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Accueil du site > Tribune Libre > SNCF - Vers la fin des services publics

SNCF - Vers la fin des services publics

Sous la pression de Bruxelles, et dans le droit fil de la politique néolibérale désormais omniprésente, le président Macron entend mettre fin une fois pour toutes aux services publics en France.

Comment détruire un service public ?

Commencez par baisser son financement. Il ne fonctionnera plus. Les gens s'énerveront, ils voudront autre chose. C'est la technique de base pour privatiser un service public.

Noam Chomsky[1]

Eh oui, c'est toujours le même scénario, peu ou prou. On commence par sous-financer le bousin, puis on déplore l'inefficacité du service public, on s'en prend aux privilèges extravagants des travailleurs qui le font fonctionner, puis en phase ultime, on propose sa privatisation qui va forcément régler tous les problèmes. Tout cela entre gens de bonne compagnie, dans la joie et l'allégresse de nous savoir si bien engagés sur la voie du progrès. Par « gens de bonne compagnie », entendez les meilleurs amis des décideurs politiques qui auront présidé... à la vente par appartements, et à vil prix, des biens publics, ou, pour le dire autrement, de votre patrimoine. Eh oui, ce n'est pas Paulo, mon copain (auto-) entrepreneur qui va reprendre la SNCF, eh ? Non, ce seront des gens biens. Biens de leurs personnes, biens cotés en bourse, biens en cour... Biens sous tous aspects, en somme.

Faut-il préciser que rapidement, ces amis auront rapidement à déplorer l'état lamentable dans lequel ils auront trouvé ledit service public, et qu'il s'ensuivra inévitablement des restructurations massives et les pauvres repreneurs devront se détacher, la mort dans l'âme, d'un certain nombre de travailleurs et procéder à la fermeture d'un certain nombre de lignes, non rentables.

Mais pour cela, faut-il préciser qu'il faudra d'abord en passer par la refonte, pour ne pas dire la suppression pure et simple du statut des cheminots, ces profiteurs qui parlent déjà de se mettre en grève alors qu'ils ne connaissent même pas encore la date de leur licenciement économique ! Ah la gréviculture française, ces hordes de paresseux qui se prélassent aux frais du contribuable et s'accrochent à leurs privilèges d'un autre âge telles des moules à leur rocher ! À peine a-t-on parlé de réforme, oh, trois fois rien, et ces énergumènes parlent de bloquer le pays — non — de le prendre en otage durant un mois complet !

À la lecture des différentes interventions de l'éditocrassie[2] sur la question, on reste légèrement incrédule devant les réactions proprement hallucinantes de ces parvenus qui ne savent même pas ce que travailler peut bien vouloir dire, et qui sont payés royalement pour mettre en pièces, sans états d'âme, un service public indispensable tant au maintien d'une cohésion sociale qu'au développement économique du pays.

Des privilégiés ? Vraiment ? Vous voudriez y aller, vous, pour vous faire payer royalement 1.600 EUR net après 18 ans de service ? Pour y passer vos nuits, vos réveillons et vos week-end ? Ah oui, j'oubliais, la pension ! La fameuse pension à 52 ans — pensez — travailler comme cheminot et avoir droit à un train... de sénateur ! Oui, sauf que pour avoir droit à une pension complète, les cheminots doivent, comme dans le privé d'ailleurs, cotiser entre 41,5 et 42 ans. Alors vous pouvez bien prendre votre pension à 52 ans, mais je crains que vous restiez nettement moins payé qu'un député qui n'aurait cotisé que durant une seule mandature (1.200 EUR).

Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage

On voit ici encore à la manoeuvre une droite dure et sans scrupule, qui sous la houlette du petit marquis à rubans — et après avoir fait main basse sur l'exécutif et le législatif — tente de cliver la société française pour pouvoir mieux la réduire à quia, et dépouiller chacun dans son coin de ses derniers reliquats d'acquis sociaux.

