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Accueil du site > Tribune Libre > Témoignage d’un boulanger qui n’a pas connu le CPE...

Témoignage d’un boulanger qui n’a pas connu le CPE...

Entré dans la vie active avec un contrat d’apprentissage de boulanger en juillet 1960, j’ avais 13 ans et 11 mois. Sans choisir ce métier, mon père ayant décidé que ce serait comme ça. Me voilà à 2 heures du matin dans le fournil, le premier jour mon patron m’ a dit : regarde bien comment on fait, demain tu essaieras de faire pareil. En effet, jour après jour, j’apprenais autre chose, façonner, pétrir, enfourner, faire des croissants, etc. Tous les jours de 2 h à 12h30, le soir pour faire le levain, entre une demi-heure et une heure.

Le vendredi soir, nous commencions à 22h, jusqu’ au lendemain midi trente. Si je calcule correctement, ça nous fait 67 heures par semaine. Faire du pain est un art passionnant. Tous les jours il peut se passer autre chose, plus froid, moins d’ humidité, farine différente, etc.

La première année, mon salaire hebdomadaire était de 10 francs, ce qui vaudrait aujourd’hui 80 francs, soit dans les 13 euros. Il est vrai que j’ étais nourri et logé. En 1963, j’ ai eu mon CAP, et suis aussitôt parti faire des places jusqu’à mon service militaire, le 1 janvier 1964.

En revenant de l’ armée, j’ai eu la chance d’être embauché dans un futur très grand magasin de photo, radio, télé, etc., apprenant à différents postes la mécanique de la distribution.

De 1973 à fin 2003, j’étais à mon compte, d’abord en exploitant une boulangerie, et ensuite en me dirigeant vers le commerce non sédentaire, foires et marchés, où il n ’est pas très simple de se faire une place au soleil, néanmoins j’ ai bien tiré mon épingle du jeu, et me voilà retraité. Pour aider mes enfants, j’ ai vendu un bien que j’avais pu acheter, de façon à leur donner un bon départ.

Au cours de ma vie, pour être près de mon travail, j’ai dû déménager une douzaine de fois, et fait des milliers, sinon millions de kilomètres.

Je n’arrive pas à comprendre le tumulte actuel, beaucoup de personnes s’en prennent à d’autres (politiques, fonctionnaires, patronat, syndicats, extrème gauche, extrème droite, etc.) alors que jour après jour, on peut s’ informer des métiers dans lesquels il y a du boulot.

Est-ce qu’il faut d’abord faire bac +8 pour s’apercevoir que, actuellement, il faut, par exemple, des informaticiens ? Ou alors aller à l’école jusqu’à 25 ans pour entrer en apprentissage ?

C’est vrai que le bon sens, le courage, la motivation, la curiosité, l’adaptation à d’autres façons de vivre, ne sont pas des choses qu’on apprend facilement. Personnellement, je n’ attends rien de quiconque, sauf de moi-même. La plupart des gens qui ont bien réussi leur vie y ont été pour quelque chose.

Un grand comique a dit : Au bout de tes bras tu trouveras toujours deux mains secourables. Paix et bonheur à tous ceux qui me liront.


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190 réactions à cet article    


  • Roues Libres Claude DP 14 avril 2006 12:18

    Je trouve très intéressant et hautement exemplaire que des hommes comme vous prennent la parole et racontent leur parcours. Avec des mots simples, mais sans « compassion dégoulinante » pour reprendre les termes d’un correspondant de ce blog. Juste du courage au quotidien. Et le tout en bon Français et sans les fautes d’orthographe insupportables dont balisent leurs textes tous les Bac + x d’aujourd’hui.

    Je suggère à Agoravox, d’ouvrir une rubrique « Mon parcours ». Une réponse pas si anodine que celà à la totale désorientation de nos jeunes aujourd’hui.


    • Gil (---.---.93.79) 17 avril 2006 15:56

      Excellente idée Mr Claude.


    • Karl (---.---.251.238) 2 mai 2006 22:37

      Bonjour,

      J’ai apprécié lire votre parcours. Etant titulaire d’un bac + 3 (d’une licence d’histoire) je me trouve aujourd’hui à me demander ce que je souhaite réellement faire de mes deux mains et dix doigts. Je me retrouve donc dans les problèmes que soulève ce récit. Néanmoins, si ma mémoire est bonne votre époque était celle du plein emploi ( des « Trente Glorieuses » comme disent les historiens) et pour trouver un travail il n’y avait aucunement besoin d’afficher un CV et une lettre de motivation...

      Cordialement, François.


    • Rocla (---.---.183.56) 3 mai 2006 08:24

      Bonjour Karl,

      En effet des lettres de motivation et CV n’ étaient pas à la mode à l’ époque. Quant à vous conseiller quoi faire,je suis bien embêté. S’ il s’ agissait de moi,je me poserai la question de savoir dans quelle activité je me sentirai à l’ aise,dans laquelle en fait je m’ épanouirai,tout en ayant un objectif raisonnable au départ,en tenant compte aussi ce pourquoi je suis doué naturellement( langues,capacité de persuader ,ou d’ écoute ou de logique etc...ou,si je suis habile de mes mains,un beau métier manuel,voilà,des choses comme ça. Concernant un métier manuel,c’ est mettre les atouts de son côté en sachant un maximum.

