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Accueil du site > Tribune Libre > Stretch Working : la vérité sur le temps de travail effectif en (...)

Stretch Working : la vérité sur le temps de travail effectif en France

J’aimerais vous raconter l’histoire d’une souffrance si terrible que personne, jusqu’à présent, n’a véritablement réussi à nommer (du moins, pas à ma connaissance). Dans cet article, je vais lever le voile sur un tabou très français dont personne n’ose jamais vraiment parler. 

Bien entendu, vous pourrez régulièrement entendre parler dans les médias de temps de travail, de temps de travail effectif ou bien de productivité.

En revanche, nous n'entendons jamais parler de ces personnes qui parfois, n'ont tout simplement pas TOUJOURS envie de travailler. (et ce n'est pas forcément la personne qui est en cause)

Malgré toute leur bonne volonté, ces personnes ne peuvent pas faire autrement qu'utiliser des techniques subtiles destinées à faire passer le temps plus vite au travail. Dans quel but ?

Enormément de personnes pratiquent le Stretch Working en France : cela signifie qu'il y a un problème grave dans notre societé moderne. Le temps est une denrée pourtant si rare...

Nous allons tenter de comprendre pourquoi nous en sommes arrivés-là...

Tout cela dans le but de soutenir toutes les personnes qui souffrent énormément à cause de ce modèle complètement obsolète qui est appelé “salariat”.

 

Qu’est-ce que le Stretch Working ? 

Stretch Working illustration pc portable bureau

Ressenti comme une honte par certains, vécu comme une véritable souffrance pour d’autres ou pris avec beaucoup d’humour par les personnes les plus solides mentalement, le Stretch Working est une réalité indiscutable du monde du travail en France et certainement, dans bon nombre de pays occidentaux comme par exemple les États-Unis.

Pour information, n'ayant pas pu trouver de nom à ce phénomène, j'ai personnellement décidé de le nommer ainsi.

Pour les salariés, le Stretch Working consiste en fait à élaborer des stratégies et à trouver des techniques qui permettent de raccourcir artificiellement la durée du temps de travail effectif.

Plus simplement, cela signifie que pour une raison ou pour une autre, le salarié ne peut pas faire autrement que de faire passer le temps plus vite par un autre biais que celui d’effectuer les tâches pour lesquelles il a été employé au départ.

La technique qui illustre très bien ce phénomène de société est la technique des toilettes. Cette technique consiste à rester plus longtemps aux toilettes que nécessaire pour grappiller un peu plus de temps.

Nous verrons d’autres exemples encore plus croustillants un peu plus loin dans cet article.

Certaines personnes arrivent à contourner astucieusement le système légal en place tandis que pour d’autres, les techniques employées sont beaucoup moins subtiles.

Dans tous les cas, une question cruciale se pose à ce stade : pourquoi les salariés ont-ils besoin de recourir au Stretch Working ?

Cette question en amène d’autres tout aussi importantes :

  • Est-ce un problème de fainéantise ?
  • Est-ce un problème de management ?
  • Est-ce un problème de motivation ?
  • Est-ce les trois ?

La réalité est bien plus complexe et que cela. Pour tenter de comprendre pourquoi les français pratiquent le Stretch Working, il faut aborder le sujet en profondeur.

La fainéantise, le management ou la “motivation” ne suffisent pas à expliquer de manière convaincante le pourquoi du recours au Stretch Working. (vous allez comprendre pourquoi en lisant la suite)

Savez-vous que les salariés passent moins de 40% de leur temps de travail à travailler ? (source)

Savez-vous également que les salariés passent, en moyenne, d'une heure et demie à trois heures à faire autre chose que ce pour quoi ils sont rétribués ? (source)

Ces chiffres absolument effarants nous prouvent qu’il y a effectivement un gros problème de productivité dans le salariat qui d’ailleurs, touche apparemment davantage les employés de bureau.

Si nous remontons à la source du problème et que nous acceptons ce postulat de départ : il ne s'agit pas d’un problème de management, de fainéantise ou autre du même genre, il se pourrait bien que le problème soit avant tout structurel...

 

Le salariat, un modèle dépassé, obsolète et complètement inadapté

salariat illustration

Pour commencer, voici la définition du salariat : “Le salariat est une relation économique et sociale entre un travailleur et un employeur, où le travailleur vend sa force de travail dans le cadre d'un contrat de travail formel ou informel. En échange de son salaire, les produits du travail réalisés par l'employé demeurent la propriété de l'employeur.”

Ensuite, Eric Schmidt a dit ceci : "La technologie évolue plus vite que les gouvernements, alors ne légiférez pas avant d'en comprendre toutes les conséquences."

Malgré la mutation, la transformation et l’évolution infernale que subit actuellement la société, le système éducatif et la façon d’organiser le travail n’a pas changé depuis des décennies !

La vérité, c’est que le salariat tel qu’il est maintenant pratiqué depuis des dizaines d’années est totalement inadapté à l’équilibre de vie dont l'être humain à besoin pour vivre normalement. (dans le travail de bureau)

 

En quête de sens au travail

Alicia, elle qui vit dans la forêt depuis deux ans, prend plaisir à investir beaucoup de son temps dans son projet d'habitat autonome car ce projet à du sens, de l’intérêt et de l'utilité.

Mais comment avoir envie de passer son temps enfermé dans un bureau froid, impersonnel et rempli de personnes dans le déni arborant en permanence un sourire commercial qui attendent avec peine la fin de leur journée ? (si toutefois ils peuvent partir à l'heure)

Lorsqu’il fallait reconstruire la France après la seconde guerre mondiale, il était tout à fait compréhensible et raisonnable d’investir beaucoup de son temps dans cette tâche utile et chargée de sens qui bénéficiait alors à tous. (même si c'était très dur...)

