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Accueil du site > Tribune Libre > T comme « Traite négrière » suivi par : « De la France... aux Antilles (...)

T comme « Traite négrière » suivi par : « De la France... aux Antilles »

"Si ce sont les victimes qui jugent leurs bourreaux, il n’y a plus de justice. On règle des comptes.

- Oui Matthieu.

- Mais alors, qui nous rendra justice ? La justice d’un raisonnement juste dans la justesse d’un affranchissement courageux et altruiste ?

- Où veux-tu en venir, Matthieu ?

- Quand on juge un crime, ce qu’on juge en premier, c’est la victime. Alors, dites-moi quel regard vont porter sur cette victime tous ceux qui sont chargés de lui rendre justice et je vous dirai quelle sera la peine prononcée. Oui ! C’est bien la victime qu’on juge en premier. Toujours ! Et plus la victime nous est culturellement étrangère et géographiquement éloignée, plus magnanimes nous sommes quand il s’agit de punir et d’entretenir dans la mémoire collective toute l’horreur du crime. En d’autres termes, dites-moi, pauvres victimes que vous êtes, où et comment vous viviez avant qu’on ne vous asservisse, qu’on ne vous déporte et qu’on ne vous massacre... dites-moi aussi qui sont vos bourreaux et les juges de ces mêmes bourreaux - sans parler de leurs avocats -, et je vous dirai quelle sera la sentence prononcée et quelle place le crime perpétré occupera dans l’Histoire.

- Bien Matthieu. Bon. On pourrait peut-être...

- Attendez ! Je vous donne un exemple. Prenez la traite des noirs...

- La quoi ?

- La traite négrière !

- Ah ! Nous y voilà, donc ! Je me disais bien que... Tu ne vas pas remettre ça. On n’a pas le temps. Désolé Matthieu !

- Et pourquoi pas, après tout ?

- On n’a pas le temps, je te dis !

- Ecoutez ! Si l’Histoire ne s’est jamais vraiment intéressée à cette Traite Négrière qui a dû faire des pieds et des mains pour être entendue, c’est bien pour la raison suivante : dans l’imaginaire d‘un monde civilisé et arrogant, les victimes ont quitté une condition jugée peu enviable pour une condition jugée guère plus avilissante. On leur a fait quitter une existence jugée primitive et précaire, aux mœurs d‘un goût douteux et leur déportation puis leur exploitation les ont plongés dans une condition jugée ni pire ni meilleure.

- Oui. Vu comme ça, Matthieu...

- On peut légitimement affirmer que le crime n’a pas remis fondamentalement en question leur condition de vie. Comprenez bien une chose : ce qui était en cause, ce n’est pas la couleur de leur peau. Leur seul tort à eux tous, c’était d’être primitifs et éloignés culturellement et géographiquement de leurs bourreaux, dans un premier temps et puis, des juges et des historiens, dans un deuxième temps car, plus les bourreaux nous sont proches et plus leurs victimes nous sont culturellement éloignées, plus il nous est difficile de compatir et moins on compatit, plus légère est la peine et plus courte est la mémoire. Si on ne prête qu’aux riches, sachez qu’on ne prête qu’aux victimes civilisées toute l’attention que mérite le crime commis contre elles. Faites d’un peuple civilisé, un peuple d’esclaves et plus grand sera votre crime. Réservez le même sort à un peuple jugé primitif et votre crime sera vite oublié ou bien, minimisé car, quand on veut se débarrasser de son chien, on précise bien qu’il a la rage et qu‘il s‘agit d‘un animal et non d‘un être humain ; même si aujourd’hui, il semblerait que seuls les animaux domestiques soient encore dignes de respect.

- T’as fini ?

- Oui.

- Bien Matthieu, bien. On peut peut-être y aller maintenant.

- Y aller ? Mais où donc ?

- Loin des victimes, des bourreaux et des juges ; que je n’aie plus à t’entendre."

 

Extrait du titre inédit : "Des apôtres, des anges et des démons"  

_______________________  

De la France métropolitaine... aux Antilles 

A en juger par les revendications du LKP - revendications plus proches de l’aumône et de la charité que de toute autre demande qui émanerait d’une société un tant soit peu concernée par la recherche d’un équilibre entre ses différentes composantes civile, politique et économique -, il semblerait bien qu’il y ait quelque chose de pourri au "royaume" des Antilles.

