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Accueil du site > Tribune Libre > Sortir des clivages (1) : Droite/gauche

Sortir des clivages (1) : Droite/gauche

 

Pour maintenir les peuples sous terreur, les gouvernements mettent en place de véritables virtuosités qui touchent à l’absurde. Dans les premiers temps, les citoyens, habitués à la peur et rodés à l’obéissance, ont joué le jeu — et on peut le regretter. Mais aujourd’hui, avec la fatigue et les redoublements extravagants, il n’est plus un corps de métier qui ne désavoue, de manière plus ou moins directe selon la position sociale et la censure, la légitimité de ces sinistres ministères. Les aberrations quotidiennes rappellent les acrobaties infinies des théories aristotéliciennes, et plus tard théologiques, qui devaient intégrer les avancées scientifiques. Ironie de l’histoire : c’est aujourd’hui la science elle-même qui s’emmêlent les pinceaux, entrainant avec elle toute la politique institutionnelle. On pourrait aussi bien dire la politique institutionnelle entrainant avec elle toute la médecine. Politique, finance et science se révèlent inextricablement liées. Et c’est un des effets positifs de crise que de mettre à jour les dynamiques qui demeuraient souterraines jusque-là. Sous le choc, les oppositions constitutives de notre système de pensée s’inversent, se traversent, se confondent, se contredisent, perdent leur sens. Une marmelade saturée en médiocrités qui n’en finit pas de dégouter le citoyen. Ne lâchons pas l’affaire si vite : ce système vacille. Il apparait enfin que ces oppositions ne sont que de surface : conçues pour soutenir un même système, elles participent au spectacle dialectique de captation de l’attention. L’esprit et le corps s’enfermant à l’intérieur d’un système irréel de fausses questions, de fausses querelles et d’émotions dérivées de la peur, ne savent plus de quel côté s’orienter. La raison, ne parvenant même plus à se déterminer en faveur d'une thèse plutôt qu’une autre, tombe dans des conflits insolubles, tandis que le corps déprimé se vide de son énergie vitale. Je propose une nouvelle suite de réflexions afin d’analyser ce qui semble opposé. Il s’agit d’en dénoncer la logique et les effets pervers, de manière à ouvrir la voie vers une sortie qui ne soit pas programme.

Caïn après le meurtre d'Abel. Henri Vidal 1896 {JPEG}

C’est un événement que la gauche — ce qui se déclare comme telle ou ce qu’il en reste — n’ose s’attaquer frontalement à la mainmise des laboratoires pharmaceutiques sur la santé planétaire. Un événement qu’elle reste aussi tiède quant à la politique ultra-libérale de dressage des populations. On tergiverse, on évite le sujet, on ne tire pas les conclusions radicales qui s’imposent. On va défendre l’hôpital public, mais on dira de porter des masques et de se faire tester à tout va. On ne remettra pas en question les confinements. Ou bien trop tard, histoire de suivre la vague. En attendant on préférera parler de « déconfinement rationnel », de « résultats qui aurait pu être pires », de « mesures contradictoires, d’aides insuffisantes » et des chiffres le plus possible plein partout. Entre vaccins, masques, tests, confinements, couvre-feux, fermetures diverses et variées, pluies de juridictions contradictoires, on se noie dans un barbotage de oui/non/on ne sait pas/peut-être/faites attention. Comment comprendre cette capilotade ? En ce qui concerne « la gauche », elle poursuit son égarement dans les thèmes de la sécurité et de la protection. Un virus ? On arrive, on protège ! Dans l’urgence de la peur, oubli total des processus du Capital — à croire qu’on n’y a jamais vraiment cru. Nouveauté : le capitalisme n’est plus une marchandisation systémique, c’est un complot ! La lutte des classes s’arrête à Big pharma. Mettons nos différents de côté, le temps de juguler le virus et de mettre au point le concept magique : « gestion ». Pour cette fameuse 3em guerre mondiale c’est commode : si on vous confie un contingent de 5 personnes malades pour faire face à 10.000 soldats en pleine forme, c’est la déroute assurée. Au lieu d’avouer qu’il aurait fallu penser en amont une autre manière faire, les gestionnaires diront que l’échec est dû à ces 5 pauvres hères n’ont pas écouté les ordres. C’est le moment où la gauche s’élève. Indignée elle s’élève : « Pas du tout c’est parce que vous avez mal géré les 5 personnes ». Quand on pense avec les mots des technocrates — gestion, programme, experts, protocoles — ça finit forcément dans les faux débats de la gestion des bouts de chandelles. C’est comme parler de la « gestion du stress », alors que le stress c’est la gestion. Les uns réclament les experts des agences privées, les autres les experts d’Etat. Dans la grandeur technocrate et la magie des programmes d’Etat, quelqu’un a-t-il compris qu’un virus persiste, mute et s’adapte à tout, particulièrement quand il sert les intérêts financiers et politiques d’une oligarchie aussi bien privée que d’Etat ? Bien sur... ils savent… mais non… et puis … c’est compliqué… J’ai entendu des lignes argumentaires invraisemblables : B.Gates fait des campagnes criminelles pour la vaccination du choléra preuves à l’appui, mais le nouveau vaccin en revanche c’est merveille ! C’est Science ! Un peu comme les catastrophes nucléaires : elles s’arrêtent aux frontières de notre pays. Notre pays qui d’ailleurs n’est pas assez performant ! Après les masques, les tests, le gel, on veut des vaccins cocorico ! Ouvrons les stades ! Union nationale ! Ecoutons nos intellectuels et nos artistes qui aboient avec la meute ! Enfin ! Eux qui se sentaient en berne, les voilà Grands timoniers des foules. En même temps quand les subventions dépendent de l’Etat et des grosses entreprises, en effet c’est … comme ils disent… compliqué. L’avantage de la « démocratie » c’est que les campagnes de propagande fonctionnent si bien que tout le monde finit par être d’accord.

Venons-en au fond : les gens ont peur depuis longtemps. Avec une nette accélération depuis 2001. La peur c’est le fonds de commerce de la politique institutionnelle. La gauche se veut rassurante, sécuritaire, experte, rationnelle, scientifique, gestionnaire, compétitive. En fait la gauche c’est la droite mais en mieux. Nuançons : pour les doctrinaires de l’Etat il faut renforcer l’Etat, pour ceux qui croient un peu moins en l’Etat, il faut renforcer les solidarités. Les marchands avec du social. Je vous l’avais dit : ce sont les meilleurs. Conclusion : on suit l’agenda du gouvernement. On en suit les règles, les modalités, le cadre, les débats. Du bon usage des masques, du vaccin, des aides, des chiffres, des déplacements, de l’Etat.
Mais pour le peuple, ça devient difficile. L’usure ça use. Alors on se réunit clandestinement, on met mal son masque, on aimerait éviter le vaccin, on ne sait comment aller voir grand-maman, on déprime dans la misère du présent et la noirceur du futur. En vrai on voudrait tout faire valdinguer. Mais on évite le sujet. Et pour cause : toute critique de fond sur la manipulation sanitaire sera mise du côté de l’extrême droite. Bien joué ! Qui à gauche, ou sans l’être d’ailleurs, veut être taxé de « fasciste » ? Ah non pas nous : on est les gentils protecteurs du peuple. Surtout quand on est militant. Un militant c’est un gentil militaire. Tradition. Le peuple ça s’utilise, ça se guide, ça s’éduque. Education populaire. Et s’il arrive où on ne l’attend pas, on le regarde en chien de faïence. Les Gilets Jaunes n’ont jamais eu un vrai appui des militants, ou trop tard. On peut dire que la gauche s’est enclavée toute seule. Sécurité, charité, responsabilité. Résultat : conformisme. Et pas n’importe lequel. Conforme aux banquiers et aux politiques de la peur. Quel retournement ! Agrégation autour des banques de la peur : big pharma ! Bon. Si on regarde en arrière ça n’a rien de nouveau. Podemos, 5 Stelle, Tsípras, Mitterrand, Mélenchon, NPA et tant d’autres : depuis toujours avec le grand capital européen. Les syndicalistes : on les connait depuis les accords de Grenelles. Mais même les communistes (de nom) s’y sont mis. Surtout depuis que Moscou est passé du bon côté de la barrière… vive le Pacte Transatlantique ! Ces alliances bâtardes se justifient toujours de la même manière : « On a vraiment essayé… c’était vraiment trop dur... on n’a vraiment pas eu le choix… ils sont vraiment trop forts… mais on a vraiment pensé à vous… ahahah… » Abstentions, vote du moins pire, campagnes truquées, impositions de président sans élections, banquiers à la tête de l’Etat, parité oligarchique, doigt d’honneur aux référendums… comment dire… état d’urgence, technocratie, dettes, et puis … c’est compliqué.

***

Est-ce mieux à droite ? Ah oui… la critique sanitaire de Philippot et consort, les « Patriotes », comme la généreuse batterie de missiles en Irak. Le mécontentement populaire… quelle aubaine… quelle belle main tendue … irrésistible… récupérons les mains et les voix ! La technique a fait ses preuves. Allez à un meeting. Suivez-les un peu, juste un peu. Vous constaterez qu’ils sont obnubilés par le Frexit. Le Frexit non comme une révolution populaire anticapitaliste, ça va pas ou quoi !? Le Frexit ce sera le retour à la France d’antan. Vous savez la bataille de Poitiers, Charlemagne, Louis XIV, Napoléon, de Gaulle, Pétain… ah non pas lui… il est sympa mais il a perdu la guerre… ça reste quand même un bon père… travail/famille/patrie c’est indémodable. En deux mots : des patrons français avec un salariat français et une plus-value française. Entre temps on renvoie la racaille migratoire ; comme chacun sait tous nos problèmes viennent d’Afrique. Si vous entamez le dialogue pour dire que vous critiquez également la politique sanitaire et européenne, non point pour se purger de l’Islam, mais pour se purger du patronat et des bourses internationales, européennes et du CAC 40, alors là vous serez viré manu militare. Comme au bon vieux temps. Le dialogue a ses limites. Faut pas déconner avec la santé publique. C’est pas pour tout le monde : droit du sol mon vieux. Le choix des figures historiques en dit long. Reprenons : bataille de Poitiers si tant est qu’elle ait existé, premier mur contre les maures, Charlemagne impérialiste carolingien conquérant militaire au nom de l’Eglise et du servage, Louis XIV un de nos rois les plus sanguinaires tant sur le plan intérieur avec la création de la lieutenance de Paris que sur le plan extérieur avec d’innombrables guerres, Napoléon « la liberté au bout des baïonnettes » et la restauration du code noir, Vichy non comment, De Gaulle qui lance le RPF ultra-libéral puis Maurice Papon à la préfecture. Pour la France on assumera ! On assumera le colonialisme, le racisme, l’impérialisme, l’antisémitisme, le négationnisme, l’esclavagisme ! Une batterie pour l’honneur ! Pour d’autres, « les gentils », il vaut mieux de pas faire de politique. C'est sale. Revenons à Dieu. C’est une valeur atemporelle. Mais plutôt celui qui parle latin et grec. Les juifs et les muslims ils ne savent pas parler. Quant à la science, regardez où nous ont menés Copernic et Galilée : on ne respecte plus les lois de la nature. Les lois naturelles promulguées par Dieu à travers l’Eglise catholique… les femmes et les hommes ne savent plus se comporter… ils ont perdu le sens du devoir, des valeurs, du mérite… travail/famille/patrie/xénophobie/prosélytisme et… catéchisme.

