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Supprimons la carte scolaire qui ghettoïse

La carte scolaire doit être supprimée ! Voilà pourquoi

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Aujourd’hui Le Figaro nous informe qu’un tiers des parents contourne la carte scolaire, dans un article qui débute par ces lignes : Dérogations, départs vers le privé, astuces en tous genres, les Parisiens sont des champions de l’évitement de la carte scolaire. Et le taux monte à 40% de fraude pour Paris. La surcote d’un appartement situé dans la zone du lycée Henri IV est de 10%, selon les agents immobiliers. A un immeuble près, votre logement vaut 10% de plus ou de moins.

Alors, qui gagne, avec la carte scolaire ? Ceux qui ont les moyens de payer les 10% de plus, dans notre exemple, ceux qui ont des relations, ou les enfants de professeur ! In fine, ceux qui gagnent dans le système actuel, ce sont les plus privilégiés ! On comprendra les réticences de nos énarques à changer une situation qui favorise les leurs ; prétendre défendre la mixité sociale à partir des beaux quartiers de Paris, c’est surtout défendre son intérêt et la non-mixité sociale, cloîtrer les moins favorisés entre eux et les empêcher de s’en sortir. Il faut cesser de refuser de voir le climat dans les ZEP. Celui qui veut s’en sortir ne le peut pas. Celui qui travaille se fait conspuer, car il entre dans le système. Laissez-lui un espoir de s’en sortir, ne le condamnez pas, ou vous en ferez un perpétuel frustré, qui reprochera toute sa vie à la France de l’avoir privé d’avenir.

Heureusement, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour demander la suppression de cette absurdité qu’est la carte scolaire, des associations qui depuis toujours défendent cette mesure comme SOS Education. Mais aussi, et c’est plus nouveau, des partis politiques, un nouveau petit parti, Alternative libérale, et surtout maintenant les grands partis : Nicolas Sarkozy pour l’UMP, et Ségolène Royal pour le PS.

Au lieu d’aider les privilégiés, laissons les établissements choisir leurs élèves sur leurs notes, et non en considérant le chéquier des parents ! Un jeune brillant n’a pas à être condamné à rester dans son établissement, mais doit avoir la possibilité d’aller à Louis-le-Grand ou à Henri IV ! C’est ça, la véritable égalité des chances, face à la ségrégation scolaire qu’on nous propose actuellement !


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69 réactions à cet article    


  • Anthony Meilland Anthony Meilland 13 septembre 2006 11:56

    Première nouvelle : Le Figaro informe !! smiley

    Concernant le fond de l’article, vous proposer de remplacer la carte scolaire par une affectation de niveau. C’est une solution déjà utilisée en Allemagne avec des résultats très mauvais (voir leur score et écart type dans l’étude PISA de l’OCDE).

    Mais à quel age doit commencer cette sélection ? Doit-on juger les élèves sur leurs résultats scolaires en maternelle pour l’entrée en primaire ? Ridicule, non ?

    Remplacer une ségrégation par une autre, semble assez idiot. De plus, tout cela sera contre-productif. Si le niveau des « bons élèves » va peut-être augmenter, celui des élèves moyens risque de diminuer. Et je ne parle même du niveau des plus mauvais qui se retrouveront réellement ghéthoïsés sans aucune chance de réussite avec votre système.

    La réforme a envisagée doit être bénéfique pour tout le monde, et spécialement pour les plus faibles, et non pour les élèves brillants (ceux là n’ont presque pas besoin de l’école pour réussir)

    Cette solution me semble pire que le mal qu’elle est censée combattre.


    • Vincent 13 septembre 2006 12:06

      Tout à fait d’accord avec la remarque précédente.

      Petite question qui à le plus besoin de bons enseignants ? Les élèves moyens ou en difficulté, les bons le sont déjà donc des profs moyens sont suffisants.

      On nous propose la suppression de la carte scolaire, mais pour la remplacer par quoi ?

      Il y a une règle donc faisons là appliquer strictement, interdisons les dérogations par exemple.


    • gem (---.---.117.249) 13 septembre 2006 14:09

      Ce qui est idot c’est de dire « là-bas c’est mal, or là-bas ils n’ont pas de carte scolaire, donc la carte scolaire c’est mal ». Raisonnement du genre « les béliers ont des cornes, or les béliers ne font pas de lait, dont les animaux qui font du lait n’ont pas de cornes »...

      Pas de Bol, ayant un peu cherché depuis hier, j’ai cru constaté que la Finlande et la Hollande, bien classés en Europe, n’ont pas de carte scolaire. Le Japon, très bien classé, aurait (sauf erreur) une carte scolaire pour le primaire seulement, et applique le système qui vous semble « ridicule » (sélection permanente et précoce ; pas de bac, universités fonctionnant comme nos grandes écoles, et lycées fonctionnant comme nos classes préparatoire). La Corée, pas trouvé ; comme c’est un morceau de l’empire chinois devenu colonie japonaise jusqu’en 1945, j’émet l’hypothèse que ça fonctionne sur un mode très similaire au Japon. En, attendant plus d’info

      ce qui est idiot c’est de qualifier l’affectation par niveau de « ségrégation ». Comme c’est votre base de raisonnement ça ne peut pas aller bien loin.

