• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Spiritualité et matérialisme – la croisée des chemins

Spiritualité et matérialisme – la croisée des chemins

JPEG

Cette époque est certainement exceptionnelle. Nous arrivons à un moment charnière, un moment décisif, comme celui qu’anticipait sans doute André Malraux lorsqu’il disait : « Le 21ème siècle sera spirituel, ou ne sera pas. ». Les événements actuels semblent lui donner raison et force nous est de constater que nous entrons de plein pied dans une époque de turbulence ou un choix fondamental devra se faire.

Le clivage social est déjà commencé et il se manifestera progressivement par la réponse de chacun à travers divers événements qui polariseront, toujours davantage, les esprits. Deux événements traumatiques majeurs, de classe mondiale, ont déjà profondément imprimés leurs marques dans les esprits. D’abord, Il y a eu le 11 septembre 2001, puis l’introduction lancinante de la menace du réchauffement climatique anthropique.

Maintenant, nous faisons face à cette perturbation majeure du corona virus qui nous fait pénétrer encore plus intimement dans cette crise existentielle qui, petit à petit, nous forcera, à la suite d’autres événements qui suivront certainement, à nous inscrire dans le livre de la vie, comme des proies conditionnées et asservies par la peur, ou comme des entités libres et souveraines qui s’appuient avec conviction et confiance sur le principe divin et sacrée qui sous-tend l’univers et la vie.

Lorsque je parle de principe divin, il faut bien comprendre que je ne me réfère à aucune religion particulière. En effet, les différentes religions ne sont que des moyens d’expression communautaires spécifiques de la spiritualité fondamentale, de la même façon que les différentes langues ne sont que des moyens d’expression communautaires, des supports particuliers pour l’intelligence humaine. L’intelligence ne réside pas dans le langage mais elle s’exprime partiellement à travers lui. De la même façon la spiritualité véritable est au-delà des religions, mais les religions permettent une expression partielle de la spiritualité. Voilà ce qu’il faut bien comprendre pour ne pas tomber dans un dogmatisme étroit et stérile.

Si l’intelligence circule à travers le langage quelle que soit la langue utilisée et la spiritualité à travers les diverses religions, nous sommes en droit, par analogie, de supposer qu’il y a aussi, une sorte d’esprit universel qui lui, circule à travers les corps des êtres vivants. Nos corps seraient donc, ainsi que le laissent entendre diversement les grandes religions, des véhicules personnalisés de « l’Esprit », des sortes de mots à travers lequel il (l’Esprit) s’exprime. Ce symbolisme est explicitement utilisé dans l’Évangile de St-Jean : « Le Verbe s’est fait chair ». Autrement dit, « L’Intelligence Universelle s’est incarnée dans la matière à travers la Vie ». Si dévoyer le langage c’est attenter à la bonne circulation de l’intelligence, dévoyer notre corps, c’est aussi, en quelque sorte, attenter au filament divin par lequel l’esprit universel circule à travers nous.

De toute évidence, notre époque a perdu le sens du sacré, ce sentiment intime et transcendantal de notre codépendance, cette conviction profonde d’un point focal divin, qui au-delà des corps, relie tous les êtres.

Cette époque va très certainement nous obliger à choisir entre deux trajectoires qui deviendront vite, irréconciliables :

 Soit en arriver à se considérer de plus en plus comme une entité individuelle finie et strictement matérielle sans hauteur spirituelle et donc, intensément tenaillée par une anxiété existentielle fondamentale qui la pousse à rechercher une sécurité factice par l’extérieur via des moyens collectifs qui deviendront rapidement abusifs et sans issues.

Soit de repartir loyalement à la redécouverte de notre nature vitale essentielle et divinement souveraine axée sur une confiance inébranlable en la force émancipatrice et expansive qui se manifeste si clairement à travers la « NATURE » et en la « VIE ».

Cependant, si nous voulons sincèrement partir à la redécouverte de notre nature vitale essentielle, nous devons d’abord en arriver à un respect sacré de notre propre corps.

Non, il faut bien le comprendre, notre corps n’est pas une simple machine.

C’est une entité hyper-sensible, vivante et intelligente, la plus formidable qu’il nous soit et nous sera jamais donné de contempler. En ce qui concerne chacun d’entre nous, il est l’héritier de toute l’expérience cumulé des corps qui l’ont précédé depuis des millions d’années. Il vit en symbiose avec l’ensemble de la « nature vivante » et ce n’est que lorsque nous le privons de ce contact nécessaire que nous l’affaiblissons.