La droite, dont il faut reconnaitre la diversité, se fonde sur deux idées : L’ordre et l’identité. L’identité, comme on l’a vu, s’exprime à travers le sang, la race, le territoire, la religion et la culture. Mais elle s’exprime aussi par un véritable amour de la police. Une vénération pour une force armée imposant la loi identitaire. Quand les policiers démontent les Gilets Jaunes, on est un peu gêné, mais ils seront vite disculpés : c’est parce que l’Etat est dévoyé. En revanche, quand il s’agit des immigrés, ou de ce qui peut altérer le principe identitaire, la violence devient immédiatement légitime. Voici nos diverses droites, toutes dents dehors, indignées elles aussi, des tournures que prennent le monde, pardon la France. On y croirait presque à leur révolte. Mais on connait la musique : elles sont l’étape suivante. L’autre revers de la médaille totalitaire. Celle qui assume. Celle qui est fière. Celle qui imposera les nouvelles formes d’esclavages. Celle qui se chargera du massacre des méchants.

Et les libéraux ? Quand ils hurlent pour « moins d’Etat », touchant le peuple qui y voit une lutte commune contre les taxes, il faut entendre : « non à l’Etat s’il ne sert pas nos intérêts » et « oui à l’Etat s’il sert nos intérêts ». A vrai dire, mis à part l’euphorie momentanée et illusoire des 30 glorieuses, l’Etat n’a jamais servi que des intérêts privés. Or le privé a besoin de l’Etat pour au moins deux raisons : 1) imposer ses lois, 2) détourner la colère.

1) L’Etat c’est l’interface entre les citoyens et les entreprises. « L’Etat c’est moi » formule que Louis XIV aurait prononcé devant les parlementaires parisiens, exprime de manière directe cette réalité de la force publique au service des intérêts royaux. Aujourd’hui qu’il faut enrôler le peuple pour assurer sa servitude volontaire, la formule à évoluer : « l’Etat c’est vous ». La redoutable perversité démocratique consiste à faire croire qu’on vous ruine pour votre bien, alors qu’on ruine la plupart pour le bien de quelques-uns. On ne peut rien comprendre de la crise du covid si on ne prend pas en compte le rôle princier des laboratoires pharmaceutiques, de la haute finance et des GAFAM. Leurs intérêts ont été relayés puis imposés précisément par la puissance publique. Matraquage médiatique, torrents d’amendes, inflation de lois sécuritaires, contrôles délirants, destruction de la protection sociale, licenciements, salariats iniques, détournements des flux monétaires, nouvelles taxes pour au nom de … la santé. Le covid ? La poule aux œufs d’or ! L’excuse à tout ! L’objet transitionnel ! On peut s’attendre à un siècle de manipulation sanitaire, le temps de restructurer l’entreprise-monde.

2) Mais chaque fois que le peuple commencera à douter et à débusquer le renard, l’oligarchie utilisera le deuxième levier de l’Etat : s’appuyer sur les tendances identitaires pour détourner la colère du peuple envers les faussaires sur un bouc émissaire. C’est là que l’extrême droite rajeunit d’un coup, et qu’elle fait son coup d’Etat lentement mais surement. Dans la très droite ligne de la désignation d’un ennemi, le covid a comme destin la haine de l’autre. Une haine qui se distribuant entre tous, attend son heure pour faire le triage planétaire. Le nationalisme est l’idéologie de réserve du capital. Le centre n’est-il pas en train de dériver à droite, la gauche au centre et tous à l’extrême ?

Nous voici donc tous les samedis dans un théâtre d’inversion ubuesque. On entend les nationalistes crier « liberté » tandis que les coco clament « sécurité ». Les manifestations contre l’islamophobie se font avec des voiles FFP2 tandis que dans le métro deux affiches se succèdent à l’infini : « l’armée vous protège, un investissement convivial », « Toutes les mesures sanitaires sont à respecter sous peine de … ». Pas besoin d’un Poutine pour s’auto-mutiler. Il n’est pas impossible qu’on finisse par mandater le tyran. Un homme avec des couilles… mieux : une femme avec un cerveau… mieux : un algorithme avec des chiffres. Que choisir entre le licenciement abusif et les contraintes démentes ? Que choisir entre la dictature scientiste et la dictature religieuse ? Que choisir entre l’armée et la santé ? Entre l’Etat et les labos ? Que choisir entre Trump et Biden, entre la République nationale de gauche et l’Etat nationaliste de droite ? Entre le souverainisme et le mondialisme ? Qui est qui ? Nous voici immobilisés au carrefour d’une autoroute d’autant plus dangereuse qu’on ne sait plus reconnaitre notre droite de notre gauche.

Quoi qu’il en soit, une pathologie apparaît de manière flagrante. Une ostentation éclatante directe dans ta gueule : les politiques veulent le pouvoir coute que coute. Cette obsession du pouvoir les amène à des montages électoraux et financiers inimaginables, à se vendre entre eux aux plus offrant, à changer de couleurs comme de chemises, les amènent à ruiner les peuples dans l’indifférence droite et la mauvaise conscience gauche.
On le savait. Mais cette fois on atteint des sommets : discours contradictoires effarants, incohérence des idées, manque de profondeur critique, interdiction de faire des liens, déni de faits, semblant d’intérêt au malaise des peuples, opportunisme, plastronnages, courbettes. Le courage est parti aux cabinets des ministères. En même temps, comment résister quand l’entrée en politique garantie un salaire à vie, un entre-soi dynamique, un sentiment de décideur, de bienfaiteur même (surtout pour les proches) ? Le ravalement du vernis démocratique devient une affaire d’Etat. On vend les bijoux mais on relique le symbole. C’est notre viatique du soir pour se convaincre que, malgré tout, on est mieux ici qu’ailleurs ; même si aujourd’hui beaucoup aimerait être ailleurs. Certains pensent qu’on a reculé, qu’on est en pleine décadence. C’est faux : on n’a jamais avancé. Devant autant de pornographies politiques, on entend les chants nostalgiques du CNR, oubliant que le CNR a mis en place la sécurité sociale à partir du salariat et de l’Etat providence. Le vers était dans le fruit. Est-ce une grande découverte que le salariat et l’Etat mènent plus ou moins vite à l’esclavage et à la privatisation ? La Critique du programme de Gotha texte écrit par Marx le démontre de manière lumineuse… c’était quand déjà ? … 1875 ouf… ça va faire 150 ans… on avance en effet… Alors oui nous nous sommes gargarisés de consommations, de drogues plus ou moins légales, de cultures, d’exploitations, de délires de grandeur scientifiques, de déni de mort et de démocratie ânonnée comme un mantra de conjuration. C’est triste. Pitoyable même. Tout n’est pas perdu. Au contraire. On peut tirer quelques belles conclusions. Macron avait raison sur deux points : la gauche et la droite n’existent plus et nous sommes en guerre. Il avait raison car étant au centre, il se trouve au lieu commun de la droite et de la gauche. Il avait donc raison mais à l’envers comme d’habitude : la droite et la gauche sont en guerre contre les peuples, contre le genre humain, contre la planète.
***
Sortir du clivage droite/gauche c’est avoir le courage de converger les luttes sans se laisser influencer par le jeu des oppositions et des anathèmes, des consensus et de la pensée tiède ; tant pis pour la censure.
Sortir du clivage droite/gauche c’est reconnaitre la fausse dialectique historique entre les démocrates qui étendent leur empire au nom du mondialisme et les républicains qui le font au nom du nationalisme, les deux ayant le même maitre : Wall street.
Sortir du clivage droite/gauche c’est reconnaitre la dialectique morbide qui se joue : la gauche déroule le tapis rouge puis la droite le macule de sang sous l’œil effaré des premiers. Nous ne sommes jamais sortis du retournement syndical et socialiste de 1914, de la guerre d’Espagne de 1936, du traité de Munich de 1938, bref de la compromission inépuisable des démocraties.
Sortir du clivage droite/gauche c’est reconnaître qu’il s’agit d’un même terrain de massacre : le Capital qui déploie le spectacle des diversions pour faire croire à des changements possibles, quand il s’agit d’une destruction perpétuelle.
Sortir du clivage droite/gauche c’est aller dans le sens de l’écroulement.
L’écroulement des faux débats qui ouvrent au vrai lien : celui indéfectible entre le profit, le travail, la science, l’Etat, la Loi et le nihilisme.
L’écroulement de l’hémicycle qui nous indique qu’il faut extirper de nos têtes épuisées les Assemblées et les Parlements.
L’écroulement des Institutions qui est le signe qu’il est temps de sortir des clivages qui rendent fous.
Qu’il est temps de sortir de la sidération de la jouissance et de la terreur.
Sortir de la gestion et de la maitrise.
Respirer enfin et récupérer une présence à soi, aux autres et au Monde.


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86 réactions à cet article    


  • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 10 février 09:47

    A vrai dire, mis à part l’euphorie momentanée et illusoire des 30 glorieuses, l’Etat n’a jamais servi que des intérêts privés.

    Et encore, l’industrie avait besoin de bétail humain qualifié et en bonne santé, les mesures sociales étaient donc aussi motivées par l’intérêt privé, qui s’est trouvé coïncidant avec l’intérêt des masses.

    C’est une arnaque d’appeler ça « 30 » d’ailleurs. il a fallu attendre 1960 pour que le niveau de vie décolle vraiment. Les années de reconstruction sont des années de pénurie de tout, et de disette alimentaire. On devrait dire les 10 glorieuses.


