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Accueil du site > Tribune Libre > Si Karl Marx revenait parmi nous : il renierait « Le Capital » (...)

Si Karl Marx revenait parmi nous : il renierait « Le Capital » !

 

Si l'argent, vient au monde avec une tache naturelle de sang sur la joue, le capital naît dégouttant de sang et de boue des pieds à la tête. »

Karl Marx 

Nous fêtons ces jours ci le bicentenaire de la naissance de ce géant de la pensée qu'est Marx homme qui a structuré depuis deux siècles la pensée économique Fabrice Aubert décrit le parcours de Karl Marx et pense que c'est un intellectuel intégral qui touche avec bonheur à plusieurs domaines « Une idée disait Marx devient une force lorsqu'elle s'empare des masses » …

Le 5 Mai 1818 naquit à Trèves, un enfant dénommé Karl Marx et en ce 5 mai 2018, nous voici renvoyés à l'effluve créatrice du spectre, tant de fois déclaré mort et tant de fois revenu du néant. Dans l'histoire humaine, nous avons eu de grands scientifiques et penseurs. Archimède, Aristote, Platon, Copernic, Léonard de Vinci, Galilée et plus proche de nous Einstein qui ont marqué de leur empreinte l'Histoire Humaine. Marx fait partie intégrante de ces penseurs Il est référencé en philosophie, en Economie, en Histoire, en Politique, puisqu'il s'est engagé toute sa vie et enfin du fait de son approche « Marxiste » en termes de « lutte des classes », il est l'un des fondateurs de la sociologie. (…) « N'est pas marxiste qui veut : On peut se proclamer « Marxiste », c'est souvent mon cas, mais il est vraiment difficile de pouvoir y prétendre de manière réelle. Le « tube à essai » du « marxisme », c'est la société elle-même « l'émancipation du prolétariat sera l'œuvre du prolétariat lui-même » (1) 

Si Marx revenait parmi nous 

A bien des égards, Karl Marx n'avait pas prévu les conséquences du capital Plusieurs intellectuels, ont « interviewé » Marx sur un certain nombre de sujets, tel que l'argent, l'or, la religion, ce qu'est devenu le « capital ». Pour Henri Pena-Ruiz il est l'auteur de toutes les réponses, élaborées à partir de la pensée de Marx Nous écoutons Marx Aujourd'hui le capitalisme fait rage. C'est le règne de l'argent roi. Comment caractériser le genre de relations qu'il instaure entre les hommes ? : L'argent en possédant la qualité de tout acheter, en possédant la qualité de s'approprier tous les objets est donc l'objet comme possession éminente. L'argent est l'entremetteur entre le besoin et l'objet, entre la vie et le moyen de subsistance de l'homme. Mais ce qui sert de moyen terme à ma vie sert aussi de moyen terme à l'existence des autres » Parlant de la « relique barbare ; Karl Marx s'exclame : « De l'or ! De l'or jaune, étincelant, précieux ! Non, dieux du ciel, je ne suis pas un soupirant frivole.. » (2). 

Ce peu d'or suffirait à rendre blanc le noir, beau le laid, juste l'injuste, noble l'infâme, jeune le vieux, vaillant le lâche... il arrachera l'oreiller de dessous la tête des mourants ; cet esclave jaune garantira et rompra les serments, bénira les maudits, donnera aux voleurs place, titre, hommage et louange sur le banc des sénateurs ; Allons, métal maudit, toi qui mets la discorde parmi la foule des nations... » (2) 

 

« (…) Ma force est tout aussi grande qu'est la force de l'argent. Les qualités de l'argent sont mes qualités et mes forces essentielles – à moi son possesseur. Ce que je suis et ce que je peux n'est donc nullement déterminé par mon individualité [...]. Si l'argent est le lien qui me lie à la vie humaine, qui lie à moi la société et qui me lie à la nature et à l'homme, l'argent n'est-il pas le lien de tous les liens ? L'argent ne peut-il pas dénouer et nouer tous les liens ? N'est-il pas non plus de ce fait le moyen universel de séparation ? Il est la vraie monnaie divisionnaire, comme le vrai moyen d'union, la force chimique universelle de la société. Il fait fraterniser les impossibilités. Ensuite il est la courtisane universelle, l'entremetteur universel des hommes et des peuples. La perversion et la confusion de toutes les qualités humaines et naturelles, la fraternisation des impossibilités – Il transforme la fidélité en infidélité, l'amour en haine, la haine en amour, la vertu en vice, le vice en vertu, le valet en maître, le maître en valet, le crétinisme en intelligence, l'intelligence en crétinisme ». (2) 

Karl Marx et la religion 

Marx, de retour parmi nous, -l’instant de se justifier au vue des multiples querelles que la publication du Capital à suscitées - poursuit : « On m'accuse d'avoir écrit que la religion est l'opium du peuple, la phrase a été sortie de son contexte Le philosophe Pierre Tevenian a compris ce que je voulais dire Je lui donne la parole : « il faut bien relire le texte. Quand on le lit, il est clair qu'il n'est pas directement antireligieux, bien que son analyse parte d'un point de vue non religieux, matérialiste, et qu'il propose une analyse critique de la religion. Marx critique la religion, c'est vrai, mais comme un passage obligé, parce que la critique de la religion est le grand sujet de l'époque pour la gauche qu'on appelle « hégélienne », que Marx qualifiera d'idéaliste. (…) le point de vue critique sur la religion débouche en toute logique sur une critique de la société. L'opium signifie l'antidouleur, c'est une métaphore très fréquente à l'époque pour parler de la religion, que Marx n'a pas du tout inventée » (3)