En revanche, dans une époque où nous produisons bien plus de choses que ce qui est vraiment nécessaire, il est de notre devoir de citoyen de remettre enfin en question le salariat, cette machine à créer de la souffrance.

Pourquoi les fonctionnaires ont-ils mauvaise réputation ? Pourquoi nous remettons souvent en questions les salaires des membres du gouvernement ? Pourquoi les citoyens désirent-ils un revenu universel ? Quand est-ce que les puissants de ce monde vont enfin se décider à mettre définitivement ce modèle obsolète (salariat) au placard ?

En plus de créer beaucoup de souffrance, il s'avère être un nid à inégalités. 

 

Des inégalités flagrantes et tragi-comiques

En voici un exemple simple que vous pouvez constater assez facilement dans le monde du travail : Lucie est une jeune cadre dynamique qui touche 5000 euros net par mois. Elle a fait de longues études pour en arriver là. Elle est chargé du webmarketing pour une grosse entreprise. Son travail consiste à réfléchir aux tâches que les subalternes doivent effectuer.

Julien quant à lui est un geek millénial qui bosse dans une startup. Il n’a aucun diplôme mais il est objectivement 10 fois plus compétent que Lucie. Faute de budget, startup oblige, il ne touche que le smic. Pourtant, l’intitulé du poste de Julien est le même que celui de Lucie. Julien fait un peu de tout et est trop occupé par le travail opérationnel à effectuer pour songer à élaborer des stratégies. (comme Lucie) Un même métier et pourtant, deux mondes complètement différents.

Cette déconnexion avec la réalité est effrayante.

Un monde du travail juste serait un monde du travail dans lequel les salariés seraient rémunérés selon leurs compétences, un point c'est tout.

Là où je veux en venir, c'est que dans un monde du travail dans lequel des gens sous-payés sont plus compétents et plus effiaces que ceux qui sont payés 3 fois plus et qui sont bien moins compétents, il faut impérativement s'interroger sur la notion de productivité et pourquoi pas remettre en cause la défaillance du système. (inutile de parler de la fuite des cerveaux en France)

En d'autres termes, force est de constater que le salariat est un gâchis monstrueux pour la société moderne.

Si le travail était mieux organisé, nous pourrions accomplir tellement plus et éviter tant de souffrances... Ce genre d'injustice sociale se retrouve très souvent dans les métiers du secteur tertiaire et ne cesse de gagner du terrain. 

Le but de cet exemple n’est pas de juger Lucie ou Julien mais de poser les bases d’un raisonnement logique qui va vous permettre de comprendre quelle est la source du problème du Stretch Working.

 

Le Stretch Working : les origines du mal…

L’OMS (Organisation mondiale pour la Santé) estime que les troubles dépressifs représentent le 1er facteur de morbidité et d’incapacité sur le plan mondial (communiqué de mars 2017). Ainsi, on compte plus de 300 millions de personnes dans le monde souffrant de dépression soit une augmentation de plus de 18 % de 2005 à 2015. (source


D'après une étude du cabinet Stimulus, 24 % des salariés français se disent en « état d'hyperstress », c'est-à-dire à un niveau dangereux pour leur santé. (source


Vous avez dit bore-out ? « Pas dans mon équipe ! » C’est ce qu’ont déclaré un quart des managers interrogés lors de la dernière étude Robert Half, publiée en mars 2018 pour avis sur l’ennui des salariés au travail*. Une idée très certainement biaisée, lorsque l’on sait qu’au moins 30% des salariés s’ennuient au bureau**. (source)

Ces quelques chiffres nous alertent quant à l’urgence de la situation. Le constat est alarmant.

En nous intéressant au Stretch Working, nous soulevons un problème bien plus grave que de la simple et prétendue "fainéantise".

La fainéantise ne concerne donc qu’une très faible partie de la population.

Le management peut expliquer le problème en grande partie, mais pas forcément son origine. Les origines du mal du Stretch Working sont en réalité très faciles à expliquer.

Le Stretch Working fait peur et les patrons s’enferment dans un profond déni… Pourquoi de plus en plus de salariés sont obligés de recourir à des stratégies pour que le temps au travail passe plus vite ?

Pourquoi n’effectuent-ils tout simplement pas leurs tâches afin que le temps passe "normalement" ?

La vérité, c’est que le salariat est une prison dans laquelle vous avez l’obligation légale de travailler. Le problème, c’est que nous ne sommes pas des robots et que cette organisation du travail nous place face à une cruelle impossibilité. 

 

Nous sommes des êtres humains

Parfois, les êtres humains n’ont pas envie de travailler. Certains jours, les êtres humains ne sont pas motivés par leurs tâches.

A une certaine heure de la journée, il arrive qu’un être humain ne soit pas en mesure faire quelque chose qu’il n’a pas envie de faire.

Le code du travail n’a pas été pensé pour des êtres humains mais pour des machines qui sur le papier, doivent êtres capables d’être opérationnelles pendant des heures et ce, peu importe les circonstances.

L'organisation actuelle du travail n'est autre que de l'esclavagisme dissimulé.

La pression sociale à simplement pris le relais sur le fouet. N’envisagez même pas comme "solution" : les arrêts maladie, les congés payés, les congés sans solde ou autre car ce ne sont que des vulgaires fausses solutions qui ne font que retarder l'échéance...

La honte, la culpabilité et la pression sociale dissuadent les salariés de parler de cette non envie de travailler.

Etant donné qu’un salarié n’a pas le droit de dire ou de penser “je n’ai pas envie de travailler” et qu’un arrêt maladie est honteux, quel recours lui reste-il pour empêcher sa non envie de dégrader gravement sa santé mentale ?

