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Accueil du site > Tribune Libre > Thanatopracteur, un métier méconnu

Thanatopracteur, un métier méconnu

Comme chacun sait, l’activité économique est par nature fluctuante. Tôt ou tard, tous les secteurs connaissent des périodes de crise, synonymes de chute des profits pour les patrons et de licenciements pour les salariés... Tous sauf un : les pompes funèbres ! Les gens ayant le bon goût de décéder tout au long de l’année sans faire de mauvaise manière à la Camarde, on ne connaît pas de… morte saison dans cette vénérable institution. La clientèle étant captive, faute d’élixir de jouvence, l’emploi y est stable et la rentabilité assurée…

Cela dit, l’évolution des mœurs a relégué la prospérité d’antan dans les profondeurs de la malle aux souvenirs. Les gens continuent certes de mourir, mais ils décèdent désormais à reculons, ils cassent leur pipe à contrecœur, en retardant le plus longtemps possible leur radiation définitive des fichiers de la Sécu, comme pour faire la nique aux professionnels du mortuaire, aux héritiers impatients et aux fonctionnaires de l’administration fiscale, désolés de voir se multiplier les déambulateurs au détriment des corbillards. En outre, la dépense consacrée aux funérailles n’est plus ce qu’elle était autrefois ; désormais, le Français chipote, il a l’inhumation étriquée, l’enterrement chiche, le deuil mesquin !

En un mot, le Gaulois est devenu plus regardant sur les frais d’obsèques. Résultat : le superbe cercueil en chêne massif, capitonné de velours garance et assorti de rutilantes poignées en cuivre n’apparaît plus qu’en de rares occasions pour emporter, devant les objectifs de la presse people, la dépouille d’une star de la Jet Set ou celle d’un académicien, mort d’ennui au milieu des boiseries du quai Conti en égrenant les mots du dictionnaire (ils en sont à la lettre « S »). En pratique, ce magnifique écrin, qui assurait naguère un confort incomparable dont jamais aucun défunt ne s’est plaint, n’existe plus que dans les catalogues. Il y remplit les mêmes fonctions que le somptueux cabriolet sport dans les brochures des constructeurs automobiles. La pin-up en moins.

Cette évolution est d’autant moins surprenante que, malgré la résistance des populations rurales – bien décidées à amortir au maximum de ses possibilités d’accueil le caveau de famille acheté naguère à prix d’or –, le taux d’incinération ne cesse de progresser : de 28 % en 2007, il est passé à 36 % en 2018, et sans doute ce pourcentage augmentera-t-il encore dans l’avenir, plus de la moitié de nos concitoyens se prononçant désormais pour la crémation de leur corps lorsque leur trépas aura été dûment constaté. La multiplication des crématoriums sur le territoire national est d’ailleurs là pour témoigner de la réalité irréversible de cette tendance. Dans de telles conditions, inutile de brûler du bois noble quand on peut se contenter de sapin, voire de pin à nœuds tout droit sorti de chez Brico Dépôt. Pour un nombre limité de décès, c’est même un autre choix qui a désormais la cote : moins chère, plus écologique, la bière en carton séduit en effet 1500 familles chaque année dans notre pays. Mais ce choix reste très minoritaire et peine à conquérir des parts de marché, la parentèle éplorée répugnant à placer le défunt dans un emballage trop évocateur de pizza à emporter.

Du formaldéhyde dans les artères

Tout cela pour dire que, côté bénéfice, les sourires sont désormais plus crispés dans la corporation, encore que les perspectives s’annoncent prometteuses, et même juteuses. En 2008, l’on avait en effet enregistré 543 000 décès. Ce nombre est passé à 614 000 en 2018. Et l’augmentation promet d’être encore plus importante dans les années à venir grâce aux baby-boomers d’après-guerre qui vont progressivement avoir le bon goût d’avaler leur bulletin de naissance en rangs serrés (cf. lien). La contraction des profits n’a d’ailleurs touché que les professionnels imprévoyants, ou moins visionnaires, qui n’ont pas su grimper en cours de route dans le wagon de la modernité.

Quel wagon ? Quelle modernité ? Un cadavre reste un cadavre et il n’existe pas cinquante méthodes pour le renvoyer à sa poussière d’origine. À moins que la modernité ne se niche dans la voie de la… résurrection par le biais de la « cryogénisation ». Et de fait quelques officines américaines et chinoises – cette pratique est interdite en France – réalisent un profit juteux en exploitant l’utopie d’illuminés pleins aux as, décidés à attendre dans une solution d’azote à - 196° d’être un jour ramenés à la vie par la science. À moins, autre hypothèse, que la modernité ne se niche dans de grands et déjantés happenings funéraires avec pom-pom girls, mojito parties, rails de coke et techno parade ?

Il ne s’agit évidemment pas de ce type de modernité, encore que ce dernier concept puisse connaître un certain succès, pour peu qu’il soit lancé par quelque star du show-biz en mal de provocation posthume. En l’occurrence, le « wagon de la modernité » tient en un mot : thanatopraxie (de Thanatos, dieu grec de la mort, et praxis, pratique). Si les familles sont désormais plus regardantes sur la facturation des cercueils, des urnes funéraires ou de la compassion affectée des croque-morts – dont certains, reconnaissons-le, sont très doués pour afficher des « têtes d’enterrement » –, elles souhaitent en revanche, lorsque leurs moyens financiers le permettent, pouvoir offrir au regard des parents ou des amis un défunt dont tous garderont une image naturelle et reposée.

