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Accueil du site > Tribune Libre > Syrie : la situation s’aggrave dans la province d’Idlib

Syrie : la situation s’aggrave dans la province d’Idlib

La situation dans le nord-ouest de la Syrie pourrait sérieusement s'aggraver dans les jours à venir. Comme le rapporte l'agence Bloomberg se référant à ses sources du gouvernement turc, Ankara y projette plusieurs milliers de combattants supplémentaires et des centaines d'armements. En même temps a été rapportée la préparation d'une grande offensive sur Idlib par l'armée gouvernementale syrienne. 

Malgré les bombardements intenses du sud de la province syrienne d'Idlib, Ankara a tout de même réussi à projeter dans cette région des dizaines de ses chars, actuellement déployés le long de la route M4 entre les villes d'Ariha et de Muhambel, tout en rapportant la présence de blindés légers. 

Selon Bloomberg, le président turc Recep Tayyip Erdogan a envoyé des troupes en Syrie pour avoir un atout pendant sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine à Sotchi le 29 septembre. Ces pourparlers devraient porter essentiellement sur le règlement du problème d'Idlib. Les journalistes américaines disent qu'il sera difficile pour les parties de trouver un compromis. 

Les intérêts de Moscou et d'Ankara sont diamétralement opposés à Idlib. La Russie veut aider Bachar al-Assad à débarrasser la province des combattants et à reprendre son contrôle. Or cette situation ne convient pas à Ankara. Recep Erdogan cherche à maintenir la présence militaire et l'influence sur la Syrie, mais il craint une vague de réfugiés qui inonderait inévitablement les régions frontalières de la Turquie avec le début des activités militaires. Ce qui affecterait sa cote de popularité. D'après Bloomberg, l'objectif principal de la projection des forces turques à Idlib consiste à forcer Damas à renoncer à une vaste offensive. 

Les médias parlent de cette opération depuis plusieurs jours. De grandes unités sont envoyées depuis plus d'un mois à la frontière de la province, les sites terroristes sont régulièrement attaqués. L'aviation russe s'est nettement activée ces dernières semaines en attaquant presque tous les jours des cibles à Idlib. Ainsi, en milieu de semaine, des bombes ont été lancées sur sept sites à la fois dans la commune de Benin. C'est probablement la raison pour laquelle les Turcs ont déployé mi-septembre des systèmes antiaériens MIM-23 dans la province ? 

Cependant, ni Moscou ni Damas n'ont encore annoncé la préparation d'un assaut. Sachant que le ministère russe de la Défense rapporte que les combattants des organisations terroristes retranchés à Idlib ont commencé à attaquer plus souvent les positions des forces gouvernementales et la population civile. 

Alors que Damas insiste sur le fait que la projection du contingent turc supplémentaire à Idlib ne fera que persuader les combattants de leur impunité. 

"J'estime que la Turquie doit immédiatement retirer ses troupes, a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères Faisal Miqdad. La communauté internationale, de son côté, doit soutenir nos efforts pour libérer les territoires au nord du pays. La raison principale de l'escalade à Idlib, c'est l'occupation turque et le soutien apporté aux groupes terroristes par Ankara."

 

Idlib est aujourd'hui la province la plus problématique de la Syrie, où s'affrontent les intérêts de plusieurs acteurs à la fois. La province représente un "feuilleté" de militaires turcs, de groupes extrémistes contrôlés par Ankara, de bandes terroristes "libres" opposés à tous et d'unités syriennes qui cherchent à rétablir l'ordre dans le pays avec le soutien de l'aviation russe. 

Les forces syriennes ont lancé, en hiver-printemps 2020, une vaste offensive, ont libéré plus de 26 communes, 320 km² du territoire du pays. Fin janvier déjà l'armée syrienne a occupé la ville de Maarat al-Nouman dans le sud-est en prenant le contrôle de la route stratégique Hama-Alep. Et le 5 février, l'armée est entrée dans la commune stratégique de Saraqeb au croisement des routes Alep-Hama et Alep-Lattaquié. 

Ce qui a suscité la colère d'Ankara, qui a exigé de Damas de retirer les troupes aux positions occupées avant l'offensive. Cette fois, la Syrie n'a pas réagi, et la Turquie a commencé à agir. Ses unités ont attaqué avec des combattants proturcs les positions de l'armée syrienne sur tout le front. Le 27 février, l'aviation syrienne a riposté par une frappe contre un convoi militaire faisant 33 morts parmi les soldats et les officiers turcs. Après cet incident, Ankara a lancé l'opération Bouclier de printemps engageant des forces supplémentaires. Les Syriens se sont retirés de plusieurs communes. Les drones d'attaque Bayraktar TB-2, devenus célèbres précisément à cette époque, ont été largement utilisés dans les combats. 

