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Accueil du site > Tribune Libre > Socialisme ou barbarie

Socialisme ou barbarie

Crise sanitaire. Crise économique. Crise du capitalisme

Face à cette terrible crise sanitaire, les dirigeants ont une seule arme : les discours qui doivent masquer leur responsabilité et celle du système, comme on dit, c’est-à-dire des hommes qu’ils défendent : les milliardaires.

Nous ne leur reprochons pas d’avoir fabriqué le coronavirus mais de l’avoir laissé s’introduire si facilement chez nous. La fermeture de l’espace Schengen aurait dû intervenir avant que la pandémie touche l’Italie. La fermeture de la frontière italienne aurait dû intervenir…

Au lieu de cela, les discours nous ont informés des moyens à mettre en œuvre pour faire de la prévention : test de dépistage, masques (FFP2 ou chirurgicaux ?), gel hydroalcoolique. Mais très vite il a fallu changer de discours.

Les stocks permettant de pratiquer tous les tests de dépistage nécessaires sont trop limités. Quelques discours vont les remplacer : il n’est pas nécessaire de les pratiquer dès le moindre soupçon de symptômes. Du coup, les nouveaux contaminés ne sont détectés qu’après qu’ils aient disséminé le virus… Ne doutons pas d’ailleurs que le deux-poids-deux-mesures s’appliquent là encore. Les familles des politiciens et des milliardaires trouvent certainement des tests de dépistage au moindre petit rhume. Pour les pauvres, dans le doute, il reste le paracétamol… Mais, là aussi, les stocks sont limités et il faut déjà restreindre la vente.

Les masques de protection sont aussi insuffisants. Il faut vite mettre en marche les chaînes de fabrication. Oui, mais il y a longtemps que tout cela est décentralisé en Chine ou ailleurs alors… Alors rien ! Demandons aux milliardaires de trouver rapidement une solution. Non ! Personne n’y pense ! Il reste une solution : faire un discours. Remplaçons les masques par une prise de distance. Les policiers, les caissières des grandes surfaces, les médecins, les infirmières… Tout le monde doit prendre de la distance.

Le gel hydroalcoolique lui aussi manque. Changeons de discours : le savon fera l’affaire.

Les places dans les hôpitaux sont limitées. Bien évidemment depuis des années les politiciens nous assènent qu’une politique d’austérité est indispensables alors ils ferment les hôpitaux en masse, ils suppriment les lits… Il a fallu le Brexit pour que Johnson parle d’embaucher 10 000 infirmières et 6 000 médecins supplémentaires. Qu’attendons-nous pour fuir cette Union Européenne et faire la même chose !

Il reste l’indispensable confinement surtout pour les sans-abris, pour les migrants qui s’entassent dans des campements, pour les centres de rétentions, les prisons…

Et que dire d’une Ministre de la Santé qui, en pleine progression de l’épidémie, abandonne son poste parce qu’un de ses comparses exhibe ses branlettes.

Les discours, toujours les discours cachent la misère, l’incompétence, l’irresponsabilité… La putréfaction d’un système qui n’est pas au service de tous les hommes mais au service du profit de quelques-uns.

Ce n’est pas seulement par son incapacité à faire face à la crise sanitaire que ce système manifeste sa faillite. La crise financière prévisible depuis plusieurs mois s’abat sur le monde. Je vous invite à taper dans un moteur de recherche les mots : « crise », « financière » et vous verrez que c’est une constatation banale pour ceux qui observent les indices habituels des flux financiers. 

Dès le 7 octobre 2019, Ouest France annonçait  : « La menace d’une récession et d’une crise financière se précise ». Le 9 décembre 2019, c’était Capital qui titrait « Une crise financière éclatera avant 2025, selon les grands investisseurs ». Le 23 décembre 2019, c’était La Tribune qui titrait « Les marchés en apesanteur en attendant la crise ».

Le ton a changé. Maintenant, tout le monde le dit : nous sommes en pleine crise. Quelque peu cachée aux yeux du grand public par l’épidémie du Coronavirus, elle est pourtant bel et bien présente. Voici quelques titres qui l’affirment : Le Journal du Dimanche, 28 février 2020 : « Coronavirus : le krach boursier est-il inévitable ? ». Contrepoints, 13 mars 2020 : « Covid-19, après la crise sanitaire, la crise financière ? ». BFM-Business, le 16 mars 2020  : « Krach boursier, récession, relance… Tout comprendre de la crise qui secoue l’économie mondiale ».

