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Accueil du site > Tribune Libre > « Télé-Magazine », la haine hystérique du prof ?

« Télé-Magazine », la haine hystérique du prof ?

En attendant de passer devant « l’assistante de caisse » - c’est le nouveau titre de la caissière de supermarché - il faut savoir, par-dessus l’épaule de son voisin, jeter un coup d’œil sur le journal illustré qui l’absorbe. Ça évite de l’acheter ! On y découvre, par exemple, que le magazine de programmes de télévision, « Télé-Magazine » du 19 janvier 2007, qui s’offre au client juste avant de quitter le magasin, recèle de trésors intellectuels insoupçonnés.


Un culte hebdomadaire rendu à la ménagerie hollywoodienne

Voué à l’adoration transie de la ménagerie hollywoodienne et de ses imitatrices qui inondent le monde de leurs séries télévisées comme de leurs films, plus ineptes les uns que les autres sauf exception, ce type de périodique assure leur promotion auxiliaire en alimentant le culte des stars et des starlettes qui va avec. Forcément admirable, le moindre de leur geste est recueilli pieusement pour plonger leurs fans en extase. Les photos sont préférées aux textes : le fan a du mal à lire au-delà de quelques lignes. Faut-il, du reste, plus des quelques mots d’une légende de photo pour célébrer la leur ?

Celle-ci ne se résume-t-elle pas à leur seule apparence ? Paris Hilton, la fille de milliardaire, par exemple, exhibe un décolleté à un perroquet qui, pudique, détourne la tête pour ne pas trop en voir. Nicolette Sheridan, de son côté, offre son arrière-train sur une plage antillaise, en soufflant pliée en deux après une course. Il paraîtrait même que Léonardo DiCaprio et sa compagne, « surpris » dans la rue, se seraient réconciliés. « Demandez l’impossible », titre une « brève allongée » - comme on le dit d’un café : avec Télé-Magazine, c’est possible ! Quelle illustration, en effet, s’impose avec plus de pertinence qu’une photo de la jeune animatrice Marie Drucker sous prétexte qu’elle est « aux commandes » pour présenter une émission sur Mai-68 ?

Pression du groupe et budget de film sanctifiés

Ce culte de la star s’accompagne d’une dévotion non moins confite pour le leurre de la pression du groupe, prescripteur indiscuté de qualité. Ce n’est pas l’œuvre qui intéresse : on n’en saura rien. C’est l’audience qu’elle a réunie lors de sa diffusion, qui signe sa qualité. Une pièce de théâtre qui a réuni « huit millions de Français » soulève l’enthousiasme du rédacteur en chef dans son « éditorial » qu’il intitule « Bravo "Les Fugueuses" ! »

Ou alors ce sont les sommes gigantesques investies et les stars à l’affiche qui font obligatoirement d’un film un futur événement avant même d’être vu : on s’extasie devant les 78 millions d’euros qu’aurait coûté un troisième film sur les aventures d’Astérix et d’Obélix. Avec Depardieu et Delon aux côtés des stars sportives Zidane, Parker et Shumaher, la qualité est garantie !

Quant à l’interview de Mme de Fontenay - encore elle - qui voue désormais aux gémonies Miss France pour ses photos lubriques, qu’on n’attende pas du journaliste qu’il lui objecte la logique sexiste, exhibitionniste et arriviste de sa propre foire de maquignons ! Surtout pas, un spectacle qui draine dix millions de voyeurs est une icône intouchable !

Une bande dessinée haineuse envers les professeurs

« Les profs », ce n’est pas la même chose ! On le voit à une page de bande dessinée extraite d’un album intitulé justement Les Profs. En sept vignettes, la profession est non pas ridiculisée, mais traînée dans la boue, outragée à plaisir. Cette incitation ouverte au mépris et à la haine d’une profession mérite qu’on lui trouve un néologisme pour la qualifier : « le professionisme  ». Qu’on en juge !