La situation s'est stabilisée en partie le 5 mars, quand les présidents de la Russie et de la Turquie sont convenus d'une trêve à Moscou. Ils se sont entendus sur la cessation des activités militaires, le retrait des troupes et la création d'un corridor de sécurité le long de la route M4 Lattaquié-Alep. Ils ont également organisé des patrouilles conjointes dans cette zone. 

De plus, la Turquie a promis de lutter contre les extrémistes dans la province. Cependant, les combattants ont continué, bien que plus rarement, de commettre des attaques, notamment dans le corridor de sécurité. Ainsi, en juin dernier, ils ont fait exploser une mine sur le chemin d'une patrouille conjointe sur la route M4. Un véhicule blindé de transport de troupes russe BTR-82A a été endommagé, sans victimes, heureusement. 

L'allié principal d'Ankara dans la province est ce qu'on appelle l'Armée nationale syrienne (ANS). Il s'agit d'une entité assez hétéroclite composée de plusieurs groupes, dont la plupart sont considérés comme terroristes par Moscou et Damas. Par exemple, au sein de l'ANS existe la Division al-Hamza. Ses combattants font la guerre depuis 2013. 

Elle était toujours soutenue financièrement et matériellement par les États-Unis et la Turquie, et son chef, l'officier du renseignement turc MIT Seif Abou Bakr, a été pendant des années un agent secret d'Ankara dans l'État islamique. La Turquie a largement utilisé les services d'al-Hamza et d'autres extrémistes pendant l'opération Bouclier de l'Euphrate, en août 2016. Les combattants de cette "division" faisaient partie des premiers à entrer à Jarabulus et à Karkamis au nord du pays. Les radicaux étaient extrêmement cruels à l'époque envers les civils kurdes. En 2018, al-Hamza a participé à l'invasion turque d'Afrin dans le cadre de l'opération Rameau d'olivier, et en 2019-2020 elle soutenait les superviseurs d'Ankara lors des combats à Idlib. 

De plus, il a été prouvé que les membres de ce groupe ont combattu au Haut-Karabakh en automne dernier du côté de l'Azerbaïdjan. Ils ont été projetés à Bakou par des avions turcs. Ce qui a été notamment confirmé par le président français Emmanuel Macron, rapportant qu'Ankara avait projeté au moins 300 radicaux en Azerbaïdjan. La collaboration entre la Turquie et des combattants à Idlib n'est plus un secret pour personne depuis longtemps. Et en l'absence d'Ankara, les Syriens auraient certainement libéré la province depuis longtemps. 

À l'heure actuelle, la situation à Idlib est très grave sur fond d'exigences syriennes d'une évacuation immédiate de militaires syriens au vu de l'offensive qui se prépare contre cette région, sachant que de toute évidence la Turquie a l'intention également de faire face à la Russie, comme en témoigne le déploiement de la défense antiaérienne turque au sud de la ville d'Idlib. 

On ignore comment se terminera cette nouvelle escalade dans le nord-ouest de la Syrie, mais il est certain que les pourparlers de Sotchi seront difficiles. Recep Erdogan est prêt à la confrontation et n'a pas l'intention de reculer. Comme en témoigne notamment sa récente déclaration à l'Assemblée générale des Nations unies qu'Ankara ne reconnaîtrait jamais la Crimée comme russe. Pas la déclaration la plus diplomatique avant sa rencontre avec Vladimir Poutine.

Alexandre Lemoine

Les opinions exprimées par les analystes ne peuvent être considérées comme émanant des éditeurs du portail. Ellesn'engagentquelaresponsabilité desauteurs

 

Source : http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=3140


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30 réactions à cet article    


  • Effondré remonté Effondré remonté 29 septembre 09:19

    Il est donc crucial que le Sultan se prenne une déculottée définitive et qu’il y ait un grand massacre de coupeurs de tête « modérés et spécialistes de bon boulot » comme de soldats turcs... mais cela arrivera-t-il ? ...Poutine est parfois bien faible, je trouve...


    • L'apostilleur L’apostilleur 29 septembre 09:44

      « ...Ankara ne reconnaîtrait jamais la Crimée comme russe... »

      Les Turcs ne digèrent toujours pas d’avoir perdu les conquêtes ottomanes. Ils ont oublié que ces territoires n’étaient pas les leurs.

      Ils devraient se satisfaire de ces traités qui ne les ont pas contraints à retourner dans ce petit coin d’Anatolie origine de leur tribu.

      Tous les empires ont fini comme peau de chagrin. Erdogan se fait mal à rêver. 


      • L'apostilleur L’apostilleur 29 septembre 09:52

        @L’apostilleur

        Les turcs rencontrés à l’occasion d’une demi-douzaine de séjours n’ont rien à voir avec ce fanatique sunnite.( Konya mise à part)

        Si l’on en juge par leur vénération de Kémal et leur soutien au petit sultan, on peut se poser la question de leur malléabiilité.