Ce n’est plus seulement une crise financière. C’est une crise de l’économie mondiale. C’est la crise du capitalisme pourrissant qui nous rappelle qu’il n’y a qu’une alternative : socialisme ou barbarie.

La crise sanitaire donne une préfiguration de ce que pourrait être la barbarie destructrice de l’humanité. Les épidémies (coronavirus, vache folle, sida…) sont désormais un risque majeur bien réel avec celui du feu nucléaire. Risque immensément plus grave que le réchauffement de la planète dont les éventuelles causes sont aussi hypothétiques que la validité des symptômes. Mais ce risque permet de faire tellement de beaux discours et, accessoirement, de privilégier l’énergie nucléaire.

La préfiguration de la barbarie est là. Dans les semaines et les mois qui viennent, nous compterons par centaines et par milliers les morts. C’est le naufrage du capitalisme en guerre contre les exploités. Quand ceux-ci résistent et se révoltent contre cette politique d’austérité, dont nous voyons aujourd’hui les ravages, les politiciens lancent tout leur arsenal de répression. Mais, aujourd’hui, Macron et sa caste persistent à ne pas mettre en œuvre, sous le contrôle exclusif de l’Etat, la production massive de tout ce qui fait défaut : tests de dépistages, masques, gel hydroalcoolique, paracétamol.

Pour passer à cette politique au service du bien collectif, il faut que les exploités prennent leur destin en main. Il faut qu’ils prennent le pouvoir.

Il n’est pas d’autre alternative : SOCIALISME OU BARBARIE.

 


 [MD1]


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27 réactions à cet article    


  • rogal 21 mars 13:59

    Petite réserve sur le gel : des médecins disent que le savon est aussi efficace.

    À part ça approbation totale de cet article.

    Masques : ne pas attendre ; bricoler et utiliser intelligemment.

    Désinfectons nos logements, notre esprit et notre nation.


    • Pere Plexe Pere Plexe 21 mars 20:24

      @rogal
      Le gel est indispensable aux personnes qui, exposées, ont besoin de très souvent se laver les mains. Tous ceux qui sans ce produit devraient passer leur temps au lavabo. Lavage séchage en environ 10 fois plus rapide pour un résultat identique.
      Pour un usage ponctuel le savon est effectivement efficace.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 21 mars 14:01

      C’est justement cette alternative (1) que le N.O.M a entrepris de rendre impossible.

      Ce sera donc la barbarie.

      La seule question est de savoir si l’armée de métier et la police tiendront assez longtemps.

      ________________________________________________________

      (1) alternative dont Thatcher, comme Blair, Sarkozy comme Hollande et comme Macron, Obama comme Trump, ne voulaient et ne veulent toujours pas entendre ne serai-ce que prononcer le nom. T.I.N.A. : there is NO alternative, avait asséné Thatcher.


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 21 mars 14:06

        @Séraphin Lampion

        Christopher Lasch ...la révolte des élites.



      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 21 mars 14:53

        @Séraphin Lampion
        Bonjour et merci d’être toujours prompt à participer à la discussion. J’essaie de défendre la langue française face à l’invasion, dans ce domaine aussi, des influences américaines.
        Je ne comprends pas ce que désigne l’acronyme N.O.M.


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 21 mars 15:00

        @Jean Dugenêt

        N.O.%. : Nouvel Ordre Mondial (NWO en méricain : New World Order) : lien


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 21 mars 15:02

        @Séraphin Lampion

        correction :
        en français N.O.M. = Nouvel Ordre Mondial (en américain NWO = New World Order) : lien


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 21 mars 20:16

        @Séraphin Lampion
        Merci professeur. Je me cultive !


      • Pere Plexe Pere Plexe 21 mars 20:35

        @Séraphin Lampion
        ...il n’existe pas de N.O.M mais une puissante oligarchie occidentale, essentiellement anglo-saxonne, qui oeuvre pour son seul intérêt. 
        Et pèse puissamment sur des dirigeants obligés.
        Le hic est que le monde devient, malgré leurs efforts, multipolaire.
        Et que Chine Russie (Inde et quelques autres) entendent bien défendre leurs intérêts, souvent divergents.
        Le cours du pétrole reflète bien cet état du monde.