La thanatopraxie répond précisément à cette attente. D’une part, en retardant la thanatomorphose, autrement dit le processus de putréfaction du corps. D’autre part, en prenant en charge les soins esthétiques du visage, voire sa reconstruction lorsque celui-ci a subi des altérations, la cire ou la silicone ayant désormais remplacé les bouts de chair prélevés naguère par les pionniers de la profession, d’un coup de scalpel précis, sur les parties charnues non apparentes du défunt. Dans certains cas rares, le thanatopracteur peut même être amené à suturer au corps un membre sectionné pour lui redonner son intégrité. Le plus souvent pratiquée à la demande de la famille, la thanatopraxie peut l’être également sur réquisition des autorités au profit d’une personnalité de premier plan dont la dépouille est destinée à être exposée plus longuement lors d’une cérémonie d’hommage. À cet égard, le résultat est saisissant, le défunt ayant parfois bien meilleure mine que les vivants pâlichons qui l’entourent.

Quelle est l’action du thanatopracteur ? En résumé, après avoir nettoyé et aseptisé la dépouille, elle consiste à injecter, au moyen de cathéters, un liquide à base de formaldéhyde* dans l’artère carotidienne en assurant l’évacuation simultanée du sang par une ponction cardiaque opérée à l’aide d’un trocart relié à une pompe. Vient ensuite l’étape la plus rebutante : l’élimination, au moyen du même matériel dirigé vers les différents viscères, des autres liquides et gaz contenus dans le corps. Les praticiens disposent pour cette phase d’un masque anti-odeur à filtre à charbon très efficace. Cette évacuation faite, le thanatopracteur injecte par la même voie la quantité de liquide formolé nécessaire au remplissage des cavités, dans le but de ralentir la prolifération bactérienne et de retarder du même coup le processus de putréfaction. Enfin, après une asepsie et une obturation des orifices, ainsi que la fermeture des incisions, le thanatopracteur procède à la toilette du cadavre, à son habillage et au maquillage du visage. Environ 1 heure 30 après le début de l’intervention – parfois nettement plus dans les cas difficiles –, la présentation aux proches peut commencer, après… aération du local !

Le cœur bien accroché

On recense dans notre pays près de 1000 thanatopracteurs en activité, la plupart étant titulaires du diplôme d’État créé en 1994 (auparavant, seul un agrément préfectoral était nécessaire). Environ un tiers sont des femmes, et ce pourcentage ne cesse d’augmenter (60 % des élèves sont désormais de sexe féminin) malgré la difficulté physique liée à la manipulation des corps. La raison de cette féminisation est probablement liée à deux éléments principaux : d’une part, à la plus grande capacité d’empathie pour les parents en deuil des femmes exerçant ce difficile métier ; d’autre part, à l’importance grandissante qu’a pris, au fil du temps, le maquillage et la coiffure des défunts, éléments essentiels de la présentation aux familles et aux amis de la personne décédée.

À cet égard, et contrairement à l’idée que l’on pourrait s’en faire, les aspirants-thanatopracteurs choisissent cette profession de leur plein gré, et bien peu sont des tristes faces, obnubilées par des pensées macabres. Aucune étude sérieuse n’indique toutefois ce qui les a réellement motivés à faire ce choix. Pas plus que ne sont expliquées les motivations des médecins-légistes ! Il faut pourtant avoir le cœur bien accroché en début du cursus pratique de la formation de thanatopracteur, les élèves étant – en général dès les premières heures – délibérément mis en présence de cadavres peu ragoûtants dans un IML (Institut médicolégal) pour tester leur résistance à la répulsion sous l’œil amusé des employés des « morgues ». Pas de problème en revanche avec la formation théorique (195 heures contre 200 heures de pratique). Délivrée dans deux IUT (à Angers et Lyon) ainsi que dans quelques écoles privées, elle est principalement constituée de cours d’anatomie, de médecine légale, de technique de conservation des corps, d’histologie, d’hygiène médicale, de réglementation et de sciences humaines de la mort. Avis aux amateurs et aux amatrices : la profession continue de recruter !

De nos jours, la thanatopraxie est pratiquée dans près de 40 % des décès en France, principalement pour des raisons de présentation de la personne décédée. Elle peut être réalisée en chambre funéraire (dans un local de pompes funèbres) ou en chambre mortuaire (dans un local d’hôpital ou d’IML), mais également, et c’est souvent le cas, au domicile du défunt. À noter que cette technique de conservation temporaire, pratiquée dans l’attente d’une inhumation ou d’une crémation, est acceptée par les religions chrétiennes, hormis l’église orthodoxe. Elle est en revanche rejetée par le bouddhisme, l’islam et le judaïsme, exception faite pour de rares transferts mortuaires vers Israël et certains pays musulmans.