« La métaphore dit donc que c'est un antidouleur, une consolation face à un monde qui rend malheureux. Par conséquent, dit Marx, si l'on souhaite l'abolition de la religion – qu'il considère effectivement comme étant une illusion –, il faut remplacer cette consolation par un bonheur réel. C'est ainsi que la critique de la religion débouche nécessairement sur une critique de la société. Il estime que la question de la religion n'est pas le débat principal, ce n'est pas la question sur laquelle il faut mener un combat idéologique ou politique ». (3) 

Les grands problèmes actuels « conséquences » du « Capital » 

Si Marx revenait parmi nous, il serait étonné de ce qu'on lui fait dire, par l'exégèse de son œuvre remise au gout du jour. Fabrice Aubert décrit cette pensée : : « Sur le travail : Karl Marx fut sans doute avec Engels, le premier « sociologue du travail » [Il n'a pu de fait comprendre le Capital, comme rapport social dominant, qu'en étudiant attentivement le travail. Il en découle une approche sociale aiguisée : « Le travail est humain. Il l'est par définition, et l'activité de l'animal ne peut être appelée un 'travail' : 'Le travail est de prime abord un acte qui se passe entre l'homme et la nature Les forces dont son corps est doué, bras et jambes, tête et mains, il les met en mouvement, afin de s'assimiler des matières en leur donnant une forme utile à sa vie. » (1) 

« Sur le communisme : K. Marx et Engels furent des militants du communisme, mais qu'entendaient-ils par là ? Une utopie ? Un modèle ? Une nouvelle religion ? En fait, trop instruits des dogmes du passé et se méfiant de ce que pourraient en faire des religieux ils ont laissé aux hommes le soin de matérialiser au quotidien ce qui suit : « Pour nous, le communisme n'est pas un état de choses qu'il convient d'établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses. » (1) 

« Sur la mondialisation poursuit Fabrice Aubert : Ainsi, qui peut croire que ces lignes sont écrites en 1848 : « 'Par l'amélioration rapide de tous les instruments de production, par les communications rendues infiniment plus faciles, la bourgeoisie entraîne toutes les nations, jusqu'aux plus barbares, dans le courant de la civilisation. Le bas prix de ses marchandises est son artillerie lourde, avec laquelle elle rase toutes les murailles de Chine , avec laquelle elle contraint à capituler les barbares xénophobes les plus entêtés. Elle contraint toutes les nations, sous peine de courir à leur perte, à adopter le mode de production bourgeois ; elle les contraint d'importer chez elles ce qui s'appelle la civilisation, autrement dit : elle en fait des nations de bourgeois. En un mot, elle crée un monde à son image » (1).' 

« Sur l'écologie : Souvent la caricature renvoie les marxistes à leur productivisme, critique fondée si l'on regarde l'histoire de l'URSS et du stakhanovisme. Mais dans la réalité du marxisme de Marx et non de ses disciples, la nature, l'environnement et l'équilibre humain font partie de ses priorités : « Le Capital épuise deux choses : le travailleur et la nature ».Aujourd'hui avec le changement climatique déjà commencé, la pollution des mers par le plastique, formant un nouveau continent, la déforestation planifiée par le profit, la malbouffe, l'exploitation du gaz de schiste, la poursuite de la domination du pétrole débouchant sur des coups d'Etat et ses guerres meurtrières (Irak-Syrie), n'est-on pas confronté à la nécessité d'une « bifurcation » ] radicale au nom même du devenir de l'humanité ? » (1)

Où en est-on aujourd'hui ? 

La situation n'a pas changé fondamentalement dirait Marx. Le capitalisme est toujours aussi prédateur sauf que la lutte des classes pour Marx est le moteur de l'histoire. Là où il convient qu’il s’est trompé est que la lutte des classes constate-t-il ne mène pas à la dictature du prolétariat mais à sa disparation mais en tant qu'entité globale. Le prolétaire est livré à lui-même en face du patron Il n'y aura pas de phase transitoire de sociétés sans classes phase transitoire, laissera place à une société sans classes. Ce qui se passe d’il en France ,est la mise en pratique de la ruine de l’Etat protecteur

Là où il a toujours raison est que plus que jamais  : « Le capitaliste, propriétaire momentané de la force de travail du salarié, peut très bien le faire travailler au-delà des 4 heures nécessaires à la production de la force de travail. (…) Cela confirme les prévisions de Karl Marx pour qui capitalisme et crise économique sont inséparables, les périodes permettant au prolétariat de vivre confortablement étant l'exception et non la règle. Ce qui nous semble inadmissible (misère, chômage, crise) n'a rien d'une anomalie, c'est en réalité le fonctionnement normal du capitalisme » (4) 

Le néolibéralisme : destruction du collectif et atomisation de l'humain 

 Peut on encore parler de lutte de classes, de force de travail avec la financiarisation du monde ? Avec la mise en concurrence des travailleurs – les variables d’ajustement- pour diminuer le cout du travail en menaçant de licensier sans aucune protection pour les salariés qui sont en apesanteur, et en les menaçant aussi de délocaliser pour aller chercher une nouvelle force de travail moins chère et donc corvéable et taillable à merci ?

