• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Sexualité : le libertinage

Sexualité : le libertinage

Le député Jean Lassalle élu des Pyrénées-Atlantiques et membre du groupe Libertés et Territoires a surpris tous ses collègues de l'Assemblée, au mois de mai 2021, en leur révélant : « les lieux d’échangisme, et de libre échangisme" sont, eux, "restés ouverts pendant le confinement. (...) De très nombreux de nos collègues y avaient leurs habitudes dans des mandats précédents et je ne compte même pas les ministres ». Le député LR Philippe Gosselin, sarcastique : « Il est bien connu que dans ces clubs, on pratique tous les gestes barrières. C'est même d'ailleurs pour ça qu'on y va » !

Ces pratiques sont aussi vieilles que les orgies et bacchanales de l’époque Romaine. La mythologie montrait des scènes condamnées par la morale, et seuls les Dieux pouvaient se permettre la lubricité. Les scènes érotiques se popularisent au XV° siècle sous forme de tableaux suspendus dans des cabinets privés, et au XVIII° siècle avec l'engouement pour la littérature érotique : Restif de La Bretonne, Nerciat, Sade, Laclos. Le « phénomène » libertin est loin d'être marginal, on compte en France 400 clubs échangistes et plus de cinq cent mille couples adeptes du libertinage ! Selon un sondage IFOP (2012), cinq pour-cent des Français et sept pour-cent des Belges auraient déjà pratiqué l’échangisme.

Les hommes sont quatre fois plus nombreux que les femmes à être à l'origine de la proposition, mais 16 % des femmes accepteraient une partie carrée (à quatre) si leur partenaire leur en faisait la suggestion ! Si l'amour est le produit de l'imagination et de l'éducation, les raisons de s'adonner au libertinage (du latin libertinus, affranchi) sont multiples : pimenter sa vie sexuelle - désir de transgression - assouvir sa curiosité - se sentir désiré(e) - témoigner de sa confiance à l'autre - palier une libido en berne - thérapie (sur les conseils d'un sexologue) - se rabibocher (couple qui bat de l'aile) - sentiment de compétition (le mari veut dépasser les prouesses du précédent) - abattre le tabou de l'homme bafoué - bisexualité (latente ou refoulée) - Influence des films pornographiques (remplacer l'actrice par sa propre partenaire) - féminisme (liberté et épanouissement sexuels de la femme) - sentiment d’humiliation (masochisme) - misogynie (dégrader l’image de la femme) - piège (arnaque, chantage, braquage, vol) - « dressage » (préparation à d'autres pratiques) - illusion de garder le contrôle (livrer sa femme dans la crainte d'une infidélité future) - donnant-donnant (l'homme de revendiquer la même liberté).

Les pratiques diffèrent tout autant que les raisons : côte-à-côtisme (faire l'amour à côté d’un autre couple) - candaulisme (l'homme regarde sa partenaire faire l'amour avec un(e) autre) - triolisme - mélangisme (pas de pénétration hors couple) - échangisme (couple hétérosexuel, bisexuel, homosexuel, transgenre) - partouze (sexualité de groupe) - multisexualité (plusieurs partenaires dans un même lieu et en même temps ou à la suite) - Quick-Sex (rapport rapide sans préliminaires) - Sex-friends (rapports sexuels sans lien amoureux) - « Gang-bang » (soumission à un groupe) - recordite (en 1995, une actrice du « X » de 23 ans et adepte de la triple pénétration, a établi 251 rapports aboutis avec 80 hommes, record battu l'année suivante, 300 rapports) - échangisme rémunéré (le sexe finance le sexe). La pratique est onéreuse, droit d'entrée (femme seule 15 Euros, couple 35, homme seul 80, les tarifs varient selon les villes, les prestations (sauna, back-room, licence IV, etc.), le jour et créneau horaire (parfois gratuite pour les femmes seules), tenues sexy (le dress code rejoint parfois le fétichisme), « gadgets », déplacements, passages de petites annonces, abonnements à des magazines. Les hommes représenteraient 51 %, les couples 41 % et les travestis 2 % des clients (D. Welzer).