Point n’est besoin de méditer longtemps sur son corps pour se rendre compte à quel point il fait un travail merveilleux. Pour pouvoir profiter sainement notre vie, nous n’avons qu’à bien respirer, lui trouver de quoi boire et manger adéquatement, s’activer raisonnablement et se reposer selon ses besoins. C’est à peu près tout. Dans des conditions normales, nous sommes conscients que nous pouvons compter sur lui, qu’il est parfaitement apte à se maintenir dans le meilleur état de disponibilité, à notre service pour toutes les heures du jour et de la nuit. Jamais nous ne pourrons espérer avoir un autre allié de vie aussi fidèle, attentif, zélé, compétent et constant.

Je suis toujours étonné de constater avec quelle insouciance nous traitons ce formidable et intime partenaire qui vit dans une telle symbiose avec chacun d’entre nous que, la plupart du temps, nous nous identifions à lui. Je suis tout aussi étonné et choqué de constater avec quelle facilité les gens acceptent de le traiter comme s’il n’était qu’une simple machine dépersonnalisée, une vulgaire mécanique insensible et inintelligente. Je suis, surtout, étonné et choqué de constater combien facilement et candidement aussi, ils acceptent de le confier aux mains de soi-disant spécialistes qui, eux de même, le considère de cette même et méprisante façon.

Il faut vraiment avoir perdu tout instinct spirituel pour assumer une vision des choses qui puisse autoriser des agressions si souvent futiles et si constantes envers un serviteur si dévoué. Notre corps est véritablement un don divin personnalisé. C’est une entité hyper complexe et hyper sensible qui a pour but de nous permettre d’exprimer pleinement notre potentiel spirituel dans ce monde matériel.

Sans dénier l’utilité symbolique des divinités personnalisées par les différentes religions, point n’est besoin de leur faire explicitement référence pour affirmer ce qu’un peu de bon sens et de réflexion suffit à prouver. « L’Homme est une entité spirituelle et le corps est son divin moyen d’expression en ce monde dimensionnel ». Quiconque en est arrivé à une conscience aigüe de cette observation n’acceptera plus que son corps soit traité comme un simple objet futilement modifiable par l’extérieur.

La science moderne, bien qu’elle nous ait apporté des bienfaits sans nombres, nous a aussi fait glisser dans un matérialisme outrancier qui nous a fait perdre de vue le sens premier et profond de nos vies.

Déjà, maintenant, sans plus de réflexion, sous simple prétexte de bien social brandie par les autorités, une partie importante de la société accepterait assez facilement que nos corps soient profondément modifiés par des interventions « scientifiques » qu’on leur proposerait (greffes animal-homme, vaccins, implantation numériques, transhumanisme, etc). Pourquoi ? Anxiété existentielle, paresse morale et intellectuelle, conformisme social, sécurité sanitaire, augmentation des possibilités corporelles ou mentales... On peut à profusion ajouter des raisons toutes aussi futiles les unes que les autres…

C’est cette illusion de vouloir et de pouvoir, à travers la science, jouer à « dieu » qui guette nos sociétés. « Jouer à dieu », c’est-à-dire, tenter de transformer et d’agir sur « le courant de vie » dans une action qui va de l’extérieur vers l’intérieur, alors que naturellement « ce courant de vie » s’exprime dans un jaillissement qui va de l’intérieur vers l’extérieur. Nous entrons donc dans une inversion fondamentale des forces de vie, dans une sorte de révolte contre « le courant et l’ordre naturel » et donc, divin, des choses.

C’est donc dans une bataille spirituelle véritable que nous entrons.

D’une part il y aura ceux qui, séduits par les mirages d’une science dévoyé, accepterons, sous toutes sortes de prétextes, cette altération progressive et collective des corps et donc, en même temps, une forme subtile de dépossession de leur propre corps, mais aussi, une forme de dépendance envers les moyens de la science et donc une sorte d’enfermement social conditionnant.

D’autre part, il y aura ceux qui conscient des dangers de cette dérive matérialiste, refuseront de se laisser entraîner dans la perversion de ce qu’ils considèrent comme leur héritage spirituel et le fil authentique et souverain qui relie leur soi personnalisé au divin.