      Autant dire qu’on peut mettre n’importe qui n’importe où et que ça sera parell. Autant dire qu’il est idiot et scandaleux de d’affecter les fonctionnaires selon leur niveau, et qu’on peut bien foutre un gendarme dans une classe, un ancien d’UIFM dans un centre des impôts, et un enarque au standard téléphonique... Rever que ça soit possible, réver que tout le monde soit partout à sa place n’importe où, c’est un rève, seulement un rève (ou un cauchemart, ça se discute...).


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 13 septembre 2006 14:11

      Je ne parlais pas de carte scolaire, mais simplement d’établissements de niveau comme le propose l’auteur.


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 13 septembre 2006 14:20

      « Autant dire qu’on peut mettre n’importe qui n’importe où et que ça sera parell. Autant dire qu’il est idiot et scandaleux de d’affecter les fonctionnaires selon leur niveau, et qu’on peut bien foutre un gendarme dans une classe, un ancien d’UIFM dans un centre des impôts, et un enarque au standard téléphonique... Rever que ça soit possible, réver que tout le monde soit partout à sa place n’importe où, c’est un rève, seulement un rève (ou un cauchemart, ça se discute...). »

      Croyez-vous au caractère inné de l’intelligence. Si c’est le cas, je comprends très bien votre position, qui serait alors rationnelle. Dans le cas contraire il faut absolument éviter les établissements de niveau.

      Si la Finlande n’a pas de carte scolaire, c’est qu’elle n’en a pas besoin. C’est le pays au monde avec un indicateur de Gini le plus bas (mesure de l’inégalité de revenus dans une société). C’est aussi un des pays qui a le taux de pauvreté le plus bas. Une société, ou la mixité sociale existe déjà. Pour en revenir au problème des établissement ou classes de niveau, rappelons tout de même que si les 3 pays arrivant en tête du classement PISA de l’OCDE pratiquent des politiques très différentes ; sélection au Japon et en Corée, mixité en Finlande ; cette dernière obtient un écart type beaucoup plus faible, c’est à dire que les bons résultats proviennent moins d’une élite que de l’ensemble de la population.

      Alors, que devons-nous faire ? Education de masse ou d’élite ?


    • Salina Salina 13 septembre 2006 14:22

      Je ne crois pas avoir fait mention d’établissements de niveaux.

      Je souhaite que les établissements soient davantage autonomes dans leurs choix d’options pour favoriser un établissement qui répondent aux besoins des élèves, à la différence de l’établissement monolithique qui convient actuellement à quelques uns et laisse 200.000 jeunes sur le carreau.

      Actuellement qu’avons nous ? Une sélection par le portefeuille ou les relations des parents. Ceux qui peuvent payer intègrent les établissemens huppés, se retrouvent entre enfants de riches. A l’inverse ceux qui ne peuvent quitter leur zep y restent ghettoïsés. Sauf qu’au lieu d’être dans des établissements pour noirs, ils sont dans des établissements pour pauvres..

      Mais si à une sélection par le mérite individuel vous préférez une ségrégation par le portefeuille parental, une école unique et inadaptée qui laisse 200.000 jeunes sans diplôme chaque année, c’est votre choix.


    • gem (---.---.117.249) 13 septembre 2006 15:13

      « Croyez-vous au caractère inné de l’intelligence. Si c’est le cas, je comprends très bien votre position, qui serait alors rationnelle. Dans le cas contraire il faut absolument éviter les établissements de niveau. »

      Encore une erreur de raisonnement ; et ce n’est pas rare chez vous ! Et même plusieurs en une seule phrase...

      1) faire le lien entre « sélection » et « intelligence » est un racourci tandancieux, méprisant... et idiot, vu la quantité d’exemple d’enfants « en échec scolaire » qui révèlent à l’examen des QI de + de 140, simplement mal gérés par l’institution.

      2) La sélection scolaire n’implique pas nécessairement une notion de niveau : classer donc par « niveau » les formations de medecine, de droit, de commerce, de lettres, de sciences, etc ! Dites nous donc si c’est mieux d’être un bûcheur sans talent ou de passer à l’aise sans être capable de se forcer ? Et si ces deux profils vont réussir pareillement avec toutes les méthodes ?

      3) la question n’est pas de savoir si l’intelligence (sic) est innée ou pas, mais de savoir si tout le monde à la même au même moment et évoluant au même rythme, réagissant pareil aux mêmes stimulations... Vous connaissez des gens qui croient une chose pareille ???

      Accessoirement, penser que les qualités valorisées par l’école (pas seulement l’intelligence !) ne sont pas (au moins en partie) innées suppose que ces qualités n’ont jamais eu aucune importance dans la selection naturelle. Pour coller une étiquette qui va vous plaire, ça implique d’être créationniste, pas seulement sur le plan génétique, mais également sur le plan social (« culture » humaine simplement « posée » sur le substrat « naturel » mais sans la moindre connexion, bref : société voulue par dieu...). Original, pour un adhérent PS...


    • kirinyaga (---.---.242.1) 13 septembre 2006 16:20

      la quantité d’exemple d’enfants « en échec scolaire » qui révèlent à l’examen des QI de + de 140 C’est vrai que grâce aux nombreux examens de QI qu’on fait passer aux enfants en échec scolaire on dispose d’études statistiques fiables dont vous tirez sans aucun doute vos chiffres (oui, c’est de l’ironie). Un petit bémol cependant : par définition, un QI de 140+ correspond à moins de 5% de la population totale, alors la quantité d’exemple est, dans le meilleur des cas, proche de ... hum ... pas grand chose.