      Avec le coup de pouce de la chance et un brin d’ optimisme,ça devrait le faire.

      En tous les cas tenez-bon et bon vent à vous.

      rocla.


    • Raz le bol (---.---.178.150) 3 mai 2006 12:42

      Bonjour Karl,

      Permettez moi de venir papoter un peu avec vous sur votre commentaire.

      J’ai 56 ans. J’ai la chance de travailler encore et j’aimerais pouvoir travailler jusqu’au bout. Il est vrai qu’à cette époque, nous n’avions pas besoin d’afficher un CV accompagné d’une lettre manuscrite de motivation. Je terminais mes études un vendredi soir, et le lundi matin de la semaine d’après, je prenais le chemin de l’usine qui m’embauchait.

      Il y avait le plein emploi, si l’on veut, mais il faut dire que même diplômé d’une maitrise, je commençais par un stage ouvrier d’un mois dans un atelier de presse, en équipe de 05H00 du à 13H05, ou de 13H05 à 21H10. Mon patron de l’époque me disait bien après que si je n’avais pas accepté ce stage, il ne m’aurait pas embauché. On travaillait 44h par semaine. J’ai dû faire çà pendant un an car on passait après à 40 heures. C’était loin des 35 heures d’aujourd’hui. Il y avait du travail, mais tout le monde voulait travailler, et on acceptait le premier travail disponible qui se présentait.

      De nos jours, il y a, sauf erreur de ma part, quelques choses comme 230000 postes ou offres d’emploi non pourvus, certains chiffres avancent 300000. Est ce que cela veut dire qu’on ne trouve pas des gens assez courageux pour accepter ces postes.

      Je suppose que vous avez entendu ou lu que certains secteurs du commerce, d’industries... n’arrivent pas à embaucher à cause de la pénibilité des postes ou du niveau de salaire proposé. On dit aussi en long et en large, qu’il est plus rentable de toucher le RMI ou le chômage avec les allocations de tout genre que d’aller travailler pour toucher le SMIC, sans allocation diverse parce qu’on a dépassé le plafond même de 1€.

      Le problème est certainement là et il est entre les mains de la politique, cette politique d’Autruches qui gouverne notre pays depuis 30 ans ! Je ne m’attarde pas dessus car ce n’est pas l’objet de mon commentaire.

      Je voudrais vous dire tout simplement que mieux vaut tard que jamais.

      Une citation disait :« Je ne peux rien pour qui ne se pose pas de question ». Vous avez fait un pas important en vous posant la question de savoir ce que vous souhaitez réellement faire de vos deux mains et dix doigts.

      Une autre citation disait « Celui qui déplace la montagne, c’est celui qui commence à enlever les petites pierres ».

      Courage, prenez votre temps pour visiter les salons des métiers pour découvrir ce monde du travail, et commencez à enlever les petites pierres ! Deux ans ou trois ans passent vite quand on apprend un nouveau métier choisi. Et avec votre capacité intellectuelle, le travail, la persévérance, vous pourrez créer votre entreprise....

      « Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour »

      Il faudrait peut être changer de filière universitaire. J’ai commencé à travailler avec ma maîtrise en administration économique et sociale qui ne pesait pas lourd face aux DECS et aux écoles supérieures de commerce. A 35 ans après 11 annnées de travail, je repartais user mon pantalon sur les bancs de le faculté des sciences pendant 2 ans, pour décrocher ma Maîtrise en informatique qui m’a permis de travailler encore aujourd’hui à 56 ans.

      Qu’en pensez vous ?

      Bon Courage.


    • karl (---.---.229.7) 3 mai 2006 14:21

      Bonjour,

      Je vous remercie d’avoir pris le temps de réagir à mon message. Je tiens à saluer votre parcours et votre courage.

      Il est vrai que plusieurs centaines de milliers d’emplois demeurent vacants de nos jours. J’ai entendu ce constat plusieurs fois. Je souhaite réagir à ce sujet...

      Je pense être quelqu’un d’assez dévoué et je n’ai pas peur de retrousser mes manches pour dégotter un emploi. J’ai déjà travailler à l’occasion de vacances d’été et j’ai été unanimement reconnu comme quelqu’un de sérieux par mes collègues (j’ai travaillé à 5 reprises dans une banque en tant que guichetier à partir de 18 ans).