Selon une étude, 23% des salariés du privé décident de travailler malgré un arrêt de travail. (source)

Il ne lui reste alors plus que le Stretch Working… Le “temps de travail élastique” n’est autre que la manifestation du symptôme d’un grave problème qui gangrène la société un peu plus chaque jour.

Le Stretch Working n'est autre qu'un mécanisme de survie qui préserve la santé mentale des salariés... 

 

Exemples et anecdotes croustillantes sur le Stretch Working

bureau pause illustration 

Exemple #1

Michel est vendeur conseil chez un opérateur de télécommunications français très connu. Son temps de travail effectif est de 8h par jour. Dans la vente, 8h, c’est très long et dans un contexte moderne, le rythme de travail n’est pas adapté à ce qu'un être humain peut supporter. C’est pourquoi il utilise le Stretch Working. Sa technique préférée consiste à gagner du temps en prenant un (long) petit café d’en face de la boutique dans laquelle il travail. 

Exemple #2

Sylvie est fonctionnaire. Elle trouve le temps au travail très long. Des tâches lui sont certes attribuées mais dans un rythme fortement saccadé. A force d'alterner entre une charge de travail normale et des périodes creuses, elle n’a pas d’autres choix que de recourir au Stretch Working pour tenir. Sa technique ? Passer plus de temps que nécessaire pour accomplir une tâche donnée. La tâche pourrait être réalisée en 10 minutes mais avec le Stretch Working, cela lui prend une journée de travail pour la réaliser. 

Exemple #3

Farid est conseiller téléphonique et il pratique un Stretch Working de haut niveau. Pour tenter de survivre dans un métier aliénant au possible, il fait semblant de passer des coups de fil pour paraître occupé, faute d’envie. Plus encore, pour trouver une alternative à ce job dont tout le monde pourrait se passer, il profite parfois de son temps de travail pour développer sa micro-entreprise. 

Exemple #4

Damien est développeur. Comme beaucoup de développeurs qui ont choisi ce domaine surtout parce qu'il paye bien, le code ne le passionne pas vraiment. A tel point que Damien a révélé ne vraiment travailler que 1h dans la journée au lieu des 8h exigées. Il pratique la méthode élastique pour allonger ses missions au maximum. 

 

Les techniques de Stretch Working les plus pratiquées en France

toilettes

Sans plus attendre, voici la liste non exhaustive des différentes techniques de Stretch Working qui sont pratiquées tous les jours par beaucoup de salariés français pour tenter de survivre dans un milieu hostile :

  • Passer plus de temps que nécessaire aux toilettes
  • Allonger considérablement les temps de pauses
  • Faire semblant de travailler
  • Faire durer une tâche donnée bien plus que nécessaire
  • Faire semblant de ne pas comprendre ce qui est demandé par mail pour reporter la tâche
  • Renvoyer la balle (une tâche) à un collègue en prétextant que la tâche lui revient
  • Travestir la tâche en faisant croire qu’elle est plus complexe qu’elle ne l’est pour y passer plus de temps
  • Faire croire que l’on est super occupé ou débordé alors qu’il n’en est rien pour être tranquille
  • Passer beaucoup trop de temps en réunion inutiles
  • Discuter avec ses collègues plus longtemps que ce qui est toléré
  • Passer du temps non nécessaire au téléphone
  • Surfer sur le web, aller sur des forums, visionner des vidéos sur YouTube
  • Ect…

Je ne connais pas toutes les techniques de Stretch Working qui existent mais il est fort probable qu'il en existe bien d’autres.

La créativité de l’être humain est sans limites et pour préserver sa santé mentale, il est capables de mettre en place des stratégies de Stretch Working d’une grande subtilité.

Dommage que tout ce potentiel créatif soit systématiquement gâché par le carcan des horaires, des obligations et tant d'autres contraintes ridicules. 

 

Le Stretch Working, en conclusion

Ce qu’il faut retenir de cette pratique, c’est qu’elle exprime une souffrance qui est incapable d’être nommée, d’être racontée ou même d’être acceptée car après tout, comme tout le monde ne cesse de le répéter : “je n’ai pas le choix, je suis obligé de travailler” tel un automate programmé uniquement pour remplir cette fonction depuis toujours.

Etant donné que la façon d’organiser le travail n’est jamais remise en question et que rien ne change depuis le début de l’ère industrielle, nous nous retrouvons dans une situation aberrante dans laquelle il est bien vu de passer sa vie au travail alors que les technologies actuelles nous permettent très facilement de nous en passer.

Ce qui nous amène à cette effroyable conclusion : nous travaillons bien plus que nous ne pouvons le supporter aussi bien philosophiquement que psychologiquement parlant. (la dégradation de la santé mentale au travail le prouve) La perte de sens, les nombreuses inégalités et l’organisation chaotique du travail créent une si grande souffrance que de la même manière qu’au bagne, les salariés travaillent parfois jusqu’à la mort...

 


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54 réactions à cet article    


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 10 septembre 12:22

    C’est à cause du pognon tout ça ^^


    • Arogavox 10 septembre 13:27

       Seuls ceux qui ne jouent pas carrément à des jeux video ... sont susceptibles de se faire piéger en ajoutant ici leur « réaction » pendant leur temps de « travail » !

      ATTENTION ! (cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Lien_de_subordination_en_droit_du_travail_fran çais)

       Quel que soit le type de contrat de travail, le lien de subordination existe dès qu’une personne, l’employeur, peut exercer son pouvoir de direction sur une autre personne, l’employé.


    • amiaplacidus amiaplacidus 10 septembre 17:48

      @bouffon(s) du roi

      On peut résumer ce long pensum en une phrase :

      Les employeurs font semblant de payer, alors les employés font semblant de travailler.


    • alexis42 alexis42 10 septembre 12:55

      C’est vachement chic d’utiliser des mots anglais (surtout dans un titre), mais ici, cela me paraît un contre-sens. "Shrink’ me semble plus approprié.

