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Accueil du site > Tribune Libre > Sarkozy : « Je ne suis pas un intellectuel »

Sarkozy : « Je ne suis pas un intellectuel »

Plutôt que de commenter à l’infini l’évolution de la fonction présidentielle telle qu’elle semble se décliner dans la dernière intervention télévisée du président de la République, il conviendrait mieux de s’arrêter un instant sur ce qui me semble être une des informations les plus radicales entendue hier soir.

Intellectuel : ça veut dire quoi ?
Pour reprendre un des « tics » de langage de notre président qui, en bon communicant, reprend chacune de ses explications par cette entrée en matière : « ça veut dire quoi » ; intéressons-nous un instant sur ce que veut dire une telle affirmation. Rappelons d’abord que c’est le président de la République française qui s’exprime ; qu’à ce titre il s’inscrit dans la lignée de présidents qui, depuis le début de la cinquième République, se piquent d’écrire et d’entretenir avec la langue française un rapport complice et intellectuel. N’oublions pas qu’il s’agit du premier personnage de l’Etat, du représentant d’une nation qui depuis des siècles se proclame, s’érige et se construit dans un rapport dialectique entre la langue, le savoir et le peuple. Que Nicolas Sarkozy décide aujourd’hui de s’adresser à nous prioritairement comme un entraîneur d’équipe de rugby plutôt que comme le représentant ultime de la France des Lumières, cela relève d’un choix stratégique qui, à moyen terme, peut lui sembler payant. Que tout cela participe de la volonté de se rapprocher du peuple, de descendre de l’Olympe élyséen peut encore se comprendre. Mais qu’il faille pour cela se laisser enfermer dans les pièges d’une rhétorique aussi populiste ne peut que signaler une dangereuse évolution.

Nous retrouverons Monsieur le président après une page de publicité...

Tout, dans cette première grande intervention de notre nouveau président, témoigne d’une évolution polémique de la fonction. Le clou de cette évolution venant de la bouche même de PPDA qui à la fin de l’entretien en profite pour inviter notre président à regarder la nouvelle série de l’été sur TF1 ; et voilà Sarkozy dans le rôle de l’homme-sandwich le plus chic de l’année ! Quelle dérive dans la communication de l’Etat, quelle grossièreté de la part d ‘une chaîne privée. Mais il est vrai que nous n’avions pas affaire à un intellectuel.

L’intello : la figure honnie ?

En se déclarant si différent de la figure de l’intellectuel, en se gardant bien de délimiter les limites d’une telle catégorie, le président de la République ne fait rien d’autre que de se glisser dans la sémantique « racaille » qu’il semblait dénoncer sur la dalle d’Argenteuil. Quel était en fait le message qu’il fallait décrypter derrière une telle affirmation si ce n’est le lancinant reproche de la loi de la jungle. L’intello est faible, bavard, inconséquent et inutile à la construction du pays. C’est la figure éternelle du bouffon, du binoclard, l’ombre dégénérée de l’homme d’action, le seul à même de relever le pays. Qu’on le veuille ou non, il y a là, les germes les plus nauséabonds d’un discours populiste et il est surprenant de constater dans quel silence ce type de discours tenu par le plus haut personnage de l’Etat peut se répandre en totale impunité.

France, mères des arts....

Est-il donc révolu le temps d’une France qui se reconnaissait dans la priorité de ses apports culturels ? Faut-il donc qu’une certaine idée de la France se renie à ce point pour se caller avec une telle provocation dans le langage d’un simple « chef de travaux » ? Ce ne sont pas là, je l’espère, les propos aigris d’un vieux « sorbonnard » (pour reprendre à mon tour les fleurs du mal de cette rhétorique populiste) mais les « indignations » citoyennes d’un Français à peine plus « intellectuel » que la moyenne.
Côtoyant tous les jours des jeunes pour lesquels la pire insulte consiste à traiter l’adversaire d’ « intello », je ne peux que craindre un pays où de tels procédés se glissent dans le discours présidentiel et s’il ne saurait être question ici d’une nostalgie pour un pays dirigé par l’auteur d’une anthologie de la poésie française (Pompidou) on ne peut qu’être inquiet de voir la France renier avec tant d’aplomb l’apport capital de son histoire et de sa gloire.

Le président de la France et... des Français.