    • Captain Marlo Captain Marlo 10 février 10:45

      @Opposition contrôlée
      les mesures sociales étaient donc aussi motivées par l’intérêt privé, qui s’est trouvé coïncidant avec l’intérêt des masses.

      Et oui, il y a plusieurs sortes de capitalismes, de Pinochet à l’Islande ou à la Norvège, les classes populaires font très bien la différence...

      10, 20 ou 30 Glorieuses, c’était avant la mondialisation. La France était une Nation souveraine avec une agriculture prospère et une industrie diversifiée.
      Avec l’Europe des banksters, elle est devenue une colonie de l’Empire américain.
      Elle est au bord de la ruine.

      La comparaison avec les 30 Glorieuses, il n’y a pas photo !
      Il faut se souvenir que le modèle social français est issu du CNR.
      Et que le Medef n’a qu’une obsession depuis 1945, le faire disparaître.
      Ce que les Traités européens lui offre sur un plateau.
      .
      Question subsidiaire, vous êtes pour ou contre un gouvernement mondial et la fin des Nations imposée par toutes les Instances internationales, du Forum économique de Davos au FMI, aux Nations Unies à la BCE ?
      C’est le sujet actuel.
      La Gauche et la Droite sont pour.


    • Pic de la Mirandole Pic de la Mirandole 11 février 11:52

      @michalac

      C’est vrai que grâce à l’U.E., la France n’est plus en « déficit chronique » et son « endettement boule de neige » est factice.

      Rigolo va ! Stipendié par l’U.E. en +


    • Tristan Edelman Tristan 10 février 10:00

      Oui merci des précisions et tout à fait d’accord, d’autant plus que ces 30/10 glorieuses se sont faites sous l’égide du plan Marshall, du traité de Rome et des capitaux nationaux privés ou d’Etat. C’est pourquoi je parle d’euphorie illusoire qui a bien fonctionné et qui fonctionne encore bien d’ailleurs.


      • Captain Marlo Captain Marlo 10 février 10:28

        @Tristan
        Bonjour,
        La Gauche abandonné les classes populaires pour s’occuper des minorités.
        Les classes populaires le lui rendent bien, elles votent désormais pour le Front National, présenté par les médias comme « l’Opposition », ce qu’il n’est pas.
        Il est tout aussi européiste que toute la classe politique, et ne propose ni Frexit, ni même la sortie de l’euro !

        Il n’y a plus provisoirement, ni Gauche ni droite, mais un conflit mondial entre le Grand Reset mondialiste et les protectionnistes.

        Un peu comme à l’époque de la décolonisation, où la souveraineté et l’indépendance étaient au dessus des clivages politiques. Les 30 glorieuses intéressent bien davantage les Français que le communisme qui n’intéresse plus personne. Mes condoléances.


      • Tristan Edelman Tristan 11 février 10:30

        @michalac
        Bonjour, vous avez raison : il est difficile d’ouvrir le débat et d’aller au fond. Les clivages sont utiles pour ne pas ouvrir et rester aux luttes partielles.

        1. Oui : les minorités font paries des classes populaires.
        2. Oui : L’E.U est un moyen prometteur qui fait ses preuves. Mais un moyen qui a pour fin la privatisation. 
        3. Oui : le problème est à la fois plus fondamental ( l’E.U est un quartier général du Capital privé/Etat et plus particulièrement américain) et plus large (écologie, travail, profit, totalitarisme, santé, science).

      • troletbuse troletbuse 10 février 11:02

        On naturalise à tour de bras

        Population 1/1/2020 67 012 600

        Deces 2020 657 000

        Naissances 2020 730 000

        Ce qui donne 67 085 600

        Insee 1/1/2021 67 422 000

        Donc 336 000 de plus

        Essayez de trouver ce dernier chiffre sur le site l’INSEE. Bon courage


        • eau-pression eau-pression 10 février 11:13

          @troletbuse

          C’est une bonne question. L’INSEE te renverra à sa méthodologie obscure de comptage de la population (ex-recensement).


        • troletbuse troletbuse 10 février 13:59

          @eau-pression
          C’est probablement aussi les centaines de milliers de N° INSEE faussement attribués qui permettent de toucher les prestations sociales, les fausses retraites et bien sur très pratiques pour le pouvoir si ils sont inscrits sur les listes électorales.


        • pemile pemile 10 février 14:35

          @troletbuse « Essayez de trouver ce dernier chiffre sur le site l’INSEE. Bon courage »

          Sûr, pas un de tes chiffres corresponds aux données de l’INSEE !


        • troletbuse troletbuse 10 février 15:03

          @pemile
          C’est toi le menteur qui a fait supprimer mon message qui prouvait que tous ces chiffres ve,aient de l’INSEE.
          Tu es bien sur incapable d’aller les chercher.
          Montre moi TES chiffres de l’INSEE


        • eau-pression eau-pression 10 février 15:16

          @troletbuse
           Il y a bien eu arnaque massive à la CMU, alors pourquoi pas de tricheries sur les n° INSEE ?
          Perso, je n’en sais rien, mais quand on voit comme la paperasse envahit nos existences, on se demande comment ils font pour avoir des nombres aussi peu clairs.


        • troletbuse troletbuse 10 février 15:19

          @eau-pression,
          J’attends toujours les liens du Permile qui est bien incapable de les donner.
          Comme il est de mauvaise foi et menteur


        • troletbuse troletbuse 10 février 18:52

          @pere mule
          Toujours pas trouvé les bons chiffres ?


        • Captain Marlo Captain Marlo 10 février 18:58

          @eau-pression
          Charles Prats, ancien Haut fonctionnaire à la lutte contre la fraude, parle de 2,5 millions de « fantômes » qui couteraient 30 milliards d’euros ?

          Les paradis fiscaux couteraient 80 milliards d’euros au Trésor public ?

          Les niches fiscales, selon l’IFRAP qui est un think tank libertarien : 100 milliards.
          .
          PS : Plus la Commission européenne demande de supprimer des postes de fonctionnaires, moins il y a de contrôles, une aubaine pour certains...
           « Comment devenir milliardaire et le rester »
          "Optimisation fiscale, opacité, accaparement des bénéfices, entre-soi familial, connivences politiques : comment les abus des multinationales nourrissent l’explosion des grandes fortunes, et vice-versa."

          .
          Et une enquête sur les magouilles public/privé toujours d’actualité ! « Argent public, fortunes privées, histoire du favoritisme d’état » par Olivier Toscer.


        • pemile pemile 10 février 19:24

          @troletbuse « C’est toi le menteur qui a fait supprimer mon message qui prouvait que tous ces chiffres ve,aient de l’INSEE. »

          C’est quoi ce délire ? smiley

          « Tu es bien sur incapable d’aller les chercher. Montre moi TES chiffres de l’INSEE »

          Pourquoi tu ne vas pas toi même les chercher, fait un petit effort et si je te juge de bonne foi, promis, je te les donne smiley


        • troletbuse troletbuse 10 février 19:35

          @pere mule
          Comme tu les connais mieux que moi, donnes moi tes liens qui contredisent mes chiffres qui sont là. Ou bien donne tes chiffres que tu n’as pas trouvé sur le site de l’INSEE
          Naturellement, à part troller, tu ne fais pas grand chose d’autres.
          Pour les liens, je les avais donné mais mon post a été effacé. Désolé
          Pas de temps à perdre avec un guignol.


        • pemile pemile 10 février 20:15

          @troletbuse « Ou bien donne tes chiffres que tu n’as pas trouvé sur le site de l’INSEE »

          Un peu franchise et tu aurais au moins écrit qu’il n’y a que toi (et eau-pression) qui n’arrivez pas à les trouver smiley

          Et tu constateras qu’il y a aussi les estimations de soldes migratoires et que le total final est l’inverse de ce que tu prétendais

          https://www.insee.fr/fr/statistiques/5007690?sommaire=5007726


        • troletbuse troletbuse 10 février 21:11

          @pere mule
          Dis faut pas confondre la population de la France métropolitaine et celle la France entière.
          Tes tableaux sont pour la France métropolitaine
          T’aurais mieux fait de te taire  smiley



        • troletbuse troletbuse 10 février 21:17

          @pere mule
          Ce lien t’évitera de faire des calculs


        • pemile pemile 10 février 22:17

          @troletbuse « Tes tableaux sont pour la France métropolitaine »

          T’es vraiment con ou tu le fais exprès ??!!


        • jefresi 10 février 12:05

          Merci pour ce survol audacieux de la décomposition de la société capitaliste. Toutefois, sortir du clivage droite/gauche n’a aucun sens en soi.

          Depuis le 4 août 1914, opportunément rappelé, le clivage des classes sociales a disparu dans la tentative d’union des classes dans la guerre qui lui tendait ses bras accueillants de la mort. La révolution russe, puis allemande, ont rappelé que les classes sociales n’avaient pas disparues aux grands dames des promoteurs de cette tentative par la trahison des dirigeants des défenseurs de la classe des exploités. Cette trahison à depuis laissé des traces indélébiles qui entravent encore aujourd’hui la résolution de l’association gauche/droite ou autrement dit l’association entre exploités et exploiteurs. La critique de Marx du programme de Gotha de 1875, évoqué dans le texte, est dans droit fil du Manifeste du Parti communiste de 1847. Le fond de la résolution du clivage/association gauche/droite est la rupture nette, brutale des liens existants entre les deux classes sociales qui ont été placés par les dirigeants des organisations de défense des exploités et l’Etat.

          Tant que les exploités seront tenus par ces liens ils n’auront pas les moyens de trouver leur indépendance de mouvement. C’est l’enjeu de la crise généralisée de la société bourgeoise. Si, cette indépendance d’action retrouvée de ceux « d’en bas » s’avérerait impossible alors l’ensemble de l’humanité s’effondrerait dans la barbarie de la survie. Si cela s’avère possible alors un grand pas dans l’évolution et l’existence de l’espèce humaine sera possible. Et c’est possible d’obliger les dirigeants des organisations de défense des exploités à rompre ces liens.


          • Captain Marlo Captain Marlo 10 février 12:18

            @jefresi
            Si, cette indépendance d’action retrouvée de ceux « d’en bas » s’avérerait impossible alors l’ensemble de l’humanité s’effondrerait dans la barbarie de la survie.

            Toute la Gauche fonctionna sur des grilles de lecture du 19e siècle.
            Les classes populaires britanniques, abandonnées par le Parti Travailliste, ont obtenu du Brexit, par Johnson un programme social à l’opposé de l’austérité à perte de vue de l’ UE, et aussi un programme agricole écologique & environnemental.