Avant la « Révolution sexuelle » des années soixante-dix (Peace and Love), les « sex-toys » étaient vendus sous une autre appellation pour contourner l'article sur l'outrage aux bonnes mœurs, et les magazines pornographiques achetés à l'étranger ou vendus « sous le manteau ». Ces années marquent l'âge d'or de l'érotisme et de la liberté sexuelle : ouverture de sex-shops, boutiques de lingerie, sortie du film « histoire d'O » en 1972 suivi d'Emmanuelle au cœur de l'été 1974 (plusieurs millions d'entrées), pilule contraceptive, fermeture des salles de cinéma « porno » en raison de la majoration de la TVA et de la perte des subventions publiques. Les premiers achats d'appareils photographiques de la marque Polaroïd et les caméscopes sont motivés par l'auto-érotisme du couple. Le sentiment d'anonymat offert par le Minitel contribue au développement des « messageries roses » (1982) et au site de rencontre 3615 Ulla (1,29 franc la minute), la chanson « Libertine » de Mylène Farmer figure au Top 10 des meilleures ventes (1987). La société post soixante-huitarde, « Jouir sans entrave  », semble vouloir renouer avec les Aphrodites et les Morosophes, une société secrète polissonne décrite par Andrea de Nerciat, dont les sectateurs et sectatrices : « sont des gens dont la sagesse est d'être fous à leur manière ».

Pour Colette, l'« amour n'est pas un sentiment honorable », l'amour et la sexualité n'obéissent ni aux lois ni à la morale. Joseph Kessel précise à propos de Belle de Jour (1928) : « J'ai tenté de montrer le divorce terrible entre le cœur et la chair, entre un vrai, immense, et tendre amour et l'exigence implacable des sens. Ce conflit, chaque homme, chaque femme le porte en soi  ». L'ancien ministre DSK a donné sa définition du libertinage : « Ce sont des hommes seuls, des femmes seules, des couples, qui se réunissent pour le plaisir du sexe et pas pour des raisons affectives ». S'agit-il de plaisir ou de la jouissance du dominateur ? L'affaire dite du Sofitel, New-York (mai 2011) semble en attester autrement, Dominique Strauss-Kahn suit l'un des préceptes du Marquis de Sade (1740-1814) : « Le bon plaisir d'un seul a force de loi ».

Le confinement et le développement des plate-formes en ligne ont insufflé un nouveau souffle au libertinage. Certains sites accueillent plus de dix millions de visites par mois (le prix moyen d'inscription est d'une dizaine d'euros), principalement des trentenaires qui partagent des vidéos, des photographies, voire des soirées privées. Pas une grande ville qui n'ait son lieu de drague. Les échangistes parisien(ne)s se retrouvent le samedi soir Porte Dauphine au bas de l'Avenue Foch avant de rejoindre un appartement privé ou loué via un site Internet.

Le libertinage n'est pas perçu par les couples impliqués comme une infidélité, puisque la fidélité repose sur une promesse (contrat moral) et que les choses sont dites et assumées dans le couple. N'est-ce pas une façon de se défausser ? La scène fait penser au rat enfermé dans un labyrinthe qui ne peut suivre que le dédale mis en place par le chercheur. Qui est le manipulé, le rat qui explore un chemin imposé ou celui qui l'a conçu ? Le libertinage génère-t-il une relation de pouvoir et la femme ne serait qu'une poupée de chiffon ou marionnette amoureuse, une femme-objet proche d’une fille publique que l’on prend à loisir ? Au XVIII° siècle Tiphain de La Roche écrivait : « On ne dira jamais cette femme est à moi, car chaque femme sera l'épouse de tous les citoyens, et chaque citoyen sera l'époux de toutes les femmes ».

