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Sarkozy, ou le triomphe des passions tristes

31 % au premier tour, 53 % au second. Nicolas Sarkozy a survolé les élections présidentielles de 2007. Pourtant, au soir de sa victoire, nombre de Français avaient, pour la première fois, honte d’être français. Outre la déception compréhensible de ceux qui ont perdu une bataille, quelque chose d’autre ne passait pas... Le sacre sarkozyste revêtait un caractère à la fois irréel et révoltant. Une haine sourde grondait. Une douleur aiguë et lancinante se faisait sentir, qui aurait bien du mal à passer. La cause de cette réaction, inédite à l’occasion de l’élection d’un président de la République, est à rechercher dans le comportement du vainqueur, dans sa stratégie de campagne, et son utilisation redoutablement dangereuse des passions tristes.

Nicolas Sarkozy est élu président de la République depuis maintenant cinq jours. Parmi les premières réactions, on aura pu noter celle, réjouie, du Medef, qui promet de « contribuer avec enthousiasme à l’écriture de la nouvelle page qui s’ouvre pour la France », ou encore celle, plus inattendue, du leader d’extrême droite autrichien Jörg Haider, qui considère que le nouveau président français s’inspire de son « modèle » : « C’est une ironie de l’histoire que les Français élisent maintenant leur Jörg Haider, et une satisfaction que le »Napoléon de poche« Jacques Chirac appartienne désormais au passé. » Quant à la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, elle estime que l’élection de Nicolas Sarkozy ouvre « une période excitante pour la France ». Condy ne s’y trompe pas, puisque 730 voitures ont brûlé dans le pays dès la nuit de son élection, et que de nombreuses manifestations hostiles ont pris le relai un peu partout sur le territoire depuis.

Pendant ce temps-là, Nicolas Sarkozy a pu commencer à mettre en pratique sa conception très « à l’américaine » de la présidence, et son idée - si chère à son coeur - selon laquelle les riches ne doivent plus avoir honte d’exhiber les fruits de leur réussite bien méritée, en s’offrant une petite croisière bien sympathique à Malte, à bord du superbe yacht de son ami, le milliardaire Vincent Bolloré, un yacht répondant au doux nom de Paloma, long de 60 mètres, avec jacuzzi sur le pont supérieur, que vous pourrez vous aussi, si le coeur vous en dit, louer pour quelques 193 431 euros la semaine pour vos prochaines escapades de winner... lorsque vous aurez eu la satisfaction préalable de travailler plus pour gagner plus. T’as trop raison Nico, quel intérêt d’avoir du temps libre quand on n’a pas de quoi payer à sa famille de vraies vacances dignes de ce nom ?

La France en mille morceaux

Prenons donc exemple sur les plus méritants des Français, les Neuilléens : « Les gens qui habitent Neuilly sont ceux qui se sont battus pour prendre plus de responsabilités, pour travailler plus que les autres » (Marianne, 14 au 20 avril 2007). Quelle belle parole Nicolas ! Gloire aux travailleurs de Neuilly ! Et honte aux « autres » (bande de fainiasses...) ! Telle est bien la France de Nicolas Sarkozy : une France clivée, divisée, entre battants et fainéants, bons travailleurs corvéables à merci et assistés misérables sur lesquels on peste avec rage, honnêtes gens revanchards qui ne jurent que par le triptyque « Travail-Famille-Patrie » et dégénérés de soixante-huitards avec lequels il faut en finir au plus vite, braves gens qui rasent les murs dans les cités et racailles à nettoyer d’urgence au Kärcher, Français-qui-se-lèvent-tôt-le-matin et Français-génétiquement-mal-barrés...

Nicolas Sarkozy veut être le président de tous les Français, c’est en effet la moindre des choses... Mais il n’a cessé, durant sa campagne, de dresser des Français contre d’autres Français, il a attisé les haines, les jalousies, les ressentiments de tous contre tous. Nombre de ses électeurs ont voulu porter au sommet de l’Etat un Père Fouettard, un homme qui leur promettait de punir certaines catégories de la population trop favorisées ou trop câlinées (à leur goût) jusqu’à maintenant. Ce sera dur de rallier ceux qu’on a traités - à des fins électoralistes - comme des ennemis.

Spinoza n’aurait pas voté Sarkozy

Nicolas Sarkozy a usé de la méthode la plus efficace qui soit pour accéder au pouvoir (et pour l’exercer ensuite). Il a joué sur nos « passions tristes » : « Inspirer des passions tristes est nécessaire à l’exercice du pouvoir », enseignait Gilles Deleuze dans un cours sur Spinoza prononcé à Vincennes le 24 janvier 1978. « Et Spinoza dit, dans le Traité théologico-politique, que c’est cela le lien profond entre le despote et le prêtre, ils ont besoin de la tristesse de leurs sujets. Là, vous comprenez bien qu’il ne prend pas tristesse dans un sens vague, il prend tristesse au sens rigoureux qu’il a su lui donner : la tristesse c’est l’affect en tant qu’il enveloppe la diminution de la puissance d’agir ».

Parmi ces passions tristes, la haine, l’envie, la jalousie, la colère, la vengeance furent particulièrement mises à profit par l’ancien ministre de l’Intérieur. Les boucs émissaires qu’il nous a trouvés ? Les « autres », c’est-à-dire : les assistés, les fonctionnaires (ces privilégiés...), les syndicalistes, les fraudeurs, les voyous, les racailles, « ceux qui profitent du système », « ceux qui demandent toujours et qui ne veulent jamais rien donner », et puis les égorgeurs de moutons, les soixante-huitards, les adeptes de la repentance, les élites de gauche - toujours du côté des délinquants et des assassins, jamais de celui des honnêtes gens, n’est-ce pas ? -, les juges trop laxistes de Bobigny, les policiers qui jouent au rugby avec les jeunes au lieu de les mettre en prison (revoyez cette séquence : quelle humiliation pour les policiers, quel sadisme de notre gendarme à Saint-Tropez !), et même les politiques et les technocrates (voyez ce morceau nauséeux du discours de Bercy), et j’en oublie sûrement.

Le (dé)goût des « autres »

Nicolas Sarkozy s’est voulu le candidat de « la France qui paie toujours pour tous les autres », « la France qui paie les conséquences de fautes qui ont été commises par d’autres »... les fameux « autres » dont nous venons de dresser une petite liste non exhaustive, et sur la haine desquels Sarkozy a construit sa victoire, en remuant les passions tristes de ses supporters... Cette méthode très efficace à court terme est néanmoins désastreuse sur le long terme : elle crée un climat malsain entre les gens, et ruine le peu d’unité qui peut exister entre membres d’une même nation. Les passions tristes parvenues au pouvoir sont, en quelque sorte, légitimées, elles n’ont plus à se cacher, à se modérer, à s’amender pour se renverser en passions joyeuses, qui, elles, unifient sainement le corps social.

On pourrait croire à une exception dans cet usage des passions tristes, lorsque Nicolas Sarkozy marque son rejet de la repentance, ce regard critique qu’un peuple porte sur son passé, et qu’il identifie à une « détestation de la France et de son Histoire ». Mais, en fait, non ; car la réhabilitation du pays se fait, chez lui, par la stigmatisation des repentants, la dénonciation d’autres coupables (irrépressible manie de se défausser en désignant dans le même mouvement un bouc émissaire), et passe finalement par une exaltation presque délirante de la fierté d’être Français. Sarkozy réinvente ainsi une histoire exclusivement glorieuse de la France, qui « n’a pas commis de crime contre l’humanité », « n’a jamais commis de génocide », « n’a pas inventé la solution finale » (petite douceur adressée à nos amis allemands...), mais « a inventé les droits de l’homme » ; et mieux encore, « la France est le pays du monde qui s’est le plus battu dans l’univers au service de la liberté des autres » (« dans l’univers » !). Oublié le régime collaborationniste de Vichy. Oubliés le Code noir et l’esclavagisme. Oubliée la colonisation. Entre la flagellation perpétuelle et l’oubli, il y a une marge évidemment, et une juste attitude à trouver, mais Nicolas Sarkozy ne fait pas dans la nuance ; il réécrit l’histoire au Kärcher, pour flatter la fibre la plus nationaliste d’un électorat en mal de grandeur mythifiée.

Singer le grand loup blanc

Le nouveau chef de l’Etat français partage ce dégoût pour la repentance avec celui qui lui aura servi de principal modèle durant toute sa campagne présidentielle : Jean-Marie Le Pen.

La campagne de Nicolas Sarkozy démarre, en effet, le 21 avril 2002. La démangeaison extrémiste est là en France, et Sarko la sent... comme un loup affamé flaire sa future proie aux quelques gouttes de sang qui perlent de ses blessures. Le Pen, en fin tacticien, en vieux loup de la politique, a depuis longtemps flairé les thèmes porteurs, ceux qui rencontrent le plus fort écho dans le peuple, le « petit peuple » si souvent méprisé et tellement courtisé à la fois. Il a compris que le moyen le plus simple de fédérer un grand nombre de sympathisants autour de soi, c’est de leur faire peur et de désigner des boucs émissaires, en promettant de « punir » ces derniers. Avec lui, le bouc émissaire était unique, c’était l’immigré, ou, dans un langage plus convenu, « la politique d’immigraton des gouvernements successifs de gauche comme de droite ». Sarkozy a repris à son compte la tactique lepéniste, mais en démultipliant les boucs émissaires, en divisant le pays à outrance.