Vers l’entrée d’un établissement scolaire, un personnage obèse, laid, dépenaillé, avance un cartable pendu au bras : c’est un prof. Il a l’air endormi ; il marche comme un somnambule comme le montrent les bulles qui s’échappent au-dessus de ses cheveux hirsutes. La vue soudaine d’une affiche « Bravo Serge » le réveille et l’intrigue : une flèche lui indique un chemin à suivre. Une seconde affiche lui apprend à sa grande surprise qu’ « (il) est le gagnant du grand concours Camif » ; il n’a qu’à suivre la flèche. Du coup, il grimpe les escaliers quatre à quatre. Une troisième affiche lui promet « 45 % de remise sur tout notre catalogue ». Il ne lui en faut pas plus pour prendre ses jambes à son cou et courir, hilare, comme un fou : une quatrième affiche lui promet « en cadeau deux semaines de vacances gratuites » à quoi s’ajoute « Notre guide : je suis prof et j’en fais le minimum  ». Radieux, il se retrouve devant la porte indiquée : « C’est ici ! voit-il écrit. Entrez ! » Il la pousse et se retrouve nez à nez avec des élèves rigolards qui l’attendent, déjà prêts au travail à leur pupitre. Le chef d’établissement est assis à son bureau tout aussi rigolard : « Bonjour ! lui lance-t-il en guise de mot d’accueil. J’ai pensé qu’après deux mois de vacances, vous auriez du mal à retrouver le chemin de votre classe... Vos élèves vous attendent !  » Le prof est-il au moins scandalisé ? Pas du tout, il est impressionné ! Il s’incline : « Ce type est trop fort, rumine-t-il. Total respect ! »

Une envie de gerber

Mais respect de quoi ? On a envie de gerber ! On est loin de l’apologie des stars dont la plus indigne des facéties, religieusement rapportée, accroît la gloire pour attiser un réflexe infantile d’identification chez les fans. Face au prof, c’est au contraire le réflexe de répulsion qui est activé : sa laideur physique est à l’image de sa laideur morale.

- On le décrit comme un fainéant, éternel vacancier, jouissant des privilèges d’une coopérative corporatiste, la Camif, dont la publicité, pour déclencher sa pulsion d’achat, use du leurre de la flatterie. Elle encourage ses tares et sa seule raison d’existence : des vacances gratuites et un guide du paresseux !

- L’administration, elle, le méprise royalement : elle use du seul leurre encore capable, selon elle, d’éveiller le peu d’intérêt qui l’anime, son tropisme invétéré pour les vacances ; elle excite ainsi son réflexe d’attirance pour combattre son absence de ponctualité et de conscience professionnelle qui nuisent aux élèves. Témoins de la farce administrative, ceux-ci sont nourris au biberon du même mépris à son égard.

- Pis, incapable de discernement, le prof est lui-même dépeint comme un imbécile admiratif des leurres administratifs stupides employés à son encontre et justifie intérieurement l’humiliation dont il est l’objet en saluant la performance de son agresseur.

Sans nom particulier, ce personnage répugnant n’est pas un individu particulier : il est ici le symbole de toute la profession ; le titre pluriel avec article défini, Les Profs y invite par la généralisation. Or c’est précisément l’appréhension d’un groupe dans sa totalité qui caractérise l’incitation à la haine et à la discrimination envers un sexe, une ethnie, une nation, une religion, une classe ou une profession. Et si ce délit se nomme, selon le cas, sexisme ou ethnisme (mieux que racisme), Télé-Magazine peut se vanter d’avoir inventer le « professionnisme ».

Une malveillance entretenue

Qu’il existe des paresseux dans la profession enseignante, qui le niera ? Mais en trouve-t-on plus qu’ailleurs ? Les vacances dites excessives ne sont un argument que pour les ignorants malveillants. Les trois mois et demi reprochés doivent être rapprochés des vacances accordées aux autres professions. Les cinq semaines légales de congés ont été avec les RTT allongés d’une dizaine de jours, ouvrant sur 1 mois et 3 semaines environ de congés, même si l’idéologie du « travailler plus pour gagner plus » tend à revenir sur cet avantage acquis apprécié pourtant de ceux qui préféraient du temps libre à l’argent qui leur suffisait.

Mais la malhonnêteté est d’ignorer que le temps libre supplémentaire de la profession enseignante n’est autre qu’un complément de salaire versé en temps libre. Nul mois supplémentaire en fin d’année comme en ont certaines professions. En outre, à parcours universitaire comparable, qui ignore que le salaire d’un professeur est très inférieur à ce qui se gagne dans d’autres professions où l’on commence en général par où finit un professeur moyen après 40 ans d’exercice. Se retrouver à la retraite avec 2 000 euros à taux plein, c’est même ce que ce professeur moyen peut espérer de mieux !