      Quant à votre raisonnement nébuleux sur le créationisme, il me semble que ce que vous n’avez pas compris c’est que la sélection naturelle a tout aussi bien pu favorisé l’organisation d’une société qui réussissait à transmettre collectivement les connaissances à ses membres. Comme le signale plus haut celui que vous vilipendez, on peut obtenir collectivement un bien meilleur résultat lorsque une majorité des élèves sont tous proches d’une bonne moyenne, plutôt que quelqu’uns très bons et les autres très mauvais.

      Enfin, j’ajoute que l’absence de carte scolaire a existé très longtemps (et récemment) dans plusieurs grandes agglomérations françaises (marseille ?) et qu’il a fallu finalement la mettre en place au vu des résultats désastreux obtenus ...

      Il paraît évident que le problème ici c’est le contournement de la carte scolaire, pas la carte scolaire elle-même. La question est plutôt, peut-on mettre en place une carte scolaire sans passe-droits ?


    • Fred (---.---.155.75) 13 septembre 2006 16:41

      « Si la Finlande n’a pas de carte scolaire, c’est qu’elle n’en a pas besoin. C’est le pays au monde avec un indicateur de Gini le plus bas (mesure de l’inégalité de revenus dans une société). C’est aussi un des pays qui a le taux de pauvreté le plus bas. Une société, ou la mixité sociale existe déjà. »

      Disons aussi que c’est un pays tres uniforme comme les pays Scandinaves de maniere generale. Il y a une tres faible immigration (3%) et principalement de Russie, d’Estonie et de Suede donc des pays assez uniforme en terme de culture.

      La France de part son passe de colon a une population immigrante plus importante avec tous les soucis que ca implique (ghetto, racisme, probleme d’adaptabilite de la culture...). Quelques eleves qui en veulent a la societe pour x raisons ont vite fait de rendre une classe invivable si bien que les professeurs dans ces etablissements n’ont qu’une seule envie en partir.


    • (---.---.170.68) 13 septembre 2006 17:23

      Un QI, c’est une appréciation parmis beaucoup d’autres. Comme on n’a pas encore défini l’intelligence, on n’a donc pas de tests d’intelligence et puis il faudrait encore qu’il existe une corrélation entre l’intelligence et la réussite scolaire.Il existe de bien meilleurs prédicteurs de la réussite scolaire dans le secondaire que les tests de QI. Le niveau d’études des parents, leurs professions, le temps passé avec leurs enfants,la présence de livres dans la maison et en particulier la consultation d’un dictionnaire....


    • (---.---.59.170) 14 septembre 2006 06:45

      « Comme le signale plus haut celui que vous vilipendez, on peut obtenir collectivement un bien meilleur résultat lorsque une majorité des élèves sont tous proches d’une bonne moyenne, plutôt que quelqu’uns très bons et les autres très mauvais. »

      Non, la France n’a pas besoin, ne peut pas se permetre d’avoir des médiocres. Nous avons besoin des meilleurs, et tant pis pour les autres.


    • (---.---.59.170) 14 septembre 2006 06:46

      "Selon une étude de l`université de l`Ulster (Irlande du Nord) citée dans le journal The Times, les Allemands enregistrent le quotient intellectuel le plus élevé en Europe.

      Les Allemands sont le peuple le plus intelligent en Europe, loin devant les Britanniques (8e) et très loin devant les Espagnols (15e) et très très loin des Français (19e). Les Allemands enregistrent globalement un quotient intellectuel moyen de 107. Devant les Néerlandais (107), les Polonais (106), Suédois (104) et Italiens (102). Les Britanniques, avec un QI de 100, sont largement devancés, mais ils gardent une confortable avance sur les Espagnols (98) et surtout les Français (94), qui ne devancent que la Bulgarie, la Roumanie, la Turquie et la Serbie, dernière au classement. Le professeur Richard Lynn, auteur de cette enquête, avait déjà beaucoup fait parler de lui en 2005 en affirmant que les hommes avaient en moyenne un QI supérieur de 5 points à celui des femmes.

      Plus froid, donc plus de cerveau

      Selon le professeur Lynn, cette différence de QI entre Français et Britanniques serait en fait une des raisons des nombreuses victoires militaires de la Grande-Bretagne sur la France au cours des siècles : « C’est une loi non reconnue de l’histoire que le camp doté du plus grand QI l’emporte en général, sauf s’il présente une réelle infériorité numérique, comme ce fut le cas des Allemands après 1942 ».

      Selon le professeur Richard Lynn, ces différences de QI seraient dues au fait que les populations soumises à des climats plus froids dans le nord de l’Europe auraient développé des cerveaux plus volumineux nécessaires à la survie dans la précarité. Selon les calculs de l’université de l’Ulster, la taille moyenne du cerveau humain en Europe du nord et Europe centrale est de 1.320 centimètres cubes, contre 1.312 centimètres cubes en Europe du sud-est. Les Britaniques excellent dans un autre dommaine de recherche du Professeur Lynn. Il a ainsi trouvé que les Etudiants Britaniques avaient un QI de 109, le second plus important au monde aprés les Etudiants des USA, de 110.