L’homme peut s'accoupler détaché des sentiments tandis que chez la femme le désir s'entre-mêle avec l’affectif. La manipulation, si manipulation il y a de la part de l'homme, consiste donc à laisser croire à la femme qu'elle est : la maitresse - la confidente - l'amie, bref la femme rêvée et qu'elle seule peut lui apporter cette « complicité amoureuse ». Les féministes vont rugir et ressortir le « moignon » cher à Simone de Beauvoir... C'est un truisme que d'écrire que l'un exige ou supporte toujours plus que l'autre. Plusieurs paramètres sont à prendre en compte en ce qui concerne l'« adhésion » de la femme : son apparence physique, son âge, sa capacité à subvenir à ses besoins, sa sphère familiale et culturelle, la disponibilité (enfants), la fréquence des rencontres libertines et les pratiques tolérées et celles refusées (Tout est permis, rien n'est obligatoire).

Celles qui acceptent ou cèdent le font-elles pour plaire à l'homme ou satisfaire leur propre fantasme ? Même si la passion peut faire « perdre les pédales », de nombreuses femmes éprises refusent de s'offrir à un autre homme. Les choses changent avec la nouvelle génération de femmes biberonnées à Internet et qui revendiquent une sexualité décomplexée (15 % des 14-17 ans regardent un site pornographique au moins une fois par mois). La femme mature qui accepte, conserve non seulement sa capacité de discernement, mais c'est elle qui mène le mâle lui laissant croire qu'il agit de sa propre volonté alors que chacun(e) d'agir selon son tempérament. Nombre de femmes consentantes le seraient pour se livrer à des expériences saphiques ou dénicher un partenaire fortuné et non pour satisfaire le fantasme de leur partenaire !

Les femmes sont les reines des soirées échangistes avec, en moyenne, une femme pour cinq hommes (combien d'orgasmes ?). L'« acceptation » de la femme transgresse le discours féministe mais le pouvoir féminin est bien réel, à l'exemple de ces femmes qui proposent à leur partenaire le pegging (inversion des rôles)... Selon un sondage paru dans Loisir 2000 (N°114), 25 % des hommes se déclarent bisexuels, 27 % en fantasme, et 8 % n'exclut pas de tenter l'expérience... La suite dépend bien souvent du lieu, club hétéro, homo ou mixte. Si dans les clubs hétéros la pratique est encadrée, il n'en va pas de même dans les soirées privées...

Les femmes s’adaptent généralement mieux que les hommes aux soirées libertines. Les femmes affichent un plaisir de circonstance (pas d'orgasme), elles reprochent aux hommes le manque de préliminaires et leur attention dirigée uniquement sur le sexe. Aucune égalité dans ce genre de « plan », la femme circule et aguiche le client, tandis que dans certains clubs selects, l'homme conserve lui ses vêtements de ville jusqu'au moment idoine... Si la femme semble se sacrifier, il n'en est rien. La femme y recherche son plaisir physique, une gratification psychologique voire sonnante et trébuchante... Il faut payer pour disposer d'une prostituée transcendée.

Des établissements en perte de popularité recrutent et rétribuent des « hôtesses ou animatrices » (les poissonnières) ou des escort girls pour compenser le manque de fréquentation. Les notables désertent ces établissements craignant d'y être photographiés à leur insu et de retrouver leurs frasques diffusées sur Internet. A Paris, les libertin(e)s aisé(e)s louent une « péniche » pour naviguer au fil de la Seine, stratagème qui permet la sélection des participant(e)s et protège d'une descente de police soudaine (Smartphone déposés au vestiaire). Autres risques, les infections et maladies sexuellement transmissibles. Les libertin(e)s sont considéré(e)s comme à très hauts risques : herpès - chlamydia - condylomes - gonococcie - syphilis - hépatites - SIDA. Le préservatif masculin ou féminin en latex ou en polyuréthane n'offre aucune garantie, des IST peuvent se propager par contact épidermique et/ou être manu-portées.

La durée de la pratique échangisme porte en moyenne sur six années suivie bien souvent d'une rupture. Certains hommes ne peuvent passer du fantasme à la réalité libertine. Le viatique du libertinage au long-cours ? l'argent, le pouvoir, la fête et le sexe. « Moi, j’aime que ce soit la fête, qu’il y ait une pratique ludique autour de l’acte sexuel » (DSK).

