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Accueil du site > Tribune Libre > Ségolène Royal en panne de désirs d’avenir sur l’Europe...

Ségolène Royal en panne de désirs d’avenir sur l’Europe...

 L’Europe dans la campagne des présidentielles... Enfin... Et un peu ! Un peu trop peu, même.... Ségolène Royal, qui s’était défilée devant la presse européenne à Bruxelles, a présenté aujourd’hui, à l’Assemblée nationale, ses propositions pour l’avenir de l’Union européenne. Mais après lecture et relecture de ce « premier rapport d’étape », sur « l’état de ses réflexions européennes », on ne peut qu’être inquiets... Ce n’est pas avec ce qu’elle dit qu’on » va dépanner » l’Union européenne.

L’Europe est en panne, mais Ségolène Royal semble en panne d’inspiration sur l’Europe...

medium_segolene.jpg

D’abord, deux silences... éloquents.
Rien de concret sur la crise institutionnelle.
Aucune position personnelle sur la Turquie.

Langue de bois et bonne volonté affichée ne font pas office de politique... Le suivisme de l’opinion non plus. « Mon opinion est celle du peuple français », SOS sondages !

Mais rassurons-nous : elle veut « débloquer l’Europe et sortir la France de l’isolement ». C’est bien, non ?

Pour sortir l’Europe de l’impasse, « il faut changer de méthode ». Ah ! Bon. Et en prônant laquelle ? En donnant du temps au temps...

Au passage, elle juge tout de même « caduc » le projet de Constitution et critique la proposition de Nicolas Sarkozy de "mini-traité" pour relancer la réforme des institutions.

Elle veut réinventer une Convention qui, sous présidence française,sera « chargée de rédiger le texte de la réforme institutionnelle qui serait présentée aux peuples, le même jour, suivant la procédure que chaque pays aura choisie ». Belle idée... qui laisse de côté les Européens qui ont ratifié ce texte que Fabius a tant contribué à faire rejeter. Une politique de ronds dans l’eau... Avec de beaux mots creux : Il faut "d’abord réaliser l’Europe par la preuve" (comme si cinquante ans de construction européenne ne comptaient pas) et "redonner aux citoyens une envie d’Europe"... Sur ce ton-là , avec ces arguments-là, c’est mal parti... Même quand on prête une oreille attentive à une série de propositions pour une "refondation des objectifs européens".


L’Europe de la paix ? Elle a proposé de "rétablir immédiatement" les aides européennes aux territoires palestiniens (les aides aux populations palestiniennes ont été augmentées aujourd’hui !). Elle souhaite que l’Europe "prenne l’initiative" d’une conférence internationale sur la paix au Moyen-Orient. Ca, c’est bien. On en rêve depuis longtemps...

L’Europe des énergies renouvelables ? Elle est pour la mise en place d’une "fiscalité européenne très incitative tendant vers la TVA à taux zéro ou presque zéro en faveur des économies d’énergie et des énergies renouvelables". Ca aussi, c’est bien.

L’Europe sociale ? Pour aider les nouveaux membres à relever leurs standards sociaux, elle a prôné l’instauration de "critères de convergence sociale" et de "minimas sociaux dans tous les pays européens". Ca, c’est même très bien.

La zone euro ? Elle propose de confier à l’eurogroupe, et non à la Banque centrale européenne, le "pilotage" de la zone euro. Pauvre Trichet...

J’arrête le catalogue. Je me demande tout de même ce que pense de tout cela François Hollande, qui avait d’excellentes idées sur l’Europe quand il travaillait avec Jacques Delors, dans les clubs Témoin (entre autres). Je ne suis pas sévère, je suis déçu. Le PS compte pourtant de belles et nombreuses compétences en matière européenne... Peut-être soutiennent-ils DSK...

Daniel RIOT


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69 réactions à cet article    


  • rem (---.---.198.227) 12 octobre 2006 12:16

    Le silence et l’absence de réponse à la question de la journaliste étrangère sur l’entrée de la turquie dans l’UE est affligeant. Même si les français autont le dernier mot avec un référendum, une candidate à la candidature est encore une citoyenne comme les autres qui ce doit d’avoir une opinion à elle. Ca veut dire quoi « Mon opinion est celle du peuple français » ? Pas de vagues tout va bien méthode coué et consoeur. A quoi bon élire un président « moteur et force de proposition » quand on peut élire un personnage de paille.


    • sapce_cowboy (---.---.115.61) 12 octobre 2006 12:33

      Quel terrible paradoxe...

      Nous attendons tous d’être associés à un maximum de décisions prises, nous demandons tous à être consulter sur ce qui gère notre vie quotidienne et dès qu’un politique dit : « on va consulter pour prendre une décision » il est tax" de tous les mots et même d’insipidité !

      Le populisme, c’est sarokozy qui lance des conneries qui tiennent du comptoir du café du coin. C’est pas ségolène ou même Bayrou, qui préfère la pondération et la consultation (démocratie participative) avant de prendre des décisions.

      Je n’apprécie pas forcément ségolène royale mais au moins je sais faire la différence entre démocratie d’oppinion et démocratie participative.

      Je vais rejoindre les gens de droite en disant que de toute manière en france on aime pas les gens qui gagnent.... ça fait 5 ans que l’autre nain participe au pouvoir qui a coulé financièrement la france, réduit nos acquis à tous, enrichit les élites, incendier les banlieues, déstructurer l’ordre public, privatiser ce qui pouvait être une source de fric pour l’état en dehors de nos impots, et j’en oublie... en bref un looser de première ! et je dis pas ça pask’il est à droite, je dis ça pask’il est pas respectable.

      C’est sur qu’il vaut mieux se bouffer sarkozy et de villiers qui frotte le cul des « déclinistes » et des « c’était mieux avant »... avec eux c’est pas la france d’après, c’est la france d’avant le 20ème siècle !


    • Daniel RIOT Daniel RIOT 14 octobre 2006 01:11

      Mes constats de carence en matière européenne ne sont pas des arguments en faveur de ceux que vous citez. Cela dit dit, la délocratie ne se résume pas au mot célèbre (et con) : « je suis leur chef, donc je les suis »


    • Le Hérisson (---.---.121.162) 12 octobre 2006 13:03

      Effectivement, dès que l’on gratte un peu sous le vernis, Royal est affligeante.. Elle écrit aussi dans sa profession de foi (et dans le Nouvel Obs de la semaine dernière) qu’elle veut « taxer le capital autant que le travail... » Certes, l’objectif est noble mais complétement irréaliste dans une économie ouverte !!! Que l’on s’entende d’abord entre pays européens pour, effectivement, amorcer un mouvement de taxation des spéculations. Mais dire « autant que le travail », c’est prendre les adhérents du PS pour des ânes !


      • olivier (---.---.214.222) 12 octobre 2006 13:22

        Démagolène n’en est pas à sa première « plaisanterie » :
        - Encadrement « militaire » des jeunes délinquants : Une belle phrase pour essayer de draguer les électeurs de Sarko
        - Remise à plat des 35 heures : Et un petit clin d’oeil aux libéraux. ... J’en oublie surement beaucoup.

        Bref, une candidate marketing, une vitrine. Mais quand on regarde au dela de la vitrine, le magasin est vide !


        • Bonjour Tristesse (---.---.31.29) 12 octobre 2006 16:49

          Non le magasin de ségolène n’est pas vide . Ne soyez pas paresseux. Consultez son site vous y trouverez plus de substance à la réflexion, qu’aux attributs insultants. bon il est vrai qu’on ne peut pas faire boire un âne qui n’a pas soif !!!


        • Etienne (---.---.86.77) 12 octobre 2006 13:46

          Encore uen fois la désinformation est à l’oeuvre. Je prierais ceux qui n’ont jamais vu en entier un discours de ségolène et qui ne connaissent rien à ses propositions de ne pas la critiquer. Pour ceux ayant un minimum d’ouverture visitez donc www.desirsdavenir.org et notamment la rubrique « ce que j’ai dit sur... ». Et arrêtez de vous mentir à vous même surtout. Ségolène a pris des positions qui prouvent bien qu’elle est loin d’être démago populo comme un certain... sarko ! Cordialement


          • T.B. (---.---.21.162) 13 octobre 2006 00:01

            Arrêtes de gonfler avec ton désirsd’avenir. J’y suis allé, ai tout lu ou presque ce qui n’est pas une mince affaire because il y a de très nombreux commentaires, tous les uns plus lécheurs que les autres. J’y suis allé avec mes propres commentaires. Attention, style soigné pas comme maintenant... Aucun n’est passé, tous censurés parce que moi posait à Ségo quelques questions dérangeantes qui auraient fait un peu tache au milieu du joli napperon pour moutons. Exemple : que pense Ségo de la démocratie semi-directe et des référendums d’initiatives citoyennes. Et toi, qu’en penses-tu ? T’a-t-on prié pour aller visiter le site de Mourguy et ses 40 propositions ? Sais-tu au moins que la démocratie semi-directe existe en Suisse ? T’es-tu renseigné sur ses effets ?


          • gem gem 12 octobre 2006 13:49

            qui veut de la giroueeeeeeeet’ ?

            Beeelll girouete à vendre !

            elle est belle, elle est belle, ma girouette !