      Il ajoute que les différences d’intelligence en Grande Bretagne pourrait être attribué à l’immigration depuis des siécles des gens les plus intelligents à travers tout le pays vers Londre. Les adultes en Angleterre et aux pays de Gales ont un QI de 100.5, plus élevé que celui des Irlandais et des Ecossais qui n’est que de 97. Ceux vivant à Londre et dans le Sud Est ont par contre 102 de QI en moyenne. Une fois intallé dans la capitale, ils ont élevé des enfants, et ces enfants ont hérité de leur intelligence supérieure, et l’on transmise à leurs descendants. Ce processus se répéte dans les autres pays, comme en France où les gens sont plus intelligents à Paris qu’en province.

      Le QI normal s’étend de 85 à 115, mais les personnes exceptionnelement talentueuses commencent à partir de 145."


    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 14 septembre 2006 11:16

      « un tiers des parents contourne la carte scolaire, dans un article qui débute par ces lignes : Dérogations, départs vers le privé, astuces en tous genres, les Parisiens sont des champions de l’évitement de la carte scolaire. »

      C’est quand même un comble ! En supprimant la carte scolaire, chacun sera libre. Vous vous offusquez que 33 % contournent la carte scolaire et vous proposez dès lors de la supprimer. Il n’y aura donc même plus besoin de la contourner ! Ce sont les dérogations qu’il faudrait combattre, pas libéraliser l’ensemble. Je n’ai pas bien compris les modalités que vous suggérez pour remplacer ce dispositif et mieux garantir la mixité sociale. Les meilleurs élèves sont de toutes façons ceux qui viennent des catégories aisées.


    • Kiri (---.---.176.76) 14 septembre 2006 12:32

      Pour moi la carte scolaire est bien le problème. Tout simplement parce que l’éducation est un monopole d’Etat, mais que les enseignants et els établissements n’ont pas - et ne peuvent pas avoir - la même qualité d’enseignement voire la même capacité à accueillir des élèves de façons suffisamment sécurisée pour représenter un lieu de travail et d’aquisition des connaissances. Il me paraît démocratique de penser que des parents devraient avoir le droit de choisir un établissement « valable » pour instruire leur enfant. tous ne le sont pas.

      Laisser l’enfant dans un établissement ou « à risques » ou tout simplement dirigé par une équipe pédagogique incompétente et impossible à contrôler - de nombreux instituteurs continuent à pratiquer la méthode globale pour l’apprentissage de la lecture en dépit des ordres du ministère et des avis des experts - reviens à sacrifier sa scolarité, point barre.

      Tant que les enseignants n’auront pas de compte à rendre pour ce qu’ils font ou non, il sera urgent de pouvoir leur échapper. il ne s’agit pas de discriminer un métier : cela arrive dans tous les mlilieux et toutes les professions. Mais dans le privé, ceux qui ne veulent pas faire ce pour quoi ils sont payer, on les vire. Dans l’enseignement, on les augmente à l’ancienneté.

      Précisions d’ailleurs qu’un bon enseignant n’est donc pas reconnu, ni gratifié : ce serait « discriminant » pour les syndicats et ses collègues moins courageux ou moins travailleurs - ou plus respectueux du contrat passé.

      Donc : nous sommes obligé de les payer : pourquoi devrait on en plus les laisser gâcher les chances de nos enfants quand cela arrive ?

      Il me semble juste que les parents aient le choix, et le droit de tenter d’offrir un avenir meilleur à leurs enfants


    • (---.---.170.68) 14 septembre 2006 15:46

      Comment peut-on écrire que :« Les Allemands sont le peuple le plus intelligent d’Europe parce qu’ils ont le QI le plus élevé ? ». Tes tests de QI, mesurent le QI...et c’est très arbitraire ! L’intelligence ? Personne n’a jamais proposé une définition acceptée par tous. Comment donc la mesurer ??Les Papous vivant de manière traitionnelle, ratent lamentablement les tests de QI, mais nous ratons lamentablement les « tests » qui nous sont proposés par leur mode de vie traditionnel....


    • Ne réformons pas (---.---.28.210) 13 septembre 2006 12:06

      dans l’academie de Paris 40% des dérogations accordées (pour échapper ) a la carte scolaire le sont pour DES ENFANTS D ENSEIGNANTS

      Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais


      • JB Robert 13 septembre 2006 12:37

        Plutot que de mettre à mal tous les dispositifs assurant l’égalité des chances sur le territoire sous prétexte de dysfonctionnement, renforçons-les. Imposons par exemple une carte scolaire pour enseignants, mettant les meilleurs et plus qualifiés dans les lycées et colleges qui rencontrent le plus de difficultés. Supprimons la denomination ZEP, stygmatisante, et engageons une mutation et un reforcement des effectifs en direction des établissements en difficulté.


        • Fred (---.---.155.75) 13 septembre 2006 16:44

          Quand on sait qu’il y a 50000 equivalent temps plein par an qui n’ont pas de classe, on se dit qu’il y a quelques profs qui n’ont pas envie d’aller aider leur petits camarades et je vois mal comment vous allez les faire demmenager pour aller enseigner dans des endroits ou ils n’ont pas envie d’aller.