      Mais un tel titre m’interdit de lire la suite.


      • Shaw aka CVN42-OSe-F-HD Shaw 10 septembre 13:03

        @alexis Numéro lambda (donc supérieur aux autres) du 42

        Tss Tss Tss

        En l’occurrence c’est Skunk !

        Pour le reste, prétendre même vouloir le savoir, c’est déjà passer l’arme à gauche...


      • sylvain 10 septembre 13:15

        On pourrait se poser la question à l’envers . Comment font certains pour être motivés à faire tout ces boulots : improductifs, inutiles voir nocifs en général et même pas intéressants en pratique qui constituent une majorité des emplois aujourd’hui ??

        La seule vrai motivation dans ce cas me parait être l’appat du gain, le développement de son « moi social » . Disons que ca nécessite une bonne part d’égocentrisme, de mégalomanie ... et que ca la favorise


        • colibri 10 septembre 13:52

          @sylvain

          . « Comment font certains pour être motivés à faire tout ces boulots : improductifs »

          personne ne les oblige vous pouvez toujours cultiver un bout de terrain et vivre à la campagne en autarcie ou créer votre propre job etc,


        • ZXSpect ZXSpect 10 septembre 13:20

          Qui est Alexandre ?


          Pas de description et plus de lien vers son site depuis la parution  !


          Storytelling ?!

           smiley


          • ZXSpect ZXSpect 10 septembre 14:11

            @ZXSpect
            .
            Qui est Alexandre ?
            .
            va-t’il ensuite nous proposer de devenir un « Storytelling master » ?

            avec « formation à recevoir par email » !

             smiley


          • ZXSpect ZXSpect 10 septembre 15:31

            @ZXSpect
            .
            https://storytellingmaster.com/story-time/
            .
            Y-a-t’il un lien de parenté ?

             smiley


          • ZXSpect ZXSpect 10 septembre 16:08

            @ZXSpect
            .
            Y-a-t’il un lien de parenté ?
            .
            probablement
            https://storytellingmaster.podia.com/
             smiley


          • Sozenz 11 septembre 11:40

            @ZXSpect
            on s en tape de qui est alexandre ( et je pense qu’ il ne m en voudra pas du tout de dire cela^^ )  ; l important c est le contenu de l’article .


          • Pierrot 11 septembre 12:11

            @Sozenz

            Du fait notamment des biais qu’on y décèle, le contenu de l’article appelle assez naturellement des questions quant à sa finalité, lesquelles interrogent sur les motivations et donc sur la position et la personnalité de son auteur.


          • Konyl Konyl 10 septembre 13:28

            Bonjour,

            Vous le dites dans votre chapô, nous ne sommes pas égaux.

            Pour ma part je suis cadre au forfait et gère mon temps comme je veux, mon seul impératif, que les résultats soient au rendez-vous. dans ce type de contrat le « strechworking » n’existe pas et je suis très content de mon job.

            En France les études sont gratuites, il est facile de reprendre une formation en cours de route (et même à distance) alors si les gens ne sont pas content, qu’ils changent de travail.

            Pour ça il faut un prérequis qui n’est pas vraiment enseigné : La capacité au changement, et en France la culture du changement, c’est un vrai problème.


            • Ecométa Ecométa 10 septembre 17:00

              @Konyl
              C’est quoi la culture du changement ? Le changement pour le changement et le changement imbécile ...ou s’adapter car tout va vite, très vite, beaucoup trop vite !

              Vive la fuite en avant rationalo économico technoscientiste !

              Tout ça me fait penser à la course à l’échalote ... arriver un moment c’est casse gueule ; ou encore à ce jeux de mains des enfants qui les passent l’une au-dessus de l’autre .... ça se termine toujours en pugilat ! Ou encore mettre la charrue avant les bœufs... ce qui oblige à de grandes circonvolutions de gauche à droite et une grande perte d’énergie et der temps !

              Quand on pense qu« un ingénieur débutant débute comme stagiaire et qu’il va lui falloir rester un bout de temps au niveau du SMIC... il ne sera réellement ingénieur qu’après 3 années de stage et encore...et entre temps son métier aura »changer" ....


            • Konyl Konyl 11 septembre 09:11

              @Ecométa

              La culture du changement c’est comme vous le dites, c’est oser s’adapter, bousculer ses habitudes.
              Aucune fuite, mais aller de l’avant oui, sinon on reste sur la touche c’est certain. Je ne dis pas que c’est bien ou mal je dis qu’en France on a le choix de changer.
              Je recrute un profil ingénieur (sortie d’école + un stage significatif) le poste est à 37 K€ on est loin du SMIC. Après ça dépend des branches.


            • sylvain 11 septembre 10:15

              @Konyl
              J’ai toujours trouvé hypocrite cette idée que « tout le monde peut réussir, il suffit de faire un petit effort » . On pourrait déja dire qu’il existe des tas de discriminations de base etc... mais ce n’est même pas vraiment la question

              On a des tas de boulots qui sont le bas de l’échelle : durs, pas intéressants, exercés sans aucune liberté, mal payés ... C’est le cas de la plupart des boulots réellement utiles et indispensables : macon, eboueur, aide aux personnes agées, confection de tous les produits industriels ... Le fait est que ces boulots ne vont pas disparaitre parceque ceux qui les exercent font une formation ou des études, ils deviendront des techniciens de surface surdiplomés ou d’autres prendront leur place et diront eux aussi que c’est injuste . En tout cas c’est ce qu’ont toujours dis ceux qui étaient à cette place, pour peu qu’ils pouvaient s’exprimer, et il y en a toujours aussi eu pour dire qu’ils la méritaient bien

              J’aimerais assez changer d’histoire, pas vous ??