            C’est Sarkosy qui doit rigoler. En tout cas, une chose est sure : lui, il est capable de jauger les gens, et quand il a mis en scène SR, quand il l’a choisit, pourrait-on dire, il savait parfaitement que c’était la moins dangereuse pour lui. C’est déjà une qualité essentielle d’un futur président.


            • A l’époque de la « star ac », et de « la nouvelle star » et autres émissions à fort pouvoir lignifiant,... ben faut pas s’étonner des prestations de nos politiciens !

              Faut croire qu’une grand majorité de Français adorent Nounours et pimprenelle !

              @+ [email protected]


              • ergo-sum ergo-sum 12 octobre 2006 16:07

                « Pouvoir lignifiant »... très intéressant comme néologisme. La téléréalité nous transformerait-elle en arbres, immobiles mais dont les feuilles bruissent au vent des propositions creuses de certains ou certaines ? Vers qui vont-elles se tourner en dernier lieu ?

                J’espère sincèrement que tous ceux qui attendent des « propositions concrètes » sur tous les sujets de la part de chaque candidat reviendront à la raison à un moment où à un autre. Dans un monde aussi compliqué que le notre, alors que l’on a pas le pouvoir, que l’on entend respecter celui des citoyens, que dire d’autre que ce sont eux qui décideront au sujet de la Turquie, le moment venu ? Je ne pense pas que le rôle de Ségolène Royal soit d’entretenir la polémique et de faire déraper la campagne présidentielle sur des sujets tels que « la Turquie fait-elle partie de l’Europe oui ou non ». Ce n’est peut-être pas le sujet le plus urgent du moment, qui nous garantira qu’elle saurait bien gouverner la France en 2007.


              • Serge (---.---.221.80) 12 octobre 2006 14:23

                Je trouve que c’est en totale adéquation avec les idéaux démocratiques de la révolution, qu’enfin un politique s’efface derrière la volonté du peuple.


                • ni-ni (---.---.216.46) 12 octobre 2006 15:18

                  il nous manquait la révolution smiley si ce qu’on entend est vrai, SR est plutôt réputé pour son autoritarisme voir son autocratisme dans sa région, et ces critiques viennent même de sa majorité ! alors c’est vrai SR a peut etre l’étoffe d’une révolutionnaire tel les grands ancetres et modèles de la « révolution prolétarienne » comme Mao, Staline, Castro ou Kim Il Sung ; qui tous n’ont voulu que les « idéaux démocratiques de la révolution » et qui pour etres sur que ceux ci seraient les leurs ont supprimés tous les contradicteurs..... si vous connaissez une « révolution » qui soit démocratique informer moi parce que moi je vois pas smiley


                • schroen (---.---.202.60) 12 octobre 2006 14:23

                  Marie Ségolène je vous prie, bien quoi elle aime pas les marie pt être... En tout cas en discours pauvre, que son sourire de femme épanouie de la cinquantaine après un voyage au sénégal ( tourisme sexuel ??? smiley ) et qui aurai bu trop de silit bang...

                  desproges revient parmi nous et botte tout ces faux culs !!!


                  • Voltaire Voltaire 12 octobre 2006 14:29

                    Cette absence de position sur la Turquie est profondemment dérangeante et va probablement nuire à sa candidature.

                    Le sujet est très délicat, et les arguments en faveurs de l’adhésion ont, à mes yeux, autant de valeur que ceux qui sont contres. Et on aurait pu accepter une réponse d’incertitude personnelle sur le sujet ; Mais répondre que sur ce sujet, son avis est celui des français, n’est pas digne d’un chef d’Etat dont on attend un peu plus de colonne vertébrale (sur la peine de mort, est-ce que son avis est celui des français, en majorité pour ?). Mme Royal nous avait habitué à ne pas prendre position dès que le sujet est controversé, mais il y a des façons de boter en touche un peu plus convaincantes.


                    • Jacques Adam (---.---.18.157) 12 octobre 2006 15:14

                      Internet bruisse de débats sur ce sujet.... J’ai pas envie de passer mon temps à reprendre ici ce que j’ai déjà dit ailleurs...

                      Mais j’ai trouvé un internaute qui résme bien ce que je pense par rapport à la phrase sur la Turquie... Il s’appelle Michel et intervenait sur le blog de Birenbaum

                      Il disait

                      "Sa réponse est donc en 2 temps :
                      - elle se soumet au peuple souverain, dans le sens qu’elle tient compte du référundum prévu. C’est un fait ; elle est pragmatique.
                      - d’autre part, elle constate que la réponse à la question serait aujourd’hui négative - dont acte.
                      - elle prévoit un vrai travail pédagogique de toutes et de tous pour que la réponse « naturelle » des français s’inverse, et devient positive. Certes, elle ne s’engage pas formellement dans une bataille qui n’est pas d’actualité - mais sa réponse est plus fine que les médias veulent bien la relater."

                      http://birenbaum.blog.20minutes.fr/archive/2006/10/12/contre-l-opinion.html#comments

                      De plus pour ceux qui voudrait lire une dépêche assez complète sur ce qu’a dit Ségolène Royal sur la Turquie, je conseille cette page du site « Nouvelles d’Arménie »

                      http://www.armenews.com/article.php3?id_article=25526


                      • David972 (---.---.5.174) 12 octobre 2006 15:19

                        Quand j’ai entendu les propositions de Ségolène Royal sur l’Europe, j’étais plié de rire tant elle était pathétique.

                        Tout ce se résume en une seule situation. Quand on lui demande son avis sur l’entrée ou non de la Turquie dans l’Europe, elle dit que son avis est celui de l’opinion... Et dire que certains traitent Sarkozy de populiste ! Si dire que son opinion est celle du peuple n’est pas du populisme, je ne sais pas ce que c’est... Elle aurait pu avouer honnêtement ne pas avoir d’avis tranché pour l’instant sur la question et tout le monde aurait alors dit qu’elle réfléchit, qu’elle examine la situation... Mais là, c’est totalement risible. Elle attend l’avis du peuple. Et bien, si on avait attendu l’avis du peuple, la peine de mort n’aurait notamment pas été abolie en France...

                        Bref, Ségolène Royal va se faire bouffer toute crue par Sarkozy en 2007 et le plus con est que les socialistes ne s’en rendent même pas compte de cette vérité.


                        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 12 octobre 2006 16:13

                          L’opinion est diverse et changeante et Ségolène peut prétendre participer au débat d’opinion que fera la décision à ce moment là qui n’est pas aujourd’hui : les conditions et l’attitude de la Turquie auront probablement changées elles aussi. ! ; rien là de très nouveau.

                          Il est donc vain de traiter sur le fond d’une question qui relève d’un futur plus ou moins imprévisible. La question de l’intégration de la Turquie est une question non de principe mais d’évolution de la Turquie et de l’opinion travaillée par les responsables politiques, ainsi que d’opportunité stratégique ; comme toujours en politique internationale...


                        • Richard MICHEL (---.---.160.144) 12 octobre 2006 15:38

                          Il n’est pas normal qu’une prétendante à la candidature n’est pas de position claire sur la question institutionnelle et européenne et s’en remette à la vox populi referendaire pour savoir quelle sera sa position sur l’entrée ou non de la Turquie dans l’UE.

                          Si elle peut estimer avec raison que la démocratie représentative traditionnelle a besoin d’un second ou d’un 3ème souffle à l’âge d’INTERNET et plus généralement de la révolution des Technologies de la Communication et de l’Information, elle a incontestablement tort en tant que politicienne professionnelle de ne pas vouloir donner sa position sur des sujets importants (soit en s’en lavant les mains comme Ponce Pilate ce qui est peu probable, soit en étant très démagogique et irresponsable ce qui est le plus vraisemblable).

                          Peut-on imaginer F.MITTERRAND et R.BADINTER ayant répondu en 1981 de la même façon sur la question de l’abolition de la peine de mort en France ?

                          Sans vouloir chercher à être des « GUIDES », des « FURHERS », des « CONDUCATORES » ou des « CAUDILLOS », il appartient à la femme ou à l’homme politique qui aspire à la fonction suprême d’avoir des idées claires, bien trempées ou/et bien argumentées sur les principaux sujets intérieurs et extérieurs du temps présent. Cela peut ne pas l’empêcher de se tromper, de faire des erreurs de jugement qui pourront être revus ou révisés à la lumière de l’exercice du pouvoir mais il s’agît malgré tout de conduire l’exécutif du pays en étant en charge de l’essentiel... ce ne sont pas des cacahuètes ou autres billevisées. En étant trop prudent, il est possible de devenir tétanisé, immobile et transparent.


                          • (---.---.232.32) 12 octobre 2006 15:44

                            Sur la Constitution européenne :

                            - La France et la Hollande ont dit : non
                            - Les autres ont dit : oui

                            Qui, selon vous, va devoir changer d’avis ?

                            Sur la Banque Centrale Européenne :

                            - L’Allemagne a EXIGE que la BCE soit indépendante et puisse définir souverainement la politique monétaire de l’Europe, avant d’accepter d’abandonner le Deutsche Mark. Ceci afin que les Etats ne puissent pas manipuler la monnaie et les taux d’intérêts, dans le but de rembourser leurs dettes en monnaie de singe.

                            - Ségolène prétend retirer ces prérogatives à la BCE, afin de les confier à « l’eurogroupe ».