Tous ceux qui ne peuvent comprendre ou qui ne ressentent pas profondément que leur corps est un pouvoir véritablement divin qui les porte, sont susceptible de tomber dans les pièges et les mirages de la « fausse science » matérialiste et de devenir les jouets de toutes les peurs et messages anxiogènes que ses chantres savent si bien agiter pour les éloigner de leur souveraineté intrinsèque et les contrôler.

En effet, il y a une vraie science, celle qui reconnaît l’unité fondamentale du spirituel et de matériel, mais qui reconnaît aussi la prééminence du spirituel sur le matériel ; et il y a la fausse science, celle qui conçoit le spirituel comme un simple prolongement du matériel. En conséquence de cet aveuglement, elle s’arroge des droits d’agir sans restriction morales et elle s’arroge aussi des pouvoirs qui perturbent profondément l’ordre social. Fondamentalement, c’est une science mortifère.

C’est cette fausse science matérialiste et corrompue qui est maintenant brandie comme justification à toutes sortes de dérives par l’oligarchie perverse qui mondialement a infiltré la plupart des lieux de pouvoir. Par ce moyen et d’autre, ils essaient d’imposer les éléments sociaux nécessaires à l’embrigadement et à l’asservissement des consciences par l’anxiété, l’angoisse et la peur qu’elle sait provoquer.

Comme humanité, nous nous retrouvons donc, (une fois encore ?), à la croisée des chemins, et chacun, individuellement, aura à faire un choix qui balisera sa propre direction, d’abord comme entité spirituelle autonome, entre une dépendance servile ou une souveraineté spirituelle assumée, mais aussi, plus globalement, l’ensemble de ces choix individuels se répercuteront sur la direction collective…

 

Normand Guillemette, 2020/10/11


Moyenne des avis sur cet article :  2.2/5   (15 votes)




Réagissez à l'article

29 réactions à cet article    


  • Pierre Régnier Pierre Régnier 12 octobre 18:32

    J’apprécie particulièrement cet article. J’ai envie de crier : Enfin !

    Mais, à 82 ans et après m’être beaucoup consacré à la réalisation de la prophétie de Malraux, je constate que le spirituel dont la prééminence sur le matériel est reconnue est une spiritualité religieuse meurtrière, criminogène, et ses effets très logiques d’une grande banalité. Des croyants baignant dans cette spiritualité tuent, à Charlie Hebdo et ailleurs, parce que Dieu a commandé de le faire

    Et pour le pape François, les trois années durant lesquels le juif Jésus a tenté de convaincre ses coreligionnaires que leur Dieu ne veut que l’amour ne sont qu’une parenthèse sans importance dans une Encyclique. Ce qui compte vraiment, pour lui comme pour “saint“ Jean-Paul II et Benoît XVI, c’est la continuité de l’Église du 21e siècle dans la “bonne“ criminalité de Dieu réaffirmée juste dans la dernière Bible de son Église (2001).

    Ça ne trouble toujours pas les « chrétiens » spectateurs de cette infamie.


    • Normand Guillemette Normand Guillemette 13 octobre 14:30

      @Pierre Régnier
      Ce que vous dites est vrai. Mais, à mon sens vous parlez plus de religion que de spiritualisme. Dans mon esprit, le spiritualisme transcende la symbolique religieuse. Une religion, c’est l’expression communautaire de valeurs spirituelles et forcément le commun dénominateur (celui qui permet de rallier une majorité) n’est pas forcément très élevé... 


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 13 octobre 15:01

      @Normand Guillemette

      Dans l’expression, contenue dans les Évangiles, de la pensée que le croyant juif Jésus de Nazareth a voulu transmettre à ses coreligionnaires, la volonté pacifiante de Dieu, profondément révolutionnaire pour l’époque, est d’une très grande valeur.

      Que 2000 ans plus tard, les spiritualistes religieux eux-mêmes ne l’aient toujours pas intégré est pour moi stupéfiant.

      Que les spiritualistes non-religieux, de leur côté, ne veuillent toujours pas voir cet aspect du spiritualisme religieux, c’est ce qui conduit très concrètement des fidèles de l’islam à massacrer massivement à Charlie Hebdo et ailleurs.

      Avec, donc, la complicité, directe ou indirecte mais bien réelle des spiritualistes religieux et non religieux.


    • benyx benyx 14 octobre 18:37

      @Pierre Régnier
      A priori Jésus n’étais pas Juif mais Essénien, une doctrine issue d’un monothéisme Égyptien et/ou Perse mais s’étant intégrée dans le judaïsme pour ne pas être condamnée par ces derniers.