            • Sparker Sparker 11 septembre 11:39

              @sylvain

              De plus, ne faire reposer la « réussite de sa vie » (concept creux) sur uniquement la réalité professionnelle relève du moutonage, mais bon...


            • foufouille foufouille 10 septembre 13:29

              ça ma parait bizarre comme truc car le patron ou le supérieur est censé savoir combien de temps il faut pour faire le boulot sauf si eux aussi foutent rien de la journée.


              • colibri 10 septembre 13:50

                c’est une blague ? 

                des salariés payés à ne rien faire , et en plus il faudrait les plaindre ces pauvres qui ne gagnent même pas ce qu’on leur verse puisqu’ils ne font rien ...

                le sens du travail ? gagner sa croûte ,et celle de sa famille , et il n’y a pas de sots métiers ,, que de sottes gens ...

                c’est parce que nous sommes dans une société de loisirs que les gens rechignent à travailler , si le salariat ne leur plait pas , ils peuvent créer leur propre boulot au lieu de compter sur les autres ...


                • foufouille foufouille 10 septembre 14:01

                  @colibri

                  ça existait vraiment au Japon dans le privé mais le boss le sait frorcément ou ne fait rien non plus.


                • gaijin gaijin 10 septembre 19:07

                  @foufouille
                  «  ou ne fait rien non plus. »
                  bien entendu ! mais qu’on soit clair on ne parle pas ici de « patrons » c’est a dire des entrepreneurs ayant créé leur société mais des PDG c’est a dire de mecs qui au final sont des employés et qui peuvent se permettre d’être de sérial destructeurs d’entreprises .........tout comme quand on parle de gens qui ne foutent rien on ne parle pas non plus des productifs « en bas »
                  par contre il y a toute une engeance dont la plupart savent très bien qu’ils ne servent de toute façon a rien a part a masquer l’inutilité et l’incompétence de cadres parvenus au seuil de peter ....
                  le pire étant de se dire qu’un employé qui motivé travailleur et efficace se ferait latter car il ferait éclater au grand jour le réel des branleurs ....


                • Lambert 10 septembre 14:38

                  Bon ! Une fois le diagnostic posé, quel serait le remède ? D’après vous ?


                  • lloreen 10 septembre 14:44

                    Le travail c’est la santé...

                    Solutions.

                    https://www.youtube.com/watch?v=oWARtJ6NvFo


                    • Buzzcocks 10 septembre 15:42

                      J’étais consultant en mission pour une boite de télécom, premier midi, je mange avec les mecs de mon équipe. On s’arrête dans une cafet de supermarché. Là, sur le parking, un collègue prend un dictaphone et dit « ZX verte immatriculée 457 ZX 89 ».

                      Je lui demande ce qu’il fait et le mec, sans honte (les autres de la tablée étaient au courant), me révèle qu’il collectionne les plaques d’immatriculation originales. Et donc une ZX immatriculée avec un ZX, ça devait figurer dans sa collection !

                      Plus tard dans la journée, je croise un autre mec, qui mangeait avec nous, et je lui dis que je trouve ça bizarre. Et le gars me répond qu’il gère sa collection toute la journée, ils seraient trois en France à collectionner les plaques, et donc ils stockent leurs trouvailles dans un fichier et s’envoient des mails pour faire part de leurs découvertes.

                      Puis, quand il y a eu changement des immatriculations, 457 ZX 89 devant RT 457 VF, le mec a changé de lubie, et il filme maintenant les trains. Le type part filmer un train en pleine journée, et l’après midi, il regarde les trains passés en vidéo.

                      Il a trouvé un sens à sa vie de labeur, il regarde les trains passer.


                      • Shaw aka CVN42-OSe-F-HD Shaw 10 septembre 15:46

                        @Buzzcocks

                        Ça reste moins trikky que voir ici passer les Six Clones et ça peut rapporter moins gros (ou alors va falloir réviser très très très très sévèrement la sécurité autour des qu’on voit) ! smiley smiley

                        Lâche pas l’affaire, ton tour et ta place dedans viendront bien assez tôt ! smiley smiley


                      • eddofr eddofr 10 septembre 16:43

                        Il y à bien pire !

                        Il y a les gens qui travaillent 8 heures par jour, qui méritent leur salaire, au sens propre du terme, puisqu’il font très exactement et consciencieusement ce qu’on leur demande de faire, et qui savent pertinemment que ce qu’ils font ne sert strictement à rien !

                        Pour ma part, je consacre 38% de mon temps de travail (j’ai mesuré) à pondre des rapports qui ne sont lus qu’une fois sur cent, et pas par le destinataire, mais par ma hiérarchie, pour vérifier que je fais mon travail. Ces rapports là sont totalement inutiles, demandés par « La Direction » sur un coup de tête ou par lubie et aussitôt oubliés, demandés « pour le cas où » il faudrait justifier une décision ou un achat, demandés pour prouver qu’on sert à quelque chose et qu’on a un pouvoir (puisqu’on demande des rapports).

                        Je consacre également 20% de mon temps de travail (j’ai mesuré aussi) à pondre des rapports dont seule la conclusion est utile (et lue par conséquent).

                        Pour ces rapports, l’étude statistique ou technique à proprement parler me prends 10% à 30% du temps total (après ce sont les machines qui bossent). Mais je dois perdre un temps considérable à « mettre en forme » les résultats obtenus, à les agrémenter d’explications dont tout le monde se fout et que seules une ou deux personnes dans la boite sont capables de comprendre (et ces deux là ne les lisent pas, ils savent que je connais mon boulot et n’on pas besoin de « vérifier »).

                        Par ailleurs, mon travail est cyclique, juste avant les grandes échéances, j’ai un monceau de rapports à rendre en un minimum de temps. Juste après les échéances, j’ai strictement rien à faire. Entre les deux « ça ronronne ».