Moi je dis les choses comme je pense

Le mimétisme avec Jean-Marie Le Pen se poursuit dans l’attitude de pourfendeur de tabous que Nicolas Sarkozy a, lui aussi, décidé de faire sienne. Le Pen disait : « Moi je dis tout haut ce que les gens pensent tout bas. » Sarkozy ne cesse d’user de cette formule : « Moi je dis les choses comme je pense », en ayant bien pris soin, au préalable, de dire que, dans ce pays, « on ne peut plus rien dire sur rien ». Son discours laisse constamment entendre que nous vivons sous le règne de la pensée unique, d’une quasi censure (instaurée par qui ?), et que lui seul vient parler vrai au milieu d’un discours trop policé et convenu. Lui, au moins, il parle franchement. Il n’hésite pas. Il n’a pas peur. Il ose ! Et puis, il parle comme les gens, les « vrais gens », ceux qu’il a découverts durant sa campagne : « Pendant des mois j’ai vu ce que le peuple vivait, ce qu’il ressentait, ce qu’il souffrait ». Il a vu les Français, ceux d’en-bas, les vrais, les authentiques. Et il a compris que parler comme eux, ça pouvait rapporter gros : « Vous savez pourquoi je suis tellement populaire ? Parce que je parle comme les gens » (déclaration d’avril 2004, reprise dans Marianne). Alors il parle de « racailles », car dans les banlieues, les gens ils parlent comme ça, les jeunes ils se parlent comme ça. Y a pas à être choqué ! Les Français veulent que leurs représentants politiques leur ressemblent, soient, le cas échéant, aussi vulgaires qu’eux. Pas de chichi ! Sarkozy exauce ce voeu.

Les gens qui apprécient ces manières de faire se trompent, car évidemment l’authenticité est feinte, calculée, méprisante - et méprisable. Et puis, surtout, dire tout haut ce qu’on pense tout bas, cela n’est pas penser : « Bien penser, cela ne va pas de soi. [...] Si vous vous laissez aller, vous êtes pris par quelque chose qui n’est pas vous [...]. La nature mécanique nous guette toujours et nous tient toujours. [...] On pense faux comme on chante faux, par ne point se gouverner. [...] Bien penser est une chose que l’on se doit à soi-même, et qu’il faut vouloir. Ainsi l’homme n’est pas un spectacle permis à lui-même ; ni permis, ni possible ». C’est toute la sagesse du philosophe Alain dans ses Propos, et notamment celui-ci, « Régler ses pensées », du 7 août 1929. Penser, c’est corriger ce qu’on pense, redresser constamment ses pensées, qui, sans cet effort, deviennent animales, et proprement étrangères à nous-mêmes - indignes de l’Homme.

Sarkozy, qui assimile la liberté à la transgression, ne se prive pas pour transgresser les odieux carcans de la pensée unique. Il lance ainsi des débats scientifiques, en toute liberté, sur le déterminisme génétique par exemple, il donne son avis à lui, sans prendre la peine de s’en référer aux autorités compétentes. Et sur quoi fonde-t-il ses convictions ? Sur sa propre expérience : « Moi j’ai jamais eu la pulsion d’aller violer un enfant de trois ans, j’en ai aucun mérite, et je ne pense pas que c’est mon éducation qui m’ait porté à ne pas avoir eu cette pulsion... » Ou encore : « Je ne me souviens pas moi, quand j’avais 14 ou 15 ans, d’avoir réfléchi à mon identité sexuelle, je suis hétérosexuel... Je ne me suis pas longuement interrogé pour savoir si j’aimais les hommes ou les femmes... » Ajoutant, au passage, que la campagne présidentielle est « un grand moment de sectarisme » (toujours cette foutue censure... à laquelle lui seul échappe). Alors, certes, Sarkozy ne prétend pas trancher les questions de manière définitive, l’infaillibilité papale ne fait pas encore partie de ses prérogatives. Mais il ose tout de même donner ses vérités scientifiques à lui. Un peu comme Le Pen lançait, lui aussi, des « débats », sur l’existence et l’inégalité des « races », contre l’avis de tous les scientifiques. Et lui aussi fondait ses convictions sur l’évidence (« Il y a des Noirs, il y a des Jaunes... »), le bon sens populaire, n’omettant pas de dénoncer « l’inhibition sémantique » des frileux...

N’ayez pas peur ! J’arrive...

Avec Le Pen, on était aussi habitué à l’exploitation éhontée des faits divers les plus sordides, des crimes les plus atroces, que le brillant tribun s’évertuait à narrer dans le détail jusqu’à faire frémir son auditoire, lors de dîners dont il s’était fait une spécialité, et qui lui permettait de conclure, solennellement, à la nécessité du retour de la peine de mort. Sarkozy a su, lui aussi, instrumentaliser les pires crimes de sang, sans une once de pudeur, pour justifier sa politique répressive (qu’il n’a pourtant pas su mettre en oeuvre durant ses nombreuses années passées place Beauvau), ou, du moins, pour se donner l’image du chef autoritaire et impitoyable qu’appelle de ses voeux le vengeur masqué qui sommeille en chacun d’entre nous, dès lors qu’il est confronté à l’horreur, à l’innommable barbarie qui fauche les vies innocentes.

Morceaux choisis du discours de Bercy : « Je suis allé à la rencontre des Français [...] avec en moi le souvenir de cette famille à la Courneuve qui pleurait la mort d’un petit garçon de onze ans. C’était le jour de la fête des pères, deux bandes rivales s’affrontaient au pied de l’immeuble, il a pris une balle perdue. C’était le jour où j’ai parlé du Kärcher. Je ne regrette rien [c’est le même homme qui avait déclaré très cyniquement à l’époque : »Kärcher en septembre, 200 000 adhérents [à l’UMP] en novembre« ...]. Je suis allé à la rencontre des Français avec dans ma mémoire la douleur des parents de cette jeune fille brûlée vive dans un bus auquel des voyous avaient mis le feu pour s’amuser. J’y suis allé avec dans la tête la voix de ce petit garçon que je tenais par la main devant le cercueil de son père gendarme et qui me tirait par la manche en me disant : »Sors mon papa de la boîte !« J’y suis allé avec devant les yeux l’image de la jeune Ghofrane battue à mort et atrocement torturée parce qu’elle refusait de donner son numéro de carte bleue à ses bourreaux. [...] Je suis allé à la rencontre des Français avec en moi le souvenir de ces familles immigrées, de ces pères, de ces mères, de ces enfants brûlés vifs dans l’incendie de cet hôtel sordide où on les avait entassés parce qu’on n’avait pas les moyens de les loger plus convenablement. »

Certains, manifestement majoritaires aujourd’hui, apprécient ce genre de discours ; d’autres, peut-être minoritaires, continuent de ressentir un profond dégoût face à une telle manipulation émotionnelle de l’opinion. Car après avoir suscité l’effroi silencieux de l’assistance, avec tant de malheur et d’horreur exposés, on ne tarde pas à désigner du doigt un coupable - dont il ne viendra à l’idée de personne de contester la culpabilité -, et l’on se présente - tel un messie vengeur - comme celui qui saura le « liquidier »...

Pour une contre-révolution morale

L’ennemi à abattre, c’est l’esprit de Mai 68, ce fantôme persistant, qui, depuis près de quarante ans, plânerait sur la République, et lui empoisonnerait l’âme. Une République comme possédée par le démon de 68, et qui aurait besoin de toute urgence d’un grand « désenvoûtement » mené par notre nouvel exorciste, Sarkozy. Celui-ci emprunte son diagnostic au bon médecin Le Pen, qui imputait déjà à cette date « maléfique » de Mai 68 l’origine du laxisme moral français, par exemple dans ce discours sur la peine de mort du 20 mai 2006 (à la 7e minute). Une bonne introduction au discours terrible de Bercy que tint Sarkozy à la veille du second tour, et dans lequel il se livra à une charge haineuse, d’une violence inouïe, à l’encontre d’un héritage rendu responsable d’à peu près tous nos maux.

Sarkozy (ou plutôt Henri Guaino, l’auteur de ses discours récents) met parfois justement le doigt là où ça fait mal, sur les promesses non tenues de Mai 68 à l’égard des travailleurs, et joue sur les passions tristes de ces derniers : « Sarkozy joue du ressentiment des classes populaires qui se sont senties méprisées par l’idéologie soixante-huitarde », remarque le sociologue Jean-Pierre Le Goff, cité dans Libération du 4 mai 2007. Sa dénonciation du communautarisme soixante-huitard est, en revanche, plus choquante, venant d’un homme qui n’a cessé, ces dernières années, de « communautariser » la France (lire, à ce propos, cette bonne synthèse de l’Observatoire du communautarisme intitulée « Du communautarisme au républicanisme incantatoire : que penser du revirement rhétorique de Nicolas Sarkozy ? »). Carrément culottée enfin, la filiation que Sarkozy établit entre Mai 68 et les 8,5 millions d’euros de prime de départ et de stocks options de Noël Forgeard : « Voyez comment le culte de l’argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portés par les valeurs de mai 68. Voyez comment la contestation de tous les repères éthiques, de toutes les valeurs morales [...] a préparé le terrain au capitalisme sans scrupule et sans éthique des parachutes en or, des retraites chapeaux et des patrons voyous... »

Dans Libération du 2 mai 2007, l’historien Henry Rousso, ancien directeur de l’Institut d’histoire du temps présent, rapprochait l’attitude de Sarkozy de celle des contre-révolutionnaires du XIXe siècle, consistant à « voir dans un événement historique révolutionnaire qu’on qualifie de maléfique les causes d’un supposé déclin français ». Et de lui rétorquer, sans ménagement : « C’est un argument fantasmagorique, qui ne tient pas sur le plan historique. [...] Faire de 68 la cause unique de toutes les valeurs dominantes aujourd’hui est une absurdité. » Selon l’historien, Sarkozy veut définir une culture de droite « en érigeant un ennemi imaginaire. Il reproche à Ségolène Royal et à la gauche de le diaboliser, mais c’est ce qu’il fait : il érige Mai 68 en une sorte de figure du diable... absolument indéfinissable. »

Un drôle de moralisateur

L’objectif essentiel que se fixe Nicolas Sarkozy, c’est de mettre en oeuvre « la grande réforme intellectuelle et morale dont la France a une nouvelle fois besoin ». De la morale avant toute chose ! « Le mot »morale« ne me fait pas peur. La morale, après mai 68, on ne pouvait plus en parler », lançait Sarkozy à Bercy, lui qui n’a décidément peur de rien. Eh bien parlons-en de morale !

