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Accueil du site > Tribune Libre > Sortir de l’euro ? Oui, mais…

Sortir de l’euro ? Oui, mais…

La sortie de la zone euro est défendue par de nombreux économistes et suscite une adhésion grandissante au sein de la population française… Pourtant, de nombreuses interrogations subsistent…

Quelle étincelle provoquera le démembrement de la zone euro ?

En l’état actuel des choses, on voit mal François Hollande se ranger du jour au lendemain du côté des partisans d’une sortie de la zone euro : outre le fait que cela ne correspond aucunement à ses penchants idéologiques, on voit mal cet homme qui manque cruellement d’audace provoquer un bouleversement mondial. Sans oublier, que les partisans d’une sortie de la zone euro restent minoritaires – un gros tiers – n’en déplaise à Marine Le Pen.

Toutefois, depuis plusieurs mois, les événements se bousculent, ranimant les craintes ou les espoirs (c’est selon) d’un démembrement de la zone euro. Au mois de mai 2014, on a assisté à une forte poussée des partis eurosceptiques ou europhobes. Depuis, cette vague n’a cessé de prendre de l’ampleur : pour ne prendre qu’un exemple, Podemos est dorénavant le premier parti d’Espagne dans les sondages. En Grèce, de nouvelles élections ont été convoquées et la victoire annoncée de Syriza agitent les technocrates européens qui multiplient les mises en garde envers le peuple grec afin qu’il vote bien. Merkel, plus franche du collier que l’incapable Moscovici n’hésite pas à parler d’une sortie de la Grèce de la zone euro, sans s’attarder sur les difficultés juridiques que préfigurent une telle éventualité. La semaine dernière, la Banque centrale suisse (BNS) a décidé d’abandonner son taux de change plancher avec l’euro, entraînant une forte appréciation du franc suisse : dans l’optique du Quantitative Easing européen, la Suisse préfère arrêter ses achats d’actifs en euros qui plombent son bilan. Enfin, le Quantitative Easing annoncé jeudi 22 janvier par la BCE sera supporté à 80% par les banques centrales nationales, ce qui ne va pas dans le sens d’une mutualisation des dettes et révèle plutôt un manque de confiance entre les pays de la zone euro.

La zone euro est un édifice fragile qui peut à tout moment s’écrouler sous l’effet de la moindre étincelle. L’étincelle pourrait être italienne : la population italienne se montre de plus en plus réticente envers l’euro qui est loin de lui avoir apporté la prospérité tant escompté lors de sa création : le PIB italien est à son niveau de 1999, date de création de la monnaie unique.

Une sortie de l’Italie de la zone euro entraînerait celle du Portugal, de l’Espagne et de la Grèce, fragilisant davantage la situation de la France au sein de la zone euro. Par ailleurs, cela rendrait définitivement caduc tous les discours prônant un changement des traités et du fonctionnement de la zone euro et qui sont généralement défendus par la gauche radicale.

Dès lors, il ne resterait plus que deux solutions à la France : continuer dans la voie de l’intégration européenne et converger vers les standards économiques allemands ou bien sortir de la nouvelle « zone euro-mark » qui ne manquera pas de se former.

 Les partis de gouvernement (UMP, PS et le centre) se positionneraient en faveur de la première solution. Le FN et les autres partis souverainistes en faveur de la seconde. Où se situerait alors la gauche radicale ? De son positionnement dépendrait l’issue du référendum.

Au sein de la population française, la fracture serait tout aussi prononcée : les retraités et les cadres (du privé comme du public) sont les catégories les plus attachées à l’euro et certainement les grandes bénéficiaires de celui-ci. En revanche, les jeunes et les catégories populaires (ouvriers et employés), premiers touchés par le chômage, sont nettement plus favorables à la sortie de l’euro.

De cette présentation (très) schématique des forces en présence et de leur positionnement par rapport à la sortie de la zone euro, on peut anticiper un résultat très serré à l’instar du référendum du Traité de Maastricht qui avait décidé de l’entrée de la France dans la zone euro…

 

La sortie de la zone euro et le nécessaire contrôle des capitaux…

La sortie de la zone euro entraînerait immédiatement une fuite des capitaux vers les pays dont la monnaie aura été réévaluée par rapport au Franc et qui présentent une plus grande solidité financière et économique (Allemagne, Suisse etc.).

Pour éviter une telle situation qui pourrait mener rapidement la France à un défaut de paiement, il faudrait mettre en place un contrôle des changes : l’une de ses conséquences les plus manifestes serait l’amorce d’un processus de « démondialisation » : les agents économiques résidant en France se délesteraient de leurs actifs détenus sur le reste du monde et inversement investiraient dans les actifs nationaux. En pratique, il est fort probable que l’on revoie les postes de douane fleurir à nos frontières suite à une suspension des accords de Schengen.

