• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > SMIC, Retraites, Le Capital peut payer… Le Capital doit payer (...)

SMIC, Retraites, Le Capital peut payer… Le Capital doit payer !

 

 

Wikipédia nous dit >>>

« Le recouvrement de créances en France est une activité réglementée consistant à utiliser tous les moyens légaux, amiables et/ou judiciaires, pour obtenir d’un débiteur le paiement de la créance due au créancier. »(1)

Une activité lucrative, en fait, un vrai business spécialisé, dont l’aspect « amiable », envers les petites gens de toutes catégories sociales victimes de la crise, est concrètement, en réalité, une série de moyens d’intimidation et de menaces de procédures, qui, le plus souvent, n’ont même aucun fondement juridique, mais visent à pressurer le moindre centime d’euro qui puisse encore s’extraire du prolétariat !

A l’extrême opposé du champ social, les relais médiatiques du Capital ont toujours les meilleures paroles pour présenter ses tenanciers comme quasiment « insolvables » sinon pour tenter de faire pleurer dans les chaumières sur leur prétendument « triste » sort !

 

Et ces cris d’orfraies redoublent, évidemment, dès que se lève la moindre « grogne » sociale, la moindre revendication d’une vie simplement décente pour les catégories prolétariennes déjà archi-pressurée par le Capital !

Qu’en est-il réellement ???

Rappel…

 

Dans un article du 10/02/2019

http://www.lamarseillaise.fr/analyses-de-la-redaction/decryptage/74835-denis-durand-une-hausse-du-smic-de-200-net-payee-par-les-entreprises-est-possible

Un M. Denis Durand, qui se présente aujourd’hui comme un économiste à la retraite, mais politiquement « engagé », nous faisait à nouveau, et s’il en était encore besoin, la démonstration que l’argent existe bel et bien, que ce soit pour les urgences hospitalières ou les autres revendications sociales.

Ce n’est donc pas forcément pour son engagement politique que l’on fera confiance à ses chiffres, loin de là, mais pour ce qu’il a été du temps de son activité professionnelle :

Directeur adjoint à la Banque de France, et aussi membre du Conseil économique, social et environnemental, et secrétaire général du syndicat national CGT de la Banque de France. On peut donc raisonnablement considérer qu’il sait de quoi il parle !

Dans cet article il nous explique que le montant total des dividendes versés aux actionnaires des entreprises françaises s’élève à 180 Milliards d’euros, et le montant total des intérêts versés aux banques par ces mêmes entreprises, s’élève, lui, à 67 Milliards d’euros…

Concernant une vérification de ces chiffres, on a le total des dividendes versés aux actionnaires du CAC40, soit 57,4 Milliards d’€ de dividendes,

http://www.lefigaro.fr/societes/2019/01/09/20005-20190109ARTFIG00184-les-entreprises-du-cac-40-ont-verse-57-milliards-a-leurs-actionnaires-en-2018.php

Mais ce ne sont jamais que 40 entreprises, même si parmi les plus grosses…

L’indice mondial Janus Henderson, lui, se base sur les 1200 plus grosses entreprises mondiales, mais on ne sait pas lesquelles sont prises en compte, en France. Toujours est-il qu’il leur attribue un équivalent de 51 Milliards de dollars de dividendes sur le seul second trimestre, un nouveau record, à l’unisson du total trimestriel mondial, 513,8 Milliards $, sur un total annuel « prévisionnel » de 1430 Milliards $ !!!

https://www.francetransactions.com/actus/news-bourse/analyses-des-marches/marche-actions-record-europeen-de-distribution-de-dividendes-au-sein-du-cac40.html

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/a-5138-milliards-de-dollars-les-dividendes-mondiaux-battent-un-nouveau-record-1124927

Le chiffre de 180 Mds €, considéré pour l’ensemble des entreprises françaises, indépendamment de leur taille, reste donc crédible, vu la source, qui n’est donc que celle de M. Denis Durand, mais qui n’est contestée nulle part, et pour cause, même chez ses opposants politiques… !

Rappelons encore que la France est unanimement reconnue championne du monde …pour le versement des dividendes !

Quand au chiffre des intérêts, à 67 Mds €, on a absolument que D. Durand comme source. On ne trouve même aucune étude sur le sujet.

Dans la mesure ou ce Monsieur arbore manifestement une double casquette, on peut s’interroger sur la réalité de ses chiffres, mais pour les mêmes raisons on voit mal ce Monsieur Durand, même et surtout à cause de sa double casquette, s’avancer autant sans la certitude de n’être point contredit !

Pour 2019, le calcul reste donc valable…

Les coûts du CICE (40 Mds €)(2), et de la CSG (115 à 120 Mds €, selon les sources (3) sont connus :

« La TVA en 2018 c’était plus de 200 milliards d’euros quand l’impôt sur le revenu c’est 80 milliards »
« La CSG est aussi plus importante, c’est environ 120 milliards d’euros »

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/la-tva-en-2018-c-etait-plus-de-200-milliards-d-euros-quand-l-impot-sur-le-revenu-c-est-80-milliards-1143351.html

Le rapprochement permet donc de dire, sur la base des chiffres avancés par D. Durand :

(180 + 67) – ( 40 + 120) = 87 Milliards d’euros

C’est ce qui resterait encore aux capitalistes à se partager, même s’ils payaient l’intégralité des charges et cotisations sociales actuellement « fiscalisées », d’une manière ou d’une autre !

Autrement dit, 160 Milliards d’euros par an (40+120), c’est un ordre de grandeur de la « marge » dans laquelle les capitalistes pourraient « lâcher du lest » sans que cela ne les prive encore aucunement de leur train de vie habituel, de leur luxe « quotidien » !

Le Capital peut donc payer… !

Il est donc absolument essentiel, pour le mouvement ouvrier, de profiter du rapport de force actuel pour avancer également sur le SMIC, vu que le pouvoir prétend très officiellement indexer « à l’avenir » le minimum retraite à 85 % du SMIC !

Et donc il est stratégiquement vital d’imposer la mise en pratique immédiate de cette mesure, pour entraîner dans la lutte l’ensemble des catégories les plus pauvres, Smicards actifs et retraités.

Avec pour but de pérenniser ce rapport de force dans la durée, pour reprendre la marche en avant vers le seul progrès social qui sera durable : le Socialisme !

Que cela plaise ou non aux bureaucraties syndicales…

On sait que cela ne leur plaît pas, en réalité, et qu’elles sont donc bien de l’autre côté de la barricade, même si elles en profitent actuellement pour jouer les gros bras et se refaire une santé, sur notre dos, en fin de compte !

SMIC, Retraites, Le Capital peut payer… Le Capital doit payer !

 

Luniterre

 

**************

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/14/smic-retraites-le-capital-peut-payer-le-capital-doit-payer/

 

*******************************

( 1 _ https://fr.wikipedia.org/wiki/Recouvrement_de_cr%C3%A9ances_en_France )

( 2 _ https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/17/gilets-jaunes-les-42-revendications-le-cice-a-nouveau-en-question/ Dans l’article de Challenge Darmanin parle d’un manque à gagner de 26 Milliards, mais bien évidemment pour lui cela implique la validation du substitut du CICE, tout aussi abusif, en réalité, et c’est donc bien un minimum de 40 Milliards qui se trouvent ainsi gaspillés ! https://www.challenges.fr/politique/budget-le-deficit-de-l-etat-va-se-creuser-en-2019_614885 )

( 3 _ https://www.capital.fr/economie-politique/csg-ce-quelle-pese-vraiment-sur-le-budget-de-chaque-francais-1327540

https://www.garance-mutuelle.fr/impot/savez-vraiment-quest-csg/

Voire 125 Mds € >>>

https://argent.boursier.com/impots/fiches-pratiques/csg-le-point-sur-un-prelevement-souvent-decrie-5246.html

Mais déjà 100 en 2017 :

https://www.lesechos.fr/2017/05/un-impot-qui-vaudra-bientot-100-milliards-171616 )

( l’étude chiffrée pour 2019 est reprise des mises à jour de la pétition AB6 >>>

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/25062987 )

 

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.25/5   (4 votes)




Réagissez à l'article

50 réactions à cet article    


  • San Jose 19 décembre 2019 13:57

    Luniterre,

    .

    Utilisez tout votre smig pour acheter des actions. Voyez les conséquences : 

    1).Le capital s’effondrera puisque vous ne pourrez plus acheter ses produits

    2).Le capital changera de mains puisqu’il passera dans les vôtres

    .

    Vous objecterez : mais je ne veux pas qu’il passe dans mes mains en étant effondré !

    .

    Et là je ne vous causerai plus. 


    • Luniterre 19 décembre 2019 14:16

      @San Jose

      Une manière comme une autre de résumer l’absurdité du système... !

      La solution ne réside donc pas en un « changement de main » du Capital...

      On le savait déjà, mais vu ainsi, c’est encore plus simple !

      En tout cas, merci pour ce trait d’humour, appréciable, et même rare, ces temps-ci...

      Luniterre.


    • Gogole Bretzel Liquide 19 décembre 2019 14:58

      le capital ne veut pas payer

      il veut du profit

      le capital doit dégager : on ne peut pas composer avec le capital

      l’état doit jouer le rôle de financier dans un premier temps, en contrôlant le flux

      et disparaître à terme

      mais le grand soir, je sais pas pour quand c’est


      • Luniterre 19 décembre 2019 15:15

        @Bretzel Liquide

        C’est, également en très résumé, ce que dit l’article !

        Le Capital peut... Il déborde même de partout, en cas de besoin, ce que l’on a vu en 2008, avec le tour de « magie » du Quantitative Easing !

        Mais il ne veut absolument rien lâcher, et se dissimule donc derrière ses discours à faire pleurer dans les chaumières...

        C’est pourquoi il est important de le démasquer derrière ses manœuvres d’intox !

        Faire comprendre qu’à priori, il doit payer...

        Et vu qu’il ne le fera pas...

        Qu’il doit dégager !

        La valeur produite par le travail doit revenir aux travailleurs et à leurs familles, pour répondre à leurs besoins !

        Luniterre


      • nemo3637 nemo3637 20 décembre 2019 02:14

        On pourrait même dire que l’argent disponible, le capital est immense, apopleptique. Cela déborde ! Mais on ne sait pas où l’investir pour qu’il rapporte. Le noeud mortifère réside donc dans cette crise de valorisation du capital

        De l’argent on vous en prête, mais s’il vous plait, achetez, consommez ! ça c’est pour le clampin de base...

