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Accueil du site > Tribune Libre > TK BREMEN. On n’a pas fini d’avoir tout entendu

TK BREMEN. On n’a pas fini d’avoir tout entendu

Suite à l’échouement du cargo maltais TK Bremen, il aura suffi de quelques heures pour que nos éminences politiques et journalistiques partent en délirantes spirales d’élucubrations. Eva Joly réclame des explications, Yves Le Drian veut légiférer sur le champ, de façon à pouvoir interdire aux navires de prendre la mer en cas de tempête. Nathalie Kosciusko-Morizet, à son tour, s’emporte… à quand une Haute Autorité au Naufrage ? Un Grenelle du Cargo Maltais ? Un vrai déchaînement après la tempête. La faute à Joachim. Morceaux choisis.

D’ordinaire, quand un sujet que je connais un petit peu s’invite dans l’actualité, je ferme la radio et la télé, je ne lis plus rien sur Internet. Une longue pratique de la couillonnade à jet bâton m’a enseigné cet embryon de sagesse. Cette fois ci, j’ai dérogé à la règle. Comment ne pas être atterré - c’est le cas de le dire dans le cas du Bremen - par la somme colossale d’opinions, d’hypothèses et de théories plus baroques et saugrenues les unes que les autres qui se déversent à plein goulot dans les media ?

 
Tout d’abord, on a eu droit au sacro-saint principe de précaution. Ah ! le principe de précaution, la géniale invention de nos hommes politiques pour démontrer – rétroactivement s’entend – comment l’Etat aurait pu éviter tout ce qu’il a été incapable d’éviter. Toute la sagesse de l’humanité, dans le « si j’aurais su ». Pas de risque ! Voilà le maître mot. Avec lui, personne ne ferait plus d’enfant, ne conduirait plus de voiture, le mariage serait devenu une pratique aussi répandue que le saut à l’élastique sans élastique. Tiens ! Peut-être même que les dinosaures ne se seraient jamais éteints. Ils en prospéreraient probablement des colonies en Irak où, à défaut d’apprécier l’écosystème, ils cultiveraient à loisir leur nostalgie du Crétacé inférieur, une époque assez voisine de celle dans laquelle les États-Unis et leurs alliés ont abandonné le pays. Mais je m’égare, tenons-nous en aux vraies catastrophes. Au TK Bremen. Et pour emprunter à Mesdames Nathalie Kosciusko-Morizet et Eva Joly « que faisait ce cargo au large de l’île de Groix en pleine tempête ? » ou encore « A qui appartient la cargaison transportée sous pavillon de complaisance ? ».
 
A la première question, et au risque d’en surprendre plus d’un, j’aurais tendance à répondre que les navires sont faits pour naviguer - et non pour couler -, un peu comme les avions sont faits pour voler et pas pour s’écraser. Quelqu’un a-t-il osé demander ce que foutait le vol AF 447, en plein ciel orageux entre Rio et Paris, la nuit où il s’est crashé ? Des navires, pendant cette tempête, il y en avait des centaines et des milliers qui naviguaient, parce que c’est leur métier, aux marins, d’être en mer, avec les aléas que cela suppose.
 
Sur le second point, je reconnais bien le penchant naturel de nos élites : le haro sur l’armateur – Turc, en l’occurrence, et donc forcément voyou - d’un navire sous pavillon de complaisance - et donc délabré - commandé par un marin étranger – et donc incompétent. Difficile d’échapper aux clichés. Malheureusement, il se trouve que le navire était lège et « à ordres » – vide, si vous préférez, et en attente d’une affectation commerciale. Ce furoncle d’armateur voyou n’avait donc aucun mobile financier à pousser son commandant à quitter le port. Mieux, selon la réglementation, son navire bénéficiait de trois jours de gratuité au port de Lorient. C’est un peu comme si, allant faire vos courses au supermarché du coin, vous prendriez le risque de laisser votre voiture sur un emplacement réservé, à l’extérieur du centre commercial, plutôt que de profiter des trois heures de parking offertes ? Pour une crapule d’armateur avide de profit, avouez que ce serait un comble.
 
Mais alors, me direz-vous, pourquoi donc ce foutu rafiot et son équipage sont-ils partis se faire matraquer au large de l’ile de Groix ? Ni pour l’argent, ni pour le plaisir – à moins d’être furieusement amateur de mal de mer, un navire lège au mouillage par grand vent, c’est pas aussi douillet qu’une suite, garnie ou pas, de l’hôtel Carlton. Je vois deux explications plausibles. Tout d’abord, il faut savoir qu’un navire de commerce, n’en déplaise à Monsieur Yves Le Drian, est plus en sûreté en mer - à la cape - qu’au port. A quai, en cas de rupture des amarres, la situation est désespérée. Dans n’importe quel port du monde, vous verrez les navires marchands - je ne parle pas des pêcheurs et des plaisanciers - quitter le port et partir faire des ronds dans l’eau en cas de cyclone annoncé. Au Japon, les autorités sont particulièrement strictes sur le sujet. Inutile, Monsieur Le Drian, d’être président de la première région maritime de France et chantre de la sécurité maritime pour savoir cela.
 