La question de la dette publique

La question de la convertibilité de la dette a été fréquemment soulevée pour discréditer les partisans de la sortie de l’euro. Cette question mineure révèle que ceux qui l’ont soulevée ne comprennent rien aux marchés obligataires.

En cas de sortie de la zone euro, pour les contrats de dette de droit français (la totalité de la dette de l’État), 1 euro de dette deviendra 1 franc de dette quelque soit la dépréciation du Franc et aucun créancier ne s’aventurera à demander une réévaluation de la dette nominale pour la dette. Depuis une trentaine d’années, de nombreux instruments financiers ont été introduits pour rendre les marchés obligataires très liquides. Ainsi, la sortie de l’euro aura pour conséquence visible une hausse (consécutive à des ventes massives) des taux d’intérêt de la dette publique française sur le marché secondaire qui se répercutera immédiatement (ou du moins dès la première émission consécutive à la sortie de l’euro) sur le marché primaire.

Comment évaluer la hausse du taux d’emprunt obligataire ? Cette hausse dépendra de l’ampleur de la dépréciation du franc (évaluée à 20%), de la maturité moyenne de la dette française (plus elle est longue, moins la variation sera élevée) et de la perception du risque (de défaut et de change pour les investisseurs étrangers) qu’auront les investisseurs suite à la décision de sortie (sensiblement plus élevé). L’inflation provoquée par la sortie de la zone euro aura aussi un effet sur le taux d’intérêt nominal mais aucun sur le taux d’intérêt réel, toutes choses égales par ailleurs.

Notons que pour l’investisseur résidant en France, la dévaluation n’a aucun impact sur sa perception de la dette française et seule prime alors la nouvelle perception du risque. Pour un détenteur espagnol ou italien, la dette française subira une réévaluation, ce qui peut atténuer à la marge la hausse du taux d’intérêt de la dette française.

Il est fort à parier que le contrôle des capitaux entraînera au final le retrait des détenteurs étrangers (sauf mise en place d’alliances géostratégiques avec des pays ayant des excédents de devises) au profit des résidents français (les ménages en particulier) et un retour à la situation qui prévalait avant l’entrée en vigueur de l’euro : la dette française était alors détenue à plus de 70% par des agents économiques résidant en France. Le choc pourrait être tel que cette proportion pourrait même atteindre les 90%.

Autre point à ne pas négliger : sous la pression d'investisseurs et fonds souverains étrangers, l'État pourrait décider d'émettre des titres en devises étrangères. Dans ce cas précis, le contrat de dette serait de droit étranger. Il faut donc mesurer que pour conserver une certaine indépendance, l'État devra s'orienter prioritairement vers l'épargne des ménages français pour financer sa dette, sous peine d'avoir encore moins d'autonomie que dans l'actuelle zone euro.

Enfin, la Cades (Caisse d’amortissement de la dette sociale) qui est en charge de la « dette sociale » pourrait connaître quelques difficultés en raison du grand nombre d’emprunts obligataires libellés en devises étrangères. Une dissolution de l’organisme avec récupération (et éventuellement restructuration) de la dette par l’État devrait être envisagée. Le problème serait gérable mais devrait avoir pour conséquence une grande réforme du financement et de la gestion de la sécurité sociale.

Le retour de la croissance ?

Des économistes comme Jacques Sapir évaluent à 25% le gain de croissance espéré dans les cinq années suivant la sortie de la zone euro.

Ce gain de croissance est fortement appréciable mais il doit être relativisé étant donné la grande stagnation économique que connaît la France depuis 10 ans. En toute rigueur, ce gain de croissance n’occasionnerait qu’un rattrapage : si on prend 2015 pour année de sortie de la zone euro, la croissance annuelle moyenne que la France connaîtrait sur la période 2005-2020 serait de l’ordre de 1,5%, soit peu ou prou la croissance potentielle de son économie.

Ce gain de croissance permettra de créer des emplois et de réduire le chômage. Mais quelle en sera l’ampleur ? Selon une récente étude, les robots pourraient détruire trois millions d’emplois en France : sous cette perspective, la sortie de la zone euro ne ferait que contenir la poussée du chômage inhérente à la disparition du travail humain.