        Cela dit si vous voulez gagnez de l’argent très vite je parle ici à ceux qui évidemment en ont déjà il vaut mieux faire du trading plutôt qu’investir dans une entreprise industrielle, le « créneau d’enfer »qui va vous bouffer la vie, qui devra affronter la concurrence et qui de toutes façons finira controlée par les banques.

        Mais c’est dans le pic de la crise, quand tout s’arrête, comme en Argentine en 2001, que la fabrique de pâtes retrouve toute sa valeur. Alors que le patron s’est barré, pour bouffer, les ouvriers défoncent les portes avec pour objectif urgent de produire à nouveau des nouilles et nourrir la population du quartier... Des nouilles ! Eh oui même si les Argentins sont accrocs à la barbaque....


        • Hervé Hum Hervé Hum 20 décembre 2019 21:29

          le titre est absurde, puisque le capital n’est pas une personne, mais un outil. Or, un outil ne décide de rien, c’est toujours la main qui le tient. Soit donc ici, le capitaliste en système capitaliste ou le travailleur en tout autre système.

          Confondre le marteau et la main, participe de la manipulation de ces mêmes capitalistes, puisqu’ils en usent et en abusent. Et faut bien reconnaître qu’ils auraient tort de s’en priver, puisque ce sont ceux qui se disent leurs ennemies qui reprennent tous en coeur les mêmes formules manipulatrices et enfoncent les clous au lieu de les retirer.Tout comme parler de multinationales en lieu et place de leurs actionnaires, ou des nations en lieu et place de leurs dirigeants.

          Bref, le capital ne peut rien payer du tout, puisque c’est l’argent lui même et seulement l’argent. Sauf si tu peux me prouver qu’un outil peut se payer lui même !


          • Luniterre 20 décembre 2019 22:10

            @Hervé Hum

            C’est vrai qu’à l’approche de Noël et à force d’enfiler les mouches vous allez bien arriver à en faire des guirlandes, bien que ce ne soit pas du meilleur goût comme décor...

            Enfin, des goûts, des couleurs...

            « Dans le langage marxiste et avec un sens collectif, le capital désigne ceux qui possèdent les moyens de production, c’est-à-dire les capitalistes. »

            http://www.toupie.org/Dictionnaire/Capital.htm

            Il y a certainement plus sophistiqué, comme définition, en cherchant un peu, mais au niveau où vous mettez le débat, et dans les circonstances présentes, celle-ci me parait tout à fait adaptée !

            Luniterre


          • Hervé Hum Hervé Hum 21 décembre 2019 09:54

            @Luniterre

            ah, évidemment, si l’insulte est votre manière de répondre !

            chez moi, les mots ont un sens propre, peu importe Marx et le mot « capital » ne désigne absolument pas les capitalistes, mais toute personne disposant de moyens d’investissement ou de production. C’est donc applicable autant à une économie capitaliste, que socialiste ou communiste. Eh oui, n’en déplaise à Marx ou vous même, disposer de capital est la condition même d’existence de toute économie, indépendamment de son idéologie, mode de redistribution, etc. Ici, Marx confond donc la main et l’outil, où le capital est détenu par les capitalistes, que parce que nous sommes dans un système économique capitaliste. Si le système change, le capital que sont les moyens de productions ne vont pas disparaître, se volatiliser avec les capitalistes, il va simplement changer de main.

            Faites bien attention de ne pas « enfiler des mouches » dans votre réponse !

            Mais je vois surtout que votre réponse vous dispense de répondre à ma critique, soit, le fait de confondre la main et le marteau, technique favorite de manipulation des capitalistes à l’usage des prolétaires.

            Je trouve donc très facheux qu’une personne se présentant comme défenseur et même éveilleur de conscience de la classe prolétarienne, reprenne la même technique de manipulation des cogito contre lui même et surtout, contre tous ceux dont il prétend éveiller la conscience de classe.


          • nemo3637 nemo3637 21 décembre 2019 10:38

            @Hervé Hum
            Vous êtes dans l’ignorance et la confusion concernant le capital. Refaire une démonstration prendrait inutilement ici de temps, de l’énergie. Vous pourriez effectivement vous référez à Marx que vous ne connaissez pas.
            A quoi bon ! La Croyance vous sert de Savoir....


          • Hervé Hum Hervé Hum 21 décembre 2019 14:25

            @nemo3637

            la confusion ?

            Désolé, pour ma part, c’est Marx qui introduit la confusion entre ce qui représente un outil et la main qui le tient.

            Le capital, représente les moyens de productions et financiers existant et disponible. Le fait qu’ils soient aux mains d’une minorité exploitant les autres, ne change en rien l’objet en lui même, mais seulement la manière dont il est utilisé. Au profit des uns et détriment des autres.

            Pour preuve, quel que soit le système économique, il faut détenir un capital disponible pour subvenir à ses besoins, même dans une économie de chasseurs-cueilleurs, ces derniers se devaient d’avoir une connaissance de ce capital disponible afin de pouvoir parer autant que possible des risques de disette. Sans cette connaissance, les chances de vivre étaient d’autant réduites.

            Maintenant, libre à vous de rester figé dans une erreur dialectique fort préjudiciable à la classe prolétarienne, mais si bénéfique à la classe capitaliste, qui par définition, sont ceux qui n’ont d’autre ambition que de posséder le capital pour exploiter ceux qui en sont alors privés et devant dès lors, servir les capitalistes, mais certainement pas le capital.



            • Hervé Hum Hervé Hum 21 décembre 2019 14:26

              @Luniterre

              vous faites très bien, et de laborieux, je vous renvoi la politesse !


            • Luniterre 21 décembre 2019 16:10

              Concernant les échanges avec M. Hum sur TML, chacun jugera, donc... !

              Concernant le présent article, il ne montre précisément qu’une partie du problème de l’accaparement et de la gestion de la survaleur par la classe des capitalistes.

              C’est une partie qu’il est donc nécessaire de rappeler, dans le contexte de la lutte actuelle, et c’est bien ce qui est rappelé en préambule dans l’article.

              On ne peut réécrire « Le Capital » de Marx à chaque article sur le sujet, ni même en faire un résumé, qui nécessiterait déjà plusieurs articles, et, de toutes façons, ne vaudra jamais l’original.

              L’original n’est pas non plus un dogme, du reste, comme il apparait déjà dans l’échange avec Nemo3637, et le renvoi à >>>

              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/08/de-la-loi-de-la-valeur-et-de-lintegration-de-leconomie-de-services-au-secteur-productif/

              En lien avec >>>

              https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/lutte-sociale-en-france-commencons-220019#commentaires

              Le fond du problème n’est donc pas la définition du capital, mais de sa source, la valeur créée par le travail, et la façon dont elle peut être gérée autrement, pour répondre aux besoins sociaux réels, et non pas servir à l’accumulation du capital, qui est une fin destructrice, en fin de compte !

              Luniterre


              • Hervé Hum Hervé Hum 22 décembre 2019 09:39

                @Luniterre

                Le fond du problème n’est donc pas la définition du capital, mais de sa source, la valeur créée par le travail, et la façon dont elle peut être gérée autrement, pour répondre aux besoins sociaux réels, et non pas servir à l’accumulation du capital, qui est une fin destructrice, en fin de compte !

                Je n’’écris pas le contraire, je précise seulement qu’on ne peut pas confondre le capital en lui même, avec le capitaliste, parce que cette confusion est très préjudiciable au cogito, puisque laisse sous entendre que le capital est partie lié au capitaliste, lui appartient par définition, alors qu’il n’en est rien, c’est seulement celui qui veut se l’approprier pour exploiter les autres. Sans cela, le débat ne pourrait pas porter sur sa réappropriation par tous les travailleurs, mais uniquement sur le taux de plus valu du capitaliste, sur ce qui serait alors sa possession ad vitam. Ne doutez pas qu’il ne demande pas mieux !


              • Hervé Hum Hervé Hum 22 décembre 2019 09:45

                Cette confusion, est du même ordre que de parler de « dictature du prolétariat », parce qu’il n’y a de prolétariat, qu’en système capitaliste et en nul autre. Puisque le prolétariat est la contre partie du capitaliste, sans laquelle il n’y a pas de capitaliste possible, puisque ce dernier ne peut alors que s’exploiter lui même, il ne peut alors accumuler que le fruit de son seul travail et non celui d’autrui.

                Autrement dit, un communiste ne peut en aucun cas parler vouloir la « dictature du prolétariat », sans sous entendre reconnaitre que le capital est la propriété du capitaliste et donc, reconnaît de facto, voler par la force ce qui ne lui appartient pas.

                Seul le capitaliste peut parler de « dictature du prolétariat », !!!


                • nemo3637 nemo3637 22 décembre 2019 10:27

                  L’erreur vient ici de l’absence de prise en compte du mouvement historique qui modifie la forme et du capitalisme et du prolétariat.

                  Le capitalisme est un aboutissement, dont l’apogée, selon les critères du libéralisme, apparait à la fin du XIXe siècle. Mais son extension se poursuit naturellement jusqu’à intégrer complètement au XXe siècle, le monde entier.Le système est devenu une machine incontrolable, lancée à toute allure, que rien ne semble pouvoir arrêter.

                  Si dans le passé les capitalistes en haut de forme pouvaient règler leur compte entre eux jusqu’à s’éliminer, il n’y a plus aujourd’hui une élite, un Tocqueville, capable d’une vision objective du système, pour le modifier en cas de crise, pour sonner l’alarme. C’est ce qui s’est passé en 2008.

                  Le capital n’est donc plus contrôlable. Guidé par des machines, il s’en va inexorablement vers la spéculation financière où l’argent, inutilisable ailleurs car rapportant un profit insuffisant, coule à flot.

                  Le prolétariat a existé avant Marx. Mais celui-ci lui reconnait un rôle historique, en tant que classe des travailleurs, de producteurs. Cette force de travail, du fait de la crise de valorisation du capital qui affecte le système, devient inemployée.

                  Combien de dizaines de millions de travailleurs américains restent aujourd’hui sur la touche ? C’est beaucoup plus que le fameux « volant de chômage » jadis nécessaire au système.

                  Quant aux centaines de millions de travailleurs chinois comment les intégrer au circuit économique ? En leur donnant à chacun une petite pelle ? Comment les payer ? Que devront-ils faire ?

                  Que reste t-il du Travail ? Que reste t-il du capital ? Qu’est-ce que le prolétariat aujourd’hui ? Facile de répondre par le Dogme. Plus difficile par une réflexion intelligente.