            Dans ce monde à l’envers où la Gauche soutient l’UE & la mondialisation, c’est auprès de personnalités souvent de Droite, comme Johnson ou Trump que les classes populaires obtiennent, ce que la Gauche est devenue incapable de leur donner. Pourquoi ? Parce qu’ils aiment leur pays, alors que la Gauche qui se dit internationaliste, déteste la Nation et son pays.

            La Gauche européenne confond Nation et nationalisme.
            La Nation, c’est du patriotisme
            Le nationalisme, c’est la haine & le mépris des autres peuples.


          • alinea alinea 10 février 13:27

            @Captain Marlo
            Je ne comprends rien à cette histoire de Brexit ! mais Bugault m’avait ouvert les yeux en expliquant qu’il était la victoire des mondialistes !!


          • Captain Marlo Captain Marlo 10 février 17:51

            @alinea
            mais Bugault m’avait ouvert les yeux en expliquant qu’il était la victoire des mondialistes !!

            Si c’était le cas, les mondialistes n’auraient pas passé 4 ans à pourrir la vie des Britanniques qui avaient voté pour le Brexit. 4 années à faire peur, pour que d’autres pays européens n’aient pas la mauvaise idée de se barrer aussi !

            Relisez les médias, ils annonçaient tous que ce serait un désastre & l’apocalypse ! Il y en a même qui ont annoncé que le Brexit serait très mauvais pour la nature et les blaireaux !!

            Ni l’Europe, ni les mondialistes ne veulent que les pays et les peuples soient indépendants et souverains. Pourquoi ? Parce que les pays souverains peuvent légiférer contre les lobbies, contre la finance, contre la libre circulation des capitaux, contre les délocalisations des entreprises etc 

            Exemple « l’Argentine en 2002, le Gouvernement a décidé que sauver les gens plutôt que les banques ». Ou la minuscule Islande qui a mis ses banquiers en prison. Voilà ce que peut faire un pays souverain, qui gère sa monnaie, son budget, ses lois etc Alors que les pays européens fonctionnent dans un système supranational.

            Ils se sont soumis volontairement à des Institutions européennes dirigées par des gens élus par personne entourés de lobbies. Ils regardent impuissants les problèmes défiler, comme les vaches regardent passer les trains.


          • alinea alinea 10 février 19:29

            @Captain Marlo
            C’est vrai que l’on peut vouloir être souverain pour être les maîtres du monde !
            Honnêtement Fifi, je ne sais pas ; je n’ai pas approfondi le truc ! Seulement, les Britanniques furent les maîtres du monde assez longtemps pour vouloir un mondialisme à leur botte, qui serait différent d’un mondialisme pur !


          • Captain Marlo Captain Marlo 10 février 20:38

            @alinea

            Pas compris. Je parle de souveraineté et tu me réponds « mondialisme ».

            La Gauche soutient les Palestiniens pour un Etat indépendant et souverain, contre la colonisation. Cela signifie que les Palestiniens veulent dominer le monde ??

            Quand Chavez proteste contre les interventions US en Amérique latine, il veut dominer le monde ?


          • eau-pression eau-pression 11 février 09:17

            @Captain Marlo

            La globalisation s’arrêtera quand les choses n’obéiront plus aux normes et garderont le lien avec celui qui les a créées. Dédicace


          • Tristan Edelman Tristan 11 février 12:44

            @jefresi
            Tout d’abord merci de votre lecture attentive.
            Oui les clivages fusionnent dans la guerre. C’est d’ailleurs un des premiers buts de la guerre. J’ai en mémoire les guerres de Louis XIV pour éviter les frondes et mobiliser les nobles, celle de 1908 de la Russie avec le Japon, et 14/18 qui en est l’exemple le plus mondial et frappant, parmi tant d’autres.
            Mais comme vous le rappelez, malgré l’effort de guerre, les classes sociales ne disparaissent pas...
            Le point essentiel que vous soulevez est la trahison des dirigeants envers ceux qu’ils représentent. Le clivage droite/gauche est au service de cette trahison. Les classes dominées se trouvent contraintes de rentrer dans une norme d’organisation qui va à leur encontre. Sans être marxiste ce qui m’a impressionné dans la critique du Gotha, c’est la clarté et l’actualité de cette critique des gauches qui, sous prétexte de protection, embraquent les exploités dans la dynamique des institutions bourgeoises.
            Ne croyant plus, par expérience, dans la rupture des liens par les dirigeants trop compromis de par l’argent, l’ego et le réseau, je ne vois qu’une seule solution : se dégager quotidiennement de sa propre docilité aux institutions, de manière à créer un mouvement collectif et individuel cohérent et solide.


          • troletbuse troletbuse 10 février 13:09

            Moi, je ne vois ni gauche ni droite, juste des gens incompétents qui protègent leur statut de parasites.


            • Captain Marlo Captain Marlo 10 février 18:15

              @troletbuse
              Moi, je ne vois ni gauche ni droite, juste des gens incompétents qui protègent leur statut de parasites.

              Seuls 3 Députés ont refusé l’augmentation de 15% des frais de représentation.
              Tous les autres étaient d’accord.

              Je trouve que tu es dur avec eux, faire croire qu’ils bossent pour notre bien, alors qu’ils bossent pour les plus riches, cela demande un gros effort d’imagination et de communication, surtout quand la com’ du Gouvernement change d’avis tous les mois ...

               Pfizer, le jackpot à 15 milliards de $ !

              Cf Les plus riches sortent renforcés de la pandémie.

              En particulier Bezos, qui s’est fait des c.... en or pendant la pandémie

              Et Bill Gates « arrose » les médias...


            • alinea alinea 10 février 13:24

              Je n’ai lu que ton concentré sur la gauche, et je suis dans un état de tristesse inconsolable, bien d’accord avec toi.

              Il n’est plus aujourd’hui de bon sens ou de conscience, de responsabilité ou de faire face, dans notre société dorlotée, dit-on, depuis tant de lustres, on croit volontiers à la punition divine, d’un virus qui mute, se transforme et tue à chaque fois. Certes, les vieux, les fragiles, mais, à part quelques-uns, nous nous sentons tous, soit vieux, soit fragiles.

              Je suis effondrée : deux amis musiciens, amis d’ami, sont au fond de leur lit avec le COVID ; je ne peux pas lui rappeler comment j’étais au fond de mon lit avec une fièvre de cheval, avec une grippe alors que mon bébé était vraiment très petit ; je ne peux dire à personne, j’ai souvenir de mes rhumes qui me foutaient à bas sans odorat, avec fièvre et maux de tête à hurler, pendant des semaines, à m’en faire douter de la science médicale qui ne savait même pas soigner un rhume.

              Quant à ce que prône la droite, il y a son éternel côté puant, mais on y trouve une vérité vraie : l’immigration, pour nous, est une volonté, une action du grand capital, et le côté bisounours de l’accueil, c’est très catho (pourtant de droite) mais n’envisage absolument pas la détresse internationale de ce phénomène, très organisé.

              Comme je me suis toujours sentie une pauvre merdeuse en ce bas monde, pas du tout supérieure au point d’accueillir et nourrir mon inférieur, je n’ai jamais vibré au lamento de l’immigré. Certes, si je rencontre quelqu’un dans le merde, je luis viens en aide, mais de manière plus globale, c’est-à-dire qui dépend de mon cerveau mental, comme je ne considère pas l’occident ses valeurs ses beautés, comme supérieures à quiconque, je ne ressens pas cette face charitable chrétienne, du reste personne ne le ressent à mon égard, ce qui prouve que je suis hors moule.

              Il faut faire attention, que la droite aujourd’hui ( enfin Philippot, l’autre marine je ne sais pas) est la seule à porter le bon sens, vous savez cette commun decency, chère à Orwell, et à Michéa heureusement qu’il est là, lui, pour nous guider dans notre errance !

              Pour raccourcir ( je vois que je m’embarque pour la rédaction d’un article !!) il faut voir qu’il y a deux sortes d’hommes : ceux qui savent qu’ils sont des animaux, qu’ils sont liés à la Nature, et qu’ils ont tout intérêt à en connaître les lois ; et ceux, en vogue, en majorité, qui croient être d’une essence abstraite, supérieure, pourtant au Tout, tout de culture fabriqués, prêts à dominer le monde, les éléments, les matières, sans compter leurs créations malignes !

              C’est tout ; je ne crois pas qu’il y a seulement la mise à jour d’une majorité peureuse, et l’autre consciente, quelles que soient leurs inclinaisons politiques, mais bien, la mise à jour de l’Homme qui se sait animal, et qui, comme le disait Jung doit se réconcilier avec son inconscient. Après lui Roustang parlait , comme je le fais depuis des décennies(! !) carrément d’animalité.

              Les brumes, les brouillards , les mousses du neuvième de l’iceberg émergé, il faudra en sortir, et descendre dans les huit neuvièmes dans lesquels se tiennent nos vérités.


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 10 février 14:27

                @alinea Ben vous êtes simplement comme dans la chanson : quelqu’un de bien..... Il y a beaucoup de réconciliations à opérer. Celle de jung et Freud entre autre. L’arbre séphirotique exprime parfaitement comment atteindre le KETHER (couronne corona), en passant pas le centre. on entre bien dans l’ère du verseau. C’est certain, l’accouchement sera pénible. Tiens : Jung (26 juillet-26 en numérologie YHWH). Lion ascendant verseau. Freud : Taureau ascendant scorpion. LE TETRAMOPHE. Le centre en partant du MALKUTH, ce trouve la lune (YESOD), Tipheret (soleil-équilibre) en passant par le DAAT (très important) pour arriver à KETHER, le UN (l’unité). A partir de Tiphereth nous dépassons la matière. Tiphereth est important, c’est la vertu, la verticalisation de l’humain vers le Divin.. Il représente l’idéal du moi, la volonté de s’élever, de grandir. Différent du moi idéal qui dépend du regard des autres (la narcissisme). Le moi-idéal est dans l’utopie. L’idéal du moi est dans l’amélioration du réel. L’utopique veut tout tout de suite comme l’enfant Roi. L’idéal du moi, sait qu’il doit franchir toutes le étapes. C’est l’échelle de JAcob. Echelon par échelon. Le verseau est double : jeune et vieux. Uranus, c’est l’élan qui pousse vers le haut prométhéen, mais avec les épreuves de Saturne. Chaque chose en son temps.


              • infraçon infraçon 10 février 14:45

                @alinea

                l’immigré...

                à que voilà un beau sujet (au coeur du clivage gauche/droite, titre de l’article ?)...