Nicolas Sarkozy veut réhausser « le niveau moral de la politique ». Mais est-ce que c’est moral, lorsque l’on est ministre de l’Intérieur et favori de la future élection présidentielle, de pratiquer l’intimidation sur des journalistes ? De faire virer un journaliste du Figaro-Magazine, Joseph Macé-Scaron ? De faire virer le directeur de la rédaction de Paris-Match, Alain Genestar ? De censurer la biographie de sa femme Cécilia, Entre le coeur et la raison ? D’ignorer la séparation des pouvoirs, et de mépriser l’indépendance de la justice ? Est-ce moral de critiquer des Etats-Unis l’arrogance de la France lors de son refus de la guerre en Irak ? Est-ce bien moral d’aller à la pêche aux électeurs frontistes en dénonçant, sur TF1, devant des millions de téléspectateurs, les musulmans qui égorgeraient le mouton dans leur appartement, pour ensuite regretter ces propos, en petit comité, devant une association de jeunes de Nanterre ? Est-ce acceptable de se dire fier de son bilan de ministre de l’Intérieur, sur lequel on prétend être jugé, alors que Alain Bauer, président de l’observatoire national de la délinquance, affirme que « l’indicateur de la violence a continué imperturbablement à monter depuis 1994 », et que Sébastian Roché, secrétaire général de la société européenne de criminologie, parle d’un « bilan globalement négatif » ? Est-ce moral, pour l’ancien maire de Neuilly-sur-Seine (de 1983 à 2002), de n’avoir pas respecté la loi SRU (Solidarité et nenouvellement urbain) ? Et puis, dire tout et son contraire, est-ce moral ? Et mentir ? (voir cet « article-somme »)

Et que dire des allégations du fameux numéro de Marianne de l’avant-premier-tour ? « A entendre les chiraquiens, même ceux qui se sont ralliés à son panache, c’est lui, Sarkozy, qui, ministre du Budget de Balladur, lança la justice sur la piste du scandale des HLM de Paris [...]. Objectif ? Abattre Chirac ! C’est lui encore, prétendent-ils, qui aurait fait révéler, au Canard enchaîné, l’affaire de l’appartement d’Hervé Gaymard, en qui il voyait un adversaire. » Ou encore, dans un autre registre : «  Se faire, fût-ce en partie, offrir un luxueux appartement aménagé par le promoteur qu’on a systématiquement favorisé en tant que maire, et dans l’espace dont on a, toujours comme maire, financé l’aménagement, est-ce un exemple d’attitude hautement morale ? [...] Publier un livre consacré à l’ancien ministre Georges Mandel qui se révèle, pour partie au moins, être un plagiat coupé-collé de la thèse universitaire de Bertrand Favreau, certaines erreurs comprises, est-ce la quintessence du moralisme intégral ? » Etc. Etc. Il y aurait toute une page de l’hebdomadaire à citer...

Kärchériser Bercy ?

Si Sarkozy n’est pas un parangon de vertu, ses amis politiques ne brillent pas tous non plus par leur probité : Patrick Balkany, Alain Carignon, Gérard Longuet, Alain Juppé, Bernard Tapie ou Charles Pasqua sont des spécimens de choix, qui ont tous eu très sérieusement maille à partir avec la justice. Eric Besson, inconnu du grand public avant la campagne, sera devenu, au terme de celle-ci, l’incarnation même de la traîtrise. Même si la concurrence était rude cette année : entre Tapie, Séguéla, Sevran et Hanin, le choix pouvait demander réflexion...

Tout ce beau monde a donc rejoint la France de TF1... pardon, la France sarkozyste, qui, elle, a réussi à échapper à la décadence morale de notre temps, n’a jamais cédé au « relativisme intellectuel et moral », n’a jamais perdu de vue la « différence entre le beau et le laid », avec des figures de proue comme Steevy du Loft, Miss Dominique de La Nouvelle Star, Doc Gynéco de Nice People (condamné aussi pour fraude fiscale), Richard Virenque et Marielle Goitschel de Je suis une célébrité, sortez-moi de là !, le big boss Arthur, vice-président d’Endemol France, cette merveilleuse société qui nous gratifie des plus belles émissions de la télévision française, qui participent activement à élever le niveau de conscience des futurs électeurs : Loft Story, Nice People, La Ferme Célébrités, 1ere Compagnie, Star Academy, Opération Séduction, 120 minutes de bonheur... sans oublier les sensationnels Véronique Genest de Julie Lescaut, Roger Hanin de Navarro, Bernard Tapie de Commissaire Valence, Henri Leconte et Johnny, nos exilés suisses, et puis Carlos, Thierry Roland, Philippe Candeloro, Rika Zaraï, Michou, Gilbert Montagné (c’est le raffinement de la beaufitude...), on se croirait presque sur le plateau des Enfants de la télé... avec Enrico bien sûr et Christian Clavier (l’autre mauvais sosie de Louis de Funès, lui aussi en beaucoup moins drôle)... et puis Charlotte Rampling, qui fait un peu tache au milieu de toutes ces lumières... et je gardais le meilleur pour la fin : Charles Villeneuve, le déjà mythique présentateur du Droit de savoir, cette émission de TF1 absolument neutre politiquement, qui, entre les deux tours de la présidentielle, le 1er mai, jour de la fête du Travail, aura eu l’ingénieuse idée de programmer un numéro consacré... aux faux chômeurs ! RMIstes fraudeurs ! et malades imaginaires ! Quelle coïncidence de retrouver là les boucs émissaires privilégiés de Nicolas Sarkozy ! Et j’oubliais, dans l’assistance du Palais Omnisports de Paris-Bercy, celui qui détient 42,9 % de la chaîne TF1, Martin Bouygues. La grande famille de « la France d’après » réunie au grand complet !

Un conflit de valeurs

Nicolas Sarkozy a gagné une élection qu’il a placée sous le signe des valeurs - et qui ne se réduisent certes pas à celles qu’incarnent les grands personnnages évoqués à l’instant... Il a voulu qu’on parle "sans complexe" de l’identité nationale. Et cette discussion a créé un sacré malaise, qui se ressent en ce tout début de mandature. Car Nicolas Sarkozy a "joué", là encore, sur ce thème. Il a fait mine de défendre un héritage moral français, alors qu’il n’en défendait en réalité qu’une partie, l’air de rien. En gros, la défense de l’identité nationale s’est réduite, avec lui, à une réponse ferme et sans détour à la "menace" islamiste. "On n’égorge pas le mouton dans son appartement" est la formule choc qui résume toute cette campagne "morale" de Nicolas Sarkozy. Bien sûr, on peut l’enrichir un peu, comme cela été fait sur Radio-Notre-Dame le 26 avril 2007 : "La polygamie, c’est pas en France, l’excision, c’est pas en France, le voile obligatoire, c’est pas en France, la loi des grands frères qui choisissent les relations de leurs soeurs, c’est pas en France, le père qui oblige la fille à se marier avec quelqu’un, c’est pas en France... Je leur dis tranquillement et simplement, que nul ne doit être condamné à vivre dans un pays qu’il n’aime pas." Si l’on met de côté le ton un brin méprisant utilisé par l’ancien candidat de l’UMP, on peut et on doit même être d’accord sur le fond. Le problème est ailleurs.

D’abord, en prétendant parler d’identité nationale, Sarkozy (incorrigible) montre encore du doigt un bouc émissaire : cette fois, c’est le musulman. Selon le sociologue Emmanuel Todd, cette stratégie classique consistant à désigner des boucs émissaires permet à des responsables politiques incapables de régler les problèmes économiques fondamentaux qui se posent au pays de faire diversion. C’est un aveu (à peine déguisé) d’impuissance. Ensuite, et c’est là que se situe peut-être la plus grosse imposture, Nicolas Sarkozy nous indique, par l’idée même de son ministère de l’immigration et de l’identité nationale, qu’il résume la question de l’identité française à celle de l’assimilation des immigrés ; il réduit cette question, au fond, à l’égalité hommes-femmes et au rejet de certaines coutumes venues d’ailleurs. Emmanuel Todd pointe cette imposture : car la France, c’est aussi "le pays de l’égalité", "du respect de la population", "attaché à des valeurs universalistes", alors que Sarkozy "ne croit pas en l’égalité", "promet d’être dur aux faibles". C’est encore lui "qui est allé faire des génuflexions devant Bush", "qui a trahi la tradition gaulliste". En conséquence de quoi Todd prétend que Sarkozy est "en réel conflit avec l’identité nationale", "ne sait pas ce qu’est la France", et finalement "ne considère pas que Sarkozy aime la France".