De manière générale, la thanatopraxie apporte un réel progrès dans l’approche du deuil par les familles. Et plus que le salaire du praticien, voire le pourboire qui récompense parfois certaines interventions difficiles, c’est le regard ému, et souvent bouleversé, des proches qui constitue pour le thanatopracteur la plus belle récompense : ils avaient laissé un cadavre entre les mains d’un(e) inconnu(e), ils retrouvent un parent au teint frais et au visage apaisé, comme s’il venait de s’assoupir. Les membres de la famille et les amis se mettent alors à parler bas, pour respecter son repos**…

* En réalité, un liquide composé de formaldéhyde (en général 20 à 30%), de méthanol, de glycol, de phénol et d’éosine ou d’amarante, ce dernier composant ayant pour objet de compenser la perte de couleur liée au retrait du sang et de faire disparaître les cyanoses.

** « Diana paraissait en paix dans la mort, sans signe de blessure visible. » Ainsi s’est exprimé Clive Leverton, Royal funeral director, en s’adressant aux jurés lors du procès intenté en 2007 à la Couronne britannique par Mohamed Al-Fayed à la suite du décès de son fils Dodi et de la princesse de Galles. La dépouille de Lady Di avait été prise en charge le 31 août 1997, quelques heures après le décès, à la Pitié-Salpêtrière par une thanatopractrice nommée Huguette Amarger, alors employée chez Hygeco BJL.

À toutes fins utiles : serment du thanatopracteur. À noter : cet article est une reprise complétée et actualisée d’un texte du 29 septembre 2009.

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Bourges, cathédrale Saint-Etienne

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58 réactions à cet article    


  • gruni gruni 12 avril 08:51

    Bonjour Fergus

    La thanatopraxie « est en revanche rejetée par le bouddhisme, l’islam et le judaïsme ». Sais-tu pourquoi ?


    L’article est intéressant, je me souvenais que tu avais déjà écrit sur le même sujet dans le passé. Ceci dit, je ne suis pas pressé d’y passer.


    Au fait, le jour venu, je suis pour la bière en carton et même une pizza. smiley


    • Fergus Fergus 12 avril 09:14

      Bonjour, gruni

      La thanatopraxie a été également interdite par le catholicisme et le protestantisme très longtemps. En l’occurrence, ce ne sont pas les soins externes prodigués aux corps qui sont en cause, mais très probablement la nature invasive de cette technique, et tout particulièrement le remplacement du sang par une solution formolée qui peut sembler porter atteinte à l’intégrité physique de la personne décédée. Mais ce n’est qu’une supposition car je ne me suis pas penché sur les aspects religieux.

      S’il y a concomitance de nos dates de décès, je propose que nous partagions la pizza. Personnellement, j’ai du mal à en avaler plus d’une moitié. Et d’accord pour la bière en carton ! 


    • gruni gruni 12 avril 09:47

      @Fergus

      Oui, le sang est sacré, et la religion sait de quoi elle parle, elle en a fait couler beaucoup. 

      « S’il y a concomitance de nos dates de décès » smiley sait-on jamais. 


    • Fergus Fergus 12 avril 09:49

      @ gruni

      « le sang est sacré, et la religion sait de quoi elle parle, elle en a fait couler beaucoup. »

       smiley


    • Le Panda Le Panda 12 avril 10:15

      @gruni bonjour
      A la lecture de ton commentaire, je suis plus proche que toi de finir en pizza


       smileyMais je ne pourrai prévenir personne et pour cause, l’article est passionnant tout étant à mon sens le type d’humour que « Fergus » sait trouver
       smiley
      En ce qui me concerne je préfère la bière blonde bien moussante pour le moment mais je vais essayer de gagner un peu de temps pour les marchands décrits par l’auteur.
      Cdt
      Le Panda

    • gruni gruni 12 avril 11:01

      @Le Panda

      Je préfère également les blondes

      Bon courage


    • Fergus Fergus 12 avril 11:08

      @ gruni

      Moi aussi, je préfère les blondes mais à défaut je peux me contenter d’une brune.
      Je parle évidemment de bière car mon épouse est brune.  smiley


    • gruni gruni 12 avril 14:50

      @Fergus

      La mienne était blonde, maintenant elle est grise, comme le temps passe. Tu as compris que je ne parle pas de bière.


    • Fergus Fergus 12 avril 14:52

      @ gruni

      Le mienne est même blanche (comme moi), et ce n’est pas non plus une bière belge.


    • Le Panda Le Panda 12 avril 10:10

      Bonjour Fergus

      Ton article que j’ai lu en modé hier et que j’ai validé cela va de soit, m’a fait mourir de rire tellement il est réaliste. Je suis dans le sud de la France et aux portes de ton clientélisme. J’ai d’ailleurs traité le sujet sur le contexte Médiator et les maladies orphelines . La qualité de ton article ne fait aucun doute nous irons tous un jour entre les marchands peu commun qui n e risquent aucune grève. Mon intervention s’est bine passé et j’ai écris que je viendrais proposer ou débattre donc je suis persuadé que tu comprends les raions pour lesquelles je souris. Avec ton accord je me permettrai de le poser sur ma page Face Book et le twitter. Je suis ravi de reprendre le clavier, reçois mes pensées les plus cordiales. Je dervrais en avoir pour plus de trois mois, c’est le jeu de la vie.