                            Qui, selon, vous va devoir changer d’avis ?


                            • (---.---.162.15) 12 octobre 2006 17:08

                              Deux pays ont dit Non alors qu’il fallait l’unanimité, c’est donc Non.

                              Et si le président de la République française dit Oui, il commet une forfaiture.

                              Am.


                            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 12 octobre 2006 16:02

                              On a en effet de mal à distinguer dans le refus de S.R de se prononcer clairement sur l’avenir des isntitutions européennes, ce qui est purement tactique compte tenu de sa candidature à la candidature qui associe à son oui (et à celui de F. Hollande) les partisans du non que sont A. Montebourg et V.Peillon et ce qui est stratégique, à savoir le prétendu dépassement du oui et du non en renvoyant aux calendes grecques la question du TCE et en méprisant ouvertement nos partenaires qui l’ont ratifié et qui sont majoritaires en Europe.

                              Mais soyons clair sur ce point : toutes les bonnes propositions que vous signalez et que j’approuve présupposent pour être adoptées que les réformes institutionnelles contenues dans le TCE soient prises au préalable. Il pourrait s’agir donc d’un marché vis-à-vis de nos partenaires en général et de l’Allemagne an particulier : acceptation du TCE sous une forme simplifiée contre prise en compte de ces propositions dites concrètes.

                              Ce qui peut vouloir dire qu’il pourrait s’agir de la part de S.R de poser ces réformes admises par une majorité de français comme liées à la reprise du TCE (sous une forme simplifiée qui ferait l’économie, dans le texte même, de ce qui dans la partie 3 relève des traités antérieurs toujours valides).

                              La manoeuvre serait alors délicate mais pas sans habileté : elle permettrait de diviser les opposant souverainistes de droite au TCE et les opposants de gauche d’accord avec ces propositions concrètes pour faire tomber la majorité des non(s). Et surtout de céder à nos partenaires qui ont ratifié le TCE avec une contre-partie. La question le plus difficile sera de réduire l’indépendance, plus théorique que réelle dans la pratique, de la Banque européenne à laquelle nos amis allemands, de par leur expérience historique propre, tiennent particulièrement...

                              À voir donc...


                              • Christophe (---.---.58.18) 13 octobre 2006 00:08

                                Mr Reboul

                                Vous connaissez bien l’Allemagne. Vous savez bien que l’Allemagne n’a pas posé que la condition de l’indépendance de la banque centrale européenne pour son adhésion à l’Euro. En effet, les gourvernants allemands sont tout autant attachés à l’économie sociale de marché chère à Muller-Armack, et la présence de ses principes dans le TCE n’était nullement due au hasard.


                              • gabur (---.---.155.16) 12 octobre 2006 16:22

                                Franchement, les réactions des « elle n’a pas d’idée » sont affligeante => démocratie participative = écouter.

                                Vous êtes accros aux politiciens qui ont « la science infuse » comme d’autres étaient accros aux prêtres et leur vérité révélée (brefs, catholiques) au moment de la Réforme.


                                • (---.---.132.252) 12 octobre 2006 18:45

                                  Alors ça, c’est dommage !!

                                  Voilà enfin un débat où les cathos ne s’en prenaient pas plein la figure, et vous gachez tout !!

                                  Mais c’est vrai, quoi, qu’est ce qu’ils vous ont fait pour que vous les interpeliez sans aucun rapport avec le sujet ?

                                  Notez que je ne suis pas catho, et même laïcard convaincu, mais j’essaie tout de même de rester honnête...


                                • frédéric9 (---.---.232.32) 12 octobre 2006 16:36

                                  A Sylvain Reboul :

                                  Bonjour,

                                  1) C’est de la fantaisie de vouloir faire croire aux Français que nous allons pouvoir obtenir de nos partenaires des modifications substantielles du projet de Constitution Européenne, alors qu’ils l’ont adopté, telle quelle, dans leur écrasante majorité.

                                  La vérité est que la France finira par accepter le texte, elle aussi, après qu’on y ait apporté des modifications purement cosmétiques, que l’on montera en épingle afin de satisfaire l’opinion publique française. Et voilà tout.

                                  2) Sur la Banque Centrale Européenne : Il est fini le temps où le Ministre des Finances pouvait téléphoner au Gouverneur de la Banque de France pour lui demander de manipuler les taux d’intérêts du Franc Français, dans le but de faire baisser la valeur relative de notre monnaie, c’est à dire de spollier tous les détenteurs de Francs, et notamment tous les titulaires de créances en Francs sur l’Etat Français.

                                  Il vaudrait mieux que nous en prenions acte, une bonne fois pour toutes, et que nous veillions désormais à ne plus faire trop de dettes publiques.


                                  • Nicolas (---.---.235.241) 12 octobre 2006 17:49

                                    Je pense que c’est exactement le contraire qui va se produire.

                                    La constitution n’a pas été rejeté par des PAYS, mais par des PEUPLES ! Dans les autres pays , il n’y a pas eu de réferendum. Les choix de la Hollande et de la France ont donc beaucoup plus de poids et de légitimité, c’est pour ca que les autres pays vont devoir s’y plier.

                                    Et il est inconcevable que la BCE reste indépendante, si on veut un jour créer une Europe politique. La aussi, il est probable qu’il y ait une nette reprise en main.

                                    Ce qui m’inquiete, c’est le genre de formules « l’Europe par la preuve ». On dirait du Sarkozy, 100% langue de bois...


                                  • Antoine Christian LABEL NGONGO Christian LABEL NGONGO 13 octobre 2006 16:35

                                    L’Europe est bloquée, nous le voyons tous. La France est isolée. (...) Les peuples ont découvert qu’une partie de la construction européenne s’était faite en dehors d’eux, qu’on les avait peu ou mal associés. Ils ont aussi perçu qu’il n’y avait pas ou plus de consensus sur le modèle européen, sur l’Europe que l’on veut, l’Europe dont on rêve. Est-ce une simple zone de libre échange où chaque pays tente de faire concurrence à l’autre en baissant ses impôts et sa protection sociale, quitte à briser la cohésion sociale et à laisser se développer les populismes ?


                                  • mohammed (---.---.37.217) 12 octobre 2006 16:54

                                    Les idees phares et mobilisatrices deviennent de plus en plus rares.Donc il ne faut pas s`inquieter pour Segolene Royale. Regardez W.BUSH,il n’a apporte que la guerre,la haine et la peur pour son pays, et pourtant il est toujours president.Laissez la futur presidente marcher doucement mais surement vers le podium.


                                    • (---.---.162.15) 12 octobre 2006 17:24

                                      Hé bien, moi qui critique beaucoup Marie-Ségolène, je trouve que, sur ce coup, elle est bonne.

                                      D’abord elle admet que la Constitution qui nous a été présentée est morte. C’est la moindre des choses, puisque deux pays ont dit Non (et de façon très tranchée) là où il fallait l’unanimité. Tous les hommes politiques français et européens n’ont pas cette attitude responsable de prendre acte de ce qui s’est passé pour mieux passer à l’étape suivante.

                                      Ensuite, rédiger une nouvelle constitution et la proposer en référendum le même jour dans tous les pays européens, est, pour moi, une bonne idée.

                                      Quant à la Turquie, elle s’en remet au vote des Français, ça m’apparaît naturel, je trouve qu’il n’y a rien de choquant là-dedans. Je suis pour un président de la République qui soit davantage arbitre qu’autocrate. Donc que, sans prendre partie, il laisse les partis politiques et les électeurs s’exprimer m’apparaît une bonne chose.

                                      J’ai l’impression que sur ce sujet européen, Montebourg a réussi a infléchir la position de Royal, c’est une bonne chose.

                                      Attention à la plupart des commentaires sur l’Europe et les candidats à la présidentielles, ils sont émis par des commentateurs qui ont voté Oui à la constitution (Daniel Riot est un bon exemple) et leur jugement est donc très orienté. Sachons les lire avec distanciation.

                                      Am.


                                      • Stef (---.---.106.203) 12 octobre 2006 17:52

                                        Votez Bayrou !!!, pas démago et pipole !!!


                                        • gongombre (---.---.181.81) 12 octobre 2006 18:02

                                          Interventions et discours [11/10/06] L’Europe par la preuve (avec les 7 propositions) Conférence de presse, à l’Assemblée Nationale

                                          L’Europe est bloquée, nous le voyons tous. La France est isolée. Je veux débloquer l’Europe et sortir la France de l’isolement. Il y a une demande des Français en Europe et une demande d’Europe dans le monde. A de rares exceptions, les peuples sont au mieux indifférents, au pire méfiants. Les progrès apportés par l’Europe sont méconnus ou occultés. Les gouvernements se servent de l’Europe comme bouc-émissaire pour des politiques qu’ils ne veulent pas assumer. Les égoïsmes nationaux se font plus virulents. Plus personne ne semble avoir de vision et de volonté. Et pour finir, le non français et le non néerlandais.