On pourrait encore ajouter que la France est un pays profondément attaché à sa laïcité, et que le nouveau président de la République n’a pas montré de très sérieux gages en cette matière cruciale. En témoignent les inquiétudes exprimée par le philosophe Henri Pena-Ruiz, dans une tribune du 15 février 2007 adressée à celui qui était encore ministre de l’Intérieur. Et puis, pour ceux qui auraient déjà oublié les convictions de leur nouveau président en matière religieuse, rafraîchissons-leur la mémoire, avec ces quelques réflexions tirées du livre de Nicolas Sarkozy, La République, les religions, l’espérance, paru en 2004 : "Je crois au besoin de religieux pour la majorité des femmes et des hommes de notre siècle. [...] On ne peut pas éduquer les jeunes en s’appuyant exclusivement sur des valeurs temporelles, matérielles, voire même républicaines. [...] La dimension morale est plus solide, plus enracinée lorsqu’elle procède d’une démarche spirituelle, religieuse, plutôt que lorsqu’elle cherche sa source dans le débat politique ou dans le modèle républicain." Dit autrement : iI est impossible d’éduquer un enfant de façon purement laïque, sans l’assistance nécessaire de la religion. Une vie athée est impensable. On comprend mieux les frictions qui animèrent son entretien avec l’athéiste Michel Onfray...

Puisqu’il faut croire...

Tenant d’une politique économique que d’aucuns qualifient d’ultra-libérale, et qui devrait précariser les moins nantis - si l’on en croit l’analyse du collectif de militants et de chercheurs "L’Autre campagne" et son film Réfutations -, Nicolas Sarkozy a pourtant réussi le tour de force de les ramener à lui, "tous ces sans grade, tous ces anonymes, tous ces gens ordinaires auxquels on ne fait pas attention, que l’on ne veut pas écouter, que l’on ne veut pas entendre", et ce par l’adoption d’une posture autoritaire, de chef, contempteur de la décadence intellectuelle et morale, annonçant la liquidation et la mort de la pensée 68, et le retour aux bonnes vieilles valeurs traditionnelles et religieuses (on se demande, au passage, qui peut bien être ce "on" dans la bouche de Sarko... c’est quand même un homme qui a été ministre de l’Intérieur depuis 2002 et qui était ministre du Budget dès 1993 qui parle... et qui nous avoue donc que, jusqu’ici, il n’a pas fait attention aux gens ordinaires... c’est bien cela qu’il faut comprendre ?). Tour de passe-passe coutumier de toutes les droites dures, et des néoconservateurs américains en particulier. Libéralisme dur dans une main, valeurs morales réactionnaires et autoritarisme liberticide dans l’autre ; la deuxième main vient remédier - très superficiellement - aux maux infligés par la première : d’un côté, on mine la cohésion sociale, on crée du malaise et du désordre, de l’autre, on vient apaiser les âmes désespérées et on mate les perdants - potentiellement réfractaires - du système. Un cocktail classique qui a fait ses preuves, qui endort le pauvre terrorisé et stimule le riche jamais rassasié.

Le climat anxiogène installé par Sarkozy durant sa longue campagne (démarrée il y a cinq ans déjà) perdure dans ces premiers jours de son "ère". La gauche et Libération nous promettent de la casse, des "fractures" ; le Front national, via Alain Soral, nous assure, de son côté, que le programme du nouveau président reprend à 90 % le sien propre (dans son pan "économico-social"). Soral, qui n’imagine pas une seconde que Sarkozy le mettra réellement en oeuvre, promet néanmoins, au cas improbable où il le ferait, d’aller "lui baiser les pieds". Fractures promises, convergences "extrémistes"... Pas de quoi rassurer tout le monde. La balle est maintenant dans le camp de Nicolas Sarkozy : saura-t-il devenir le président de tous les Français ? saura-t-il sortir de l’image caricaturale qui lui colle à la peau ? et apaiser l’incroyable défiance d’un nombre considérable de Français, dont rend compte un clip circulant sur Dailymotion, déjà vu plus de deux millions de fois, et redoutablement flippant : Le vrai Sarkozy ? Puisque Nicolas se veut l’apôtre de l’espérance, nous le suivrons sur ce point : nous espérerons en lui, à défaut de croire.


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435 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 11 mai 2007 12:13

    Franchement vous devriez avoir honte d’écrire vote refus d’un vote citoyen et républicain et un vote de masse comme jamais en France.

    Vous écrivez « Pourtant, au soir de sa victoire, nombre de Français avaient, pour la première fois, honte d’être Français. »

    Je suis français et comme une grosse majorité de français nous sommes heureux et fière d’être français comme tous les français dans ce pays.

    Si vous n’etes pas français,libre à vous de rentrez dans votre pays ou d’aller dans un autre pays car votre article est haineux et raciste avec des connotations anti-français.

    Généralement ce type d’argumentation « nombre de Français avaient, pour la première fois, honte d’être Français. » vient de personnes qui ne se sont jamais intégré à la société française et refuse la laicité française et ont des idées obscurantismes sur les femmes.

    Oui,la France était heureuse d’un changement de société et elle à fait la fête le jour de la victoire d’un homme qui avait un projet de société.

    La France respire,elle est belle et l’avenir est magnifique.

    Votre refus de la démocratie démontre bien le danger qu’il y a dans ce pays des extrèmistes d’un nouveau fascismes rampants prêt à tout pour déstabiliser la république et détruire la démocratie.

    Si vous le pouviez,vous assasineriez notre président élu démocratiquement.


    • Gazi BORAT 11 mai 2007 12:55

      @ lerma

      « refus de démocratie »

      Pourquoi systématiquement la moindre critique de votre idole est-elle perçue par vous comme un refus de démocratie ?

      Nicolas Sarkozy a été choisi par une majorité de votants dans une proportion qui ne dépasse que de très peu les 50 %

      Ce qui en fait le président de la moitié des Français et place donc ses partisans dans une catégorie que l’on appelle traditionnellement la majorité et ses opposants dans une autre catégorie que l’on appelle tout aussi traditionnellement l’opposition.

      Notre système restant à ce jour une démocratie, il est donc permis à la catégorie dite « opposition » d’exprimer ses critiques..

      Aurais-je tort ? Après tout, aujourd’hui, tout devient peut-être possible..

      gAZi bORAt


    • Simon 11 mai 2007 13:08

      Toujours les mêmes messages ... http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie

      Nous ne sommes pas dans une démocratie de sondages, la majorité ne suffit pas. Elle ne suffira jamais à faire oublier que la démocratie, c’est le pluralisme des idées et la liberté de les affirmer. Nicolas Sarkozy est le président de la République. D’accord, mais en aucun cas un président dirige seul. L’inversion des calendriers électoraux permet les pleins pouvoirs à un seul régime, baillonant gravement tout autre mouvement de parole. Cela n’est pas normal. Comment faire croire que le citoyen est représenté, quand la politique est unidirectionnelle ?


    • Ac- 11 mai 2007 14:31

      Sarkosy a eu 53 % des voix, il n’est pas le président de 53 % des français, mais de tous les français, puisque, comme vous vous plaisez à le répéter, « nous sommes en démocratie »

      Et si vous n’êtes pas contents c’est pareil. La prochaine fois réflechissez plus avant de soutenir Royal, et demandez vous pourquoi tout le monde dans l’entourage de Sarkosy craignait d’être opposés à DSK.


    • poonk poonk 11 mai 2007 15:10

      Cher adorateur borné de la pensée sarkoziste, permettez-moi de vous dire que vous confondez visiblement deux notions : celle de démocratie, qui consiste à élire un pouvoir à la majorité, et à en contester les abus par la liberté d’expression et la libre information ; et celle du totalitarisme, qui n’accepte pas la critique, la réprime par la violence (verbale ou physique), les menaces, et un vide argumentaire d’une amplitude sidérale. Le lavage de cerveau a très bien fonctionné. L’anti-France, c’est comme ça que la tyrannie (pourtant dénoncée dans La Marseillaise) balance dans le même panier d’injure toute pensée contraire à la sienne. Finalement vous ne faites ici qu’une chose : prouver l’effroyable efficacité du lavage de cerveau généralisé.

      À l’auteur : excellent article qui donne un éclairage philosophique sur la situation telle qu’elle est vraiment.


    • Len 11 mai 2007 15:35

      Merci pour cet très bon article.

      Mais au-delà de cet article, c’est la réaction des pro-Sarko qui est totalement sidérante, et qui m’attriste pour l’avenir smiley

      Messieurs les pro-Sarkozyste, la Démocratie ne se limite pas à mettre un bulletin dans l’urne, comme l’a fait remarqué l’auteur. C’est aussi tout un ensemble d’autres principes, dont la liberté de parole et d’opinion. Ainsi nous refuser le droit de discuter, analyser critiquer cette élection est un acte anti-démocratique.


    • Dégueuloir Dégueuloir 11 mai 2007 15:38

      nous sommes rentré de plein pied dans la dictature médiatique,celle de la manipulation et de la désinformation,François Bayrou a dénoncé cet état de fait,seul internet fera barrage à cet ignominie comme la radio dans les années noires de la 2 éme guerre mondiale....et puis la génération vieillissante qui porte la droite au pouvoir depuis 50 ans ne sera plus là dans 5/10ans,la génération 68 va prendre la place !!! à moins que Sarkoléon les liquident .... smiley


    • Ac- 11 mai 2007 17:03

      Tout à fait, vous avez raison. la démocratie, c’est le respect de l’opinion adverse ; la liberté d’expression. Et donc, bloquer une université avant même l’investiture, c’est bien entendu une marque de démocratie.