Il ne viendrait à l’idée de personne de reprocher à Nicolas Sarkozy de ne pas être un agrégé de lettres ou de philosophie et ce billet d’humeur n’est en rien un commentaire de sa future action politique. Mais à trop vulgariser la fonction suprême, à vouloir systématiquement opposer les élites (forcément intellectuelles) et le peuple, nous risquons bien d’entrer insidieusement dans une ère qui ne serait plus que la face la plus sombre de cette idée de la France dont le président est le gardien symbolique.

La république des copains ?

On pourrait s’attarder sur presque toutes les phrases de notre président qui n’est pas un « intello », mais il me suffira de finir sur « Rachida ». Ainsi donc, quand le président évoque avec les Français l’action de sa ministre de la Justice, avons-nous droit à un tendre et complice « Rachida ». Pas de Madame la ministre, encore moins de nom de famille : juste : « Rachida », comme un sultan invoquant sa dernière acquisition ! Dans la bouche de M. Sarkozy cela se veut simple et « peuple » : le président travaille avec des amis, des collègues de bureau ; mais à trop bousculer le protocole il ne faudra pas se plaindre si on voit apparaître assez vite le spectre de la « République des copains et des coquins ».
La dignité et l’honneur de la fonction présidentielle exigent un langage digne et s’il faut moderniser le rapport au pouvoir et à la politique cela ne peut se faire sur le dos de la bienséance.
Dans un de ses textes Pasolini disait que la vulgarité était « le plein épanouissement du conformisme ». Il ne faudrait pas que le chef de l’Etat confonde, pour les cinq années qui viennent, le « parler vrai » avec une variante d’un nouveau « parler conforme », au risque de rendre, avec lui, toute la France un peu plus vulgaire.


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105 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 5 juillet 2007 10:44

    Cher ami fonctionnaire de l’éducation nationale

    Oui,Nicolas Sarkozy a été élu démocratiquement face un vide sidéral purement marketing,qui se disait de gauche,mais qui a renié son programme une fois la défaite passée.

    De ,plus,Ségolène passe ses vacances chez son ami grand défenseur des droits de l’homme et de la liberté : BEN ALI

    Franchement,si le PS voulait se suicider ,il ne s’est pas raté smiley

    Le nouveau président et son gouvernement d’ouverture nous ouvre des perspectives y compris au gens inscrits au RMI que Soeur Ségolène Royal de la Compassion sociale n’aurait jamais pu apporté car ,sa candidature est avant tout celle des fonctionnaires de l’éducation nationale et non représentative de la diversité de la société française,elle représentait le corporatisme le plus égoiste en défendant des catégories particulières au détriment des autres ,les plus faibles. En plus,sa société de smicard ne convenait à personne

    Elle était vraiment réactionnaire dans sa pensée pure ,car nous n’avons pu voir qu’une partie de sa personnalité

    Nous l’avons voir maintenant sa vrai personnalité qui consistera à s’accrocher partout uniquement pour le pouvoir quitte à se marier avec F BAYROU ! smiley smiley smiley

    Adieu PS ,tu m’as pris 20 ans de ma vie pour rien


    • h. 5 juillet 2007 11:31

      Je suis tellement d’accord avec vous Lerma.

      Ces egoistes qui eduquent nos chers tetes blondes en dilapidant nos impots dans des livres forgeant l’intellecte. Mais qui est intellectuel ici ? Nous, les francais, nous sommes exprime pour que finissent enfin ces depenses inutiles dans la sterilite de l’inaction.

      Vous avez grandement raison Lerma, le ranch de crawford est le seul garant d’une liberte exprimee ET ecoutee par la classe dirigeante. Notre president l’a compris. NS est la personnalite qui nous a le mieux cible. Il sait. Il agit.

      Vous savez Lerma, la justesse de vos propos est de noter que si NS va vers la gauche, c’est l’ouverture, si SR va vers la droite c’est de la prostitution.


    • Bouli Bouli 5 juillet 2007 12:02

      @ lerma

      encore un commentaire qui n’a aucun rapport avec l’article... Allez encore une effort !


    • ZEN ZEN 5 juillet 2007 12:03

      ierma, en vaillant petit soldat de la « bataille de l’intelligence » lancée par Fillon, est sur tous les fronts. Saluons sa bravoure !


    • ZEN ZEN 5 juillet 2007 12:06

      "Dans un de ses textes Pasolini disait que la vulgarité était « le plein épanouissement du conformisme ».