      En ce qui concerne les emplois vacants dans les domaines de la restauration et du BTP, je crois qu’il est important de rappeller que nous sommes dans une économie de type libéral et que comme tout type de société à économie libérale c’est la loi de l’offre et de la demande qui structure les rapports entre la demande d’emploi et l’offre d’emploi. L’équilibre entre l’offre et la demande est atteint au prix d’équilibre c’est-à-dire au salaire, considérés comme ACCEPTABLE pour les deux partis (travailleur et employeur). Or, ces emplois vacants le sont non pas parce que les bataillons de chomeurs ne s’y intéréssent pas mais parce que le salaire proposé n’est pas considéré comme acceptable par les travailleurs. La conséquence de cela est, en partie, les bataillons d’immigrés venant de pays en développement, et dont le salaire proposé, en France, dans ces activités parait plus qu’acceptable compte tenu des salaires pratiqués dans leurs propres pays. J’en viens désormais au but même de ma réaction : pourquoi la loi de l’offre et de la demande que nous subissons tous ne se fait-il toujours dans un sens unique ? Lorsque je vais dans un magasin pour acheter un produit rare, voici que son prix s’envole... Mais que les patrons du BTP et de l’hotellerie, aient besoin d’une main-d’oeuvre introuvable pour accroitre leurs chiffres d’affaires et vous êtes sûr que les salaires proposés avoisines le smic ! Ma solution radicale pour combler l’insuffisance de main d’oeuvre est donc, tout simplement, de multiplier par 2 les salaires et étrangement vous verrez que dans les 6 mois à venir il ne restera plus aucun emploi vacant dans ces secteurs. L’autre élément déroutant est de croire que les gens se satisfont des aides publiques pour vivre. Je pense qu’il y a, en effet, des profiteurs mais que la majorité souffre de cette situation et ne demande qu’à vivre dignement grâce à leur propre travail, à leurs propres efforts. Encore faut-il que les salaires proposés soient en adéquation avec le coût de la vie et du travail à effectué !

      Ma réaction n’enlève rien au respect que j’ai pour tous les citoyens qui s’exprime librement sur ce site.

      Cordialement, François. N’hésitez pas à réagir pour continuer le débat.


    • Raz le bol (---.---.178.150) 4 mai 2006 13:01

      Bonjour François,

      Tout à fait, il faut continuer le débat de façon réaliste et intelligemment pour faire avancer les choses.

      Tout a sa part de vérité dans le débat, comme cette loi de l’offre et de la demande, et cette notion d’équilibre entre l’offre et la demande. Cette notion ou plutôt cette théorie a été enseignée à la faculté avec cette mention magique qui m’a toujours estomaqué « Toutes choses restant égales par ailleurs ».

      Or les choses ne restent pas égales par ailleurs et une loi fondamentale de ce type est très vite inapplicable en réalité, à cause des comportements de société. Cette idée n’engage que moi, mais pour l’instant je crois que c’est une cause fondamentale du disfonctionnement social actuel de notre pays, et ce à tout niveau, pour reprendre JP Raffarin, aussi bien dans la France d’en haut que dans la France d’en bas.

      Si c’était des problèmes conjoncturels de notre pays, nous aurions les mêmes comportements des travailleurs étrangers qui viennent dans notre pays pour travailler en acceptant un niveau de salaires bas.

      Vous donnez l’exemple du produit rare dont le prix s’envole... Est ce bien un comportement du consommateur ou des consommateurs français ? Combien de temps avons nous mis pour accepter l’utilisation des médicaments génériques ? Ce comportement a entraîné un comportement vicieux des laboratoires qui a entraîné un comportement non moins vicieux des praticiens ... Et nous rentrons dans le cercle vicieux d’une loi de l’offre et le demande complètement dirigée ! Même remarque pour l’utilisation de l’homéopathie, de la médecine douce etc...

      Regardez cette histoire abracadabrante des téléchargements de la musique sur Internet, et des prix des DVD avec les fortunes des vedettes etc... Et pourquoi ? Tout est comportemental !

      Et si les consommateurs que nous sommes, décidions enfin de prendre notre pouvoir pour régulariser cette loi de l’offre et de la demande !

      Revenons aux emplois. Les consommateurs dans ce cas, ou les demandeurs d’emplois ont décidé de ne pas prendre les postes offerts pour des raisons connues évoquées. Doubler le salaire ne supprimera pas dans certains cas la pénibilité du travail, n’est ce pas ? Alors est ce que le demandeur sera preneur ? Je n’en suis pas sur !

      Nous raisonnons pour une fois en utilisant cette formule magique « toutes choses restant égales par ailleurs ».

      Cette citation « Celui qui déplace la montagne, c’est celui qui commence à enlever les petites pierres » a beaucoup de sens.

      Il ne suffit pas de penser et de débattre, mais il faut aussi proposer. Mes propositions vont plus vers le partage de la valeur ajoutée, la vraie, celle qui apporte la richesse réelle au pays pouvant être aisément valorisée par une valeur monétaire correspondante, pas la spéculation boursière, et financière qui consiste à licencier et délocaliser.

      Voici l’image vertueux qui est dans ma tête : Le boulanger fait du bon pain qui se vend bien et lui permet de faire beaucoup de bénéfices. Il récompense alors ses ouvriers compétents et travailleurs en leur redistribuant une part de ses bénéfices. Avec cet argent, ses ouvriers vont acheter d’autres biens de consommation fabriqués par d’autres patrons qui redistribuent leurs bénéfices à leurs ouviers qui vont ... et tout le monde retourne acheter du bon pain fabriqué par le premier... créant ainsi le cercler vertueux ...

      Cette image peut elle se réaliser ave le comportement social actuel du peuple ? Nous acceptions le travail sans broncher, commencions à travailler, et évoluions après selon notre rythme notre capacité et notre volonté.

      « Je fais un rêve... » comme disait le discours de M.L King.