La malhonnêteté conduit aussi à oublier que cette profession est une de celles qui ne cessent pas de s’exercer quand on rentre chez soi, samedi comme dimanche, car il existe des professeurs qui ont une haute idée de leur fonction d’éducation sans retirer d’autre gratification que l’hommage de leurs élèves soit sur le moment ou plusieurs années après. Mais ça ne leur ajoute pas un centime à leur maigre bulletin de paye !

On ne s’étonnera pas à ce compte que la violence ait pris tant d’ampleur dans les établissements scolaires. Ce mépris sidéral pour une profession, encouragé, il faut le dire, par une administration qui n’applique pas la loi et préfère la violer quand ça l’arrange, n’a fait qu’accroître les tensions. Il faut voir ces parents parfois incultes venir demander des comptes à un « prof » pour avoir eu l’audace de recadrer leur phénix d’enfant qui ne connaît aucune règle de simple vie commune ! L’administration est la première à leur prêter main-forte.

Il reste qu’il y a tout de même un point sur lequel l’hebdomadaire Télé-Magazine a raison en s’en prenant aux « profs » de façon aussi violente et répugnante, c’est l’intuition juste qu’il a qu’un professeur peut devenir le pire ennemi de l’idéologie asservissante qu’il déverse chaque semaine. Le jour où, dans une « éducation aux médias » sérieuse, le professeur apprendra à ses élèves à analyser les leurres et les réflexes que ce type de presse met en œuvre, il se peut bien qu’il réussisse à les en détourner. Alors cette feuille de chou méprisable, ne trouvant plus preneur sur son présentoir, retournera au néant d’où son crétinisme n’aurait jamais dû le sortir.

Mais il faut aussi reconnaître qu’un autre calcul de Télé-Magazine n’est peut-être pas faux : vu le dernier rapport des doctes inspecteurs généraux de l’Éducation nationale sur « l’éducation aux médias », de cette mort annoncée ce n’est pas demain la veille.


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99 réactions à cet article    


  • Brif 18 janvier 2008 11:05

    « On le décrit comme un feignant, éternel vacancier, jouissant des privilèges » : pourquoi, ce n’est pas vrai ?


    • 5A3N5D 18 janvier 2008 12:01

      Vous avez parfaitement raison : les profs devraient payer pour travailler, tellement ils sont fainéants.


    • 5A3N5D 19 janvier 2008 11:01

      C’est là qu’on voit la capacité des gens à lire au second degré ! Pas une once d’humour  ! 


    • ZEN ZEN 18 janvier 2008 11:13

      Tu as l’oeil , Paul

      Haro, sur le baudet !...

       

      Pas étonnant, à une époque où l’antiintellectualisme est à la mode , où l’on se pique de ne pas être (trop) cultivé (Bush et Sarko), pour faire "peuple", où il est de bon ton de vilipender les fonctionnaires, que l’on charge de tous les maux, où l’on veut légitimer un dégraissage de la fonction publique où même une privatisation généralisée des services, où l’on épanche ses probables frustrations et ressentiments d’anciens difficultés scolaires...


      • ZEN ZEN 18 janvier 2008 11:15

        rectif : "Anciennes dificultés..."


      • hahahaha 18 janvier 2008 11:48

        Zen,

        Qui êtes-vous pour décréter qui est intelligent ou non ?

        Très bon article MR Villach.

         

        Bien à vous.


      • ZEN ZEN 18 janvier 2008 13:09

        Hahahahahahahah

         

        Je suis moi...


      • hahahaha 18 janvier 2008 13:38

        Zen,

         

        Oui je vois, si votre avatar vous ressemble, alors vous êtes puceau et raciste.

         

        Bien à vous.


      • ZEN ZEN 18 janvier 2008 13:53

        HAHA HOHO !

         

        Je ne signale pas un abus, je plusse, pour bien mettre en valeur la qualité de votre jugement...qui vous juge !