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


Moyenne des avis sur cet article :  3.38/5   (16 votes)




Réagissez à l'article

56 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 10 juin 10:51

    Dieu merci, les boites à cul (les clubs) sont moins coûteuses, moins sordides et mieux achalandées...

    Si le sujet vous intéresse, il faut lire un peu moins et pratiquer un peu plus...

    Quoi que, on n’a pas forcément envie de voir débouler toutes les pathologies et toutes les frustrations, la sexualité, c’est comme le reste, ça s’assume dans la joie et la bonne humeur.


    • Si nous avons une sexualité, c’est pour la maîtriser et la sublimer. Qui ne peut maîtriser l’animal fougueux est condamné à tomber. Mais sans cette énergie, l’homme ne pourrait créer et s’élever....Chacun sa route...


      • Pierre 10 juin 12:51

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.
        Surtout s’il n’a pas de biroute...


      • Fais ce que voudra (Rabelais),...mais,... Toute l’énergie doit être dirigée vers la construction de l’Abbaye de Thelesme. Qu’avons-nous de beau à montrer au monde depuis quarante années ? Depuis la destruction de la Maison du Peuple construite par HORTA. Excepté des seringues ou des préservatifs des contraceptif qui se retrouvent dans l’eau du robinet qui flottent sur la mer...de...


        • nemesis 12 juin 20:27

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
           Avant hier ZEMMOUR avec son à-propos remarqué, dénonçait la LasVegasization de la France.
          Pour ceux qui en ignoraient le contenu, cet Article met en exergue le Lupanar national.
          Les 2 mamelles de la France : Luna park et Lupanar

           smiley


        • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 10 juin 11:10

          Lasalle évoquait plutôt les bordels que les clubs échangistes.

          Les « maisons closes » étant interdites en France (loi Marthe Richard du 13 avril 1946), les proxénètes et leurs meilleurs clients ont trouvé cette astuce pour déguiser les mêmes établissements. Comme les meilleurs clients en question sont également en « bons termes » (euphémisme) avec la police, les apparences sont sauves. Un minimum d’expérience suffit pour savoir que les épouses légitimes associées à ces jeux sont beaucoup moins nombreuses que ce qu’indique cet article. Les données étant difficile à établir en-dehors des sources « autorisées », toute affirmation en la matière est aléatoire.

          Pendant que j’y suis j’en profite pour déplorer le glissement sémantique du mot « libertin » depuis le 17ème siècle.

          Le libertinage était un courant de pensée né au 16ème siècle en Italie avec des auteurs comme Machiavel, et qui s’est en France au siècle suivant. C’était un mouvement originellement aristocratique dont Théophile de Viau était. Le « libertin » était considéré comme celui qui se libérait des contraintes religieuses et philosophiques dominantes, pour ne pas dire obligatoires. Le terme était synonyme de libre penseur. La provocation et le scandale étaient les moyens utilisés pour tenter de déstabiliser l’ordre établi.

          Mais au 18ème siècle, à la faveur des « parties fines » de la régence, les dérives de la cour se sont appuyées sur ce mouvement pour justifier leurs débauches. Et le libertinage est devenu peu à peu une notion liée au domaine de la sexualité pour aboutir aujourd’hui à être utilisé comme euphémisme pour « pornographie » et laisser au peuple les affres de la « prostitution » illégale pour en faire une activité culturelle. Les clients d’Epstein étaient-ils des « échangistes » ou des « michetons » ?


          • Clocel Clocel 10 juin 11:26

            @Séraphin Lampion

            La perversion est la marque de fabrique de la bourgeoisie, tout s’achète tout se vend et rien ne doit résister aux pulsions du marché.

            A quoi bon accumuler si tu ne peux pas assouvir tes désirs, tous tes désirs ?

            Pas de limites, le bon vieux piège de l’ubris dont les grecs anciens se méfiaient tant...

            Les clients d’Epstein étaient (et sont) des malades, des ratés, des anomalies de l’espèce, ne pas les éliminer, c’est se condamner à très court terme.


          • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 10 juin 12:03

            @Clocel

            Les amis du régent, ce n’était pas la bourgeoisie !
            Je crains qu’il en aille ainsi de toutes les classes dominantes.