      Le Panda


      • Fergus Fergus 12 avril 11:12

        Bonjour, Le Panda

        Content de savoir que ton intervention s’est bien passée. Content également pour toi de constater que tu es dans de bonnes dispositions morales en abordant cette période de convalescence. Je te souhaite bon courage pour les semaines à venir.

        Il va de soi qu’il n’y a pas de problème pour que cet article soit relayé.

        Cordialement.


      • Le Panda Le Panda 12 avril 11:21

        @Fergus
        Merci de tes souhaits, là je suis sous « morphine » mais encore une semaine et je vais bouffer à fond. Je vais le relayer en te remerciant, je passerai dans un moment j’ai pas l’intention que tes « guignols » tentent alors que c’est interdit de m’emmener.
        Amicalement merci pour tes mots qui prennent bien de la valeur, tu vois ce que je veux dire  smiley
        Le Panda


      • ZenZoe ZenZoe 12 avril 11:11

        J’adore les sujets tournant autour de la mort Fergus, merci donc pour cet article bien tourné et instructif.

        Si je peux ajouter quelque chose : aux États-Unis, où les lois sont moins restrictives, le choix du traitement des défunts est beaucoup plus libre qu’en France, ce qui conduit à des délires bien sympathiques en termes de cercueils, célébrations et méthodes de conservation des corps. Un nombre non négligeable de gens fortunés par exemple, persuadés que la mort n’existera plus un jour, se font conserver de diverses manières afin de pouvoir renaître sans encombre le jour J. Ca fait rêver smiley


        • Fergus Fergus 12 avril 11:18

          Bonjour, ZenZoe

          Merci. Le fait est que la plupart des états US sont beaucoup plus permissifs et que cela débouche en effet sur des cérémonies et des pratiques funéraires inconnues ou interdites chez nous. Par exemple la cryogénisation que j’ai évoquée dans l’article. Mais pas seulement.

          Cela dit, je ne suis pas sûr que la perspective de revivre ultérieurement soit enviable. A titre personnel, cela ne me tenterait pas. Surtout si c’est pour se retrouver dans une société très différente et dans la peau d’un vieux atteint d’arthrose et autres petites misères liées à l’âge. smiley 


        • Jason Jason 12 avril 11:40
          Bonjour Fergus,

          Merci pour cet article plein d’humour qui met un brin de fantaisie en pensant au passage dans le néant, ou dans l’au-delà, c’est selon.

          Je me souviens des enterrements avec corbillards tirés par quatre chevaux noirs, drapés de noir et garnis de couronnes et derrière lesquels on pouvait voir, comme le chante si bien Brassens,« les héritiers marrons marcher dans le crottin ». Les gens en profitaient pour se retrouver et faire la causette. Moments de mémoire où paradoxalement on parlait d’autre chose.

          Reste à écrire sur les pierres tombales, les mausolées grandioses et autres lieux de sépultures. Décidément, l’argent, qui n’a pas d’odeur, fait feu de tout bois et de tous corps, peut prendre aussi toutes les couleurs.

          • Fergus Fergus 12 avril 11:54

            Bonjour, Jason

            J’ai également connu des enterrements de ce type dans ma jeunesse, avec parfois des développements cocasses.

            C’est ainsi qu’un jour, à Aurillac où j’étais allé pour un achat de matériel agricole avec l’un de mes oncles paysans, nous avons déjeuné dans un restaurant dont la salle dédiée aux banquets était occupée, depuis près d’une heure lorsque nous sommes arrivés, par les participants des obsèques d’un défunt du lieu. L’apéro et le vin aidant, le son était progressivement passé d’un ton feutré à des discussions de plus en plus bruyantes et animées. Jusqu’au moment où, comme dans un banquet de mariage, un homme s’est levé pour chanter « La yoyette » qui constituait alors une sorte de tube local. Quelques autres chansons ont suivi, après quoi nous sommes partis sans savoir comment s’était terminé ce repas. 

            En matière d’enterrement atypique, je suis curieux de voir si la volonté du père de mon beau-frère sera respectée : il a exigé qu’à ses obsèques l’on chante « La peau de couille ». Et c’est véridique !  smiley


          • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 12 avril 12:35

            Bonjour Fergus,

            Je trouve inutiles et un peu répugnants ces soins donnés à un mort pour le rendre présentable. Si j’avais mon mot à dire, j’aimerais simplement être enterré tel quel en pleine terre pour servir de fertilisant à un arbre que l’on planterait au-dessus de mon cadavre.

            Ce qui me paraît respecter le cycle de la vie.


            • Fergus Fergus 12 avril 13:00

              Bonjour, Gilles Mérivac

              Je comprends parfaitement votre point de vue. En ce qui me concerne, il n’y aura pas de thanatopraxie, mais une simple crémation le plus rapidement possible après le décès.

              Cela dit, les soins funéraires sont parfois utiles, notamment lorsque la présentation de la dépouille doit être prolongée 48 heures, eu égard aux délais d’acheminement des membres de la famille qui vivent parfois très loin à l’étranger.

