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Soutien aux AESH qui accompagnent les enfants en situation de handicap à l’école

La Loi de 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » a instauré le droit à la scolarisation des enfants en situation de handicap.

C’est ainsi que fut créé les AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap), anciennement nommé Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS), qui assurent l’accompagnement, de la socialisation, de la sécurité et de l’aide à la scolarisation d’enfants en situation de handicap dans des classes spécialisées (ULIS ; SEGPA) ou dans des classes en milieu ordinaire ordinaires.

Ainsi, sous la responsabilité pédagogique des enseignants, ils ont vocation à favoriser l’autonomie de l’élève, sans se substituer à lui.

Les AESH sont des agents contractuels de l’État recrutés par contrat de droit public. Leur contrat, d’une durée d’une durée de trois ans, est renouvelable une fois, avec la possibilité d’obtenir à terme un contrat à durée indéterminée dans la plupart du temps à temps partiel.

Un mouvement de grève des AESH a eu lieu récemment et leur combat est juste :

L’obtention d’une véritable reconnaissance par une meilleur statut et un meilleur salaire, être déprécarisées, mieux formées, avoir des temps de travail en commun et plus d’heures pour accompagner les élèves.

En résumé des moyens et de l’humain pour ce beau métier qui doit avoir une véritable place à part entière au sein de la communauté éducative, dans l’école de la République.

Souvent contraint(e) au temps partiel, il est essentiel d’avoir une stabilité et une sécurisation de leur emploi afin d’être dans de meilleurs conditions psychologiques pour répondre aux besoins des enfants pris en charge.

Sur France Bleu, Emmanuelle Duval Leseigneur, AESH dans la région de Vernon, et représentante syndicale SNUipp-FSU de l’Eure met en avant qu’il y a eu des recrutements mais pas en nombre suffisant : « Les enfants se retrouvent à avoir de moins en moins d’heures d’accompagnement, j’appelle ça du saupoudrage, ça donne bonne conscience, on peut dire qu’on a respecté l’engagement de mettre votre enfant dans une école ordinaire, mais les conditions ne sont pas là pour que cet enfants puisse progresser dans cette école ».

Je leur apporte tout mon soutien !

Vous pouvez signer cette pétition pour les soutenir :

https://www.change.org/p/jean-michel-blanquer-soutien-aux-aesh-accompagnants-d-%C3%A9l%C3%A8ves-en-situation-de-handicap-stop-%C3%A0-la-pr%C3%A9carit%C3%A9?use_react=false

Arnaud MOUILLARD - http://arnaudmouillard.fr


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3 réactions à cet article    


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 8 mars 12:42

    Quel sens du jeu de mot, ils auraient pu mettre « Nous sommes Daesh »...


    •  C BARRATIER C BARRATIER 8 mars 17:01

      Ces aides aux élèves handicapés avaient à l’origine un rôle de remise en selle pour des personnes en recherche d’emploi. Un salaire à mi temps, du temps pour se former, ce n’était pas considéré comme un métier. Contractuels, car non fonctionnarisables. Pour devenir enseignant ou agent de service municipal il faut passer un concours, et pour les agents non enseignants, les candidats sont bien plus nombreux que les postes disponibles.

      Faut il créer un nouveau corps de fonctionnaires municipaux ou départementaux (pour les collèges) ? Ce n’est pas la politique de la droite ou de la gauche au pouvoir. Il y a donc là un enjeu électoral.


      • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 10 mars 06:17

        La situation faite aux AESH est lamentable. Mais ce n’est qu’un aspect parmi d’autres d’une situation scolaire épouvantable dans laquelle l’incurie des autorités est la première responsable.

        Les AESH devraient avoir une situation moins précaires c’est vrai mais la précarité maximale est quand même pour les élèves auprès desquels elles interviennent sans formation suffisante et donc, grosso modo, en fonction de leur seule bonne volonté et compétences naturelles.

        Les enseignants non plus ne sont pas formés à l’accueil des élèves handicapés et de leurs AESH. Ils voient ces dernières comme des « patch » qui, une fois collés sur le dos de l’élève, lui ôtent son handicap de sorte qu’ils se croient dispensés de tout travail de différenciation pédagogique.

        Pour l’expérience que j’en ai en tant que psychologue scolaire, la différenciation est généralement la chose la plus haïssable de la pratique enseignante, toutes les excuses sont bonnes pour s’en dispenser et persévérer dans le principe du : « je ne veux voir qu’une seule tête ! ».

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