                        Donc, il arrive que je sois saturé de travail et que je doive « choisir où je vais échouer », choisir quel rapport je ne vais pas pouvoir rendre à temps.

                        Et bien devinez lequel je sacrifie ?

                        Celui qui est utile évidemment !

                        Si je ne rends pas le rapport utile, je peux tout de même fournir ma conclusion, et c’est ce qui compte vraiment. On pourra toujours produire la justification après, si on nous la demande ...

                        Par contre, pour le rapport totalement inutile, comme, soit personne ne sait à quoi il sert, soit celui qui l’a demandé serait « décrédibilisé » s’il ne le réclamait pas, si je ne le rends pas, c’est un scandale et ma prime en prends « un bon coup dans la gueule ».

                        Donc je finis systématiquement les rapports inutiles en priorité.

                        Quand on parle « de perte de sens au travail » je ne vous dis pas comment ça craint pour moi.

                        Et pourtant les études que je mène me passionnent.J’aime étudier, comparer, explorer, comprendre, analyser et tirer du sens du chaos des données brutes.

                        Il n’empêche qu’il y a des matins, quand je sais que je vais travailler sur des rapports inutiles, où il me faut bien du courage pour venir au travail ...


                        • gaijin gaijin 10 septembre 19:21

                          @eddofr
                          un conseil habituez progressivement vos supérieurs a ne pas rendre les rapports a temps ( vu que vous êtes surchargé ) soyez aigri et irritable , passez dans les couloirs les sourcils froncés avec 2 ou 3 papiers dans les mains ...
                          progressivement on vous en demandera de moins en moins
                          ( ces conseils ne fonctionnent pas pour ceux qui sont chargés d’un vrai travail )


                        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 septembre 16:52

                          L’auteur fait sans doute la promotion de la fin du salariat remplacé par l’ubérisation des emplois ! Il devrait aller passer quelques jours dans un service des urgences pour démontrer que ces salauds de fonctionnaires hospitaliers n’en fichent pas une rame...


                          • Yaurrick Yaurrick 10 septembre 19:56

                            @Fifi Brind_acier
                            Et combien de postes administratifs inutiles qui servent juste à caser les copains ? Vous ne croyez pas qu’il est possible de rendre le système bien plus efficace ?


                          • Sparker Sparker 11 septembre 09:28

                            @Yaurrick

                            Je ne défend pas le salariat d’état non plus mais de là à le comparer au salariat privé pour le dire inefficace je n’irais pas jusque là non plus. 
                            Consultant technique pour des entreprises principalement privées je n’emploierais pas le terme « efficacité » pour définir leur qualité première...


                          • Yaurrick Yaurrick 11 septembre 10:53

                            @Sparker
                            Je ne parlais que de la fonction publique où le manque de personnel fonctionnel par rapport au personnel administratif pléthorique (qui permet de « recaser » des personnes) est assez préoccupant.
                            Il y a clairement un déséquilibre d’effectifs concernant tous les contribuables

                            , et on arrive à la situation citée par Fifi . Ce qui se passe pour le salariat privé, ça ne concerne que les payeurs.


                          • Sparker Sparker 11 septembre 11:46

                            @Yaurrick

                            Certes certes, mais ce n’est pas avec la mentalité et les méthodes du privé qu’on va régler le problème public.
                            Tant que le salariat sera synonyme de subordination il y aura ce genre de pratique.


                          • Yaurrick Yaurrick 11 septembre 15:00

                            @Sparker
                            Le travail indépendant permet de s’affranchir de ce lien de subordination... Maintenant, est-ce que les salariés sont prêts à sacrifier ce lien de subordination qui apporte une certaine sécurité pour plus de liberté ?
                            Le sujet mérite d’être développé.


                          • Sparker Sparker 11 septembre 23:13

                            @Yaurrick

                            Oui surtout qu’à terme les salariés n’auront ni sécurité ni liberté smiley, c’est ce vers quoi on va.
                            Il y a eu une embellie pour les salariés après la guerre 39/45 car il fallait reconstruire mais ça n’a pas duré...

                            Pour ma part je pense que le salariat est une atteinte grave à l’intégrité humaine, la subordination n’est pas seulement un refus de soi mais une ablation du meilleur de soi. Encore faut-il savoir qu’on à un soi et que c’est l’essentiel de nous même.
                            Bon ça fait un peu ésotérique mais pourtant c’est très pragmatique.
                            En gros aucun homme n’est fait pour la subordination et le fait de s’y résoudre est une atteinte à lui même.
                            Cela ne nous oblige pas qu’à « se démerder tout seul » comme on me dit parfois, il y a l’esprit d’équipe, au sens noble, qui permet d’associer des individualités et en partager les créations et les revenus. Mais nous ne sommes pas du tout dans cette dynamique socio/économique, ni éducative d’ailleurs, ça se saurait.

                            Le fait d’être indépendant ne garantit pas une forme de liberté ou alors juste celle de faire comme bon nous semble avec les limites que nous impose le cadre socio/économique. C’est un moindre mal, certes, mais point de vue épanouissement personnel c’est encore très limité (je suis travailleur indépendant).


                          • ZXSpect ZXSpect 10 septembre 17:07

                            Exemples et anecdotes croustillantes sur le Stretch Working

                            .

                            Exemple #1

                            « vendeur conseil chez un opérateur de télécommunications français…. gagner du temps en prenant un (long) petit café d’en face de la boutique dans laquelle il travail. »

                            Quelle chance de ne pas avoir de manager, ni d’objectifs de vente… l’auteur ne doit pas connaître le monde des agences commerciales.

                            .

