de l’amiral Kurt Walter Tidd, actuel commandant en chef du SouthCom des États-Unis, non encore divulgué [1].


                    lire l’article :


                    • njama njama 24 mai 08:10
                      le lien :

                      [1] En voici l’intégralité : « Plan to overthrow the Venezuelan Dictatorship – “Masterstroke” », Admiral Kurt W. Tidd, Voltaire Network, 23 février 2018.
                      -----------
                      Stella Calloni est éminente écrivain et journaliste argentine, lauréate du Prix Latino-Américain de Journalisme José Martà­ et auteure du livre Operación Cóndor, pacto criminal *, un des ouvrages les plus éclairants sur le génocide des dictatures militaires sous les auspices des Etats-Unis


                      * en PDF, espagnol (ne semble pas avoir encore été traduit en français)
                      ---------------
                      L’opération Condor est le nom donné à une campagne d’assassinats et de lutte anti-guérilla conduite conjointement par les services secrets du Chili, de l’Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay, avec le soutien tacite des États-Unis au milieu des années 1970.

                    • leypanou 24 mai 08:47
                      Un peu de lecture pour ceux qui cherchent à s’informer autrement sur le Vénézuela  ici.
                      Mais sur d’autres sujets, c’est pareil.

                      • Hecetuye howahkan Hecetuye howahkan 24 mai 10:03


                        La retraite risque bien de se ternir pour presque la moitié du pays.

                         

                        Une nouvelle étude de GoBankingRates révèle que 42 % des Américains ont économisé moins de 10 000 dollars pour leur retraite, tandis que 14 % d’entre eux n’ont rien mis de côté.

                        La situation est encore pire pour la génération Y. Environ 19 % des 18-34 ans n’ont pas encore mis un seul dollar de côté pour leur retraite, selon le site.

                        D’après l’étude, qui porte sur 1 000 adultes, la raison principale de ces très faibles économies serait le fait que ces personnes ne gagnent simplement pas assez pour pouvoir mettre de l’argent de côté.

                        À l’opposé, 16 % des personnes interrogées ont déclaré avoir mis plus de 300 000 dollars de côté pour leur retraite.


                        • Spartacus Spartacus 24 mai 10:48

                          « le successeur d’Hugo Chavez jouit, auprès de ses compatriotes, d’une popularité inversement proportionnelle à celle dont il bénéficie sur le plan international


                           »Wahahahahahahah  smiley   smiley
                          Elle est bien bonne celle là !

                          Dans un pays ou on dissout le congrès démocratiquement élu par hasard pour le remplacer par des partisans bolchéviques, les gens ne vont pas voter.
                          Ca ne sert a rien. 

                          Ceux qui vont voter perdent leur place dans la queue pour chercher a bouffer. Les seuls qui votent sont les obligés de la gamelle de l’état et les matraqués du matin jusqu’au soir d’idéologie médiatique a saturation.

                          Le Venezuela est malade à cause de la maladie du collectivisme...

                          Le socialisme échoue. Le socialisme suce la vie de ses citoyens et renforce la corruption et la misère. 

                          Les USA ou Trump sont un épi-phénomène, dont les Bolchéviques espèrent en faire une excuse pour renvoyer leur irresponsabilité pour nier les conséquences dont ils sont la cause. 

                          Les pénuries, l’autoritarisme et la terreur d’état ont commencés dès l’arrivée de Chavez, institutionalisation de la fraude par l’augmentation fictive de 35% des électeurs à son arrivée, changement de constitution, mise en place de juges pour la persécution des opposants, fermeture autoritaires de médias, TV, radios, journaux. 
                          Remplacement des maires élus par des comités citoyens aux ordres, remplacement du congrès démocratiquement élu par des partisans « choisis », remplacement des policiers par des milices civiles, et soumission de la population par la dépendance à l’état de tous les citoyens pour bouffer.


                          • eddofr eddofr 24 mai 16:47

                            Il y a un truc qui me titille ...


                            Chaque fois qu’un pays passe « à gauche » (à un système plus ou moins non capitaliste en réalité) c’est la levée de boucliers de tous les pays affiliés aux U.S.A. contre ce terrible danger.

                            Pourtant, en toute logique, si le « non capitalisme » était si pourri, ils devraient juste laisser le pays question se planter tout seul (et entre temps lui piquer les « marchés » sur lesquels une économie planifiée ne saurait être concurrentielle) et immanquablement, les locaux, constatant l’échec du « socialisme » reviendraient tout seul au libéralisme dés l’élection suivante.

                            Alors pourquoi tant de résistance « extérieure », pourquoi tant de peur ?

                            • Eric F Eric F 24 mai 17:34

                              @eddofr
                              eh bien, vous avez répondu : il s’agit pour le « système » de favoriser l’échec des alternatives au capitalisme financier mondialisé.


                            • eric 25 mai 18:46

                              @eddofr

                              C’est à cause du « racisme ». Dans ces régimes pourris et pas démocratiques, il n’y a effectivement pas grand chose d’autre à vendre que des matières premières. Et effectivement, quand les cours baissent.... Du coup, les peuples votent avec leurs pieds encire plus vite. Le Venezuela, pour le moment, ils en sont encore à se réjouir des bouches en moins. Comme tous les socialistes en crise, si ils se maintiennent, ils finiront par construire des murs. D’ici là les voisins ont peur de recevoir encore des réfugiés.


                            •  C BARRATIER C BARRATIER 24 mai 21:44

                              Le peuple a choisi, les abstentionnistes ont décidé de laisser les votants décider, maintenant c’est fait, et je me réjouis que le peuple n’est pas au garde à vous devant TRUMP ou d’autres dirigeants d’où qu’ils soient.
                              Il était temps de rebattre les cartes au plan mondial


                              • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 24 mai 21:50
                                " Maduro a tout intérêt à jouer sur la corde nationaliste de ses compatriotes, en désignant un ennemi commun, et en leur demandant de faire front contre lui. "
                                C’est exactement ce que font les membres de l’OTAN avec la Russie mais eu sans aucune raison objective autre que leur propre impérialisme belliqueux.

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GilPla


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