        • Corwinhawk (---.---.101.8) 13 septembre 2006 13:14

          Ce qui m’étonne dans ce débat pour/contre la carte scolaire, que l’on soit dans un camp ou dans l’autre, on part de l’hypothèse qu’il y a les bons établissements et les mauvais établissements. Pourtant l’école publique est sensée être la même partout.

          Je pense que ce débat est l’arbre qui cache la foret. Les problèmes de l’éducation nationale sont bien plus important que ça.

          Il faut aussi se demander pourquoi l’école privée a autant de succès (Que l’on ne me dise pas que ce n’est réservé qu’au riches ; pour avoir fréquenté les deux je peux vous dire que ce n’est pas vrai.)


          • julien (---.---.72.11) 13 septembre 2006 13:20

            Toutà fait d’accord avec le dernier commentaire. Si on calcule l’argent dépensé par l’Education Nationale, il apparaît qu’un élève d’un lycée bien « côté » (comme une voiture ou n’importe quel objet de consommation) coûte plus cher qu’un élève de ZEP. Les profs qui y enseignent sont plus âgés et donc plus payés, le différentiel est si grand que les mesurettes n’y changent rien.

            Sortir un élève et le présenter en modèle « d’intégration » est une supercherie destinée à diminuer encore davantage tous les budgets d’éducation. Après on dira : si tu veux tu peux, en oubliant les notions de capital culturel, social et faisant fi des différences entre les élèves qui ne s’adaptent pas tous aux contraintes scolaires de la même façon (et tant mieux). Cet article est bien dans l’air du temps, on fait croire que la suppression de la carte scolaire signifie l’augmentation de l’égalité des chances. Pour autant, il n’est dit nulle part que des postes d’enseignants manquent cruellement, que les moyens des associations ont diminué de façon exponentielle depuis quelques années.

            L’auteur, qui ne souhaite pas se présenter, a une vision terriblement pertinente de la banlieue : si tu travailles, tu roules pour le système. Evitons les généralisations de ce type, qu’est ce que t’y connais ? La carte scolaire est un faux problème, il faut accepter de payer des impots pour payer l’éducation.


            • (---.---.59.170) 14 septembre 2006 06:49

              « Pour autant, il n’est dit nulle part que des postes d’enseignants manquent cruellement »

              Ah HA AH !

              Il y a beaucoup trop d’enseignants. Cette histoire de nombre d’enfants par classe est un faux probléme, une pure croyance populaire, les études internationale sur le sujet montrant qu’une classe de 20, 30, 40 ect ne change en rien les résultat scolaire. Pour que le nombre d’eleves influ sur leur niveau, il faudrait tomber à 12 eleves par enseignants, evidement impossible, et de toute façon inutile.


            • Stephane Klein (---.---.101.8) 13 septembre 2006 14:01

              Le parti de l’archaisme a encore de beaux restes !

              La problematique sous-jacente est que nous confondons trop souvent egalite des chances au profit de l’egalite, tout court.

              Tous les enfants doivent etre egaux (par rapport a quoi, mystere !), tous les etablissements doivent etre egaux, etc....

              Quitte a tirer tout le monde vers le bas.

              Qui n’a connu cette Education Nationale, dirigee par des post-soixantehuitards, pour lesquels il faut absolument assurer la mixite sociale, surtout retirer tout pouvoir de sanction, ’mettre l’accent sur la prevention’ eviter absolument toute sanction propre a stigmatiser les eleves ’en rupture’. Et tant pis pour les bons eleves, qu’ils soient ’de souche’ ou d’origine immigree, ils seront les dommages collateraux de la politique gauchiste (je ne dis pas socialiste car ca n’a rien a voire).

              A present qu’un autre edifice du gauchisme se fissure et recoit les derniers coups de boutoirs, voila le parti de la conservation qui se reveille.


              • Anthony Meilland Anthony Meilland 13 septembre 2006 14:30

                Bonjour Stephane, avez-vous quitté l’UDF et rejoint l’UMP ? smiley

                Concernant ce que vous dites quelques remarques :

                - les bons élèves s’en sortent toujours. C’est des mauvais et des moyens qu’ils faut s’occuper.

                - La sanction est totalement inutile ( j’en rajoute un peu tout de même). Quel pays arrive en tête de l’étude PISA de l’OCDE sur le niveau des élèves : la Finlande qui ne pratique que peu de punitions et pas de redoublement. Qui arrive en second : le Japon qui a une politique radicalement opposée. Alors vos vieux discours sur l’ordre du style « Maréchal nous voilà »... smiley

                - Vous ne croyez pas en l’égalité des êtres humains. Etrange... et triste. smiley


              • Jesrad (---.---.20.126) 13 septembre 2006 15:09

                les bons élèves s’en sortent toujours.

                C’est archi-faux, je m’insurge ! Le système actuel détruit les bons élèves, je le sais pour avoir travaillé comme bénévole dans une association de soutien scolaire. Les meilleurs des élèves qui se retrouvent ghettoïsés en ZEP ou dans ce qu’on appelle pudiquement (hypocritement ?) des écoles, collèges ou lycées « classiques » mais réservés aux pauvres, ces meilleurs d’entre eux, donc, sont tout simplement démolis de manière systématique, au mieux ils obtiennent le soutien de gens comme nous qui faisons pression sur les proviseurs et les collectivités, et parviennent à décrocher une formation en alternance ou un apprentissage. Et ça n’arrive pas qu’aux pauvres, le phénomène gagne du terrain, j’en vois régulièrement, des gens brillants, lucides, doués de facultés d’analyse et de bon sens, pointant à l’ANPE ou en intérim parce que sans formation. Les patrons se les arrachent, mais jouent sur leur absence de diplômes pour les sous-payer, afin de garder l’entreprise en vie coûte que coûte.