      • Parrhesia Parrhesia 22 mars 07:03

        @Aita Pea Pea

        Bonjour Aita Pea Pea,
        Le titre à lui seul (The Revolt of the Elites and the Betrayal of Democracy) donne la juste note au reste.
        La démocratie n’a jamais trahi personne !
        C’est la démocratie qui, ne fonctionnant en général à peu-prés bien qu’après une secousse de l’histoire pendant laquelle la masse vient de beaucoup souffrir, est systématiquement trahie par la mégalomanie de ses zélites et le niveau de citoyenneté de ses masses !
        Et encore ne peut-elle « à peu prés bien » fonctionner pendant ces courts lapses de temps que dans des pays où l’on possède la culture qu’elle sous-entend. 
        Mais ce n’est jamais elle qui est en cause et nous devons arrêter de donner de l’importance à tous ceux qui la critiquent car là où elle disparaît, c’est toujours la dictature (et parfois la dictature génocidaire) qui la remplace.
        Exemples lumineux : Après la seconde guerre mondiale, la différence entre la vie quotidienne au Cambodge injustement dominé par une colonisation française teintée de démocratie , et la vie quotidienne dans un Kampuchéa libéré par le communisme...
        Ou encore : la différence entre la vie quotidienne des Africains francophones sous la France-Afrique de Charles de Gaulle, après la décolonisation, et leur vie quotidienne à courir entre les rafales depuis que des « zélites frônçaises » ont réussi à torpiller la France-Afrique pour le compte du N.O.M. et pour la plus grande satisfaction de la Chine.
        Bon courage à vous.


      • San Jose 21 mars 14:38

        De l’antispécisme au féminisme à la Solanas, de l’automobilophobie au retour de Dieu, de la nucléarophobie à tous les cultes de la nature, et sans oublier le socialisme bien sûr, que de merveilles vont prétendre se refaire une santé à l’occasion de cette crise ! 


        • Trelawney Trelawney 23 mars 09:18

          @San Jose
          Cela se nomme opportunisme ! Et ca fait toujours partie de l’ancien monde !
          Conclusion : construisons tranquillement et sans l’aide de personne, et surtout pas des socialistes et des capitalistes, notre nouveau monde, donc ces derniers n’en font pas partie.


        • Jeekes Jeekes 21 mars 14:49

          ’’Nous ne leur reprochons pas d’avoir fabriqué le coronavirus’’

           

          Oh que si !!!

          Alors, what else ?

           

          Impulsivement j’aurais préconisé 12 balles...

          Mais, réflexion faite, 1 seule dans la nuque devrait amplement suffire.

          Pourquoi gaspiller ?

           


          • cettegrenouilleci 21 mars 15:18

             à Jean Dugenêt

            « Les discours, toujours les discours, cachent la misère, l’incompétence, l’irresponsabilité.... la putréfaction d’un système qui n’est pas au service de tous les hommes mais au service du profit de quelques uns ».

            Il existe, dans l’univers chaotique dans lequel nous plongeons à la vitesse grand-V, une balise qui favorisera le regroupement des forces démocratiques qui est nécessaire pour réparer les dégâts et reconstruire le pays sur des bases saines.

            Cette balise, ce n’est pas la seule, mais c’est la plus solide, c’est celle qui éclaire le chemin à prendre pour en finir avec la dictature qui étrangle le pays : c’est l’Union Populaire Républicaine créée à l’initiative de François Asselineau il y a 13 ans.

            https://www.upr.fr/charte-fondatrice-2007/.

            Merci pour la publication de cet excellent article.

            Gérard


            • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 21 mars 20:17

              @cettegrenouilleci
              Merci Gérard et bonne soirée.