L’inflation

La dépréciation de la monnaie nationale renchérira le coût de nos importations d’autant et affectera le prix des produits finis. Cette inflation restera modérée, autour de 5 à 6 %. À titre d’exemple, notons que l’inflation en Russie n’a été que de 10 % en 2014, alors que le rouble s’est déprécié de 40 %. Néanmoins, il ne faut pas sous-estimer l’aversion que ressentent de nombreuses catégories de population envers l’inflation, en particulier les retraités, qui seront de plus en plus nombreux du fait du vieillissement de la population. Les épargnants (parmi lesquels de nombreux retraités) pourraient également se joindre à la grogne si les taux d’intérêt réels devenaient significativement négatifs.

Cette aversion pourrait mener (trop) rapidement le gouvernement à s’engager dans une politique de désinflation et enrayer la dynamique de reprise et de rattrapage économique. Ironie du sort, une politique de désinflation avait été initiée par le gouvernement Mauroy afin de rester dans le système monétaire européen.

Nationaliser les banques ?

Il faudra peut-être recapitaliser les banques françaises : cela dépendra essentiellement de la structure de leur bilan. Les banques ayant contracté des dettes en dollars ou en francs suisses (ou en « euro-mark ») et détenant des actifs en Italie ou en Espagne seront les plus touchées.

Il faudra certainement s’habituer à une plus grande intervention de l’État dans le système financier. L’État serait actionnaire des banques, pourrait les obliger à prêter à l’État, avoir un contrôle élargi de l’épargne des ménages et l’orienter facilement selon les objectifs affichés par les gouvernements. Évidemment, l’État reprendra le contrôle total de la Banque de France, ce qui lui permettra d’avoir recours à des politiques monétaires hétérodoxes pour soutenir l’économie ou financer les déficits. 

De nombreuses entreprises françaises détiennent des dettes libellées en devises étrangères : une attention particulière devra leur être apportée afin de les aider à surmonter une éventuelle hausse de la charge de la dette.

Explosion des produits dérivés ?

Si chaque pays de la zone euro devait reprendre sa monnaie nationale, nous verrions l’apparition du jour au lendemain de 19 nouvelles devises, soit 171 cours de change. On peut anticiper une contraction des échanges extérieurs mais celle-ci ne sera que passagère et les entreprises continueront d’exporter et d’importer, de s’implanter dans des pays étrangers ou de se financer auprès de banques étrangères : en l’absence d’un nouveau système monétaire international qui mettrait fin au régime de change flottant, le recours aux produits dérivés (en particulier les swaps de change) sera inévitable pour tout agent voulant se prémunir des fluctuations des cours de change.

Paradoxalement, la sortie de la zone euro pourrait engendrer une financiarisation accrue de nos économies…

Vers un nouveau système monétaire international ?

L’euro est la monnaie de réserve la plus importante après le dollar mais à aucun moment il n’a pu concurrencer le dollar et sa part dans les transactions internationales stagne depuis sa création en 1999.

Si la zone euro devait être dissoute, le Franc serait une devise d’échanges internationale mineure, utilisée dans à peine 2% des transactions internationales.

Finalement, le risque qu’encourt la France est d’être arrimée malgré elle à une nouvelle zone monétaire, et probablement à la zone dollar. Ce risque serait accru si le traité transatlantique devait être malgré tout ratifié.

Pour éviter un tel scénario, la France devra peser de tout son poids pour aboutir à la mise en place d’un nouveau système monétaire international qui succéderait au régime des changes flottants que l’on connaît depuis 1971, qui engendre des bulles financières à répétition, suivies de crises toujours plus graves. N’oublions pas par ailleurs que les premières tentatives d’union monétaire européenne sont la conséquence de la fin du système de Bretton-Woods, qui avait engendré une très grande volatilité des marchés de changes.

Ce nouveau système monétaire international devra refléter les nombreux changements économiques et géopolitiques qui sont intervenus depuis près d’un demi-siècle et avoir pour objectif de contenir la financiarisation de l’économie, dont la bulle des produits dérivés est l’un des symptômes.

Quelle stratégie géopolitique pour la France ?

En cas de sortie de la zone euro, les décideurs seront confrontés à de nombreux dilemmes d’ordre géopolitique. La France est dorénavant trop petite pour avoir une autonomie complète dans un monde où les géants démographiques ne manquent pas.

Où devra se tourner la France ? Vers ses anciennes colonies, sans pour autant tomber dans le néocolonialisme ? Vers la Russie et la Chine, pour faire contrepoids à l’Allemagne et ses satellites d’Europe centrale ? Vers l’Amérique centrale et du Sud ainsi que l’Océanie en s’appuyant sur ses territoires d’Outre-Mer ? Ou bien approfondir les liens avec les Anglo-Saxons (Royaume-Uni et Amérique du Nord) ?