                Non, les bons ne s’en « sortent » pas, du système actuel. On leur fait payer leur talent, tout ça pour faire subir du maternage insidieux et déresponsabilisant aux autres.


              • (---.---.59.170) 14 septembre 2006 06:55

                « Vous ne croyez pas en l’égalité des êtres humains. Etrange... et triste. »

                Vous avouez vous même que ce n’est qu’une croyance, et donc, que vous êtes dans l’irrationalité. Pas étonnant que vos délires religieux soient voués toujours à échouer, en entrainant dans le malheure des gens qui n’avaient rien demandé. Ecrasons l’infame !

                « C’est archi-faux, je m’insurge ! Le système actuel détruit les bons élèves »

                Exact. Les bons sont freinés, cassés, voir stopés, pour « restaurer l’égalité ». C’est une politique quasi officiel à l’éduc nat. Inutile de dire que si en plus le bon eleve n’est pas immigrés, ses origines socials vont exaspérer les camarades enseignants qui vont en rajouter une couche.


              • Panama (---.---.198.59) 13 septembre 2006 14:26

                De toute façon, supprimer la carte scolaire ne servirait à rien.

                Arrêtons l’hyprocrisie des deux côtés s’il vous plait :

                - les enfants des classes sociales privilégies sont meilleurs que les autres, parce que justement ils vivent dans un environnement privilégié. Ca aide dans les études.

                - quelle sera la valeur d’un 16/20 de moyenne d’un collège d’une ZEP par rapport à un 16/20 d’un collège de zone privilégiée ? Un prof. note en fonction de sa classe, pas par rapport à un référentiel commun à la France.

                Les lycées choisiront en fonction des notes ET de la provenance de l’élève. C’est le serpent qui se mord la queue.


                • krokodilo (---.---.239.43) 13 septembre 2006 14:46

                  Non. Un prof ne note pas en fonction de sa classe, et c’est très amusant : il a été prouvé que quel que soit le niveau de sa classe, qu’il ait un troupeau de cancres (oups : socialement défavorisés, enfants en rupture, artistes rêveurs en herbe, surdoué(e)s en échec, j’en ai oublié ?) ou qu’il dispense son savoir à la crème de la crème, il notera TOUJOURS selon une courbe de Gauss (de gosses ?), avec une petite élite, un gros tas de moyens, et un tiers de laborieux. En affinant, il trouvera un véritable surdoué, la flèche (j’aimerais bien en avoir des comme ça plus souvent), et un largué complet (on se demande ce qu’il fout dans ma classe.)

                  Etonnant, non ? Et je crois que peu de profs sont conscients de cette tendance naturelle et humaine, sauf à faire un effort conscient et à disposer d’un référentiel de niveau...


                • Panama (---.---.198.59) 13 septembre 2006 15:48

                  @ Krokodilo : mais vous prouvez exactement le contraire ! Face à un niveau général plus faible, les meilleurs d’une classe en difficulté (ceux qui ont 16 par exemple) deviendront les moins bons dans une bonne classe (ils n’auront pas la moyenne).

                  La notation est donc relative au niveau de la classe, et obéit, je suis d’accord avec vous, avec le principe de Gauss.

                  Ce qui ne change rien d’ailleurs, à l’injustice sociale face à l’école, ce qui est l’objet de ce post.

                  J’ajouterai que, timeo danaos et dona ferentes comme disait ce bon vieux Virgile - venant de la droite et d’une gauche bien à droite, la suppression de la carte scolaire n’est sûrement pas un cadeau au peuple d’en bas...


                  • krokodilo (---.---.184.184) 14 septembre 2006 10:53

                    Tout à fait d’accord avec vous, mon « non » en intro était un peu abrupt, je voulais simplement amener ma petite anecdote de psycho. Bien sûr qu’une note sur un dossier est évaluée en tenant compte du niveau (estimé) de l’établissement d’origine. Faute de référentiel national, par matière, classe et filière, qui n’existe pas réellement ou qui relève de mission impossible : il y a des programmes, mais les exercices applicatifs laissent une large place à des variations importantes. D’ailleurs, je suppose qu’un prof qui ne pousserait pas un peu une « bonne classe » serait aussi fautif que celui qui ne s’adapterait pas à une classe de niveau plus modeste, comme un entraîneur sportif essaie de faire donner le meilleur à son poulain sans forcer la machine.


                  • SilenT BoB SilenT BoB 13 septembre 2006 16:16

                    je ne suis pas specialiste en education, mais faire des classes de niveau, avec moins d’eleves dans celles de niveau bas, et ensuite les moyens et les bons ensembles. Les faibles ont besion souvent d’attention et surtout de se remettre les bases dan la tete, ils sont tres souvent pas betes, mais n’ont pas les bases pour suivre, une annee dans ce type de classe peut s’averer benefique. Etre nul a l’ecole ne signifie pas etre stupide.