    • Karl (---.---.48.199) 4 mai 2006 16:06

      Bonjour,

      Je pense aussi que la richesse créée doit être redistribuée de façon équitable et rationnelle. Cependant on empêchera pas certaines personnes cupides de vouloir une plus grosse part que les autres. Enfin, avec une TVA qui frole les 20%, il faut avouer que l’on part avec un handicape.

      Doubler le salaire n’enlève rien à la difficulté du travail mais motiverait certainement les travailleurs à réaliser un travail de qualité et non pas bâclé. Le travail doit redevenir une valeur d’épanouissement personnel. Certes, la pénibilité du travail est un facteur décisive de choix d’orientation ; cependant, percevoir un salaire convenable ouvre l’accès à des biens de consommation dont on est exclu lorsque l’on gagne uniquement 1000 euros par mois. Pour ces raisons, bien que la pénibilité soit un facteur non négligeable, ne perdons pas de vue que ce qui motive en premier lieu toute activité de travail est la richesse que chacun espère tirer en travaillant. (Pour s’en convaincre il suffit de jeter un oeil dans les mines d’or illégales de Guyane, et l’on se rend compte que la pénibilité n’est pas le premier facteur d’engagement dans cette voie mais bien le fait d’espérer de dénicher une grosse pépite qui ferait de son découvreur un homme riche !)

      Bref, le salarié va comparer la valeur qu’il attribut au travail et la valeur qu’il attribut à son temps libre. Il va accepter de travailler davantage si la valeur de son salaire est supérieure à la valeur qu’il attribut à son temps libre.

      Tout cela pour dire que si un nombre impressionnant d’emplois ne trouve pas preneurs c’est que ces derniers attribuent davantage de valeur à leur temps libre que de valeur que représente le fait de travailler.

      Le fait de doubler le salaire de ces emplois permettrait d’augmenter le nombre de personnes susceptibles de s’y intérésser. Cependant, compte tenu des frais salariaux pratiqués en France cette mesure n’est pas envisageable dans l’état actuel.

      « I have » cela ne veut-il pas dire en anglais « j’ai » ? Et dans ce cas là « I have a dream » serait traduit par « j’ai un rêve », non ?

      A bientôt. Cordialement. François.


    • Raz le bol (---.---.178.150) 5 mai 2006 14:00

      @François,

      C’est très intéressant de vous lire et celà résume à votre remarque en fin de commentaire concernant la traduction de « I have a dream ». Je reprenais la traduction telle qu’elle était sur la page web http://fr.wikipedia.org/wiki/I_have_a_dream.

      Je crois que « J’ai fait un rêve » ou « Je fais un rêve » n’a aucune importance pour moi car c’est le contenu du rêve qui m’intéresse. C’est comme regarder la lune que le sage montre et pas son doigt.

      Je ne fais et ne ferai aucun commentaire sur les chercheurs illégaux d’or de Guyane tout simplement pour des problèmes de pudeur et de respects pour eux qui vivent dans la misère et c’est leur seul moyen de survie !

      Nous ne raisonnons pas dans les mêmes conditions, ni dans le même monde. S’il faut doubler les salaires, c’est dans ces pays, en Guyane, en Pologne, en roumanie, en chine ... pour que les travailleurs restent dans leur pays pour travailler pour la prospérité de leurs pays, pour qu’à leur tour ils puissent acheter les produits qu’ils ont manufacturés, et bien sûr les produits fabriqués chez nous et exportés chez eux.

      Il faut désormais aller vers les pays pauvres pour les aider à trouver petit à petit le chemin de la prospérité qui permettra d’établir ce cercle vertueux et non les attirer dans notre pays.

      Doubler les salaires chez nous sans rien faire ailleurs serait la pire des choses car cela attirerait encore plus l’exode massif de travailleurs étrangers. J’ai mal au coeur hier soir en apprenant le suicide d’un enfant roumain dont la mère partait travailler en Italie.

      Cela me met aussi en colère de voir ces manifestations stupides contre les délocalisations d’usines, car c’est politique et irréfléchi. Les étrangers viennent bien s’installer chez nous. Bien sûr, on les reproche après de fermer les usines au bout de quelques années. Mais pourquoi ? Parce que les salaires ont doublé alors qu’ailleurs les salaires restent bas ?

      Voyez vous ce que c’est quand on veut que les choses restent toujours égales par ailleurs ? Cela revient à dire qu’on refuse de bouger avec le monde et notre mal est d’avoir pratiqué cette politique d’autruches pendant des décennies, croyant être toujours plus fort que les autres.

      En occident, nous avons atteint un niveau de vie tel que nous passons désormais notre temps, consacrons nos désirs à avoir toujours plus, en un mot à courir derrière notre ombre.

      En d’autres termes, nous sommes des enfants gâtés du monde moderne qui en veulent toujours plus. La richesse du travail ne se résume pas seulement dans le salaire mais dans cette notion de valeurs ajoutées et de bien-être.

      Et là aussi, on en a abusé ! Car tout le monde parle de valeurs ajoutées sauf pour taxer les revenus boursières qui se chiffrent par Milliards d’Euros de transaction ! C’est un exemple flagrant de disfonctionnement de notre système qui ne récompense pas le travail créateur de richesses.