      J’ai retenu cela. Facile à vérifier chez Arthur,Bigard, etc...sur TF1 en général


    • Z Z 5 juillet 2007 14:22

      On écrit un article contre Nicolas Sarkozy, vous répondez par un commentaire anti-Royal.

      Apprenez à contrôler vos sphincters ou alors prenez des anti-diarrhéiques, mais faites quelque chose, il n’y a aucune raison que vous continuiez à faire subir à la communauté agoravoxienne l’impertinence de vos interventions.

      Comment occupiez-vous votre temps avant de découvrir l’Agoravox et de la hanter à longueur de journée ?


    • NPM 5 juillet 2007 15:03

      "On écrit un article contre Nicolas Sarkozy, vous répondez par un commentaire anti-Royal.

      Apprenez à contrôler vos sphincters ou alors prenez des anti-diarrhéiques,"

      Hum, belle image de ségoléne que vous véhiculez ainsi....


    • floruf floruf 5 juillet 2007 16:52

      Dis donc Lerma , tu sais qu’on est au mois de juillet ? je pense qu’il serait temps que tu songes à prendre quelques jours (ou semaines) de vacances ! Ca nous ferait tous un bien fou de souffler un peu parce que t’es gentil mais tu uses !

      Ciao !


    • Djanel 5 juillet 2007 22:15

      hors sujet. Relisez l’article. La gauche a toujours existé en France. Il ne faudrait pas nous enterrè trop vite parce que vous finirez par avoir peur pour vos revenants et pour vos revenus. La gauche c’est Cicéron contre César, Descarte contre les anciens, Molière contre les tartuffes, Voltaire contre tout le monde, Robespierre contre les aristos. Bref tous les héros qui ont fait la France d’aujourd’hui.


    • Djanel 5 juillet 2007 23:08

      Ohé ! les intellos analphabètes de droite, j’ai lu vos commentaires et je me demande si vous savez lire. On vous propose un sujet et vous n’arrivez même pas à rentrer dedans. Pourquoi vous venez sur un forum ? Pour débattre, pour s’exprimer, pour s’enrichir de l’expérience des autres, me diriez vous. Non vous dégueulez vos opinions. C’est dit une fois 2 fois 3 fois et quatre. C’est toujours le même baratin, J’ai l’impression que vous n’êtes que des perroquets. Vous méprisez les intellos, c’est uniquement parce que vous êtes jaloux. Dans le diminutif intello, il y a le mot intelligence. Etre intelligent, c’est comprendre au moins ce que l’on dit. Alors expliquez moi ce que vous êtes venu faire ici.


    • Djanel 5 juillet 2007 23:50

      Je suis en colère contre la médiocrité de certains commentateurs qui usent de tous les moyens mis à leur disposition gratuitement par agoravox pour empêcher la réflexion. Ils sabotent le débat en en voyant des postes or sujet, on s’amusent à y répondre pour occuper l’espace, si bien que lorsque l’on vient pour participer, on est obligé de lire des kilomètres de mots sans signification, des expressions parfois injurieuses cachées sous une apparence humoristique tout aussi vulgaire. On crie sa haine de l’intello soit disant de gauche ou de droite parce que les partisans de Bayrou ne sont pas épargnés par cette cabale. On rigole et on se croit intelligent.

      On gaspille ainsi le progrès réaliser dans les télécommunications en ne disant que des imbécillités. On se croit malin parce qu’on utilise un ordinateur.

      Sur agoravox vous n’êtes pas chez vous, vous êtes sur un espace publique privée et la moindre des politesses quand on est chez les autres, c’est de respecter les conventions sociales pour éviter les conflits. Ce qui est regrettable sur Internet, c’est qu’on ne peut pas envoyer des baffes de cow-boys parce que la peur inspire la sagesse et la prudence.


    • rené fix 5 juillet 2007 23:57

      Merci . Je ne voulais dire que cela mais la technique m’oblige à répondre en plus de dix lettres, alors une nouvelle fois merci.


    • Djanel 6 juillet 2007 05:20

      La meilleure exprimée pour éclairer les perturbateurs de ce forum : « La culture, c’est comme la confiture, moins on en a plus il faut l’étaler. » Intellectuel ! Non ! spécialiste du plagiat vous pouvez l’emprunter, il n’y a pas de droit d’auteur dessus.