                  • Hervé Hum Hervé Hum 22 décembre 2019 12:01

                    @nemo3637

                    en effet, le principe du capitalisme remonte au néolithique pour le moins,mais sa conceptualisation et domination va prendre beaucoup de temps. Ainsi, le monarchisme avec sa noblesse, est une forme de capitalisme reposant sur la souveraineté de la terre, tandis que la forme bourgeoisie repose sur la propriété de l’outil de production. Le premier fondant sa justification morale sur le devoir, le second, sur le droit.

                    Le prolétaire, ne peut pas s’appuyer sur l’un ou l’autre, mais uniquement sur l’équilibre des deux et c’est la base fondamentale de la responsabilité.

                    Bref, à votre question qu’est ce que le prolétariat, il faut répondre, c’est celui qui agit en responsable et qui peut s’affranchir du capitaliste, par la seule responsabilité, qui est d’ailleurs déjà le critère pour distinguer l’âge adulte de la minorité ; Or, sachant que le capitaliste, qu’il soit dans sa forme ancienne ou actuelle,se fonde sur l’irresponsabilité de ses actes, il doit être considéré comme mineur et donc, renvoyé à cette condition.

                    Quant au capital, comme l’a expliqué Marx, mais aussi Smith, c’est le temps de travail et d’activité humainecchoisie, car seul le temps de vie nécessaire à la production dans une économie basé sur la division de l’activité nécessite un moyen d’échange le comptabilisant qu’est la monnaie.

                    Dans une société où la responsabilité remplace la propriété et la souveraineté dans l’ordre premier, directeur de la logique causale (sans les supprimer car c’est impossible), le but vise à réduire le travail au maximum et accroitre l’activité choisie au maximum. Autrement dit,la réduction du temps de travail nécessaire à la production des marchandises, reste le critère fondamental, mais où la répartition du gain de rentabilité est partagé entre tous les consommateurs. Etc....

                    La logique causale (pléonasme) n’est pas un dogme, c’est la condition d’existence de toute forme de réalité physique, c’est à dire, reposant sur des lois communes, sans lesquelles, il ne peut pas exister de communauté, mais uniquement des individualités incapables de partage quoi que ce soit. Voilà pourquoi la réalité est régie par des lois dites physiques !


                  • nemo3637 nemo3637 22 décembre 2019 18:10

                    @Hervé Hum
                    Dans une société où la responsabilité remplace la propriété et la souveraineté dans l’ordre premier, directeur de la logique causale (sans les supprimer car c’est impossible), le but vise à réduire le travail au maximum et accroitre l’activité choisie au maximum.
                    ....
                    la répartition du gain de rentabilité est partagé entre tous les consommateurs. Etc....
                    ....

                    Ouille ouille !...

                    Quel galimatia !

                    Réduction du travail ou plutôt du coût du travail — oui.
                    Accroitre l’activité choisie au maximum, non.
                    Entre autres remarques...
                    Mais à un vocabulaire confus correspond souvent la faiblesse d’une pensée ;


                  • Hervé Hum Hervé Hum 23 décembre 2019 10:42

                    @nemo3637

                    interrogez vous si ce n’est pas votre pensé qui peut être confuse, comme celle de confondre l’outil et la main qui le tient.

                    Pour rappel, le mot « travail » signifie contrainte, aussi, je parle bien de la réduction de la contrainte dans l’activité productrice où, dans un système communiste, il n’y a pas de propriétaire ou de chefs décidant pour les autres ce qui doit être produit, ce qui est bien ou non, sans que cela viole le principe communiste et renvoi au principe capitaliste.

                    Je maintien donc, le travail est une contrainte à réduire au maximum, pour se libérer vers les activités choisies. Cette dernière n’étant pas vécu comme une contrainte, elle n’est pas vu comme un coût, mais comme un bénéfice, quand bien même c’est une activité productrice. C’est d’ailleurs là tout l’intérêt de partir plus tôt à la « retraite », pour ne pas terminer sa vie active, mais au contraire, commencer une vie active choisie et no plus contrainte. Ou bien exercer un métier que l’on aime. Maintenant, libre à vous de préférer le travail, mais je ne crois pas que ce soit la volonté de la majorité et si vous avez dans l’idée de penser ce qui est bien pour les autres, alors, devenez capitaliste ! Pour preuve, vous dites « non » au principe d’accroitre l’activité choisie, tel un bourgeois le pense pour le prolétaire !

                    Ici, ce n’est pas la faiblesse de mon vocabulaire qui est en cause, mais votre vocabulaire biaisée qui conditionne votre cogito et vous interdit de penser autrement, quand bien même ce serait votre volonté. Car si je m’en tiens à votre commentaire, vous restez figé dans ce meme dogme auquel vous dites qu’il faut s’en défaire.

                    Certes, vous pouvez penser que ce que j’écris n’est pas intelligent, mais il s’agit juste d’un petit commentaire et si vous voulez en savoir plus, lisez mes articles, même si je me suis arrêté avant de présenter le modèle auquel je pense.

                    Pour finir, je vous invite à m’expliquer en quoi écrire "la répartition du gain de rentabilité est partagé entre tous les consommateurs.

                    « est un »galimatias", parce que je vois surtout que vous affirmez beaucoup, sans jamais démontrer ou du moins, argumenter un minimum !


                  • Hervé Hum Hervé Hum 23 décembre 2019 11:02

                    @Hervé Hum

                    erratum

                    Pour finir, je vous invite à m’expliquer en quoi écrire « la répartition du gain de rentabilité est partagé entre tous les consommateurs.

                    ce n’est pas un galimatias, c’est un lapsus, c’est à dire, que le mot auquel je pensais est »rendement". Ce qui fait sens avec la réduction du temps de travail, mais pas le mot rentabilité. Ce genre de lapsus m’arrive à moi comme à d’autre, mais cela n’invalide pas le reste. Cela dit, si vous étiez vraiment honnête, vous l’auriez vu, au lieu de sauter sur l’occasion.


                  • Luniterre 22 décembre 2019 19:09

                    Pour mémoire, le sujet de l’article est de montrer la capacité financière du système à répondre aux revendications sociales, sur la base de la valeur créée par le travail, et donc de montrer que le blocage se situe bien au niveau du pouvoir du capital, et donc bien effectivement parce que la classe bourgeoise est « légitimement », dans le système actuel, détentrice et propriétaire du capital et des moyens de production.

                    L’abolition du capitalisme, seul moyen de résoudre durablement et efficacement la crise sociale, et qui passe effectivement par l’appropriation collective des moyens de production, n’est donc pas un « vol », mais bien effectivement un changement de « légitimité », un passage d’un état de droit bourgeois à un état de droit prolétarien. C’est effectivement ce que Marx entendait par « dictature du prolétariat ».

                    Éclaircir les confusions induites par M. Hum n’est donc pas le sujet de l’article, et à nouveau, on renverra le lecteur intéressé par ce sujet particulier aux débats de 2017 sur TML >>>

                    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/26/debat-sur-la-loi-de-la-valeur-vers-une-premiere-synthese-utile/

                    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/18/loi-de-la-valeur-socialisme-une-autre-suite-au-debat/

                    Luniterre


                    • Luniterre 22 décembre 2019 19:26

                      L’évolution de la composition sociale du prolétariat est carrément un autre sujet, même si évidemment connexe, mais il ne peut être valablement résumé dans un article aussi court, et encore moins, dans un post.

                      Il est néanmoins possible de rappeler que Marx avait précisément anticipé cette question dès les Grundrisse (1857), en évoquant déjà le principe de l’extension de l’automatisation de l’industrie, et donc la réduction du champ d’action de la loi de la valeur.

                      Cette réduction permet donc, dans une gestion du développement socialiste, une réduction du temps de travail imparti à chacun, dans la mesure où le contrôle et la répartition des forces productives permet de répondre à l’ensemble des besoins sociaux essentiels.

                      Mais quel que soit le niveau de développement des forces productives au moment de la transition socialiste, c’est bien le contrôle et la répartition de ces forces qui permet de répondre aux besoins sociaux.

                      C’est donc principalement en fonction de la réponse aux besoins sociaux que se trouve fixée la durée du travail nécessaire, et elle va donc logiquement en se réduisant, néanmoins, et progressivement, avec la modernisation des forces productives nécessaires en vue de la réponse aux besoins sociaux.

                      Il n’y a donc là rien d’arbitraire, mais simplement le calcul de la nécessité, en fonction des moyens disponibles.

                      Luniterre


                    • nemo3637 nemo3637 23 décembre 2019 10:11

                      @Luniterre
                      Les commentateurs se permettent en effet des digressions par rapport au sujet de l’article. Mais c’est un peu la « loi du genre ». Renvoyer sempiternellement un lecteur à « une bonne lecture », à une liquidation du genre « c’est trop long à expliquer ici ; on a déjà répondu sur PMF » permet aussi d’éviter le débat sur des sujets qu’on connait moins bien.
                      Il n’y a pas de « classe bourgeoise » propriétaire comme au XIXe siècle, mais le Capital autonome que tout le monde doit servir.
                      Sur la « propriété socialiste » il y aurait beaucoup à dire au vu de la faillite de l’état bolchévique. Oui je sais il faut lire PMF et le petit livre rouge....


                    • Luniterre 23 décembre 2019 13:30

                      @nemo3637

                      Allez simplement voir sur TML l’étendue des sujets abordés >>>

                      https://tribunemlreypa.wordpress.com/

                      Il n’y a pas, néanmoins, de prétention à être exhaustif, mais simplement, à ouvrir des pistes de réflexion.

                      Jusqu’ici, les débats contradictoires, y compris avec des « cas » comme ce M. Hum, m’ont donc poussé à de nouvelles recherches et donc contribué à enrichir ma culture personnelle. Mais le but du blog étant évidemment de communiquer aussi les idées nouvelles qui ressortent du débat, le résultat est moins évident, sur ce plan... Répéter les mêmes controverses n’amène donc plus grand chose, comme on vient encore de le voir, et je pense que l’activité du blog va donc cesser !

                      Il restera simplement disponible comme source pour ceux qui voudront faire des recherches sur les sujets qui y ont été étudiés et analysés.

                      Comme je l’écris à un autre correspondant, j’espère que le débat sur cette lutte sociale actuelle est donc pour moi la dernière escarmouche que je livre sur le net !

                      A moins que la Révolution ne s’en suive à court terme... !!! Sait-on jamais ???