            • Trelawney Trelawney 23 mars 09:22

              @cettegrenouilleci
              Ce n’est plus de l’opportunisme, c’est carrément du prosélytisme. Parce que Asselineau ???? Dans le même genre d’idée on peut citer la scientologie. C’est plus ardus mais, avec ses vedettes d’Hollywood, c’est plus Glamour


            • cettegrenouilleci 23 mars 14:33

              @Trelawney

              Bonjour Trelawney

              Merci de me fournir cette opportunité de dire les choses comme elles sont, et pas comme vous le prétendez. (la présentation que je fais de l’UPR= « du prosélytisme, de la scientologie, en moins glamour »)

              A l’UPR, à l’inverse de ce qui se passe dans une secte, on fait appel à l’intelligence, on prend les choses comme elles sont. On ne triche pas avec la réalité.

              On présente des faits, on donne des informations vérifiables et vérifiées.

              On ne glose pas. On ne ment pas aux Français, ni à personne d’autre.

              On explique et on démontre.

              [un petit exemple : https://www.upr.fr/actualite/le-coronabond-nouveau-soin-palliatif-pour-les-eurolatres-analyse-de-vincent-brousseau/ ]

              On fait des propositions de bon sens. On défend l’intérêt collectif, le peuple et la nation. On ne défend pas d’intérêts maffieux.

              Le prosélytisme, c’est à la télé et dans tous les grands médias, dans la bouche des européistes de toutes livrées qu’on le trouve ad nauseam. Et quand ça ne suffit pas à faire rentrer la doxa européiste dans le crâne du populo, on lui envoie des LBD, des gaz lacrymogènes tandis qu’on liquide dans le même temps les services publics, les droits sociaux et les libertés.

              L’UPR créée il y a exactement treize ans à l’initiative de François Asselineau, est ce qui est arrivé de mieux à la France depuis les grands mouvements sociaux de mai 1968. 

              Comme tout outil que l’homme façonne pour s’adapter aux défis auxquels il est confronté, en commençant par les moyens d’organiser sa survie et de s’adapter aux modifications brutales de son environnement, l’UPR n’est pas parfaite. Ses militants et ses dirigeants non plus ne sont pas parfaits. Ils ont besoin de décupler leur expertise, leur force , leur portée, leur audience, leur autorité, leur notoriété. Ils ont besoin d’élargir, d’affiner et de compléter certaines de leurs analyses et de leurs propositions.

              Mais ils aident notre peuple à identifier correctement ses amis et ses ennemis, à se saisir des vérités et des outils qu’il faut maîtriser pour survivre au chaos dans lequel nous plonge la politique criminelle des Macron et autres Européistes qui l’entourent et qui l’ont précédé au service de la dictature de l’UE et des intérêts mafieux que cette dernière sert aveuglément.

              La crise actuelle est comme un fleuve impétueux, comme une crue qui n’en finit pas de tout ravager sur son passage, emportant les biens, les institutions, les hommes et la raison.

              L’UPR, ses dirigeants et ses militants sont autant de points d’appui solides sur lesquels le peuple va pouvoir s’appuyer pour relever les défis auxquels il est confronté, pour reconquérir son droit à décider lui-même de son destin, pour sortir de la dictature de l’UE et rétablir notre indépendance nationale, pour retrouver notre nation, notre démocratie et nos principes républicains, pour transcender les clivages politiques désuets qui enferment la France dans un séquence d’alternatives politiques bidons, face à des adversaires bidons tous à la solde de la même politique anti-populaire conduite au seul bénéfice de l’oligarchie euro-atlantique et de ses valets.

              Quelques bons outils à disposition des curieux et de tous ceux qui ont à coeur de défendre les intérêts du peuple et de la nation :

              le site upr.fr : 

               https://www.upr.fr/.

              la chaîne youtube de l’UPR :

              https://www.youtube.com/user/UPRdiffusion

              la dernière vidéo De François Asselineau sur la gestion calamiteuse de la crise du corona-virus par Macron et sa clique :

              https://www.youtube.com/watch?v=HlMXnKJhqfA

              Bonne journée à tous


            • Trelawney Trelawney 23 mars 09:36

              Ce n’est plus seulement une crise financière. C’est une crise de l’économie mondiale. C’est la crise du capitalisme pourrissant qui nous rappelle qu’il n’y a qu’une alternative : socialisme ou barbarie.