Demande (entre autres) de baisse des prix des produits alimentaires de base...

Doit-on parler d’émeutes de la faim ?

Peut-on imaginer en France métropolitaine une réunion entre les patrons d’Auchan et - disons -, les représentants des petits salariés et des foyers populaires autour de la baisse du prix du lait, du riz et des pommes de terre ?

On n’y distingue plus qu’un tout petit bout de France et d’Europe (Etat de droit, relations adultes et contractuelles entre les différents représentants de la société politique et civile), dans ces Départements d’outre-mer !

***

Aux Antilles, un mouvement de révolte a lieu tous les 40 ans. Les dernières émeutes datent de mai 67 ; elles ont fait une centaine de morts parmi les manifestants.

Mais alors... qui, le reste du temps, "tient" cette population ? Population livrée à tous les arbitraires possibles et imaginables, à un paternalisme infantilisant proche du mépris, aux salaires obscènes versés par des porcs et au racket alimentaire exercé par des "enseignes géantes" dirigées par des truands en col blanc ?

Qui donc ?

Les Békés, les continentaux de l’administration de l’Etat et du secteur privé et quelques afro-antillais, métisses ou pas, eux tous prospérant sur le dos du reste de la population ?

***

Les événements des Antilles, c’est encore un autre miroir qui nous est tendu - un de plus -, et devant lequel, encore une fois, on ne pourra que baisser les yeux, converts de honte mais... la rage au ventre.


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21 réactions à cet article    


  • finael finael 11 mars 2009 14:55

    C’est vrai, la France a pratiqué la Traite Négrière, ce n’est pas beau ...

    Comme les autres et infiniment moins que l’Espagne, le Portugal, l’Angleterre puis les Etats Unis et encore moins que les arabes, qui eux la pratiquent depuis 1400 ans sans interruption. De plus la France a été la première à interdire (provisoirement) cette traite, avant de l’interdire définitivement en même temps que l’Angleterre.

    Et encore, les "traitants" français achetaient-ils leurs esclaves à des tribus "nègres" sur la côte, parce que vous oubliez que les noirs des différents villages et ethnies razziaient volontier les villages et ethnies voisines pour capturer des esclaves (ils continuent d’ailleurs à le faire !), et ce sont ces esclaves qu’ils vendaient.

    L’Histoire, avec un grand "H", ne se serait pas intéressée à la traite ? Il s’est publié tellement de livres et d’articles sur ce sujet que vous ne pourriez tout lire même en y consacrant votre vie. Pour un littéraire, vous n’avez pas l’air de vous documenter beaucoup sur le sujet que vous traitez

    Et pourquoi devrions-nous, seuls, battre notre coulpe encore et encore ?

    Je ne sache pas que les arabes, les noirs eux-mêmes aient jamais remis en cause ce qu’ils ont fait.

    Alors cessez de nous culpabiliser, nous qui sommes carrément derrière le peloton. Et puis regardez un peu ce qui se passe ici, en métropole où les SDF n’ont jamais été aussi nombreux et les Restos du Coeur aussi débordés, les antillais ne sont pas les seuls à souffrir de la cherté de la vie !


    • Bois-Guisbert 11 mars 2009 20:44

      C’est vrai, la France a pratiqué la Traite Négrière, ce n’est pas beau ...

      C’est pas beau, aujourd’hui ! Mais à l’époque, ce n’était ni beau ni laid, c’est comme cela que les choses se passaient !

      Ce n’était même pas un crime, puisque pour qu’un crime soit un crime, il faut que celui qui le commette ait conscience que c’est un crime.

      Il y a mille comportements et actions qui, de nos jours, seraient considérés comme des crimes mais qui ne l’étaient pas autrefois.

      Les sacrifices humains, les combats de gladiateurs, comme la traite des esclaves, appartiennent à cette catégorie. Considérer ces actes d’autrefois comme des crimes est un anachronisme
      .


    • Merci pour votre commentaire.

      La seconde partie de mon article interpelle la société Antillaise toute entière : toutes ses classes, toutes ses couches sociales et ethniques.

      Quant à la traite, son traitement historique et sa reconnaissance... elle concerne tous ceux qui l’ont pratiquée, toutes nationalités confondues.

      Cordialement
      Serge ULESKI


      • Merci pour votre commentaire...

        Cela dit, c’était bien essayé !