                      Mai 68 apparu à beaucoup comme un coup de tonnerre dans un ciel serein... En réalité, il avait pourtant ses racines, restées peu visibles jusqu’en Mars, le 22 à Nanterre !!!

                      Luniterre


                    • Hervé Hum Hervé Hum 24 décembre 2019 10:35

                      @Luniterre

                      M Luniterre fait comme à son habitude, ne répond pas directement, mais récite son bréviaire marxiste, tout en affirmant ne pas être endoctriné ;

                      M Luniterre ne répond donc pas au fait que le prolétariat est la conséquence du capitalisme, et n’existe qu’en modèle capitaliste. Que parler de « dictature du prolétariat », ne peut vouloir dire qu’une seule chose, le vol de la propriété. Mais M Luniterre, ne peut pas envisager une seconde que son gourou de Marx puisse s’être trompé, même de bonne foi.

                      Répondez donc directement à cette remarque, au lieu de faire dans la digression.

                      Existe t’il toujours un prolétariat dans une économie où la propriété des moyens de production et de son financement n’existe plus ? Et comment, s’il n’existe plus de propriété, quelqu’un peut il toujours s’en trouver privé tel le prolétaire ?

                      Si M Luniterre peut répondre par l’affirmative par une démonstration construite autrement qu’en récitant son bréviaire marxiste, alors, je veux bien admettre m’être trompé !

                      Enfin, comment peut on parler de « dictature » tout en affirmant comme le fait tantôt M Luniterre, être un défenseur de la démocratie ?

                      Et comment cette dictature peut elle avoir de sens autrement que par rapport au capitaliste envers qui le prolétaire exerce sa dictature ? Enfin, quel sens donner au fait que le prolétaire conserve, par le fait même de la dictature, le principe de la légitimité du capitaliste, tout en affirmant la lui retirer ? Comment, dès lors, le prolétaire peut il affirmer vouloir établir une société paisible et non en perpétuelle guerre et donc, de devoir élire des chefs de guerres qui, comme tout chef se respectant, exercera immanquablement sa propre dictature sur tout le prolétariat. Dont l’histoire ne manque pas de le rappeler.

                      Ce qui nous amène à m’interroger sur comment est décidé ce qui doit être produit, en quelle quantité et sur quel rapports, dès lors où tout le système prétenduement communiste de M Luniterre, repose sur l’autorité du chef suprême !

                      Autrement dit, M Luniterre, nous propose rien d’autre que de réinventer le bolchévisme à la sauce Stalinienne ou de Mao, peu importe.

                      Pour toute réponse, M Luniterre pourra toujours simplement dire que je suis un « cas »  !!!!


                    • nemo3637 nemo3637 23 décembre 2019 22:39

                      C’est donc ainsi, coulé dans le marbre...

                      "Il restera simplement disponible comme source pour ceux qui voudront faire des recherches sur les sujets qui y ont été étudiés et analysés.«  Quel orgueil !

                      Comme si d’autre déjà, n’avaient depuis longtemps parcouru ces sujets !

                      PMF  »Parle à Mes Fesses«  n’a pas le monopole de l’analyse, pensant avoir dit l’essentiel et se reposer à présent après »la dernière escarmouche«  !

                      Ainsi Marx se retirerait à la campagne une fois »sa tâche" accomplie...

                      Plaisant....


                      • Luniterre 24 décembre 2019 13:26

                        @nemo3637
                        @Hervé Hum

                        En fait Marx est quasiment mort à la tâche...

                        Bien que je sois également stakhanoviste (Marx l’était donc avant l’heure... !), il se trouve que je n’en ai peut être plus pour longtemps, et de plus, je n’ai pas la prétention, contrairement à certains, de lui faire concurrence...

                        Et à lire vos posts « lumineux » je me sens d’autant moins enclin à me sacrifier complètement pour la cause. Je viens tout de même de passer l’essentiel de ces six dernières années derrière un écran d’ordi pour animer le blog TML que, de plus, vous semblez carrément mépriser, et donc j’estime avoir gagné au moins le droit de cesser cette activité, et en un mot comme en cent, si cela ne vous plait pas, je vous emm... !!!

                        Luniterre

                        Ici, un autre style d’échange, qui ne vous plaira certainement pas non plus >>>

                        http://mai68.org/spip2/spip.php?article4896#forum4496

                        ...et posts suivants.


                      • Hervé Hum Hervé Hum 26 décembre 2019 10:55

                        @Luniterre

                        je n’ai pas tout lu de votre lien, cependant et en dehors du fait de confondre l’outil avec la main qui le tient, je suis d’accord avec ce que vous écrivez et tous mes commentaires sur le sujet écris sur agoravox sont là pour le prouver.

                        Pour finir, il n’y a aucun droit de gagné dans un engagement personnel, vis à vis de soi même, seulement dans un engagement envers autrui. Et je n’ai pas méprisé votre blog TML, la preuve en est notre échange passé. Mais à quoi bon poursuivre un débat dont vous même avez convenu l’impasse. Désolé, je ne reconnais personne comme maître, sinon moi même, ceci, en respect de ma propre profession de foi « chacun doit être son dernier maître ET son premier disciple ». Bref, apprendre d’autrui, mais pas devenir son esclave, tel Marx par exemple. Et si je dois reconnaître un maître en toute chose, c’est la raison pure et elle seule, mais aucun être humain, ni Dieu.


                      • Luniterre 26 décembre 2019 23:17

                        @nemo3637
                        @Hervé Hum

                        Débattre avec des gens comme vous devient très vite un exercice de pure rhétorique, répétitif, en plus, et n’apporte donc vite plus rien de concret, aucune perspective politique concrète qu’il soit réellement possible de mettre en œuvre sur le terrain, actuellement, et une fois qu’on a fait le tour, le refaire à chaque nouvel article publié est toujours aussi stérile et inutile, et mon droit est donc bien de n’avoir pas à jouer ce jeu ridicule, qui ne mène à rien, et donc toxique et réactionnaire, en dernière analyse. Que ce soit sur TML, Agoravox ou ailleurs sur le net, je pense y avoir laissé la modeste trace qu’il me paraissait utile de laisser et je vous salue bien, et de la même façon, à nouveau !

                        Luniterre


                        • Hervé Hum Hervé Hum 27 décembre 2019 12:11

                          @Luniterre

                          Pour juger de ma « stérilité », encore vous faudrait t’il avoir vous même quelque chose de non stérile à proposer !

                          De plus, avez vous seulement lu mes articles publiés ici ? Certes, je ne tiens pas de blog et me suis arrêté avant de proposer le système concret qui découle de ces articles, mais pour autant, il y a bien au moins une proposition concrète, même si elle est disons, transitoire, c’est celle écrite dans l’article « BAL citoyens »,

                          Pour finir, disons que je pense la même chose à votre sujet, puisque en dehors de jouer les perroquet de Marx ou Lenine, vous n’avez rien à proposer ; Or, vous n’avez pas non plus été capable d’invalider mes remarques sur les impasses de Marx quand au fait qu’il ne propose pas de modèle pour remplacer le système actuel. Notamment au sujet de la monnaie, sujet central s’il en est.

                          Marx fait une analyse implacable et quasiment parfaite du système capitaliste, mais incapable de s’en extraire. Bref, c ’est cela la stérilité à mon sens !

                          Je l’ai écris maintes fois et je le répète ici, il est possible de changer de modèle du jour au lendemain, seulement en changeant les réglages actuels. Techniquement, rien de très compliqué par rapport au système actuel, par contre, au niveau de la conscience, là, cela exige quelque chose de fondamental qui est d’abandonner la primauté de la propriété par celle de la responsabilité (sans cette dernière, il est impossible de changer de système). Le hic, c’est que même quelqu’un comme vous qui se prétend communiste et éveilleur de conscience, reste sourd à cette simple évidence. Qui est LE préalable à tout changement concret.

                          Donc, pour ma part, c’est bel et bien vous qui êtes stérile et la preuve en est que vous persistez à confondre l’outil et la main qui le tient. Or, voilà bien un préalable fondamental pour sortir du conditionnement dans lequel vous baignez, sans vouloir et pouvoir en sortir, puisque le grand Marx lui même y était prisonnier.

                          Cela peut vous paraître accessoire, mais non, c’est fondamental à la prise de conscience de bien séparer l’outil de la main qui le tient et donc, de ne pas conserver la confusion dans les mots utilisés. C’est de la pure réthorique me dites vous, sauf que c’est essentiel à toute dialectique, puisque cette dernière se fonde sur l’usage correct des mots utilisés ,quand à leur sens propre. Et de devoir vous rappeler que Marx lui même fonde son raisonnement sur la dialectique !

                          Ainsi, parler de « dictature du prolétariat » pour un communiste, est la preuve de son incapacité à changer de mode de raisonnement, c’est à dire, capitaliste et qu’on appelle alors réactionnaire" parce qu’il réfléchit par opposition et non par logique propre. S’il n’y a plus de propriété de l’outil de production, il n’y a plus de prolétariat possible. Et s’il y a dictature, il n’y a pas de démocratie.


                        • Luniterre 27 décembre 2019 13:19

                          .

                          .

                          Voir post suivant...

                          Luniterre


                        • Luniterre 27 décembre 2019 13:41

                          >>> Le processus de la raison n’est pas un exercice de scolastique destiné à donner une apparence de rationalité à nos préjugés, prétendument « marxistes » ou non, mais une analyse constante du réel et des connaissances que nous en avons...>>>



                        • Luniterre 27 décembre 2019 11:11
                          _-"La Raison est une île qui vaut d’être défendue, même si cela nous condamne à y vivre en Robinson. Un vieux copain de Marx, de toutes façons !"- Eugène Sue _____LES MYSTERES DU PEUPLE__ (Postface inédite)

                          Le processus de la raison n’est pas un exercice de scolastique destiné à donner une apparence de rationalité à nos préjugés, prétendument « marxistes » ou non, mais une analyse constante du réel et des connaissances que nous en avons.

                          Marx exprime une analyse des racines du capitalisme et de son évolution en son temps, avec quelques vues prospectives encore largement reconnues et bien utiles.

                          De même, de nombreuses branches des sciences ont fonctionné en son temps sur des théories qui restent pour une bonne part valables dans les domaines de la réalité où elles s’appliquent toujours, même si la science moderne a permis, sur cette base d’explorer de nouveaux domaines de connaissance du réel.