      • hahahaha 18 janvier 2008 17:32

        Zen,

         

        je parlais de Tintin bien sûr, pas de votre personne, ne me dites pas que vous êtes puceau à votre âge ?

         

        Bien à vous.


      • ZEN ZEN 18 janvier 2008 17:52

        hohoho

        "Bien à vous." Epargnez-moi cette formule qui pue la mauvaise foi


      • logic 18 janvier 2008 21:10

        Vous aussi vous faites un amalgame entre les fonctionnaires honnêtes et les fonctionnaires branleurs OUI ça existe les fonctionnaires incompétents ou tordus et ce n’est pas parce qu’ils ont été "adoubés" qu’ils sont devenus excellents et infaillibles Si vous étiez des fonctionnaires honnêtes j’aimerais vous entendre dénoncer les conneries de vos collègues lorsqu’ils en font SI SI ils en font eux aussi Ne continuez pas la Révolution française où ont été cramés des pourris certes mais aussi des valeurs au nom de je ne sais quelle idéologie


      • Gazi BORAT 18 janvier 2008 11:16

        @ Paul Villach

        "Le Grand Duduche" de Cabu, donnait déjà une image peu reluisante du corps enseignant, composé de frustrés, de réactionnaires du SAC et des CDR...

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Grand_Duduche

        Cette bande dessinée que vous citez m’aurait sans doute fait rire si je l’avais connue lycéen et vous aussi peut-être..

        Mais avec l’âge, le sens de l’humour se modifie..

        gAZi bORAt

         


        • CAMBRONNE CAMBRONNE 18 janvier 2008 12:05

          SALUT GAZI

           

          Vous m’avez devancé en citant CABU ! Moi c’est l’adjudant para sadique et con que je trouvais abject . Comment ! ridiculiser tout une catégorie socio professionnelle !

          A lépoque il ne serait venu à l’idée d’aucun militaire de se plaindre car personne ne nous aurait soutenu .

          Ceci dit je m’étonne que Paul Villach s’émeuve alors queje suis sur qu’il a bien rigolé sur le dos du corps militaire dans son ensemble .

           

          Pas vrai Paul ?

           

          Salut et fraternité .


        • Gazi BORAT 18 janvier 2008 13:20

          à CAMBRONNE

          C’est vrai que Cabu ne faisait pas dans la finesse et que ses caricatures créaient à chaque fois un type représentatif d’un collectif : le prof de Cabu, l’adjudant Kronenbourg, Catherine la féministe, Mon beauf, etc...

          Aujourd’hui, il se spécialise dans Charlie Hebdo dans la caricature d’Islamistes qui ressemblent furieusement, au niveau des physionomies, à leur équivalent de la presse antisémite des années 30..

          gAZi bORAt


        • snoopy86 18 janvier 2008 14:45

          @ Gazi

          il faut dire que les rapprochements sont nombreux entre les islamistes et les antisémites des années 30...


        • Gilles Gilles 18 janvier 2008 14:55

          Mouaiiiiisss, il faut faire la part des choses

          Les personnages de Cabu (et de bien d’autres dessinateurs ...) se veulent être des caricatures qui dénoncent "grotesquement" des attitudes en réaction à l’actualité (et qui me font bien rire j’avoue). Ces dessins sont publiés dans des journaux spécifiques ou des recueils complets qui ne prêtent pas à confusion sur l’intention de Cabu qui est de dénoncer par le biais de la moquerie, pour des lecteurs avertis !

          Dans une planche publiée dans un magazine, qui est donc juste un extrait d’un album parmi d’autres, on peut s’interroger sur ce qui a motivé le choix de la rédaction. Surtout lorsque le contexte politique et médiatique est résolument à l’encontre des professeurs et que le dessin, comme le remarque fort bien l’auteur ,contient a peu prés tous les clichés véhiculés dans la population envers la profession.

          Je considère que pour certains, cette bd les confortera dans leurs préjugés en les banalisant. Quand on s’intéresse surtout à la touf de Paris ou au cul de Spears, à mon avis, on est plus perméable à ce genre de messages subliminaux... à force d’entendre etd e lire que les profs sont une race de chieurs privilégiés et branleurs, le message s’inscruste durablement dans LE neurone qui reste

          Aprés, reste à savoir si Tvmag publie chaque semaine une planche différente et si ces planches sont du même acabit. Si c’est le cas, l’intention est claire...sinon faudra revoir la copie de l’article

          ceci dit, j’ai lu un albulm "Des Profs" et faut avouer que des gags sont bien marrants....


