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Terres promises

Bien que cette expression soit actuellement utilisée au singulier, l’Histoire montre que la forme plurielle était bien plus appropriée dans l’Antiquité. Rappels de quelques éléments historiques concernant les deux formes.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser la photo, choisie faute d’une illustration plus ancienne aussi adaptée, cet article ne concerne pas l’actualité ; il évoque des dieux et des peuples antiques vivant entre 2 000 et 5 000 ans avant notre époque, et s’inscrit dans le cadre plus général d’une série de médiations sur le Livre.

Une norme divine

Dans l’Antiquité, les dieux donnaient ou accordaient les terres à conquérir : c’était la norme. Voici quelques exemples répartis dans le temps et l’espace parmi les innombrables que l’on trouve dans les inscriptions royales mésopotamiennes et néo-assyriennes, ainsi que dans d’autres sources archéologiques et les œuvres d’anciens auteurs classiques.

Le professeur Attinger résumait1 en les simplifiant les rapports entre peuples et divinités décrits dans les inscriptions royales : « pour les Sumériens, les dieux, notamment Enlil, donnaient les ordres. Le roi Akkadien recevait d’Enlil ou d’Ishtar l’ordre de gouverner le monde » Enlil, l’une des divinités suprêmes du panthéon mésopotamien, étant « roi de toutes les terres, » pouvait en disposer à sa guise et les faire distribuer aux rois locaux qui, bien longtemps avant que Charles le Chauve se déclare Rex Francorum Dei Gratias, étaient nommés directement par les dieux.

• Sumer : Sur la Stèle des vautours (Louvre), premier récit historié d’une guerre, le roi sumérien Eanatum [–2400] fit inscrire2 : « Comme elle l’aimait beaucoup, la déesse Inanna [future Ishtar] lui donna le royaume de Kish.  »
Lugal-Zagé-Si [–2300], autre roi sumérien, affirmait3 : « Quand Enlil, roi des terres, avait confié à Lugal-Zagési la royauté [de Sumer] et avait soumis les terres étrangères à son pouvoir... »

• Akkad : le célèbre Sargon I [–2300], qui battit le roi précédent, prétendait aussi que Enlil lui avait «  donné toutes les terres » entre la Méditerranée et le golfe Persique4.

Babylone : Hammurabi (–1700), typiquement « nommé par Anu, entendu par Enlil, favori [du dieu Soleil] Utu..., » eut lui aussi la chance d’être « bien-aimé d’Inana... [qui] lui donna la domination sur Sumer et Akkad...5 »

• Égypte : dans la stèle du pharaon Thoutmôsis III (–1400), le dieu Amon-Râ déclarait6 : « J’ai fait tomber tes ennemis... car je t’ai confié la terre [entière]. »

• Assyrie : vers –1250, Tiglath Pileser I affirmait : « Aššur et les grands Dieux ont ordonné d’agrandir les frontières du pays. 7 »
Sennacherib (–700) avançait la même raison8 : « Le dieu Aššur m’a accordé une souveraineté inégalée. »

• À l’Ouest, Jupiter «  accorda [aux Romains] un empire sans fin » pour qu’ils deviennent « maîtres du monde.9 » Romulus, « dieu, fils de dieu, roi et père de la ville romaine, » confirmera en demandant à Proculus Julius d’annoncer « aux Romains que la volonté du ciel est de faire de ma Rome la capitale du monde.10 »

• Avant de poursuivre ses conquêtes, Alexandre le Grand n’hésita pas à crapahuter pendant quatre jours dans un désert libyen « aride, sablonneux et tout à fait inhospitalier » pour rejoindre l’oasis de Siwa et s’assurer que Zeus-Ammon lui accordait « l’empire de toute la terre.11 »

Dans un tel contexte historique, le jeune Yahweh tzeva’ovt (“des armées”) ne pouvait pas faire moins que promettre à Abraham : « Je donne ce pays à ta postérité » [GEN 15:18]

Il faut souligner la modération de Yahweh, qui se contenta d’attribuer à son peuple un bout de terrain au lieu de la Terre entière, comme plusieurs de ses antiques collègues. En outre, Yahweh possédait légalement ce terrain puisqu’il l’avait hérité de son papa Elyon [“le plus haut”, ressemblant beaucoup à la divinité suprême ougaritique…], qui lui donna « sa part » car il était l’un de ses fils, les benei elohim (“fils de El”), si l’on en croit Deutéromone 32:8-9 corrigé de ses malencontreuses erreurs de traduction12… (Toutes ces divinités faisant un peu désordre dans une religion “monothéiste”, le titulaire de la chaire d’études bibliques au département d’études hébraïques et juives de la très appréciée New York University qualifia13 ces bien involontaires erreurs de traduction de censure biblique.)