                          Manifestement, si le mouvement social reste en échec, en termes d’alternatives au capitalisme, c’est qu’il n’a pas su construire sur la base qui nous a été léguée par Marx. Ce n’est donc pas une raison pour rejeter la base de connaissance qu’il nous a apporté, mais au contraire une raison d’y revenir pour analyser ce qui ne l’a pas été correctement dans notre histoire sociale et rebâtir du neuf.

                          En termes de philosophie dialectique les apports épistémologiques de Werner Heisenberg, tels que découlant de ses recherches scientifiques depuis le milieu du XXème siècle, en physique, étaient de fait intégrés dans notre démarche sur TML, même si cela n’était pas formalisé et formulé expressément. Cela l’est donc depuis peu . Et abordé de façon résumée ici, sur Agoravox >>>

                          La Gauche Française au stade du « Terre-platisme » !

                          https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/04/la-gauche-francaise-au-stade-du-terre-platisme-synthese-du-debat/

                          Cette clarification évidente, et qui souligne donc, entre autres pistes de réflexion, l’originalité relative de la démarche de TML, n’ a donc fait que creuser le fossé qui l’éloignait déjà des autres démarches en cours.

                          C’est évidemment, à mon sens, une clarification suffisamment évidente, et qui aurait du être depuis longtemps celle de la gauche révolutionnaire, étant donné déjà l’ancienneté des avancées scientifiques de la physique moderne.

                          Étant donné le constat de l’incompréhension que cette démarche représente actuellement pour la gauche française, même dite « extrême », il me paraît simplement logique et rationnel d’en tirer les conséquences.

                          L’histoire n’est jamais écrite à l’avance, et l’évolution, loin d’être un phénomène linéaire, peut connaître des phases qui soient en fait durablement régressives, voire même irrémédiablement, pour certains aspects du réel.

                          Et il ne suffit donc pas forcément d’en avoir conscience pour être en mesure de changer cet état de fait, ces conditions et facteurs de l’évolution.

                          Même si, en toute logique, cela aurait pu, ou pourrait encore, aider.

                          Luniterre



                          • Luniterre 27 décembre 2019 14:45

                            @Hervé Hum

                            ...Répéter, répéter... >>>

                            "Je l’ai écris maintes fois et je le répète ici, il est possible de changer de modèle du jour au lendemain, seulement en changeant les réglages actuels. Techniquement, rien de très compliqué par rapport au système actuel, par contre, au niveau de la conscience, là, cela exige quelque chose de fondamental qui est d’abandonner la primauté de la propriété par celle de la responsabilité (sans cette dernière, il est impossible de changer de système). Le hic, c’est que même quelqu’un comme vous qui se prétend communiste et éveilleur de conscience, reste sourd à cette simple évidence. Qui est LE préalable à tout changement concret."

                            Répéter, même mille fois, que l’évolution des consciences devrait précéder un éventuel changement des rapports de production et des rapports sociaux, cela ne changera rien à cette réalité au demeurant évidente >>>

                            "Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur être ; c’est inversement leur être social qui détermine leur conscience."

                            Karl Marx, Critique de l’économie politique.

                            https://www.marxists.org/francais/marx/works/1859/01/km18590100b.htm

                            Une évidence que vous niez, ce qui fait bien de vous un idéaliste, et non un matérialiste, et donc, pas davantage, un rationaliste.

                            Luniterre


                            • Hervé Hum Hervé Hum 29 décembre 2019 11:01

                              @Luniterre

                              "Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur être ; c’est inversement leur être social qui détermine leur conscience."

                              Vous me lisez mal, comme toujours !

                              Car, où voyez vous dans ce que j’écris, qui soit contradictoire avec la phrase de Marx ?

                              je crains que vous avouez là vos limites disons intellectuelles et vous pouvez prouver le contraire en faisant la démonstration que ce que j’écris est contradictoire avec la phrase de Marx.

                              En effet, j’écris simplement que les conditions techniques étant déjà en place, il ne manque que la prise de conscience pour changer de modèle. Or, parlant de la société, je parle de facto de l’être social  ! Sauf que cela implique bel et bien chacun à s’interroger sur sa propre conscience d’être !

                              La conscience des hommes, en tant qu’être, est toujours déterminé par son environnement. Si un homme vit en société, elle sera donc déterminée essentiellement par cette société , partant de son milieu familial, local et global. Pour autant, certains êtres peuvent êtres déterminés par autre chose que leur environnement immédiat et présent qui peut avoir une influence plus ou moins forte.C ela veut dire qu’il existe des êtres dont la conscience est déterminée non pas leur être social,c’est à dire, selon le conditionnement social qu’on veut leur imposer, mais par leur conscience propre où ils mettent la conscience sociale dans laquelle ils vivent en confrontation avec une conscience disons, décalé. Cela veut dire qu’il existe d’un coté la conscience de l’homme en lui même et la conscience de l’être social, selon les relations sociales et que Marx appelle l’être social. De fait, il existe une relation entre la conscience de l’homme en lui même et la conscience de l’être social en rapport avec autrui, où c’est le sens qui détermine la capacité d’un être à ce qu’on appelle le libre arbitre. Il existe donc deux états de consciences qui ne doivent pas êtres confondus comme le fait ici Marx.

                              Autrement dit, la phrase de Marx est parfois vrai, parfois fausse, selon l’être auquel elle est appliquée, même s’il est vrai que pour la très grande majorité des humains, c’est l’être social qui détermine leur conscience et plus rarement leur conscience propre. Pour ma part, j’ai dû prendre mes distances avec mon être social pour découvrir ma conscience d’homme.

                              Marx saurait sans doute reconnaître là sa confusion, mais c’est sans doute trop demander à Luniterre. Tout comme c’est trop lui demander de reconnaître la faute de réthorique en parlant de « dictature du prolétariat ». Ou encore, sur le sujet de la monnaie. Tout comme Luniterre s’obstine à ne pas considérer le fait que je reconnais toute la justesse de l’analyse de Marx sur le capitalisme.

                              Quand donc cesserez vous de jouer le perroquet et de commencer à penser par vous même !


                            • Luniterre 29 décembre 2019 19:50

                              @Hervé Hum

                              C’est bien vous-même qui revendiquez de vous répéter sur le sujet de la primauté de la conscience dans la détermination sociale, et non moi...

                              « Je l’ai écris maintes fois et je le répète ici... » etc.

                              Sinon, bel effort pour rattraper votre boulette, mais qui ne change rien, quant au fond.

                              La conscience de classe ne mûrit réellement que par la lutte de classe, et non par les incantations des prêcheurs de votre sorte...

                              Sinon, depuis le temps que vous les répétez, cela se connaîtrait visiblement…

                              Personnellement, après avoir participé aux luttes dans la mesure de mes moyens, et modestement contribué au débat pour remettre en phase la pensée marxiste avec les connaissances, actuelles, ne vous en déplaise, >>>

                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/04/la-gauche-francaise-au-stade-du-terre-platisme-synthese-du-debat/

                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/08/la-dialectique-peut-elle-encore-casser-des-briques/

                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/29/marx-a-lere-quantique-necessite-dune-relecture-dialectique/

                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/01/le-materialisme-dialectique-au-21eme-siecle-lumiere-quantique-ou-cretinisme-obscurantiste-neo-lyssenkiste-il-faut-choisir/

                              Etc…

                              ...je revendique donc précisément le droit de ne pas faire le « perroquet » ou le radoteur, à votre instar, sur le net, et même si je vous souhaite personnellement une bonne année, pour ce qui est de ce débat, plus que redondant, je vous salue bien à nouveau, et dans les termes déjà évoqués ci-dessus !


                              Luniterre


                            • Hervé Hum Hervé Hum 30 décembre 2019 10:51

                              @Luniterre

                              La conscience de classe ne mûrit réellement que par la lutte de classe, et non par les incantations des prêcheurs de votre sorte...

                              Et que dire de vos prêches sur la lutte des classes ? Visiblement, vos incantations n’ont guère plus d’effet. Sauf que je ne tiens pas de blog, j’ai simplement exprimé mon point de vue au travers d’articles. Bref, il me reste de la marge comparé à vous.

                              De plus, je n’essaie pas de rattraper une « boulette », c’est vous qui interprétez ce que j’écris dans le sens qui vous plaît, sans tenir compte de ce qui est vraiment écrit. On appelle cela la mauvaise foi !

                              Pour finir, si la conscience de classe mûrit par la lutte de classe, ce qui en soit est une lapalissade, étant donné que par définition, la conscience ne peut se développer que par l’expérience de faits contraires, sans cela, c’est impossible, cette même conscience de classe qu’est le prolétariat, puisque c’est de cette conscience là dont il est question, ne peut s’émanciper de la conscience bourgeoise propriétaire qui l’a domine, qu’en formulant les bases d’une conscience sociale qui le lui permette. Et cette conscience doit obligatoirement partir d’une base simple.

                              Or, c’est là que ce cher Luniterre prêche dans le vide et ce d’autant que le grand Marx lui même n’a pas été capable de formuler cette autre base, sans laquelle, rien ne peut changer, puisque se basant sur le système capitaliste par opposition, réaction et non en développant une action propre.

                              Autrement dit, il ne suffit pas d’avoir conscience d’un problème, sinon, que ce soit pour la conscience de classe ou pour votre propre conscience, il serait alors très facile de résoudre n’importe quel problème, ce qui n’est vrai que pour très peu de gens. C’est qu’il faut deux conditions pour se mettre en harmonie avec sa conscience. Et la 1ère d’entre elle, c’est de renoncer à ses habitudes ou conditionnement, qui demande un très gros effort sur soi même. D’autant plus grand que vous n’y êtes pas vraiment contraint par la nécessité absolue. D’autant plus faible, que le système actuel à su mettre le ver dans le fruit, via l’accession à la propriété et à l’épargne, qui n’était pas possible au temps de la lutte des classes d’avant guerre. La seconde, concomitante à la 1ère, c’est précisément de trouver cette autre base, car avoir conscience d’un problème, ne donne pas forcément la solution et surtout, la bonne.

                              Bref, deux carences qui sont d’autant des barrières difficile à surmonter.