Ne voyez-vous pas le piège ? Ne voyez-vous pas qu'après les cheminots, votre tour viendra ? Ne voyez-vous pas que pareille braderie ne peut se terminer qu'en un enrichissement scandaleux pour quelques oligarques et une misère sociale accrue pour le restant des Français, sans parler des innombrables services qui ne seront plus rendus à la population parce que vous comprenez, ma bonne dame, ce n'est pas rentable !

Si vous ne voulez pas qu'on vous conduise à l'abattoir, commencez par ne pas vous conduire comme des moutons. Soyez le mouton-qui-dit-non, le mouton noir, qui ne bêle pas forcément avec le troupeau mais lui, au moins, il sait pourquoi !

Si vous ne voyez pas aujourd'hui la vague immense de propagande en prélude à la mise à mort de tout ce qui représente le tissu social français, vous risquez de vous réveiller un beau matin, dans un monde de merde, et il ne sera probablement pas si simple d'en sortir après coup. Hasta la victoria siempre !

Notes

 [1] Noam Chomsky : né le 7 décembre 1928 à Philadelphie, est un linguiste américain. Professeur émérite de linguistique au Massachusetts Institute of Technology de 1955 à 2017, il a fondé la linguistique générative. Il s'est fait connaître du grand public, à la fois dans son pays et à l'étranger, par son parcours d'intellectuel engagé de tendance anarchiste. Source : Wikipedia

[2] Éditocrassie : néologisme adjoignant l'affixe « crasse » au radical d'origine latine edictus (éditer). Se dit des intellectuels ratés, des cireurs de pompes professionnels et des journalistes d'alcôves appelés soir et matin à commenter (favorablement, cela va sans dire) les dernières roueries échafaudées par le pouvoir et à les présenter sous un jour avenant. Syn. : propagandiste.

 

Article original sur LeVilainPetitCanard
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54 réactions à cet article    



    • MagicBuster 7 mars 16:40

      La SNCF n’est plus gérée nationalement mais par région ( comme avant guerre ).

      Il n’y plus de trains de banlieues, mais des trains grandes lignes qui traversent les banlieues sans s’y arrêter.

      On ne pourra pas supporter les inconvénients du train sans en avoir aucun avantages.

      Faudra -t-il adopter la méthode Brétigny - pour qu’ils s’arrêtent totalement  ?


      • Jean Roque Jean Roque 7 mars 16:59

        Pas de peuple, pas de public.
         
        Multiethniquons l’ex SNCF, et qu’elle devienne sans frontière


        • PiXels PiXels 7 mars 20:56

          @Jean Roque

          « Multiethniquons l’ex SNCF, et qu’elle devienne sans frontière »

          Tout ce qui est excessif est insignifiant !

          Mais pour Jean Roque tout ce qui est banal devient excessif.

        • Cadoudal Cadoudal 7 mars 21:23

          @PiXels
          Il croit peut-être que la RATP dépend de la SNCF ?


        • zygzornifle zygzornifle 7 mars 18:42

          Ensuite ça sera l’éducation , la police , l’armée etc.... et quand on râlera le gouvernement dira c’est pas moi c’est l’autre , par contre on payera toujours autant pour des services disparus .....


          • gardiole 7 mars 18:57

            Il y aura toujours quelqu’un pour faire circuler les trains sur les lignes rentables, ou passer des marchés avec les collectivité locales pour en faire circuler sur les autres.
            Et si les élus ne sont pas trop corrompus (on ne sourit pas !), ils feront jouer la concurrence pour le plus grand bénéfice des clients.
            Et si les conditions sont trop mauvaises pour le personnel, de sorte qu’il ne reste pas, et que les entreprises passent leur temps à en chercher et en former, elles finiront par concéder des conditions de travail plus attrayantes.


            • Pere Plexe Pere Plexe 7 mars 19:24

              @gardiole
              ...aucune ligne n’est rentable.