        • Gazi BORAT 18 janvier 2008 15:03

          Vous pensez à François Genoud ?

          http://www.lavocatdelaterreur.com/genoud.html

          Détenteur des droits de "Mein Kampf", soutien d’Abou Nidal.. mais jamais converti à l’Islam, contrairement à ce qu’affirme la bio (très mal faite, malgré toute la biblio existant sur le personnage) que l’on peut lire sur Wikipedia.

          gAZi bORAt

           


        • ficelle 18 janvier 2008 17:26

          J’ai lu Cabu et suis devenu prof.

          Et ces petites histoires me font (presque) toujours rire. Et je les partage avec mes élèves (pardon, les apprenants). De l’humour, les jeunes de 7 à 77 ans !!!

          A quand un article sur la Camif ?


        • Djanel 18 janvier 2008 18:59

           

          Gazi le maître de la pensée universelle.

           

           Pas trop remis de notre affrontement sur le fil de « la Pédophilie et le Vatican. » Vous avez déserté devant moi sur mon dernier poste. Si Cambrone l’apprend, il vous le reprochera.

           

          __ « mais quoi que j’apprenne que t’as fuit au combat contre le moussaillon persifleur alors que le combat n’était pas sanglant. Il fallait rester pour t’aguerrir. Fais gaffe à l’avenir que je ne dise plus salut fraternité »

           

          Du coup j’en fais de trop. Quand Cambrone me tombera dessus, je ferais comme vous, je prendrais la poudre d’escampette. Il fallait rester sans regretter dans votre dernier poste que le débat ne s’était pas élevé parce que vous n’avez rien fait pour en cherchant à me contredire.

           

          Bien sur la pédophilie n’est pas un problème lié aux corporations mais un problème spécifique à certains individus qui n’arrivent pas à se contenir dans les limites et à cause d’eux trop souvent, les sanctions morales retombent dans l’opinion publique sur la corporation à laquelle ils appartenaient parce qu’ils ont profité de l’autorité que donne leur statut social. Point final.

           

          Cabu ne faisait pas de la propagande aveuglément contre l’armée bien qu’il soit antimilitarisme. Cambrone s’il a monté les grades dans l’armée devrait savoir que l’adjudant symbolise l’autorité militaire dans la troupe parce que c’est lui qui retransmet les ordres et qu’il est toujours en contact direct avec ses subordonnés. C’est une relation complexe entre des sentiments contradictoires du genre « je t’aime moi non plus. »

           

          Il n’y a pas de quoi s’alarmer puisqu’il y a des contre-feux. Villach fait ce boulot ici. Il relativise.

           

          Fermez le ban. Point final.


        • Encore une bonne analyse du professionnel spécialiste des médias et de leur mécanismes avec cette critique justifiée d’une bande dessinnée qui jette le discrédit sur une profession qui connaît déjà tant de difficultés. Mais que faire pour que cette profession regagne en estime et soit légitimement respectée ?

          Vaste programme !!


          • ZEN ZEN 18 janvier 2008 12:15

            Mon lieutenant : Restaurer une saine et nécessaire aurorité, valoriser l’école plus que le foot et les vedettes, restaurer le sens de l’Etat républicain, arréter les projets européens de privatisation des services et notamment de l’école (e-business), arréter la logique de l’intrusion du tout-marché dans la vie quotidienne, réinsuffler d’autres valeurs que purement utilitaires et financières, etc...etc...Une révolution, quoi !


          • CAMBRONNE CAMBRONNE 18 janvier 2008 14:00

            ZEN

             

            Mais , mais,mais vous n’avez pas fait votre service militaire ?

             

            On dit Mon colonel à un Lieutenant colonel ; en général il n’y a que les femmes ou les exemptés parmi les plus de cinquante ans qui se trompent .

             

             

            Vous me ferez cinquante pompes !


          • Gazi BORAT 18 janvier 2008 14:18

            Ce qui m’inquiète, par contre, c’est que Thierry Jacob, lui, semble avoir effectué son service militaire..