    • Yann Esteveny 12 octobre 20:56

      Message à Monsieur Normand Guillemette,

      Les choix sont fondamentaux dans notre vie.
      L’importance que vous donnez à vous-même et à l’autre, ou la part ainsi que la priorité que vous accorder entre le matériel et le spirituel sont de simples exemples de vos choix.

      Chacun va se reconnaître dans « des moyens d’expression communautaires spécifiques de la spiritualité fondamentale » pour reprendre votre expression. Les croyances modernes tendent vers la philosophie bouddhiste, ou bien vers un relativisme où tous les dieux se valent, ou bien encore une vénération de Gaïa tendance Greta Thunberg.

      La religion et la foi n’ont rien à voir avec ce supermarché de bazar. Si vous mettez un principe divin sans clarifier sa nature, vous restez à la porte du choix et en conséquence aux portes de ce qui est important.

      Respectueusement


      • Normand Guillemette Normand Guillemette 13 octobre 14:38

        @Yann Esteveny
        Il y a un philosophe qui disait : "Un Dieu défini, c’est un Dieu fini... Je suis d’accord avec lui, bien que je puisse très facilement accpter le fait que beaucoup de gens ont besoin de se faire une représentation plus concrète de Dieu. 


      • Yann Esteveny 13 octobre 17:08

        Message à Monsieur Normand Guillemette,

        Si vos lectures sont celles de l’auteur que vous citez, je comprends tout à fait votre texte.
        Beaucoup de gens ne cherchent pas à se représenter Dieu mais cherchent à mieux l’entendre pour mieux agir dans sa volonté. C’est totalement différent. Les premiers sont devant leur construction de l’image de Dieu comme devant un poste de télévision. Les seconds vivent leur foi.

        « Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvé. » Blaise Pascal

        Respectueusement


      • JPCiron JPCiron 13 octobre 13:48

        Bonjour,

        L’existence du problème que vous évoquez n’est-il pas subordonné à l’acceptation d’une étrange hypothèse par laquelle le matériel et le spirituel seraient deux entités indépendantes ?

        En effet, pourquoi séparer/ opposer le matériel et le spirituel, le corps et l’esprit ?

        Car l’esprit émane du corps. Toute spiritualité est matérialiste.

        Mais nous sommes capables d’imaginer que le monde fonctionne sans respecter ses propres Lois, et nous séparons/ opposons ce qui ne peut l’être.

        La spiritualité n’est pas nécessairement religieuse ! Dieu Merci !

        Vive la Spiritualité Matérialiste !!


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 13 octobre 14:43

          @JPCiron

          Vous dites : La spiritualité n’est pas nécessairement religieuse

          C’est tout à fait vrai, et l’article le montre très intelligemment mais, aujourd’hui, la spiritualité religieuse est considérée, par les croyants comme par les athées, comme nécessairement porteuse d’une prétendue « bonne criminalité » voulue par le Dieu des croyants.

          Or, il y a 2000 ans, un fervent croyant juif, Jésus de Nazareth, a donné sa vie pour débarrasser sa religion de cette horreur, déjà présente dans sa religion.

          Ceux qui, après sa mort, se sont présentés comme ses disciples n’ont pas pris en compte cet aspect le plus important de son message. Et aujourd’hui encore, l’église catholique ne le prend pas en compte et réanime, au contraire, la croyance en Dieu nécessairement criminogène.


        • Normand Guillemette Normand Guillemette 13 octobre 14:57

          Dans mon article je dis : « En effet, il y a une vraie science, celle qui reconnaît l’unité fondamentale du spirituel et de matériel, mais qui reconnaît aussi la prééminence du spirituel sur le matériel ; et il y a la fausse science, celle qui conçoit le spirituel comme un simple prolongement du matériel. »

          Je ne sépare pas le spirituel du matériel, mais la prééminence de l’un sur l’autre. L’homme est d’abord un être spirituel et le corps, son divin support ; il doit vivre en conséquence de ce fait.


        • bidubiduA bidubiduA 13 octobre 16:09

          @Normand Guillemette
          Bigot comme un Québecois .
          ...
          Vous avez eu sans doute la Revelation quelque part
          Chacun a son ange Gabriel
          On ne peut pas trouver mieux comme auto-persuasion...
          Vous avez des siècles de retard


        • Claudec Claudec 13 octobre 17:52

          Jésus n’était-il pas bien plus qu’un fervent croyant ? (pourquoi Juif ?)