              Tous les transports sont largement subventionnés à commencer par la route payée par le contribuable
              Le transport ferroviaire, comme les autres, ne peux survivre qu’en étant lui aussi largement subventionné.
              En France comme ailleurs, y compris là ou le ferroviaire est privatisé.

            • Le421 Le421 7 mars 19:10

              Certains neuneus avec la disparition de TF1 sur le satellite commencent à comprendre la différence entre privé et public...
              C’est marrant, dans ce cas-là, ils ne parlent pas de « prise d’otage ».
              Ils payent leur abonnement Canal Sat normalement.


              • pipiou 7 mars 21:21

                Bon l’auteur a du dire cela il y a plus de 20 ans au début de la déréglementation des télécommunications.

                Le monde des services publics s’est-il effondré à l’époque ?

                Combien d’internautes ici présent sont-ils clients de « l’ancien service public » ?

                Bref revenez faire un article apocalyptique dans 20 ans, on verra ce qu’il en est de ce « désastre ».


                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 7 mars 22:32

                  @pipiou

                  Mmh, regardez le prix auquel vous payez un m3 de flotte, et demandez à vos parents combien ils payaient il y a 40 ans.

                  Et la flotte, on est d’accord, appartient à tous, c’est l’archétype du bien commun.

                  Pour les télécoms, vous avez vraiment l’impression d’avoir progressé, ou de vous être fait mettre façon princesse ? Puis-je vous rappeler qu’avant privatisation, les assets de FT étaient colossaux, rien que du fait des lignes cuivre couvrant la plus grande partie du territoire ? Où est passé le fric ?

                  Pour les trains, on a vu ce que ça donnait en Angleterre, vous allez déguster. Le prix du billet Paris Nice va doubler, des lignes vont disparaître, ce sera précarité pour tout le monde, moins de consommation, moins de revenus pour l’État, et non, ce n’est pas exactement ce que j’appelle une spirale vertueuse.


                • pipiou 7 mars 22:38

                  @Philippe Huysmans
                  les lignes de France Telecom se seraient volatilisées ? dernière nouvelle !
                  Oui moi les services télécoms ça va, pas vous ?

                  Pour le reste vous semblez lire l’avenir dans les tripes de lapin !
                  Bien sûr il faut s’attendre à des nuées de sauterelles. smiley

                  Et vous avez comparé à des pays comme l’Allemagne ou la Suisse ou bien vous vous limitez à l’exemple qui vous plait ?

                  Vous avez l’air de considérer la SNCF comme un joyau, vous connaissez cette entreprise ?

                  Un jour je vous expliquerai comment les choses ont changé en 40 ans, pas seulement pour l’eau, mais là franchement j’ai pas le temps.


                • Lugsama Lugsama 7 mars 23:44

                  @Philippe Huysmans

                  Pour les telecoms c’est râté, j’ai connu FT publique et la privatistion à été une bénédiction. En Espagne tout est encore bien trop régulé, du coup les prix rappel presque l’époque de FT publique, 75€ par mois pour de la fibre.. sans box TV, faut pas pousser c’est en option.

                  Pour le train il n’y a pas que l’Angleterre, au Japon le train est privé, et ils ont probablement le meilleur système ferroviaire du monde les conducteur de train y sont vu comme des héros qui vous permettent de vous rendre au travail, en France ils sont vu comme des privilégiés abusant de leur statut. Et surtout le service est incroyablement supérieur à la France, la moyenne annuel des retards s’y compte.. en secondes, 20 secondes de retard et la compagnie s’excuse. D’ailleurs seul 0.3% des trains à grande vitesse japonaies connaissent des retards, alors qu’en France c’est 17% des TGV, sans dire que pour la SNCF en dessous de 5 minutes il n’y a pas de retard, contre 1 seconde au Japon. No comment. 