« Le discours capitaliste, disait le philosophe Lacan c'est quelque chose de follement astucieux (...), ça marche comme sur des roulettes, ça ne peut pas marcher mieux. Mais justement ça marche trop vite, ça se consomme. Ça se consomme si bien que ça se consume » Le capital symbolique qui a été sédimenté par pans entiers risque de s’effilocher sous les coups de boutoir du marché du libéralisme fruit d'une mondialisation sans éthique. Même les sociétés qualifiées il n'y a pas si longtemps « primitives » sont en train de perdre leur identité sous la pression d'un Occident néolibéral qui dicte la norme. Elles sont en danger du fait d'une disparition rapide d'un capital symbolique au profit d'une macdonalisation de la culture. 

L'Occident veut à travers le libéralisme sauvage imposer une vision du monde qui fragilise les sociétés et les laisse en proie à l'errance. Margareth Thatcher avait l'habitude de dire qu'elle ne connaissait pas de citoyens, elle ne connaissait que des consommateurs » L'État Providence est mort de sa belle mort. Tous les acquis que les travailleurs ont été arrachés aux démocraties libérales grâce à leur lutte et à la pression qu'exerçait le camp socialiste sur le « monde libre » se réduisent comme une peau de chagrin .Empires disloqués, nations éclatées, voilà l'orientation que le néo-libéralisme veut imposer au sens de l'histoire. Le capital a horreur des frontières comme il a horreur des solidarités. (5) 

La disparition des solidarités 

« Le monde économique, s'interroge Pierre Bourdieu, est-il vraiment, comme le veut le discours dominant, un ordre pur et parfait, déroulant implacablement la logique de ses conséquences prévisibles, et prompt à réprimer tous les manquements par les sanctions qu'il inflige, soit de manière automatique, soit - plus exceptionnellement - par l'intermédiaire de ses bras armés, le FMI ou l'OCDE, et des politiques qu'ils imposent : baisse du coût de la main- d'œuvre, réduction des dépenses publiques et flexibilisation du travail ? Le mouvement, rendu possible par la politique de déréglementation financière, vise à mettre en question toutes les structures collectives capables de faire obstacle à la logique du marché pur : nation, dont la marge de manœuvre ne cesse de décroître ; groupes de travail, avec, par exemple, l'individualisation des salaires et des carrières en fonction des compétences individuelles et l'atomisation des travailleurs qui en résulte ; .(…)  Ainsi s'instaurent, , le règne absolu de la flexibilité, avec les recrutements sous contrats à durée déterminée ou les intérims et les « plans sociaux » à répétition, et, au sein même de l'entreprise, la concurrence entre filiales autonomes, entre équipes contraintes à la polyvalence et, enfin, entre individus, à travers l'individualisation de la relation salariale ». (6). 

De plus, nous vivons une époque où le plaisir est devenu une priorité, où les carrières autrefois toutes tracées se brisent sur l'écueil de la précarité, la vie à deux ressemble de plus en plus à un CDD amoureux. Par ailleurs on peut citer comme autre perturbation inédite, le développement de l'individualisme, la diminution du rôle de l'Etat, la prééminence progressive de la marchandise sur toute autre considération, le règne de l'argent, la transformation de la culture en modes successives, la massification des modes de vie allant de pair avec l'individualisation et l'exhibition des paraître » (7) 

Dans Le Divin Marché, la révolution culturelle libérale, Dany-Robert. Dufour tente de montrer que, bien loin d'être sortis de la religion, nous sommes tombés sous l'emprise d'une nouvelle religion conquérante, le Marché ou le money-théïsme. Il tente de rendre explicites les dix commandements implicites de cette nouvelle religion, beaucoup moins interdictrice qu'incitatrice - Destructeur de l'être-ensemble et de l'être-soi, il nous conduit à vivre dans une Cité perverse. Pornographie, égotisme, contestation de toute loi, acceptation du darwinisme social, instrumentalisation de l'autre : notre monde est devenu sadien.. (7) 

« La valeur symbolique, conclut le philosophe Dany-Robert Dufour est ainsi démantelée au profit de la simple et neutre valeur monétaire de la marchandise de sorte que plus rien d'autre, aucune autre considération (morale, traditionnelle, transcendante...), ne puisse faire entrave à sa libre circulation. Sous les coups de boutoir de la post-modernité, la civilisation telle que nous l'avons connue risque de disparaître rapidement. (7) 

Marx et le colonialisme 

Là ou Marx a fait tout faux c'est sa position concernant le colonialisme , grand ami d'Engels dont il épouse les idées de son temps, la civilisation occidentale principalement l’Angleterre , et son acolyte, dans les mauvais coups des invasions coloniales, est là pour éclairer les peuples notamment ceux d’Afrique qui ne sont pas encore « sortis du sortilège » vers l’histoire comme le martelait Hegel. Pour Marx , les nations occidentales doivent civiliser, et coloniser C'était à l'époque des Renan des Gobineau et des Jules Ferry avec son crédo de races supérieure ». Bien Plus tard le président français Nicolas Sarkozy reprend cette antienne en allant insulté les Africains chez eux dans le scandaleux discours de Dakar, prouvant de ce fait que le logiciel de la conviction d’appartenir à la race supérieure est toujours opérationnel depuis plus de deux siècles !