Yahweh ne recevant qu’une part de l’héritage implique d’autres héritiers de même rang qui, jusqu’à présent, ont eu le bon goût de ne pas se manifester…

« La » Terre promise

Lorsque Yahweh « donna » cette région à son peuple, Il oublia d’en fixer les limites précises et n’en donna que de vagues idées très variables suivant son humeur :

– Dans GEN 12:6-7, Abraham étant arrivé à Sichem, Yahweh lui promet « cette terre » que Google Earth permet de découvrir : une petite vallée sympathique d’environ 10 km2.

– Dans GEN 13:14-15, Il promet au même patriarche « tout le pays que tu vois, » ce qui représente, en portée optique sur terrain plat, une surface de 70 km2 si Abraham était debout sur le sol, et 120 km2 s’il était monté sur un chameau.

GEN 15:18-21 montre un projet bien plus ambitieux : « depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au fleuve d’Euphrate, » plus un tas de petits pays pour la plupart inconnus, ce qui représente au minimum 800 000 km2.

– Dans GEN 17:8, Yahweh ne promet plus que le « pays de Canaan, » soit environ 60 000 km2.

EXO 3:8 ajoute aux « lieux qu’habitent les Cananéens » celui des Héthiens, Amoréens, Phéréziens, Héviens et Jébusiens, mais il retranche sans explication les pays des Kéniens, Keniziens, Kadmoniens, Rephaïm, Guirgasiens, prévus dans le projet immobilier initial de GEN 15:18-21.

Tout cela fait extrêmement désordre quand on le compare aux pratiques des dieux sumériens : dans cette zone particulièrement surpeuplée, Enki avait « marqué les frontières et fixé leurs limites » [ETCSL14, l. 369] ; après quoi il avait demandé à son « illustre sœur, » la déesse-géomètre Nisaba, de prendre son « roseau-mesureur, d’accrocher à son bras le ruban-mesureur orné de lapis-lazuli, » et de «  délimiter et marquer les frontières, » lui enjoignant d’être « le scribe de la Terre » [l. 412-417]. (Dans l’antique royaume babylonien, les kudurus servaient de bornage et de titre de propriété.)

En défense de Yahweh, on peut observer qu’étant seul et unique Dieu déclaré, Il ne pouvait embaucher une aide de sa famille, aussi “illustre” fut-elle ; mais, surtout, Enki n’avait qu’un minuscule territoire à gérer alors que Yahweh devait s’occuper constamment des milliers de milliards de milliards de galaxies, étoiles et planètes qu’Il avait créées : Il est donc bien excusable d’avoir ignoré quelques détails !
Ce n’est d’ailleurs même pas la peine de faire des comparaisons puisque tout le monde reconnaît que ces histoires d’antiques dieux sumériens, assyriens, égyptiens, etc., n’étaient que des fables inventées par des peuples naïfs et propagées par un clergé intéressé, alors que Yahweh était le seul vrai Dieu…

S’Il est excusable d’avoir bâclé son travail – à qui cela n’est-il jamais arrivé ? –, on peut cependant s’étonner qu’Il ne soit pas venu en faire un bornage définitif depuis 3 000 ans qu’Il a promis cette terre, ou même simplement qu’Il n’ait pas fait connaître Son point de vue par l’un des nombreux moyens de communication dont Il dispose.

Pour expliquer ce silence divin, il faut abandonner provisoirement l’Histoire pour évoquer trois hypothèses émises par différents savants :
– la première – très impie – suggère qu’un Yahweh distrait aurait été aspiré par un immense trou noir supermassif dont Il se serait approché d’un peu trop près pour en surveiller l’évolution ;
– la deuxième prétend qu’Il aurait été vexé que, malgré son aide divine, Son peuple « au cou raide » ait subi des défaites militaires pendant des siècles, soit mis en esclavage, et chassé de sa terre ;
– la dernière avance qu’Il attend pour se manifester que Son peuple finisse de coloniser l’antique Canaan, qui englobe à peu près le Liban, Israël, la Palestine, l’ouest de la Jordanie, et le sud-ouest de la Syrie.
Mais il ne s’agit que d’hypothèses.

Quelques précisions sur la Palestine

Bien que ce nom fut longtemps confondu avec « la » Terre promise dans la littérature classique, les sources anciennes étaient déjà en désaccord sur sa nature et son étendue15 : certaines (Hérodote, par exemple) n’y voyaient que la bande côtière ; d’autres (Aristote et les Manuscrits de la mer Morte) une zone plus vaste. Sa délimitation est donc tout aussi vague que la Terre promise.