                Petits rappels :

                Des immigrés on en a eu besoin pour défendre notre « patrie » en 14...
                Des immigrés on en a eu besoin pour « alimenter » les ateliers de nos chers industriels (ceux pour qui déjà on mourait en 14, alors qu’on croyait mourir pour la patrie, dixit Anatole France)...
                Des immigrés aujourd’hui ils traversent surtout le pays pour aller en Grande-Bretagne (pas de chance, ils sont bloqués à Calais, alors ils redescendent là où ils voient de la lumière, à Paris)...

                Bref, ce qu’on ne voit pas c’est que pour avoir la main mise sur une partie de l’Afrique (nos anciennes colonies, il y en a qui apparemment ne s’en sont pas remis de la grandeur de l’empire français, nostalgie de l’empereur ?...), mais dans quel but, à part du minerai d’uranium pour nos centrales nucléaires (avec des retro commissions (?) et de la corruption (?) pour en garder le monopole d’approvisionnement (?)), la mégalomanie d’une diplomatie toute puissante (enfin qu’elle croit) ménage la chèvre et le choux... et nous voilà avec des immigrés et des réfugiés.

                Ce qu’on ne voit pas non plus c’est comment des potentats féodaux se maintiennent au pouvoir en laissant dépérir leur peuple (ou s’entre déchirer « leurs peuples ») et possèdent des demeures seigneuriales dans nos contrées occidentales (peut-être au cas où ils devraient affronter des lendemains moins souriants ?). Avec l’appui de la diplomatie toute puissante citée ci-dessus ?

                Là-dessus nos politiciens sont bien obligés de respecter (un strict minimum) les droits de l’homme et au moins de faire le tri entre immigrés économiques (est-ce que ça a un lien avec ce qu’on vient d’évoquer ci-dessus ?) et réfugiés politiques.

                Du coup dans ce laps de temps (qui peut durer) ces personnes intéressent des boîtes du BTP (en manque de bras occasionnels et peu chers), des restaurateurs en mal de laveurs de vaisselle (moins coûteux que des lave-vaisselle ?) et autres ateliers clandestins pour du travail « au noir »...

                Par contre on n’entend pas parler d’immigrés quand il s’agit de médecins, d’ingénieurs qui fuient leur pays pour s’installer dans (et suppléer les carences des) pays occidentaux...

                Alors, s’il vous plaît, avant de rejeter la faute aux immigrés (ces envahisseurs ! et à toutes ces associations qui en vivent et qui nous donnent mauvaise conscience, mais « je n’ai jamais vibré au lamento de l’immigré ») ne pourriez-vous pas commencer par examiner si en payant notre cacao, notre pétrole, notre uranium, etc... à pas cher (et par quels chemins inavouables (?), on (je vous laisse définir qui est ce « on ») n’est pas un peu fautif dans cette histoire d’immigrés ?

                PS au sujet de « descendre dans les huit neuvièmes dans lesquels se tiennent nos vérités. » (pour ne pas ouvrir un commentaire dans le commentaire) :
                déjà qu’on a du mal avec la blague de l’ascenseur social... Mais là c’est carrément l’ascenseur du puits de mine qu’il faut rechercher... Proposer des solutions indéfinies pour des problèmes mal définis, ça occupe les chalands d’AV... c’est déjà ça.


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 10 février 15:01

                @infraçon je ne suis pas opposée à l’immigration, mais comme quand on accueille quelqu’un chez soi, la première des attitudes est de s’adapter au pays d’accueil tout en gardant son identité....C’est hélas rarement le cas....


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 10 février 15:03

                Les juifs, les italiens se sont parfaitement adaptés au pays qui les accueillait. Mais leur côté apatride a toujours dérangé...


              • alinea alinea 10 février 16:38

                @infraçon
                "Alors, s’il vous plaît, avant de rejeter la faute aux immigrés (ces envahisseurs ! et à toutes ces associations qui en vivent et qui nous donnent mauvaise conscience, mais « je n’ai jamais vibré au lamento de l’immigré »"

                 ?
                je n’ai pas bien compris votre réaction !


              • Xenozoid Xenozoid 10 février 16:40

                @alinea

                je n’ai pas bien compris votre réaction !

                il veut te mettre en cage


              • infraçon infraçon 10 février 19:13

                @alinea

                C’est votre introduction du thème des immigrés (l’air de rien) dans un commentaire sur un article qui traite de « la droite et la gauche » (où les immigrés sont cités uniquement pour dire « quand il s’agit des immigrés, [...] la violence [de la police] devient immédiatement légitime. ») qui m’a provoqué cette réaction.


                De plus, (pendant que j’y suis) :

                « l’immigration, pour nous [gens de droite ?], est une volonté, une action du grand capital, »
                Donc nous sommes d’accord sur un point : le grand capital est impliqué dans la chose.

                Mais à mon avis, ce n’est pas du tout une volonté du grand capital (sauf pour les cas de 14-18 et les industriels des années soixante, cf mon commentaire ci-dessus), ce n’est qu’une conséquence de ses manigances à travers le monde (cf toujours mon commentaire ci-dessus).

                « je me suis toujours sentie une pauvre merdeuse pas du tout supérieure au point d’accueillir et nourrir mon inférieur »

                cette phrase n’est pas claire pour moi :

                « pas supérieur au point » Quel point ? celui où on est au-dessus d’un « inférieur » (dans quel référentiel ?), inférieur qu’on doit alors accueillir et nourrir ?
                Ou « pas supérieure au point de » et : n’ayant pas atteint ce point de supériorité (dans quel référentiel ?) où je suis obligée d’accueillir et de nourrir un « inférieur » ?

                « je n’ai jamais vibré au lamento de l’immigré » contrairement à ce que voudraient obtenir les associations de défense des immigrés ?
                ce qui correspond à (?) :
                « le côté bisounours de l’accueil, [...] n’envisage absolument pas la détresse internationale de ce phénomène, très organisé. »
                Quand vous êtes devant une barquasse en panne débordant d’hommes, de femmes et d’enfants, vous êtes bien obligé de les « ramasser », puis de les débarquer, et puis ... C’est bisounours tout ça ?

                Ensuite je ne suis pas d’accord avec le terme « très organisé » (cf ci-dessus). c’est comme les gens qui nous disent que les riches savent se défendre. Ils n’agissent pas en groupe (à part les lobbies), mais ils savent individuellement, sans qu’on leur dise quoi que ce soit, agir dans un sens qui va leur profiter et donc profiter aux riches. La preuve : c’est qu’ils savent très bien se bouffer entre eux quand leur intérêt personnel y trouve son compte (cf l’affaire veolia-suez en ce moment).

                « la droite aujourd’hui ( enfin Philippot, l’autre marine je ne sais pas) est la seule à porter le bon sens, »
                que mettez vous derrière l’expression « bon sens » (y est-il question des immigrés dans ce bon sens et dans quelle mesure) et je vous dirais si nous sommes d’accord.

                Dernière remarque :

                [il y a les hommes qui] « sont liés à la Nature, »
                [et ceux] « qui croient être d’une essence abstraite, supérieure, pourtant au Tout (? ??), tout de culture fabriqués, [etc] »

                désolé mais vous n’êtes pas la seule à être hors du moule, je ne me sens pas dans votre moule :
                je ne me sens pas lié à la nature, je me sens une particule de la vie au milieu de tout un tas de particules de la vie, il n’est pas question de lien là-dedans, au mieux une gestion dans l’intérêt optimum de chacun (où l’argent n’a rien à voir, pour moi)
                je ne me sens pas non plus d’une essence abstraite, par contre le langage m’a donné un avantage sur d’autres particules de la vie, c’est d’avoir un lien par la parole (et l’écrit) avec d’autres particules...

                Après pour ce qui est de l’inconscient je vous renvoie à mon PS ci-dessus.


              • infraçon infraçon 10 février 19:16

                @Xenozoid

                Si je veux mettre quelqu’un en cage, je n’enverrai pas quelqu’un d’autre le dire (et puis mettre quelqu’un en cage sur internet c’est coton !).

                Ce qui serait intéressant, ce serait de savoir ce qui te fait dire que je voudrais mettre Alinea en cage ?


              • Xenozoid Xenozoid 10 février 19:19

                @infraçon

                Ce qui serait intéressant, ce serait de savoir ce qui te fait dire que je voudrais mettre Alinea en cage ?

                tu connais alinéa sur ce site ?


              • infraçon infraçon 10 février 19:31

                @Xenozoid
                dans la vraie vie ? non
                sur ce site ? oui au travers de quelques articles et commentaires
                pourquoi ?
                et pourquoi la mettre en cage ? ou la chambrer ? non , c’est sérieux ce que j’ai dit.


              • eau-pression eau-pression 10 février 20:40

                @infraçon

                par contre le langage m’a donné un avantage sur d’autres particules de la vie, c’est d’avoir un lien par la parole (et l’écrit) avec d’autres particules...

                A moins que le langage ne te pousse à ne voir que ce qui est particule dans la vie.
                Amusant que t’en viennes là avec @alinéa, elle est si souvent la lumière sur la lame du sabre. Le clivage générateur de lien ?
                C’est d’ailleurs le thème final de Tristan, j’y remonte.


              • Xenozoid Xenozoid 10 février 20:45

                @eau-pression

                 s’il vous plaît, avant de rejeter la faute aux immigrés (ces envahisseurs ! et à toutes ces associations qui en vivent et qui nous donnent mauvaise conscience, mais « je n’ai jamais vibré au lamento de l’immigré »"

                tu amalgame la concience de ta pensée a celle de alinéa qui n’est pas la tienne


              • eau-pression eau-pression 10 février 20:59

                @Xenozoid

                Tu y es presque. Pour moi, à imaginer @alinéa je comprends comment le verbe a pu se faire chair.
                Tu veux plus impudique ?


              • eau-pression eau-pression 10 février 21:07

                @infraçon

                C’est curieux encore d’avoir focalisé sur ce passage où @alinéa parle de l’immigration (voir son point de vue dans l’article récent sur l’autonomie) quand c’est l’arrivée d’un petit être le point fort de son commentaire.


              • Xenozoid Xenozoid 10 février 21:09

                @eau pression

                mon commentaire était pour infraçon, mais bon


              • infraçon infraçon 10 février 21:14

                @eau-pression

                Quand j’utilise le terme de particules, c’est pour parler de la modestie de nos « pauvres » vies qui contribuent à la vie (à l’oeuvre dans l’univers).
                Dur-dur la poésie ici...