                                          Ce constat montre qu’il faut changer de méthode. Pendant longtemps, a prévalu la vision de Jean Monnet qui a réalisé la paix et la reconstruction et avec une méthode : celle des petits pas, de la réconciliation par la construction d’un ensemble économique qui garantissait la prospérité, celle, aussi, qui se faisait sans les peuples jugés trop immatures, trop soumis aux passions nationalistes, pour ne pas peser négativement sur le grand dessein européen. Cette Europe a vécu : elle reposait sur une absence de transparence, moins subie que voulue, qui n’a plus de sens aujourd’hui ; elle supposait aussi un large accord sur les objectifs entre un petit nombre de pays et singulièrement entre la France et l’Allemagne. Qui ne voit que l’Europe des 25 est beaucoup plus hétérogène que l’Europe des Six ou même des Quinze ?

                                          Alors, on a voulu changer de méthode, bâtir l’Europe politique en commençant par réformer les institutions et en appelant, de manière erronée, cette réforme une Constitution alors qu’elle n’en était pas une. L’objectif était peut-être louable, il faudra en tout état de cause revoir les institutions, mais il n’a pas été compris. Les peuples ont découvert qu’une partie de la construction européenne s’était faite en dehors d’eux, qu’on les avait peu ou mal associés. Ils ont aussi perçu qu’il n’y avait pas ou plus de consensus sur le modèle européen, sur l’Europe que l’on veut, l’Europe dont on rêve. Est-ce une simple zone de libre échange où chaque pays tente de faire concurrence à l’autre en baissant ses impôts et sa protection sociale, quitte à briser la cohésion sociale et à laisser se développer les populismes ? Ou est-ce un ensemble solidaire, uni par des valeurs et par la volonté commune que les pays les riches tirent les autres vers le haut ?

                                          L’Europe ne protège pas, c’est un espace de vulnérabilité.

                                          Oui, il faut relancer l’Europe à travers la politique, mais la politique ne se réduit pas aux institutions. Elle fixe les choix, dessine les orientations et met en place des projets. Aujourd’hui, il faut redonner aux citoyens une envie d’Europe, et ils ne retrouveront cette envie que s’ils savent pourquoi nous sommes ensemble et pour quoi faire.

                                          Les fondements

                                          Je propose d’abord une refondation des objectifs européens. Voici ceux que je retiens :

                                          - la paix.

                                          On dit que cet objectif ne correspond plus à la réalité. C’est faux. Certes, il ne s’agit plus de réconcilier la France et l’Allemagne. Mais, à l’Est de l’Europe, la perspective de rentrer dans l’Union européenne a joué un rôle décisif pour apaiser les vieilles haines nationales, toujours promptes à se réveiller, comme l’a montré le contre-exemple yougoslave. Aujourd’hui, on le voit au Liban, le monde a besoin de l’Europe, seule puissance pacifique capable de représenter une alternative à l’hyper puissance américaine. Il ne faut pas s’y tromper : un gouvernement moins conservateur pourra succéder à l’équipe Bush, le dialogue avec les Etats-Unis sera peut être plus aisé, mais il est dans la nature d’une puissance solitaire et sans contrepoids de décider unilatéralement et d’être tentée par l’usage de la force. L’ordre international a besoin d’équilibre. Rien ne serait pire que de donner le sentiment qu’il existe un seul bloc, l’Occident riche, uni pour se protéger du reste du monde.

                                          L’Europe est le seul acteur qui puisse équilibrer les relations internationales dans le sens de la paix. Il ne faut donc pas se résigner à l’impuissance et aux divisions actuelles même si celles-ci sont enracinées dans des années d’histoire diplomatique. Le Moyen Orient, l’Afrique, la Russie sont nos voisins : l’Europe doit définir sa politique à leur égard. La France doit sans relâche œuvrer à faire émerger des positions communes à 25 et, si c’est impossible, se donner les moyens d’agir avec le plus grand nombre d’Etats décidés à défendre les mêmes valeurs et le même souci de paix et d’équilibre.

                                          Propositions :

                                          - Je pense qu’il faut rétablir immédiatement les aides européennes aux palestiniens. Si le désespoir s’installe, la guerre civile aussi. Compter sur cette perspective pour éliminer le Hamas est irresponsable. Je suis au demeurant convaincue que les peuples israéliens et palestiniens veulent la paix.

                                          - Je souhaite que l’Europe prenne l’initiative de proposer une conférence internationale pour la paix au moyen orient, dans le même esprit dans le même esprit que la conférence tenue à Madrid en 1991.

                                          - L’Iran : l’Europe doit continuer ses efforts diplomatiques pour contrer les dangers du nucléaire militaire iranien. Les menaces explicites contre Israël et les provocations verbales sont intolérables. La voie de la diplomatie avec l’Iran repose aussi sur la reconnaissance du rôle de ce pays dans la région.

                                          - La lutte contre le terrorisme doit être une priorité de l’Union Européenne. Beaucoup de chose ont été faites notamment dans le cadre d’Eurojust et l’Interpole qui mériteraient de recevoir davantage de moyens. Je souhaite, pour mieux coordonner les moyens judiciaires, la mise en place d’un parquet européen.

                                          - l’efficacité par la solidarité.

                                          La concurrence sur les marchés européens et mondiaux n’est pas un projet de société. Les Européens ne veulent pas d’une compétition entre les Etats membres à travers les instruments de la fiscalité et du droit social, ou plutôt de l’absence de droits sociaux. Ils ne veulent pas d’un modèle européen qui soit la lutte de tous contre tous. Le résultat serait non pas le triomphe de quelques pays mais l’enrichissement d’un petit nombre d’individus et, partout l’affaiblissement des capacités de redistribution et de solidarité, au détriment des plus faibles et de la cohésion sociale.

                                          Nos concitoyens veulent bénéficier de services publics de qualité, sans que ceux-ci soient remis en cause par dogmatisme libéral. Ils ne veulent pas d’une Europe impuissante face aux effets négatifs de la mondialisation, acceptés comme une fatalité, mais une Europe volontaire qui se donne les moyens de peser dans l’économie internationale.

                                          Cette Europe volontaire et puissante doit retrouver le chemin des politiques communes. Cinq domaines sont aujourd’hui prioritaires :

                                          * lancer l’Europe des énergies renouvelables : préparer « l’après pétrole ». Certains grands choix énergétiques, comme la place du nucléaire, nous ont divisé et continuent de le faire. Toutefois, à la lumière des événements internationaux récents (explosion du prix du baril de pétrole, mise en évidence des pressions politiques que certains pays producteurs peuvent exercer, notamment à l’Est de l’Europe), nous pouvons nous rassembler sur l’urgence d’assurer la sécurité et la diversité des approvisionnements, l’importance des économies d’énergie et la nécessité de peser ensemble dans des négociations avec les pays producteurs. En outre, un programme européen d’investissement massif en faveur des énergies renouvelables doit être rapidement élaboré, débattu et mis en œuvre. Je proposerai à mes partenaires des dispositions fiscales européennes très incitatives en faveur des économies d’énergie et des énergies renouvelables.

                                          * stimuler l’Europe de la recherche. L’Europe continue à avoir du retard sur les Etats-Unis en matière de recherche-développement. Or, la recherche est l’élément clé pour assurer la compétitivité de l’Europe et une croissance durable comme cela a été bien souligné dans la stratégie de Lisbonne. L’éparpillement des budgets et souvent leur faiblesse dans les Etats membres, la mise en concurrence des équipes alors que des synergies seraient plus efficaces sont responsables des faiblesses actuelles. Il faut promouvoir et renforcer, lorsqu’elle existe, une logique de réseaux entre équipes de recherche, et augmenter très fortement le budget de la recherche dans le prochain budget européen. Proposition : soutien au pacte de stabilité des dépenses de recherches et d’innovations publiques.

                                          * L’Europe des transports. Le coût de l’énergie, les nuisances environnementales dues au trafic routier et camions et les besoins considérables existants dans les nouveaux Etats membres sont autant d’argument en faveur d’une vraie politique européenne des transports avec un budget propre et des questions de ferroutages. Proposition : affecter une petite part de la fiscalité existante sur les carburants à un budget propre européen pour financer le programme des réseaux transeuropéens de transports (ferroutage, autoroute de la mer, Galileo).

                                          * une agriculture protectrice de l’environnement. Aujourd’hui 70 % des aides vont à 30 % des agriculteurs. Après le succès de l’indépendance alimentaire. La PAC ne freine pas aujourd’hui la destruction de l’environnement et accélère la désertification. Proposition : il faut réorienter la PAC vers la qualité, la protection de l’eau, le maintien des territoires. La régionalisation des aides est l’un des moyens.

                                          • la solidarité avec les pays en développement. L’Europe (l’Union et les Etats membres) est, de loin, le plus grand donneur d’aide au développement du monde. Néanmoins, ces fonds sont souvent mal employés, pour des projets inadaptés ou des expertises inutiles, quand ils ne sont pas détournés. La coordination entre les Etats membres et la Commission reste très insuffisante et n’évite pas les doubles emplois. Il faut redonner un nouvel élan dans une approche de développement solidaire avec les pays concernés, en faveur de projets innovants. Proposition : 20 % au moins de l’aide doit être consacré à des programmes directs de coopération décentralisée (ONG, Région...)