          • Aristide Aristide 10 juin 12:10

            @Séraphin Lampion

            Les lieux communs ont la vie dure : les dominants payent et les dominés eux mettent des baffes ...


          • Clocel Clocel 10 juin 12:41

            @Séraphin Lampion

            Versailles a été construit pour garder un œil sur la bourgeoisie montante, si Louis XIV était encore un Roi viril avec des reliquats de chevalerie dans les veines, ça se dégrade très vite avec Louis XV qui était clairement douteux, le suivant paiera la facture.

            Après, il est clair que les régences n’ont pas fait de bien à la France.


          • cevennevive cevennevive 10 juin 11:19

            Eh ben, c’est du propre ! (comme disait ma grand mère)

            Chacun ses goûts, chacun sa liberté. La sexualité, comme la religion, doit se pratiquer dans l’intimité. Que l’on soit deux ou plusieurs « à prier »...

            Tout de même, se mélanger les virus c’est dangereux.

            Quand vous pensez qu« ils » veulent vacciner les jeunes garçons contre le cancer du col de l’utérus, de peur qu’ils n’attrapent le papillomavirus durant les rapports !!!

            « de mon temps » (toujours comme disait ma grand mère) on n’attrapait pas de maladie, on attrapait une grossesse... C’est ce qui m’est arrivé à 16 ans... C’était tout de même mieux qu’un virus !


            • Clocel Clocel 10 juin 11:32

              @cevennevive

              Butiner les fleurs du mâle ? A 16 ans ! C’est du propre ! Z’avez pas honte ? smiley


            • cevennevive cevennevive 10 juin 11:39

              @Clocel, bonjour,

              A cette époque, « je » ne savais pas, « nous » ne savions pas, nous les adolescentes
              qu’il y avait des bourdons à l’affut. (vous parlez de butiner...)

              Mais je suis récompensée de ma « précocité », j’ai une fille aînée de bientôt 60 ans, qui est grand mère, et deux arrières petits enfants !!!


            • Pierre 10 juin 12:55

              @cevennevive
              Ouais et puis après il fallait aller se faire avorter avec des aiguilles à tricoter...


            • cevennevive cevennevive 10 juin 14:52

              @Pierre,

              Quelle horreur ! Vous croyez vraiment que cela arrivait souvent ? Non, c’était peut-être le lot des filles perdues.
              Nos parents, nos ancêtres, étaient bien plus humains et accueillaient, après de vives remontrances, l’enfant qui se présentait.
              Surtout mes ancêtres protestants.
              Une vie qui se présente ne se détruit pas. C’est un bonheur, un espoir d’avenir.
              Vous avez l’âme bien sombre Pierre !


            • Tous nos dragons ou serpents intérieurs ne doivent pas être tués. Surtout pas. Ils sont là pour nous apprendre à les maîtriser. Etre notre propre maître au sein de notre demeure....le mal existe pour trouver la voie du bien. 


              • Pierre 10 juin 13:33

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                Ce que disent des curés avant d’aller tripoter des petits garçons !


              • Étirév 10 juin 11:48

                Tout le monde connaît la légende biblique du serpent et de la pomme, mais personne ne sait comment cette histoire a été inventée. Dans l’original du livre fameux, cette histoire n’existe pas. Elle a été introduite dans la version grecque faite deux siècles avant notre ère, on ne sait par qui, quoique l’on nous dise qu’elle fut faite par 70 docteurs, d’où son nom de Version des Septante. Il s’agissait de cacher sous un langage équivoque un épisode se rapportant à la vie sexuelle. L’original disait brutalement que l’ardeur sexuelle, qui régnait dans toute la nature, tourmentait les hommes.


                • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 10 juin 12:38

                  @Étirév

                  La métaphore du serpent est assez transparente, non, pour ce qui est de la pomme, il suffit de la couper en deux verticalement pour comprendre (horizontalement, ça marche pas)


                • Clocel Clocel 10 juin 12:44

                  @Séraphin Lampion

                  Si, si, ça marche pour les têtes à claques et autres Chevalier de la rosette ! smiley


                • @Séraphin Lampion
                  Michel Ange a montré la position très suspecte d’Eve avant que le serpent ne lui fasse tourner la tête.


                • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 10 juin 12:57

                  @Clocel

                  Oui mais là, tu extrapoles.

                  Ça n’était pas encore d’actualité.

                  Les deux locataires de l’Eden avaient simplement pour mission de n’utiliser leurs excroissances et replis anatomiques que pour la procréation alors qu’ils sentaiet des dôles de frissons dans les reins.

                  En plus, Adam, il était pas de la jaquette, et même si ça avait été le cas, y avait pas d’objet !

                  L’ inversion innée des caractères genrés est un apports récent de la civilisation.


                • Clocel Clocel 10 juin 13:00

                  @Séraphin Lampion

                  « Adam, il était pas de la jaquette »

                  Va savoir, je te rappelle que cette bonne Lilith, qui aurait dû être notre mère à tous, est partie en courant ! smiley


                • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 10 juin 13:26

                  @Clocel

                  Te voilà converti à la bible hébraïque et au féminisme ?

                  Dans les années 1970, les filles de « Choisir la cause des femmes » avaient pris Lilith comme porte-flambeau : contrairement à Ève, conçue à partir d’une côte d’Adam (donc dépendante et soumise), Lilith est supposée avoir été formée à partir d’argile, comme Adam, ce qui mettrait la femme dans un statut d’égalité avec l’homme. Moi, j’en reste à la version que j’ai apprise au catéchisme qui ne m’a jamais parlé de cette gonzesse ! Tu vois bien que les suffragettes viennent des adorateurs du Talmud ! Tu vas te fourvoyer, là !


                • Clocel Clocel 10 juin 13:57

                  @Séraphin Lampion

                  Le fait est qu’Eve ne fait pas une belle place aux femmes et que, pour ce que je sais du christianisme, essentiellement les évangiles, (tous), Jésus ne leurs donnait pas un statut inférieur, « son disciple préféré » était Marie-Madelaine dont beaucoup pensent qu’elle était beaucoup plus qu’une simple disciple.

                  Après, il est clair que la Bible a été composé par des petites bites qui avaient des comptes à régler, le patriarcat est une saloperie.

                  Je ne suis pas croyant mais j’aime bien le christianisme, pas trop ce que Rome en a fait, mais Jésus est un personnage qui m’est sympathique.


                • popov 10 juin 16:39

                  @Clocel

                  mais Jésus est un personnage qui m’est sympathique

                  Son père, par contre, quel vieux fou ! Regardez ce qu’il a fait à l’humanité...pour une pomme.

                  On aurait pu lui rendre sa pomme ! Ou alors, il aurait pu pardonner. Mais têtu comme un vieux chef de clan vivant dans le désert, il a fallu que la désobéissance d’Adam et Ève soit lavée par le sang...de son propre fils.

                  Pour une pomme, il a fallu que le sang coule. Et pas le sang de n’importe qui. Le sang de son propre fils.

                  Un vieux fou !

                  Comment voudriez-vous que nous soyons moins cons que nous ne sommes avec un créateur pareil ?


                • chantecler chantecler 10 juin 16:55

                  @popov
                  "Comment voudriez-vous que nous soyons moins cons que nous ne sommes avec un créateur pareil ?

                  "
                  Effectivement ça se discute !
                  Peut on attaquer Dieu pour connerie ou amateurisme ?


                • chantecler chantecler 10 juin 17:01

                  @Étirév
                  Tandis que les femmes ne sont pas intéressées ...
                  Je me demande comment l’humanité a pu perdurer .
                  Cela dit Marie a donné un fils en restant vierge et Joseph ne la touchait pas alors .
                  Il y a 2000 ans la sexualité était curieuse du moins si l’on en croit l’église et les curés .


                • Clocel Clocel 10 juin 17:03

                  @popov

                  Sans doute a-t-il été victime de chroniqueurs assez médiocres et mal intentionnés, faut pas croire tout ce qui se trouve dans les livres, surtout ceux écrits dans « l’espéranto local »...