                    Personnellement si mes parents n’avaient pas ete la, je n’aurai pas fait les etudes que j’ai faites. Je n’etais pas bete, mais feignant de base ( lol ), mes parents m’ont surveille et je m’en suis sorti par la suite tout seul. Il y a aussi des enfants qui n’ont pas les possiblites d’apprendre par coeur, masi qui ont de la logique, l’ecole forme de bon veaux (a mon sens) qui ne sont bons qu’a apprendre par coeur et faire du copier-coller des cours. Ceux un peu fanfarons comme je l’etais etaient les banis, les onis dans le coins avec le bonnet d’ane, mais ce que j’ai compris par la suite c’est que ceux qui avaient des bonnes note en bachotant n’arrivaient souvent pas loin dans les etudes, par contre c’est curieux, tous mes potes cancres ont fait de tres bonnes etudes...


                    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 septembre 2006 16:22

                      Il est incontestable que la situation actuelle est intenable en cela qu’elle guetthoïse les populations scolaire sur fond de découpage ségrégatif par quartier et de plus elle est parfaitement hypocrite dès lors que les dérogations avantages ceux qui savent échapper à la carte scolaire . Interdire les dérogations dans un tel cadre ne changerait rien à la ségrégation par quartier ; j’ai donc plusieurs propositions :

                      1) Définir des bassins scolaires socialement mixtes avec un choix d’au moins deux établissements pour les parents et élèves

                      2) décentraliser pratiques pédagogiques et programmes sur fond d’objectifs communs sur le double plan des établissements et régional ; la région définissant ces bassins scolaires pour assurer la mixité du recrutement

                      3) Assurer aux élèves et non pas aux établissement les moyens supplémentaire de venir en aide partout à ceux d’entre eux qui sont en difficulté.

                      4) Revaloriser les formations pré-techniques et par par alternances pour les élèves de plus de 16 ans qui ne sont pas motivés par des études secondaires générales, comme en Allemagne (Realschule)

                      5) Profiler les nominations en affectant pour ces élèves les enseignants les plus, compétents, les plus motivés et payés en conséquences, avec avancement de carrière plus rapides (comme pour ceux qui ont fait de la coopération à l’étranger : grand choix systématique, sauf exception)

                      Mais il faut deux conditions : briser la centralisation programmatique et celle des nominations. Faire des différences de salaires et de carrière entre les enseignants en fonction de leur mérite à assurer un service public qui tend à une plus grande égalité des chances. J’entends d’ici les criailleries de certains syndicats cogestionnaires d’un système qui les avantage (en tout cas ceux qui pantouflent dans des établissement tranquilles, mais qui le sont de moins en moins) et surtout avantage leurs propres enfants (et je suis bien placé pour le savoir, pour en avoir tirer grand profit !)

                      Les deux candidats principaux ont le mérite de briser les tabous sur cette question, comme sur d’autres ; il est du reste, en ce qui concerne, l’une d’entre eux contradictoire d’affirmer qu’elle ne dit rien et lui faire grief de renverser quelques illusions bien ancrées à gauche et faire des propositions, certes discutables, mais interessantes, en conséquence. La campagne, avec ces deux candidats hors normes et suffisament lucides, risque de devenir passionnante.

                      Ce qui veut dire que je ne partage pas du tout le point de vue de ceux qui prétendent que les élections présidentielles serait jusqu’à présent un phénomène purement médiatique et d’ailleurs toutes les enquêtes mettent en avant le fait que la majorité des électeurs est très sensible au refus de la langue de bois abstraite et hypocrite en politique ; refus que pratiquent, chacun à sa manière, les deux principaux candidats à la candidature...


                      • Panama (---.---.198.59) 13 septembre 2006 17:12

                        1) Définir des bassins scolaires socialement mixtes avec un choix d’au moins deux établissements pour les parents et élèves

                        Voeu pieux. Les meilleurs élèves, souvent issus des classes favorisées - c’est une réalité - partiront dans le privé pour ne pas se retrouver avec des éléments « difficiles ». Et je comprends les parents !

                        2) décentraliser pratiques pédagogiques et programmes sur fond d’objectifs communs sur le double plan des établissements et régional ; la région définissant ces bassins scolaires pour assurer la mixité du recrutement

                        Comme ça se pratiquera le contournement à l’échelle national et non plus local.

                        3) Assurer aux élèves et non pas aux établissement les moyens supplémentaire de venir en aide partout à ceux d’entre eux qui sont en difficulté.

                        Encore de l’aide sociale ? Toujours de l’aide sociale ? Vous voulez un RMI pour élèves en difficulté ?

                        4) Revaloriser les formations pré-techniques et par par alternances pour les élèves de plus de 16 ans qui ne sont pas motivés par des études secondaires générales, comme en Allemagne (Realschule)

                        Ca fait 20 ans qu’on dit ça. Mais que disent le marché de l’emploi et les entreprises ?

                        5) Profiler les nominations en affectant pour ces élèves les enseignants les plus, compétents, les plus motivés et payés en conséquences, avec avancement de carrière plus rapides (comme pour ceux qui ont fait de la coopération à l’étranger : grand choix systématique, sauf exception)

                        Et si on demandait aux meilleurs professeurs où ils ont envie d’enseigner ? Dans une cité du 93 ou au Lycée Lacanale de Sceaux ? A votre avis ? Tout le monde n’a pas une vocation - pardon pour le mot - humanitaire.