        Mais si vous voulez défendre les patrons-exploiteurs et les géants de l’agro-alimentaire, je crois que vous allez vous retrouver bien seul.

        Mon texte (sa deuxième partie) interroge la société antillaise entière : "Les Békés, les continentaux de l’administration de l’Etat et du secteur privé et des antillais complices - métisses ou pas ; eux tous prospérant sur le dos d’une population le plus souvent hébétée sous le poids d’un quotidien dans lequel rien, jamais rien ! n’est acquis - un quotidien à la Sisyphe ?"

        Cordialement
        Serge ULESKI


        • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 11 mars 2009 19:26

          La bonne question à se poser est : Pourquoi une telle situation au Antilles. Comme le fait remarquer Finael, le problème de l’esclavage n’a rien à voir la dedans. Cela fait 150 ans que cela n’existe plus.

          En revanche, l’attitude colonialiste, qui consiste à vivre en prédateur sur une région, elle, perdure.

          Les Antilles, c’est plus de 40% de fonctionnaires, donc de personnes ne créant aucune richesse et qui sont déconnectés des problèmes économiques.

          Une économie entièrement sous controle car très fortement subvensionnée. Cela empèche grandement tout développement économique normal, sauf pour des grands groupes (qui eux, n’ont pas besoin de passer par cette phase très critique du démarrage d’une activité). Comment créer un petit business local si les activité concurrentes bénéficient d’aide diverses ?

          Cela en est au point qu’alors que l’un des aliment de base est le poulet, il n’y a pas d’élevage de poulet !!!

          Tout doit passer par la métropole : l’achat et la vente. Pas de commerce avec les pays voisins. L’Etat est omni-présent et controle tout.

          Comme toujours, la solution est l’échange et l’ouverture, le démentellement des monopoles, le moins d’état.

          Ce ne semble pas la voie prise. Augmenter de façon artificielle les salaires n’a jamais bénéficié à personne sur le moyen terme. le seul bénéficiaire est le démagogue. Le résultat sera un effondrement économique encore plus grand, plus de pauvreté, et, comme toujours, un appel encore plus pressant vers l’Etat qui est pourtant la cause originelle de cette situation.



          • fouadraiden fouadraiden 11 mars 2009 19:51


            le pauvre Fianael, il a zappé une page de l’histoire à l’école car apparemment on ne lui a tjrs pas expliqué que la civilisation des arabes en plus d’etre morte depuis le 12 siècle contrairement à la civilisation occidentale qui elle ne démarre qu’avec la renaissance n’a jamais prétendu à l’égalité des hommes devant la loi de la cité.


             pis, si les arabes sont numéro un de l’esclavage, ou sont leurs guadeloupe, afrique du sud et autres ghettos de noirs ?

             les arabes auraient t’ils jamais eu l’idée de concevoir un code noir smiley


            faut être sérieux et éviter les anachronismes.


             Vous n’avez donc aucune autre argument à faire valoir devant "vos" noirs que de les renvoyer aux arabes esclavagistes de l’an 1022 ? quel aveu !


            • finael finael 11 mars 2009 23:12

              D’abord je m’appelle Finael !

              Ensuite allez dire aux araves que leur civilisation est morte, je ne pense pas que vous en reviendrez vivant.
               
              Oui ils pratiquent toujours la chasse aux esclaves comme on peut le voir aussi bien en Arabie Saoudite que dans les autres états du Golfe.

              Comme je l’ai souligné, "nos" noirs sont très peu nombreux par rapport à ceux qui ont été déportés aux amériques, au magreb et ailleurs.

              D’ailleurs j’ai si peu zappé l’histoire que je possède des documents inédits à ce jour sur l’exploration française de l’Afrique Equatoriale à la fin du XIXème siècle. Car les européens n’ont pénétré le "continent noir" qu’à partir de cette époque. Et des esclaves, ils en ont rencontré des milliers, esclaves d’autres tribus, esclaves des musulmans. D’ailleurs la pénétration européenne venant de l’ouest s’est heurtée à la pénétration arabe venant du nord.

              Par contre je suis d’accord sur le scandale de la domination des "békés" par exemple, sur les antillais et révolté par la condition faite aux noirs.

              Mais à propos, qui s’inquiète ici du sort fait à la population d’origine des caraïbes, quasi totalement exterminée par les espagnols d’abord les anglo-hollandais ensuite ? Ce n’étaient pas des noirs, mais des amérindiens ... et personne ne s’en souvient !


