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Accueil du site > Tribune Libre > Serions-nous à un point de non-retour ?

Serions-nous à un point de non-retour ?

 Il ne s’agit pas d’être pessimiste, mais l’évolution intellectuelle de nos sociétés laisse sceptique, voire interrogateur ; que ce soit sur le sens philosophique et plus précisément sur la perception idéologique.

 Non pas que l’on ait plus de brillants intellectuels. Je ne parle pas du spécialiste du botulisme, BHL le faiseur, qui d’ailleurs tomberait à propos pour la suite de mon discours sur l’enfumage médiatique, mais de ceux qui s’évertuent à vouloir faire entendre, hors du formatage ambiant, une pensée différente. Non, ceux là existent encore et c’est heureux, mais malheureusement ils sont peu lus, peu écoutés, peu reconnus ou lors souvent que dans un microcosme particulier, et c’est pourquoi l’on assiste par ailleurs à une planification de la pensée des masses populaires ignorante de fait de la diversité idéologique. Car effet, le principe du consentement, doucement, insidieusement amené par la communication moderne, a formaté peu à peu les esprits, colonisé de manière unidirectionnelle la réflexion intellectuelle pour que le raisonnement s’oriente inconsciemment vers la pensée unique capitaliste.

 Et ceci à tous les niveaux, en particulier en politique ou l’on assiste de plus en plus à du spectacle, à des incantations, à des discours superficiels qui n’engagent que peu leurs auteurs, qui souvent d’ailleurs oublieront sans vergogne et aussitôt quelques promesses fanfaronnes, pourtant clamées haut et fort.

 La déformation des discours, des esprits, sont tels que même dans des partis se prétendant anticapitaliste, je pense au fantoche PG par exemple, à ceux qui autrefois se voulaient révolutionnaires comme le PCF, ils finissent par tomber dans la facilité électoraliste en s’alliant au deuxième tour des régionales avec le PS, et qui par conséquence cautionnent le système ; le tout avec de surcroit des arguties pour le moins fallacieuses comme celles proférées entre les deux tours par la presse dudit PG* : « Nous avons dit qu’en rassemblant la gauche de manière autonome au premier tour, on élargirait le périmètre de rassemblement au second tour dès lors que la volonté de cet électorat est respectée et non manipulée.  », si ça, c’est pas de la langue de bois électoraliste ! Donc, la volonté est d’avoir des élus par tout les moyens, et qui vont s’acoquiner avec un PS défendeur des marchés, parce que le vrai problème est là, la dictature des marchés !

 Et les réflexes conditionné continuent d’alimenter après les élections les propos des hommes politiques et des médias asservis puisque l’on entend un peu partout que la droite a pris une déculottée.

 D’abord, la moitié des électeurs n’ayant pas daigné se déplacer, pour une élection néanmoins plus importante que l’on pourrait croire du fait de la future réforme territoriale, ce qui minimise le résultat. Et ensuite, si effectivement Sarkozy s’est fait secouer, ce qui n’a malgré tout rien changé à la suite de son programme destructeur, le grand gagnant de ces élections est le capitalisme représenté à cette occasion par sa composante sociale démocrate, le PS pro-européen à la mode ultralibérale. Il n’y a donc pas de quoi pavoiser, c’est bien une défaite pour le peuple ; peuple qui s’est réjoui du léger soufflet donné au fac-similé de Napoléon, raisonnement superficiel qui en fait n’est qu’une forme de consentement et de conditionnement lorsque l’on ne peut plus faire une synthèse vraiment éclairée pour sortir des apparences, a fortiori qui aurait pu être basée sur un développement idéologique dont on ne peut que constater qu’il est de plus en plus absent des grands débats de société.

 Et ça continue avec la réforme sur les retraites pour lesquelles on sent peu de réactivité de la part de travailleurs qui pourtant vont se faire « entuber » de première.

 Le consentement apporté par une médiatisation particulièrement orientée et sournoise à fait que dans l’esprit de beaucoup cette réforme était indispensable, et sous-entendu, que l’on ne pouvait faire autrement que de reculer l’âge de mise à la retraite, et ceci sous le fallacieux prétexte de la démographie et autres arguments tendancieux. Ce qui fait, qu’au lieu de s’opposer carrément à un projet inique, beaucoup commencent déjà à discuter des modalités et des aménagements de l’évolution du système ; d’autant que prévoir des taux de croissance et un PIB aléatoire à l’horizon 2050 alors que l’on n’a même pas été capable de prévoir la crise un an avant cela ressemble fort aux élucubrations de Madame Soleil.