      • chantecler chantecler 29 septembre 10:17

        @L’apostilleur
        C’est que le petit Sultan a des arguments musclés .


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 29 septembre 10:52

        @L’apostilleur

        mais mon ami, personne ne reconnait la Crimée comme russe, à part les obligés de Poutine (Syrie d’Assad, Vénézuela, république de Transnistrie, ou d’Abkhazie septentrionnale).

        Même le président biélorusse a fait la gueule après le rattachement de 2014, mais comme il est aussi tout récemment entré dans le club des obligés de Poutine il devra aller à Canossa.


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 29 septembre 11:16

        @L’apostilleur
        Si l’on en juge par leur vénération de Kémal et leur soutien au petit sultan, on peut se poser la question de leur malléabiilité.

        Dans son livre J-F Colossimo trace tous les parallèles entre Erdo et Kémal, et démontre qu’ils ne sont pas si éloignés.

        Les Turcs sont malades de leur empire perdu, et l’un comme l’autre leur promet d’y remédier.


      • SilentArrow 29 septembre 13:33

        @Olivier Perriet

        personne ne reconnait la Crimée comme russe

        Les républiques qui, comme elles en avaient le droit, se sont séparées de la Russie à la fin de l’URSS n’auraient pas dû partir avec plus de territoire qu’elles n’en avaient lors de leur inclusion dans l’URSS.

        Ce n’est pas un bon principe ça ?

        Ce sont les pays de l’OTAN qui font obstacle à la reconnaissance de la Crimée russe. Et on les comprend : ils se voyaient déjà attirant l’Ukraine dans l’OTAN et entrant ainsi en possession de la base navale de Sébastopol.

        C’est raté.


      • titi 29 septembre 13:59

        @SilentArrow

        « Ce n’est pas un bon principe ça ? »

        Sauf qu’il y a un autre principe qui a été adopté en 1991.
        L’Ukraine détruit les armes nucléaires sur son sol, et en échange la Russie garantit ses frontières.
        Parole de russe !

        Ce qui prouve qu’il ne faut jamais renoncer à ses bombinettes.


      • SilentArrow 29 septembre 14:05

        @L’apostilleur

        ce petit coin d’Anatolie origine de leur tribu.

        Même pas. Leur pays d’origine, ce sont les steppes l’Asie centrale. Ils se sont parfaitement adaptés au plateau d’Anatolie parce que ça ressemble à leurs steppes d’origine, mais les Turcs ne viennent pas d’Anatolie.

      • SilentArrow 29 septembre 14:16

        @titi

        Ensuite, l’OTAN a bombardé la Serbie pour lui prendre le territoire qu’on appelle le Kosovo.
        L’OTAN ne devait pas profiter de l’éclatement de l’URSS pour s’avancer dans des ex pays du bloc soviétique. Parole du camp du bien.


      • titi 29 septembre 15:10

        @SilentArrow

        La Serbie est en Ukraine ? Je savais pas.

        La Russie a garantit les frontières Ukrainienne oui ou non ?
        Question simple.


      • SilentArrow 29 septembre 15:19

        @titi

        Il faut voir cela dans le contexte des relations entre la Russie et l’OTAN.

        On peut aussi voir le problème sous un autre angle : si l’Écosse avait voté par référendum pour se séparer du Royaume Uni, qu’aurez-vous dit ?


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 29 septembre 16:12

        @SilentArrow

        Quasiment aucun pays n’a reconnu la Crimée russe, hormis les obligés de Poutine. Forcément :

        l’Ukraine n’apprécie pas, dons les autres non plus, et c’est un précédent dangereux.

        En plus, quand il le faut, Poutine se veut « le garant de la souveraineté des autres ».


      • titi 29 septembre 16:17

        @SilentArrow

        « Il faut voir cela dans le contexte des relations entre la Russie et l’OTAN. »
        Du blabla pour noyer le poisson.
        La Russie a manqué à sa parole... comme d’habitude depuis 1762.

        « si l’Écosse avait voté par référendum pour se séparer du Royaume Uni »
        Sous la pression de quel pays ?



      • SilentArrow 29 septembre 16:35

        @titi

        Quand l’Ukraine ne pourra plus payer les pensions de ses vieux, ce qui ne va pas tarder, les habitants de Crimée se féliciteront d’avoir fait le bon choix.


      • titi 29 septembre 17:57

        @SilentArrow

        « les habitants de Crimée se féliciteront d’avoir fait le bon choix »
        Vous sous entendez donc que les motivations du choix peuvent avoir été « court termistes » et opportunistes.