              Avec la thanatopraxie on est dans un domaine intime qui peut fortement varier d’une famille à l’autre. Mais le fait est que la pratique ne cesse de progresser. 


            • Christian Labrune Christian Labrune 14 avril 12:27

              @Gilles Mérivac

              Tout à fait d’accord avec votre point de vue. Il y a déjà longtemps que j’ai pris mes dispositions pour être enveloppé d’un simple drap et porté en terre dans un coin du Père Lachaise. On ajoutera forcément un manteau de sapin, mais je m’en passerais bien.
              J’ai vu des mourants sur leur lit de mort, réfrigérés ensuite pour être exposés à la demande après avoir subi ces sortes de « traitements ». Je ne les ai pas reconnus, ce qui est atroce.
              Ce que je préfèrerais encore, c’est ne pas mourir du tout, mais c’est peut-être trop demander !


            • Fergus Fergus 14 avril 13:55

              Bonjour, Christian Labrune

              « Ce que je préfèrerais encore, c’est ne pas mourir du tout »

              Houla ! Voilà une perspective qui ne me tente pas du tout. smiley


            • Christian Labrune Christian Labrune 14 avril 18:02

              Houla ! Voilà une perspective qui ne me tente pas du tout.

              ....................................................
              @Fergus

              Je ne connais ni le chinois ni le russe ni l’hébreu ni le japonais. Je ne sais jouer d’aucun instrument. Si vous me mettiez en face d’un traité de physique relativiste ou quantique, j’aurais l’air d’un con.
              Vous avez bien de la chance de maîtriser tout ça. Si c’est le cas, vous pourrez mourir content mais, de grâce, consentez à laisser un petit délai de quelques siècles, voire de quelques millénaires, à un pauvre bougre qui ne voudrait mourir idiot pour rien au monde !


            • Fergus Fergus 14 avril 21:24

              @ Christian Labrune

              Je ne connais rien de tout cela non plus. Mais je préfère « mourir idiot » que vivre perclus d’arthrose et menacé par une déchéance neuro-dégénérative.


            • Aimable 15 avril 05:15

              @Fergus
               Tout cela accompagné d’opiacés pour avoir un semblant de vie décente .
              La vie a une limite et c’est bien ainsi .


            • Fergus Fergus 15 avril 08:10

              Bonjour, Aimable

              Nous sommes d’accord.


            • Radix Radix 12 avril 13:27

              Bonjour Fergus

              Se faire empailler pour être présentable c’est plutôt le boulot des chargés de com. !

              Radix


              • Fergus Fergus 12 avril 14:25

                Bonjour, Radix

                 smiley


              • L'enfoiré L’enfoiré 12 avril 15:43

                Bonjour Fergus,

                 Depuis samedi dernier (peut-être même depuis la semaine d’avant comme poisson d’avril), j’ai commencé à publier des articles résumant ce qu’est le transhumanisme.

                Guerre et paix des intelligences (1-2)

                demain, ce sera la suite dans la suite (2-2)

                Mort à la mort....

                Même les pompes funèbres vont accuser le coup... smiley

                 

                 


                • Fergus Fergus 12 avril 20:23

                  Bonsoir, L’enfoiré

                  Très intéressants liens. Je pense toutefois que nous sommes encore très éloignés de la société qui est dessinée ici, et c’est heureux. Mais il est à craindre que les apprentis sorciers ne soient à l’ouvrage et ne réussissent tôt ou tard à imposer de telles évolutions. Par chance pour moi, je ne serai sans doute plus là pour assister à ces mutations.


                • L'enfoiré L’enfoiré 13 avril 10:09

                  @Fergus bonjour,
                   Mais moi non, plus cher Fergus.
                   C’est pour cela que je le traduis en humour... smiley
                   Voici donc le 2nd opus avec la suite du livre qui ne l’est pas moins.
                   Laurent Alexandre a reçu mon mail pour le lui signaler.
                  Bonne journée ensoleillée mais froide


                • Fergus Fergus 13 avril 11:05

                  Bonjour, L’enfoiré

                  Merci pour le lien.

                  « Bonne journée ensoleillée mais froide »
                  La même est prévue demain. Excellentes conditions pour les Flahutes qui seront engagés dans Paris-Roubaix, eux qui se sont fait piéger par un Italien dimanche dernier dans « De Ronde van Vlaanderen ». smiley


                • bernard29 bernard29 12 avril 15:44

                  Bonjour ;

                  j’ai parcouru très vite ton article Excuses. mais je n’ai vu la possibilité de transformer nos vieillards en pilules ou « soleil vert » pour nourrir la populace. (voir le film). Et c’est bien dommage, car c’est une possibilité à ne pas négliger.

                  Concernant l’incinération j’ai vu que le marché des cercueils en carton était en expansion, mais je ne sais si les pompes funèbres réduisaient les coûts de l’incinération en raison de leur utilisation. Ce qui m’étonnerait. En tout cas il devrait être possible d’ouvrir une nouvelle filière de recyclage de la tonne des prospectus distribués gracieusement. ; Bien entendu seuls ceux qui n’auraient pas indiqué le refus de recevoir de tels prospectus dans leur boîtes aux lettres, pourraient bénéficier d’une réduction sur les cercueils en recyclé. 