 Cela va des syndicats qui sont de plus en plus sous l’éteignoir, à la vraie gauche qui tergiverse, sans oublier le PS qui est pour l’allongement, n’oublions pas aussi que l’égérie du Poitou, S. Royal, avait même émis l’idée de fonds de pension collectifs, -projet toujours en fermentation chez certains socialistes. Si…, pour masquer leur duplicité et noyer le poisson, ils envoient sur le devant de la scène un faire-valoir, Filoche, qui par de grandes théories médiatisées crée un écran de fumée sur la réalité du projet socialiste.

 Et voilà, une nouvelle fois on brasse de l’air avec des discours trompeurs qui vont nous cacher la réalité, celle de la gouvernance mondiale par le capitalisme, gouvernance qui pour beaucoup ne se discute même pas, pensent-t-ils seulement à la contester tant elle leur parait incontournable et qu’il ne peut y avoir, dans leurs esprits, d’autres solution ?

 Il y a aussi un autre domaine où le consentement autour du capitalisme est chaque jour de plus en plus imprégné, c’est l’écologie. Ecologie qui maintenant est prétexte à créer de nouvelles formes de productivisme, à l’ouverture de nouveaux marchés particulièrement juteux pour lesquels le travailleur sera encore exploité, voire esclavagé.

 On le voit dans le monde agricole où l’agro-business productrice d’éthanol, d’amidon, de prétendues biomasse, de méthanisation industrielle, va finir par détruire la vraie agriculture paysanne et qui pourtant, avec des aides particulières, pourrait devenir l’agriculture biologique de demain. Et bien non, l’obsession est la PAC à tout prix pour subventionner des céréaliers qui exporteront vers des pays où l’on va détruire l’agriculture locale par une concurrence déloyale. Mais de ces dommages collatéraux dus à la liberté des marchés on en parle peu, on est dans le système, alors on se bat alors pour la PAC afin de pérenniser le productivisme dévastateur qui en détruisant l’agriculture des pays les plus pauvres favorise l’immigration vers ceux qui les ont mis dans la panade, pays développés qui aussitôt arrivés virent les émigrants manu-militari.

 Et le formatage va continuer avec les présidentielles. Médiatisation des candidats, va-t-il être question de remettre totalement le système en cause. Peut-être que par miracle, il se pourrait que quelqu’un émette qu’il serait judicieux de faire table rase du capitalisme, ce qui voudrait dire qu’il n’y aurait plus de système boursier, plus de bourse pour alimenter la soif de profit des spéculateurs. On imagine le tollé, mais qu’est-ce qu’on va mettre à la place !!!

 Pourtant, les spéculateurs et les banquiers font de plus en plus la pluie et le beau temps, il n’y à qu’à demander au peuple grec ce qui lui pend au nez ; mais ce peuple, a-t-il compris que c’est intrinsèquement le système capitaliste l’unique responsable et qu’il faut l’éradiquer pour avoir une vraie survie ; ce n’est pas les socialistes grecs qui vont pousser dans ce sens, ils sont aussi inféodés et formatés à la concurrence libre et non faussée que ceux de France, c’est tout dire.

 Je crois qu’il est inutile de remuer la désillusion qu’a apporté un 1er mai ayant perdu toute son sens mobilisateur. Il est l’image même de l’apathie engendrée par le consentement. Seuls quelques irréductibles au conditionnement actuel ont répondu présents en manifestant leurs mécontentements, en somme, un petit tour « banderolé » pour la forme, à l’instar de ceux qu’organisèrent des syndicats ne remettant pas profondément en cause l’hégémonie capitaliste. Sans doute y a-t-il là aussi l’une des réponses à l’endormissement général, on va vers une syndicalisation à l’américaine et c’est probablement le pire qui puisse nous arriver, on sera alors complètement intégré dans le système….