              La phrase la plus rigolote du lundi matin. j’en remercie l’auteur pour ce billet de bonne humeur un lundi de confinement. cet auteur qui doit probablement être fonctionnaire. Ce n’est pas une critique juste une indication pour cerner le personnage. On reçoit un salaire, mais on ne cherche pas trop à savoir d’où cela provient.

              La « capitalisme pourrissant », cela veut dire la fin d’un système économique, c’est à dire fin des échanges, fin des profits commerciaux et donc fin des revenus. Et dans revenus il y a : dividendes, bénéfices, salaires, rentes et les résultats indirectes de ces revenus sont : taxes, impots, cotisations sociales. Donc c’est la CB qui fonctionne plus, les fonctionnaires plus payés qui rentre chez eux donc : plus de transports, d’eau potables, de poubelle ramassées, d’infirmiers et de médecins dans les hôpitaux, etc.

              Par la réalité économique (et oui elle existe), votre « alternative socialiste » va trés vite se transformer en barbarie, parce qu’en y réfléchissant bien pour éviter que l’humain s’entretue pour de la nourriture ou des vêtements, on a rien trouvé de mieux que la création monétaire. Maintenant vous pouvez rêver et croire au petit jésus socialiste, mais les faits restent les faits.


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 23 mars 11:05

                @Trelawney
                Merci de contribuer à votre façon à cette discussion.
                Vous vous lancez dans une longue interprétation de cette phrase :

                "Ce n’est plus seulement une crise financière. C’est une crise de l’économie mondiale. C’est la crise du capitalisme pourrissant qui nous rappelle qu’il n’y a qu’une alternative : socialisme ou barbarie.« 

                Il n’est pourtant guère nécessaire d’interpréter puisque ce qui est dit est suffisamment explicite. Le capitalisme pourrissant cela veut dire effectivement qu’il n’est plus viable. C’est, comme vous le dîtes la fin d’un »système économique« . Par quoi cela sera-t-il remplacé ? La réponse est dans la phrase : soit le socialisme soit la barbarie.

                La barbarie, ce n’est pas seulement : »la CB qui fonctionne plus, les fonctionnaires plus payés qui rentre chez eux donc : plus de transports, d’eau potables, de poubelle ramassées, d’infirmiers et de médecins dans les hôpitaux, etc." C’est la généralisation des épidémies qu’un tel système sera incapable d’endiguer et/ou les bombes atomiques qui se mettront à péter car les boutons de déclenchement sont dans les mains de détraqués sexuels cocaïnomanes (Comme par exemple un bisexuel dépucelé par un subsitut-de-maman). Ce sera à terme la survivance d’un résidu d’humanité ou sa disparition.

                Le socialisme ce serait la mise à disposition de tous des ressources de la planète avec une gestion qui viserait le mieux être de tous plutôt que la recherche effrénée du profit de quelques uns. Cela se ferait, dans un premier temps, dans le cadre des nations existantes où les exploités ayant pris le pouvoir dans quelques pays deviendraient un exemple pour tous les pays du monde. Rapidement les peuples feraient des accords sans plus jamais se considérer comme des concurrents, des adversaires ou des ennemis mais toujours comme des partenaires où chacun trouverait chez l’autre ce qu’il ne peut pas facilement avoir par ses propres moyens. A terme, les nations disparaîtraient pour se fondre dans une unique humanité. Les hommes seraient très vite amenés à exploiter l’immensité des mers du sud avec toutes les protéines qu’elles peuvent fournir et des sources d’énergies quasiment infinies et non polluantes (vents et courants)...


              • Trelawney Trelawney 23 mars 11:27

                @Jean Dugenêt
                Je ne suis pas aussi catégorique que vous, car je suis convaincu que le système économique est la résultante de nos actions individuelles et fonctionne indépendamment des décisions et de la volonté humaine. A partir de ce constat, dans une nouvelle économie autorégulée, les riches d’aujourd’hui seront remplacés par les riches de demain, car certains sauront profiter de cette nouvelle société pendant que d’autres subiront ce changement.

                C’est ce qui inquiète nos gouvernants, car eux actuellement ne savent pas ce qu’ils deviendront dans ce nouveau système. Il ne faudra pas compter sur eux pour organiser tout cela, car ils na savent déjà pas le faire quand tout va bien.