                                          - une forte ambition sociale

                                          Un niveau de vie amélioré, une sécurité renforcée dans la vie professionnelle, le droit à une formation de qualité tout au long de la vie, le strict respect des libertés syndicales, voilà des éléments essentiels de ce que doit être le modèle social européen. L’Europe doit tirer vers le haut l’ensemble des citoyens des Etats membres et non l’inverse. Aucune harmonisation en matière sociale ne doit se faire en dégradant la situation des travailleurs d’un Etat membre ; tout effort d’harmonisation doit se traduire par une amélioration pour tous.

                                          J’ai conscience que certains pays, à l’Est de l’Europe, peuvent tenter de tirer parti d’une fiscalité très faible ou de coûts salariaux inférieurs aux nôtres. Cela n’aura qu’un temps : dans la plupart des nouveaux Etats membres, les salaires ont commencé à monter et les conditions de travail se rapprochent de celles des pays depuis longtemps membres de l’Union. Néanmoins, l’effort pour augmenter la qualité de la main d’œuvre, lui offrir des conditions de travail décentes à un coût. L’Union doit aider ces pays à relever leurs standards sociaux par un effort vigoureux de solidarité.

                                          Proposition : il faut porter l’idée de minima sociaux dans tous les pays européens. La possibilité de déroger au maximum européen de 48 heures de travail par semaine (clause d’opting out) devrait être supprimée. Nous devrions mettre en place des critères de convergence sociale pour mesurer les progrès réalisés en matière de salaires, d’emploi, de conditions de travail, d’égalité hommes/femmes, d’accès à la formation professionnelle et de santé au travail.

                                          Les outils pour y parvenir

                                          Les objectifs que je viens de tracer doivent s’accompagner d’une refonte des outils au service de l’Europe. On ne pourra avancer sans rendre plus efficaces les instruments dont l’Union dispose pour mettre en place ses politiques. Il est temps de passer à une phase d’approfondissement. Je sais qu’on a souvent opposé l’approfondissement à l’élargissement. Je ne suis pas de ceux qui regrettent que l’Europe soit aujourd’hui réunifiée : l’histoire ne nous aurait jamais pardonné de repousser ceux qui venaient de faire tomber le mur, la stabilité de notre continent aurait été menacée. J’ajoute que les chiffres de notre commerce montrent que nous en retirons quelques avantages. Toutefois, il convient maintenant de nous concentrer sur un meilleur fonctionnement de l’Union.

                                          Voici les outils que nous devrions utiliser

                                          - Le débat démocratique

                                          On ne peut espérer refonder le projet européen sans les peuples. Il faut débattre largement et rapidement. Je suggère que la présidence allemande puisse prendre l’initiative d’une large consultation qui associerait dans tous les pays les élus nationaux et locaux, les partenaires sociaux et le monde associatif. Parallèlement, une consultation des citoyens pourrait être organisée sur Internet. Elle porterait sur les objectifs assignés à l’Europe, les politiques prioritaires et la question des frontières de l’Union.

                                          - Un budget à la hauteur des ambitions européennes.

                                          La limitation à 1% du PIB du budget européen, soutenue actuellement par la France, prive l’Europe des moyens de mettre en place les politiques rendues nécessaires par les enjeux actuels. Le budget européen doit être sensiblement augmenté, avec une priorité à la recherche et au développement. Aucun sujet ne doit être tabou, ni la PAC ni le « chèque britannique ». Ce qui doit être clair, c’est que le réexamen des politiques anciennes et leur nécessaire rénovation ne doivent pas servir de prétexte à une baisse de budget et à des ambitions en retrait en matière de politiques communes.

                                          Une révision à mi parcours (2008) va revenir à la France. Il faut donc s’y préparer.

                                          - Des politiques économiques mieux coordonnées et plus réactives

                                          Le seul instrument de coordination des politiques économiques est actuellement le pacte de stabilité et de croissance. On en connaît les lourdeurs, on sait aussi que, parfois, les grands pays n’hésitent pas à s’en affranchir, ce qui suscite l’irritation des petits Etats. Tout ceci n’est pas sain. Il n’est pas sain non plus que la Banque centrale ait pour seul objectif la maîtrise de l’inflation et non la croissance.

                                          Il faut retrouver le sens des choix politiques pour piloter l’économie européenne. Je propose de lancer un débat sur la réforme du pacte de stabilité et de croissance pour instaurer un pilotage par l’Eurogroupe. Ce qui permettrait d’adapter la contrainte budgétaire à l’objectif de création d’activités et d’emplois.

                                          - La refonte des institutions

                                          Le traité est caduc.

                                          Une réforme institutionnelle permettant à l’Europe de fonctionner à 27 est nécessaire. Chacun sait bien, toutefois, que ni les Français ni les Néerlandais ne revoteront sur le traité constitutionnel. D’autre n’iront pas à la ratification. Je comprends que les pays qui l’ont ratifié avec enthousiasme en conçoivent un l’amertume, mais la règle du jeu a toujours été claire : un vote « non » stoppait le processus. Faut-il dans ce contexte, comme certains le proposent, à Londres et aussi à Paris, élaborer vite fait bien fait ou (peut-être mal fait), un « mini traité » qui serait voté par le Parlement. Je crains que cette idée ne passe pas auprès de nos concitoyens qui viennent de voter et ne règle rien. Il faut donc se donner le temps du débat, de la concertation et du mûrissement.

                                          L’idéal serait : réussir l’Europe par la preuve, lancement d’un débat sur les objectifs de l’Europe sous présidence allemande : le 50ème anniversaire du traité de Rome en mars prochain nous offre une occasion exceptionnelle de reposer la question que voulons nous faire ensemble. Le débat serait poursuivi et synthétisé sous les présidences portugaises et slovènes. La présidence française lancerait une convention chargée de rédiger le texte de la réforme institutionnelle qui serait présenté aux peuples, le même jour, suivant la procédure que chaque pays aura choisie.

                                          Voilà l’approche que je tente, dès maintenant, de faire partager à mes interlocuteurs. Je m’engage à consulter les 26 autres Etats membres avant l’élection présidentielle, en me rendant le plus possible sur place et en rencontrant toujours, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, les dirigeants de nos partis socialistes et sociaux-démocrates. Une présidence de l’Union européenne réussie se prépare tôt, ses objectifs doivent être clairement identifiés par nos partenaires et largement concertés avec eux. C’est ma méthode : je veux que la France retrouve la capacité d’inspirer le respect par son ouverture au dialogue comme par son aptitude à faire des propositions.

                                          En effet, parler de l’Europe, c’est aussi parler de la France. Je veux que les Français, quel que soit leur vote le jour du référendum sur le traité constitutionnel, retrouvent cette « envie d’Europe » que j’évoquais au début. Ce qui m’intéresse, c’est l’avenir et la réconciliation de la gauche. Ne laissons pas l’idée européenne aux libéraux : ils en feraient mauvais usage.

                                          Je veux aussi que mon pays soit écouté et respecté. La rhétorique creuse, les positions contradictoires, le cynisme nous affaiblissent, l’affirmation sans arrogance de nos valeurs nous renforce. Je mesure à quel point la présidence française est attendue et à quel point nous pouvons œuvrer à relancer l’Europe. Je m’y prépare.

                                          7 PROPOSITIONS POUR L’EUROPE PAR LA PREUVE :

                                          1. L’Europe de la paix :

                                          • Reprise des aides à l’Autorité Palestinienne,

                                          • Proposition d’une Conférence Internationale de Paix au Moyen-Orient,

                                          • Améliorer la coordination judiciaire contre le terrorisme mettre en place un Parquet Européen.

                                          2. Lancer l’Europe des énergies renouvelables :

                                          • Mise en place d’une fiscalité européenne très incitative en faveur des énergies renouvelables et des économies d’énergie.

                                          3. L’Europe de la recherche et de l’innovation :

                                          • Sortir du pacte de stabilité les dépenses relatives à l’innovation et à la recherche, augmenter les budgets dans ce domaine

                                          4. Une agriculture respectueuse de l’Environnement

                                          • Réorienter la PAC

                                          • Régionaliser la gestion des aides PAC.

                                          5. L’Europe des Transports propres :

                                          • Mettre en place une ressource propre, par prélèvement sur les accises ou péages existants, pour financer les réseaux transeuropéens de transport.

                                          6. L’Europe qui protège les salariés :

                                          • Délocalisations : supprimer les aides européennes aux entreprises qui délocalisent d’un pays européen vers un autre pays européen ; au niveau national, faire rembourser les aides publiques aux entreprises délocalisant à l’extérieur de l’Union Européenne ; promouvoir au sein de l’OMC la prise en compte des critères sociaux et environnementaux,

                                          • Mettre en place des minima sociaux européens, avec un calendrier,

                                          7. L’Europe pour les jeunes :

                                          • Offrir le droit à tout jeune en formation (apprentis, étudiants, ...) de poursuivre un séjour d’étude dans un autre pays européen que le sien.

                                          C’est pas mal tout ca smiley


                                          • gongombre (---.---.181.81) 12 octobre 2006 18:10

                                            En fait si il y a un discours qui sonne creux, M. Riot, c’est bien le vôtre...

                                            Amicalement,

                                            Gongombre


                                          • (---.---.162.15) 12 octobre 2006 18:16

                                            Je retiens l’élément suivant pour « fausser la concurrence » :

                                            Mettre en place une ressource propre, par prélèvement sur les accises ou péages existants, pour financer les réseaux transeuropéens de transport.