    • NPM 6 juillet 2007 08:35

      « La gauche a toujours existé en France. Il ne faudrait pas nous enterrè trop vite parce que vous finirez par avoir peur pour vos revenants et pour vos revenus. La gauche c’est Cicéron contre César, Descarte contre les anciens, Molière contre les tartuffes, Voltaire contre tout le monde, Robespierre contre les aristos. »

      La gauche et la droite ne sont pas des concepts universel. Prétendre récupérer des noms prestigieux pour se donner une tradition (étrange pour des gens prétendument révolutionnaire !) n’est qu’une manoeuvre de propagande.

      La gauche, c’est Karl Marx, rien d’autre.


    • Djanel 7 juillet 2007 01:29

      Ils étaient peut-être manchot nos ancêtres. Ils ne savaient pas distinguer la droite de la gauche. Soit, ils sont nuls ou c’est toi qui es dans l’erreur en disant avec des mots plus savants que toi que la gauche et la droite ne sont pas des concepts universels. Pas assez intello comme sarko pour comprendre ce que le mot universel signifie. Je te le dirai pas. Pas envi que tu te fasses traiter d’intello par des morpions jaloux de ton immense culture à 2 sous la patate.


    • grugru 9 juillet 2007 20:25

      On peut être de « gauche » mais réfléchir et faire un peu d’histoire. C’est César qui était de gauche : appui sur la plèbe et remise en cause d’un système politique très conservateur. Cicéron était un propriétaire terrien très modéré même pas Bayrou !


    • Djanel 10 juillet 2007 00:38

      Erreur. Gru.Gru. Jules César appartenait à l’ordre équestre. La doctrine politique de ce parti était le système aristocratique inspiré de la philosophie platonicienne. Socrate était un antirépublicain, les Grecs le jugèrent et le condamnèrent à mort pour impiété. Pour avoir le droit de vote dans la Rome antique et être éligible, il fallait être riche et se justifier de posséder une fortune personnelle ce qui excluait les servis, les pauvres du peuple c’est à dire les prolos libres. Les magistrats n’étaient pas systématiquement rémunérés par l’état. Il devait par conséquent subvenir à leur besoin avec leur fortune personnelle ou se servir dans les caisses de l’état d’où la corruption. Forcément Cicéron était riche sinon il n’aurait jamais eu le droit d’accéder au plus haute fonction de l’état. Il appartenait à l’ordre plébéien le parti rival des aristocrates. Plèbe signifie peuple. César était si riche qu’il pouvait entretenir avec sa fortune personnelle une armée ce qui lui a permis de franchir le Rubicon sans l’aide financière de l’état. Le coup d’état détruisit la république. C’est le système aristocratique qui lui succéda en traversant tout le bas et le haut moyen age pour n’être renversé à son tour qu’à la révolution française. Alors Grugru, un ton au-dessous et va donc relire tes livres d’histoire.


    • rené fix 5 juillet 2007 11:01

      Le principe de ces billets « d’humeur » implique des réactions partisanes, mais là je crois que vous dépassez les bornes. Je ne vois vraiment pas ce que Ségolène vient faire ici et s’il vous a fallu 20 ans pour découvrir la nature exacte du PS, il ne faut vous en prendre qu’à la lenteur de votre capacité critique.


      • RemiZ 5 juillet 2007 11:25

        Tres beau texte, et belle reponse a un Lerma peu constructif...

        Sarkozy s’est enferme dans une espece de carapace formee par l’archetype du citoyen moyen. Ainsi, denigrer Sarkozy, c’est denigrer des millions de Francais. C’est simple, mais ca marche... Il suffit de voir ses reactions d’indignation a chaque attaque formulee sur sa personne.

        RemiZ


      • Bouli Bouli 5 juillet 2007 12:05

        Je me joins à RemiZ : très beau texte.

        Et ne vous inquiétez pas des réactions de tous les pros Sarko qui vont arriver, accrochez-vous pour les « insultes » (gauchiste, bobo, intellectuel parisien, crypto-trotskyste...) !! C’est un billet d’humeur mais on risque de vous reprocher d’avoir pris partie (oui je sais... ) Et enfin vous écrivez vraiment très bien, je vous rejoints parfaitement sur vos propos.