      On paye la TVA sur le pain mais pas sur les revenus boursières ! TVA = Taxe sur la valeur ajoutée !

      Qu’en pensez vous ?


    • Rocla (---.---.226.1) 1er novembre 2006 08:28

      Des qui se plaignent de trolleries suivez mon regard , elles sont dans les posts , que je n’ ai jamais écrit d’ article ici la preuve , et aussi pour dire que si certains jeunes s’ emmerdent à l’ école , l’ apprentissage est une voie très interressante pour construire une vie . L’ oisiveté est mère de tous les vices . Certains jeunes pas occupés font des conneries , faut leur faire faire quelque chose . Est-ce si dur à comprendre ?

      Rocla


    • Kelsaltan (---.---.178.45) 1er novembre 2006 09:29

      Tiens... Rocla,

      Je me souvenais de cet article, mais pas que ce fut vous qui l’ayez écrit. Il est très agréable à relire, Monsieur de la boulange.

      Le fil des commentaires était plus appaisé, aussi.

      Mais c’était il y a une très lointaine époque, les origines du monde, en quelque sorte.


    • Rocla (---.---.226.1) 1er novembre 2006 11:59

      Kelsatan,

      Merci pour ton post .C’ est pas trop parti en banane , mais il y en avait des gratinés quand-même . Aujourd’hui chez Agoravox média citoyen , quand tu dis pas la même chose que certains tu te fais traiter de guignol . Des qui connaîssent la vie . Moi pendant une vingtaine d’ années j’ ai parcouru la France de long en large faisant les foires et les braderies et dormant dans mon fourgon aménagé , dans toutes sortes de quartiers et toutes sortes de villes . J’ ai comme l’ impression que ceux qui se prennent si au sérieux et sont si agressifs ,c’ est ceux qui n’ ont justement rien construit du tout dans leur petite errance.

      Bonne journée à toi .

      Rocla


    • Cochonouh Cochonouh 1er novembre 2006 15:51

      Moi je connaissais pas. Je venais pas encore sur AgoraVox.

      C’est un morceau de vie. Pour l’instant les commentaires sont super cools. Même Marsu en dessous a bien aimé.

      Qu’Allah te pétrisse.


    • Marsupilami (---.---.32.185) 14 avril 2006 12:33

      Très chouette témoignage. Un morceau de réel sans bavardage inutile. Merci.

      Houba houba !


      • Scipion (---.---.106.118) 14 avril 2006 12:34

        « La plupart des gens qui ont bien réussi leur vie y ont été pour quelque chose. »

        Que dites-vous là, malheureux ?

        Vous rendez-vous compte que cela signifie que la plupart des gens qui ont bien raté la leur, pourrait y être pour quelque chose... ?

        S’il y a des ratés, c’est la faute :

        1. à la société

        2. au système

        3. au capital

        4. à Le Pen

        Pourquoi Le Pen ? Parce que tout, à un moment donné, est obligatoirement de la faute à Le Pen...


        • Marsupilami (---.---.32.185) 14 avril 2006 12:38

          Grrr !!!

          Un beau témoignage humain, et paf : Scopion radine aussitôt pour le polluer avec sa misanthropie pétainiste nauséabonde.

          Beurk !

          Houba houba grrr...


        • Jigmy 14 avril 2006 12:47

          Agréable, touchant et intéressant comme témoignage ! smiley

          Cela dit, c’est vrai que les choses ne nous sont jamais données sans travail, et sans effort ; mais il faut avouer qu’en France l’orientation est très mal faite.

          Les conseillaires d’orientation ne sont jamais là, et elles ne savent quasiment rien. Puis c’est très dur à 13 ou 14 ans de savoir ce que l’on veut faire ! Vous même, c’est votre père qui vous a jeté dans la boulangerie...

          J’espère que l’éducation et l’orientation sera un des sujet des campagnes présidentielle et qu’on nous proposera de developper les courts stages de collège et lycée. Il en faut deux par an pour bien faire.


        • Jojo (---.---.2.219) 14 avril 2006 13:37

          Le Pen est effectivement un bon exemple. Il est arrivé où ? Et comment ?

          En détournant des héritages. Je comprend que le Suisse apprécie...


        • Marsupilami (---.---.32.185) 14 avril 2006 13:52

          Bravo.

          Le Pen est un branleur, détourneur d’héritage d’alcoolique taré héritier de milliardaire, qui n’a jamais travaillé de sa vie, à part mettre la main à l’appâte.

          Le contraire d’un bon boulanger, quoi.

          Enfin, j’espère que le pain que faisait l’auteur de l’article était bon...

          Houba houba !


        • Jean Chouan (---.---.54.168) 14 avril 2006 14:33

          Saviez vous monsieur que M. Le Pen -dont pous parlez si mal !_ travaillait comme marin pêcheur pendant ses vacances d’étudiant en droit ? Ici il faisait la p^che à la sardine dans un équipage constitué.

          Nous en avons gardé un souvenir d un battant, à la grande gueule certes, mais sympathique, chanteur et très bon compagnon en plus d etre un travailleur acharné. Alors, au lieu de répéter des conneries, renseignez vous !!!!


        • Marsupilami (---.---.32.185) 14 avril 2006 15:24

          Ouaf !