            • fouadraiden fouadraiden 12 mars 2009 00:17


               ben si elle est bien morte si vous persistez à la comparer à hier ou à la civilisation occidentale.


            • GK 11 mars 2009 20:53

              Je suis Guadeloupéen. Né en Gwadloup, vivant et travaillant en Gwadloup.
              http://www.lkp-gwa.org/revendications.htm

              Que ce passe-t-il entre 1492 et 1635 ? Que ce passe -t-il entre 1635 et 1794 ?
              entre 1794 et 1802 ? de 1802 à 1804 ?
              juste à titre de repères...
              1789 : Droit de l’homme
              1804 : Napoléon rétablit l’esclavage

              Je suis toujours aussi surpris de constater que je connais mieux l’histoire de France que les français eux-meme. Sans doute parce que les français n’apprennent pas la totalité de l’Histoire. Bien évidement il est plus confortable de ne rien enseigner à propos de "la traite négrière", ce surtout si on peut y calculer l’origine des "richesses" françaises. Les déscendants d’africains victimes de la traite pourraient demander Réparation avec l’appui des étudiants français...
              Bref.

              Je veux simplement savoir :
              parmis tous les médias, politiques, commentateurs, combien ont déjà mis les pieds en Gwadloup (hors club med)
              Combien, connaissent la réalité ?

              Concernant Mai 1967, sachez pour votre culture générale, que la "révolte" a pour origine l’agression d’un handicapé (noir) par un policier (blanc) armé de son chien. (apartheid ?)

              Concernant l’elevage de poulet, le site fermé de Campêche à été liquidé, alors qu’il était en pleine forme. Depuis les employés tentent un rachat...
              Sinon, le poulet n’est en rien un aliment de base en Gwadloup. (on préfère les KFC parisiens)

              ON vous a dit qu’il fallait "civiliser" les Africains, VOUS avez validé.
              ON vous a dit que la Gwadloup fait l’aumone, VOUS avez validé.
              Ignorance volontaire ? complicité tacite ? Mais on ne vous en veut pas. Comment comprendre un peuple dont on ne connait ni la langue, ni la culture, ni l’histoire...
              Nous avons le meme programme scolaire que les français, mais avec nos apports caribéens et africains en suppléments.

              A votre place, au lieu de regarder la TV, il serait peut etre utile de lire un peu plus, en commençant par télécharger les revendications du LKP :
              http://www.lkp-gwa.org/LIYANNAJ_KONT_PWOFITASYON_PF_4_PAGES-1.pdf
              Bonne lecture


              • fouadraiden fouadraiden 11 mars 2009 21:01



                 bien sûr , mais faut voir comment la propagande à la gloire de la révolution des droits machin leur est enseignée. quasiment aucune chance d’en réchapper.


              • finael finael 11 mars 2009 23:26

                JE n’ai pas validé.

                J’ai bien écrit que la premiière abolition de l’esclavage par la France n’avait été que provisoire. Oui Napoléon a rétablit l’esclavage (ce qui a valu aux français une dérouillée monumentale) et il n’a été définitivement aboli que le 27 avril 1848.

                Extrait d’un carnet de route d’exploration de mon arrière-grand-père en 1891 :

                "Visité la mission américaine de Tchoumbiri. Un peu plus loin celle de Bolobo. Toutes ces jésuiteries sont tenues on ne peut mieux quant aux jeunes catéchumènes ils demeurent esclaves avec cette différence qu’ils étaient beaucoup mieux traités avant chez leurs propriétaires noirs.

                [...] Les Afourous dans les villages desquels nous nous arrêtons sont d’assez beau types comme ensemble. Les femmes sont en effet assez laides de figure. Ce qui me plait chez eux c’ est qu’ils adorent leurs enfants et traitent bien les vieillards. Comme partout peu de cultures. Juste le nécessaire Bananes, manioc et un peu de n’ jou.

                [...] Les villages sont propres et bien construits. Toujours alignés avec leurs rangs de cases parallèles.


                Les indigènes sont surtout pêcheurs ils partent а la pointe du jour, deux dans la même pirogue soutenant, on se demande comment, un immense filet mesurant environ 6 m carrés. Ils le manipulent fort adroitement.