Pour Marx « L'Angleterre a une double mission à remplir en Inde : l'une destructrice, l'autre régénératrice - l'annihilation de la vieille société asiatique et la pose des fondements matériels de la société occidentale en Asie » Marx et Engels en arrivent à la logique d'extension transnationale du capital. La logique même du capitalisme et le besoin de « débouchés toujours nouveaux » poussent à l'affranchissement des frontières. « La bourgeoisie entraîne dans le courant de la civilisation jusqu'aux nations les plus barbares » Karl Marx connaît Alger puisqu'il y a séjourné en 1882 pour des raisons de santé. Engels va encore plus loin lorsqu'il écrit pour la New American Encyclopedia un article sur l'Algérie. Après avoir décrit la situation géographique, climatique, politique etc., de l'Algérie, il décrit les peuples autochtones et il recycle les vieilles études de l'ethnologie coloniale. Le territoire est peuplé de trois groupes différents : les Kabyles, les Arabes et les Maures. Il établit une hiérarchie de civilisation entre eux, Engels, dans l'esprit du temps, se plaît à opposer les Berbères aux autres indigènes d'Algérie. Cette attitude est typique de la tactique « diviser pour régner » de la conquête coloniale » (8) 

Pour nous Marx en 2018, serait choqué par les conséquences de l'ouverture de la boite de Pandore qu'est devenu le Capital. Homme de son temps,  Marx pensait à sa lutte des classes comme une combat nécessaire pour plus de justice, il ne pouvait prévoir la financiarisation force de travail virtuelle de loin plus importante que le travail physique dont il parlait. Il ne pouvait pas prévoir les dégâts du néolibéralisme prédateur qui atomise les solidarités et précarise l'individu sans compter les dégâts faits à la nature sont irréversibles et nulle part dans le Capital nous trouvons des gardes fous pour humaniser le capital. Bref il n'y a pas laissé un Plan B pour sauver l'humanité. 

 

Note 

1. https://www.legrandsoir.info/la-puissance-intellectuelle-d-une-pensee-materialiste.html&nbsp ;

2.http://forumdesdemocrates.over-blog.com/article-l-argent-roi-entretien-avec-karl-marx-par-henri-pena-ruiz-109247763.html&nbsp ;

3.http://www.michelcollon.info/Interview-avec-Pierre-Tevanian-Le.html&nbsp ;

4. http://proletaire.altervista.org/marxisme/actualite/predictions-karl-marx.php&nbsp ;

5Chems Eddine Chitour L'Occident et la désymbolisation du monde23/12/2006 

6. Pierre Bourdieu : L'essence du néolibéralisme Le Monde Diplomatique Mars 1998 

7 Dany-Robert Dufour : Les désarrois de l'individu-sujet Le Monde Diplomatique 02 2001 

8.http://www.anticolonial.net/spip.php?article109&nbsp ;

Article de Référence : http://www.lequotidien-oran.com/?news=5261214 le 10mai 2018

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

 


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41 réactions à cet article    



    • Paul Leleu 14 mai 20:57

      @Jean-Pierre Llabrés


      oui... bof... moi je trouve cet anti-marxisme profondément nul et inculte... les gros poncifs sont de sortie... 

      par exemple, croire qu’une tribu africaine peut vivre en marge du capitalisme, c’est comme un pacifiste qui croit qu’il va amadouer les armées hitlériennes avec ses bons sentiments... quand les capitalistes sont venus en AMérique, en Asie ou en Afrique, les autochtones n’ont eu que le choix de combattre ou de se soumettre. Cet angélisme de « l’ile déserte » est débile, puisque le capitalisme a vocation à s’étendre sur toute la terre... donc mieux vaut se préparer à le combattre, plutôt que de se bercer d’illusions exotiques... De toutes façons, le monde arabo-musulman était un des impérialisme du monde, et il participait largement au capitalisme occidental à qui il fournissait des escalves noirs par exemple... 

      L’auteur ferait mieux de s’intérsser à Ben Barka, Patrice Lumuba ou Thomas Sankara, plutôt qu’aux conneries de Mohamed 6, de Mobutu et de Blaise Compaoré. ...sans parler du sous-développé Sarkozy... C’est faire insulte à tous les marxistes africains, qui ont lutté (et luttent encore) contre le capitalisme, de toutes les couleurs... Mais le professeur Chittour est un grand bourgeois... il n’a peut-être pas la mémoire que le Magreb a été colonisé dans le sang par les arabo-musulmans au 7ème siècle...

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 15 mai 09:22

      @Paul Leleu

      Je n’ai rien à voir avec votre commentaire.

    • NEMO Clark Kent 14 mai 08:45

      « Bref il n’y (?) a pas laissé un Plan B pour sauver l’humanité. »


      1 - Marx n’était pas un prophète, mais un philosophe,

      2 - « Le Capital » n’est ni la bible, ni le Coran, ni une écriture sainte quelconque, mais un traité de méthodologie.

      3 - On ne peut pas affirmer que Copernic se soit trompé par le qu’Einstein a décrit des phénomènes non perçus par lui

      4 - le « communisme » n’est pas une religion, même si des aventuriers en ont fait leur fond de commerce

      • Michel Maugis Michel Maugis 14 mai 15:18

        @Clark Kent

        Le communisme n’est pas une religion, mais le matérialisme dialectique est une conception du monde au même titre que les religions. C’est une conception sans dieu(x), c’est l’athée-isme : à ne pas confondre avec l’a-théisme ou athéisme vulgaire qui ne peut se targuer d’être une conception, mais l’absence totale de toute idée conceptuelle de l’Univers.

        L’auteur a rappelé ce que Marx entendait par communisme, et à ce titre le communisme existe depuis la fin du communisme primitif, mode de production de plus longue durée et qui existe encore dans certaine contrée.