                            Exemple #2

                            « est fonctionnaire. La tâche pourrait être réalisée en 10 minutes mais avec le Stretch Working, cela lui prend une journée de travail pour la réaliser. »

                            Les fonctionnaires apprécieront… surtout ceux qui, de plus en plus nombreux, vivent au rythme des méthodes de management du privé.

                            .

                            Exemple #3

                            « conseiller téléphonique… il fait semblant de passer des coups de fil pour paraître occupé »

                            Les plate-formes téléphonique sont gérées par des logiciels qui ventilent les appels et offrent des statistiques en temps réel, de temps d’attente, durée de communication par agent et autres indices pour surveiller la productivité de chaque opérateur.

                            .

                            Exemple #4

                            « développeur… a révélé ne vraiment travailler que 1h dans la journée au lieu des 8h exigées »

                            une boîte d’informatique qui n’applique pas le Management par Objectif, ça existe encore ?


                            • ZXSpect ZXSpect 10 septembre 18:28

                              Imaginons un auteur qui se présenterait comme suit :
                              -
                              « Responsable webmarketing de métier, j’ai crée en 2019 le blog storytellingmaster.com pour enseigner la technique de communication qui me passionne le plus, à savoir le storytelling.

                              Dans le monde de l’entreprise, cette technique de communication consiste à utiliser des histoires structurées comme les contes et les récits afin de convaincre les prospects d’acheter.

                              Mon but est de vous apprendre à maîtriser l’art de la communication narrative. »
                              -
                              Imaginons un auteur qui posterait un article pour nous faire la démonstration de son art dans le Storytelling, « afin de convaincre les prospects d’acheter » sur Storytelling Factory une formation aux « meilleures techniques ».
                              -
                              Mais je dois avoir trop d’imagination !

                               smiley


                              • Joseph DELUZAIN Joseph DELUZAIN 11 septembre 10:15

                                @ZXSpect
                                Bien vu ! 
                                Lorsque j’ai commencé les premières lignes c’est exactement la réflexion que je me suis faite. Comme je suis consciencieux je suis allé au bout de l’article ... pfooouu ... c’était chiant ! Mais cela m’a confirmé ma première impression. La même que la vôtre.
                                Mais il n’est pas con ce p’tit gars, il cherche des débouchés tous azimuts pour vendre sa came.


                              • alinea alinea 10 septembre 21:21

                                Cet article me fait penser à certains courriers que je reçois qui veulent me vendre un produit miracle pour ma santé : il use de suspense, reporte à la ligne ou au paragraphe suivant la chose importante qui y sera dite ; de fil en aiguille on lit le texte, pour apprendre qu’on saura le fin mot de l’histoire si l’on paye !

                                Ici, comme cette fin est impossible, il n’y en a pas ; on a lu tout ça pour rien.

                                Je pense que c’était une expérience de rien-foutre-en faisant-croire-qu’on-fait, d’un gus qui s’emmerde au bureau mais qui n’a pas le courage d’inventer sa vie ! mais a trouvé une idée de travail extensible !


                                • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 11 septembre 03:49

                                  Pour information, n’ayant pas pu trouver de nom à ce phénomène, j’ai personnellement décidé de le nommer ainsi.

                                  Donc un nom anglais ? Mais pourquoi ?

                                  Ce n’était vraiment pas compliqué de nommer ça, je ne sais pas, au hasard : gratter du temps, rallonger ses tâches, perdre du temps exprès.

                                  Et si cela ne vous plaît toujours pas, libre à vous d’inventer des mots ou des expressions dans votre langue maternelle, que vous ne semblez pas défendre malheureusement. Au hasard : escargot volontaire, vieux avant l’heure, ingénieur du temps, maître des durées, ou tout simplement l’optimisation des temps perdus ou le travail en pause continue... Les choix sont innombrables...


                                  • nono le simplet nono le simplet 11 septembre 04:19

                                    quand on monte un mur en parpaings, fait des enduits, pose du carrelage ... pas facile de faire du stretch machin ... si le soir on a posé 50 parpaings, enduit 5 m² ou posé 3m² de carrelage, ça se voit ... c’est tout con ... d’autant que les temps de pose sont connus avec précision


                                    • pemile pemile 11 septembre 08:55

                                      @nono le simplet « ça se voit ... c’est tout con ... d’autant que les temps de pose sont connus avec précision »

                                      C’est le cas pour la plupart des boulots, j’aimerai que l’auteur nous détaille un peu plus le genre de boulots concernés par son article ! smiley


                                    • nono le simplet nono le simplet 11 septembre 09:10

                                      @pemile
                                      je citerais bien la DDE mais c’est une vanne, y en qui y bossent ... vraiment
                                      une blagues sur la DDE ...
                                      appel radio d’un mec sur le terrain à son chef resté au bureau ....
                                      « chef, on a oublié les pelles en partant ce matin »
                                      réponse laconique du chef
                                      « pas grave, vous vous appuierez au camion »


                                    • Sparker Sparker 11 septembre 09:33

                                      @nono le simplet

                                      Oui, les personnes qui sont à « la production » ne peuvent pas trop ’stretcher" comme dit l’auteur et c’est bien là le malheur souvent. Ils leur retombe dessus toutes les insuffisances des stades antérieurs dans l’élaboration d’un projet, des études aux management et planning... par ex.


                                    • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 11 septembre 04:23

                                      Personnellement, ce que vous décrivez m’est déjà arrivé. Dans tous les cas il s’agissait d’emplois inintéressants et mal payés.

                                      Dans le monde du travail, il n’y a pas de secret. Pour motiver ses troupes, il faut payer convenablement ou avoir quelques menus avantages comme des tickets restos, des sorties payées par le CE ou que sais-je.