                  La foi c’est une relation personnelle, pas une adhésion collective.


                • popov 11 juin 16:21

                  @Clocel

                  La foi c’est une relation personnelle, pas une adhésion collective.

                  C’est ce que cela devrait être.

                  Mais il y a des gens qui décident entre eux ce que tout le monde devrait croire ou pas.


                • Pierre 10 juin 13:03

                  La première fois que je suis allé en club, c’était pour accompagner à sa demande une copine qui voulait se taper une nana et d’ailleurs dans les clubs « classiques » il y a beaucoup de rapports entre femmes et quasiment pas entre hommes. 


                  • Clocel Clocel 10 juin 13:20

                    @Pierre

                    Z’êtes parti trop tôt, avant le plat de viande, les crudités c’est pour se mettre en condition ! smiley


                  • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 10 juin 13:32

                    @Clocel

                    ah je comprends ! c’est pour ça que ça sent la crevette ?


                  • Pierre 10 juin 13:35

                    @Clocel
                    Vous plaisantez ou connaissez mal le sujet ?


                  • Clocel Clocel 10 juin 14:09

                    @Pierre

                    Le fait est, je ne côtoie pas les clubs végans ! smiley


                  • Ausir 10 juin 14:35

                    Le libertinage a bon dos alors qu’il s’agit de perversion ..


                    • tashrin 10 juin 16:33

                      @Ausir
                      Lol, pourquoi ?
                      Perversion par rapport à ? On n’est pas tous catho... ou du moins certains sont capables de definir leurs propres regles sans considération pour ce que font les autres
                      Perversion suppose une déviance par rapport aux pratiques naturelles... Baiser un fauteuil est une perversion, ok... Mais il n’a jamais été « naturel » de s’associer en mode monogame. Ni meme de considérer que le cul et l’amour vont forcement de pair. Ca c’est purement culturel


                    • Ausir 11 juin 10:44

                      @tashrinPerversion par rapport à ?

                      à la santé mentale ,
                      les pratiques naturelles correspondent à une bonne santé
                      tout comme bien manger de façon équilibré est en rapport avec ce que le corps à besoin ,
                      la pratique des perversions provoquent des déviances psychiques , 


                    • foufouille foufouille 11 juin 10:46

                      @Ausir
                      ta santé mentale est très mauvaise


                    • tashrin 11 juin 13:48

                      @Ausir
                      A en lire vos écrits, il me semble que niveau santé mentale, ca doit pas être la grande forme.
                      La frustration c’est pareil apparemment, ca crée des noeuds au cerveau. Les symptomes sont simples à constater : une incapacité à argumenter clairement, à faire preuve d’un minimum d’aptitude à décentrer son point de vue, et une intolerance aux agissements d’autrui même et surtout quand ils ne vous concernent en rien et ne vous causent aucun tort.
                      Qu’est ce que t’es bete l’ami


                    • Ausir 11 juin 21:22

                      @tashrin

                      pfft à part les insultes aucun argument dans ce que vous dites 


                    • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 10 juin 18:36

                      Mon jeu de mot favori :

                      Quel est le contraire de la libido ?


                      • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 10 juin 18:37

                        le bide au lit


                        • Mellipheme Mellipheme 10 juin 18:57

                          Que de verbiage... Pratiquez, pratiquez au lieu de bavarder ! smiley


                          • Montagnais Montagnais 10 juin 20:28

                             « Moi, j’aime que ce soit la fête, qu’il y ait une pratique ludique autour de l’acte sexuel » (DSQ).


                            C’est le résumé de tous les ceux-du-dessus


                            DSQ .. votre président avorté .. avorton .. en plus ! quel couillon


                            Quant à Macron ..


                            • Montagnais Montagnais 10 juin 20:30

                              Osez mettre ( Macron blaks) dans Google image ..

                              Attention cependant à l’article 75 au cul


                              • Montagnais Montagnais 10 juin 20:34

                                Le prochain papier ? c’est « faire caca en clubs échangisses » ?