          C’est ça et moi je suis le pape !

          Houba houba !


        • Jojo (---.---.2.219) 14 avril 2006 15:50

          Le « travailleur » Le Pen : un boute-en-train éclectique.

          En janvier 1971, sa maison de disques (la Serp) édite un disque intitulé Le IIIe Reich. Voix et chants de la Révolution allemande, ainsi qu’entre autres les chants de l’Armée Rouge ou les discours des dirigeants communistes, comme Lénine. L’un de ces disques lui vaut une condamnation en 1971 pour « apologie de crimes de guerre ».

          Petit rappel :

          * Janvier 1960 : condamné pour des menaces de mort proférées à l’encontre d’un commissaire de police. * 27 avril 1964 : condamné pour coups et blessures volontaires. * 16 janvier 1969 : condamné à trois mois de prison avec sursis et 20 000 F de dommages et intérêts pour coups et blessures volontaires par le Tribunal de grande instance de Paris. * 14 janvier 1971 : reconnu coupable par la Cour de cassation d’« apologie de crime de guerre ». La pochette d’un disque édité par la Serp affirmait : « La montée vers le pouvoir d’Adolf Hitler et du Parti national-socialiste fut caractérisée par un puissant mouvement de masse, somme toute populaire et démocratique, puisqu’il triompha à la suite de consultations électorales régulières, circonstance généralement oubliée. » * 11 mars 1986 : condamné au franc symbolique pour « antisémitisme insidieux » (peine confirmée en appel le 9 juillet). Jean-Marie Le Pen s’en était violemment pris à des journalistes juifs ou d’ascendance juive : « Je dédie votre accueil à Jean-François Kahn, à Jean Daniel, à Yvan Levaï, à Elkabbach, à tous les menteurs de la presse de ce pays. Ces gens-là sont la honte de leur profession. Monsieur Lustiger me pardonnera ce moment de colère, puisque même Jésus le connut lorsqu’il chassa les marchands du temple, ce que nous allons faire pour notre pays. » Et il leur accordait comme circonstance atténuante de n’avoir « appris le français que récemment ». * 27 mars 1986 : reconnu coupable d’apologie de crimes de guerre dont la déportation pour l’édition d’un disque sur lequel on peut entendre « un hymne du parti nazi » et « Vive Hitler ». * 16 novembre 1987 : condamné à 3 000 F d’amende et 8 000 F de dommages et intérêts à verser au Mrap pour « provocation à la haine, la discrimination et la violence raciale » par le Tribunal de Paris à la suite de la distribution d’un tract lors des élections municipales de 1983. Condamné lors du même procès à 5 000 F d’amende pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale » pour ses propos lors d’une l’émission du 14 février 1984, selon lesquels « le monde islamo-arabe » constituerait un « danger mortel ». Peines confirmées par la Cour d’appel de Paris le 29 mars 1989. * 23 mai 1991 : condamné par la Cour d’appel de Lyon pour « utilisation du terme SIDA pour stigmatiser l’immigration qui représenterait un danger aussi grave que la maladie porte une atteinte intolérable à la dignité des malades, qui ont droit au respect et à la solidarité et également une atteinte intolérable à la dignité des populations immigrées ». * 18 décembre 1991 : condamné par la Cour d’appel de Versailles pour « banalisation de crimes contre l’humanité » et « consentement à l’horrible » pour avoir déclaré : « Je me pose un certain nombre de questions. Je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé. Je n’ai pas pu moi-même en voir. Je n’ai pas étudié la question. Mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. [...] Si, c’est un point de détail ! Voulez-vous me dire que c’est une vérité révélée à laquelle tout le monde doit croire, que c’est une obligation morale ? Je dis qu’il y a des historiens qui débattent de ces questions. » * 3 juin 1993 : condamné à 10 000 francs (1 524 euros) d’amende par la Cour d’appel de Paris pour son « Durafour-crématoire » (prononcé après l’appel de Michel Durafour à « exterminer le Front national ») « injure publique » au ministre de la Fonction publique de l’époque, Michel Durafour. Le 7 décembre de la même année, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi. * 8 novembre 1995 : condamné à un redressement de 1,4 millions de francs (213428 euros) pour « oublis de plus-value boursière et sous-estimation de loyer ». * 15 novembre 1996 : condamné pour « atteinte gravement portée à un magistrat ». * 6 janvier 1997 : condamné à 6 000 F d’amende par le Tribunal de Strasbourg pour avoir qualifié l’association Ras l’front de « mouvement de tueurs de flics ». * 4 juillet 1997 : condamné par le Tribunal de Paris pour propos racistes. * 26 décembre 1997 : condamné à 300 000 F de consignation pour diffusion du jugement dans des journaux, à un franc symbolique de dommages et intérêts à onze associations plaignantes et à payer leurs frais de justice par le Tribunal de Nanterre pour « banalisation de crimes contre l’humanité, consentement à l’horrible », pour avoir dit que « dans un livre de mille pages sur la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes, ce qui s’appelle un détail ». * 2 avril 1998 : condamné à deux ans d’inéligibilité (réduits à un an par la cour d’appel, qui ajoute 8 000 F d’amende) et trois mois de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Versailles pour « violences en réunion » et « injures publiques » (faits requalifiés par la cour d’appel en « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions ») pour avoir agressé la maire et candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal (qui portait son écharpe d’élue) lors des législatives de 1997. * 9 septembre 1998 : condamné au franc symbolique pour avoir présenté une tête en carton à l’effigie de Catherine Trautmann lors d’un meeting du Front national en 1997. * 10 septembre 1999 : La Cour d’appel de Versailles considère que la réitération des propos pour lesquels il a déjà été condamné, (« le point de détail », NDLR) sur le fondement de l’article 1382 du Code civil (responsabilité délictuelle), caractérise le trouble illicite et confirme le jugement de première instance. (MRAP, avril 2002) * 10 juin 1999 : condamné à 12 000 DM (environ 6 000 €) d’amende par le tribunal d’instance de Munich pour incitation à la haine raciale et apologie de crime de guerre. (« le point de détail », NDLR) (MRAP, avril 2002) * 2 avril 2004 : Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Jean-Marie Le Pen à 10 000 euros d’amende pour provocation à la haine raciale, en raison de propos tenus l’an dernier dans une interview au quotidien Le Monde. Jean-Marie Le Pen devra également verser 5 000 euros de dommages et intérêts à la Ligue des droits de l’homme et la même somme à la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), qui étaient parties civiles.