        Il aurait pu dire l’histoire n’est que l’histoire de la lutte des classe c’est à dire l’histoire de la lutte pour le communisme, ou un retour ver les communisme mais sous une forme scientifique, moderne et non primitif.

        Mais ce retour n’est pas automatique, de la même manière que la chrysalide ne va pas se muer en cigale automatiquement, surtout si quelqu’un l’écrase.

        Le futur de l’humanité est Socialisme ou Barbarie.

        Pour Marx, l’histoire de l’humanité est comme toute chose analogue à l’histoire de l’oeuf et la poule, de l’eau vapeur à l’eau solide, de la graine et la plante.

        Le marxisme c’est avant tout son noyau philosophique, ce qu’il est convenu d’appeler le matérialisme dialectique. 
        Le matérialisme historique n’est que DU marxisme, une analyse marxiste de la société humaine. 
         

      • Cateaufoncel2 14 mai 16:14

        @Michel Maugis

        « Le futur de l’humanité est Socialisme ou Barbarie. »

        Moi, je prends Barbarie, parce que le choix n’existe pas. Marx n’était qu’un parmi d’innombrables illuminés croyant que l’homme est une créature raisonnante, raisonnable et rationnelle et qu’à partir de là il pouvait modeler son destin dans le sens de l’édification du bonheur universel, cette chimère.


      • Michel Maugis Michel Maugis 14 mai 17:06

        @Cateaufoncel2


        On savait que vous n’étiez pas une créature raisonnante raisonnable et rationnelle, mais c’est bien de l’avouer, et que vous voulez la barbarie.

      • Cateaufoncel2 14 mai 18:34

        @Michel Maugis

        « On savait que vous n’étiez pas une créature raisonnante raisonnable et rationnelle... »

        Nous étions un certain nombre à savoir que tel est le lot de l’humanité. Moi, c’était grâce à Gustave Le Bon - celui de la Psychologie des foules.

        Depuis, les neurosciences ont confirmé cela, comme l’épigénétique a confirmé l’existence de l’hérédité. Ce qui fait que l’homme page blanche, sur laquelle on peut écrire ce qu’on veut, cher aux existentialistes, c’est fini aussi.

        Sale temps pour le « progressisme » !


      • JP94 14 mai 20:31

        @Clark Kent


        Bien sûr !

        Marx n’a cessé lui-même, comme tout scientifique, digne de ce nom, de revenir sur ses écrits antérieurs au vu de la réalité, et de l’évolution de ses analyses...

        Se contredire n’est pas se renier : la négation de la négation est le mouvement du progrès. 

        Ceux qui pensent que Marx se renierait ne l’ont pas compris. Marx ne renonce jamais, un révolutionnaire, mais celui qui se renie n’est plus révolurionnaire.

        Par ailleurs, Marx, bien sûr, était philosophe, mais il était en réalité un savant universel, il est même le vrai savant universel - mais non reconnu comme tel par ses ennemis de classe.

        Marx a été qualifié de mathématicien... il maîtrisait les connaissances mathématiques de son temps, aussi.
        Engels parlait couramment plus de 20 langues, 24, je crois, et déjà à 18 ans il en parlait 16, me semble-t-il ...

        Les esprits étroits ont du mal à concevoir la puissance du génie...un génie au service de l’Humanité, du peuple.

      • Jean Roque Jean Roque 14 mai 09:08

        Très bon résumé synthétique
        Extraits bien choisis et commentaires Lacan, Bourdieu, Aubert etc. aussi.
         
        Oui Marx n’a pas vu venir d’idiocrassie des gogochons libidineux au RU (le CDD amoureux gavé à l’auge Carrouf robotisée IA)
         
        Le Plan B s’appelle La mort de la Mort
         
         
        L’ERREUR DÉFINITIVE DE MARX
         
        S’il n’a jamais affirmé la certitude de la fin du capitalisme (le philosophe hégélien ne peut dépasser son temps), Marx l’espérait dans avènement de son obsolescence face au « général intellect » : la connaissance humaine interconnecté dans le grand orchestre de la société l’emporterait en puissance créative sur le Capital matériel (et par là sur l’état aussi).
         
        « La cuisinière deviendra alors capable de diriger l’État et chacun sera en mesure de gouverner la société autant que soi-même. »
         
        Jamais il n’envisagea que c’est l’intelligence elle même qui puisse être privatisé par l’Argent dans la Machine IA, qu’elle soit objectivé en Capital matériel fixe, et qu’au final c’est le cookie qui dirigerait l’esprit du gogochon, que l’IA Watson surpasserait l’ingénieur.  L’intellectualité de masse prévu par Marx finira en libidineux RUiste rappeur branleur crétinisé au QI en chute libre, d’« Idiocraty », nourri et torché par des robots. Dans la fatalité d’une société tellement complexe, le gogochon ne sera plus capable de l’appréhender, ni même lui même.
         