                Et puis quand à la lumière sur la lame du sabre, j’ai souvent lu (du même auteur, pas Alinea en particulier) des trucs biens et aussi des trucs moins bien. Donc je fais le tri entre la lumière et le reflet...

                Tristan parle des clivages qui rendent fou, et il soulève le problème principal qui est l’argent du capital (ce dont je suis tout à fait d’accord puisque dans mes articles je parle d’une société sans argent et du fonctionnement d’une telle proposition).

                Mais tant qu’on ne sera pas d’accord derrière les mots qu’on utilise, il n’y a guère d’espoir d’avancer.


              • infraçon infraçon 10 février 21:17

                @eau-pression

                Désolé, mais je ne lis pas tous les articles d’AV.

                Ici je réagis à ce qui est dit ici. Et je reconnais qu’il m’arrive (par ailleurs) d’être d’accord avec Alinea.


              • infraçon infraçon 10 février 21:18

                @Xenozoid

                j’avais cru comprendre la confusion.

                Donc pour moi, je n’amalgame pas, j’interprète ce qu’elle dit entre les lignes. Si tel n’est pas le cas, elle peut toujours me corriger le tir... Elle est assez grande pour ça.


              • Xenozoid Xenozoid 10 février 21:27

                @infraçon

                mais tu la rend coupable en lui demandant cela,non ?


              • Xenozoid Xenozoid 10 février 21:29

                @infraçon

                en fait tu l’as déjà jugée


              • infraçon infraçon 10 février 21:44

                @Xenozoid

                Culpabilité ? d’où sors-tu cette accusation ?

                Je réagis à ce qu’elle dit. Et effectivement je ne suis pas d’accord avec ce qui est entre les lignes. Si j’ai mal lu smiley qu’elle me corrige donc.

                Tu as une drôle de conception du dialogue...


              • Xenozoid Xenozoid 10 février 21:46

                @infraçon

                Tu as une drôle de conception du dialogue...


                peut être n’es tu pas le seul a lire « entre les lignes »


              • alinea alinea 10 février 22:02

                @infraçon
                Je parle de la supériorité occidentale cultivée par le roman social via la politique et les médias ; un petit complexe quoi.
                Le côté humain de l’accueil, ou du sauvetage des immigrés, qui va de soi, est toujours mis en avant comme opposition à la barbarie des voyages : on tend la main à quelqu’un en détresse, ce qui est une réalité individuelle, mais qu’on mélange au phénomène migratoire, qui est une vérité politique, aussi, nous ne sommes pas près de trouver la bonne voie qui évitera l’illusion souvent mortelle des immigrés, et la concurrence, souvent mortifère, de ceux-ci à l’égard des autochtones.
                Mais le problème est symétrique dans les classes supérieures : le Portugais, Espagnol ou Grec migrant en masse en Allemagne, ont bien évidemment coupé l’herbe sous les pieds d’Allemands ! Le problème, au fond, n’est pas une nationalité, mais juste les besoins d’une société, couverts ou non. Disons, la concurrence des prix !
                En France, un étudiant en médecine de première année qui a quinze de moyenne est refusé en deuxième année, et va échouer sur un autre rivage, tandis qu’une foule de médecins étrangers sont nécessaires pour faire le taf, dans le hôpitaux notamment.
                Si on aime, comme je l’aime, un monde de diversité, on blâme l’uniformité et regrette la carence ici et la concurrence féroce là !
                La bien-pensance, dès qu’on aborde ces sujets, nous oblige à une multitude de justifications pour prouver qu’on ne veut de mal à personne, qu’au grand jamais on suppose que l’autochtone vaut mieux que l’immigré mais qu’au fond, celui-ci étant malheureux il faut admettre que son accueil est préférable à la promotion du premier.
                L’Absurdistan n’a pas attendu le covid pour s’instaurer ; la supériorité de l’occidental inclut sa culpabilité à l’égard du reste du monde exploité mais l’absout de son manque d’engagement politique ou écologique : il ne se prive de rien pour honorer sa vertueuse pensée !
                Sinon, j’ai remplacé le café par la chicorée, et quand je croque un carreau de chocolat, il vient du commerce équitable et reste exceptionnel !


              • infraçon infraçon 10 février 22:28

                @alinea

                Merci de bien préciser ce que je lisais entre les lignes.

                Relisez mon premier commentaire, il est toujours d’actualité et grand bien vous fasse de croquer du chocolat issu du commerce équitable validé par des inspecteurs et toute la structure qui va avec, au détriment des producteurs (ou des consommateurs, il faut bien payer le « service »), mais on ne peut pas faire autrement dans un monde où la confiance a disparue... Alors la société fraternelle (même mondiale, mais là ça risque d’être un poil plus long) c’est pas pour demain ma brave dame.

                Aussi vous m’avez décidé, je ne vais pas passer plus de temps sur ce site.

                Portez vous bien.


              • alinea alinea 10 février 23:02

                @infraçon
                Je suis d’accord avec votre premier commentaire, à ceci près que l’engagement politique que nous devons avoir, ainsi que notre changement de mode de vie, devra passer par le refus du bas coût de nos vols colonialistes !
                Je vois la bienpensance à l’égard des immigrés comme le mal accepté, sous couvert de bonne âme au passage, du pillage de l’Afrique, entre autres, mais aussi de tous les autres territoires !


              • eau-pression eau-pression 11 février 09:51

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                Bonjour Michèle*

                C’est doux quand vous parlez simplement. Et aussi, c’est d’où ? De votre coeur de femme ?
                D’accord pour le moi-idéal. Mais l’idéal du moi, c’est Jojo le bricolo, non ? Qu’allez vous chercher des intellos ?

                L’accouchement sera terrible ... mais il a été terrible, vous dit @alinea. Et personne n’a lu ce souvenir qu’elle remonte pour nous comme un signe positif de l’après-covid ? Quand on la scrute bribe après bribe dans les discours de sa mère, la vie de cet enfant n’est pas si mal : grand sportif, papa.

                Je ne vous ai pas lue répondant directement à Tristan sur le clivage. Il y aurait tant à dire sur l’avènement du sexe-gymnastique. Je ne vois pas beaucoup de femmes lancées dans la course à l’androïde, tout là bas en Californie. Retour de la masculinité ou auto-érotisme, cette quête de la machine auto-reproductible ?

                Il me faudra retrouver ce que dit Hemingway d’un accouplement où le flot de sa semence semblait intarissable. Drôle de confusion, n’est-ce pas ? Car c’est le flot des émotions qu’on voudrait éternel, nous êtres masculins dont la parole n’est vraie que si la belle qui la suscite veut bien la recevoir. Vague qui se hisse pour découvrir la terre.

                Intella est-tu là ?

                * Signe que je vous lisais hier


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 11 février 10:10

                @eau-pression amusant, j’ai l’impression que vous avez tapez dans le mille. Ma mère qui lui ressemble (qu’elle était belle,...) aurait pu chanter exactement la même chanson. Un jour lassée, elle prend mon père en photo enfermé dans sa grande volière (pensant certainement qu’il ferait mieux de s’occuper d’elle comme il s’occupait de oiseaux. Mes parents c’était un peu Liz Taylor et Richard Burton. Bah, chacun sa parenté. Quelle comédienne....
                https://www.youtube.com/watch?v=kiO7iI6pb0k. Il semble que les hommes aiment assez lé mégère. J’ai jamais compris. Mais c’est ainsi... 


              • Tristan Edelman Tristan 11 février 13:26

                @alinea
                Chère Alinea,
                Inconsolable. Je te comprends. Nous y avons cru à la gauche. Nous sommes nombreux dans ce même état. Qui nous a tous fait vieillir d’un coup.

                Il est bon de rappeler que la science ne sait toujours pas soigner le rhume, qu’il y aura tant de virus, que la mort est inéluctable. 

                L’immigration doit être considérée au minimum d’un point de vue historique, internationale, libérale et impérialiste, sinon en effet on tombe dans la charité de gauche et de droite, le déni de gauche ou la haine de droite.

                A notre échelle, quand on peut financièrement, psychologiquement, spatialement, on prend souvent une main tendue par empathie. Et c’est si important ce coup de main.
                Sinon j’ai toujours pensé que les premiers qui devaient accueillir les immigrés c’était les politiques... histoire de mettre la main...
                Mais surtout l’immigré n’est ni le problème majeur de l’histoire, ni une tare. Sans cette organisation capitaliste c’est même le voyage, la curiosité, l’échange, la rencontre, la transformation. Mais voilà que cela devient, la survie, l’envie, les murs, les frontières et cette satanée charité...

                Ne laissons pas à la droite le monopole de la critique et d’un certain bon sens. Et puisque la gauche s’est en allée, on s’en charge et c’est tant mieux.

                Certainement que la connexion à l’animal et à la nature est ce qui nous permet de redimensionner les écrans, de sortir du délire virtuel et de retourner à l’essentiel. Je crois même que plus on est dans les écrans plus on a peur. Sortir des clivages, c’est se reconnecter l’animal... et je compte y venir à la fin de cette série... mais chut.... don’t spoil it ... ;


              • Passante Passante 11 février 14:07

                @alinea

                c’est pas la première fois que je vous recroise au commissariat,
                si je m’y croyais, j’interprèterais, mais motus..
                par contre, voilà, un témoignage :
                j’ai vu la France des années 80, j’ai vécu parcouru
                à l’époque, mon oncle dînait avec tonton,
                ma naturalisation sur un plateau d’argent
                j’ai refusé
                il est devenu fou
                m’en fous : me refuser la France (d’où aurais-je ce soudain mérite ?)
                et me refuser à la France (je suis au-dessus)
                donc j’ai quitté peu après le bac
                puis j’ai revu, dernièrement, les rues...
                première réaction, à chaud ?
                « quelle bande d’idiots ! »
                ils se sont peinturlurés de leur guilt à la noix
                jusqu’à ne plus distinguer entre le bon immigré et le mauvais,
                c’est pourtant simple :
                le bon il s’intègre, le mauvais il veut changer les lois,
                il veut t’emmener chez lui,
                il n’est pas venu pour bosser dans son field,
                il a entendu parler des aides de l’état,
                parasitisme militant, voilà pourquoi en face, si tu te grattes même pas,
                c’est l’idiotie complète, la stupeur hypnotisée
                quant à la gauche attention de l’enterrer trop vite sous prétexte de méluche ou même de Thorez !
                la gauche ça meurt pas, la vraie gauche, tranquille, de fond
                simplement c’est mis au silence, de plus en plus censuré
                et ainsi préservé comme précieux