                                            Si cela revient à favoriser à outrance le ferroutage, ce serait très bien.

                                            La réorientation de la PAC m’apparaît aussi une bonne chose.

                                            Oui, décidemment, ce discours m’apparaît intéressant et Daniel Riot en a fait une très mauvaise caricature.

                                            Am.


                                          • Daniel RIOT Daniel RIOT 12 octobre 2006 21:35

                                            Si vous trouvez cela "consistant, vous devriez vous intéressez davantage aux travaux du parlement européen, du comité économique et social, aux institutions et intituts spécialisés dans les affaires européennes.Je dis celà avec humilité.


                                          • axion (---.---.174.250) 13 octobre 2006 09:25

                                            Toutes les propositions citées sentent le réchauffé.


                                          • Daniel RIOT Daniel RIOT 14 octobre 2006 01:22

                                            Merci pour cette belle et longue contribution qui est conforme à l’un de mes liens. Mais, celà change quoi et enlève quoi à ce que, modestement, j’ose penser sur ces sujets européens qui ont une importance considérables et exigent autre chose qu’un verbiage de circonstances. je sais que Montebourg a fait une conférence de presse pour déplorer que les journalistes n’aient pas su retenir (et mettre en relief)le suc et la substance du discours de Ségolène sur l’Europe. Elle a vraiment bien fait de ne pas « affronter » les journalistes spécialisés dans les affaires communautaires à bruxelles. La Bulle aurait été un Bide. Soyons un peu sérieux, au-delà de nos choix, préférences et aspirations.


                                          • Alpha du Centaure (---.---.1.1) 12 octobre 2006 18:48

                                            Marie-Ségolène, quand tu nous parles de politique extérieure, dégrafe ton soutien gorge. T’auras au moins quelque chose que tu connais bien à présenter.


                                            • le herisson (---.---.121.162) 12 octobre 2006 19:35

                                              Le plus inquiétant, c’est son indécision, certes, mais aussi cette façon de déclarer : « ma décision sera celle du peuple français.. » Si l’on suit cette logique, un président devrait consulter l’opinion publique (sondage ? referendum ??) dès qu’il doit prendre une décision. Badinter, authentique socialiste, lui, disait : « Il faut chasser l’opinion publique des prétoires » en parlant de la peine de mort. Effectivement, si Mitterrand avait répondu la même chose que S. Royal à propos de la peine de mort, on peut imaginer qu’il ne l’aurait pas aboli de sitôt !!! S’agissant de la Turquie, nous sommes en train de faire un beau gachis. Historiquement, la Turquie a toujours balancé entre l’Orient et l’Occident. Soit nous lui avons fait des promesses trop tôt, soit nous ne sommes pas capables de les assumer aujourd’hui... Par conséquent, la Turquie est en train de se décourager des européens et la population verse peu à peu dans l’Islamisme conservateur. Ce sont des décennies d’évolution depuis Kémal qui sont en train d’être ruinées.. Enfin, il y aurait sans doute eu un autre moment plus opportun pour lancer la loi à propos du génocide arménien. Si seulement on pouvait en espérer que la France reconnaisse sa responsabilité dans le drame algérien et le massacre des Harkis !! Dans 60 ans peut-être, si notre pays suit le même rythme que la Turquie....


                                              • (---.---.162.15) 12 octobre 2006 21:42

                                                « Si l’on suit cette logique, un président devrait consulter l’opinion publique (sondage ? referendum ? ?) dès qu’il doit prendre une décision. »

                                                Certaines décisions, pas toutes. Vous généralisez très abusivement.

                                                Am.


                                              • karim (---.---.123.100) 12 octobre 2006 20:18

                                                Pour un président qui s’engage !

                                                Du danger d’attendre après l’opinion publique pour faire ses choix.

                                                La démocratie, c’est le pouvoir au peuple. Etre responsable, c’est avoir des convictions et savoir faire des choix, évoluer si nécessaire. Tout le travail d’un responsable, c’est de convaincre l’opinion que ses orientations sont les bonnes, et enfin d’accepter le choix du peuple.

                                                L’inverse mène à la zizanie. Ne pas s’engager, aller au gré des opinions qui fluctuent, c’est le meilleur moyen de ne conduire des politiques qu’à court terme, et de mener la France à la catastrophe au long terme.

                                                http://pinkelephant.over-blog.net/


                                                • (---.---.162.15) 12 octobre 2006 21:40

                                                  Sur certains sujets, on peut être volontariste, sur d’autres pas. Il me semble sage, sur certains sujets, de s’en référer au peuple français sans vouloir directement l’influencer.

                                                  Am.


                                                • (---.---.105.125) 12 octobre 2006 20:30

                                                  Avec mon maigre salaire, je devrais logiquement voter socialiste. Mais je n-y crois plus. Alors, je choisi de voter comme si j’étais riche ; je vote pour Michelle Alliot Marie. Parceque je suis un gagnant et j’en ai marre de me lamenter sur mon sort.


                                                  • Harry (---.---.19.39) 12 octobre 2006 20:32

                                                    Mort de rire : « Mon opinion est celle du peuple français ». Et si j’écris « Mon opinion est celle d’agoravox », vous votez pour moi ? Pas sûr de voter à gauche moi en 2007...ridicule


                                                    • (---.---.121.66) 12 octobre 2006 21:56

                                                      et mon opinion à moi est celle des trolls


                                                    • Virgile (---.---.183.156) 12 octobre 2006 21:29

                                                      Je vais voter Mr Francois BAYROU en 2007, je viens de voir encore sa prestation sur France 2 dans « question ouverte » avec Mr DUHAMEL, il a été très bon et a vraiment une vision pour l’avenir de la France.

                                                      Mme ROYAL et Co n’ont qu’à bien se tenir !! Affligeant en effet ses idées sur l’Europe et populiste et ridicule sa réponse à une journaliste sur l’adhésion de la turquie à L’UE.

                                                      Franchement, je m’excuse d’insister mais je ne vois que BAYROU pour un vrai changement dans notre pays.


                                                      • David972 (---.---.115.119) 12 octobre 2006 21:33

                                                        - Pour une « Europe de la paix », elle a proposé une « reprise des aides à l’Autorité palestinienne », car « si le désespoir s’installe, la guerre civile aussi ». Elle a suggéré aussi l’organisation d’une conférence internationale de paix au Moyen-Orient, et la mise en place d’un « Parquet européen ». Voilà qui est tout à fait honorale. Mais il n’y a là rien de concret. Elle aurait même pu s’abstenir de le dire car c’est logique. Qui peut croire que l’Union européenne n’aide pas l’Autorité palestinienne. D’ailleurs elle ment puisque l’UE n’a pas cessé d’aidercette Autorité. Faire une grande conférence pour la paix au Moyen-Orient, voilà du Jacques Chirac tout craché qui dit des mots sans faire suivre les actes. Quant à l’instauration d’un Parquet européen, cela n’ets pas cridible car chacun sait qu’aucun pays européen ne voudra la suivre sur ce sujet. Voilà qui montre les limites de cette femme.

                                                        - Pour une Europe des énergies renouvelables : elle s’est dite favorable à une fiscalité européenne « très incitative » pour les énergies renouvelables et les économies d’énergie. Là encore cela ne tient pas la route puisqu’il n’y a point de fiscalité européenne. En effet, l’Europe donne des subventions, des aides mais ne prélève pas d’impôts donc il n’y a pas de fiscalité européenne. Ensuite, ce n’est point crédible car cela ne pourra pas se faire vu qu’il faudra augmenter le budget européen des Etats membres et aucun n’est prêt à le faire. De plus, il faudrait d’abord refinancer la recherche européenne qui est actuellement en grande difficulté face aux Etats-Unis, à Singapour, à la Corée du Sud... Voilà encore une fois la preuve des limites de la personne.

                                                        - Pour une Europe de la recherche : il faut, selon elle, « sortir » du pacte de stabilité européen « les dépenses relatives à l’innovation et à la recherche ». Il n’y a rien de nouveau là. Même Sarkozy le demande. Bref, rien de nouveau sous le Soleil.

                                                        - Pour une agriculture respectueuse de l’environnement : elle propose une réorientation de la Politique agricole commune et la régionalisation de la gestion des aides. Rien de nouveau là non plus. Sarkozy l’a déjà demandé. Bref, rien de nouveau sous le Soleil encore une fois.

                                                        - Pour une Europe des transports propres : mise en place d’une « ressource propre, par prélèvement sur les accises ou péages existants, pour financer les réseaux transeuropéens de transport ». Là encore, c’est pas terrible. Les Etats n’accepteront point de se laisser taxer sur leurs péages par exemple. Et puis, la Suède le fait déjà, le Danemark... Pourquoi la France ne le ferait-elle pas ? Bref, c’est risible.

                                                        - Pour une « Europe qui protège les salariés » : elle a proposé de supprimer les aides européennes aux entreprises qui délocalisent d’un pays européen vers un autre, faire rembourser les aides publiques à celles délocalisant hors de l’Union, et « promouvoir au sein de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) la prise en compte des critères sociaux et environnementaux ». Elle a aussi suggéré de « mettre en place des minima sociaux européens avec un calendrier ». Là encore. Ce n’est rien de terrible. D’autres l’ont déjà proposé dont Sarkozy. Bref, rien de nouveau là encore.