         

         


        • Jean Roque Jean Roque 14 mai 09:12

          Fragment sur les Machines, Grundrisse (la fin du Capital selon Marx) :
           
          « L’échange de travail vivant [salarié] contre du travail objectivé [machine], c.-à-d. la position du travail social sous la forme de l’opposition entre capital et travail salarié – est le dernier développement du rapport de valeur et de la production reposant sur la valeur. Sa présupposition est et demeure : la masse de temps de travail immédiat, le quantum de travail employé comme facteur décisif de la production de la richesse [tps d’emploi de la machine]. Cependant, à mesure que se développe la grande industrie, la création de la richesse effective dépend moins du temps de travail et du quantum de travail employé que de la puissance des agents mis en mouvement au cours du temps de travail [la qualification], laquelle à son tour – leur puissance efficace – n’a elle-même aucun rapport avec le temps de travail immédiatement dépensé pour les produire, mais dépend bien plutôt de l’état général de la science et du progrès de la technologie, autrement dit de l’application de cette science à la production. […] La richesse effective se manifeste plutôt – et c’est ce que dévoile la grande industrie – dans l’extraordinaire disproportion entre le temps de travail employé et son produit, tout comme dans la discordance qualitative entre un travail réduit à une pure abstraction et le pouvoir du processus de production qu’il contrôle [un homme contrôle une usine de robots]. Ce n’est plus tant le travail qui apparaît comme inclus dans le processus de production, mais l’homme plutôt qui se comporte en surveillant et en régulateur du processus de production. […] Le vol du temps de travail d’autrui, sur lequel repose la richesse actuelle, apparaît comme une base fondamentale misérable comparée à celle, nouvellement développée, qui a été créée par la grande industrie elle-même [la connaissance technico-scientifique incarnée ds l’humain]. Dès lors que le travail sous sa forme immédiate a cessé d’être la grande source de la richesse, le temps de travail cesse et doit nécessairement cesser d’être sa mesure et, par suite, la valeur d’échange d’être la mesure de la valeur d’usage. Le surtravail [le tps non rémunéré au salarié] de la masse a cessé d’être la condition du développement de la richesse générale, de même que le non-travail de quelques-uns a cessé d’être la condition du développement des puissances universelles du cerveau humain. Cela signifie l’écroulement de la production reposant sur la valeur d’échange [qui permet la plus-value et l’investissement matériel en Capital fixe Machine], et le processus de production matériel immédiat perd lui-même la forme de la pénurie [salaire de survie] et de la contradiction [surproduction]. C’est le libre développement des individualités, où l’on ne réduit donc pas le temps de travail nécessaire pour poser du surtravail, mais où l’on réduit le travail nécessaire de la société jusqu’à un minimum [pour la science améliorant la productivité], à quoi correspond la formation artistique, scientifique, etc., des individus grâce au temps libéré et aux moyens créés pour eux tous. Le capital est lui-même la contradiction en tant que processus, en ce qu’il s’efforce de réduire le temps de travail à un minimum, tandis que d’un autre côté il pose le temps de travail comme seule mesure et source de la richesse. C’est pourquoi il diminue le temps de travail sous la forme du travail nécessaire [en mécanisant] pour l’augmenter sous la forme du travail superflu [à produire des conneries] ; et pose donc dans une mesure croissante le travail superflu comme condition – question de vie ou de mort – pour le travail nécessaire. D’un côté donc, il donne vie à toutes les puissances de la science et de la nature comme à celles de la combinaison sociale et du commerce social pour rendre la création de richesse indépendante (relativement) du temps de travail qui y est employé [absolument avec une usines entièrement robotisée et autonome]. De l’autre côté, il veut mesurer au temps de travail ces gigantesques forces sociales ainsi créées, et les emprisonner dans les limites qui sont requises pour conserver comme valeur la valeur déjà créée. Les forces productives et les relations sociales – les unes et les autres étant deux côtés différents du développement de l’individu social – n’apparaissent au capital que comme les moyens [formation pour améliorer la productivité], et ne sont pour lui que des moyens de produire à partir de la base fondamentale bornée qui est la sienne [produire de l’Argent]. Mais en fait elles sont les conditions matérielles pour faire sauter cette base. [...]
          La nature ne construit ni machines, ni locomotives, ni chemins de fer, ni télégraphes électriques, ni métiers à filer automatiques, etc. Ce sont là des produits de l’industrie humaine : du matériau naturel, transformé en organes de la volonté humaine sur la nature ou de son activation dans la nature. Ce sont des organes du cerveau humain créés par la main de l’homme : de la force de savoir objectivée. Le développement du capital fixe indique jusqu’à quel degré le savoir social général, la connaissance, est devenue force productive immédiate, et par suite, jusqu’à quel point les conditions du processus vital de la société sont elles-mêmes passées sous le contrôle de l’intellect général, et sont réorganisées conformément à lui [c.a.d à l’humain et non à la Machine]. Jusqu’à quel degré les forces productives sociales sont produites, non seulement sous la forme du savoir, mais comme organes immédiats de la pratique sociale ; du processus réel de la vie. »
           


        • antiireac 14 mai 11:55

          Les idées de Marx sont aujourd’hui complètement dépassées voir périmées et n’ont jamais réussies dans les pays où elles étaient mises en pratiques.


          • Michel Maugis Michel Maugis 14 mai 15:38

            @antiireac

            De quelles idée de MARX parlez vous ?

          • Paul Leleu 14 mai 21:07

            @arioul


            on sent toute la finesse et la modernité de la « pensée’ » capitaliste dans votre remarque... on comprend pourquoi des millions de gens meurent chaque année de la famine dans votre paradis capitaliste... mais bien sûr, vous préférez regarder ailleurs... ou prétendre que « c’est pas ça le vrai capitalisme », argument qui vous met sur un pied d’égalité avec ceux qui disent « c’est pas ça le vrai communisme »... 

            l’autre jour, un de vos frères de pensée m’a donné cette réponse délicieuse : « ils ne meurent pas de la famine mais de la malnutrition »... me voilà tout à fait rassuré ! 