Par ailleurs, si la fin de la zone euro représente un grand pas en arrière pour la construction européenne, son acte de décès serait loin d’être signé : les projets européens, en particulier avec les pays frontaliers, ne manquent pas et la possibilité de mise en place d’une monnaie commune, accompagnée d’un contrôle des capitaux au niveau européen, ne serait pas à écarter.

Conclusion : la fin de la zone euro est un immense champ de possibilités

La France, l’Europe et le Monde seraient radicalement différents si on devait revenir du jour au lendemain aux monnaies nationales. Les mesures qui seraient prises pour faire face à cette sortie peuvent être diamétralement opposées et les conséquences le seraient tout autant.

Si je devais mettre en avant un inconvénient que pourrait entraîner un démembrement de la zone euro, ce serait celui-ci : des problèmes qui sont actuellement mutualisés au niveau européen réapparaîtraient au niveau français et un certain nombre d’antagonismes se manifesteraient de manière plus acérée au sein de la population française. La dette est un excellent exemple : la dette souveraine serait internalisée, et les ménages détenteurs ne manqueraient pas de faire pression d’une manière ou d’une autre sur le gouvernement en place pour protéger leur épargne et contenir les déficits.

Dans les relations internationales, la France aurait à faire preuve de discernement afin de choisir les bonnes alliances qui lui garantirait une certaine indépendance et lui permettrait d’être à nouveau audible dans le monde. Dans le cas contraire, la sortie de la zone euro ne serait qu’un coup d’épée dans l’eau : en voulant éviter d’être dilué dans l’U.E, la France se retrouverait isolée.


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34 réactions à cet article    


  • Diogène diogène 23 janvier 2015 09:22

    « en voulant éviter d’être dilué dans l’U.E, la France se retrouverait isolée. »


    La Grande-Bretagne a refusé l’Euro et les membres de l’U.E. lui ont accordé des privilèges pour qu’elle consente à faire semblant de s’intégrer.

    La France serait-elle moins forte que la Grande-Bretagne ?

    • heliogabale heliogabale 23 janvier 2015 11:52

      Le RU est un vassal des Usa... Une colonie de son ancienne colonie.


    • Diogène diogène 23 janvier 2015 11:57

      oui, et alors ?

      sa monnaie n est pas le dollar

    • heliogabale heliogabale 23 janvier 2015 21:27

      La Grande-Bretagne connaît grosso modo les mêmes problèmes économiques et sociaux que la France. Mais elle a la City...


    • Le p’tit Charles 23 janvier 2015 09:26

      Sortir de l’euro ? Oui, mais…

      Ce serait un retour à la normale...depuis la création de l’euro...les dirigeants passent leur temps à sauver cette monnaie de singe...une nouvelle preuve...l’aide de 1.100 milliards qui vont allé aux banques et aux marchés encore une fois....pas pour servir les peuples..non juste renfloué ces organismes mafieux...


      • Diogène diogène 23 janvier 2015 09:52

        Oui, mais il faudra aussi abroger la loi de 1973 et redonner son rôle à la Banque de France, sinon ce seront des petits mafieux qui prendront la place des gros mafieux.


      • Le p’tit Charles 23 janvier 2015 10:08

        Bien entendu..mais à court terme ce sera la seule solution possible...les peuples sont « ENCORE » les dindons de la farce...l’UE ne fonctionne pas et ne fonctionnera jamais...depuis le temps on le saurait si c’était une bonne solution.. ?
        Regardez depuis l’euro..l’inflation des prix...de la pure folie qui ne fait que des pauvres supplémentaires tous les jours...du chômage et de la dette... !


      • Ouallonsnous ? 23 janvier 2015 16:10
        Sortir de l’euro ? Bien sur, mais ce ne sera que la conséquence de la sortie de l’UE/OTAN et c’est hautement souhaitable et en vitesse !!

      • loubia 23 janvier 2015 11:46

        Sortir de l’euro oui. un point c’est tout


        Merde !!! c’est le peuple qui choisi oubien ?

        • heliogabale heliogabale 23 janvier 2015 11:57
          Rien n’indique qu’une majorité soit pour la sortie de l’euro actuellement. Comme je le dis dans l’article, seules choc exogène peut entraîner la sortie de la France de la zone euro. La situation est mauvaise en France mais pas suffisamment désespérée pour qu’il y ait un tel événement.

        • Diogène diogène 23 janvier 2015 12:12

          Une majorité ?


          Beaucoup d’« économistes » ne savent pas comment l’économie fonctionne, ils essaient, après coup d’analyser et comprendre ce qui s’est passé pour le justifier.
          La plupart des élus n’ont aucune idée de ce qu’est une monnaie !