      • La Taverne des Poètes 5 juillet 2007 11:24

        Alors comme ça, Sarko il aime pas les intellos binoclards ? « <:i>Kes’ya Sarko t’es pas content ? » smiley

        Ce qui serait intéressant c’est une série caméra café de tout ce petit monde de copains-copines qui se côtoient avec leurs « traîtres » et leurs incultes de tous bords. Je vous assure qu’il y aurait de l’ambiance ! Première saison « L’état de grâce » où tout le monde se congratule et fait des courbettes, danse et chante sous les flots de champagne, sur le pont du yacht du courtisan Bolloré. Deuxième saison « La foire d’empoigne » avec le vocabulaire non intellectuel qui constitue la base du langage sarkozien (« sale connard », « salope », etc.)


        • snoopy86 5 juillet 2007 11:57

          Souvent citée mais parfaitement de circonstance :

          « Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche »

          Michel Audiard


          • JL JL 5 juillet 2007 12:19

            Bien vu snoopy, cette citation est une parfaite illustration de plus de ce que disait Pasolini plus haut (merci Zen) : « la vulgarité est le plein épanouissement du conformisme ».

            Tous ces cons qui marchent ensembles derrière leur roi, ne sont-ils pas fiers d’eux ?


          • haddock 5 juillet 2007 20:38

            Il faut quand-même signaler qu’ un vieux con peut pas marcher , il reste collé par-terre .


          • NPM 6 juillet 2007 08:36

            « Bref, je préfère dire qu’un intellectuel debout ira plus loins qu’un con debout »

            Pourquoi ? Il y a des intello qui ont fait fortune ?

            Ca se saurait...


          • Niamastrachno Niamastrachno 6 juillet 2007 10:01

            Non c’est vrai vous avez raison, les puissants de ce monde sont tous des cons, on vient même d’en élire un (?)


          • NPM 5 juillet 2007 12:06

            « Intellectuel : ça veut dire quoi ? »

            Et bien, un intellectuel, comme on sait, c’est quelqu’un qui, ayant une compétance plus ou moins reconnu dans un domaine, se permet de donner son opinion sur une question qu’il ne maitrise et ne connait pas, pour se faire mousser gagner des places et toucher du fric.

            Ainsi, Sartre est un poete, va en URSS, et déclare que la liberté de critique y est total. Bref, Sartre fait de la politique. Et donc raconte n’importe quoi. C’est normal.

            Bref, l’intello exprime le lieu commun, l’opinion, rien de plus que ma concierge, mais apparait plus légitime qu’elle aux yeux des média, et donc aux yeux des gens impressionables.


            • JL JL 5 juillet 2007 12:25

              NPM, vous n’êtes pas le meilleur ici pour juger les intellectuels : en donnant votre avis sur ce que vous ne connaissez pas, vous vous ridiculisez. Vous comprenez, là ? smiley


            • jpv 5 juillet 2007 12:43

              wouahou. effectivement, NPM, je suis impressionné par votre logique. vous ne seriez vous pas un peu intellectuel ?


            • NPM 5 juillet 2007 12:49

              « en donnant votre avis sur ce que vous ne connaissez pas, vous vous ridiculisez. Vous comprenez, là ?smiley »

              Ce n’est pas mon avis, mais la définition du Dictionaire des Intello...

              Bien sur, on ne peut pas tous savoir, mais merci d’avoir participer tout de même.


            • Djanel 6 juillet 2007 00:11

              Non c’est un vaniteux. Vous manquez de vocabulaire. Allez donc apprendre à lire avant de vouloir écrire.


            • Djanel 6 juillet 2007 00:22

              Non ! votre définition ne vaut pas un pet. Pour vous l’intellectuel, c’est celui qui a réussi là où vous avez échoué dans les écoles à l’université dans les entreprises parce que vous n’avez en réalitè qu’un emploi subalterne. Je suis prêt à prendre le pari et de le gagner tellement vous puez la médiocrité. Il faut faire attention quand agressif car on ne sais jamais d’avance sur qui on peut tomber.


            • NPM 6 juillet 2007 08:38

              « Vous manquez de vocabulaire. Allez donc apprendre à lire avant de vouloir écrire.Pour vous l’intellectuel, c’est celui qui a réussi là où vous avez échoué dans les écoles à l’université dans les entreprises parce que vous n’avez en réalitè qu’un emploi subalterne. Je suis prêt à prendre le pari et de le gagner tellement vous puez la médiocrité. »

              C’est à moi que tu cause, DJAMEL, ou aux autres crétins ?