Le nom P-l-s-t (ou P-r-s-t) apparaît la première fois vers –1150 dans le tombeau de Ramsès III à Medinet Habou16, puis avant –700 chez les Assyriens17, et enfin dans Hérodote (Thalie, V) vers –500. La majorité des historiens et biblistes s’accordent sur le fait que « le nom semble avoir initialement désigné l’un des Peuples de la mer18, » vraisemblablement égéens, qui déferlèrent sur les côtes de la Méditerranée orientale un peu avant –1200, en particulier à Canaan et jusqu’en Égypte. Le nom s’apparente au grec παλαιστές19 (palestēs  : combattant, adversaire, lutteur.)

Les P-l-s-t (philistins-palestiniens) ne sont donc qu’un parmi les nombreux envahisseurs de Canaan, région dont le nom est attesté au plus tard dans les lettres d’Amarna écrites vers –1350 sous le règne du pharaon Akhénaton, voire peut-être avant suivant certaines hypothèses. (Les villes de Tyr, Sidon et Byblos, situées dans cette région, sont beaucoup plus anciennes.) Cet important lieu de commerce et de passage du Croissant fertile fut envahi par l’Égypte, l’Assyrie, les Hyksos, les Hittites et nombre d’autres petits peuples tels les Amorittes et les Araméens. Retrouver le propriétaire initial et ses titres de propriété semble donc particulièrement difficile…

Animation garantie… et délibérée ?

Un verset rarement évoqué du Coran montre que Allah (bssn) doit se sentir plus proche de Bibi Netanyahu (bssn) que des chefs du Hamas. Après s’être extasié sur Ses exploits – « Que de générations avons-nous exterminées après Noé ! » [17:17] –, Il confirma avoir donné la région aux Hébreux après une punition de 40 ans : « Moïse dit à son peuple : “Ô mon peuple ! Entrez dans la terre sainte qu’Allah vous a prescrite...” » [20-26].

Allah, pas plus que Yahweh des armées, ne précisa malheureusement pas les frontières de cette terre « sainte. » La pieuse animation qui en résulte doit cependant réjouir le cœur de l’Éternel car elle porte nombre de belligérants à Lui adresser des prières et à se replonger avec une ferveur accrue dans les Livres saints, au point que l’on pourrait se demander si la description très vague qu’Il donna de cette terre ne fut pas une ruse délibérée pour continuer à recevoir des louanges.

Notes

2. Cuneiform Digital Library Initiative, P222400, col. 5, l. 23-28, col. 6, l. 1-5.

4. KRAMER, Noah, The Sumerians : Their History, Culture, and Character, p. 324.

5. ETCSRI, Corpus, Old Babylonian, Hammu-rabi 14.

6. DE BUCK, Adriaan, Poetical stela of Tuthmosis III, p. 3. (Version française ici)

7. RAWLINSON, Henry, et al., Inscription of Tiglath Pileser I, King of Assyria, p. 22, 32.

9. VIRGILE, Énéide, I, 278-282.

10. TITE-LIVE, Histoire romaine, Livre I, 16 (7).

11. DIODORE DE SICILE, Bibliothèque Historique, livre XVII, § LI.

12. TOV, Emanuel, Textual Criticism of the Hebrew Bible, p. 269.

13. SMITH, Mark, God in Translation : Deities in Cross-cultural Discourse in the Biblical World, p. 193-194.

14. ETCSL, Enki et l’ordre du monde (version anglaise).

15. JACOBSON, David M., Palestine and Israel, JSTOR.

16. GIVEON, Raphael, Les Bédouins Shosou des documents égyptiens, p. 139-140, note 6 (ou wiki).

17. ORAC, State Archives of Assyria Online, KUR.pi-lis-ti dans SAA02 005, r iii 15’, Esarhaddon’s Treaty with Baal, King of Tyre.

18. MAEIR, Aren M. (Dept of Land of Israel Studies and Archaeology, Bar Ilan University), The Philistines.

19. Voir παλαισταί dans HOMÈRE, L’Odyssée, livre VIII, ligne 246 (ou ici, de nos jours).


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14 réactions à cet article    


  • amiaplacidus amiaplacidus 20 août 2014 15:07

    Pour qu’un dieu quelconque promette quoi que se soit, il faudrait d’abord qu’il existe !


    • epicure 20 août 2014 19:46

      Mais chuuuuut enfin, le peuple il doit pas savoir ceci.

      Ça fait plus classe de dire que c’est un dieu qui nous a attribué tel territoire que de dire  : tiens ce matin j’ai eu l’idée d’envahir ce territoire.

      Pour tout se permettre, il faut dire que cela vient de dieu.
      Quand on a a ses pieds un peuple de paysans ou nomades croyants, ça le fait.
      Ah si c’est une divinité qui l’a dit on ne peut que se plier devant cette décision, qui sommes nous pauvres mortels pour contredire une divinité.

      Maintenant avec les philosophes, la science, l’éducation généralisée etc... c’est plus difficile à faire avaler.