                • chantecler chantecler 8 mars 07:36

                  @Lugsama
                  C’est idiot !
                  FT a reconstruit toutes les lignes et les centraux dans notre pays.
                  Immense travail après guerre .
                  Le privé a mis la main sur ce qui était installé via nos impôts et offert des tuyaux (F.I, entièrement informatisés ce qui est tout bénef)
                  Et si il y a un os sur votre ligne c’est la croix et la bannière ... !
                  Et quand il y a une panne sur le réseau (lignes arrachées par la tempête, par exemple , qui qui va les réparer ?)
                  Vous trouvez ça mieux ?


                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 8 mars 10:00

                  @pipiou

                  Votre soi-disant ouverture à la concurrence c’est : on concentre dans deux ou trois opérateurs (si si) et on se débarrasse de tout ce qui n’est pas jugé assez rentable.

                  Comme vous, pas trop le temps.


                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 8 mars 10:05

                  @Lugsama

                  Pour un marteau, tout ressemble à un clou. Pour un convaincu du néolibéralisme, toute privatisation ne peut être qu’une être qu’une bénédiction, c’est axiomatique, même si empiriquement, nos yeux et notre mémoire nous disent le contraire.

                  Alors bien sûr, que c’est le nirvanâ, et que l’argent ruisselle des riches vers les classes laborieuses quand la Sainte Croissance est là.

                  Il s’en trouve bien pour croire aux religions, finalement vos idées sont à peine moins farfelues, toutefois je me revendique de mon droit à ne pas réclamer ma carte du club, et à penser à ma façon, je suppose que ça ne vous pose pas plus de problèmes que ça, puisque ultralibéralisme = liberté = démocratie = égalité des chances = respect des opinions de chacun...


                • pipiou 8 mars 11:40

                  @Philippe Huysmans
                  Après l’ouverture à la concurrence il y avait plus d’une centaine d’operateurs en France ; qu’il y ait des regroupements / concentrations est assez normal.
                  Mais il en reste plus que deux ou trois.

                  Mais il faudrait savoir : pour vous la concurrence c’est pas bien, mais après vous trouvez qu’il n’y a pas de concurrents !


                • Yaurrick Yaurrick 8 mars 12:41

                  @Philippe Huysmans
                  La privatisation ne signifie pas nécessairement qu’il y a concurrence... Moi ce que je vois c’est que des monopoles de droits (qu’il soit publique ou privé) via des licences ou numerus clausus, c’est le meilleur moyen d’organiser des pénuries ( au détriment des consommateurs) ou des rentes (au bénéfices des proches du pouvoir).
                  Et une fois de plus ce que vous appelez « néo-libéralisme ou ultralibéralisme » c’est du capitalisme de connivence, et ça a tendance à se développer justement où l’état sort de ses prérogatives régaliennes donc du bon gros étatisme.


                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 8 mars 12:59

                  @pipiou

                  C’est très gentil de vous soucier de ce qu’il faudrait que je sache, mais pour moi, et c’est mon avis personnel à moi que j’aime, il reste une nuance de taille entre un opérateur public (même s’il est seul), et un quasi-monopole de gros poissons qui ont bouffé tous les petits.

                  A moins que... mon analyse soit en fait cohérente et que c’est vous qui avez un léger souci de logique ?


                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 8 mars 13:03

                  @Yaurrick

                  Tout monopole qui n’est pas strictement sous contrôle public est de facto un abus de position dominante, avec ou sans la complicité des politiques.

                  Pour les unifs... bof, il y a longtemps que ce sont des entreprises comme les autres, et américanisation aidant, on en viendra vite à des coûts de l’ordre de 40.000 à 45.000 boules par an, comme c’est déjà le cas aux USA et ça arrive en GB.


                • pipiou 8 mars 13:09

                  @Philippe Huysmans
                  Quasi-monopole ??
                  Combien de fournisseurs Internet en France ? Combien d’opérateurs mobiles en France ?