            J’espère qu’on ne lui a pas confié d’armes à feu..

            gAZi bORAt


          • ZEN ZEN 18 janvier 2008 14:32

            @ Cambronne

            Mille excuses au Colonel. J’ai beaucoup oublié. Quand j’étais sergent, "mes gars" m’appelaient par mon prénom...


          • ZEN ZEN 18 janvier 2008 14:41

            @ Florentin

            Je ne suis pas loin de partager votre avis, sans revenir à un "ordre implacable", comme caricature l’intervenant avant vous....

            "C’est en présentant dans toute sa hauteur le savoir et la littérature qu’ils auront une chance d’élever les élèves jusqu’à eux plutôt que de s’abaisser à courir après l’époque."

            Bien dit, mais quand le système vous incite à ne pas le faire ,vous incite à considérer comme littérature un mode d’emploi pour lave-vaisselle ou à ne faire que de la "communication" (creuse)...pas facile. Là-dessus, Paul pourrait vous en dire beaucoup..

            Allez-voir l’intéressant site :" sauvez les lettres"


          • claude claude 18 janvier 2008 15:53

             

             

            "Les lois de l’humour sont très sévères :
             on ne peut pas se moquer des victimes, des noirs, des homos, des musulmans, des juifs, des handicapés...
             moi je dis : de qui se moque t-on ?
             [Philippe Geluck]""

             

            cette bd fait aussi le bonheur des profs, car ils savent rire d’eux !!!!

             

            """ Les Profs est une série qui a l’air de ravir les élèves. Et les vrais profs, comment réagissent-ils ?

            Erroc : En général, les profs aiment parce qu’on les rend sympas. Et puis c’est assez gratifiant d’être héros de BD, ils se prennent pour des Indiana Jones du tableau noir. Ce qu’ils nous reprochent, c’est de ne pas parler d’eux quand ils ont une matière un peu pointue, genre : « Moi je suis prof de serbo-basque, pourquoi y a pas de prof de serbo-basque dans votre série ? » (Il faut d’ailleurs que je pense à mettre un prof de serbo-basque !)

            Pica : On les aime bien finalement nos profs ! Certains nous reprochent de ne pas être assez mordants, mais c’est notre choix... J’ai rencontré deux profs qui n’aimaient pas voir leur profession caricaturée ...Mais ils n’avaient pas lu les albums ! ! ! Ca fait quoi d’avoir un tel succès ? Ca motive ou ça tourne la tête ?

            Erroc : Succès, succès...Ce n’est pas Harry Potter, non plus ! Moi, ça dépend des jours : Parfois ça me motive, j’ai l’impression que j’ai plein d’idées et que je maîtrise bien les personnages et parfois j’ai la trouille de ne plus avoir d’idées ou que ça devienne un peu mécanique. Mais je n’ai pas le droit de dire ça. Dans notre couple, l’angoissé c’est Pierre...

            Pica : Oui, au début ça m’a un peu angoissé mais on s’y fait

            très bien ! C’est mieux quand ça marche, on a l’esprit plus libre, on n’a pas l’angoisse de ne plus avoir de boulot le lendemain comme ça m’est arrivé il y a 6 ans où on m’a dit que j’étais has-been ! Mais le succès, ça va, ça vient ,donc il faut rester à sa place d’autant qu’on n’est pas vraiment responsable de celui-ci. On essaie de bien faire son travail et c’est le public qui décide...

            Pica : Depuis, j’ai changé le survêt’ du prof d’EPS...

            (…)

            Y a-t-il des thèmes que vous souhaiteriez aborder à l’avenir dans Les Profs ?

            Erroc : Il y a un thème que nous n’avons jamais abordé et qui est dramatique : Les profs abandonnés par leurs élèves sur le bord de la route : ça fait vraiment de la peine. Pendant deux mois, ils sont perdus, ils agitent leur petit stylo et personne ne veut les adopter. C’est trop triste !