              • alinea alinea 11 février 16:52

                @Passante
                Non, la vraie gauche ne meurt pas, mais le monde qu’elle voulait transformer est mort, lui. Je ne sais même pas s’il reste l’ombre d’une valeur partagée qui existait encore au dernier millénaire !
                Je suis toujours navrée de voir l’autre, que je croyais éclairé, vouloir l’autre comme lui-même ; il adopte un enfant, le pauvre qui vient d’un pays pauvre, il lui offrira toutes les chances d’être heureux ici, le malheureux ! Comme je ressens ce pays comme un étouffoir de Vie, presque au bout de son œuvre, je bous de voir venir des gens d’un ailleurs riche, mais pauvre, tâter des joies que donne l’argent, qu’ils n’auront jamais ! Autour de moi, personne qui ne ressent ça, non, contents de voir les gus payés undersmic, dormir dans leur bagnole, être seuls, mais vachement contents hein !
                Alors peut-être. Il faut bien s’en foutre quand on ne peut rien.
                J’avais un ami colombien, qui connaissait la langue française mieux que Diderot, comme toi ou presque, mais la parlait sans détruire son accent qui le trahissait ! ( avec sa gueule d’Indien, déjà on ne pouvait pas le louper !) ; il avait consciemment, volontairement gardé son accent hispanophone !
                Les étrangers qui s’installent dans un pays ne sont pas sensés oblitérer leur histoire, mais ils peuvent épouser sa langue et sa culture !
                Dans le sud il y a plein d’Espagnols et Italiens d’origine ; certains sont arrivés tout gosses, mais, outre leur nom, ils ont gardé des senteurs du pays, des mets, des intonations...
                La charité ne remplacera jamais la place faite à tous dans une société ; une place authentique ; j’aime que tu n’aies pas joué le jeu du cadeau offert même sans condescendance ! smiley


              • alinea alinea 11 février 17:05

                @Tristan
                La gauche pense que l’Homme est être de culture et ne voit même pas là où ça pêche et là où on va droit dans le mur ! Ça casse déjà mon enthousiasme, enfin ça l’a cassé au fur et à mesure des incompréhensions grandissantes !
                Je suis arrivée par en bas, ce qui fait que j’ai croisé Passante avant toi !
                Je crois qu’il y a pas mal de choses que je lui dis que je pourrais dire ici aussi !!
                Tu a éminemment raison : l’immigré n’est ni le problème majeur, ni une tare ; seulement, aujourd’hui, le problème majeur ne vient pas des bas fonds de la vie sociale, mais de l’écume des pseudos pensants qui ont pignon sur rue !
                On est mal barrés, pour rester dans le vocabulaire aqueux !
                Je me suis laissé dire que des hauts... capitalistes(?) les accueillaient les immigrés, surtout clandestines, logées dans leurs placards et parfois lovées dans leurs lits.
                Je ne vais pas m’étendre parce que je suis dans une période beurk en ce moment et que je ne supporte que mon chien, mes chevaux et mes chats !! un ami ou deux, oui, c’est vrai ! smiley


              • alinea alinea 12 février 20:07

                @Tristan
                Je reviens en passant j’ai laissé un mot à Montagnais, et je relis mon premier commentaire..je fais toujours des ellipses sans m’en rendre compte... la première phrase a été écrite après la lecture de ton introduction... mais j’ai lu ton article après, avant le reste !
                Je suppose que, soit tu ne l’avais pas remarqué, soit tu l’avais deviné, mais au cas où tu m’aies prise pour une frivole j’m’en-foutiste !


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 10 février 13:27

                La gauche, c’est la voie humide. La droite la voie sèche. Quelle alchimie permettra de concilier les deux. comme la Rosée de feu au matin,..Les Noces alchimiques....


                • ticotico ticotico 10 février 14:53

                  @l’auteur

                  Bravo ! J’ai beaucoup apprécié ce concentré de lucidité énervée. C’est tellement évident que la mort cérébrale de la gauche est un fait universel... je ne comprends pas pourquoi les dinosaures (Mélenchon et autres) continuent de s’accrocher aux bouées du passé. Ou alors si, parce qu’à l’instar de la Sarl Le Pen, la politique n’est pour eux plus qu’un business, un rôle de figurant bien payé et flatteur pour leur mégalomanie.

                  J’ai vu que tu étais passé par Cuba, j’y suis souvent ces temps ci. Dans ce pays aussi la gauche a fait naufrage il y a longtemps. Ne restent plus que les slogans sur la façade derrière laquelle s’abritent les incompétents qui tentent à tout prix de préserver leur part démesurée du gâteau national.

                  La paralysie absolue de tous les partis politiques face à « la terreur sanitaire » a au moins le mérite de montrer qu’ils ne sont plus porteurs de solutions. La ré-invention du monde qui se joue maintenant se fera sans eux. 


                  • Captain Marlo Captain Marlo 10 février 18:37

                    @ticotico
                    je ne comprends pas pourquoi les dinosaures (Mélenchon et autres) continuent de s’accrocher aux bouées du passé.

                    Cette fascination pour le modèle capitaliste/communiste chinois est celle des élites et de l’oligarchie, mais aussi de la Gauche.

                    "(...) La bonne question à se poser est de savoir pour quelle(s) raison(s) les adeptes de Davos se reconnaissent plus dans la doctrine de Mélenchon que dans celle de Merkel ou des ordo-libéraux allemands. Ce paradoxe n’a pas fini de faire couler de l’encre, mais on peut relever que, face à la crainte d’un effondrement économique général du même ordre qu’en 1929, un Schwab propose une stratégie chinoise, fondée sur un colmatage du marché par des Etats tout-puissants. Ils y voient la meilleure façon de lutter contre la “japonification” de nos économies, c’est-à-dire une longue stagnation marquée par la déflation. Et ils y voient, bien entendu, la meilleure façon de sauver des profits face aux périls qui menacent....etc   

                    Cf aussi « Ste Greta, l’écologie à toutes les sauces et le capitalisme en voie d’effondrement ». Les marchés sont saturés, les profits baissent, il faut repeindre le capitalisme en Vert, pour que les gens continuent à acheter, mais sans se sentir coupables, ce que fait très bien Ikea.


                  • Tristan Edelman Tristan 11 février 13:35

                    @ticotico
                    Merci Ticotico ! Lucidité énervée... c’est bien ça... ahahaha.
                    Tu as répondu à ta manière : « la politique n’est pour eux plus qu’un business, un rôle de figurant bien payé et flatteur pour leur mégalomanie ».
                    Oui j’ai passé 6 mois à Cuba pour apprendre la santeria. C’était déjà bien triste l’état de la gauche... ce que tu me dis ne me surprend pas... tu y fais quoi ?
                    Mais je partage complètement ta vision : avec cette crise sanitaire, on a une opportunité incroyable pour se détacher de tous les partis politques et ré-inventer le monde ! Hasta siempre !
                    Merci pour les nouvelles fraiches de Cuba : ça vaut tous les chiffres et les doc ;


                  • I.A. 10 février 16:27

                    Constats d’une acuité poignante, radoucit par la qualité de l’ensemble. Rien à redire, merci.


                    • Tristan Edelman Tristan 11 février 14:41

                      @I.A.
                      Merci de votre lecture. Cela fait vraiment plaisir de constater que nous sommes plusieurs à aller dans la même direction, même si cette dernière n’est pas encore bien définie.
                      Cela dit, il est vrai que j’essaye de rester au plus près du réel quelle que soit sa dureté, et que j’essaye également de transmettre une certaine douceur... 
                      Merci à vous


                    • Yann Esteveny 10 février 21:55

                      Message à Tristan,

                      Droite et gauche sont les deux faces de la même pièce. Cette pièce est celle du théâtre de la représentation politique française. C’est une farce de mauvais goût.

                      Si vous vous intéressez sérieusement à la politique et non à sa façade médiatique, la bonne question est de savoir si vous cautionnez le Régime ou si vous êtes un dissident.

                      Respectueusement


                      • Tristan Edelman Tristan 11 février 14:33

                        @Yann Esteveny
                        Bonjour Yann,
                        Dissident et déserteur endiablé. En un mot : indomptable.
                        Respectueusement


                      • Montagnais Montagnais 11 février 23:41

                        @Yann Esteveny

                        Bien vu .. vous me motivez pour l’apport d’un grain


                      • Montagnais Montagnais 11 février 23:37

                        droite-gôche, sortir de l’escroquerie

                        Il faut vraiment que je l’écrive mon nartic ..

                        Liberté ! égalité ! fraternité ! .. Mon cul comme dirait Zazie chez Metro ..

                        Tout ! Tout est à revoir, à aplatir, à virer aux poubelles de l’histoire

                        L’« Europe » ? .. le bordel de Bruxelles plutôt 

                        Droite ? gôche .. vieilles lunes utilisées par le monstre 1789 pour mettre proprol et le gueux en cage, toujours en service, plus et mieux que jamais

                        L’humanité ? ... personne ne voit la Chevalité ..

                        Hanouna ? Duflot ? Hidalgo ? Voynet ? Hamon ? BHV ? .. 60 millions de dollars l’an chacun, au bas mot .. droite-gôche ? même sac

                        .. ça donne du sens à la cause de Mamie Gilet Jaune hein ? ..

                        Alors ? Après cette petite esquisse ?

                        Epistémologie / philologie / Désertion : la voilà la solution

                        .. et s’il est inutile de faire l’apologie de la destruction violente,pourtant bien tentante, et nécessaire, c’est que le système, catastrophe ontologique sans précédent, n’a pas besoin de moi, ni de vous, pour s’effondrer dans les conditions que vous savez imaginer.

                        . ; droite-gôche .. l’homme libre n’a rien à voir avec toussa

                        Son auberge est à la Grande Ourse .. Il pense et parle comme Zazie, Diogène, Rimbaud, et occupe ce qui reste de nature

                        Et le titre pourrait se ré-écrire : droite-gôche, sortir de l’escroquerie


                        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 février 00:03

                          @Montagnais .

                          bisous ...même si ça va te faire chier.


                        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 février 00:19

                          @Montagnais . Et vous avez oublié Villon ...


                        • eau-pression eau-pression 12 février 10:31

                          Bonjour @Montagnais

                          Enfin vous voilà ! Comment êtes vous restés si longtemps indifférents à des passages du style : on déprime dans la misère du présent et la noirceur du futur. En vrai on voudrait tout faire valdinguer.

                          Sauf malentendu, Tristan nous a déjà fait des allusions proprolitiques, propres à résonner dans les moustaches félines et les antennes de la taïga.