                  C’est cela que vous appelez de la logique ? Sérieusement ?


                • Aristide Aristide 8 mars 13:09

                  @chantecler


                  Le privé a mis la main sur ce qui était installé via nos impôts et offert des tuyaux

                  Faux, Orange loue les lignes, la fameuse paire téléphonique pour les dégroupés, et loue aussi le raccordement au NRA pour les non dégroupés. Ce n’est pas gratuit pour les opérateurs Free, SFR, Bouygues, ... 

                  Pour la fibre optique tous les opérateurs sont à la même enseigne. C’est plus compliqué puisque le maillage est répartie entre opérateurs tels que Orange, Bouygues, Free, ... mais il y a aussi des opérateurs d’infrastructures seules et aussi des opérateurs publics.

                  Et quand il y a une panne sur le réseau (lignes arrachées par la tempête, par exemple , qui qui va les réparer ?)

                  Et ben oui, c’est le propriétaire soit Orange, normal ? Orange loue ces lignes. Mais bon, l’arrêt est programmé dés la généralisation de la fibre optique. Pour tous les autres équipements optiques et autres, c’est à la charge de leur propriétaire.

                • Aristide Aristide 8 mars 13:22

                  @Philippe Huysmans

                  un quasi-monopole de gros poissons qui ont bouffé tous les petits.

                  On appelle cela un oligopole, et bien évidement la règle seule du marché n’est pas suffisante pour régler les problèmes liés à ce genre de structure concurrentielle.

                  Il y a eu des ententes qui ont été punies entre SFR, Orange et Bouygues, depuis l’arrivée de Free qui a bousculé le marché, le secteur est très concurrentiel et nous en bénéficions par une baisse assez significative des prix pour des services qui s’enrichissent.

                  Mais bon, il faut bien évidement une surveillance étroite des pratiques. La balance avantages-inconvénients de ce type de structure concurrentielle compense largement la position monopolistique qui provoque une situation de rente annihilant au pire ou retardant au mieux toute forme d’innovation technique ou commerciale. 


                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 8 mars 13:30

                  @pipiou

                  J’ai parlé de compter les opérateurs ou pseudo opérateurs de téléphonie ? Combien possèdent les landlines, combien possèdent les mâts les antennes et les routeurs sur le réseau SS7, et combien au contraire sont de simples revendeurs ? Si vous comptez chaque courtier comme un groupe d’assurance spécifique, alors c’est vrai que ça ferait vite du monde...

                  Mais vous l’aurez remarqué, rien à voir avec le sujet de l’article.


                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 8 mars 13:35

                  @Aristide

                  La fibre optique n’a aucune vocation à être généralisée à partir du moment où l’on peut obtenir facilement des débits entre 60 et 90 Mb/s avec un bête VDSL2 sur une paire de cuivre.

                  Il faut au contraire faire un réseau intelligent de fibre optique pour les concentrateurs et partant de là, distribuer en VDSL2.


                • Zolko Zolko 8 mars 14:05

                  @Yaurrick : « La privatisation ne signifie pas nécessairement qu’il y a concurrence »
                   
                  de la même façon que concurrence ne signifie pas forcément privatisation. Si on continue avec la SNCF dans l’état actuel, mais qu’on autorise des entreprises privées à proposer des trains sur les rails (publics !) ça me va aussi. Et on verra alors à quel point la SNCF fait bien son boulot ou pas.


                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 8 mars 14:37

                  @Zolko

                  La Commission ne le permettrait pas : il faut voir d’où vient cette exigence de privatiser... Si il devait y avoir des entreprises privées en concurrence avec des entreprises... subventionnées, ça poserait problème également.