          • antiireac 14 mai 21:41

            @Michel Maugis
            Je parle surtout des idées qui était mis en application dans les ex républiques socialistes un peu partout dans le monde et qui ont toutes échouées.


          • Michel Maugis Michel Maugis 15 mai 21:26

            @antiireac

            Vous n’avez toujours pas répondu. Quelles idées concrètement ?

          • @arioul

            La pensée populiste dans toute sa splendeur. Merci pour cette belle démonstration. Excepté que vos enfants vivront dans ce monde et qu’il faut espérer que des personnes instruites leur apprendront l’orthographe.

          • McGurk McGurk 14 mai 12:23
            * « Si Karl Marx revenait parmi nous »

             smiley Ah non, on a déjà assez de tarés comme ça actuellement, pas la peine de faire revenir un fléau. Autant faire revenir Staline, Mao, Hitler et Gengis Khan, ça revient au même.

            Si c’était possible ce serait soit un procès pour une idéologie qui a fait un nombre incalculable de victimes, soit la prison à vie, soit on devrait le tuer (la meilleure solution dans son cas).

            • Blé 14 mai 13:27
              Si Karl Marx revenait parmi nous : il renierait « Le Capital » !

              Je doute que Karl Marx renierait « Le Capital » par contre il renierait tout ce que les gens lui ont fait dire et qu’il n’a jamais dit,ça oui je pense qu’il le renierait.

              Le communisme n’est pas né avec Marx mais bien avant, quand les communes avaient des chemins communs, lavoir, four à pain, prairies, arbres fruitiers, eau, bois, etc... les gens mettaient en commun leurs efforts, leur matériel, et ils étaient solidaires entre eux. Trop beau pour que ça dure sans doute, la privatisation des espaces n’a fait qu’appauvrir le plus grands nombre de paysans, et nous en sommes encore là.


              • Michel Maugis Michel Maugis 14 mai 14:58

                @l’ auteur


                Je ne vois pas où dans votre article on pourrait déduire que « Marx renierait le capital » s’il revenait parmi nous..

                • Marx est un homme de la fin du 19ème siècle et de l’industrialisation. Toute sa théorie se basait sur l’idée que l’outil de travail devait revenir à celui qui l’utilisait et en était donc le véritable propriétaire. Mais aujourd’hui, l’outil est remplacé de plus en plus par les robots, et le capitalisme ou les échanges monétaires par un casino. Effectivement son modèle basé sur le matérialisme ne peut s’appliquer à une société liquide, au sens de Zygmunt Bauman. Et d’ailleurs, Marx comme Freud etait du signe du taureau. Donc par essence bien matérialiste (signe de terre et symbolique de l’argent en monnaie sonnante et trébuchante) en opposition à spirituel.


                  • Michel Maugis Michel Maugis 14 mai 15:35

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.


                    « Toute sa théorie se basait sur l’idée que l’outil de travail devait revenir à celui qui l’utilisait et en était donc le véritable propriétaire »

                     pourquoi ?

                    Parce que la théorie de Marx repose sur la loi de la valeur, qui à ce jour n’est toujours pas réfuté, et ne peut l’être,

                    Un robot ne pourra jamais produire de la plus value et donc de la valeur.

                    Pour qu’il y est création de valeur, il faut la force de travail humaine, qui peut travailler plus longtemps qu’il ne faut pour la créer et maintenir. La différence est la valeur crée... qui doit donc appartenir au travailleur et non à celui qui possède le capital.

                  • @Michel Maugis


                    Un porte-cle en plastoche avec un cochon (capitalisme) qui se promène de droite à gauche (et l’inverse), vendu 500 europ sur eBay (vintage). C’est vrai que la notion de valeur aujourd’hui est devenue très fluide,... Pauvre Marx, de quoi passer des nuits blanches,...

                  • Paul Leleu 14 mai 21:12

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.


                    je crois que vous êtes à côté de vos pompes... Marx décrit justement ces phénomènes de distortion... 

                  • Cateaufoncel2 14 mai 16:17

                    « Marx critique la religion, c’est vrai, mais comme un passage obligé, parce que la critique de la religion est le grand sujet de l’époque pour la gauche qu’on appelle « hégélienne », que Marx qualifiera d’idéaliste. (…) le point de vue critique sur la religion débouche en toute logique sur une critique de la société »

                     

                    …puis sur le massacre, ou la déportation, des religieux et des fidèles, la destruction des églises et des monastères, le pillage des objets de culte et des œuvres d’art… Marx apprenti-sorcier, entre autres...


                    • Michel Maugis Michel Maugis 14 mai 17:10

                      @Cateaufoncel2

                      Décidemment vous ne savez absolument rien du marxisme.

                      C’est sur quel tome, quelle page ?

                      Ce que vous dites c’était déjà sous la révolution française, bien avant Marx donc.



                    • Cateaufoncel2 14 mai 18:24

                      @Michel Maugis

                      « Décidemment vous ne savez absolument rien du marxisme. »

                      Il n’y a rien à connaître du marxisme, pour en mesurer les sanglantes conséquences.

                      « ...c’était déjà sous la révolution française, bien avant Marx donc. »

                      Eh oui... On pourrait dire telle mère, telle fille...


                    • McGurk McGurk 14 mai 18:48

                      @Michel Maugis


                      Ca n’a pas empêché les soviets en tout genre de massacrer au nom du communisme.

                    • Paul Leleu 14 mai 21:02

                      @McGurk


                      ils ont beaucoup moins massacré que les capitalistes au nom du capitalisme... 