          Et s’il a donné sa vie – qui n’était donc pas la première venue –, n’est-il pas pour le moins étrange que son geste n’ait rien changé à la condition humaine, qui s’est au contraire sérieusement aggravée depuis ?


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 13 octobre 19:08

          @Claudec

          Ce n’est pas étrange parce que, la religion qui se dit chrétienne, c’est-à-dire censée transmettre la totalité de son message, le trahit depuis 2000 ans et réanime cette trahison en ce début de 21e siècle  ! — en ne transmettant pas cette partie la plus importante de ce message :

          IL FAUT DÉSORMAIS CESSER D’ATTRIBUER À DIEU DES APPELS À MASSACRER POUR DE PRÉTENDUES “BONNES RAISONS“.


        • Claudec Claudec 13 octobre 19:38

          @Pierre Régnier

          Quoi qu’il en soit, autant de dérapages peu compatibles, avec une volonté, une infaillibilité, une omnipotence… Divines.

          Sans omettre que le message concernait une situation qui existait bien avant qu’il soit lancé.


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 13 octobre 20:33

          @Claudec

          Oui mais, ce qui est particulièrement révoltant, dans l’actuelle église catholique, c’est la demande qu’elle fait à ses fidèles de persévérer dans la croyance en la « bonne criminalité de Dieu » qui, comme vous le dites, existait avant le message de Jésus, et bien que le principal contenu de ce message ait été : Cessez de croire à ces horreurs !
          Principal contenu que les responsables du “christianisme“ n’ont, en fait, jamais cherché vraiment à faire connaître, pas même à ceux qui les suivaient dans leur démarche spirituelle.


        • Claudec Claudec 13 octobre 21:04

          @Pierre Régnier

          Et pourquoi ces responsables en sont-ils là où ils en sont ?

          À mon avis, parce qu’ils sont prisonniers de dogmes devenus tellement indéfendables qu’ils sont aujourd’hui protégés par des tabous.
          Je pense notamment à celui dont est frappé toute question de population et a fortiori de surpopulation.
          cf. en fin de ce fil de discussion, ma réaction à ce sujet.


        • JPCiron JPCiron 13 octobre 21:51

          @Pierre Régnier

          <IL FAUT DÉSORMAIS CESSER D’ATTRIBUER À DIEU DES APPELS À MASSACRER POUR DE PRÉTENDUES “BONNES RAISONS“.>

          Tout à fait d’accord !
          .


        • Claudec Claudec 13 octobre 22:16

          @JPCiron

          En effet, de quelle autre spiritualité peut-il être question, que celle qui résulte d’échanges entre des organes dont la fonction cesse lorsqu’ils ne sont plus alimentés ?
          La mort matérielle entraîne ainsi la mort de l’esprit. Et ce que nous avons la vanité de considérer comme notre âme, n’est rien de plus que le souvenir que nous laissons à nos survivant, pendant un temps infinitésimal, rapporté à l’univers.


        • pierrot pierrot 13 octobre 15:56

          Bien sûr Malraux n’a jamais prononcé cette parole qui est à l’opposé de ses idées.

          Dieu merci, l’athéisme progresse partout dans le monde contre l’obscurantisme et le conservatisme religieux.


          • Pierre Régnier Pierre Régnier 13 octobre 18:55

            @pierrot

            Ce qui progresse dans le monde ce n’est pas seulement l’athéisme, ni même seulement l’athéisme anti-religieux, c’est l’athéisme qui cultive l’ignorance des contenus religieux.

            Il existe donc un athéisme tout aussi obscurantiste que l’obscurantisme religieux.

            Et cet obscurantisme-là se fait lui aussi complice, même si c’est très indirectement, des croyants qui massacrent des mécréants à Charlie Hebdo et en de nombreux autres endroits parce que, parmi leurs croyances il y a celle qui attribue à leur Dieu des appels à massacrer les mécréants.


          • Claudec Claudec 13 octobre 20:41

            @Pierre Régnier

            Le mystère étant par nature obscur, et les “contenus religieux” se fondant sur le mystère, c’est cela que refuse le raisonnement de l’incrédule..


          • Claudec Claudec 13 octobre 17:40

            Genèse (Cf.https://saintebible.com/genesis/1-28.htm)

            27 Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.
            28 Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre.
            29 Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture.