                [...] Hommes et femmes n’ont pas encore adopté pour les costumes et les ornements les marchandises d’origine européennes. On les voit sous leur véritable jour et les sauvages me paraissent quelquefois plus intelligents et de beaucoup supérieurs а ceux qui sont venus pour les civiliser
                ."


              • GK 11 mars 2009 21:12

                Pour ceux qui n’aiment pas lire, un extrait des revendications du LKP :

                2-EDUCATION

                • Mise en place dans l’immédiat d’un moratoire de 4ans en ce qui concerne la réforme du recrutement des enseignants, le temps de permettre la mise en place par l’U.A.G. des masters de professionnalisation et les sorties des premières promotions.

                •Acter dans ce cadre un plan de titularisation des contractuels pour palier les besoins de recrutement.

                •Maîtrise de la gestion des postes et des personnels en Guadeloupe pour mettre en place une politique de l’emploi et de la formation conforme à nos besoins.

                •Disposer d’un pouvoir décisionnel en matière de programmes, d’orientation, d’éducation de gestion des ressources, de la mise en place d’un plan de titularisation des personnels contractuels et des contrats aidés

                6-SERVICES PUBLICS
                Création et préservation de véritables services publics dans les secteurs stratégiques (eau, transport, énergie électrique et fossiles, traitement des déchets, prévention et sécurité civile, crédit...) au service de la population et des besoins économiques du pays, comprenant au sein des instances dirigeantes des représentants des usagers et des travailleurs.
                 

                 

                10-ARETE PWOFITASYON
                • Domiciliation des paiements de France Télécom, EDF…, dans les banques installées en Guadeloupe.

                •Poursuites pénales pour les infractions relevant d’abus de position dominante, d’entente illicite et de publicité mensongère.

                •Poursuite contre les Responsables des massacres de mai 67 à Pointe à Pitre et réparation des préjudices aux victimes et ayant-droits.

                •Transparence et baisse des coûts des services et des taux pratiqués par les banques et par les établissements de crédit.

                •Priorité et facilité d’accès au marché et aux aides publiques pour les entreprises Guadeloupéennes.

                •Arrêt des abominations à l’encontre des travailleurs étrangers.
                 





                • Merci à vous pour ce communiqué.

                  cordialement
                  Serge ULESKI


                • JONAS JONAS 12 mars 2009 00:43

                  @ L’Auteur :

                  Vous déclarez en conclusion de votre galimatias :

                  " Mais alors... qui, le reste du temps, "tient" cette population ? Population livrée à tous les arbitraires possibles et imaginables, à un paternalisme infantilisant proche du mépris, aux salaires obscènes versés par des porcs et au racket alimentaire exercé par des "enseignes géantes" dirigées par des truands en col blanc ? ".

                  Ce qui les tient ! Les allocations braguettes et les autres, comme dans tous ces territoires.

                  Ces populations implantées suite à la Traite négrière comme vous dites, sont issues majoritairement de tribus africaines qui pratiquaient le cannibalisme.

                  Elles étaient vendues par leurs frères de races, à des marchands blancs qui venaient les récupérer sur les rivages.

                  Mais, pour vous un blanc qui fait travailler un noir est un esclavagiste ou un colonialiste ! Soit, retirons-nous… ! Ils combleront par leurs travaux les 93 % de PIB qui leur manque pour vivre à peu près dignement.

                  Nous sommes vraiment de mauvais colonialistes ou esclavagistes, car les principes de ces pratiques sont :

                  " Entretenir les esclaves ou colonisés dans l’ignorance, leur faire faire des besognes répétitives et épuisantes, afin qu’ils n’aient la force de se révolter. Les nourrir et les soigner seulement pour qu’ils puissent accomplir la tache à exécuter ".

                  Nous en sommes très loin ! Puisque l’on nous reproche aujourd’hui, compte tenu qu’ils ont le niveau scolaire des métropolitains, les 53 % de jeunes chômeurs que comptent ces départements ! ?

                  Vous nous prenez pour des truffes Monsieur Serge ULESKI !

                  Je ne sais pas quel est le but de votre article…Peut-être une vengeance du passé…Le fait que les troupes françaises en 1939 soient restées l’arme aux pieds pendant que les nazis massacraient les courageux soldats Polonais.

                  Dites-le ! En ce sens je vous approuverai sans condition.

                  Bien à vous.