                                • Croa Croa 10 juin 22:53

                                  L’auteur écrit « L’homme peut s’accoupler détaché des sentiments tandis que chez la femme le désir s’entre-mêle avec l’affectif.  »
                                  *

                                  Non ça dépend des hommes et des femmes. Il y a toujours de l’affectif dans un rapprochement sexuel mais les femmes (plus souvent les femmes) éprouvent un besoin de sécurité qui rend désagréable un rapport avec quelqu’un qu’on ne connait pas ou qu’on connaît à peine. Les libertins sont souvent des gens socialement élevés car ce sont des dominants. Lorsque un partenaire est décevant ils passent à un autre et oublient alors que les non-libertins sont fragiles et c’est d’ailleurs pour ça qu’ils préfèrent éviter les aventures faciles et se tiennent donc à l’écart des boîtes à partouzes.


                                  • Mirlababo 14 juin 03:01

                                    @Croa

                                    Il parle d’une tendance pas de « ça dépend » si pour vous la tendance est l’inverse alors il faudra étayer votre propos. L’homme est physique, la femme est spirituelle. L’homme détruit la vie, la femme donne la vie. 


                                  • chantecler chantecler 14 juin 03:21

                                    @Mirlabobo
                                    "L’homme est physique, la femme est spirituelle. L’homme détruit la vie, la femme donne la vie. 

                                    "
                                    Comme vous êtes sage , comme les gens sont sots  !
                                    Merci pour votre analyse qui éclaire l’ humanité !


                                  • julius 1ER 11 juin 07:50

                                    excellent article .... les pudibonds en seront pour leurs frais !!!


                                    • zygzornifle zygzornifle 11 juin 08:11

                                      a surpris tous ses collègues de l’Assemblée, au mois de mai 2021, en leur révélant : « les lieux d’échangisme, et de libre échangisme« sont, eux, »restés ouverts pendant le confinement

                                      Surpris je ne le croit pas car les politiques fréquentent ces lieux ou le « sans dent » n’a ses entrées .... 


                                      • Gerald 11 juin 08:42

                                        Le sexe ce peut être de la gymnastique avec figures libres et imposées, pratique déchargée de tout sentiment pouvant déboucher sur la compétition ; de l’entrainement physique pour se maintenir en forme ; de la kinésie pour traiter des problèmes musculaires ou d’érection ; de la psychanalyse par contact corporel sans bavardages sur le divan ; un passe-temps comme le cinéma ou le tarot ; un test d’effort (non remboursé par la sécu) ; de la lutte et autres sports de contacts (Sumo par ex.) ; une performance esthétique (avec spectateurs) ; et parfois aussi une authentique scène d’amour pour que des sentiments s’additionnent de façon que 1 + 1 = 1. 


                                        • Preuve supplémentaire, si cela était nécessaire, qu’il vaut mieux toujours s’en approcher masqué (et non maqué)

                                          11/06/2021
                                           « Org.Nation », notre seul espoir et réponse réels, pour 2022 et ensuite

                                          https://wp.me/p4Im0Q-53t

                                          Le conseil d’état à jugé : le droit de nasse est devenu la liberté de nazes


                                          • ETTORE ETTORE 11 juin 11:14

                                            Bonjour l’Auteur !

                                            « La durée de la pratique échangisme porte en moyenne sur six années suivie bien souvent d’une rupture. ! »


                                            Ouhaaa ! Là c’est un frisson qui a couru, dans le bas des reins, car déjà en lisant

                                            (attentivement) votre exposé ( très intéressant), j’avais déjà l’esprit qui divaguait vers des « échangismes politiques » !

                                            Mais votre dernière phrase, me fait regretter que ce ne soit pas un « quinquennat »,

                                            On aurait été si proche de comprendre les jouissances du pouvoir.


                                            • Mirlababo 14 juin 02:55

                                              Tous les comportements humains ne sont pas viables malgré qu’ils existent depuis toujours. 

                                              Discerner le bon du mauvais est l’apanage du sage quand le sot n’y voit aucune différence. 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité



Les thématiques de l'article


Palmarès



Publicité