          Leur devise semble être :
          « ces choses-là nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs !

          Alors la majorité ?
          Elle regarde Pujadas et se laisse porter pas par le flux des idées reçues, de la pensée unique et de l’idéologie dominante.
          Et quand elle se »trompe" en ne votant pas comme il faut (référendum sur la constitution européenne),
          on la controuve, la majorité.
          Et elle se laisse faire, comme toujours !

        • Pascal L 23 janvier 2015 12:59

          Et pourquoi pas une sortie partielle de l’Euro. Nous manquons cruellement d’une monnaie orienté vers la création de richesse, mais pour les échanges internationaux, l’Euro a des qualités.


          Aujourd’hui, avec les moyens électroniques, rien n’empêche d’utiliser un porte-monnaie multi-devises de manière transparente. Et si chacun fixe ses priorités sur les investissements en choisissant les monnaies qu’il préfère utiliser, nous avons un moyen démocratique de reprendre la main sur l’économie.

          • christophe nicolas christophe nicolas 23 janvier 2015 13:17

            Il faut un choc, c’est nécessaire. Le seul choc possible est l’évidence que l’UE, telle qu’elle est conçue prépare un suicide collectif et que les bonnes solutions nécessitent de nouveaux pactes sociaux qui ne peuvent se faire que dans les nations totalement libérées de la tutelle de Bruxelles.


            L’UE est dirigée par l’Allemagne, peuple sérieux, travailleur et méritant mais ce n’est pas le problème. Ont-ils choisi la bonne voie ? Voici leur voie : la politique d’énergie verte et les supergrids. Pour être efficace, il faut mailler tous les territoires avec des réseaux d’1 millions de volts qui partent des champs éoliens de la mer du nord aux fermes solaires du Sahara et un jour, d’Irak, d’Ukraine, etc...

            La technologie impose une mutualisation et une uniformité, on va vers Babel et l’affaiblissement des puissances du Moyen-Orient n’est peut-être pas dénuée d’arrières pensées car lorsque vous voulez sauver la planète, vous avez toutes les excuses pour les pires ignominies.

            La magnétosphère est créée en surface, des expériences le prouvent et les courants électriques vagabonds démagnétisent la terre en laissant une induction rémanente désorientée dans les matériaux ferromagnétiques et ferrimagnétiques tels la magnétite à la surface de la terre qui participent 100 milliers de fois plus que les autres matériaux et sont conducteurs par nature.

            Passons les détails et disons que dans cette optique la politique Allemande de l’UE est en train de préparer un holocauste. L’origine de ce mal provient de cet état d’esprit Prussien qui s’empare de l’écologie pour en faire une vision babelienne assortie de bon gros contrats bien juteux. 

            Il existe une autre voie qui sera ouverte à l’ICCF19 qui délivrera les Allemands de bonne volonté de l’emprise des quelques Nazillons des sciences qui les enfument. C’est ce genre de rapport qui produit ces politiques désastreuses.

            La pensée orgueilleuse unificatrice produit des désastres quelque soit le domaine, L’UE, l’euro, le Cern, etc... ce qui unifie est « un royaume de vérité » qui n’est pas matériel et qui n’est donc pas supra souverain tel que la Papauté ou que les congrès scientifiques.

            Une fois les éléments scientifiques compris, l’énergie ne sera plus un souci et il y a des tonnes d’application qui nécessitent toutefois un meilleur état d’esprit pour bien les comprendre et ne pas les étouffer dans une stricte logique d’argent, une façon de penser plus métallurgiste que mécanique au sens théorique.

            Il y a de quoi faire sauter toutes ces institutions supra souveraines qui travaillent avec les cupides pour finalement détruire les richesses.

            • christophe nicolas christophe nicolas 23 janvier 2015 13:39

              Voilà ce que certains préparent et ça passe en Algérie, en Tunisie, en Libye, en Egypte, en Syrie, en Irak, en Ukraine, en Russie, etc...


              Ca ne fait pas que détruire la magnétosphère, cela produit apparemment des révolutions et cela part d’une politique écologique Allemande récupérée par l’industrie, l’Otan, les scientifiques....

              C’est une sorte de Partenariat Public-Privée, un PPP

            • christophe nicolas christophe nicolas 23 janvier 2015 13:48

              Comme il faut une raison pour faire des révolutions, certains ont trouvé : l’Islam est une tare....


              N’oubliez pas que ce sont les services secret Allemands qui ont convaincu les Américains que l’Irak avait des armes de destruction massives. 

              Et un petit coup de Charlie Hebdo pour la France...

            • Phoébée 23 janvier 2015 13:46

              La question de la sortie de l’€uro est souvent prise de façon polémiste. Comme s’il y avait un débat possible, une alternative, un choix politique.