            Telles sont les injonctions des Saintes Écritures et des religions s’y référant, aucune ne se montrant le moins du monde disposée à remettre en cause le dogme nataliste qui en a résulté et qui règne obstinément depuis.

            Sale temps pour la planète, la biodiversité et l’humanité !

            Et si les les intellos de l’époque, ignorant ou niant déjà les réalités de la condition humaine telles qu’elles résultent du caractère incontournablement pyramidal de la société, avaient passé outre, incapables de concevoir que les malheurs de l’homme augmenteraient irrémédiablement avec sa population et ses activités, aidées par un progrès scientifique et technique que nul n’imaginait, pas même Dieu Lui-même (sauf à être le contraire de la miséricorde), ou pour le moins ses prophètes ?

            https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/10/le-syndrome-de-lautruche.html


            • pierrot pierrot 14 octobre 10:37

              @Claudec
              En vérité, j’inverserai votre propos : l’homme a créé dieu à son image.
              Il est donc le produit de la civilisation qui l’a inventé d’où ce ou ces dieux tyranniques, violents, tueurs... lorsque les croyants les imaginaient ainsi.

              C’est pourquoi, entre autres, que la Bible ancienne contiennent tant d’horreurs, de massacres, de tortures, de génocides... idem pour le Coran qui s’est imposé dans des tribus en guerre permanente.


            • Claudec Claudec 14 octobre 18:04

              @pierrot

              Je parle des injonctions à se multiplier, des Écritures et des religions en étant issues, mais en aucun cas de la création de Dieu ou de se créatures, dont l’être humain. C’est une toute autre affaire.


            •  C BARRATIER C BARRATIER 13 octobre 19:32

              Le dépassement de soi, la « spiritualité », n’ont pas besoin du divin, inutile référence puisqu’aucun dieu n’existe ni n’a existé...Heureusement, car ils sont tous dits immortels, et ça ferait beaucoup de monde.....

              Nous ne sommes pas à part dans l’univers, tous les êtres vivants évoluent comme nous, on a beaucoup progressé dans la connaissance de l’évolution des espèces...Evolutives mais mortelles, donc notre espèce aussi, et probablement sans attendre d’être mangés par le soleil dans l’expansion qui précèdera sa disparition.

              Bien sûr nous reflechissons tous et nous avons ce sujet à coeur, mais chacun son point de vue, je ne demande même pas qu’il soit partagé.

              Voir en table des news :

              Sens de la vie, sens de l’univers http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=59


              • Pierre Régnier Pierre Régnier 13 octobre 20:16

                @C BARRATIER

                Personnellement je pars du réel pour réfléchir et engendrer mes croyances, ou la modification, voire le rejet, de mes croyances.

                Un réel particulièrement dramatique, aujourd’hui en France : des croyants massacrent des mécréants, à Charlie Hebdo et en de nombreux autres endroits parce que, croyant en Dieu, ils croient aussi que celui-ci leur a commandé de massacrer les mécréants.

                Ils le croient parce que leur religion leur a enseigné, textes sacralisés à l’appui, qu’il faut le croire.

                L’attitude la plus largement partagée face à cela : BOF !


              • Claudec Claudec 13 octobre 20:29

                @C BARRATIER

                Ne pas partager un point de vue n’est-il pas déjà s’y opposer ?

                Avec ou sans implication de la spiritualité et du Divin, si je considère que votre point de vue me porte tort et/ou met mon existence ainsi que celle de mes semblables en danger, alors j’y opposerais le mien.


              • pierrot pierrot 14 octobre 10:31

                @C BARRATIER
                C’est exact que depuis la naissance de l’humanité les cimetières des dieux morts sont pleins.
                Nous n’avons, me semble t-il, pas besoin de religion pour avoir une morale.


              • lacsap151 14 octobre 17:32

                @C BARRATIER
                « Le bon sens est au monde la chose la mieux partagée car chacun s’imagine en être suffisamment pourvu. » Descartes, début du « Discours de la Méthode ».
                Vous dites :< puisqu’aucun dieu n’existe ni n’a existé...Heureusement, car ils sont tous dits immortels, et ça ferait beaucoup de monde..... >, mais affirmation ne vaut pas raison et personne n’a ( encore )démontré qu’il y ait ou qu’il n’y ait pas « dieu ». 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité




Palmarès



Publicité