 Même la grève a perdu son aspect revendicatif et surtout son concept politique. Elle doit être consensuelle, ne pas faire de vague, et surtout elle doit être cantonnée à des raisons particulières et sectorielles afin de ne pas avoir un quelconque sens politique, ce que beaucoup approuvent, quant ce n’est pas qu’ils montrent à son encontre un total désintérêt. Souvent caché d’ailleurs sous de faux prétextes comme celui que ça fait sauter une journée de salaire, salaire qui pourtant est le la raison de la revendication dans la plupart des cas. L’individualisme voulu par la pensée unique capitalisme, absorbée consciemment ou inconsciemment, mène à se genre d’attitude et annihile tout sentiment contestataire. D’ailleurs si cela va jusqu’au chômage, la prime de licenciement est là pour atténuer considérablement les injustices du système et rend en apparence plus acceptable l’inacceptable lorsqu’il s’agit de délocalisation, pour ne citer que cet exemple. Alors, on accepte, plus où moins bien, et c’est tout…

 Eh oui, l’imaginaire est tellement conditionné qu’il n’est pas concevable pour beaucoup que l’on puisse faire autre que d’accréditer la pensée unique capitaliste, il y a un vide sidéral du concept idéologique, et ceci parmi toutes les catégories sociales.

 Si l’on doit faire de la politique, il faut commencer par sortir du préconçu, après, tout est permis, ce n’est que comme cela que nos sociétés iront vers le bien-être.

 * Tiré d’un article de Vincent Cheynet, Jean-Luc Mélenchon, l’écotartufe du mois (La Décroissance du mois de mai)

http://le-ragondin-furieux.blog4ever.com
 

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15 réactions à cet article    


  • pallas 7 mai 2010 12:32

    Le point de non retour a été atteint il y a 70 000 ans en vérité,

    C’est quand les quelques rares survivants de l’espèce d’hominidé auquel nous sommes les descendants, ont massacré les autres espèces d’hominidés au fur et a mesure de notre expansion sur la planète.

    Ce qui se passe aujourd’hui, ou même dans toute l’histoire récente de ces quelques milliers d’années ne sont rien d’autre qu’un comportement particulièrement agressif, haineux, auto destructeur.

    La destruction de la planète, notre auto annihilation.

    Le meurtre de Abel par Caïn.

    Nous sommes les descendants de Caïn, qui tua ces propres frères, ce qui veut dire les autres espèce humaines.

    Le premier meurtre, nous voici a la fin de notre espece, cela est maintenant une évidence d’une histoire horrible et terrible.


    • Chabinpolitain 7 mai 2010 16:36

      Constat parfaitement clairvoyant, je dirai cynique au sens littéral.
      A présent que nous sommes un certain nombre à travers le monde à avoir fait ce même état des lieux, de Chomsky à Bourdieu en passant par N. Klein et une bonne poignée d’autres nous ayant donné les armes de la compréhension, à présent, donc, que faisons nous ?
      Est-il concevable de ne tenir comme philosophie que celle du chaos ( qui est une idée récurrente ) et le discours commun qui l’accompagne et qui veut que seul un grand choc pourra ébranler les consciences... ?
      La conquête idéologique n’est pas qu’un phénomène de mode, il s’agit aussi d’une marque culturelle et la conquête des esprits se veut engagée dans un processus de non retour, on peut faire le parallèle avec les psychothérapies auxquelles nous avons parfois recours et qui nous amènent à un changement.
      Mais avant de prendre la décision de consulter nous acceptons de souffrir d’autant que la chimiothérapie se montre efficace pour masquer les vrais problèmes et il s’en passe des années avant que le fauteuil d’un psy ne nous accueille !
      L’idée de la pensée unique ( j’entends ici le sens originel, c’est à dire la normalisation des rapports de profits ) fait partie intégrante de notre système et est culturellement admise, intégrée.
      Et tout système social a pour fonction première de « fabriquer » des citoyens adaptés et non des déviants.
      Pourquoi voudrions-nous que ces personnes décident de modifier leur avenir quand ils ne savent pas ce qui les attend ( Changer... Pour quoi ? pourquoi et contre quoi ? ) alors que l’éducation et l’environnement ont fait d’eux ( de nous ! ) des gens qui, bon an, mal an acceptant qu’il est dans la nature humaine de créer des sociétés inégalitaires, acceptent que leur voisin puisse être riche et eux pauvres.
      Au mieux, ils souhaitent se rapprocher de la classe sociale immédiatement « supérieure » mais n’envisagent pas d’abolir les inégalités, comme les étasuniens n’envisagent pas un monde de paix, ils ont des armes donc ils préparent la guerre.
      La révolution des consciences si chère à Pierre Rabhi est sans aucun doute indispensable, mais la question véritable est comment toucher les consciences qui sont normalement étanches à des concepts culturellement « incorrects » ?
      En regardant la lune, tant que je ne serai pas japonais, je ne saurai jamais ce que voit un japonais...
      Nos constructions culturelles qui nous procurent notre identité et nous font être à l’aise dans un univers où la plupart de nos semblables voient le monde de la même façon sont les fondements de nos personnalités et toucher à la personne sans avoir recours à la manipulation est une entreprise perdue d’avance.
      Alors, quoi ???