                              Et pour finir, le prolétaire, de par sa condition ne pouvant être propriétaire (des moyens de productions) sans devenir, de fait, un capitaliste, ne peut pas conserver l’idée de cette propriété (incidemment introduite par la propriété immobilière de sa maison, même si elle est sans commune mesure) mais, ne pouvant évidemment pas supprimer les moyens de productions, doit changer la conscience sur ce point, sans que cela tourne au chaos et à répéter le même système en changeant la forme, mais pas le fond (cas URSS, Chine, etc). Et il n’y a alors qu’une seule réponse possible, soit donc, la responsabilité sociale, qui, contrairement à la conscience des classes précédentes, repose strictement sur l’équilibre entre droit et devoir et non plus sur la domination de l’un sur l’autre comme c’était le cas dans le système capitaliste. Une base très simple, mais qui fait face à une conscience de classe conditionné à ne voir que ses droits bafoués, parce que ses devoirs lui sont imposés au lieu d’êtres revendiqués. Autrement dit, « savamment » manipulés à rester dans sa condition de mineur réclamant à la fois la protection et permissions de ses parents, que sont les chefs en tout genre. Hélas, ce n’est là qu’un élément parmi d’autre à devoir changer pour sortir de la conscience bourgeoise actuelle.

                              Sauf que ce point touche essentiellement à la conscience de l’homme en tant que tel, avant même sa conscience de classe, puisque cela vise à déplacer cette dernière après celle de ce que l’on considère comme un humain adulte, c’est à dire, responsable de ses actes envers autrui et non envers soi même.

                              Voilà, je n’ai rien d’autre à ajouter.... Bonne continuation !


                            • Luniterre 30 décembre 2019 12:09

                              @Hervé Hum

                              Le bel effort, dans votre précédente réponse, comme prévu, ne changeait donc rien à votre fond idéaliste, qui refait surface, dans votre « mot de la fin », et de manière particulièrement pathétique, de plus, sinon carrément comique…

                              Un rappel destiné aux lecteurs qui passeront encore par ici, M. Hum, lui, connaissant déjà tout ça… >>>

                              Effectivement, Marx parle d’appropriation collective des moyens de production pour la phase de transition, c’est à dire la période où le prolétariat s’érige concrètement en classe dominante contre la bourgeoisie, et qu’il a nommé dictature du prolétariat.

                              Le prolétariat ne disparaît pas plus que les autres classes, du jour au lendemain, et dès sa prise de pouvoir ! Les classes ne sont pas abolies par un coup de baguette magique, même « révolutionnaire », mais par la transformation sociale qui ne fait que commencer avec la prise du pouvoir par le prolétariat.

                              C’est en ce sens que la conscience de classe prolétarienne est encore nécessaire, tout comme la lutte de classe, qui, elle-même, continue, inévitablement, après la Révolution, et tant que dure la transformation révolutionnaire. Elle ne disparaît donc que progressivement, avec la disparition des classes elles-même, ce qui est, pour le coup, une Lapalissade, mais donc bien nécessaire, et qui restera malgré tout encore incompréhensible, et surtout, inadmissible, pour les idéalistes invétérés, dont évidemment, et pour conclure diplomatiquement, je ne citerai aucun exemple particulier, ici !

                              Luniterre

                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/17/marx-200-ans-quelle-signification-de-son-detour-russe/

                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-1/

                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-2/

                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/01/guerre-de-classe-la-gauche-joue-desormais-perdant-pourquoi/

                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/octobre-1917-2017-centenaire-de-la-russie-sovietique-pour-les-proletaires-lhistoire-comme-drapeau/

                              .

                              ******************************


                            • Hervé Hum Hervé Hum 2 janvier 22:11

                              @Luniterre

                              Puisque vous avez le mauvais goût de me traiter de comique et de pathétique, je me sens invité à en rajouter une couche, comme vous l’écrivez, pour les lecteurs qui passeraient encore par ici

                              Dès l’instant où la propriété de l’outil de production est abolie, il n’y a plus de classe prolétarienne et capitaliste. C’est la condition première de la révolution pour parler de révolution et qui donc, doit s’ancrer dans la conscience collective. Sans cela, il est impossible de penser un autre modèle et surtout, d’y faire adhérer la population.

                              Ce n’est pas un idéal, c’est une conséquence directe, un fait où seuls ceux qui refusent cet état de fait, peuvent parler de « dictature du prolétariat », soit donc, les seuls capitalistes.

                              Toute personne précédemment désigné comme prolétaire qui conserve cette expression, défend de facto l’idée que l’appropriation des moyens de productions puisse être un vol, illégitime en soi.

                              Il est impossible de se penser dans deux systèmes de pensées en même temps, l’un doit obligatoirement être pensée au présent et l’autre au passé, puisque nous partons ici du postulat de l’après révolution et non de l’avant révolution, qui seule, permet de parler de « dictature du prolétariat ». Ce que fait Marx. Le prolétariat disparaît donc obligatoirement du jour au lendemain, non pas du fait de sa prise de pouvoir, mais de la prise de conscience généralisée que la société ne peut plus se penser en terme de propriété de l’outil de production, donc, de lutte de classe entre prolétaires et propriétaires, mais seulement en terme de responsabilité. Où donc, cette prise de conscience doit toucher l’ensemble des classes sociales et non pas seulement la classe prolétarienne. Autrement dit, par l’émergence d’une nouvelle classe sociale, fondée sur la responsabilité individuelle qui ne repose pas sur le savoir faire, mais le savoir être. Et cette prise de conscience, ne peut se fonder que sur une base éthique, elle même s’appuyant sur la logique et non sur l’émotionnel. Tout simplement, parce que seule la logique est totalement impartiale et juste. C’est d’ailleurs ce que Marx lui même à compris !
                              Ce qui fait que les principes du mérite personnel, de l’équité (égalité relative), sont les fondements de toute société démocratique et juste, alors qu’ils ne sont que des éléments accessoires dans la société capitaliste reposant sur la propriété. Il y a d’autres éléments fondamentaux, tous conséquences directes et qui s’imposent d’eux même une fois le processus de prise de conscience engagé.

                              La conscience consiste aussi à se défaire de cette croyance que la propriété est nécessaire et le fondement de la liberté individuelle et qu’en société, faire comprendre que la propriété ne rend pas responsable (ce que la très large majorité des gens croient), mais uniquement cupide. Ne conduit qu’au capitalisme et à ce qui le motive, l’exploitation d’autrui à son profit. Tout comme se défaire de l’idée que le capitalisme est ce qui produit l’innovation technique, alors qu’il n’en est rien, celle ci étant le seul fait des défis que l’humain se propose de relever, indépendamment du modèle économique. Etc...

                              Vous pouvez toujours essayer de sauver l’erreur de Marx, quoi que lui serait à même de s’en rendre compte, contrairement à vous, cela ne prouve qu’une seule chose, que vous ne savez pas penser par vous même, seulement faire le perroquet de la pensée figée d’un mort.

                              Pour finir, chez moi, la conscience, c’est le sens de l’action en conséquence de la connaissance, alors que l’intelligence est la capacité d’action. Voilà pourquoi un abrutit peu commander et manipuler une personne infiniment plus intelligente !


                            • Luniterre 3 janvier 12:37

                               @Hervé Hum

                              Comique dans la forme, sinistre sur le fond, que je vous remercie d’avoir ingénument précisé ainsi, vous tenez néanmoins à vous faire le perroquet de votre propre idéalisme, tout en tentant de le nier par une pseudo « logique » de pure rhétorique, et qui devient donc de plus en plus grotesque.

                              Selon vous, dès la prise du pouvoir par le prolétariat >>>

                              «  Toute personne précédemment désigné comme prolétaire qui conserve cette expression, défend de facto l’idée que l’appropriation des moyens de productions puisse être un vol, illégitime en soi. »

                              Et plus loin >>>

                              «  La conscience consiste aussi à se défaire de cette croyance que la propriété est nécessaire et le fondement de la liberté individuelle et qu’en société, faire comprendre que la propriété ne rend pas responsable (ce que la très large majorité des gens croient), mais uniquement cupide. »

                              Votre idéalisme comique et grotesque part du principe que dès la prise du pouvoir par le prolétariat la bourgeoisie va être « illuminée » par une révélation humaniste selon laquelle elle devrait «  logiquement » renoncer à la propriété des moyens de production…  !

                              Et tout cela parce que, toujours selon vous, « cette prise de conscience, ne peut se fonder que sur une base éthique, elle même s’appuyant sur la logique et non sur l’émotionnel. »

                              Si la logique rationnelle humaniste et sociale était l’apanage de la bourgeoisie, cela se connaîtrait déjà depuis sa propre prise du pouvoir, qui s’est faite, précisément, au nom de la logique et du rationnel.

                              Le « détail » que vous niez est tout simplement qu’il s’agit de la logique du capitalisme, précisément démontrée par Marx, et de la rationalité de ses profits, et qu’« émotionnellement », la bourgeoisie n’entend pas lâcher ses privilèges, que ce soit dès maintenant, comme le montre la lutte actuelle, ou même après la prise du pouvoir, comme le montre l’histoire de la Révolution bolchevique, mais aussi la Commune de Paris, en 1871, et toutes les tentatives d’émancipation prolétarienne.

                              Si Marx « revenait », il ferait certainement le bilan de l’expérience de toutes ces tentatives d’émancipation, et l’évidence lui indiquerait que la période de « dictature du prolétariat » qu’il définissait pour la transition est bien plus que jamais d’actualité  !

                              Pour « contourner » cet écueil selon votre raisonnement idéaliste «  logique », ce n’est pas le prolétariat qu’il faut « convaincre  » en priorité, mas bien la bourgeoisie qui possède le pouvoir de diffuser son propre « concept » de propriété des moyens de production… Il vous faut donc contacter personnellement tous les bourgeois, et, par votre « logique » idéaliste implacable les faire renoncer, effectivement, à cette « propriété » mortifère  ! Pourquoi ne pas commencer tout de suite, au seuil de cette nouvelle année ??? Et de plus, numériquement, les bourgeois sont bien moins nombreux que les prolos, et donc, avec votre « logique » cela devrait donc être beaucoup plus simple que de faire la Révolution «  par en bas » !!!

                              Il suffisait d’y penser… !


                              Bon courage !


                              Luniterre



                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/17/marx-200-ans-quelle-signification-de-son-detour-russe/


                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-1/


                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-2/


                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/01/guerre-de-classe-la-gauche-joue-desormais-perdant-pourquoi/


                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/octobre-1917-2017-centenaire-de-la-russie-sovietique-pour-les-proletaires-lhistoire-comme-drapeau/


                              .


                              ******************************


                            • Hervé Hum Hervé Hum 3 janvier 14:12

                              @Luniterre

                              non, vous continuez à me lire de travers et c’est votre lecture qui de mon point de vue est grotesque.