                  Enfin c’est une idée pour une start up « auto-thanatopracteur ».


                  • Fergus Fergus 12 avril 15:53

                    Bonjour, bernard29

                    On n’en est pas encore à « Soleil vert », et je ne sais pas si ce temps viendra. Tout dépendra sans doute de la capacité de nos sociétés à gérer le problèmes alimentaires liés à la surpopulation et à supporter le coût croissant des pensions et des soins médicaux induits par le vieillissement.

                    Comme indiqué dans l’article, l’usage de la bière en carton est effectivement en expansion, mais lente. Et le coût est réellement moindre pour les familles qui font ce choix, mais la différence ne porte que la bière, les autres frais restant inchangés, ce qui, au final, n’apporte qu’une économie réduite.


                  • bernard29 bernard29 12 avril 16:13

                    @Fergus
                    « au final, n’apporte qu’une économie réduite. » ; Je m’en doutais les pompes funèbres sont aussi des charognards.


                  • Fergus Fergus 12 avril 20:20

                    @ bernard29

                    « charognards » me paraît excessif, les personnes qui vivent du marché de la mort étant des commerçants et des artisans comme les autres.

                    Certains sont prêts à tout pour faire du fric, c’est une évidence, et le fait que les familles soient captives et en situation de faiblesse du fait de leur deuil facilite les abus de confiance sous forme de facturations abusives ou de vente de prestations inadaptées coûteuses.

                    Mais d’autres sont des gens sérieux qui gagnent leur vie en rendant le meilleur service possible dans de telles circonstances.


                  • Pie 3,14 12 avril 19:20

                    A l’auteur,

                    Six feet under est une série qui devrait vous plaire. Elle raconte avec talent l’histoire d’une famille de thanatopracteurs aux USA.

                    C’est une des meilleures séries jamais réalisée, elle est pleine d’humour noir et facile à trouver en Streaming car déjà ancienne.


                    • Fergus Fergus 12 avril 20:11

                      Bonsoir, Pie 3,14

                      Je ne connaissais pas cette série. Merci pour l’info. 


                    • Michel DROUET Michel DROUET 12 avril 21:42

                      @Pie 3,14
                      Je valide : une des meilleures séries à mon avis, avec de l’humour noir, comme je l’aime.


                    • Fergus Fergus 12 avril 23:00

                      Bonsoir, Michel DROUET

                      Deux avis favorables, zéro contre, ma curiosité est encore plus excitée !


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 avril 20:56

                      Voila que Fergus veut se faire incinérer sans penser au bilan carbone et des micros particules qui tuent les chatons ...C’est un scandale !


                      • Fergus Fergus 12 avril 22:50

                        Bonsoir, Aita Pea Pea

                        Pas sûr que le bilan carbone d’une inhumation dans un caveau ayant nécessité à l’aide d’engins extraction du granit puis taille puis polissage puis livraison et gravage de la pierre soit meilleur. je suis même certain du contraire. smiley


                      • Christian Labrune Christian Labrune 12 avril 21:57

                        @Fergus,

                        Votre histoire de formaldéhyde ne m’inspire vraiment pas confiance. Le mot revient deux ou trois fois, dans votre article. Vous seriez stipendié par les laboratoires qui produisent ce truc ?

                        Est-ce que des recherches indépendantes ont vraiment été effectuées pour s’assurer d’une totale innocuité de ce produit chimique ? Vous vous gardez bien de le dire !

                        Personnellement, je trouve qu’il vaudrait mieux utiliser des produits naturels, et de préférence labellisés « bio », même si cela va contre le slogan d’un certain nombre de magasins qui se multiplient partout à Paris et dont l’enseigne proclame, en prenant de scandaleuses libertés avec la langue : « Bio c con ».

                        Hier, j’étais au Louvre. A l’entrée des antiquités égyptiennes, des cloisons provisoires empêchaient qu’on pût accéder aux vitrines où sont exposées les statuettes des dieux de l’Egypte. Tiens, me suis-je dit, on va peut-être enfin rouvrir ce grand couloir qui est tout au fond, où se déroulait, sur toute une partie de sa longueur l’admirable papyrus du Livre des morts. J’interroge la gardienne. Elle ne sait pas vraiment. -Dans cinq ans, peut-être...

                        Et la statue d’Osiris, qu’on ne voit plus depuis sept ans, dans la crypte du même nom ?

                        -Elle va bientôt revenir !

                        Mais, lui dis-je, c’est qu’à mon âge, on n’est plus trop sûr de rien, et j’aimerais bien être certain de la revoir un jour, comme tant d’autres choses qui disparaissent des années sans qu’on sache trop pourquoi...

                        « Mangez »bio !« , me dit cette souriante et charmante jeune personne, sur le ton le plus engageant.

                        Elle a bien raison. Le »bio", c’est la solution vraie. Votre formaldéhyde, ses producteurs feraient mieux de se le mettre là où je pense.