            Pica : Vous avez vu ? Comment savoir, avec un scénariste pareil ! """

             

            "Il faut rire de tout.
            C’est extrêmement important.
            C’est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans"

             

            Attention, attention. Il n’y a pas que les nouveaux pauvres. Il y a les nouveaux riches. Pour venir en aide à mes amis nouveaux riches qui crèvent dans leur cholestérol en plein hiver à Méribel, j’ai décidé d’ouvrir les restaurants du foie. Envoyez-moi des tonnes de verveine et des quintaux de biscottes sans sel, le bon Dieu vous les rendra...
            Chroniques de la haine ordinaire
            Éditions du Seuil

             

            pierre desproges www.evene.fr/citations/auteur.php

            • " L’humour n’est jamais mal placé. Où qu’il se place, ça reste de l’humour."
            • " Si il y avait un impôt sur la connerie, l’Etat s’auto-financerait lui même" jean yanne  :
            •  

            "Ce n’est pas parce qu’en hiver on dit « fermez la porte, il fait froid dehors », qu’il fait moins froid dehors quand la porte est fermée." pierre dac

             

            quelques saines lectures pour se rappeler ce riire veut dire  :

            à voir :

             


          • haddock 18 janvier 2008 16:51

            Il a l’ air souple votre fauteuil Lieutenant , c’ est du cuir de vachette ?


          • haddock 18 janvier 2008 16:54

            Pardon mon Colonel , c’ est aussi le nom d’ une glace avec vodka , non ?


          • Paul Villach Paul Villach 18 janvier 2008 17:05

            1- Florentin et Zen , je souscris à ce que vous écrivez.

            2- Ce qui m’a surtout indigné dans cette BD, c’est le rôle qui a été prêté à l’administration ! On la voit ici pourtant dans ses oeuvres, l’humiliation du professeur devant ses élèves ! Mais aux yeux de l’extérieur, elle est blanche comme neige, puisque sa stratégie a été de prendre le parti des élèves et des parents sur lesquels elle ne peut pas grand chose contre les professeurs sur qui elle peut presque tout.

            Or sa responsabilité dans la situation actuelle est entière : 1- ça commence par le non-respect du réglement intérieur d’un établissement ; 2- ça continue par la violation de la loi de 1983 régissant les droits et obligations des fonctionnaires ; 3- ça s’achève enfin souvent par le non respect de la loi civile et de la loi pénale : l’injure et le dénigrement auprès des personnes étrangères au service, par exemple. L’administration sait , d’autre part, qu’elle peut s’en donner à coeur joie dans ses rapports hiérarchiques, car la procédure de dénonciation calomnieuse est en France impossible à mettre en oeuvre avec succès par les victimes.

            3- Mon article est dans la droite ligne d’un précédent article où je me suis insurgé contre les vannes d’Anne Roumanoff dans l’émission de Drucker contre le Président de la République, qui s’en prenaient à sa taille et à son sexe.

            4- Il y a confusion aujourd’hui : l’humour n’est pas la haine, mais une hygiène qui peut rendre service à celui qui est visé. L’humour n’est pas non plus la scatologie même distinguée par images : il ne cherche pas à salir. Paul Villach

             


          • CAMBRONNE CAMBRONNE 18 janvier 2008 18:00

            SALUT ZEN

             

            Je vois le genre d’ici ! la 7ème compagnie ; la discipline en moins .

             

            Sans rancune .


          • Brif 18 janvier 2008 18:18

            Vu avez une drôle de conception de l’humour... Beaucoup de profs savent prendre cette BD au 2nd degré. Quand on vous répond (mon premier post) au 1er degré : la réaction des lecteurs est de prendre la remarque au sérieux. C’est bien triste d’en arriver là. C’est surtout bien triste de s’attaquer à une simple BD alors qu’il y a tellement de choses à dire sur les profs et surtout sur l’éducation nationale. Mais cette BD n’est vraiment pas le support de discussion idéal.


          • 5A3N5D 18 janvier 2008 21:03

            @ luteur

            """car la procédure de dénonciation calomnieuse est en France impossible à mettre en oeuvre avec succès par les victimes."""

            Qu’est-ce que la dénonciation calomnieuse vient faire dans votre commentaire ? Qu’entendez-vous par "dénonciation calomnieuse" ?