      • Peretz Peretz 7 mai 2010 17:43

        Très bonnes analyses. Mais tant qu’il y a des personnes conscientes comme vous, tout n’est pas perdu, même si on a l’impression d’une descente aux enfers. En tout cas on peut toujours rêver à un autre modèle comme je l’ai fait sur mes blogs. Si vous avez le temps : www.citoyenreferent.fr et www.voixcitoyennes.fr et www.voiescitoyennes.fr en espérant que ce n’est pas trop dur à lire. Il y a , je crois, du grain à moudre.


      • Mengneau Michel Mengneau Michel 7 mai 2010 18:01

        Pour ceux qui sont intéressés par le stratégie du consentement, Noam Chomsky sera à Paris fin mai et animera quelques réunions publiques, dont une le 31 au collège de France, à 17 heures à l’amphi Margueritte de Navarre....


      • Chabinpolitain 7 mai 2010 18:40

        Excellents sites, très spécialisés et parlant un langage clair et novateur !
        A diffuser sans modération.
        Vous êtes vous intéressé aux idées d’économie de répartition des richesses ?


      • mokhtar h 7 mai 2010 16:52

        Merci à l’auteur. L’article est fondamental en ce sens qu’il pose les termes de la vraie lutte. Mais pas seulement dans le cas français. Qu’on peut bien prendre comme exemple.
        Mais pourquoi être pessimiste ? D’accord avec vous peut être pour le court terme. Mais pour le long terme ???
        Cela fait quelques siècles que le capitalisme et le libéralisme ont affûté ses armes dans tous les domaines, dont principalement ceux de la pensée et de la connaissance. Le problème est qu’il faut sortir de ces systèmes de pensée dominants, sans rien exclure.
        A titre d’exemple, vous avez bien choisi la question des blocs et déplacements de votes qui se font et se défont lors de consultations électorales : mais peut être faut-il se poser des questions sur « le système électoral’ lui même, les systèmes électoraux ??? qui aboutissent tous au même résultat, ainsi que la très (et la trop) grande indépendance des exécutifs ?
        Parce que les vrais électeurs, ce ne sont pas les votants : le votant ne donne son avis,(ANONYME !!!!!) que devant la boîte électorale, sans aucun moyen d’action pendant toute la durée du mandat des élus. Tandis que les groupes de pressions (banques , patronats, différents lobbies, truands internationaux, trafiquants de tous poils, services de sécurité, etc) agissent TOUT LE TEMPS QUOTIDIENNEMENT au grand jour avec pignon sur rue dans les assemblées, les sénats, toutes les collectivités élues et même dans les couloirs des exécutifs et font voter les lois et règlements qu’ils veulent, y compris les plus impopulaires, en travaillant les élus au corps.
        Tout était (est peut encore ?) possible dans le cas d’une presse et d’une armée d’experts aux ordres pour produire (et amplifier), légitimer et banaliser cette pensée unique, qui devient un lieu commun, DU BON SENS sur lequel personne ne s’interroge. Mais à mon sens pas pour très longtemps, à la seule condition que les gens en prennent conscience. Mais enfin, on a parlé de tant de crises économiques dont la seule solution serait une cure d ’austérité en direction des plus pauvres ! Et personne, ou relativement presque, n’a évoqué la possibilité de taxer les plus riches, les riches, les intérêts bancaires, les superprofits des multinationales. Dans le cas de la Grèce, on a tout simplement »oublié« les possibilités de la taxation des biens de l’église orthodoxe et des armateurs de la plus grande flotte maritime mondiale. Au nom de quel tabou, imposé par des siècles de pensée unique.
        Au nom de quoi les Etats renonceraient au premier de leur droit celui, de battre monnaie et d’emprunetr à leur banque centrale, et de se trouver contraints d’emprunter au secteur privé, comme dans le cas de l’Union Européenne ? j’ai beau réfléchir, je ne trouve pas d’autre réponse que la rapacité des banques privées et la complaisance des politiques à leur égard.