                              Ici, je ne parle pas de voir tout ou partie de la classe bourgeoise être illuminée, je n’écris rien de cela, c’est vous seul qui l’interprétez ainsi. Peu m’importe. Ce que j’écris, c’est que, partant d’un autre mode de penser la société, celui qui y adhère cesse de facto de se voir selon sa position antérieure, que ce soit un bourgeois ou un prolétaire, puisque ces rapports de classes cessent d’exister pour eux. Seuls ceux qui continuent à adhérer à la société capitaliste continuent de fait de se percevoir dans ce rapport et combattre ceux qui n’en veulent plus. Il peut donc être un prolétaire !

                              La réalité physique n’admet pas deux état différents en même temps pour un même objet, ce n’est possible que dans l’imaginaire. Aucune expérience de mécanique quantique n’a encore violé cette loi de causalité !

                              Ensuite, si la bourgeoisie a prise les commandes du pouvoir sous couvert de la rationalité, encore faut t’il qu’elle en respecte les bases fondamentales, telles que la nature les montres. Autrement dit, l’habit ne fait pas forcément le moine. Ici, c’est votre mauvaise foi qu’il faut incriminer.

                              Ce que vous persistez à nier, c’est que le principe de la responsabilité ne vole pas la propriété du travail de chacun, mais au contraire, en fait le socle de la société. Que l’expression « nul ne peut prétendre à plus de droits qu’il n’accomplit de devoirs et nul ne peut se voir exiger plus de devoirs qu’il ne réclame de droits », est supérieure à l’expression « de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins »

                              Pourquoi ? Parce que vous ne pouvez être sûr qu’une personne ne voit pas ses besoins au détriment d’autrui, que si vous êtes sûr de vivre dans une société où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil (il ne réclame que son dû), ou bien d’avoir des mécanismes qui, soit le rende possible via une capacité de production infinie, soit qui l’interdise via des mécanismes obligeant chacun à devoir faire des choix en fonction précisément de la capacité de production de la société. Votre idéalisme d’une société d’abondance infinie sera tout de même difficile à atteindre pour certains produits, sauf via la réalité virtuelle, mais là, nul besoin d’une société communiste, l’actuelle pouvant y pourvoir déjà !

                              Bref, à défaut d’une société aux capacités de productions illimitées, la seule base logique éthique, consiste à limiter les besoins de chacun en fonction de son travail, excepté ceux qui ne peuvent s’en acquitter bien évidemment. Ce que Marx explique d’ailleurs très bien, sauf qu’il ne s’agit pas d’une économie de transition, mais une économie avec pour ordre premier, directeur, le communisme et comme ordre second, le capitalisme. Car ce que Marx ne savait pas et qu’en conséquence, Luniterre ne peut concevoir, c’est le fait qu’un principe établit ne peut pas être supprimé, seulement contrôlé et déplacé dans l’ordre de priorité du présent. Autrement dit, si le capitalisme mettait la coopération au service de la compétition, le communisme vise seulement à inverser la relation en raison de l’évolution de l’environnement social, donc, de placer la coopération avant la compétition. Mais, supprimer l’un et l’autre est impossible, sauf au paradis des religions !


                            • Hervé Hum Hervé Hum 3 janvier 14:16

                              @Hervé Hum

                              Mais, supprimer l’un et l’autre est impossible, sauf au paradis des religions !


                              il faut lire "Mais, supprimer l’un et/ou l’autre est impossible, sauf au paradis des religions !

                              j’ai écris un article qui l’illustre suffisamment....


                            • Luniterre 3 janvier 16:14

                              @Hervé Hum
                              Ce qui est tout à fait comique et grotesque, c’est bien que vous vous répétez sous une autre forme, qui veut effectivement strictement dire la même chose ! >>>

                              « Ce que j’écris, c’est que, partant d’un autre mode de penser la société, celui qui y adhère cesse de facto de se voir selon sa position antérieure, que ce soit un bourgeois ou un prolétaire, puisque ces rapports de classes cessent d’exister pour eux. Seuls ceux qui continuent à adhérer à la société capitaliste continuent de fait de se percevoir dans ce rapport et combattre ceux qui n’en veulent plus. »

                              Reste donc toujours à produire le « miracle » par lequel bourgeois et prolétaires vont fraterniser du jour au lendemain sur un pied d’égalité anticapitaliste !!!

                              Toujours aussi comique, donc !

                              Et question physique... >>>

                              « La réalité physique n’admet pas deux état différents en même temps pour un même objet, ce n’est possible que dans l’imaginaire. Aucune expérience de mécanique quantique n’a encore violé cette loi de causalité ! »

                              Un aperçu de vulgarisation qui devrait être à votre portée >>>

                              https://sciencetonnante.wordpress.com/2013/09/30/les-7-merveilles-de-la-mecanique-quantique/

                              « Quand on étudie le mouvement des objets du quotidien, par exemple un ballon de foot, on considère des quantités bien définies : sa vitesse, sa position, sa vitesse de rotation ou son énergie.

                              On ne sait pas forcément mesurer très exactement ces quantités, mais on sait qu’elles existent et qu’elles ont des valeurs précises. A un instant donné, le ballon de foot est dans un état bien défini. Ça, c’est la mécanique dite « classique », c’est-à-dire celle des objets normaux.

                              Mais pour les objets microscopiques, tout change ! Contrairement au ballon de foot, une particule microscopique peut être dans un mélange de plusieurs états. Aussi incroyable que cela paraisse, cela veut dire qu’un électron peut par exemple posséder à la fois deux vitesses, ou être à deux endroits différents à la fois. Voire même plus de deux endroits !

                              Pour désigner le fait qu’en mécanique quantique, les objets peuvent être dans plusieurs états à la fois, on parle du principe de superposition. »

                              Et je vous passe le « chat de Schrödinger », les expériences d’Alain Aspect, etc...

                              Tenez vous au courant, relisez TML !!!

                              >>>

                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/04/la-gauche-francaise-au-stade-du-terre-platisme-synthese-du-debat/

                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/08/la-dialectique-peut-elle-encore-casser-des-briques/

                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/29/marx-a-lere-quantique-necessite-dune-relecture-dialectique/

                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/01/le-materialisme-dialectique-au-21eme-siecle-lumiere-quantique-ou-cretinisme-obscurantiste-neo-lyssenkiste-il-faut-choisir/

                              Etc…

                              Luniterre


                            • Hervé Hum Hervé Hum 6 janvier 00:20

                              @Luniterre

                              êtes vous certains que l’interprétation de la mécanique quantique que vous suivez soit la bonne ?

                              en tous les cas, ceci explique le fait que vous ne pouvez pas comprendre ce que j’écris et qu’effectivement, j’écris la même chose sous une autre forme, puisque c’est ce que je précise faire d’entrée.

                              Contrairement à ce que vous croyez benoîtement, la mécanique quantique ne viole pas le principe selon lequel un objet physique ne peut être vu que dans un seul état, c’est même ce quelle affirme de la manière le plus absolue. Sans cela, la logique causale ne pourrait pas exister et donc, la réalité physique.

                              La pseudo expérience du fameux chat de Schrodinger (puisqu’il s’agit d’une expérience de pensée) ne dit que cela, mais plus encore, l’expérience d’Alain Aspect, bien réelle elle, le confirme encore plus superbement.

                              En effet, que dit le chat de Schrodinger ? Que tant qu’on ouvre pas la boite, on peut imaginer deux états différents, vivant ou mort, MAIS, si on ouvre la boite, soit il sera vivant, soit il sera mort, en aucun cas il peut être les deux en même temps.

                              Idem pour l’expérience d’Aspect, qui le confirme dans la réalité physique en disant que deux particules polarisées, le restent indépendamment de la distance, or, cette polarisation dit surtout que chacune ne peut se trouver que dans un seul état l’une vis à vis de l’autre dans la réalité physique et non dans deux états en même temps. Tant que vous ne faites pas la mesure, vous pouvez effectivement, comme pour le chat, imaginer les deux états, mais pas dans la réalité physique. Idem pour votre électron où on parle alors de probabilité. Sans cela, on ne pourrait pas faire fonctionner un ordinateur. Tant que vous n’observez rien, vous pouvez imaginer ce que vous voulez.

                              Je vais vous donner un exemple « bête ». Vous devez aller à un endroit et sur le chemin, vous arrivez à une intersection dont vous ne vous souvenez pas quelle direction prendre. Tant que vous ne décidez pas d’une direction, vous êtes comme le chat de Schrodinger, puis, vous décidez d’un chemin qui sera soit le bon, soit le mauvais par rapport à l’autre. Autrement dit, vous êtes face à une polarisation où un chemin vaut réponse positive et l’autre vaut réponse négative. Donc, si vous avez pris le bon, l’autre prend la valeur négative, et inversement dans le cas contraire. Cela veut dire, qu’il faut savoir distinguer ce qui relève de l’imaginaire de ce qui relève de la réalité. La première n’obéit pas aux lois de la causalité (les deux chemins se valent) la seconde y obéit strictement.

                              Bon, si la base est toujours élémentaire, son développement est évidemment complexe, mais en tout état de cause, vous ne pouvez pas en même temps vous penser dans la réalité en tant que prolétaire et dans un système où il n’y a plus de prolétaires. Si vous voulez penser un système communiste, vous devez penser autrement qu’en tant que prolétaire. Le hic, c’est que dans la réalité, vous ne pouvez pas pour autant supprimer le principe capitaliste, c’est impossible, car un principe établit ne peut pas être supprimé, seulement décalé. C’est l’erreur de Marx de le croire, mais il ne connaissait pas les lois de la causalité comme je les connais. Bref, si la base fondamentale est toujours simple, élémentaire, c’est son développement qui est complexe.

                              Bon, vous pouvez continuer à me prendre pour un comique, grotesque ou autre, peu importe, tant que j’ai rien expliqué, soumis à la réfutation mon point de vue, je ne peux que m’en prendre à moi même.


                            • Luniterre 6 janvier 07:09

                              @Hervé Hum

                              Contrairement à vous, je ne prétends pas réinterpréter la physique quantique et je n’« affirme » rien d’aussi péremptoire à son sujet !

                              Je n’ai fait que vous citer un extrait d’une revue de vulgarisation qui semble faire autorité concernant les principes de base, tels que la « superposition » d’états, qui va évidemment frontalement contre votre affirmation, c’est tout !