                   

                   


                • Makan 12 mars 2009 10:16

                  @JONAS

                  "Ces populations implantées suite à la Traite négrière comme vous dites, sont issues majoritairement de tribus africaines qui pratiquaient le cannibalisme.

                  Elles étaient vendues par leurs frères de races, à des marchands blancs qui venaient les récupérer sur les rivages."

                  L’Histoire est écrite par les vainqueurs... jusqu’à ce qu’ils soient vaincus à leur tour et qu’elle soit revisitée.

                  Beaucoup de ces esclaves ont été capturés par des esclavagistes blancs sur les côtes alors qu’ls vaquaient paisiblement à leurs activités. Et même pour ceux qui ont été vendus par les Africains, cela n’expie en rien le péché de vos ancêtres négriers.

                  Par ailleurs, quid des cannibales européens dont vous ne parlez jamais et qui buvaient encore dans les crânes humains au moyen âge ?
                   


                • JONAS JONAS 12 mars 2009 14:17

                  @ Makan :

                  Je ne saurais nier la barbarie de mes ou de nos ancêtres blancs.

                  Cependant, notre civilisation malgré ses exactions ou ses crimes, a été capable grâce à celles qui l’ont précédé et en synthétisant leurs fruits, d’élever l’homme à un sommet des connaissances.

                  Depuis le début du siècle dernier, nous ne sommes plus les leaders des découvertes scientifiques, tous les pays du monde, toutes les races sans restriction, participes au progrès de l’humanité, c’est certain.

                  Si nous étions des monstres, nous aurions jalousement gardé pour nous seuls, nos savoirs et nos technologies, ce n’est pas le cas.

                  Nous n’aurions pas fait bénéficier tous les pays du quart et tiers-monde de nos découvertes médicales et la démographie n’aurait pas atteint le niveau record actuel, pour le meilleur et peut-être le pire.

                  L’humanisme est une belle chose, à condition que ceux qui la pratiquent ne se prennent pas pour des " dieux " en étant en réalité que des apprentis sorciers.

                  Les maîtres ou ceux qui se considèrent comme tels, n’ont vu que le but à atteindre et surtout les profits possibles, au mépris des conséquences.

                  Nourrir et soigner des populations partiellement, sans apporter l’éducation, nous a conduits à la situation actuelle et les exemples des DOM TOM nous confrontent à une amère réalité, le côté prédateur des hommes, qui les fait exiger de nous toujours d’avantage, sur le principe de l’égalité et des Droits de l’homme.

                  Les moyens de communications et les informations, font que ces exigences sont immédiates et nous n’avons pas les moyens d’y faire face.

                  Devant cette masse humaine, ils ne nous restent que 2 solutions, laisser se détériorer la situation jusqu’à la rupture ou résister. La première conduira inéluctablement au partage de la pauvreté, l’actuelle dans les pays Occidentaux étant qu’une plaisanterie en rapport de la réelle à venir, soit un revenu mensuel par famille d’une centaine d’euros et cette évaluation est encore optimiste.

                  Je ne pense pas que les blancs et même d’autres populations de couleurs qui disposent d’un confort de vie proche du nôtre acceptent ce partage.

                  Pour ce qui est de résister (une vue de l’esprit), c’est inconcevable, nous deviendrions et serions jugés pire que les nazis !

                  La résignation et les modifications climatiques en cours, sans compter les affrontements prévisibles, vont nous renvoyer à l’âge des cavernes ou pour le moins au Moyen Âge.

                  Voilà ce que je pense.

                  Bien à vous Tous.

                   