      Pour votre info, je ne suis pas pro-sarko, mais pro-dsk. Mais, en anticipant sur vos propos, DSK doit sans doute être à vos yeux un traitre qui ne cherche que le pouvoir. A ceux là, je ne dirai qu’une seule chose. Le soir de la défaite (oui oui, la défaite, je vous jure), Royal sourait, chantait. On s’est dit super, elle garde la tête haute c’est une battante. DSK, exactement en même temps, avait mauvaise mine, l’air sévère. On s’est dit quel salaud, il est pas content, il veut enfoncer Royal. Et pendant ce temps, dans les quartiers pauvres, les banlieues, les gens ont deserté les lieux de rassemblement, certains ont pleuré. Tous ceux là savaient ce que voulait dire la défaite. Je vois venir vos réactions d’ici peu, vous allez me faire de longues plaidoieries sur Royal, elle a fait bouger les lignes, etc... non. Elle a perdu.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 mai 2007 17:08

      A Lerma. Personne ne devrait penser que la France a été violée ; elle a été séduite. Elle est majeure et c’est son droit. Cela dit, je pense qu’il faut voir les choix pour demain, lesquels semblent être une convergence démocratique vers le Centre ou une politique volontariste. Sarkozy a le profil d’un homme fort.

      Au lieu de se voiler la face et de se gargariser de mots d’une autre époque, il faudrait simplement, lucidement, choisir laquelle des alternatives répond le mieux à la situation.

      La situation, c’est celle d’un pays moderne si complexe et où l’interdépendance entre les acteurs est si cruciale, qu’il n’y a finalement qu’UNE politique a suivre, imposée par la réalité. Cette politique doit faire raisonnablement consensus.

      L’hypothèse démocratique est que la Gauche comme la Droite évoluent vers le Centre, où se forment deux partis, devenus l’un comme l’autre plus centriste. Ces partis tendent indéfiniment vers le Centre jusqu’à devenir interchangeables, les divergences étant mineures et largement cosmétiques. C’est la situation qui prévaut aux USA depuis longtemps et, depuis peu, au U.K. également.

      C’est ce désir d’un consensus au Centre qui a créé Bayrou durant la campagne, mais il faut se souvenir que tout choix est essentiellement binaire 0/1. Ce choix n’apparaît parfois plus subtil, que parce qu’on combine inconsciemment plusieurs décisions sequentielles. L’émergence d’un Centre Bayrou/MD ne se soldera donc pas par un systeme tripartie permanent, seulement par un correctif, pour qu’au mouvement vers le centre de la Gauche corresponde aussi un déplacement vers le centre de la Droite

      Quand on parle d’un MD remplaçant le PS face à l’UMP,on ne change pas cette structure bipolaire essentielle ; on parle d’une « droitisation » cyclique de l’électorat en bloc, mais Quand l’équilibre se rétablira, on aura encore deux partis. Que ce soit Bayrou ou un autre qui occupe l’un des pôles est donc relativement anodin.

      C’est cette hypothèse démocratique d’un consensus au Centre qui se réalise, si le peuple décide de créer en juin un pouvoir législatif qui fera pendant à celui du Président. Cette évolution, toutefois n’est pas la seule possible. Si la France veut des résultats plus qu’elle ne veut des principes, sa droitisation actuelle peut lui faire accepter un consensus qui ne soit pas au centre et elle peut choisir une alternative « moins démocratique ». Ce ne serait pas la première fois qu’elle prendrai congé des valeurs républicaines.

      Si la France ne veut pas un équilibre un peu, mais beaucoup plus a droite et fait consensus pour une politique volontariste, elle donnera une majorité absolue à l’UMP et les choses peuvent vraiment changer. Pour le meilleur ou pour le pire, car PERSONNE ne sait ce que Sarkozy fera, sauf qu’il fera ce excatement qu’il veut faire. J’ai déjà parlé d’un « Président-prince », dans la tradition du Prince-président. La France y va tout droit.

      C’est à la France de choisir, et tant que ce choix reste libre, il n’y a pas à le contester. Si on veut que la démocratie ait aussi une chance de séduire, toutefois, il faudrait penser à la vêtir de neuf, ar celle que nous avons est bien poussiéreuse. http://www.nouvellesociete.org/6.html

      Pierre JC Allard


    • Ptit Dino Ptit Dino 11 mai 2007 17:09

      Bonjour,

      @Simon il me semble que l’inversion du calendrier était une idée de Jospin afin de « garantir » une victoire du parti socialiste aux législatives en 2002. Je pense que depuis, le PS s’en mord les doigts.

      @lerma Je suis désolé d’être du même bord que vous, car l’utilisation de fasciste comme une insulte montre que l’on ne sait pas ce qu’était le fascisme. smiley


    • Dégueuloir Dégueuloir 11 mai 2007 17:17

      ce type est autant méprisant que méprisable,il a fracturé la république et celle-ci va continuer à se fracturer encore plus jusqu’à la rupture totale,que de regrets de la part de ce qui l’on porté au pouvoir,ils morfleront comme les autres....


    • citoyen citoyen 12 mai 2007 09:35

      Je trouve l’article de l’auteur tout à fait pertinent, bien construit et sans excès et surtout renvoyant systématiquement sur d’autres liens permettant de construire son opinion, aussi le qualifier de « fasciste » démontre bien votre tendance à l’a priori, aux préjugés S’il faut craindre un nouveau fascisme, c’est celui de la République sondagière (voir mon article à ce sujet sur mon blog ou à paraître ici même) telle qu’elle apparaît au grand jour ce matin même smiley


    • IP115 12 mai 2007 11:07

      @Lerma, Actias, Ac- et tous ceux qui sont « cachés » par ces grands démocrates censureurs de cette gôche française que nous envie toute la planète !

      Non seulement, la petite bande de gauchos anti-sarkoziste refusent d’accepter leur débâcle électorale, mais ils viennent maintenant nous expliquer qu’il faudrait changer les institutions sous prétexte qu’elles ne leur sont pas favorables. Je crains qu’après 2002 et 2007, ils n’aient toujours pas compris que ce sont de leurs idéologies obsolètes dont l’immense majorité ne veux plus, ce que même les plus lucides d’entre eux reconnaissent et ce que les législatives vont confirmer (avez vous remarqué qu’ils ne se battent pas vraiment à la tête du PS pour conduire ces législatives 2007 ? Royal annonce même qu’elle ne se présentera pas à la députation).

      Alors ils en sont réduit à conduire des combats d’arrière garde : les politiciens de droite (attention ne pas confondre avec ceux de gauche) sont tous des pourris, les électeurs de droites sont des idiots (ben forcément puisqu’ils ne votent pas à gauche), et vous pouvez les croire car ce sont des gens au dessus de tout ça et ils font partie de l’élite, celle qui pense et qui sait, pas celles qui vote bêtement ... Et c’est pour éviter que des gens de gauche (vous savez ces électeurs fins, instruits et sensibles) ne puissent être heurtés par des propos de pro-Sarkozy qu’ils les censurent.

      Aussi, et pour que vous aider à « dialoguer » avec des « intellectuels de gôche » sans risque d’être censuré, je vais vous montrer le post type de l’intellectuel de gauche (sans oublier leurs amis d’extrême gauche) :

      " > Sarkozy, ou le triomphe des passions tristes
      - par didu (IP:xxx.x6.147.127) le 11 mai 2007 à 13H02

      Excellent article.

      Réagir à l’article | Réagir au commentaire | SIGNALER UN ABUS commentaire constructif ? 15 "

      Vous voyez, impeccable et sans bavure, ça vaut largement son +15 (et si vous rajoutés que Sarko c’est un fachos, ça monte à +30, simple, non ? Rien à voir avec ceux de lerma (-53), Actias (-26), AC- (-19) que je vais m’empresser de dé-censurer (Et j’encourage tous ceux qui sont censurés à en faire autant) !

      Allez maintenant que vous avez compris, bon « débat » ... smiley


    • IP115 12 mai 2007 11:10

      Qui a dit déjà : "je n’aime pas ce que vous dites mais ... ?

      " par lerma (IP:xxx.x1.72.24) le 11 mai 2007 à 12H13

      [Cacher le texte] Franchement vous devriez avoir honte d’écrire vote refus d’un vote citoyen et républicain et un vote de masse comme jamais en France. Vous écrivez « Pourtant, au soir de sa victoire, nombre de Français avaient, pour la première fois, honte d’être Français. »

      Je suis français et comme une grosse majorité de français nous sommes heureux et fière d’être français comme tous les français dans ce pays.

      Si vous n’etes pas français,libre à vous de rentrez dans votre pays ou d’aller dans un autre pays car votre article est haineux et raciste avec des connotations anti-français.

      Généralement ce type d’argumentation « nombre de Français avaient, pour la première fois, honte d’être Français. » vient de personnes qui ne se sont jamais intégré à la société française et refuse la laicité française et ont des idées obscurantismes sur les femmes.

      Oui,la France était heureuse d’un changement de société et elle à fait la fête le jour de la victoire d’un homme qui avait un projet de société.

      La France respire,elle est belle et l’avenir est magnifique.