                                                        - Enfin elle a proposé d’offrir à tout jeune en formation de faire un séjour d’étude dans un autre pays européen. Là encore il n’y a rie nde nouveau car cela fait belle lurette que cela se fait avec le LMD et que Sarkozy l’a proposé.

                                                        Mais au-delà de ces propositions, Ségolène Royal propose une nouvelle méthode et un calendrier pour relancer la construction européenne. Plutôt que de s’arc-bouter sur un débat institutionnel que les citoyens ne comprennent pas, elle suggère d’abord de montrer que l’Europe peut réussir quelques projets concrets. Une fois la confiance restaurée, les Européens seront à même de se pencher sur l’architecture de l’Union européenne. La France devra conduire lors de sa présidence en 2008 une convention de la réforme institutionnelle avec consultation de la population, notamment sur Internet. Là encore, rien de nouveau. C’est plus ou moins la même vision que Sarkozy.

                                                        Bref, Ségolène Royal a plus une posture de Première Dame que Présidente. À la limite, on aurait pu voir un couple présidentiel de ce type : Nicolas Sarkozy comme Président et Ségolène Royal Sarkozy comme Première Dame. Il n’y a rien de machiste là mais bon... La posture de la dame n’ets pas celle d’un Président... Car sa vision n’est point politique mais humaniste, irréaliste...


                                                        • (---.---.121.66) 12 octobre 2006 21:54

                                                          tout ça ne mange pas de pain et les Ségolenades rappellent un peu les raffarinades.Tout ça manque de souffle et qu’elle fasse un peu de politique merde aprés tout elle est payée pour ça ,non ! Et quoi encore !On a sans doute les politiques qu’on mérite mais Ségoléne pas bonne présidente !elle passera son temps à nous faire la morale


                                                          • boris emmanuel (---.---.7.120) 12 octobre 2006 22:07

                                                            Bonjour à tous ! il est faux de penser que Madame royal n’a pas d’opinion sur la Turquie... En effet, dans une récente interview donnée avec Arnaud de Montebourg, Madame royal s’est vivement prononcée pour une entrée sous condition de la Turquie dans l’espace européen. Ceci dit, étudiant en journalisme et communication politique, je navigue sur la toile quebecoise pour étudier la vision outre-atlantique de ses élections présidentielles. Je ne suis pas déçu !... Vous êtes pires que les français... et du coup, je vais sûrement m’intéresser aux belges...


                                                            • Serge (---.---.221.65) 12 octobre 2006 23:03

                                                              A vous lire on dirait des apprentis totalitaires : « il faut mater cette populace en lui imposant nos idées ». Mitterand n’aurait pas dit mieux, en grand admirateur de Machiavel, que j’estime pour ma part totalement dépassé. Vous êtes donc pareils en amour, fatalement, vous possédez plutôt qu’aimer, comme on achète un chien, et coupez les ailes de vos partenaires plutôt que les laisser s’épanouir. C’est l’amour beauf. L’amour du socialiste pur et dur mon bon Monsieur, eh oui on est des vrais socialos ouaiaiais ! (rire gras). Un porcin qui se rêve en César.

                                                              Aucune envergure dans cette immédiateté vulgaire, de plus en plus médiocre les français : des beaufs. 118 218 est finalement une pub adaptée à son public.


                                                              • pierre.mortimer (---.---.141.214) 12 octobre 2006 23:47

                                                                Elle vient d’annoncer qu’elle ne participera pas à tous les débats publics avec les 2 autres candidats du PS,elle se donne le droit de ne pas reprendre le programme collectif du PS pour l’election présidentielle , assise sur les sondages d’opinion elle joue perso, elle renvoie dans les cordes une militante qui a l’impudence de poser les mauvaises questions ( cf la video sur le site TV de karl Zero), elle trouve choquant qu’on lui pose des questions économiques .... Ségolène Royal est bien un « homme » politique comme les autres !!!!Si elle est élue , une fois de plus ,la déception sera au rendez vous au bout de quelques mois . smiley


                                                                • Marc Bruxman 13 octobre 2006 02:04

                                                                  Sego est une baudruche. C’est involontairement la meilleure alliée de Sarkozy.

                                                                  C’est une femme sans expérience qui ne sait pas débattre et qui va se faire ratatiner dés le début de la bataille. Envoyer Sego aux présidentielles, c’est comme envoyer un asmathique faire une mission commando. La garantie de se faire « shooter ».

                                                                  En public Sarko dit craindre Sego mais je ne suis pas sur qu’en privé il ne réve pas qu’elle ait l’investiture en espérant qu’elle se « plante » une fois la machine lancée.

                                                                  Il faut noter que pour l’instant la droite ne l’attaque pas vraiment et qu’elle peut encore se permettre de fuir le combat. Une bonne stratégie pour la droite serait justement de « l’aider » à se présenter en faisant semblant d’avoir peur. Une fois investie, elle se ratatine rapidement comme un flan (un peu comme son mari). Si cela arrive, le PS est techniquement « out ».

                                                                  Un tel scénario permettrait (sauf surprise) : - A Bayrou de faire un bon score. Les PS modérés se reporteraient probablement sur Bayrou, faute d’avoir un candidat crédible. - Aux cocos d’avoir leur frais de campagne remboursés. - A Sarko d’etre élu tranquillement alors que face à Jospin ou DSK il aurait du batailler sévére. (Fabius a le sang contaminé comme casserolle, il ne passera jamais). Sauf bien sur si les chiraquiens présentent quelqu’un auquel cas il est dans la merde. - Aux Chiraquiens de se remettre en selle. Anticiper le ratatinage de Ségo est probablement ce qui les motive à préparer une candidature. Car cela leur donne une possibilité de victoire.

                                                                  En effet Chichi réve de coupdeputter Sarko et de garder le pouvoir. Or il sait trés bien que Sarko va se présenter et qu’il faut donc créer un appel d’air de l’autre coté si il veut gagner. Si il est persuadé que la famille royal va se faire guillotiner dans les sondages au bout de 15 jours de campagne alors il peut présenter MAM ou se présenter lui même. En récupérant les voies du centre gauche et du centre droit, MAM pourrait tout à fait passer au second tour. Et ce d’autant plus facilement que Sarko va prendre des voix au borgne. On aurait alors un MAM vs Sarko au second tour. Ce qui signifie MAM premiére femme présidente de la république. La gauche votera MAM plutot que Sarko et la droite sera divisée.

                                                                  PS : Je ne soutiens pas spécialement MAM (pas assez à droite pour moi, même si humainement j’aime bien le personnage) mais ce scénario me parait crédible.


                                                                  • Observateur Alien (---.---.104.124) 13 octobre 2006 04:42

                                                                    Voila une brillante analyse de la situation « politicienne ». Techniquement, Segolene Royal a des lacunes en matière de contenu qui la rendront vulnérable lorsque les choses sérieuses commenceront, débats et autres.

                                                                    Néanmoins, on peut penser que d’ici la, le think-tank du PS - y compris DSK et Fabius - sera derrière elle pour compenser et alimenter son disque dur, notamment pour le face-à-face final, qui sera saignant. Segolene manque de contenu mais, dans les débats elle a une grande force qui est de ne pas manquer d’agressivité ni de pugnacité.

                                                                    Sa stratégie sera de mettre Sarkozy systématiquement sur la défensive sur les sujets sociaux et sécuritaires, de sorte que ce dernier n’ait pas l’opportunité de mettre en évidence les lacunes de son adversaire en matière économique, notamment.

                                                                    De plus, ce sera paradoxalement difficile pour Sarkozy d’attaquer la candidate Segolene Royal dans la mesure ou, n’ayant pas occupé de fonction-clef ministérielle, elle n’a pas eu l’occasion de faire de grosse bourde, Sarkozy ne pourra donc que s’attaquer au camp socialiste en général et non pas a l’adversaire direct.

                                                                    C’est loin d’être joué, ni pour l’une ni pour l’autre.


                                                                  • Lartiste (---.---.159.49) 13 octobre 2006 08:07

                                                                    Que vous le vouliez ou non, elle sera la prochaine présidente de la république française. C’est écrit, et toutes les gesticulations de Nicolas n’y ferons rien. Je crois même que Nicolas s’accommodera d’un repos « bien mérité » n’en déplaise aux gros patrons !

                                                                    On élira la femme, « politiquement vierge », moins elle en dira, plus elle montrera ces faiblesse, plus elle sera soutenu par ceux qui ont été affaibli physiquement et moralement par le patronat nonchalant, glorieux et impétueux, et sans élégance de l’âme !


                                                                    • T.B. (---.---.21.162) 13 octobre 2006 10:02

                                                                      A l’heure qu’il est ségo/sarko sont déjà distancés pas Bayrou et Lepen.

                                                                      Politiquement vierge marie-ség ? Elle a fait l’Ena comme les autres. Promotion Voltaire avec Hollande et de Villepin pour la petite histoire. Elle cumule plusieurs mandats comme les autres. Nègrière, dictatoriale avec son personnel soumis, pas comme tous les autres. Usurpatrice du mot « démocratie participative » comme personne. Alors, arrêtes ton cirque, l’artiste.