      En fait à cette époque, surtout en Asie occidentale , les dieux étaient la source de légitimité du pouvoir, tout comme pour l’ancien régime et sa monarchie de droit divin.

      Sous sa forme monothéiste, les juifs n’ont fait que rependre cette tradition qui était la règle dans la région.


    • hgo04 hgo04 21 août 2014 08:46

      lol..

      faut pas le dire avec ironie, car c’est la vérité.. J’ai eu cette reflexion par un israélien il n’y a pas si longtemps... C’est chez eux parce que le dieu l’a dit, et il me donna les liens de l’ancien testament... Un vrai conte de fée...


    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 21 août 2014 12:44

      Ou qu’il présente un acte notarial justifiant de la propriété de ce qu’il promet.


    • Crab2 20 août 2014 15:42

      Un dieu xénophobe et les autres

      Des « analystes politiques » très médiatisés s’efforcent de faire accroire cette idée saugrenue que le conflit israélo-palestinien n’est pas une guerre de religion mais une guerre politique
      Idée saugrenue parce que pour les esprits imprégnées par la croyance dans un dieu totalitaire il n’est pas possible de dissocier religion et politique, ce que dénoncent, aussi souvent qu’ils le peuvent, les incroyants et les profondément laïcs coté israélien et coté palestinien ;
      les religions monothéistes ont besoin de …

      Suites :

      http://laicite-moderne.blogspot.fr/2014/08/un-dieu-xenophobe-et-les-autres.html

      ou sur :

      http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2014/08/19/un-dieu-xenophobe-et-les-autres-5430439.html


      • OMAR 20 août 2014 18:45

        Omar33

        Tu croies que les palestiniens ont attendu le Hamas, ce parti religieux extrémiste pour résister à Israël et le combattre ?

        Bien avant le massacre de Deir Yassin, les palestiniens savaient que des hordes barbares venues principalement d’Europe allaient venir s’installer en Palestine, pour y changer son nom, la spolier et exterminer ou expulser ses habitants.

        Cela c’est déroulé de la même manière en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande et surtout en Amérique Latine.

        Et Dieu ne fut associé à cette saloperie que pour la façade...

        Alors, le crabe, va apprendre à marcher avant de distiller tes âneries...


      • Crab2 21 août 2014 09:37

        Ne mérite pas de réponse


      • Jean 23 août 2014 18:15

        crabe, je me demande bien quelle réponse vous pûtes apporter ?


      • claude-michel claude-michel 21 août 2014 09:37

        Les « dieux » sont une invention de l’homme pour mieux contrôler les peuples...Les religions sont pour les gens qui ont du temps à perdre en priant pour cacher leurs turpitudes.. !


        • aimable 22 août 2014 09:10

          prier toute la journée est moins fatiguant que de travailler  !!!


        • bakerstreet bakerstreet 21 août 2014 10:17

          Mieux vaut s’intéresser au football qu’ écrire de pareilles âneries. 

          Quelle est la différence entre faire parler les dieux, et son poisson rouge ?

          • Crab2 21 août 2014 11:09

            La grande objectivité

            (…)

            Voilà très exactement comment continuellement, dans notre pays, est entretenu l’antisémitisme alors qu’il ne s’agit que de trois combattants terroristes membre du Hamas tués dans une phase de guerre

            Suites :

            http://laicite-moderne.blogspot.fr/2014/08/la-grande-objectivite.html

            ou sur :

            http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2014/08/21/la-grande-objectivite-5431616.html


            • bakerstreet bakerstreet 21 août 2014 15:47

              Bon, deux tiers des victimes de tsahal, comme ils disent, sont des enfants et des femmes. 

              soit plus d’un millier sans doute. 
              Des dommages collatéraux ?
              Un génocide ?
              Une cure de dégout ?
              Un longue stratégie visant à exterminer ce peuple qui peut bien plus se justifier d’être sémites, que les quidams importés de Hongrie, de France, ou des states, une sorte de légion étrangère aux théories bizarres et aussi fumeuses que les pires fondamentalismes musulmans, faisant foi à des contes de Grimm .

              Pas besoin d’être religieux pour avoir une éthique, une conscience du bien et du mal pour borner les choses, et vous faire dégobiller d’épouvante rien qu’en voyant ces images.

              Nous n’en avons rien à foutre de ce terme d’ antisémitisme dont vous sembler vous gargariser pour continuer à vous prendre pour une victime, et à justifier ces actes.
              « inqualifiable » n’est pas le mot.

              Ceci est un cauchemar nauséeux !

            • Diogene 21 août 2014 19:06

              Je vais tout vous raconter,d’abord, il y a eu Abel qui a dit cette terre est mienne, mais son frère Cohen est venu, l’a trucidé, et à son tour il a dit cette terre est mienne puis.. mais le mieux est de l’écouter en musique :


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