                        Est-ce que vous croyez qu’un agrégé en lettres classiques a envie de passer sa vie dans une ZEP ? Regardez donc le turn over dans ces zones des professeurs.

                        Il n’y a pas de solution miracle. Il doit exister des solutions, dont plusieurs sont déjà mises en oeuvre (voir l’expérience de Science Po). L’égalitarisme total face à l’école est une utopie qui me laisse pantois.


                        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 septembre 2006 17:27

                          Vos objections sont interessantes mais tout à fait négatives, car fondées sur un a priori de principe ant-démocratique contre l’égalité des chances que nul ne peut politiquement révoquer dans notre pays, sans se faire battre, comme vous le savez.

                          Petites remarques sur deux points d’importance qui ont fait l’objet de votre critique : je refuse un choix national d’établissements publics ou privés sous contrat et je refuse que les établissements privés qui ne jouent pas la carte de l’égalité des chances soient, comme aujourd’hui, financés sur fonds publics ; je vous prie de croire que cela sera fortement dissuasif et obligera la quasi totalité d’entre eux de jouer le jeu.

                          Enfin pour les enseigants vous êtes mal informés ; si l’on y met le prix on ne manquera pas de volontaires motivés pour assurer un enseignement adapté aux élèves en difficulté, à condition de les libérer d’une tutelle hiérarchique et pédagogique obtuse et déresponsabilisante.

                          Mais on peut préferer ne rien faire pour préserver l’inégalité anti-démocratique actuelle des chances tout en prétendant le contraire..


                        • ni-ni (---.---.216.46) 13 septembre 2006 18:13

                          juste une petite remarque en passant ; visiblement supprimer la carte scolaire génèrera une autre forme de ghettoisation. donc prenons le probleme autrement, supprimons et les dérogations(merde les profs vont encore faire grève) et surtout changeons le système d’ affectation des profs ; a l’heure actuelle un prof débutant (donc inexperimenté voire incompétent) est affecté dans les établissements difficile, avec l’ancienneté il choisi un « bon » établissement.... moralité les éléves qui ont besoin de profs très experimentés ont les débutants et ceux qui sont plus brillants et sans problèmes ont les bons profs smiley donc faisons comme dans d’autres services publiques (voire comme le privé cf les banques) mutons les enseignant tous les disons 3-4 ans et faisons tourner (par exemple mutation obligatoire zone facile-zone difficile en alternance), bien sur au sein de la même accademie (on est pas inhumain quant même) smiley ... la partie est pas gagnée (dur de bouger un mamouth) mais pour l ’avenir de TOUS les enfants ca risque d’etre positif. il va de soit que les enseignants que cela dérange pourront démissioner et que les arrets maladies seront décompter du temps à effectuer dans une zone (autrement c’est trop facile une zone difficile= une petite depression , voir une grosse et on limite le temps à « tirer ») ... dites y sont passer où les hussards noirs de la république ????


                          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 septembre 2006 18:56

                            Je ne propose pas de supprimer la carte scolaire, mais de redéfinir une carte scolaire socialement mixée avec un choix entre au moins deux établissements. Pour le reste les mesures draconnienne que vous avancez n’ont aucune chance d’être acceptées même avec beaucoup de ...pédagogie... aux enseignants : on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre : il faut jouer donnant/donnant ; c’est le BA Ba (méthode syllabique) de la politique. On ne peut transformer l’enseignement en agressant les enseignants (erreur de Allègre)


                          • Adolphos (---.---.59.170) 13 septembre 2006 19:58

                            La réforme, on la connait, les autres pays d’Europe l’on déja fait : privatisation totale de l’éducation.


                            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 septembre 2006 20:52

                              Lesquels ? Pour ma part je n’en connais aucun !

                              Là je ne marche pas : me prendre, ainsi que nos lecteurs, à ce point pour des imbéciles, n’est pas digne de vous, si tant que ce terme est un sens pour vous !


                            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 septembre 2006 20:58

                              ait un sens dans la mesure de celui que vous prétendez être !


                            • (---.---.59.170) 14 septembre 2006 07:10

                              http://libres.org/francais/actualite/archives/actualite_0806/blair_a3_3306. htm

                              Privatisons donc. Il n’existe en France que 350 école libres. Mais, ailleurs dans le monde, les écoles indépendantes sont des plus banales : il en existe ainsi des centaines de milliers dans le monde : aux Etats-Unis par exemple, il y en a 29 000 ; c’est-à-dire qu’aux Etats-Unis une école sur 4 est indépendante. Elles scolarisent 6 millions de petits Américains. En Europe, les meilleurs résultats scolaires (selon les études PISA de l’OCDE) sont les pays pratiquant le pluralisme scolaire, tels les Pays Bas (où 72% des élèves sont dans le privé indépendant, que l’Etat finance en respectant pleinement la liberté et la diversité de ces établissements), la Belgique, ou les pays nordiques.


                            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 14 septembre 2006 15:05

                              « où 72% des élèves sont dans le privé indépendant, que l’Etat finance »

                              Un vrai cercle carré ! L’état finance sans compter des institutions privées et sans aucun contrôle de l’usage des fonds publics qu’elles en font. Vive le libéralisme étatique !...

                              J’ai comme un doute !

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