              .

              Alors que la question n’est pas tu sors ou tu ne sors pas de l’€uro ? Mais plutôt quand tu sors !

              .

              Et quand tu sors : TU SORS !! Viré comme dans un club de riche dont tu ne peux plus payer l’abonnement. Sauf que le club en plus, il est ruiné.

              .

              Tu ne la pas forcément souhaité, juste tu es obligé d’en sortir .


              • christophe nicolas christophe nicolas 23 janvier 2015 14:10

                Tu n’as pas tout compris, n’est-ce pas ?


                Tu es sur un fil électrique mais tu ne t’électrocutes pas parce que la différence de potentiel est nulle...

                Si je mets un isolant entre tes petites pattes, tu vas t’électrocuter.

                La frontière c’est l’isolant et l’oiseau qui a ses pattes des deux cotés est la multinationale, la finance internationale, l’UE, le Cern, l’Euro, le riche avec des comptes de partout, etc...

                Alors l’oiseau, il a intérêt a poser ses deux pattes dans le même pays sinon l’appareil reproducteur va déguster. 

              • tf1Groupie 23 janvier 2015 13:50

                La question c’est surtout : quel est l’intérêt de sortir de l’EURO ??


                • christophe nicolas christophe nicolas 23 janvier 2015 14:13

                  Décider de son chemin de vie, c’est tout. Si tu penses que l’UE est sur le bon chemin, tu dois la soutenir, ils nous aiment tant...


                • tf1Groupie 23 janvier 2015 15:03

                  Si tu penses que répondre à côté de la plaque est une façon de raisonner continue sans moi.

                  Si penses que répeter « il faut sortir de l’Euro » t’évite de réfléchir, tu peux également continuer à suivre le troupeau de la contestation sans moi.


                • christophe nicolas christophe nicolas 23 janvier 2015 16:10

                  Tu as cru être avec moi ? Désolé... Moi, je ne l’ai jamais cru. Tu remballes tes récompenses émotionnelles et tu te torches avec.


                • c’est pas grave 23 janvier 2015 14:16

                  contre toute attente , le contrôle des capitaux pourrait être mis en oeuvre au sein même de l’euro-zone :

                  explications


                  • christophe nicolas christophe nicolas 23 janvier 2015 14:24

                    Effectivement Jean-Claude Juncker est qualifié, le problème est : pour qui travaille t-il ?


                  • Laurent 47 23 janvier 2015 18:18

                    La sortie de l’euro n’est pas une utopie, loin s’en faut ! D’ailleurs tous les pays de l’Union Européenne qui ne sont pas dans la zone euro, n’en sont pas morts pour autant. Imaginons donc un retour au franc. Immédiatement, la dévaluation importante que subirait notre monnaie aurait plusieurs avantages. 1° Nos exportations exploseraient, puisque c’est la surévaluation de l’euro qui les freine ! 2° Nos importations deviendraient plus chères, ce qui inciterait beaucoup d’entreprises, soit à délocaliser pour revenir chez nous, soit à fabriquer en France les produits que nous importons, comme l’électro-ménager par exemple. 3° Nos transporteurs seraient mis sur le même pied d’égalité que ceux de Pologne, de Roumanie, ou d’ailleurs, puisque les salaires de leur chauffeurs, du fait de la dévaluation, seraient plus bas. L’euro, ( cette invention des Etats-Unis pour faire éclater l’Europe ), ne pourra être une monnaie commune qu’à partir du moment où, dans tous les pays de la Communauté Européenne, il n’y aura plus qu’une seule fiscalité, un seul régime social, une seule armée, une seule justice, un seul Code du Travail. J’espère que vous vivrez assez vieux pour voir ça, car à mon avis, ça n’est pas demain la veille !


                    • Vipère Vipère 23 janvier 2015 21:42


                      Sampiéro

                      Ce que j’’en comprends, après avoir été à la pêche aux informations.

                      A retenir ceci : en syntétisant cela veut dire que dorénavant chaque Etat membre de l’Union Européenne fabriquera son argent par le biais de sa BCE (planche à billets) qu’il injectera dans son économie, mais et surtout, chaque Etat sera responsable de ses propres dettes qui ne seront plus rachetées par les autres Etats membres, ni mutualisées !

                      Autrement dit chacun pour soi et Dieu pour tous ! 