                Depuis la mondialisation, bien que certains politiques réactionnaires nous assènent le contraire (Asselineau, Macron, Trump, Poutine Johnson etc) les humains ont pris l’habitude de ne plus considérer l’étranger comme un ennemi potentiel et je pense que l’évolution sociétale se ferra par de mini communautés vivant en autarcie et continuant les échangent avec d’autres communautés. Tout cela fonctionnera sans organisme d’état et sans démocratie représentative, mais avec un partage des décisions.

                Par contre comment vont fonctionner les système de santé, de transports, d’acheminement de l’eau potable etc dans un monde de 7 milliards d’habitants est la grande inconnue


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 23 mars 11:36

                @Trelawney
                « cet auteur qui doit probablement être fonctionnaire. Ce n’est pas une critique juste une indication pour cerner le personnage. »

                Si vous voulez savoir qui je suis je vous invite à lire ma présentation. Je suis actuellement retraité et l’essentiel de ma retraite vient de mon statut de « professeur des écoles spécialisé ». J’ai pratiqué une quantité d’autres métiers. J’ai commencé quand j’étais enfant par vendre des journaux aux petits bourgeois qui se bronzaient la pilule sur les plages et à faire la plonge et l’épluchage des légumes dans les restaurants où ils venaient se goinfrer. J’ai été manutentionnaire à charger et décharger des camions puis monteur-lévageur (montage de charpentes métalliques). J’ai vendu des légumes sur les marchés. Puis, avec des petits arnaqueurs, j’ai vendu de la « publicité » et du pinard. J’ai vendu des assurances-vies avec des types plus malhonnêtes que les petits arnaqueurs que j’avais fréquentés auparavant. J’ai bossé comme insitituteur-suppléant-éventuel en faisant essentiellement fonction d’éducateur. J’ai fait des études tardivement. J’ai soutenu une thèse en informatique et obtenu la qualification de maître de conférence. J’ai enseigné à l’université pendant trois ans comme ATER (attaché temporaire à l’enseignement et la recherche)...


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 23 mars 11:54

                @Trelawney
                "je suis convaincu que le système économique est la résultante de nos actions individuelles et fonctionne indépendamment des décisions et de la volonté humaine« 

                Je suis convaincu que les hommes peuvent et doivent prendre leur destin en main par la pratique de la démocratie (le pouvoir du peuple). Qui d’autre pourrait décider à leur place dans un système où ils se seraient libéré du capitalisme ? Dieu peut-être ?

                 »les riches d’aujourd’hui seront remplacés par les riches de demain". Comme si le système capitaliste était dans la nature humaine. Du temps de Spartacus vous auriez dit aux esclaves : il est inutile de vous révolter car si vous le faites, dès que vous serez libre, vous créerez une nouvelle classe d’esclaves.

                Le capitalisme est le stade ultime de l’exploitation de l’homme par l’homme.

                Tout ce que vous dîtes d’autre relève de l’utopie "l’évolution sociétale se ferra par de mini communautés vivant en autarcie et continuant les échangent avec d’autres communautés. Tout cela fonctionnera sans organisme d’état et sans démocratie représentative, mais avec un partage des décisions.« Comme si les capitalistes pourraient supporter cela pacifiquement et sans réagir. Vous convenez finalement vous mêmes que cela n’est pas viable : »Par contre comment vont fonctionner les système de santé, de transports, d’acheminement de l’eau potable etc dans un monde de 7 milliards d’habitants est la grande inconnue".


              • cettegrenouilleci 23 mars 13:00

                @Jean Dugenêt

                « A terme, les nations disparaîtraient pour se fondre dans une unique humanité. »

                Est ce une perspective raisonnable ?

                Dans ce monde, les nations sont ce que les hommes ont inventé de mieux pour organiser leur survie, construire et enrichir leur patrimoine économique, social, et culturel, se défendre contre les agressions et les calamités éventuelles.

                C’est aussi dans le cadre de la nation que se construisent et se transmettent de façon appropriée les codes et les modalités du vivre-ensemble, qui ne sont pas nécessairement les mêmes pour tous.

                Je crois que la disparition des nations n’est pas nécessaire au progrès de l’humanité.