        • Marsupilami (---.---.34.219) 14 avril 2006 18:36

          Merci pour cette avalanche de "points de détails“ que je n’ai pas eu le courage de cecencer.

          Le Pen c’est ça.

          Houba houba grrr...


        • Al-Capone (---.---.50.189) 14 avril 2006 20:45

          J’ai participé a un conseil d’orientation pour une classe de BEP MPMI, pour ceux qui connaissent, j’ai eu honte !

          Lycée Roland Garros, a Toulouse !

          J’en ai encore honte ! L’inspection academique s’en fout !


        • jean (---.---.27.187) 16 avril 2006 12:42

          et voila les donneur de lecons sont la en parle de boulot et reponde par lepen je me demande si il savent ce que leurs parent en fait dans leurs jeunesse je crois pas personne ne dira les conneries qu’il ont faite au lieu de polimiquer sur le pen et consoeur ! repondé a l’article facile de pas bouger de critiquer de profiter d’autre et de tout vouloir sans rien faire alors en parle de lepen houba houba rester dans votre lit si vous savait pas lever de votre lit tel a lepen pour le lui dire loll vraiment quelqu’un explique comment a ete sont travail dans ca jeunesse et en lui repond avec du lepen !!!!


        • rocla (haddock) rocla 16 avril 2006 20:23

          Bonjour à vous,IP 30145 35

          Excusez moi ,je ne vous avais pas encore répondu, En fait je ne sais quoi vous dire, je ne connais pas la solution au problème de l’ emploi,j’ aimerais tout juste que chacun puisse vivre,travailler,aimer, et mieux que tout être heureux. c’ est sympa d’ avoir lu mon message . Bien à vous. rocla


        • bicaillou (---.---.129.194) 18 avril 2006 16:30

          il y a par moment La « faute » a la societe mais il faut decrire ce qu’est la societe par rapport a vous meme ...un premier lieu tout EST dans la tete , des concepts ssont etablies et non pre-etablis ..probablement etablis par rapport a votre milieu ambiant etc ..mais la encore vous etes le seul juge ..c’est vous meme qui definissez ces jugements ce n’est pas le voisin..ceci dit il est vrai que le lieu ou vous etes peu influencer votre experience de la vie mais aussi le lieu est aussi defini, travaille, modifie par la population qui l’habite ...a territoire egal des populations vont changer le lieu, le mode de vie de leur societe en fonction de leur culture..le pen la dedans on ne voit pas ce que ca vient faire...pour ma part anti fasciste de premiere heure je ne voit pas pour l’instant ou le pen a affecte ma vie ..au niveau personnel il faut quand meme ssavoir relativiser les choses..


        • (---.---.163.89) 22 avril 2006 13:35

          J ’ai beau lire ce texte dans tous les sens,je ne vois pas vraiment le rapport entre lui et mon article. Pourriez-vous m’ éclairer ?

          ROCLA


        • (---.---.52.105) 27 avril 2006 11:30

          Et s’ ils sont malheureux c’ est peut-être aussi parce qu’ils n’ont gagné ni au grattage ni au tirage ?

          ROCLA


        • srobyl srobyl 19 avril 2008 18:36

          Ouais, j’y étais aussi et son bateau s’appelait "la vieille méduse"


        • Agnès (---.---.89.243) 14 avril 2006 13:23

          Pour les inactifs bac+x, la solution n’est pas si simple. Après avoir galéré pendant des études longues avec des petits boulots, déménageur, livreur, caissière, veilleur de nuit, on décroche enfin le diplôme.

          Ok, ça ne mène à rien, pas de débouchés, pourtant on a bien été orientés vers ces études pour la plupart, à l’époque pas question de vous laisser faire seulement un CAP ou un BTS ou même quitter l’école à 16 ans pour vous faire embaucher comme manoeuvre quand vous pouviez faire « mieux ».