                      Communiqué principal analysé :

                      « Or, selon le Spiegel de samedi, la BCE a décidé que les banques centrales nationales achèteront uniquement les dettes souveraines de leur propre Etat et les « conserveront. » Ceci ressemble à une volonté de réduire le partage des risques au strict minimum et de rendre chaque gouvernement responsable du QE « national. » »




                      • Vipère Vipère 23 janvier 2015 21:59


                        Quid de l’impact de la masse d’argent injectée au moyen de la planche à billet par l’Etat, déconnectée de l’économie réelle ?



                        « La Banque centrale européenne a dégainé jeudi son bazooka de politique monétaire : l’assouplissement quantitatif. Ce fameux « QE » va injecter au moins 1 140 milliards dans l’économie de la zone euro. Mais quels effets concrets aura ce programme sur votre argent ?

                        - Pouvoir d’achat :un moindre mal

                        Racheter de la dette publique et d’autres actifs revient pour la BCE à faire tourner la planche à billets. L’argent frais injecté dans l’économie doit faire remonter les prix en zone euro, alors qu’ils ont diminué de 0,2% en décembre.

                        Le caddie au supermarché pourrait donc se renchérir. Mais « les biens à la consommation ne devraient pas substantiellement remonter. On n’empêche plus l’Europe de sombrer dans la déflation qu’on ne fait augmenter les prix », tempère Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque.

                        Avec son programme, la BCE veut montrer aux ménages et aux entreprises sa détermination à éviter le cercle vicieux de la déflation et les inciter à continuer à consommer. A l’inverse, si les consommateurs anticipent la baisse des prix et reportent leurs achats, les entreprises taillent dans leur production et les salaires, freinant encore plus la consommation, et ainsi de suite.

                        Acheter massivement des dettes souveraines européennes fait également baisser l’euro. Mécaniquement, les biens importés comme le cacao, ou avec des composants produits à l’étranger comme les voitures, téléviseurs et autres smartphones vont devenir plus chers. Le pétrole aussi, mais « vu la chute des cours ces derniers temps, l’effet à la pompe sera marginal », reprend M. Dembik.

                        -Voyager en Europe plutôt qu’à l’international

                        Dès l’annonce de la BCE jeudi, l’euro est d’ailleurs tombé à son plus bas depuis 11 ans par rapport au dollar. La baisse de la monnaie unique est « sensible et durable », face à toutes les devises étrangères, selon M. Dembik. Voyager hors de l’espace Schengen va donc coûter plus cher aux Européens. « Mieux vaut partir en France et en Europe. Nous allons être plus nombreux sur les plages de Corse et de la Côte d’Azur », résume Philippe Crevel, président du Cercle de l’Epargne.

                        -Crédit immobiliers moins chers

                        Le « QE » produit une explosion de la demande de dette souveraine, ce qui diminue les taux d’emprunts des Etats, déjà à des plus bas historiques. Or, le taux de la dette française à 10 ans sert de base pour fixer les taux des crédits immobiliers proposés par les banques. Les conditions de financement pour acheter peuvent donc devenir très avantageuses. Ceux qui l’ont déjà fait peuvent aussi renégocier leur crédit en faisant jouer la concurrence entre les banques et les rachats de prêts.

                        -Livrets d’épargne moins rémunérateurs

                        « Les livrets bancaires vont rester sous 1% lors des prochains mois », prévient M. Crevel. Leur taux d’intérêt est indexé sur ceux des marchés interbancaires, qui baissent lorsque la BCE se montre accommodante. Le livret A fait figure d’exception. Produit d’épargne préféré des Français, son taux est fixé par le gouvernement en fonction de l’inflation. Bercy a d’ores et déjà annoncé son intention de le maintenir à son plus bas historique de 1% à compter du 1er février prochain.

                        -Modifier son assurance-vie

                        Le programme de la BCE est à double tranchant pour l’assurance-vie, composée de fonds euros et de fonds en unités de compte. Les fonds euros, privilégiés par les Français pour leur rendement garanti, investissent largement sur les obligations d’Etat, un placement sûr mais dont le rendement est désormais extrêmement bas. Les fonds en unités de comptes, minoritaires, sont plus orientés vers les actions. Comme les obligations sont moins attractives, « tout le monde s’attend à ce que les investisseurs se rabattent sur les marchés actions lors des prochains mois », explique M. Crevel. Une bonne raison selon lui pour revoir son contrat d’assurance-vie.

                        -La Bourse plus volatile

                        Les liquidités de la BCE doivent encore doper les places mondiales, mais mieux vaut viser des investissements à moyen terme selon M. Dembik. « Le risque de faire tourner la planche à billets est d’alimenter des bulles spéculatives », rappelle-t-il, en pronostiquant un retour de bâton à long terme. « Il faut aussi avoir des nerfs », souligne M. Crevel. Lorsque l’argent coule à flots, les investisseurs surréagissent et la volatilité est de mise. »


                      • Vipère Vipère 23 janvier 2015 23:09



                        Pas plus experte en économie que vous Sampiero !