                La nation France que la dictature de l’UE a entrepris de liquider (on mesure aujourd’hui l’étendue des dégâts occasionnés par la clique européiste qui est aux manettes) est l’un de nos biens communs les plus précieux. Ce qui est à l’ordre du jour, c’est sa sauvegarde, pas sa tombée en désuétude, fût-ce dans un avenir lointain.

                Cordiales salutations

                Gérard


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 23 mars 13:55

                @cettegrenouilleci
                Bonjour Gérard,
                J’ai seulement cherché à exprimer le point de vue de Karl Marx lui-même. Voici notamment un extrait du Manifeste du Parti Communiste :

                "En outre, on a accusé les communistes de vouloir abolir la patrie, la nationalité.

                Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut leur ravir ce qu’ils n’ont pas. Comme le prolétariat de chaque pays doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe dirigeante de la nation, devenir lui-même la nation, il est encore par là national, quoique nullement au sens bourgeois du mot.

                Déjà les démarcations nationales et les antagonismes entre les peuples disparaissent de plus en plus avec le développement de la bourgeoisie, la liberté du commerce, le marché mondial, l’uniformité de la production industrielle et les conditions d’existence qu’ils entraînent.

                Le prolétariat au pouvoir les fera disparaître plus encore. Son action commune, dans les pays civilisés tout au moins, est une des premières conditions de son émancipation.

                Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation.

                Du jour où tombe l’antagonisme des classes à l’intérieur de la nation, tombe également l’hostilité des nations entre elles."


                Je maintiens donc que « A terme, les nations disparaîtraient pour se fondre dans une unique humanité. »

                Il s’agit bien d’une perspective « à terme » c’est à dire « à long terme ». Nous n’en verrons jamais la réalisation. La perspective plus réaliste pour les décennies à venir est celle d’une révolution mondiale visant à ériger le prolétariat en classe dirigeante de la nation. Il ne s’agit nullement alors de faire disparaître les nations bien au contraire.

                "Comme le prolétariat de chaque pays doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe dirigeante de la nation, devenir lui-même la nation, il est encore par là national, quoique nullement au sens bourgeois du mot. "

                Il est toujours bon de revenir aux sources.

                Amitiés.

                Jean



              • cettegrenouilleci 23 mars 15:04

                @Jean Dugenêt

                Bonjour Jean.

                Merci pour cette mise en perspective de notre discussion .

                Sur ce qui adviendra des nations dans l’hypothèse d’une prise du pouvoir par le prolétariat au niveau planétaire, je n’en sais rien. Je ne sais pas si Marx a raison. Mon intuition est que le prolétariat contraint à penser sa lutte au niveau planétaire -ce qui lui est imposé par le développement et les crises des grandes sociétés capitalistes et l’essence même du capitalisme doit d’abord préserver et défendre la nation qui le fait vivre, qui lui permet d’exister, au sein de laquelle il construit et développe son humanité.

                Pour toutes sortes de raisons, économiques, sociales mais aussi historiques, géographiques, démographiques, culturelles, les peuples sont extrêmement divers :

                diversité des langues, diversité des croyances, diversité de l’organisation sociale, diversité des coutumes, diversité des cultures.../....

                C’est une grande richesse que nous devons avoir le souci de préserver au même titre que l’environnement qui façonne et qui conditionne notre survie.

                Le peuple Adaman, pour ne prendre qu’un exemple, a tout intérêt à ce qu’une révolution prolétarienne chez son grand voisin de New Delhi le mette à l’abri d’une spoliation du genre de celle que l’oncle Sam a imposé aux Amérindiens, ou de celle que les colonialistes britanniques ont imposé aux Aborigènes.../...
                Doit-il pour autant renoncer à ses coutumes et se fondre dans l’univers consumériste de la société moderne ?

                Bien cordialement

                Gérard


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 23 mars 16:33

                @cettegrenouilleci
                Je suis bien d’accord avec toi et il faut surtout se garder de vouloir imposer quoi que ce soit dans ce domaine. L’évolution devrait se faire naturellement au fil de l’évolution de la société. Il en est de même pour le point de vue critique qu’on peut avoir sur la famille. Il n’est pas question d’imposer quoi que ce soit au nom d’une « nécessaire » disparition de la famille.

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