                • Lugsama Lugsama 8 mars 21:47

                  @Philippe Huysmans

                  « La fibre optique n’a aucune vocation à être généralisée à partir du moment où l’on peut obtenir facilement des débits entre 60 et 90 Mb/s avec un bête VDSL2 sur une paire de cuivre. »


                   smiley

                • Lugsama Lugsama 8 mars 22:03

                  @Philippe Huysmans

                  « Pour un marteau, tout ressemble à un clou. Pour un convaincu du néolibéralisme, toute privatisation ne peut être qu’une être qu’une bénédiction, c’est axiomatique, même si empiriquement, nos yeux et notre mémoire nous disent le contraire. »

                  Je ne suis pas néolibéral, et j’était même plutôt (comme un con) contre la privatisation de FT, mais je constate que j’avait tord, simplement.

                  Pour le train je vous ait juste rappelé que le Japon à un système privé et qu’il est incroyablement supérieur à la SNCF, c’est factuel. Donc venir nous dire que la privatisation serait une catastrophe quand ailleurs dans le monde il arrive a faire beaucoup mieux que le publique chez nous, ça ne repose sur rien si ce n’est de l’idéologie.

                  Par ailleurs la privatisation n’est pas le nirvana, j’ai d’ailleurs évoqué le cas des fournisseurs mobile et internet en Espagne, même si aujourd’hui l’Espagne fait office de champion européen du développement de la fibre, c’est horriblement cher.

                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 9 mars 08:33

                  @Lugsama

                  La privatisation est un choix politique à portée socialement forte : il s’agit de réduire l’intervention de l’État-maman dans la résolution des problèmes d’intérêt général.

                  Soit, c’est un choix, si une majorité est pour, why not ?

                  Mais attention à la DOUBLE escroquerie, Lugsama :

                  - Vous ne verrez pas un sou des centaines d’Eur que vous versez actuellement au titre de contribution au financement desdits services publics. Ca va être englouti dans des improbables réductions d’impôts au profit exclusif des copains du petit marquis poudré.

                  - Le repreneur quant à lui, ne bénéficiant plus de cette manne, devra augmenter les prix d’autant pour parvenir à la rentabilité.

                  Du coup, ce n’est pas une fois qu’on va vous la mettre, mais deux. Sortez votre petit tube de vaseline.


                • Lugsama Lugsama 11 mars 19:22

                  @Philippe Huysmans

                  Je ne vois pas ou est l’escroquerie, et il est certains que la seul façon de baisser les impôts sans s’endetter c’est diminuer les dépenses publiques, ce n’est pas en faisant le contraire qu’on y arrivera, CQFD. Le train c’est déjà hors de prix de toute façon, prendre un avion, pourtant privé, c’est moins cher, donc assez de sornettes, la SNCF est en situation d’échec, c’est tout ce que je constate.

                • bob14 bob14 8 mars 08:43

                   smiley....Virez donc le trou du cul qui vous gouverne !


                  • jjwaDal jjwaDal 8 mars 09:36

                    Depuis le début des négociations dans le cadre de l’AGCS (1995) tous les services publics (en dehors de police, justice, armée, bref le bras répressif pour assurer la spoliation sans résistance des masses si les grands médias ont mal fait leur job) sont amenés à disparaître. C’est l’unique façon pour la minorité hyper-riche de continuer à se goberger malgré des taux de croissance anémique dans tout futur prévisible. L’UE est victime consentante et en conséquences nos présidents ne jouent que le rôle d’un bourreau exécutant la mission pour laquelle il a été placé au sommet de la pyramide locale. Je n’irais pas jusqu’à critiquer un salarié qui essaie de bien faire le travail pour lequel il est payé...


                    • Zolko Zolko 8 mars 13:09

                      @jjwaDal : « tous les services publics... »
                       
                      qu’appelez-vous « service public » ? Pourquoi le train en ferait-il parti mais pas le taxi ?