                          On n’a qu’un coeur et deux jambes. Les aventureux ont des élans, les prudents font des pas.

                          Avant d’oublier, dites-moi svp si je n’ai pas été trop direct avec @alinea. Je respecte infiniment la femme qu’elle est, son témoignage passé inaperçu, et quand xéno me fait involontairement lui adresser que le verbe s’est fait chair, je crains le pataquès. Je me trouve tout penaud à ne savoir lui dire qui est Philémon et qui Baucis. Derrière le mot clivage il y a distribution des rôles.

                          Propol a été invité au P4. Il met les pieds dans le plat : alors, ces virus qui construisent l’humanité, ça contredirait pas le mythe de l’ég’au caddie ? Ce serait pas une invite à rendre à la Création le miroir tendu ?
                          Quand la paroi de la cellule s’est refermée, ça n’en a pas fait un organisme indépendant. Elle a joué son rôle avec obéissance, confiante dans le chef d’orchestre. Qui a prétendu connaître la partition ? Marre con Mabuse.


                        • Montagnais Montagnais 12 février 15:23

                          @Aita Pea Pea

                          Je t’envoie 3300 roses rouges, offertes par Valentin

                          Oui, Villon .. et Gilles de Retz, et Ted.. et d’autres, et quelques Agora-vauriens de talent .. La livraison du jour est de bien belle qualité ! Agora, c’est bon .. ça donne de temps à autres envie d’embrasser le cul des vaches .. y’a à faire


                        • Montagnais Montagnais 12 février 15:52

                          @eau-pression

                          .. et la droite et la gôche, la vraie, font du pognon .. faut qu’y se dépêchent, la roue tourne, la terrible et splendide Kehre.

                          Philémon .. faut que je regarde ce que lui a dit Paul. Quelle belle histoire que celle de Philémon et Baucis, sous Auguste, apologue de la vie simple, encore non-polluée par notre « Science » actuelle

                          Quant à Alinéa, vous savez, comme nous, qu’elle n’est pas une Stryge ni une Gorgone.. Elle pourrait être femme de Philémon, la Belle .. 

                          Hermes vous a inspiré pour le P4 .. Oui, profondes interrogations. Mais la Régie semble aux abonnés absents, Nietzsche avait entrevu déjà.

                          Dites, avec une sélection des commentaires les plus intelligents d’Agoravox ? .. les vôtres, les nôtres, d’autres .. on pourrait pas éditer ? et faire des sous ? (outre les syndromes de Diogène, Cassandra ... chui affecté du syndrome de Surcouf)

                          « Ainsi parlait Agora » .. Le titre ..

                          Avec nous Alinéa .. Давай !


                        • alinea alinea 12 février 20:00

                          @Montagnais y eau-pression alias self-controll
                          Jawhol ! Il en manque pour réitérer le projet de rencontre... dans une cabane au Canada... juste après une soirée de fête de la musique terriblement excitante chez notre tout neuf président !!
                          l’eau ( de l’eau vous êtes sûr ?) a coulé sous les ponts, dans les caniveaux et dans les égouts, depuis.
                          Vous savez ce que c’est un alinéa : une petite ligne discrète, que personne ne lit, et qui dit l’essentiel question crapulerie aujourd’hui— !! ha ah, je ne manque pas de culot, pourtant si !
                          Je pense aussi à ce travail gigantesque de compilation thématique, à partir d’un bout d’article, ou d’un article, un thème quoi, et la juxtaposition plus ou moins conjuguée de ceux des commentaires qui nous ont appris, amusés, ébahis,énervés...
                          On pourrait s’arrêter à cette façon de voir les choses : Agoravox est unique, utile et universel ( ça c’est pour faire les trois « u »), aussi en extraire, selon le mode, un jus, une huile essentielle, un condensé ou un extrait, ça serait épatant !
                          Mais quel boulot ! comptez sur moi pour avoir l’idée de boulot à jamais plus de cinq euros de l’heure, et encore, quand c’est payé !
                          Mais moi qui suis terrienne sans l’ombre d’une fantaisiste référence culturelle et historique, je saurais vous rattraper par les pieds , vous et votre comparse oppression, quand vous foncez en Grèce antique, ou bien décollez vers la tech interstellaire !
                          bon... envie de déconner, les temps sont durs, avant, on déconnait par temps mous, et c’était pas mal, non ?


                        • Tristan Edelman Tristan 12 février 23:42

                          @Montagnais
                          Aurais-je pu croire que ma polémique énervée puisse inspirer autant de poésie ? Que la lucidité froide comme un glaçon brisant les pupilles éteintes puisse évoquer Philemon, Hyperion et Charis ? Qu’à cela ne tienne : mon verbiage de guerre devait défaire les Erinyes et rendre au Monde sa cruelle douceur. Mais Kehre ne m’a jamais rien promis, bien que je l’ai insultée et, en attendant, je vous écoute des souches sombres plutôt que de la triste métaphysique qui s’accomplit dans le dernier homme vacciné.


                        • eau-pression eau-pression 13 février 10:44

                          @Montagnais et @alinea, cc(rémonieux) @Tristan

                          L’horizon de Tristan efface la nostalgie des promesses de bonheur par la possession ; il y a mieux à penser que regretter ces billets, ces titres, toute la symbolique de la dette des uns aux autres, réduite à celle du gueux envers le décideur.

                          Quel autre lieu que le mont Ararat pour y faire cette minutieuse compilation ? Le Ventoux (une histoire récente de dames d’Avignon) regarde mare nostrum, est-ce suffisant à cette ambition ?

                          Pour @Montagnais, j’ai recherché ce post de @Tristan histoire de vérifier la connivence (voir le nota bene).

                          Notre première rencontre a eu lieu du temps où j’étais l’espace insécable, encore plus discret que l’alinéa. A cette époque, je désespérais de toucher l’âme de la cavalière, et tomba de nulle part un hymne à l’amour amusé que nous nous en tenions au rose bonbon. Longtemps j’ai fredonné « la polka du roi » tandis que la tramontane tentait de me déraciner dans mes collines.

                          A propos d’âme, à ceux qui n’y croient pas, il faut démontrer (et oui, ils sont lourds, seule la démonstration leur convient) que la machine n’en aura jamais. Qu’elle n’aura jamais accès, malgré les capteurs par lesquels on veut la prolonger en nous, l’envie de relier un être à un autre. Un défi a été lancé et nous pouvons le relever. Une histoire de test de Turing pour évaluer les performances de l’IA. Si je ne comprends pas tout de ce que vous dites, je sais qu’il s’agit de m’entraîner dans un monde différent, le vôtre, qui m’est imprévisible. Donc, pour répondre au défi, créons un code que la machine ne puisse décoder, malgré son inconcevable pouvoir d’investigation.

                          Lourd pour lourd (fat for fat), il me faut quand même mettre à plat le sens que j’attribue au « verbe s’est fait chair ». De la normalité sexuelle, je ne peux vous donner que ma version. C’est loin et flou l’adolescence (et qui sait si ça ne remonte pas à l’enfance), essayons quand même. De la courbe d’un dos, de la troussure d’un nez, l’esprit du garçon se remplit jusqu’à l’oppression de mots par lesquels il voudrait entortiller l’ensorceleuse. Voyez comme, à notre âge, @Aïta évoque l’époque où le rouge des roses de @Montagnais était un encouragement, où son discours était plus riche que les borborygmes actuels. Si elle porta l’estocade, ce ne fut pas définitif.

                          Veuillez excuser mon indiscrétion, nous sommes entre pseudos. Ce flot spéculatif est sans doute possible inspiré par la vie qui veut se transmettre. Il est essentiel à ce projet que l’objet de ce désir vocalisé, l’ingénue porteuse du signe accrocheur (courbure, troussure) reste bien accrochée dans son corps pour que le projet de la vie se réalise. Ce qui explique que, quand un pseudo est animé par une femme, la Nature lui interdise de décoller dans la fiction, si naturelle à l’homme.

                          Moult allumeuses m’ont fait comprendre cela, ne me dites pas que j’ai rêvé ... Et ne me demandez pas quelle belle fut ma Baucis, je supporte mal d’être transplanté.


                        • eau-pression eau-pression 14 février 12:12

                          @Tristan

                          ... qui s’accomplirait dans le dernier homme vacciné. Résistons, nous harangais-tu précédemment.

                          Suis pas obsédé sexuel, suis dépendant des formes féminines, suis à la fois hétérosexuel et Proustophile, suis pas biologiste et pourtant je vais chercher dans la différentiation sexuelle l’intérêt du clivage, sujet de ton article si mes souvenirs sont bons.

                          La vanité masculine en prend un coup quand le garçon apprend que c’est un chétif chromosome (le Y est plus petit que le X) qui est à l’origine de sa différence. Pourquoi ne pas assumer son infériorité à la fille manifeste sur bien des performances ? @alinea produit un discours juste sous son incohérence apparente, quand je suis bridé par la cohérence ; les @montagnaises (Anne et Jules) sont capables de naviguer dans l’imaginaire des animateurs de ce site sans les froisser avec une pertinence qui m’épate, quand @Aïta nous tyrannise de pensée correcte.

                          Il m’est revenu un livre beaucoup plus fluide que mes lourdes spéculations : Adios, de Kléber Haedens. Hymne d’un homme mûr à sa Baucis enlevée par les Parques, où il se revoit jeune, rêvant de cadrage-débord et de reportages lointains, hypnotysé par une jeune bourgeoise de Libourne.

                          A propos de bouquin, collision avec le nota bene dont je parlais hier, il y a sur AvoxTV un entretien avec Stéphane Blet qui vante « Mort à Crédit ».

                          Résistons à la norme de la bisexualité, courons après les jupes des filles. Les invertis (désignation ancienne des homos) sont à mes yeux plus normalisateurs que les hétéros. Chacun son avis, des normes il en faut ... pour qu’on les dépasse.


                        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 14 février 12:20

                          @eau-pression ben vl’a que je file de la pensée correcte a l’insu de mon plein gré...vais consulter Arthes ma psy préférée... Un seul remède mais qui fait mal aux fesses .

                          .


                        • eau-pression eau-pression 14 février 13:03

                          @Aita Pea Pea

                          Un conseil si t’es décidé ni pour le gode et le fouet : ne lui dis pas que tu viens vérifier que la zone génitale est reliée à l’épiphyse.

                          Si jamais tu dis ça dans le donjon, tu vas déguster à la place de Michèle, aïe aïe aïe.

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