Evidemment, naviguer n’est pas synonyme de mouiller. Et même si le mouillage de l’île de Groix est connu et reconnu par des générations de marins en cas de gros temps de suroît, le faire avec un navire lège - faible poids et grosse prise au vent - par 70 nœuds de vent, c’est chinoisement périlleux de la part de son capitaine.
 
Pour autant, et quelle que soit l’erreur d’appréciation commise par le commandant, il ne faut pas non plus exclure la possibilité que le navire ait appareillé à la demande des autorités du port de Lorient, soit pour les raisons de sécurité évoquées plus haut, soit pour des raisons commerciales – libérer une place à quai pour un autre navire. A défaut de l’imposer – ce qui, n’en déplaise à Monsieur Le Drian, est illégal – la capitainerie du port de Lorient a-t-elle seulement proposé au commandant de rester au port ? Y avait-il un danger à le faire ? Ou a-t-on gentiment prié ce commandant d’aller, en quelque sorte, se faire voir chez les Grecs – surnom affectueux donnés aux habitants de l’île de Groix – sachant qu’il n’avait pas d’affectation commerciale et que son armateur n’allait probablement pas le payer à user du combustible pour faire des ronds dans l’eau ? En a-t-on discuté ?
 
Voilà des questions auxquelles je n’ai pas de réponse. Et j’aurais aimé en trouver de la part des media et des politiques, à condition, bien sûr, que ceux-ci commencent par poser les bonnes questions, plutôt que de d’enfourcher séance tenante leur cheval de bataille électorale, et nous servir leur habituel charabia d’arguments de complaisance et d’inepties maritimes. « Qui voit Groix, voit sa croix » dit un fameux proverbe breton. Moi, je ferme le poste. Je crains, qu’une fois de plus, on n’ait pas fini d’avoir tout entendu.

Moyenne des avis sur cet article :  4.24/5   (63 votes)




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85 réactions à cet article    


  • krolik krolik 19 décembre 2011 10:23

    Oui, c’est cela dès que les médias commencent à parler d’un sujet que l’on cvonnait un peu.. il faut fermer le poste..

    Dans le nucléaire c’est la même chose.. Et ici sur AV.. je vous dis pas !

    @+


    • herbe herbe 19 décembre 2011 11:29

      Oui j’ai souvent ressenti la même chose et effectivement on ferme le haut parleur à informations.
      Mais il y a avec AV une différence de taille, c’est qu’au lieu de fermer, on peut utiliser une voie retour (un feedback).

      Je ne suis pas toujours d’accord avec vous (je suis antinuc mais je trouve que beaucoup d’antinuc desservent leur cause...) mais je suis content de vous voir ferrailler et apporter souvent avec une certaine cohérence une contribution au débat, après c’est à chacun de juger....


    • Patrick Samba Patrick Samba 19 décembre 2011 12:25

      Krolic, apporter souvent avec une certaine cohérence une contribution au débat ???
       
      Et vous vous dites anti-nucléaire ? Votre intervention ressemble plus à un numéro de duettistes pro-nucléaires avec Krolic visant à le crédibiliser qu’à celle d’une vraie antinucléaire....

      A moins que ce soit du lourd second degré... Mais oui sûrement !


    • herbe herbe 19 décembre 2011 12:47

      Oh vous savez on peut toujours faire du nième degré ...

      Ce que je veux dire c’est que j’ai entendu et vu des antinucléaires utiliser des arguments tellement contre productifs, qu’ils tendent le bâton pour se faire battre par un pronuc comme krolik..
      Donc selon moi krolik est utile pour les pronuc (argh ça va pas lui faire plaisir ça smiley ) car il leur permet au moins de peaufiner leur arguments et leur discours (ex : non on ne peut pas dire mettre sur le même plan le nucléaire militaire et le civil même si il y a des liens...sauf à vouloir là aussi utiliser la peur comme seul argument pour convaincre).

      De manière générale dans tout débat il faut bien qu’il y ait contradiction, si il n’y en a plus c’est louche, c’est d’ailleurs bien là un des symptômes malheureux de certains médias : ronron de pensée unique ...

      ET je répète ma conviction le nucléaire n’est pas la solution durable et censée pour l’approvisionnement énergétique et sans vouloir utiliser la peur, juste imaginer que malgré la sûreté mise en place en cas de défaillance, on met en danger des échelles d’espaces et de temps énormes, c’est le type même d’épée de Damoclès dont il faudrait pouvoir se débarrasser ...

    • herbe herbe 19 décembre 2011 12:53

      Correction : lire « utile pour les antinuc » ...

      Précision : je suis un et pas une ...

    • chacaldu06 chacaldu06 19 décembre 2011 10:49

      Bonjour à tous ,

      Bon article,

      Tous les intervenants dans cette histoire en profitent pour se mettre en avant et émettre une opinion qu’ils veulent sagace...