      Votre refus de la démocratie démontre bien le danger qu’il y a dans ce pays des extrèmistes d’un nouveau fascismes rampants prêt à tout pour déstabiliser la république et détruire la démocratie.

      Si vous le pouviez,vous assasineriez notre président élu démocratiquement.

      http://www.tvargentine.com "


    • IP115 12 mai 2007 11:11

      "par Actias (IP:xxx.x8.117.34) le 11 mai 2007 à 14H09

      [Cacher le texte]

      « La France respire,elle est belle et l’avenir est magnifique. »

      Wo ... d’accord on a froler une catastrophe socialiste mais attendons les actes ... vu la minorité agissante contre lui, Sarkiki baissera probablement son froc devant les « manif » et autres actions antidemocratiques pour que rien ne change.

      Attendons voir. "


    • IP115 12 mai 2007 11:12

      "par Ac- (IP:xxx.x8.35.194) le 11 mai 2007 à 14H31

      [Cacher le texte]

      Sarkosy a eu 53 % des voix, il n’est pas le président de 53 % des français, mais de tous les français, puisque, comme vous vous plaisez à le répéter, « nous sommes en démocratie » Et si vous n’êtes pas contents c’est pareil. La prochaine fois réflechissez plus avant de soutenir Royal, et demandez vous pourquoi tout le monde dans l’entourage de Sarkosy craignait d’être opposés à DSK. "


    • PRN 12 mai 2007 13:29

      « nombre de Français avaient, pour la première fois, honte d’être français » C’est vous qui devriez avoir honte ! Les français n’ont pas honte sauf ceux qui à cause d’un manque de proposition, d’un manque de réalisme ont échoué encore et encore. La seule tactique de la gauche a été de diaboliser Sarkozy en oubliant de faire des propositions construites et de fixer une ligne claire à leur programme. Oui vous devriez avoir honte, mais pas honte d’être français, honte d’avoir échoué aussi lamentablement, honte de s’être abaissés à la calomnie comme seul stratégie pour la victoire. Mais je vois que vous n’avez toujours pas compris ! Vous continuez dans vos erreurs, mais c’est bien ! Comme ça on est pas prêt de revoir la gauche au pouvoir.

      Et c’est pas la peine de nous insulter de « Cher adorateur borné de la pensée sarkoziste » ou à nous faire des leçons de démocratie alors que certains d’entre-vous manifeste dans la rue contre son élection. Nous ne sommes pas des adorateurs ! Seulement lorsque l’on nous dit que certains français ont honte d’être ce qu’ils sont, à cause de l’élection de Sarkozy ou lorsque l’on insulte N. Sarkozy et indirectement ceux qui ont voté pour lui (car voter c’est adhérer aux idées) de nazi ou homme d’extrême droite, c’est normal que l’on se mette à fustiger ses détracteurs.

      (je vois que malheureusement les votes des commentaires montrent bien qui sont majoritaires sur ce forum, je ne doute donc pas que la censure sera aussi la règle pour mon commentaire)


    • PRN 12 mai 2007 13:39

      « lerma, t’en a pas marre de te boucher les yeux et les oreilles ? taike eilee, l’auteur de l’article, ne raconte que des conneries ? t’es pas capable de réfléchir ? même un peu ? tous les 47 % qui ont vôté contre sarko sont donc des imbéciles ? des salauds de gauchistes ? »

      Ah c’est pitoyable ! Bien sur que non nous ne lavons pas dit, mais pour d’après parkway nous le pensons. C’est bien courant qu’à gauche on aime bien insulter l’adversaire sur des propos qui sont sous-entendus mais toujours diffamant. Pas la peine de nous dire se que l’on devrait penser pour abreuver votre idéologie ! Vous devez être triste maintenant que le FN est bientôt mort. Vous ne pourrez plus dire que nous chassons sur les terres d’extrême droite vues qu’elles n’existeront plus. C’est bien ce que je disais plus haut, la gauche n’est pas prêt de revenir au pouvoir.

      « dites 18 983 408 de la population votante qui a voté sarkozy (dans la totalité des 44 472 363 inscrits). C’est plus exact et c’est loin des 53%. Donc, Sarkozy a eu 42,7% des voix des inscrits, et c’est bien loin de la majorité absolue en réalité. »

      Bravo, et après on nous reproche de vous soupçonner d’anti-démocrate ?


    • PRN 12 mai 2007 13:48

      « nombre de Français avaient, pour la première fois, honte d’être français » C’est vous qui devriez avoir honte ! Les français n’ont pas honte sauf ceux qui à cause d’un manque de proposition, d’un manque de réalisme ont échoué encore et encore. La seule tactique de la gauche a été de diaboliser Sarkozy en oubliant de faire des propositions construites et de fixer une ligne claire à leur programme. Oui vous devriez avoir honte, mais pas honte d’être français, honte d’avoir échoué aussi lamentablement, honte de s’être abaissés à la calomnie comme seul stratégie pour la victoire. Mais je vois que vous n’avez toujours pas compris ! Vous continuez dans vos erreurs, mais c’est bien ! Comme ça on est pas prêt de revoir la gauche au pouvoir.

      Et c’est pas la peine de nous insulter de « Cher adorateur borné de la pensée sarkoziste » ou à nous faire des leçons de démocratie alors que certains d’entre-vous manifeste dans la rue contre son élection. Nous ne sommes pas des adorateurs ! Seulement lorsque l’on nous dit que certains français ont honte d’être ce qu’ils sont, à cause de l’élection de Sarkozy ou lorsque l’on insulte N. Sarkozy et indirectement ceux qui ont voté pour lui (car voter c’est adhérer aux idées) de nazi ou homme d’extrême droite, c’est normal que l’on se mette à fustiger ses détracteurs.

      (je vois que malheureusement les votes des commentaires montrent bien qui sont majoritaires sur ce forum, je ne doute donc pas que la censure sera aussi la règle pour mon commentaire)

      (sarko fachos : ça c’est pour ne pas être censuré (merci du conseil IP 115 smiley))


    • Mango Mango 12 mai 2007 15:11

      NS n’est pas le président de 53% des français, ni de TOUS les français : il est Président de la République Française.

      C’est le peuple qui est souverain, pas son représentant, et on ne pourra jamais contraindre un citoyen à se reconnaître dans un représentant qu’il n’a pas choisi.

      C’est même tout l’intérêt de la démocratie, le « moins pire des systèmes », et de notre République : être au pouvoir ne signifie pas museler toutes les voix des opposants, être opposé ne signifie pas courber l’échine et se taire toute honte bue. Honte de quoi ? De ne pas avoir « gagné » ? Comme les enfants qui changent leur ralliement à telle ou telle équipe de foot en fonction du déroulement du jeu ? « Ce n’est pas parce qu’on est les plus nombreux à se tromper qu’on a raison ».

      Donner des leçons de démocratie en copiant-collant des commentaires qui ont été démocratiquement notés : bel exemple !

      Si les réactions des visiteurs de ce site ne vous agréent point, agissez !

      Mais autrement que par des insultes, des injures et des réactions affectives épidermiques.

      Militez pour l’équipement informatique des maisons de retraite et des formations adaptées des pensionnaires, battez-vous pour l’accès illimité à internet dans nos campagne (mais attention, ils finiront par voir autre chose que TF1 et ça risque de se retourner contre vous), créez un media citoyen alternatif qui respectera parfaitement les quotas en fonction des résultats aux présidentielles (NS, SR, blancs et nuls, abstentions), ou mieux, en fonction des pourcentages du premier tour pour être tout à fait représentatifs !

      J’en parle d’autant plus à l’aise que je ne suis pas plus tendre avec ceux de ma propre sensibilité qui se contentent de faire des constats, certes accablants, des analyses, certes brillantes (j’ai trouvé cet article excellent, et je l’ai dit plus bas), mais laissent l’action, ou devrais-je dire « les gesticulations » à l’autre camp, laissent passer des énormités : la Loi, l’Ordre, la Morale, l’ Autorité, le Travail et le Patriotisme seraient des valeurs de droite !!!

      La Loi s’oppose à l’ordre naturel des choses, elle protège le faible contre le fort : « Les faibles ont des droits et les forts des devoirs ». Et d’un.

      L’Ordre ne peut s’imposer sans répression s’il n’y a pas adhésion de ceux qui s’estiment floués : « il n’y a pas d’ordre sans justice ». Albert Camus. Et de deux.

      La Morale (laïque), c’est de la cohérence entre ses paroles et ses actes, c’est se regarder dans le miroir en étant fier de soi pour autre chose que de « les avoir tous baisé ». Et de trois.

      L’Autorité, comme l’Ordre, ne se décrète pas. L’ Autorité suppose le respect de valeurs autres que la puissance économique et financière qui ne suscitent qu’envie, jalousie et amertume. L’autorité se gagne par l’exemplarité, la reconnaissance d’une compétence supérieure, et surtout par la capacité à en accepter la contestation et la remise en cause. La « démocratie participative », ça ne vous dit rien ? Et de quatre.