                        Ce qu’il convient de retenenir en priorité est qu’un Etat ne fait jamas faillite contrairement à un ménage !

                        Pourquoi ? parce que pour vous et moi, il est interdit de fabriquer de l’argent, c’est le monopole de l’Etat, ceux qui outrepassent la Loi, sont passibles de lourdes sanctions. 

                        Donc, l’Etat peut produire de l’argent, de l’argent en masse, en faisant fonctionner sa planche à billets, littéralement au sens propre et ce par sa banque, la BCE, la Banque Centrale Européenne, selon les conventions de l’Union.

                        Vous et moi, détenons de l’argent provenant de l’économie réelle, c’est à dire que nos rentrées d’argent proviennent d’encaissement de salaIre, de recette d’une entreprise privée, de loyers etc... Si nous n’avons plus de rentrée d’argent et que nous avons des dettes, nous sommes en faillite personnelle parce que nous ne disposons pas de planche à bllets pour en fabrquer.

                        En revanche, l’Etat peut à tout moment en fabriquer si besoin et lorsqu’elle a des dettes, elle peut même racheter ses propres dettes avec l’argent fabriquée ou les inscrire au passif de son bilan comme une banque.

                        L’Union Européenne autorise par le biais du QE les Etats membres à faire fonctionner chacun leur proprre planche à bllets. Mais qu’est ce que donc le QE ? 
                        « Qu’est-ce que le QE ?

                        L’assouplissement quantitatif est le nom moderne de la « planche à billets. » Il a été utilisé depuis 2008 par de nombreuses banques centrales (Fed, Banque d’Angleterre, Banque du Japon) lorsque l’arme des taux s’est épuisée, autrement dit lorsque, malgré des taux proche de zéro, les perspectives d’inflation et de croissance ne rebondissaient pas. Il s’agit de racheter sur le marché des titres, notamment, mais pas seulement des titres d’Etat. En ce sens, depuis le mois d’octobre, le « QE à l’européenne » a commencé avec le rachat de crédits titrisés (ABS) et d’obligations sécurisées (« covered bonds »). Il avait même commencé au printemps lorsque les rachats de titres d’Etat effectués en 2010 et 2011 (programme « SMP ») avait cessé d’être « stérilisés », autrement dit compensés par des ventes de titres de la BCE. Ce qui devrait être annoncé jeudi sera néanmoins plus ambitieux, avec des rachats massifs d’obligations d’Etat de la zone euro. »







                      • Vipère Vipère 24 janvier 2015 13:40


                        Sampiero ne me remerciez pas, nous ne sommes pas au bout de nos peines, après avoir ingurgité le baba, il reste à lire le lien, pour comprendre parfaitement le mécanisme de la mesure de Mario DRAGHI, de sa QE, (quantitative easing) ou mesure exceptionnelle de relance économique de la zone euro !

                        Une mesure de haute voltige, éminemment périlleuse dont le crash est plus que prévisible ! à suivre... 




                        • Vipère Vipère 23 janvier 2015 21:50


                           correctif : synthétisant 

                          • heliogabale heliogabale 23 janvier 2015 22:01

                            Pour préciser ma pensée :

                            Depuis les années 70 et la fin du système de Bretton-Woods (une gigantesque arnaque de Nixon) :

                            - Financiarisation accrue de l’économie (innovations de l’ingénierie financière)
                            - Hausse des actifs financiers (actions, obligations) et non financier (immobilier)
                            - décorrélation entre les revenus et le patrimoine
                            - Formation de bulles qui éclatent toujours au bout d’un certain temps
                            - des crises à répétition (à intervalle de 7-8 ans)

                            Le système monétaire européen est le fruit de l’abandon du système de Bretton-Woods. Et l’euro une conséquence de l’échec du SME.

                            En finir avec l’euro sans en finir avec le régime des changes flottant, du dollar roi (qui est leur monnaie et notre problème), c’est se fourvoyer. On restera avec les mêmes problèmes mais on les gèrera seul.


                            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 janvier 2015 09:27

                              héliogabale,
                              On les gèrera seul.
                              Et alors ? C’est le cas de tous les pays du monde qui ne sont pas dans la zone euro.


                            • Vipère Vipère 23 janvier 2015 22:24


                              En accord total avec vous Heliogabe

                              C’est sans garantie du retour de la croissance que la BCE va inonder le marché avec 1140 Milliards d’euros d’argent frais sans contre-valeur garantie, du vent donc ! 




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