                                      Actuellement je bosse dans une boîte qui pratique l’holacratie sur le modèle de l’entreprise libérée. Eh bien, je dois avouer que c’est la première fois que je suis traité en tant qu’être humain par ma direction. Lorsque j’ai un souci, ce qui est plutôt rare, la direction s’efforce de trouver une solution me satisfaisant sans pénaliser l’activité.

                                      En retour, étant bien traité et correctement payé, je me dois d’être consciencieux et quasi irréprochable mais cela vient naturellement car je suis motivé par mon salaire et épanoui dans un poste qui correspond au mieux à mes (modestes) qualifications et mes envies. Je passe sur les avantages qui sont dignes du fonctionnariat : tickets restos, téléphone mobile pro et perso, sorties kart/bateau/etc payées, 6 semaines de congés ! (Oui vous avez bien lu, et c’est la boîte qui prend cette 6è semaine complètement à sa charge)

                                      Cette forme de management est à mon avis l’avenir du salariat et du monde de l’entreprise. Et devinez quoi ? L’entreprise est hyper rentable car les employés sont vraiment investis et consciencieux, fini les tire-aux-flancs et autres boulets nous on envoie du pâté. Pour couronner le tout, nous pouvons nous passer de service commercial, le bouche à oreille faisant le reste et la réputation de l’entreprise la précède toujours, en dix ans nous sommes devenus les meneurs de notre secteur dans notre ville.


                                      • Raymond75 11 septembre 08:55

                                        Le ’stretch working’ est très répandu chez les cadres : cela s’appelle ’délégation’ et ’réunion’.

                                        On délègue des responsabilités à des subordonnés sans leur donner de directives précises ni mettre en place une organisation efficace ; puis on les convoque régulièrement pour évaluation, toujours jugée insuffisante, puis on fait un rapport avec force Powerpoint, puis on organise une réunion avec 15 personnes dont personne ne prend de décision.

                                        Bref on ne fiche rien, mais on a toujours un dossier sous le bras smiley


                                        • nono le simplet nono le simplet 11 septembre 09:20

                                          @Raymond75
                                          j’avais un copain, plus âgé que moi qui a pris la parole dans une réunion régionale des commerciaux chez Elf Antar Gaz à l’époque ...
                                          il était demandé pourquoi ils n’arrivaient pas à atteindre leurs objectifs ... réponse de sa part ... « si, dèjà, on avait moins de réunions on serait un peu plus sur le terrain »


                                        • ZXSpect ZXSpect 11 septembre 09:11

                                          L’auteur est beaucoup plus prolixe dans son premier article que dans ses réponses aux commentaires !

                                           smiley


                                          • the clone the clone 11 septembre 13:33

                                            Le travail est « en marche » .... et crève , c’est le rêve de Macron et du MEDEF comme cala vous crèverez peu de temps ou voire avant votre retraite , c’est tout bénef pour l’état ....

                                            Si vous voulez être en bonne santé et vivre vieux faites de la politique , regardez les comme ils sont en forme et en plus ça gagne « un pognon de dingue » sur le dos de ceux qui triment ....


                                            • ddacoudre ddacoudre 11 septembre 14:17

                                              Bonjour C’est souvent qu’avec l’oubli nous enfonçons des porte ouverte. Ce phénomène bien connu à donné lieu à l’abandon du taylorisme, et à un accord sur l’amélioration des conditions du travail dont l’objet était de palier à tout ces comportements réactionnelles au travail propre à l’humain. il s’agissait de s’adapter les conditions de travail de l’homme au développement du machinisme et de ma robotiques nous étions en 1974. Ce fut un échec le patronage y a mis un terme, et mes salariés ne se sentaient pas concerné D’autre par le salariat n’est pas là vente de sa force de travail mais son louage contre un salaire depuis 1804. Je te joins des liens qui complèteront ton analyse qui péche par certain côté. http://ddacoudre.over-blog.com/2019/08/supprimer-l-impot-sur-les-societes-que-paient-les-salaries.html

                                              http://ddacoudre.over-blog.com/2017/01/la-valeur-travail-candidate-a-la-presidentielle.html http://ddacoudre.over-blog.com/2019/05/l-humain-ce-fegneant.html Cordialement ddacoudre OverBlog


                                              • un des P'tite Goutte un des p’tite goutte 11 septembre 14:36

                                                Euh, et pour ceux que rien n’interesse non pas parce qu’ils ne sont pas motivés, ni courageux, mais parce qu’ils trouvent les boulots cons, vides de sens, non existentiels, trop orientés dans une direction qu’une domination illégitime a façonnée ? 

                                                J’exagère bien sûr, mais pour mille métiers basiques, utiles et incontournables   (ménage, agriculture, construction ..démolition, alimentaire, médecine, enseignement, etc., etc.,) combien, inversement, découlent d’un monde technocratique, comptable, vendeur-menteur, insensé ?


                                                • ZXSpect ZXSpect 11 septembre 18:40

                                                  Alexandre,

                                                  Pour un premier article sur AgoraVox, plus de 1000 visites et 50 réactions... bravo !

                                                  Peut-être pourriez-vous répondre à votre lectorat et aux commentateurs !

                                                   smiley


                                                  • ZXSpect ZXSpect 11 septembre 18:59

                                                    L’article commence par « J’aimerais vous raconter l’histoire » quelle différence avec Storytelling... ? alors, Alexandre, annoncez la couleur !

                                                     smiley


                                                    • ETTORE ETTORE 11 septembre 19:49

                                                      Reste l’ouvrier à la chaîne, avec le chronomètre dans la main du Responsable Qualité.....Ou les informations de fabrication sont envoyées à un écran affichant en continu la production à l’instant T.....et visible par tous !

                                                      Rien que pour aller pisser....faut déjà trouver un volontaire de remplacement.

                                                      La vessie, quel organe ingrat !

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Alexandre

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