      Le Travail, morceau de choix ! Quel amalgame pouvons nous faire entre un PDG en repas d’affaire au Fouquet’s (osons) avec ses représentants provinciaux et une caissière ? Comment pouvons nous comparer un employé à 3500 € nets qui surfe sur le net à 10h40 un jour de semaine (non férié) et se déclare prêt à faire « plus pour gagner plus » et une femme de ménage (pardon, un agent d’entretien) qui a vu son horaire passer de 39 à 35 heures pour la même charge de travail, et elle a intérêt à y arriver, sinon on la vire « y’ en a plein qu’attendent que ça », d’autant que tout le monde se plaint de son « inefficacité », (ben c’est sûr ! Même un ergothérapeute aura du mal à vous faire caser 39 heures dans 35 !). Du coup, elle vote Sarko pour les heures sup’, mais pas de bol : y’a pas le budget quand-même, et dans le social, c’est pas demain que ça va s’arranger. Il n’aura pas fallu longtemps pour faire des déçus ! Quel rapport entre celui qui peut se permettre de perdre un peu d’argent et celui étranglé par les charges ? Quel raccourci pouvons nous prendre entre un médecin, un avocat, un enseignant, un VRP, un ingénieur, un artisan, un commerçant, un CRS, un employé chez Mc Do ? Et pourtant, tous TRAVAILLENT ! Il n’y a pas de « travail ». C’est un terme générique pour des emplois, des fonctions, des représentations, des rôles, des responsabilités, des activités, des engagements, des labeurs... La seule chose que l’on puisse opposer au travail, ce n’est pas l’oisiveté, c’est le profit. Il ne peut y avoir opposition qu’entre le travailleur et le profiteur, entre l’actif et le rentier. Tout le reste n’est que bavassage et manipulation pour monter les citoyens les uns contre les autres en insinuant que l’ « autre » profite plus. Et de cinq.

      Enfin, pour ce qui est du Patriotisme ou de l’Identité Nationale (et de l’immigration -comme certains ont cru bon d’associer), la gauche n’a de leçons à recevoir de personne, l’histoire l’a prouvé, et surtout pas de ceux qui vont « génuflexer » devant Bush ou reprennent à leur compte un « Travail - Famille- Patrie » qui « siphonne » l’extrême droite, non pas en la convainquant, mais en lui disant ce qu’elle veut entendre. La France est comme ça : c’est une république qui veille à ce que tous les pouvoirs ne soient pas entre les mains d’un seul homme- ou d’une seule femme !-, qui permet aux minorités de s’exprimer, qui accueille en son sein des populations exsangues, réprimées, humiliées, qui en font sa diversité, son dynamisme et sa richesse. C’est une France que j’aime et dont je n’ai pas à avoir honte. « La France , tu l’aimes ou tu la quittes »... J’invite ceux qui veulent la changer au point qu’elle ne se reconnaisse plus à suivre ce sage conseil !

      Welcome in the « U.S.A » where you’ll finally get what you deserve, and ONLY what you deserve !

      Comment ? Vous ne parlez pas la langue ? Moins bien que Pipol 1er ?! Ca existe !!!?

      Et de six...


    • Nemo 12 mai 2007 17:36

      >"Si vous n’etes pas français,libre à vous de rentrez dans votre pays ou d’aller dans un autre pays car votre article est haineux et raciste avec des connotations anti-français.

      Généralement ce type d’argumentation « nombre de Français avaient, pour la première fois, honte d’être Français. » vient de personnes qui ne se sont jamais intégré à la société française et refuse la laicité française et ont des idées obscurantismes sur les femmes."<

      C’est impresionant comme le fait de na pas voter Sarko implique pour vous le fait de ne pas être Français et donc forcémment musulman et donc forcémment intégriste !

      Petit raisonnement étriqué s’il en est. Eh bien mois je suis Français depuis quelques génrations au moins et je n’en tire aucune gloire, il faut bien naitre quelque part. Par contre je suis citoyen du monde, et le Monde que j’aime est de tolérance, de solidarité et de liberté. Nous sommes prés de mla moitié des Français à ne pas être d’accord avec le monde vu par Sarkoléon fait d’égoïsme et d’argent. Votre ’démocratie’ nous empêche t’elle de le dire ? Dommage ! Celà ne vous surprend il pas de constater cette opposition farouche à ce despote en puissance ? Cela ne vous interpelle t’il pas que certains entre en ’Résistance’ ? Non, le résultat de cette élection n’est pas semblable aux autres, ce n’est un camp qui a perdu, c’est la France.

      Vos propos à la limite de la xénophobie le démontre et demain je crains que tous ceux qu’il n’aurait pas fait bon de rencontrer aux alentours des années 40-45 se révèle peu à peu.

      Alors, oui peut être nous quitterons la France que nous aimions mais pour mieux combattre ceux qui tenterait de la défigurer pour en faire un territoire ou l’eugénisme et le fric régneraient en maitre !


    • Ronny Ronny 11 mai 2007 12:52

      @ auteur

      Excellent décryptage du système Sarkozy. Comment l’homme et le système semblent fonctionner, comment sa vision dichotomique des choses (les mauvais chomeurs versus les bons travaileurs, les valeureux de Neuilly vs. les racailles des banlieues, les entrepreneurs vs. la fonction publique, les « tenants de l’ordre » vs. les 68ards - faut vraiment que la droite dure n’ait pas digéré cet évènement pour nous le resservir 40 ans plus tard !, etc.) va nous entraîner à moyen terme droit dans le mur des émeutes sociales.

      Au niveau international, ce sera probablement pire. Avec Sarkozy président, je crains que la France ne se soit retrouvée en Irak. Nicolas est un tel fan de W. et tellement proaméricain... Quant au moyen orient, nous sommes sur une poudrière et l’alignement pro israélien de NS est connu. Il cite d’ailleurs ses origines, juives d’europe centrale en partie (pas de mal à cela, pas d’antisémitisme là-dedans). Les journaux israéliens ont pour beaucoup encensé sa victoire. Mais la situation est d’une telle complexité là bas qu’elle ne peut s’accomoder d’une vision « les bons d’un côté, les mauvais de l’autre ».

      Dernier point, tellement il y aurait à dire. Vous ne contestez pas le vôte. NS a été élu et le peuple a parlé. Mais son arrivée au pouvoir est elle démocratique ? Oui, si l’on considére que la démocratie se résume au vôte populaire. Non si l’on regarde les faveurs dont il a bénéficié auprès de la presse - et dont il continue à bénéficier et certains des moyens mis en oeuvre. Dix couvertures dans paris match, contre 3 à Royal, un traitement de faveur par la presse régionale, portée à ne pas permettre le débat bayrou Royal, des copains influants, vous l’avez dit et c’est de notoriété publique, tels Bouygues, Lagardère, etc. Des pressions sur les journalistes, monnaie commune. Bref, largement de quoi influlencer le bon peuple.

      Quant aux valeurs de la campagne de NS, elles ont la couleur des espèces sonantes et trébuchantes qui vont dorénavant servir de seul instrument de mesure permettant d’évaluer votre intérêt social. Un sociologue parlait de dictature « verte » (référence au dollar), je crains que nous y soyons !


      • didu didu 11 mai 2007 13:02

        Excellent article.


        • PRN 12 mai 2007 13:50

          En effet quel commentaire constructif !!


        • Stéfan Stéfan 11 mai 2007 13:11

          Un excellent article, réfléchi, bien construit, bien documenté. Félicitations à l’auteur. smiley


          • ZEN zen 11 mai 2007 13:24

            Excellent article, trés dense, à lire et à relire, avec les nombreux liens.

            Spinoza a bien sa place ici. On pourrait aussi évoquer Nietzsche et sa critique du ressentiment comme moteur de l’aveuglement intellectuelet du besoin d’ordre moral.

            « Une République comme possédée par le démon de 68, et qui aurait besoin de toute urgence d’un grand »désenvoûtement« mené par notre nouvel exorciste, Sarkozy. Celui-ci emprunte son diagnostic au bon médecin Le Pen, qui imputait déjà à cette date »maléfique« de Mai 68... »

            Excellent passage. Il y aurait beaucoup à écrire sur cette fétichisation-diabolisation...


            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 12 mai 2007 13:11

              « On pourrait aussi évoquer Nietzsche et sa critique du ressentiment »

              On peut surtout évoquer la critique du socialisme et des socialistes par Frédéric Nietzsche !

              Voir l’entrée « socialistes » dans l’index donné en lien.


            • floruf floruf 11 mai 2007 13:35

              Excellent Article ! Vous signez içi l’ultime pamphlet sur Sarko ! Tout les griefs que l’on peut lui adresser sont içi finement énnoncés, détaillés et analysés ! Préparez vous à une levée de bouclier hors norme de ses partisants ! Joli travail !


              • Christophe Christophe 11 mai 2007 14:07

                @L’auteur,

                Félicitations pour votre article certes dense mais très précis et documenté.

                Comme dit plus haut, vous allez subir, à n’en pas douter une volée de bois vert de ses groupies ; Lerma ayant ouvert le bal avec une finesse toute sarkosienne ! smiley

                Les fractures engendrées par l’opposition incessante de citoyens d’une même génération ne semblent pas encore prêtes à se refermer ... mais est-ce bien ce qui est souhaité ? Il est si facile d’exprimer en trente seconde une volonté de rassemblement après avoir soutenu par des actes, des discours, pendant des années, de multiples scissions aux coeur même des diverses générations.

                J’ai bien peur que son aveuglement ne lui ait pas permis de maîtriser sa tendance à l’opposition et qu’il lui sera très difficile de véritablement rassembler l’ensemble de la nation ; en espérant qu’il en ait la volonté et que le point de non retour n’ait pas été atteint !


                • Chichile Chichile 11 mai 2007 14:39

                  Ce soir, sur TF1, 20h50, qui veut gagner des Millions.

                  Ou Thalassa.

                  Chais pas trop...

                  Z’en pensez quoi ?