                        • Fergus Fergus 12 avril 22:57

                          Bonsoir, Christian Labrune

                          « Vous seriez stipendié par les laboratoires qui produisent ce truc ? »

                          D’une part, je ne suis pas vénal. D’autre part, je ne connais personne qui travaille dans un quelconque laboratoire, hormis ma belle-fille chercheuse à Pasteur. smiley

                          La réalité est que j’ignorais tout de ce métier avant que l’une de mes cousines n’en fasse sa profession. Je l’ai d’ailleurs citée dans les renvois de fin d’article ; c’est elle qui a pris en charge la dépouille de Lady Di.

                          Pour ce qui est de l’« innocuité » du produit, pas de problème pour le défunt. Mais le formaldéhyde est cancérigène et oblige les thanatopracteurs à l’utiliser avec précaution.



                        • Christian Labrune Christian Labrune 14 avril 18:22

                          Pour ce qui est de l’« innocuité » du produit, pas de problème pour le défunt.

                          ....................................................
                          @Fergus

                          Ca, c’est vous qui le dites ! Et je ne vous croirai que lorsqu’on aura un nombre suffisant d’avis recueillis auprès des patients auxquels ce traitement a été administré, mais je serais prêt à parier qu’aucune étude « en double aveugle » n’a encore jamais été publiée.

                          D’une part, je ne suis pas vénal.

                          Vous avez bien tort : il faut vivre avec son temps. Je profite de l’occasion pour rappeler que si on souhaite, par mon intermédiaire, poser des questions à l’Immaculée Conception (elle m’apparaît presque tous les mercredis dans la grotte des Buttes-Chaumont), c’est quatre cents euros par question, et mille euros pour trois, ce qui est quand même plus avantageux.
                          Chacun sait aussi, sur ce site, que je ne critique jamais les articles de ceux qui m’envoient régulièrement des cigares. Quand il s’agit de Havane, je peux même consentir à faire l’effort de les encenser un peu.
                          Quand il n’y a aucune intervention de mézigue au bas d’un article, cela signifie que j’ai bien reçu les cigares.


                        • In Bruges In Bruges 13 avril 08:59

                          Fergus, c’est le Jean d’Ormesson du pauvre :

                          « presque tout sur presque rien »...ou « presque rien sur presque tout ».

                          Saupoudrage de savoir niveau 1, façon Reader digest, dispensé par un instit à la retraite (que vous n’êtes pas, je sais, mais vous me faites penser à ces derniers, toujours à ramener leur « science » à 70 ans sur la criminologie pour les nuls le jeudi, le venin neurotoxique de la vipère aspic le vendredi...).

                          Dites, on s’emmerde tant que ça à Dinan ?


                          • Fergus Fergus 13 avril 09:06

                            Bonjour, In Bruges

                            L’ensemble de vos commentaires (et des formules utilisées) montre que vous êtes l’un des trolls multi-pseudos d’AgoraVox. Dès lors, ce que vous écrivez n’a pas la moindre importance. 

                            « Dites, on s’emmerde tant que ça à Dinan ? »
                            Cette question de l’ennui, c’est à vous qu’il faudrait la poser, eu égard à la nature de vos interventions.




                          • Fergus Fergus 13 avril 13:04

                            Bonjour, Positronique

                            Sujets « inintéressants », c’est votre avis, et il ne semble pas partagé par tous les habitués du site ni par ses gestionnaires qui ont jugé utile de le mettre à la « une ».

                            Sujets « macabres », ah bon ??? Sur 657 articles, combien de sujets macabres ai-je traités. Peut-être 5 ou 6, soit moins de 1 % !!!

                            « On est sur un site de journalisme citoyen et pas sur un forum où les gens viennent nous raconter leurs petits malheurs quotidiens. »

                            Précisément, un site comme AgoraVox est généraliste, et permet donc d’aborder les sujets les plus divers. Cela vous aurait-il échappé ?

                            Quant aux « petits malheurs quotidiens » où sont-ils abordés dans cet article qui expose — et cela à l’occasion de la Journée du Deuil  les pratiques funéraires actuelles, lesquelles concernent, ou concerneront tôt ou tard, la majorité des familles de France ?


                          • Fergus Fergus 13 avril 16:55

                            @ Positronique

                            « surtout pour dire des conneries plus grosses que vous !!! »

                            Et voilà, vous vous êtes encore regardé dans la glace. « Tel on est, on voit les autres ! » avait coutume de dire un ex-collègue. smiley
                             



                          • paco 13 avril 23:14

                            Bonsoir, le Fergus...

                            Pas eu le temps de réagir avant à ton papier pas piqué des vers si je puis dire , je viens de moins en moins sur Ago, tu sais, j’ai pas le niveau des excellentissimes rédacteurs et commentateurs maison, et vu la variété des sujets, encore moins. Mais tu ne me croiras pas, à 5 heures du mat, faisant ma revue de presse, ai lu ceci :

                            https://theconversation.com/quand-le-corps-mort-devient-objet-erotique-114247,

                            juste avant de lire ton article, qui m’a incité à te chercher ceci :

                            https://www.eldiario.es/cyl/castilla_y_Leon-tribunales-estafa_0_873862867.html,

                            où il est raconté qu’une entreprise funéraire gagnait depuis 20 ans des millions en récupérant les cercueils bien chers avant crémation, pour les revendre aux suivants et ainsi de suite...