          • logic 18 janvier 2008 21:22

            Tout à fait d’accord Mais êtes vous conscient que le chemin sur lequel on nous entraine a des origines multidécennales et que ce que nous vivons aujourd’hui n’est que la conséquence des années 80 Pensons plutôt au devenir de nos enfants et surtout au monde merveilleux que nous leur péparons


          • logic 18 janvier 2008 21:28

            Sacerdoce des médecins ? le tiroir caisse

            Sacerdoce des curés français ? tous déformés par l’orgueil de "Lustifer"

            sacerdoce des enseignants ? soutenir leurs collégues même lorsqu’ils font les pires saloperies

            Sacedoce de notre Président ? moi j’ai trouvé mais la décence m’interdit de vous en faire part


          • logic 18 janvier 2008 21:44

            OUI remettre les valeurs universelles en place Mais pour cela il faut les connaitre et surtout être capable de les inculquer à l’ensemble de nos successeurs quelque soit le métier qu’il exerce : qu’il soigne qu’il enseigne qu’il balaye ....

             Commençons à respecter chacun non pas en fonction de ses diplômes mais en fonction de son investissement dans la Société et de son honnêteté intellectuelle ( pour moi il y a des balayeurs honnêtes et des dirigeants tordus ) Sachons discerner les positifs des négatifs et ne nous laissons pas conter même si le baratin et la superficialité sont devenus les 2 mamelles de notre Société de PROGRES !!


          • morice morice 18 janvier 2008 11:58

            Bien vu Gaziborat : effectivement ça véhicule d’étranges concepts... mais ça peut démarrer plus tôt encore : regardez Titeuf... en dessin animé... sa vieille prof des années 50 ne prend pour son grade à chaque fois. O peut aussi regarder l’école américaine dans tout sa violence dans Une fusée d’enfer... et dans toutes ses vidéos, on a une constante sur laquelle je souhaiterai qu’on se penche : le rôt. Le ro impoli, le rot gras, que font aujourd’hui tous les gamins transformés en petits porcs par la grâce des auteurs de BD ou de dessin animé... A bûcher, cette question du rot : c’est récent et c’est partout !!! "La vie des Duracuire" proclame Gulli : ce n’est pas un peu trop tôt pour cette vision du monde ?


            • tvargentine.com lerma 18 janvier 2008 13:02

              Vous dites "On ne s’étonnera pas à ce compte que la violence ait pris tant d’ampleur dans les établissements scolaires"

              Rappelons que les "professeurs" que vous défendez, ont été les premiers à défendre une conception débile du "droit à la différence" et à laxiser voici plusieurs années les violences en apportant toujours des justifications qui n’étaient pas justes

              Le résultat à été de laisser la délinquance se développé parmis les étudiants ,jusqu’à ce que la délinquance touche ces fameux professeurs defenseur du droit à la différence qui sont aujourd’hui à reclamer ce que les citoyens de base de la ville réclamé sans succès : LA SECURITE,L’ORDRE,LE RESPECT,LE CIVISME,L’IDENTITE D’ETRE FRANCAIS

              Bref,que des valeurs que vos amis "gauchistes" ont rejeté durant des dizaines d’années.

              Je suis de gauche,je reste de gauche,mais je n’ai jamais compris pourquoi le PS avait sous-traité ces problèmes de sociétés à des "associations" alors qu’il s’agit d’un problème d’autorité de l’Etat de droit républicain.

              OUi,vos amis n’ont que ce qu’ils méritent !

               

               


              • RilaX RilaX 18 janvier 2008 13:34

                Au risque de vous surprendre Lerma, je vais vous en apprendre une bonne : vous etes de droite.

                 

                Vous ne trompez que vous en disant etre de gauche.


              • Gilles Gilles 18 janvier 2008 15:02

                Désolé Rilax, mais quand Lerma déféque :

                "les citoyens de base de la ville réclamé sans succès : LA SECURITE,L’ORDRE,LE RESPECT,LE CIVISME,L’IDENTITE D’ETRE FRANCAIS"

                c’est à dire à ses yeux les préocupations premières quer les français devraient avoir, ce n’est pas qu’être de droite, c’est être un fasciste !

                Ceci dit, il se met juste dans la peau d’un pauv’ naze...je doute qu’il le soit vraiment car un mec tenant des discours si crétins et caricaturaux (qui minent plus le sidées du Chef sarko qu’aux autre) , en général ça sait à peine écrire ou ça vient pas perdre son temps ici.

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