                  • O.Z.Acosta 11 mai 2007 14:44

                    eteins ta télé et lit un livre ou sort voir un concert il y en a plein de gratuit ( pour l’instant ) mais ne restez plus devant votre TV.

                    Z


                    • Céline Ertalif Céline Ertalif 12 mai 2007 00:29

                      Bien que DW irrite beaucoup de monde, de temps en temps il nous gratifie de commentaires qui valent le détour. En l’occurrence, je suis partiellement d’accord avec celui-ci, mais la perception d’un enjeu est toujours première par rapport au choix des options.

                      Avant tout, je trouve cet article excellent pour la matière utile au décryptage qu’il apporte. Ce n’est pas l’article d’un tacticien, le parti pris est voyant et manque parfois de mesure, à mon avis - que personne n’est obligé de partager.

                      Je dirais volontiers que Sarkosy est un professionnel de la démagogie et que le meilleur élève de Berlusconi en est exécrable. Pour autant, tant qu’il est professionnel il garde de la distance entre sa pratique politique et son propre discours politique. Il y a toujours un risque qu’un homme finisse par croire à ce qu’il profère et soit contaminé lui-même par sa force de conviction, mais on en est pas là - et sur ce point l’article de Taiké donne trop de flanc.

                      La France existe tant que les français y croient et c’est vraiment un problème. Objectivement, c’est de moins en moins une réalité. A cause des intérêts capitalistes « surnationaux » comme dit DW. A cause aussi de communautés humaines qui se délocalisent. Nous sommes dans une société où les communautés sont de moins en moins contraintes par la proximité dans l’espace mais de plus en plus gouvernées par les affinités électives. A commencer par la langue bien entendu.

                      Le temps où la politique nationale pouvait se présenter comme la politique tout court, tellement l’horizon était conditionné par le fait national, est révolu. Mais il faudra sans doute longtemps pour que nos concitoyens en prennent la mesure et retrouvent de nouveaux repères. La notion de « passion triste » est vraiment une bonne idée dans cet article. La force de Sarkosy est de se servir du credo national pour profiter d’une inquiétude sourde sur l’affaissement de la réalité nationale. La France est une passion triste, au sens précis de Deleuze rappelé par Taiké Eilé : la tristesse c’est l’affect en tant qu’il enveloppe la diminution de la puissance d’agir. On ne saurait mieux dire.


                    • aurelien 12 mai 2007 11:43

                      @ Demian

                      Les barrières linguistiques sont aussi très minces et étanches...


                    • Dégueuloir Dégueuloir 14 mai 2007 00:05

                       smiley  smiley  smiley


                    • ifelhim 11 mai 2007 14:51

                      Je comprends que l’on n’aime pas Sarkozy, mais...

                      Quelques propos m’amènent à m’inscrire en faux sur un tel article : 53% des votants ont choisi Sarkozy au second tour alors s’il y a sans doute eu des français qui ont eu honte d’être français, ce ne sont probablement pas ces 53%. Mais le problème n’est pas là.

                      Aurais-je pu être fier que Royal soit élue ? Oui, dans le mesure ou cela signerait la défaite du machisme et de la misogynie. Non, si je me fie au comportement de la gauche qui m’a révolté très souvent de par ses contradictions et ses hypocrisies.

                      Mitterrand, en dehors de son talent, était-il respectable avec les écoutes illégales, les complicités au financement occulte des partis, les mensonges et dissimulations aux français sur, par exemple, sa maladie, ses amitiés parfois douteuses ?

                      Sarkozy lui a au moins le mérite de ne pas cacher ses amitiés avec des magnats de la finance ou de l’industrie. Pour le show-biz, don’t act, la gauche c’est pareil (c’était même érigé en système sous Mitterrand).

                      Est-ce acceptable le peu de vague que les propos de Lepen à l’encontre de Sarkozy ont fait à gauche, chez ceux-là même qui seraient montés au créneau comme un seul homme pour dénoncer des propos inacceptables si de tels propos avaient visé Royal ou une personne de son équipe ?

                      Trouvez-vous normal que la gauche ait cautionné, par son silence, les dégradations de manifestants, dégradations qui touchent aussi les biens publics, que la gauche toutes tendances devrait défendre au nom de ses idées et de ses valeurs ?

                      La gauche a été victime d’elle-même, de ses incohérences, de ses atermoiements, de ses petites mesquineries internes qui ont faussé son discours.

                      Sarkozy a été cohérent, c’est peut-être cela qu’il l’a le plus servi.


                      • poonk poonk 11 mai 2007 15:14

                        Tient, une tentative d’argumentaire de la pensée sarkozienne face à l’évidente et crue vérité. Sauf que votre argumentaire cher ami, se borne à dire : « oui mais la gauche, ils ont fait pire ». Bravo !


                      • Christophe Christophe 11 mai 2007 15:25

                        @ifelhim,

                        Donc vous n’avez pas voté pour Sarkosy mais contre la gauche, c’est bien cela ?


                      • ifelhim 11 mai 2007 15:55

                        C’est justement là l’erreur de la gauche et des anti-sarkozy en général : mettre les gens dans des petites cases bien délimitées et leur préter des pensées, des intentions ; ce qui m’a fait m’abstenir dans les deux tours, n’étant d’accord, ni avec certaines attitudes et idées revendiquées par Sarkozy, ni avec les carictures, le procès en sorcellerie intenté contre Sarkozy présenté comme... l’inquisiteur en chef. Je trouve que ça ne manque pas de sel, surtout après l’abstention d’une bonne partie des responsables de gauche à critiquer les propos intolérables de Lepen sur l’origine de Sarkozy (etranger, juif de surcroît). Que de papier aurait été noircit si ça avait été à l’encontre d’une personnalité de gauche... Cette hypocrisie m’est apparue inexcusable,impardonnable.

                        J’oserai même ajouter que si les argumentaires de droite et de gauche n’avaient pas été aussi lamentables, j’aurais opté pour Sarkozy, qui a au moins le mérite de la cohérence et de ne pas se cacher. L’un et l’autre bord m’ont dégoûté de la politique ; et le silence de la gauche dans les 48 heures qui ont suivit le résultat, avec les manifestations et dégradation m’ont confirmé l’inconséquence de la gauche (et le « voyage » de Sarkozy, son manque de... tact, on en voudrait à moins...).


                      • Christophe Christophe 11 mai 2007 16:22

                        @ifelhim,

                        Avez-vous vu le point d’interrogation à la fin de la phrase ? Excusez-moi d’en mettre un autre, mais cela est une syntaxe que j’utilise fréquemment lorsque je pose une question.

                        Donc votre propos, au regard de l’article documenté, repose uniquement sur une critique de la gauche et un positionnement fort flatteur pour le candidat de droite. Ma question me semblait légitime, même si le doute subsistait.

                        Par contre, c’est donc vous, qui à cette question répondez par une catégorisation de celui qui s’interroge ; en transformant une forme interrogative et forme impérative.

                        Votre propos est si peu cohérent qu’il en est difficile à suivre.

                        Mis à part vos quelques contradictions, quelles sont vos remarques argumentées sur l’article de notre auteur ? (Attention, il y a encore un point d’interrogation). smiley


                      • Taïké Eilée Taïké Eilée 11 mai 2007 16:44

                        Pour ma part, mes critiques sur Sarkozy ne signifient pas que je blanchis la gauche ou tout autre bord politique. J’ai critiqué Sarko, car c’est celui qui a gagné, c’est le plus puissant, et, avant l’élection, il était déjà l’homme fort de la scène politique française. Et puis, concédez que pas mal de ses agissements sont « limite », pour ne pas dire plus. Mais il faudrait critiquer tout le monde, c’est vrai, n’épargner personne, car personne n’est bon absolument, et irréprochable. Je ne parle pas forcément d’une critique déstructrice et méchante... la critique peut se faire sans animosité, participer à une démarche constructive. Et la normalité serait pour moi que chacun reçoive les critiques qui lui sont adressées, je n’irais pas jusqu’à dire avec gratitude, mais presque, dans la mesure où ces critiques sont honnêtes (ou croient l’être). Mais sans doute cette ouverture n’est-elle pas pensable pour des militants et des gens directement engagés dans la bagarre politique. Il faut critiquer le pouvoir, quel qu’il soit, car sans contre-poids, le pouvoir ne se modère pas lui-même, il n’est pas sage. Les démocrates devraient donc se réjouir de cette critique et y participer, même si c’est leur champion qui occupe la place du « chef ». Que mon article soit, dans une certaine mesure, pamphlétaire, soit. Que tout le monde n’ait pas assez de distance pour ne pas en être irrité, soit. L’important, ensuite, est de savoir si son fond est plutôt juste ou injuste. Est-ce que les « sarkozystes » sont mécontents par principe parce qu’on écorche un peu l’image de leur leader, même si ce qu’on en dit est juste ? Ou sont-ils mécontents car on dit des choses injustes sur ce leader ? Nient-ils le malaise qu’il a créé chez nombre de Français, certes minoritaires ? Ne sont-ils pas en mesure de comprendre ce malaise, même s’il ne le partage pas eux-mêmes ? Prétendent-ils injurier tous ceux qui ne vénèrent pas le même « dieu » qu’eux, ou qui n’en ont aucun ? ou imaginent-ils possible d’échanger pacifiquement avec eux ? Comme je l’écrivais, la balle est maintenant dans le camp de Sarkozy. Rien ne m’incite à croire aujourd’hui en sa capacité de rassemblement de tous les Français, mais je l’espère quand même - irrationnellement...

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