                            Quand à ton anecdote en commentaires sur cet épisode Aurillacien, il ne m’étonne pas, chez eux ils pratiquent le Thanatotracteur, et à tout age... bon, je sais que leur gentilé est Aurillacois, mais quand on les voit ils se rapprochent plus de l’Aurignacien...

                            cordialement...


                            • Fergus Fergus 14 avril 09:24

                              Bonjour, paco

                              Merci pour ton commentaire et tes liens.

                              Je ne suis pas convaincu par l’« érotisme » qui se dégage illustrations du premier. smiley

                              Quant au deuxième, je ne suis pas étonné de cette pratique délictueuse, le milieu des pompes funèbres étant propice à des arnaques. A cet égard, le fait que l’on ne voie plus les cercueils s’embraser dans les crématoriums avant qu’un volet ne vienne occulter la combustion facilité avantage évidemment les margoulins.

                              « quand on les voit ils se rapprochent plus de l’Aurignacien »
                              Tu risques de ne pas te faire que des amis au pays des « pesco-luno ». smiley


                            • paco 13 avril 23:28

                              re-bonsoir le Fergus,

                              Dis donc, j’avais pas lu les commentaires jusqu’à la fin, mais on dirait que ça défouraille sec chez les habitués d’Ago... il est où, le souçi ?

                              M’enfin pour moi, un mec qui a péché la truite à la main en Auvergne ne peut être foncièrement mauvais. Je me souviens plus dans quelle sourate c’est dit, mais je vais chercher...


                              • Fergus Fergus 14 avril 09:28

                                @ paco

                                « ça défouraille sec chez les habitués d’Ago »
                                Il faut que vieillesse se passe ! Et le fait qu’il y a là quelques papys flingueurs compulsifs. C’est plutôt amusant, malgré le comique de répétition. smiley

                                « Je me souviens plus dans quelle sourate c’est dit »
                                 smiley Ah ! ces délicieuses fario cantaliennes ou nord-lozériennes !


                              • Jean Keim Jean Keim 15 avril 09:36

                                Il semblerait que les soins apportés à la préparation des corps pour les rendre présentables, ajoutés à tous les ingrédients chimiques ingérés au cours d’une vie moderne font que les corps ont du mal à se décomposer.


                                • Fergus Fergus 15 avril 14:09

                                  Bonjour, Jean Keim

                                  Ce que vous dites est sans doute vrai, mais cela n’a guère importance pour les personnes décédées qui sont destinées à être inhumées dans un caveau ou à être incinérées.
                                  « les ingrédients chimiques ingérés au cours (de la) vie moderne » sont nettement plus problématiques du vivant de ces personnes car potentiellement vecteurs de graves maladies.


                                • Pale Rider Pale Rider 15 avril 14:05

                                  Merci pour la photo de LA cathédrale, que j’ai immédiatement reconnue.

                                  Moi, le cercueil en carton me conviendra parfaitement. Faire mourir un ou deux arbres pour moi, c’est inadmissible. Les autres n’en profitent qu’une ou deux heures. Quant à l’incinération, c’est brutal et pas écolo. Mais il paraît que les macchabées polluent les nappes phréatiques. Décidément, Pierre Dac avait raison : la mort est un manque de savoir-vivre...


                                  • Fergus Fergus 15 avril 14:18

                                    Bonjour, Pale Rider

                                    Personnellement, je n’aurais rien non plus contre un cercueil en carton recyclé.

                                    Inhumation ou incinération, les deux modes de prise en charge des défunts sont polluantes. Dès lors, Pierre Dac avait effectivement raison. smiley

                                    La cathédrale de Bourges, et la ville avec ses autres monuments, ses vieilles ruelles et ses jardins remarquables, est particulièrement attachante. J’y fais étape de temps à autre avec beaucoup de plaisir en allant de Bretagne vers les Alpes.

                                    D’autant plus que je me régale à la table du Very Vappy, un excellent restaurant asiatique. smiley


                                  • Jean Keim Jean Keim 16 avril 06:59

                                    @Pale Rider

                                    Que la suite soit l’inhumation ou la crémation, je vous rejoins complètement pour le cercueil en carton.


                                  • Jean Keim Jean Keim 16 avril 07:19

                                    @Fergus

                                    Prochaine visite à Bourges, essayez l’Auberge du Vieux Moulin, la cuisine avec des plats berrichons est excellente et le cadre enchanteur, ou encore dégottez un p’tit resto au milieu des marais de la Voiselle, et juste après le repas, faites qq. pas pour vous dégourdir au milieu des jardins dont certains ne sont accessibles qu’en barque, à l’instar de hortillonnages picards.


                                  • Fergus Fergus 16 avril 08:41

                                    Bonjour, Jean Keim

                                    Merci pour ces tuyaux culinaires. Pour ce qui est des marais, je les connais depuis longtemps. La première fois que j’y suis allé, c’était il y a... 60 ans avec un oncle auvergnat qui avait fait son service militaire à Bourges comme artilleur. J’y suis retourné me balader il y 2 ans avec mon épouse.

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