                    • Paul Leleu 14 mai 21:10

                      @arioul


                      56% des citoyens d’ex-URSS regrettent le système socialiste... il faudra les convaincre... mais ça va être dur, car la « prospérité capitalsiste » a causé 3 millions de morts et 10 millions de disparus dans les années 90 en URSS (chiffres de ONU)... 

                    • antiireac 14 mai 21:46

                      @Paul Leleu
                      De même en Allemagne il y a énormément d’allemands qui sont nostalgiques de la période hitlérienne où tout était mieux selon eux.


                    • jeanpiètre jeanpiètre 14 mai 23:00

                      @McGurk

                      Les capitalistes non plus d ailleurs


                    • CN46400 CN46400 14 mai 19:30

                      "Là ou Marx a fait tout faux c’est sa position concernant le colonialisme (...)
                      Le territoire est peuplé de trois groupes différents : les Kabyles, les Arabes et les Maures. Il établit une hiérarchie de civilisation entre eux, Engels, dans l’esprit du temps, se plaît à opposer les Berbères aux autres indigènes d’Algérie. Cette attitude est typique de la tactique « diviser pour régner » de la conquête coloniale »"

                      En fait, Marx traite les algériens, comme il a traité les français, les anglais ou les prussiens dans sa jeunesse, avec objectivité, ni plus ni moins. La puissance de son raisonnement git, tout entier, dans cette méthode. S’il fait encore autorité c’est à cette méthode, que personne n’est encore parvenu à prendre en défaut, qu’il le doit !


                      • J’ai croisé quelques cocos. Pour eux, chacun devrait avoir le même salaire : ouvrier, employés, intellectuels, artiste, médecins,... Ce n’est pas ma conception de la juste rétribution. Un vrai marxiste devrait au moins penser la valeur en fonction des différents aspects du métier, des études (c’est à dire de ’linvestissement des personnes dans leur formation), de la pénibilité (en fonction de l’espérance de vie). 


                        • Paul Leleu 14 mai 20:59

                          @Mélusine ou la Robe de Saphir.


                          vous racontez n’importe quoi... c’est des gros poncifs anti-communistes... je n’ai JAMAIS rencontré un communiste qui dise cela... vos arguments inanes donnent la preuve que vous ne connaissez aucun communiste... ou plutôt que les communistes de votre entourage évitent de vous parler... 

                        • Michel Maugis Michel Maugis 15 mai 01:42

                          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                          « Pour eux, chacun devrait avoir le même salaire : ouvrier, employés, intellectuels, artiste, médecins,... »

                          C’est faux et archi faux.
                          De chacun ses capacités, à chacun selon son travail. pour la période d´édification du socialisme

                          En pays socialiste il y avait une échelle de salaire, et si un maçon pouvait gagner plus qu’un médecin, ces derniers pouvaient toujours renoncer à la carrière de médecine et non l’accepter pour ensuite chercher à quitter le pays pour gagner plus alors que c’est l’état socialiste qui avait financé ses études.

                          Quel investissement ? Peuvent le faire les familles qui en n’ ont les moyens même si les capacités intellectuelles sont présentes.

                          « Un vrai marxiste devrait a... » Si vous n’êtes pas marxiste, vous ne pouvez savoir ce qu’un marxiste devrait...

                          « ..au moins penser la valeur en fonction des différents aspects du métier, des études.. » 

                          Quelle valeur ? C’est quoi cette valeur ? Tout métier mérite un salaire qui permet de vivre décemment, compte tenu que ceux qui ont un salaire très élevé en profite sur ceux qui font des métiers utiles pour eux et nettement moins payé.

                          être marxiste ne signifie pas refaire exactement ce qui s’est fait dans tel ou tel pays.

                          Mais ce qui s’est fait, fallait le faire !!



                        • CN46400 CN46400 15 mai 08:08

                          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                          Pour Marx, le montant du salaire correspond au capital qu’il faut investir pour maintenir la disponibilité, et la valeur, de la force de travail pour le propriétaire capitaliste. Entre donc en ligne de compte, la formation, la concurrence, le coût de la vie, la conscience de classe des salariés et du patron aussi, etc...Vos cocos étaient donc de doux rêveurs qui n’avaient lu Marx qu’en diagonale...


                        • @CN46400


                          Ayant vécu 12 ans avec un juif stal, je sais EXACTEMENT comment pensent la plupart des communistes. Aucune leçon à recevoir. Totalement engagée dans le mouvement surréaliste, je fus à un moment très kolkhozienne. Et comme la plupart d’entre eux, je suis revenue de mes illusions d’adolescente. Ma vision politique est celle du Maât bien pensée dans : Les Vertus démocratiques de Raymond Queneau. Un système vertical avec ascenseur. Macron n’a rien à voir avec ce système. 

                        • CN46400 CN46400 15 mai 10:54

                          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                          Je ne vois pas pourquoi le fait d’être juif+stal prédispose à une meilleure connaissance de Marx. Le PCF, par exemple, préconise, parfois, un tassement de la hièrarchie des salaires, mais jamais la suppression. Au dessus de 10 SMICs, « je prends tout » disait Marchais en 81....


                        • jeanpiètre jeanpiètre 14 mai 23:05

                          L heure est au protestant !!!???!! Pour emboîter la comparaison religieuse, si Jésus revenait, il renierait le nouveau testament, non seulement pour le contenu, mais aussi pour les conséquences

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