          Résultat : impossibilité de se reconvertir au final. Les places d’apprentis dans les secteurs qui recrutent (maçons, etc..)sont réservées aux personnes sans diplômes (on peut toujours essayer de mentir) ou de moins de 26 ans (c’est foutu !).


          • Roues Libres Claude DP 14 avril 2006 13:37

            Je suis persuadé que vous trouverez un job commercial si vous n’avez pas peur de prendre la route. Et promis, juré, dans 3 à 5 ans , votre formation aura pris le relais et vous aura propulsé à l’étage du dessus.


          • Agnès (---.---.89.243) 14 avril 2006 14:34

            Perso, j’ai déjà postulé sur pas mal de boulots commerciaux, j’ai même eu des entretiens avec des cabinets de recrutement qui aimaient ma candidature mais l’employeur n’en a pas voulu.

            Une autre fois, j’ai postulé et au fur et à mesure des mois qui s’écoulaient l’offre a été modifiée plusieurs fois en ligne (j’appelais régulièrement) : au départ des compétences très rares étaient exigées et puis progressivement elles ont été supprimées, jusqu’à aboutir à :« habiter à proximité nécessaire » (je suis à 30 km peut habiter à 5 km immédiatement et partante pour déménager à 50 m si il le faut). Je n’ai même pas eu d’entretien.


          • Anti-Hoax (---.---.206.93) 14 avril 2006 13:33

            « La plupart des gens qui ont bien réussi leur vie y ont été pour quelque chose. »

            C’est vrai et l’inverse aussi malheureusement.

            Ajourd’hui, on considère trop souvent (conséquence de 32 ans de politique socialiste) que tout le monde est responsable (en cas de réussite) ou coupable (en cas d’échec) SAUF la personne elle-même !

            Depuis 9 ans il n’est plus question que des problèmes des jeunes, auxquels ils faudrait tout donner, tout mâcher et les prendre par la main, et cette tendance se renforce encore, alors que dans le passé nos parents et grand-parents ont travaillé très dur pour arriver à vivre et à assurer une vie descente à leurs enfants.


            • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 14 avril 2006 13:45

              C’est un peu facile d’accabler les socialistes d’avoir fabriqué une génération de ’branleurs’. Certes, on peut critiquer (moi le premier) l’objectif de ’80% de réussite au bac’ qui sous entendrait que les formations technologiques ne mènent nulle part, ce qui est absolument faux. Mais on ne peut pas leur reprocher d’essayer d’étendreles formations diplomantes aux enfants des classes populaires. Je suis socialiste, fils de paysan (et fier de l’être), mais je suis bien content d’avoir eu comme mes frères l’accès à des formations de haut niveau. On peut reprocher aux socialistes (et à Jack Lang en particulier...) d’avoir un peu trop insisté sur le fait que diplôme = travail alors que ce n’est pas vrai. Mais dire qu’ils ont dévalué le travail, c’est un raccourci un peu excessif, être de gauche ne signifie pas être un branleur !


            • Marsupilami (---.---.32.185) 14 avril 2006 13:59

              Merci pour cette réaction Ludovic.

              Et surtout pour ta contre-réaction ci-dessous.

              Moi je ne veux même plus me dire « socialiste » tant le gang gauche-caviar de la rue de Solférino me fait enrager par sa pusillanimité. Je préfère « social-démocrate-saucisson », mais c’est évidemment dérisoire...

              Et j’exerce une profession libérale où je galère et gagne petit tout en restant solidaire des salariés qui galèrent.

              Houba houba snifff...


            • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 14 avril 2006 13:40

              Ah, le brave boulanger, le premier commerçant de la journée, le seul qu’on retrouve dans quasiment tous les petits villages. Dans mon enfance, le boulanger symbolisait le premier contact avec le travailleur, un artisan qui prenait soin de vendre des bons produits, son échoppe était un lieu de rencontres. Les enfants y allait à pied chercher le pain pour leurs parents, utilisant la monnaie pour quelques friandises. A 20 ans, la boulangerie était ensuite un lieu d’arrêt de retour de soirée, l’ouverture permettait de s’offrir un casse-croûte avant que les fêtards regagnent leur pénates. C’est un beau métier que celui que vous exercez, qui demande hélas des sacrifices auxquels les jeunes ne sont pas forcèment prêts (moi le premier, je vous le confesse...). Et pourtant, pour parler crument, ça rapporte pour qui aime ce métier ! Bon courage, monsieur le boulanger, continuer de fournir du bon pain, et bien plus que du bon pain !


              • ka (---.---.30.12) 14 avril 2006 13:59

                J’adore les histoires de self-made man.

                Bravo Monsieur, très beau parcours.


                • Marsupilami (---.---.32.185) 14 avril 2006 14:08

                  Ouaf !

                  Ka, tu es ma self-made woman musulmette préférée !

                  John Lennon : « God is a concept by which we mesure our pain ». Traduction marsupilanesque : « Dieu est un concept à l’aide duquel nous mesurons notre pain ». Donc Dieu nous fait marcher à la baguette ?

                  Houba houba !


                • ka (---.---.30.12) 14 avril 2006 14:16

                  A la baguette, au pain, aux viennoiseries (surtout les pains au chocolat).

                  Houba houba Marsupilami, ami de la mie, ma mie.

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