            • Forest Ent Forest Ent 5 juillet 2007 12:07

              Je n’aime pas Pinocchio, dont je pense qu’il aime trop le pouvoir pour gouverner.

              En tant que ministre, il n’a fait que de la cosmétique : parler de ce qu’il faudrait faire, prétendait faire, prétendait avoir fait. Faire passer 10 lois inutiles. Truander les stats de délinquance. Etc ...

              En tant que président, il semble parti comme Chirac en pire : laisser Raffarin se démerder sans espace de liberté avec des promesses irréconciables.

              Mais il a incontestablement un extraordinaire talent de communication, bien servi par un extraordinaire support médiatique. Son vocabulaire n’est pas choisi au hasard, il est dans l’air du temps. Il est entouré de pros de la com, comme Bernard Brochand de DDB, et sait utiliser des pros du lexique comme Hughes Cazenave.

              Quand on en fait la synthèse, Pinocchio parle clairement à la France du « non », qui constate que ses élites l’ont trahie et est prête à vomir les « intellectuels », les « parasites », etc..., tous sauf les responsables : les Trichet, Lamy, Messier, Jaffré, Sarkozy, Strauss-Kahn, Védrine, Fourtou, ...

              Notre nouvelle ministre des finances, Mme Lagarde, a été souvent considérée comme l’apôtre française de la mondialisation et du rapprochement économique et politique Fr-US. Tendances également favorisées par le ministre des AE, M Kouchner, et son coach élyséen, M Levitte. Notre secrétaire aux AE, M Jouyet, est également bien impliqué dans cette mouvance. Aux vrais leviers, nous avons la France du « oui ».

              Entre le discours présidentiel populo-noniste et le pouvoir réel ouiste, le fusible premier ministre devient inexistant. Il ne faudra pas 3 ans pour un clash et une mise à nu des vrais choix.

              Malheureusement, ce que les français retiendront surtout de l’échec de Pinocchio, c’est qu’il a légitimé leurs plus basses pulsions. J’ai bien peur que cela ne soit finalement qu’un petit pas de plus vers le chaos.


              • aurelien 5 juillet 2007 12:10

                Sarkozy, un idéologue, oui, un intellectuel, non et ce n’est pas un scoop.

                La communication du gouvernement n’encourage pas la réflexion mais use d’un matraquage plus ou moins répétitif de slogans, de tournures verbales, et d’une tendance très marquée à la personnalisation, comme le souligne l’article.

                « Elle se concentre sur la manipulation des émotions, au détriment des facultés de raisonnement et de jugement. » (source wikipédia), mais aussi dans un cadre de pensée réduit au plus simple appareil conceptuel politique.

                Le camp UMP commence à faiblir dans son système communicatif... on a comme l’impression d’une certaine répétition...beaucoup de personnes vont se lasser, tant mieux.


                • JL JL 5 juillet 2007 12:29

                  Et Calmos, il se classe où ?


                • JL JL 5 juillet 2007 12:49

                  Joli texte, bien écrit. Vous dites, citant Pasolini que «  »Il ne faudrait pas que le chef de l’Etat confonde, pour les cinq années qui viennent, le « parler vrai » avec une variante d’un nouveau « parler conforme », au risque de rendre, avec lui, toute la France un peu plus vulgaire«  ».

                  N’est-ce pas le but poursuivi ? Moucher pour le compte de ses « amis » cette France arrogante, au motif qu’elle n’a que ce qu’elle mérite ?

                  En réalité, c’est simple, au lieu d’être un guide, le chef de l’état se fait fossoyeur, il gère la déliquescence autant qu’il l’organise : déliquescence des institutions de la France, de son héritage, de sa culture et de ses lumières. Mais un fossoyeur n’est pas un idéologue, il est appointé. Celui-ci l’est grassement, par le parti des médias et de l’argent, lequel parti est aussi le parti de l’étranger.

                  Après ce coup d’état légal, le crime de haute trahison est aboli.


                • NPM 5 juillet 2007 12:51

                  Quand on sait faire, on fait, quand on ne sait pas faire, en enseigne, quand on ne sait rien du tout, on devient journaliste.


                • spartacus1 spartacus1 5 juillet 2007 14:03

                  Au fait, NPM, êtes-vous journaliste ?


                • NPM 5 juillet 2007 14:14

                  « Au fait, NPM, êtes-vous journaliste ? »

                  Non, car il faut être « fils de » pour l’être. Or je ne suis pas un fils de 68hard...

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