                                                                    • 3p (---.---.102.41) 13 octobre 2006 08:27

                                                                      J’ai une théorie sur l’ascension de Ségolène dans les sondages :

                                                                      L’intérêt de Sarkozy est de se mesurer avec le candidat de gauche le plus léger dans son programme et le plus facile à battre, en particulier dans les débats. Ségolène répondant parfaitement à ces critères, il ne restait plus qu’à orchestrer son envolée dans les médias.

                                                                      Les médias et les magazines qui l’ont mise en avant et pipolisée appartiennent à des amis du petit Nicolas (Serge Dassault édite quelque 70 titres dont Le Figaro, L’Express, L’Expansion et des dizaines de journaux régionaux. Arnaud Lagardère possède le groupe Hachette, qui détient quelque 47 magazines (dont Elle, Parents, Première) et des quotidiens comme La Provence, Nice-Matin ou Corse-Presse. Quant à Martin Bouygues, il possède TF1).

                                                                      Cette puissance de feu médiatique est unique dans les annales politiques.

                                                                      Second volet de la tactique, les amis de Sarkozy clament maintenant à tous les vents que Ségolène sera la candidate la plus difficile à battre, elle se retrouve donc adoubée par la droite.

                                                                      Les militants socialistes n’ont plus qu’à tresser la corde qui les pendra.


                                                                      • T.B. (---.---.21.162) 13 octobre 2006 09:42

                                                                        3p, je pense exactement comme toi et pour les mêmes raisons, depuis quelques jours. Je l’ai même écrit je ne sais plus où en commentaire.


                                                                      • axion (---.---.174.250) 13 octobre 2006 08:44

                                                                        Ségolène à l’air sympa.

                                                                        Elle est aussi à la mode : c’est une femme, ce n’est pas un dinosaure, elle change de ton face à ses vieux messieurs de la politique.

                                                                        Ce que l’on peut craindre, c’est donc le pire. Non pas qu’elle ne soit pas une femme, mais qu’elle ne soit pas sympa.

                                                                        Ses discours ne sont pas toujours creux, mais, parfois, ils sont trop visiblement construit pour faire plaisir à trop de monde (un peu comme Chirac, d’ailleurs ...), et donc parfois un peu visiblement trop creux (de peur de dire qqch qui fâcherait un futur électeur).

                                                                        Cela reflète que Ségolène n’est pas fondamentalement, qqun de sympa, mais qqun qui essaye de se faire passer pour sympa.

                                                                        Mais qui est donc vraiment Segolène Royal, et que ferait-elle vraiment si elle était élue ?

                                                                        La distance dont elle fait preuve, et les efforts qu’elle déploie pour que cela ne se voit pas, sont un peu effrayants.

                                                                        Un peu trop politicienne, et en même temps, un peu trop distante.

                                                                        Dommage, elle avait l’air d’être une femme sympa.


                                                                        • med (---.---.204.103) 13 octobre 2006 09:22

                                                                          je suis vraiment atterré par la nullité des critiques que je lit ici, et qui tiennent tous de la plus mauvaise foi qui soit.

                                                                          J’aimerais bien que ségo gagne cette présidentielle rien que pour vous faire le plus grand bras d’honneur qui soit.


                                                                          • T.B. (---.---.21.162) 13 octobre 2006 09:50

                                                                            Heureusement qu’elle ne passera pas, med. Car si elle représente des gens comme toi qui ne savent ni lire, ni écouter ce sera la dictature et le régne de l’hypocrisie tout à la fois.(contrairement à ce qu’elle croit affirmer sur son blog « militairement » encadré de désirsd’avenir)


                                                                          • hth041947 13 octobre 2006 10:43

                                                                            Ségolène est en panne de tout a part être une femme séduisante, elle n’a absolument pas la pointure pour être président de la république. Les éléphants du PS l’ont trés bien compris. Si par hasard elle était élue, elle n’aurait qu’un rôle représentatif. Ce sont tous les ténors de la gauche caviar qui vont se retrouver avec des postes de ministres (LANG, STRAUS KAHN, FABIUS, EMANUELLI, KOUCHNER, etc...)et on se retrouvera dans la situation « Mitterand » magouilles et manupulations de toutes sortes (exemples : Crédit Lyonnais, ELF, DGA,ADIDAS, trafic d’armes, etc... pour ne citer que les plus importants dossiers qui nous coûtent encore des milliards d’euros chaque année.


                                                                            • T.B. (---.---.21.162) 13 octobre 2006 11:18

                                                                              Sans oublier Attali avec la BERD et son argent détourné, l’emploi fictif pour son fils à AirFrance, etc etc c’est vrai la liste est longue au sein de l’UMPS, principalement.


                                                                            • Dragoncat (---.---.246.87) 13 octobre 2006 11:49

                                                                              @ l’auteur

                                                                              Daniel, bravo pour votre article.

                                                                              Et pour compléter, cette news entendue ce matin comme quoi Ségolène n’était pas sure de vouloir participer aux débats internes au PS. Le vernis de l’icone craque beaucoup plus vite que prévu. C’est catastrophique.

                                                                              Ségolène surfe sur une vague de popularité qui ne semble pas indestructible : la descente va peut-être se faire aussi brutale que l’ascension.

                                                                              J’ai été intéressé par un des commentaires fait sur ce fil, ou l’intervenant suggérait que le PS utilisait Ségo en tête de gondole, sachant qu’elle ne servirait que de façade pour gagner les élections. Le pays étant ensuite dirigé par les « éléphants » placés aux différents postes stratégiques du pays.

                                                                              Je n’avais pas encore vu les choses sous cet angle mais l’idée ne parait pas complètement absurde.

                                                                              Avant les dernières élections présidentielles, j’avais personnellement une bonne impression de DSK. Mais sa sortie, lors de la campagne de 2002 sur l’insécurité qui était, selon lui, un mythe : je n’ai pas pu lui pardonner ça.

                                                                              C’est décevant de voir que des personnalités politiques certainement compétentes peuvent à ce point se dédire pour rentrer dans le dogme.

                                                                              Les socialistes sont en ce qui me concerne une terrible déception (et ce n’est pas faute d’avoir voté pour eux - je l’avoue humblement).

                                                                              Avec Ségo, on est au top...
                                                                              - le top de la vacuité. Un sourire, une image de marque et rien derrière
                                                                              - le top du cynisme : je ne parle de rien pour ne me facher avec personne.

                                                                              C’est du foutage de gueule grand modèle et avec ça, le PS touche le fond. Ce qui leur manque ? Un tout petit peu de courage politique, et vouloir faire autre chose de d’aller là ou le vent souffle.

                                                                              Cordialement.


                                                                              • thomas (---.---.153.54) 13 octobre 2006 14:45

                                                                                Je vous conseil de voter pour un dictateur. Lui au moins il a un avis surtout Lui il a des couilles lui c’est pas une femme. Avec lui on est sur que ca filera droit. On se croierait sur un forum de voyance avec des pronostic a tout va sur telle personne a telle periode. Vous avez a ce point besoin que d’autres prennent votre destin en main ? Si vous etes mecontent c’est surtout de votre faute, car vous ne saver vous contentez et que vous votez uniquement pour des programme economique. Au lieu de blamer les autres, blamer d’abord le plus grand coupable de votre vie------->VOUS.

                                                                                Cessez de vouloir imposer aux autres ce que vous ne voulez pas qu on vous impose.


                                                                                • T.B. (---.---.21.162) 13 octobre 2006 18:42

                                                                                  Pas content le Thomas. Et c’est pour dire quoi au juste ? Tu soutiens qui et quoa, toa ?


                                                                                • Antoine Christian LABEL NGONGO Christian LABEL NGONGO 13 octobre 2006 16:32

                                                                                  Une politique de ronds dans l’eau... Avec de beaux mots creux : Il faut « d’abord réaliser l’Europe par la preuve » (comme si cinquante ans de construction européenne ne comptaient pas) et « redonner aux citoyens une envie d’Europe ».. smiley vos amis politiques, eux ont de belles idées sur l’europe ? smiley je n’y crois pas. De grace, laissez la avancer. Elle ne fera pas pire qu’un de ces machos à deux balles.


                                                                                  • Daniel RIOT Daniel RIOT 14 octobre 2006 01:26

                                                                                    Vous voulez dire quoi exactement ?


                                                                                  • (---.---.113.240) 13 octobre 2006 23:27

                                                                                    Non tout ça c’est du flan, on le sait et on ne fera pas des efforts désespérés pour conserver une certaine « naiveté »..... mais bon il faut le reconnaitre ( et ça peu nous en couter) elle à un « certain charisme » auprés de l’electorat populaire, ce qui peu nous apporter la victoire, donc je vous nous conseille de rester bien groupé derriere elle et de retirer bien chaud nos bons marrons bien chauds.


                                                                                    • fabrice (---.---.72.107) 14 octobre 2006 19:49

                                                                                      je crois que marie ségolène a des comptes à rendre : elle a volé la victoire aux socialistes car elle ne gagnera pas l’élection elle partira en vrille avec les débats on sent qu’elle n’a pas de fond mais juste une image

                                                                                      elle a empéché jospin de se représenter qui certes est austère mais sincèrement il aurait certainement redressé la france qui est dans une situation très difficile ( d’ailleurs il aurait probablement fait un seul mandat et donc aurait agi sans démagogie

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