      • titi 29 septembre 18:01

        @SilentArrow

        Et ça répond pas à la question : que vaut la parole de la Russie ?


      • L'apostilleur L’apostilleur 29 septembre 20:22

        @SilentArrow
        « ...J-F Colossimo trace tous les parallèles entre Erdo et Kémal, et démontre qu’ils ne sont pas si éloignés... »
        Kémal se baignait avec des femmes en maillot de bain, j’attends la même photo avec Erdogan. 
        https://onenpensequoi.over-blog.com/2020/07/sainte-sophie-nationalisee-par-les-mahometans.html


      • L'apostilleur L’apostilleur 29 septembre 20:36

        @SilentArrow
        « ...Leur pays d’origine, ce sont les steppes l’Asie centrale... »

        Oui pour les turcs. 
        Mais la dynastie ottomane a été fondée par Osman Ier en Anatolie. 
        Il n’y avait pas d’Ottomans en Asie centrale. 
        Mais si vous renvoyez Erdogan chez les Turkmènes, vous ne trouverez pas d’opposition en Europe. 


      • titi 29 septembre 09:53

        @L’auteur

        Je n’ai pas bien compris ?

        Vous affirmez que c’est lors de rencontres Erdogan/Poutine que se discutent les cessez le feu sur le terrain.

        Je croyais que c’était Assad le président de la Syrie ?


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 29 septembre 10:55

          @titi

          Assad est un pion de Poutine ; c’est comme cela qu’il voit les relations entre pays, « le grand défenseur des petits contre les vilains Etats Unis » smiley

          Les Arméniens se sont fait ratonner l’année dernière par les turco-azéris pour avoir un gouvernement qui n’était pas totalement dans les vues du Kremlin.


        • QAmonBra QAmonBra 29 septembre 10:07

          Merci @ l’auteur pour le partage.

          Après avoir concentré les « frelons » dans le nid d’Idlib, briser définitivement les reins des i$lamistes de tous acabits était, à terme, aussi obligatoire qu’inévitable pour l’alliance syro-russo-irano-libanaise en Syrie.

          Ils s’y sont patiemment et méthodiquement préparés, en concentrant à leur tour, c’était le but de la manœuvre, leurs forces

          et puissances de feu terrestre, aérienne et maritime.

          Même avec le soutien du grand mamamouchi, les barbus coupeurs de têtes ne font pas le poids, ce dernier le sait et ne pourra, tout au plus, que gagner du temps et/ou sauver la face. . . Si ses contre-propositions arrangent d’une manière ou l’autre V. Poutine et ses alliés de plus en plus incrédules. . .


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 29 septembre 11:14

            @QAmonBra

            Super, encore une guerre, vraiment quelle finesse.

            Je passe sur l’immense sens moral de ceux qui s’en réjouissent... de loin.

            PS : « libanais » et « Hezbollah », c’est pas censé être pareil


          • QAmonBra QAmonBra 30 septembre 08:20

            @Olivier Perriet

            Je compatis très hypocritement à vos désillusions, bien que j’ai rarement lu autant de conneries en si peu de mots !
            A croire que derrière ce pseudo bien françois, se cache un « i$lami$te » ignare, excusez le pléonasme, pratiquant son habituelle « taqiya ». . .


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 29 septembre 10:50

            La stabilité du Monde, selon Saint Poutine :

            des conflits qui durent pendant des siècles, sur le modèle de ceux qui pullulent aux frontières de l’ex URSS.

            Et si vous n’êtes pas content, il reste l’option cubaine et vénézuelienne :

            je reste au pouvoir, vous partez.

            LOL


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 29 septembre 10:53

              J’ai pas bien compris ce qu’apporte le maintien d’Assad à la tête de la Syrie.

              Il n’est pas irremplacable, si ?

              Si les poutiniens veulent bien m’éclairer smiley


              • Attila Attila 29 septembre 14:09

                @Olivier Perriet
                C’est pas des « poutiniens » qu’il faut pour éclairer un troudukulle, mais un proctologue !

                .


              • titi 29 septembre 15:11

                @Attila

                Et à part ça ?
                Un truc intelligent à dire ? 

                Naaaaaaaaaan. Je plaisante :)


              • Ecureuil66 29 septembre 17:57

                je pense que chaque peuple a les dirigeants qu’il mérite.....IL semble quand même que la majorité des russes adorent Poutine et que la majorité des syriens soutiennent leur président Assad

                chose évidemment incompréhensible pour le français moyen qui n’arrête pas de voter pour des gens qu’il n’aime pas !


                • titi 29 septembre 18:26

                  @Ecureuil66

                  «  la majorité des russes adorent Poutine et que la majorité des syriens soutiennent leur président Assad »

                  Bah c’est pas trop étonnant, vu que c’est obligatoire.

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Patrice Bravo

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