                              Évidemment, le chat de Schrödinger est une métaphore pour transposer les conséquences de la physique quantique dans le monde macroscopique, compréhensible de tous (via un dispositif électronique supposé actionner la « boite tueuse »). Une tentative de vulgarisation, en partie, donc…

                              A l’échelle des particules, des caractéristiques quantiques comme la superposition d’états, la non-localité, l’intrication, sont bien différents aspects de la réalité et non pas des phénomènes « imaginaires ». Ramener la réalité à l’imaginaire, c’est à nouveau, de votre part, une démarche typiquement idéaliste, et à nouveau, grotesque et comique, même à ce niveau de vulgarisation !

                              Sur la causalité en physique quantique, les avis ne sont pas totalement tranchés non plus et des possibilités différentes de la « causalité » telle que vous voulez la simplifier reviennent aussi bien sur le plan théorique qu’expérimental >>>

                              « Avec ces nouveaux outils, on pose des questions fondamentales laissées jusqu’alors à la seule spéculation métaphysique : qu’est-ce qu’un système ? Qu’est-ce qu’un observateur ? Et d’autres encore, plus contre-intuitives : qu’est-ce qu’une causalité «  quantique » ? Car, si chaque sous-système d’un système composé est mesuré dans un laboratoire isolé, il est concevable que l’ordre causal des observations au sein des laboratoires ne se décrive pas comme « L1 est avant L2 » ou « L2 est avant L1 ». Cet ordre peut, lui-même, être indéterminé. Son indétermination ne procède pas de la simple ignorance : elle est fondamentale, due à la superposition quantique. Si on apprend à l’utiliser en tant que ressource, elle pourrait nous offrir une approche totalement nouvelle à la compréhension de l’espace-temps physique. »

                              http://www.cea.fr/multimedia/Documents/publications/clefs-cea/CLEFS66-FR-FINAL.pdf

                              « La mécanique quantique est à l’origine de nombreux phénomènes déroutants, tels que l’intrication ou encore le principe de superposition. À l’opposé de la physique classique intrinsèquement déterministe, la mécanique quantique est probabiliste. Au-delà de ce non-déterminisme, des scientifiques ont récemment montré qu’elle pourrait, dans une certaine mesure, également échapper à la causalité.  [...]

                              L’expérience, qui repose sur un commutateur quantique, pourrait offrir un tout nouvel outil dans le développement des technologies quantiques de communication à venir. De la même manière qu’une particule (tant qu’elle n’est pas mesurée) peut se trouver à différentes positions selon les probabilités données par sa fonction d’onde, le commutateur quantique réalise un processus similaire avec deux événements A et B. Les résultats, publiés dans la revue Physical Review Letters, montrent que simultanément, A peut se réaliser avant B, et B avant A. »

                              https://trustmyscience.com/mecanique-quantique-evenements-causalite/

                              Alain Aspect a eu le mérite, précisément, de faire le premier lien expérimental fondamental entre théorie quantique et réalité, et donc aussi de faire sortir ces concepts de l’ « imaginaire » des idéalistes ! C’est pourquoi je l’ai cité, et bon nombres d’expériences actuelles sont des suites de la sienne, comme celle-ci >>>

                              https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/12/micius.png

                              Illustrant cet article de TML >>>

                              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/04/la-gauche-francaise-au-stade-du-terre-platisme-synthese-du-debat/

                              Même avant les expériences les plus récentes, celle d’Aspect ouvrait donc déjà un débat sur différentes approches de la causalité, loin du simplisme auquel vous tentez de le réduire !

                              https://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_d%27Aspect

                              Luniterre


                            • Hervé Hum Hervé Hum 8 janvier 11:39

                              @Luniterre

                              Vous pouvez me sortir toutes les références que vous voulez, jusqu’à présent, aucune expérience de physique quantique viole la causalité. La cause précède toujours l’effet (dans l’ordre logique), sauf dans l’imaginaire qui pose la causalité comme ordre second, là où la réalité la pose comme ordre premier, directeur.

                              Il vous échappe que l’imaginaire est vu, ici, comme ce qui permet de ne pas suivre la causalité, et non pas tant comme quelque chose qui échappe totalement à la physique. L’imaginaire est lié, intriqué à la réalité, car sans elle, pas de réalité évolutive possible. Reste seulement à comprendre le mécanisme de cette relation.

                              Ainsi, lorsque vous imaginez un concept quelconque,vous pouvez le faire parce que vous n’êtes pas tenu de suivre la causalité que vous connaissez et en concevoir une autre, sauf qu’elle ne sera applicable dans la réalité physique qu’à la stricte condition de suivre les lois causales ou lois physiques.

                              Bref, si ce que vous imaginez est permis par les lois de la causalité, vous pourrez l’appliquer dans la réalité, même si au moment où vous postulez l’idée cela reste encore une utopie (comme faire voler un plus lourd que l’air). Léonard de Vinci à imaginez beaucoup d’engins qui aujourd’hui existent, sauf qu’à l’époque où il les a imaginé, il ne disposait pas de moteur à explosion ou électrique.

                              Pour finir, le simplisme n’est qu’apparent, car je ne vous ait pas fait part des lois de causalités dont vous ignorez tout simplement l’existence et dont il me manque à écrire dans un article pour le soumettre à la contradiction. Le principe causal encore méconnu, est celui de l’évolution fractale et qui explique la plupart des phénomènes quantiques.

                              En attendant, tant que je n’ai rien expliqué, vous pouvez considérer ce que j’écris de simpliste, grotesque, etc. Après, ce sera peut être un peu plus difficile !

                              Mais je vous invite à méditer sur cette question disons, métaphysique

                              On peut tout imaginer à partir de la réalité, mais peut on imaginer quelque chose sans la réalité ?


                            • Luniterre 8 janvier 12:46

                              @Hervé Hum
                              Vous êtes, comme beaucoup de gens, même et surtout « à gauche », dans le déni de la réalité quantique et vous tenez à y rester. C’est votre problème, pas le mien.
                              Je remets deux références déjà citées, l’une qui relate précisément une expérience contradictoire avec vos propos, et une autre, qui est une communication du CEA sur le même sujet.
                              Personnellement, je n’ai pas la prétention ni de discuter cette expérience ni de donner des leçons de physique au CEA.
                              Je vous remercie donc de contacter directement, désormais, les gens concernés pour leur exposer votre point de vue effectivement très différent.
                              Pour ma part je m’en tiens donc aux conclusions communément admises par la majorité des physiciens, et qui découlent de cette expérience et d’autres précédemment évoquées. Jusqu’à preuve du contraire... !

                              https://trustmyscience.com/mecanique-quantique-evenements-causalite/

                              http://www.cea.fr/multimedia/Documents/publications/clefs-cea/CLEFS66-FR-FINAL.pdf

                              « Avec ces nouveaux outils, on pose des questions fondamentales laissées jusqu’alors à la seule spéculation métaphysique : qu’est-ce qu’un système ? Qu’est-ce qu’un observateur ? Et d’autres encore, plus contre-intuitives : qu’est-ce qu’une causalité «  quantique » ? Car, si chaque sous-système d’un système composé est mesuré dans un laboratoire isolé, il est concevable que l’ordre causal des observations au sein des laboratoires ne se décrive pas comme « L1 est avant L2 » ou « L2 est avant L1 ». Cet ordre peut, lui-même, être indéterminé. Son indétermination ne procède pas de la simple ignorance : elle est fondamentale, due à la superposition quantique. Si on apprend à l’utiliser en tant que ressource, elle pourrait nous offrir une approche totalement nouvelle à la compréhension de l’espace-temps physique. »

                              http://www.cea.fr/multimedia/Documents/publications/clefs-cea/CLEFS66-FR-FINAL.pdf

                              « La mécanique quantique est à l’origine de nombreux phénomènes déroutants, tels que l’intrication ou encore le principe de superposition. À l’opposé de la physique classique intrinsèquement déterministe, la mécanique quantique est probabiliste. Au-delà de ce non-déterminisme, des scientifiques ont récemment montré qu’elle pourrait, dans une certaine mesure, également échapper à la causalité.  [...]

                              L’expérience, qui repose sur un commutateur quantique, pourrait offrir un tout nouvel outil dans le développement des technologies quantiques de communication à venir. De la même manière qu’une particule (tant qu’elle n’est pas mesurée) peut se trouver à différentes positions selon les probabilités données par sa fonction d’onde, le commutateur quantique réalise un processus similaire avec deux événements A et B. Les résultats, publiés dans la revue Physical Review Letters, montrent que simultanément, A peut se réaliser avant B, et B avant A. »

                              https://trustmyscience.com/mecanique-quantique-evenements-causalite/

                              Luniterre


                            • nemo3637 nemo3637 27 décembre 2019 18:55

                              Beaucoup se sont cru « avant-garde irremplaçable ». L’époque nous montre qu’il faut savoir rester modeste. Le mépris rebondit sur les orgueilleux masquant mal leur mépris.

                              S’il était vrai que vous déteniez La Vérité, vous ne devriez pas être étonné de ne pas être compris. Car vous seriez en pointe, à cheval entre deux mondes. Vous sauriez les limites du langage du vieux monde, incapable d’exprimer, tel que, la nécessité, le profil du monde nouveau. Il est logiquement indicible. Rares sont ceux qui sont parvenus à se faire écouter. Généralement l’idée est belle et elle arrive sous forme d’une terne banalité, d’un étron. Tout cela, entre autres choses, vous n’en avez pas conscience.


                              • Luniterre 27 décembre 2019 19:36

                                @nemo3637
                                Apparemment, vous ne comprenez donc rien à ce que j’écris, qui est un simple constat d’échec de la démarche proposée par le blog TML, et je ne vois pas bien où se situe l’orgueil, là dedans... ! Au contraire, même, c’est plutôt la remise en place réelle d’une démarche effectivement restée isolée, en échec, et dont il faut donc bien tirer les conséquences évidentes.

                                Le fait que la pensée « marxiste » française contemporaine n’ai pas réussi à faire sa propre synthèse avec les conséquences épistémologiques de la physique moderne, c’est aussi un simple constat. Point barre.

                                Pourquoi ne pas faire ce constat ? Il me semble donc juste d’avoir posé cette problématique, mais je n’ai néanmoins justement pas la prétention de la résoudre tout seul !

                                Luniterre

                                La Gauche Française au stade du « Terre-platisme » !

                                .

                                https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/04/la-gauche-francaise-au-stade-du-terre-platisme-synthese-du-debat/

                                .

                                *****************************

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Luniterre


Voir ses articles







Palmarès