        A titre d’autre exemple qui renverse un tabou pour lequel un matraquage intense a été organisé sur l’opinion publique en France, voici un lien d’un excellent article à Agroravox qui remet les choses à leur juste place quand au »trou virtuel de la sécurité sociale en France" proposé par le non moins excellent Sentinelles de la République. Fumant ! Du mensonge organisé en grand.

        http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/du-trou-virtuel-de-la-securite-72444

        Pourquoi alors être pessimiste ? Nous sommes des centaines de millions à prendre conscience sur le net , dans les différents réseaux citoyens de tous les pays et nos yeux commencent à se dessiller. Il faut le temps de digérer tout çà et s’organiser pour les plus efficaces formes de lutte pacifiques, en commençant d’abord à nous interroger sur tout, à nous informer, à faire circuler cette information à des centaines de millions d’internautes, cette nouvelle pensée, dirais-je, et en commençant à nous interroger d’abord sur les plus efficaces formes de lutte et d’organisation, locales, régionales, nationales, et plus haut encore. Dans toutes les langues et tous les dialectes.

        Que penseriez vous d’un site web qui dénoncerait nominativement tout ce beau monde de suceurs de sang des peuples en donnant quelques précisions sur leurs adresses exactes, leur numéros de téléphone, leurs e mails ainsi que celle de leur résidences secondaires ? leurs amis les plus hauts placés, les clubs qu’il fréquentent ainsi que leur numéros de compte bancaire, et les noms de leurs maîtresses ou de leurs partenaires sexuels ? Un éclat de rire planétaire, garanti !

        Soyons plutôt réalistes et commençons par ne plus laisser ces gens là parler et penser, et A AGIR tous seuls, contre nos intérêts, contre les intérêts des peuples. En politique, en économie, en sciences. C’est plus qu’un excellent début. Faisons davantage confiance aux génies populaires des peuples. Personnellement, sans être optimiste, je n’ai jamais été pessimiste.


        • poetiste poetiste 7 mai 2010 17:51

          Nous approchons du point de non retour pour la raison suivante : Nous manquons non pas d’intellectuels mais d’hommes de bonne volonté.
          Le profit pour le profit, c’est l’adoration simpliste du veau d’or. C’est là le plus funeste des tropismes humains dans une guerre économique.
          Tout cela manque de poésie, alors voilà : L’effet papillon, l’erreur du commencement amplifiée de manière exponentielle qui provoque un cataclysme après un certain temps.

           

           

          Inconséquence.

           

          Dis-moi ton effet, papillon !

          Si la vie n’est pas religion

          Pour le colosse aux pieds d’argile

          Dont l’équilibre est si fragile.

           

          Dis-moi tous les faits, papillon

          Et ces méfaits qui sont légion

          Pour la planète, infertiles

          Quand l’homme la met en péril.

           

          Dis-moi ce que nous oublions

          Le grand manque de réflexion

          Régression des êtres débiles

          Dans les campagnes et dans les villes.

           

          Dis-moi le chaos, papillon

          Dans l’âme de ces trublions

          Qui élaborent sur une île

          La spéculation imbécile.

           

          A.C

           

           

           

           

           

           

           

           


          • Bobby Bobby 8 mai 2010 00:40

            Bonjour,

            Afin de combattre les tendances actuelles des peuples à une connaissance leur permettant d’analyser leur environnement, il y a une véritable « stratégie du choc » qui est utilisée à répétition et au niveau planétaire.

            Faut-il croire aux machiavélisme des dirigeants de cette planète et des techniques utilisées ? (cf. Ghislaine Lanctôt etJane Bürgermeister) pour satisfaire un Malthusianisme qui semble bien maintenant passer par une vue robotisée de l’être humain.

            Si nous ne réagissons pas, c’est à mon sens ce qui risque bien de nous arriver !

            Bien cordialement vôtre.


            • slipenfer 8 mai 2010 10:24

              Salur Bobby
              le lien (cf. Ghislaine Lanctôt etJane Bürgermeister) renvoi à
              la vidéo « robotisée »

              commentaire à propos de cette vidéo le thermes robot je l’appliquerai
              au numéro 3 suivant cette définition.

              linéarisation de la pensée

              1-disparition de la pensée dialectique (Hegel)
              2-disparition de la pensée manichéenne (bien et mal) en cour
              3-apparition de la pensée positive (on à supprimé le négatif).(soyez positif)
              nous sommes en plein dedans (pas pour tous évidement). 
               


            • Bobby Bobby 8 mai 2010 11:32

              Désolé pour cette erreur de destination le lien pour le commentaire de Ghislaine lanctôt sur la plainte de Jane Bürgermeister est ici ! et un autre pour me faire pardonner ici ! ...