                • Hermes Hermes 14 mars 2009 10:08

                   Bonjour,

                  L’accumulation du savoir et de la technologie, si c’était lié à de quelconques qualités humaines, ça se saurait. Toute découverte scientifique majeure provoque son lot de catastrophes au moins équivalent à son lot de bienfaits.
                  Leur diffusion est inéluctable car leur acquisition ne nécessite que la réflexion froide, et aucune qualité de coeur (je ne m’attarderai pas sur les mécanismes sociaux qui la sous-tendent, d’autres s’y attellent).
                  Science sans conscience disait Rabelais, n’est que ruine de l’âme. Le problème aujourd’hui c’est bien de sortir de ce genre de cotre-vérités et d’instiller le développement de la conscience "humaniste" (je n’aime pas ce mot), c’est à dire du coeur, dans nos sociétés qui se sont attelées à le réprimer, le juguler et le détourner.
                  Un commentaire rapporte des carnets de voyages forts intéressants au sujet de comportements dits sauvages, mais dans lesquels la conscience et le coeur ont l’air à un très haut niveau.
                  Enfin pour sortir du débat "sauvage-civilisé" qui ramène tout à la connaissance scientifique, ce développement de la conscience et du coeur n’a rien à voir avec le niveau scientifique duquel on part, ni de l’histoire de nos ancètres.
                  Prenez simplement le présent comme base de départ et ouvrez vos yeux étonnés d’enfant qui sommeillent en vous. Ca a l’air simple mais ce n’est pas facile, car le coeur est le terrain en friche et la véritable forêt vierge de l’homme, et s’y cachent des monstres.
                  Bon Week-end à tous...


                • vienzy 12 mars 2009 00:08

                  Parmi les profiteurs, citez M. Domota, exemplaire fonctionnaire CGT, riche, surpayé et incompétent (directeur de l’ANPE) qui, ayant bien vu le problème (les prix), propose une fausse solution qui va éloigner durablement le développement dans les pays voisins, pour atteindre son but :devenir le roi nègre d’une république bannière en s’appuyant sur la trè raciste et esclavagiste créolitude


                  • deovox 12 mars 2009 04:34
                    • Elle s’appellait la United Fruit Company (devenue depuis la Chiquita Brands International)

                    Pendant 50 ans, elle a financé et manipulé la majorité des dictatures d’Amérique Latine (dans des pays producteurs de bananes), pour le compte des États-Unis, et elle a tenté de tuer dans l’oeuf toutes les réformes tentant de redistribuer les terres aux paysans pauvres pour pouvoir continuer à exploiter librement les plantations de bananes et sous-payer les ouvriers qui y travaillaient (exactement l’inverse des revendications du LKP).


                    C’est de cette corruption à grande échelle de pays producteurs de bananes qu’est née l’expression "république bananière", qui ne désigne pas, comme le haut niveau de votre commentaire le laisse entendre, une île où on cultive des bananes.

                    • Elie Domota, sous-directeur de l’agence ANPE du Moule, n’est pas le directeur de l’ANPE. il est en outre secretaire de l’UGTG, et non pas adhérent de la CGT.
                    • toujours en vous relisant, on découvre qu’un fonctionnaire est par définition (la vôtre), une personne riche, surpayée et incompétente. De mieux en mieux. 

                    Quant à la fin du commentaire, c’est carrément incompréhensible. au secours...


                     


                  • JONAS JONAS 12 mars 2009 14:22

                    @ Makan et à Tous :

                    Je ne saurais nier la barbarie de mes ou de nos ancêtres blancs.

                    Cependant, notre civilisation malgré ses exactions ou ses crimes, a été capable grâce à celles qui l’ont précédé et en synthétisant leurs fruits, d’élever l’homme à un sommet des connaissances.

                    Depuis le début du siècle dernier, nous ne sommes plus les leaders des découvertes scientifiques, tous les pays du monde, toutes les races sans restriction, participes au progrès de l’humanité, c’est certain.

                    Si nous étions des monstres, nous aurions jalousement gardé pour nous seuls, nos savoirs et nos technologies, ce n’est pas le cas.

                    Nous n’aurions pas fait bénéficier tous les pays du quart et tiers-monde de nos découvertes médicales et la démographie n’aurait pas atteint le niveau record actuel, pour le meilleur et peut-être le pire.

                    L’humanisme est une belle chose, à condition que ceux qui la pratiquent ne se prennent pas pour des " dieux " en étant en réalité que des apprentis sorciers.
                    Les maîtres ou ceux qui se considèrent comme tels, n’ont vu que le but à atteindre et surtout les profits possibles, au mépris des conséquences.

                    Nourrir et soigner des populations partiellement, sans apporter l’éducation, nous a conduits à la situation actuelle et les exemples des DOM TOM nous confrontent à une amère réalité, le côté prédateur des hommes, qui les fait exiger de nous toujours d’avantage, sur le principe de l’égalité et des Droits de l’homme.