                    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 8 mars 13:32

                      @Zolko

                      Ne me remerciez pas, c’est Larousse qui régale :

                      Le service public est défini comme toute activité d’une collectivité publique visant à satisfaire un besoin d’intérêt général. En France, la notion de service public s’applique à trois catégories d’activités :
                      – celles qui recouvrent les fonctions régaliennes de l’État (police, défense, justice, finances publiques, administration) – elles sont totalement financées par des prélèvements obligatoires (impôt, cotisations sociales) et assurées par des administrations publiques (soumises au droit administratif) ;
                      – celles qui relèvent du secteur administré non marchand (Éducation nationale, santé, Sécurité sociale et aide sociale, activités culturelles et sportives, infrastructures uniques ou essentielles telles que les routes, les voies ferrées, etc., distribution de l’eau) – elles sont financées principalement par l’impôt et relèvent également du droit administratif, même si l’État (ou les collectivités territoriales) peut déléguer ces services à des organismes privés et des associations ;
                      – celles qui relèvent du secteur marchand : il s’agit de services publics industriels et commerciaux, qui sont principalement financés par une activité commerciale et gérés par des établissements publics soumis à la fois au droit administratif et au droit privé (transports, énergie, services postaux, télécommunications, etc.). Cette classification montre l’étendue du champ du service public, et la diversité des situations tant en termes de régime juridique que de l’extension de la notion d’« intérêt général ».

                      ------------

                      Et si vous y trouvez les taxi, faites-moi signe.


                    • Zolko Zolko 8 mars 13:38

                      @Philippe Huysmans : « Et si vous y trouvez les taxi, faites-moi signe »
                       
                      Je trouve « transport » dans votre liste. Mais pour vous, j’imagine que ça ne peut pas concerner les taxis et ça doit absolument se référer au train.


                    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 8 mars 13:51

                      @Zolko

                      Mmh, Gazole routier, sooooo what ? Vous financez aussi les médias dominants par un biais similaire (TVA au lieu d’accises).

                      On parle bien d’activités publiques visant à satisfaire un besoin d’intérêt général... Après on peut pinailler, reste que c’est un peu compliqué d’étendre ça à l’avion ou au taxi... Vous êtes contorsionniste ?


                    • frugeky 8 mars 12:26

                      Trouvé sur les-crises.fr ce matin : si le statut des cheminots était si avantageux, c’est pas à l’assemblée nationale que bosseraient les enfants de députés.


                      • Aristide Aristide 8 mars 12:53

                        @frugeky

                        Une question ? Puisque ce statut n’est donc pas si avantageux, pour quelles rasions sont-ils visiblement opposés à rejoindre le camp des privilégiés du régime général ?

                        Si on connait un peu le sujet, lorsque l’Etat s’est débarrassé du régime spécial de l’EDF/GDF en le fourguant au régime général en payant une soulte ridicule, il a été mis en place une caisse dont le seul but est de compléter les droits RG et aussi de pomper dans le RG pour financer ces droits. 

                        Ce sera la même chose, l’Etat se dégagera vers le RG, acceptera une soulte bien inférieure aux engagements demandés et le RG financera ...

                        En gros, ce seront les travailleurs du privé qui assumeront les droits des agents RATP.

                      • frugeky 8 mars 13:09

                        @Aristide

                        Parce qu’ils ont un régime plus avantageux que le régime général.
                        Demandez aux députés pourquoi ils ne souhaitent pas intégrer le régime d’assurance chômage, ou retraite, général.
                        Devrait-on mettre les cheminots au même régime que les députés ? Je serais d’accord.

                        Le régime des cheminots est ce qui est mis en avant pour casser le service public des chemins de fer et que cela passe auprès de la population.

                        Ca me rappelle sarkosy, alors ministre du budget, qui jurait que JAMAIS, GDF ne serait privatisé.

                        Que l’Etat fasse payer au régime général (qui ramasserait du coup les charges/cotisations sociales qui pèsent sur les salariés) , ça correspond aux exigences des banquiers qui contrôlent l’UE.

                        Après on passera à la fonction publique hospitalière et à l’éducation nationale et vous vous retrouverez au Chili ou aux USA.

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