            • slipenfer 8 mai 2010 12:58

              Bobby (pas de mal )
              le type qui à fait la vidéo (la musique sympa sa change, les autres te colle du lourd)
              c’est un marrant en plus
              http://www.youtube.com/user/PPBoyington1


            • Pierre Boisjoli Pierre Boisjoli 8 mai 2010 05:45

              Excellent article,
              Le retour du balancier est pour bientôt et Marx verra son heure de gloire. Les monétaristes se verront humilier pour avoir mis tous leurs oeufs dans le panier du marché. . . car il n’y a pas que le marché qui compte.
              Dieu sera fort aise de constater que son protégé a bien appris les leçons de l’économie classique et que la baisse tendancielle de profit n’est valable que sur une portion de la courbe comme l’a démontré Paul Samuelson.
              Il n’en demeure pas moins de la véracité des propos de Marx sur l’issu probable du capitalisme et cette issu se fera d’une manière révolutionnaire et démocratique qui laissera les Américains pantois devant la force de l’argumentation.
              Dans cette lutte que se livre capitalistes et communistes, une troisième voie plus scientifique prendra le pas sur toutes les autres et elle regardera le monde dans sa globalité, autant au niveau économique, sociologique, historique que spirituel.
              Vous ne le savez peut-être pas mais le monde a déjà commencé à changer et ce changement est le résutat d’un seul homme, moi-même qui vit d’une maigre pitance qui fera pâlir tous ces dirigeants de la terre qui se croient nés de la cuisse de Jupiter. Le monde a su s’affranchir d’une guerre froide parce que j’y tire les ficelles.
              Pierre Boisjoli
              le conseiller divin
              le seigneur des seigneurs
              le roi des rois
              le prince de la paix


              • poetiste poetiste 8 mai 2010 09:32

                @ Pierre Boisjoli

                Au premier degré, ton texte est paranoïaque.En ce cas je n’imagine pas la grosseur des chevilles : Éléphantesques !!!
                Au deuxième degré : c’est de l’humour marseillais.
                Au troisième degré, ton texte contient la vérité suivante que le monde ne peut changer si les individus ne se corrigent pas et ne font rien pour que ça change.
                On peut rêver pour ce qui est d’une libération de l’addiction au fric, désormais plus gagné par le jeu que par le travail, mais cette addiction est pour beaucoup une drogue dure.
                Il est plus facile de se guérir de l’éthylisme que de l’élitisme (de l’argent).
                Et l’éthylisme, chacun sait que c’est une question d’abstinence à vie pour s’en prémunir ; il n’y a pas vraiment de « guérison ».
                Mais de grâce,ne crée pas une nouvelle religion ! Les arracheurs de dents, les menteurs, les charlatans, les prophètes, comme disait Brassens, sont déjà assez nombreux.
                Et si on te prend pour le sauveur de l’humanité, tu vas déranger les banquiers et on va te clouer sur une croix. Attention ! L’histoire se répète !
                A.C


              • Francis JL 8 mai 2010 10:49

                Je n’ai pas aimé cet article parce qu’il mélange les genres : il tape sur J.-L. Mélenchon de manière totalement gratuite, dans un contexte qui se prétend au dessus des partis.

                J’ai relevé ceci : « Donc, la volonté est d’avoir des élus par tout les moyens, et qui vont s’acoquiner avec un PS défendeur des marchés, parce que le vrai problème est là, la dictature des marchés ! »

                Question à l’auteur : Et c’est pour ça que vous accusez le PG et le RCF de parts fantoches ? Qu’est-ce que vous proposez ? Un parti des fourches et des lance-pierres pour attaquer l’Elysée et l’Assemblée nationale ?

                Regardez ce qu’il se passe en Grèce : ne voyez vous pas que le pouvoir est entre les mains des banquiers ? A qui obéissent les gorces de l’ordre en Grèce, si ce n’est pas à la finance internationale ? La main qui donne est, dit-on, au dessus de la main qui reçoit : ce que proposent le PCF et le PG est précisément de sortir de cette spirale infernale, en redonnant le pouvoir à la nation contre les néo-pétainistes :

                « La « rupture », c’est quoi ? Le démantèlement des acquis sociaux, le fait que les riches paient moins d’impôts, qu’on privatise de façon rampante l’université, qu’on donne les coudées franches aux affairistes. Cette façon de déguiser une soumission au capitalisme mondialisé en révolution nationale relève en soi du « pétainisme », au sens formel. » « De quoi Sarkozy est-il le nom ? »,  par Alain Badiou

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