                    Les moyens de communications et les informations, font que ces exigences sont immédiates et nous n’avons pas les moyens d’y faire face.
                    Devant cette masse humaine, ils ne nous restent que 2 solutions, laisser se détériorer la situation jusqu’à la rupture ou résister. La première conduira inéluctablement au partage de la pauvreté, l’actuelle dans les pays Occidentaux étant qu’une plaisanterie en rapport de la réelle à venir, soit un revenu mensuel par famille d’une centaine d’euros et cette évaluation est encore optimiste.

                    Je ne pense pas que les blancs et même d’autres populations de couleurs qui disposent d’un confort de vie proche du nôtre acceptent ce partage.
                    Pour ce qui est de résister (une vue de l’esprit), c’est inconcevable, nous deviendrions et serions jugés pire que les nazis !

                    La résignation et les modifications climatiques en cours, sans compter les affrontements prévisibles, vont nous renvoyer à l’âge des cavernes ou pour le moins au Moyen Âge.

                    Voilà ce que je pense.

                    Bien à vous Tous.

                     


                    • Makan 12 mars 2009 17:44

                      @JONAS

                      "Cependant, notre civilisation malgré ses exactions ou ses crimes, a été capable grâce à celles qui l’ont précédé et en synthétisant leurs fruits, d’élever l’homme à un sommet des connaissances."

                      La connaissance sans un minimum d’éthique (j’ai failli dire de morale) ne sert à rien, sinon à aggraver la condition déjà misérable de l’Humanité. Celui qui augmente sa connaissance augmente sa douleur, dixit un vieux sage dans un vieux bouquin que presque plus personne ne lit en Europe.

                      "Si nous étions des monstres, nous aurions jalousement gardé pour nous seuls, nos savoirs et nos technologies, ce n’est pas le cas."

                      Contrairement à ce que vous pensez, ces savoirs n’ont pas été acquis exclusivement par les Blancs. Vous êtes partis de beaucoup de savoirs antérieurement acquis par d’autres peuples qui les ont diffusés avant vous. De plus, beaucoup de peuples non blancs participent aux avancées de la science moderne et les Blancs ne seraient pas là où ils en sont sans ces apports. Donc, moi, j’y vois un patrimoine commun de l’Humanité plus qu’une science de Blancs seuls.

                      D’ailleurs, les secrets que vous avez acquis qui peuvent vraiment vous servir tout en nuisant sérieusement aux autres peuples sont jalousement gardés. D’où, par exemple, toutes les inquitétudes quant à l’acquisition future de la technologie nucléaire par des peuples comme les Iraniens. La partie que vous avez diffusée, l’a été dans un cadre purement mercantile, pour vous enrichir encore un peu plus, motivés que vous êtes par votre cupidité.

                      Pour le reste, je ne vois rien d’humaniste dans l’asservissement des peuples que ce soit en Guadeloupe ou ailleurs. Les discours humanistes ne sont que de la poudre aux yeux pour endormir les peuples et mieux les exploiter.

                      "Nous n’aurions pas fait bénéficier tous les pays du quart et tiers-monde de nos découvertes médicales et la démographie n’aurait pas atteint le niveau record actuel, pour le meilleur et peut-être le pire."

                      Utiliser des populations sans défense pour tester des médicaments n’est pas leur faire profiter des découvertes médicales. Certaines populations existent encore MALGRE la science de l’homme blanc et non à cause d’elle.

                      "Je ne pense pas que les blancs et même d’autres populations de couleurs qui disposent d’un confort de vie proche du nôtre acceptent ce partage. "

                      Peut-être que si le gateau ne peut rassasier tout le monde, c’est parce que certains en veulent une trop grande part, beaucoup plus que ce que leur estomac ne peut supporter. Et que les même sont tellement égôïstes qu’il empêchent le gateau de grossir plus que ça en étouffant d’autres peuples.

                      "La résignation et les modifications climatiques en cours, sans compter les affrontements prévisibles, vont nous renvoyer à l’âge des cavernes ou pour le moins au Moyen Âge."

                      L’Homme s’est adapté depuis longtemps à beaucoup de fléaux. Depuis le temps qu’on prédit sa disparition prochaine, on devrait plutôt s’étonner qu’il soit encore là.
                      L’Occident est passé maître dans les campagnes de peur. Après le SIDA, la vache folle, le SRAS, le bug de l"an 2000 la grippe aviaire, qui tous devaient exterminer l’Humanité, voici le rechauffement climatique. Quelle sera votre prochaine trouvaille ?

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