      Ils n’en sont que plus nuls.

      On peut supposer que le capitaine du cargo, l’équipage et l’armateur (même turc) sont des grands garçons et auraient préféré éviter cet échouage et toute cette m....qui en découle...

      Comme disait Audiard : « C’est pas parcequ’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule »...

      @+


      • Aegir56 19 décembre 2011 11:06

        Bonjour,

        La première fois que je lis un article intelligent sur ce sujet. Il y a des cons en mer, comme sur la route, je peux le savoir, je suis marin. Mais je ne peux pas croire qu’on va volontairement au mouillage, en leste, par 70 nœuds. Si on a l’option de rester dans le port et en plus faire des achats de Noel pour la famille, on y reste. Avec un cargo de cette taille et en moteur de 2944 kW on fait du surplace dans force 12...

        a+


        • encore une affaire de gros sous DE PAVILLON DE COMPLAISANCSE ICI MALTAIS AVEC

          EQUIPAGE SKRI LANKAIS ou liberien libanais ou des KERGUELIEN...AVEC L ACCORD DE

          NOTRE GOUVERNEMENT POURRI...

          DE PLUS LES ARMATEURS (grecs ne payent aucun impot...ni amendes)

          TOUSENEMBLE FILS DE MARIN PECHEUR

          le plus triste c ’est qu on deplace 2 monistres VAMPIRELA NKM ET LE NULLISSIME LEMAIRE
          nous sommùes en période électorale
          le jour de ses obsèques AU CIN BREST mme tabarly avait dit a CHIRAC « LA FRANCE SE FOUT DE SES MARINS ET DES HAbITANTS DE SA FACADE MARITIME » 


        • appoline appoline 19 décembre 2011 16:06

          Il faut une sacrée dose d’inconscience pour prendre la mer avec ce temps, il serait judicieux que le capitaine du port puisse interdire toute sortie en cas de tempête. Le problème chez nous, c’est que même l’expérience des diverses marées noires n’a pas encore porté tous ses fruits.


        • SIMOL 12 janvier 2012 09:07

          Bonjour Aegir. Moi aussi je suis marin de commerce (35 ans de navigation).il y avait un Pilote à bord pour sortir le TK- Bremen !!!!!!!! Donc les autorités portuaires jugeaient bon de l’envoyer au casse pipe.


        • antonio 19 décembre 2011 11:22

          Merci pour ces intéressantes précisions .
          Ca fait « drôle » : on a si peu l’habitude de lire des choses intelligentes sur ce type de sujet  !
          Quant à en voir ou en entendre, il n’y faut plus compter : radios et télé sont pour la plupart
          vouées à l’abêtissement du public et, je dois reconnaître que ces médias sont particulièrement performants dans ce domaine !


          • Radix Radix 19 décembre 2011 11:58

            Bonjour

            Si le cargo n’avait pas l’intention de faire des ronds dans l’eau au large (ce qui paraît être le cas) il aurait du rester au port à moins que l’on lui ait intimé l’ordre de dégager, ce dont je doute.

            Mouiller entre Groix et Lorient un cargo lège par un vent que les machines ne pouvait étaler c’était l’échouage assuré.

            Je pense que le capitaine le savait (ou alors il faut qu’il change de métier), il serait intéressant de connaître les raisons de son appareillage : ordre de l’armateur, ordre de la capitainerie ?
            Il y a peu de chance que la capitainerie ait donné l’ordre à ce navire de partir en pleine tempête car dans ce cas elle doit en assumer les conséquences. Il me paraît plus probable qu’on lui a demandé de changer de poste d’amarrage pour libérer un quai de déchargement et que au vu des frais de remorqueur induit par cette manœuvre le capitaine (sur les conseils de son armateur grippe-sou ?) ait décidé de tenter sa chance dehors ?

            Il sera intéressant de suivre cette affaire pour éclaircir les responsabilités dans cet échouage.

            Radix


            • Argo Argo 19 décembre 2011 12:34

              Merci pour le commentaire


              Effectivement, il y a une une forte possibilité que le port ait demandé au navire de déhaler et que l’armateur n’ait pas été chaud pour payer les frais de lamanage / remorquage.

              Le but de mon article était que l’on se pose les bonnes questions, et en l’occurrence vous posez une bonne question. L’enquête ne me parait pas très compliquée à mener, deux, trois questions tout au plus auprès de la capitainerie et du commandant. Soit il s’avère que le port a obligé le navire à prendre la mer, soit ils lui ont proposé un autre quai et l’armateur a refusé pour ne pas payer les frais de déplacement du navire. Dans les deux cas, on tient le problème et on peut agir concrètement sur une solution.

            • Radix Radix 19 décembre 2011 12:46

              Bonjour Argo

              J’ai trouvé une information complémentaire sur le net qui peut peut-être éclairée notre lanterne : « Le navire vieux de 30 ans avait atteint l’âge de la démolition, et  »présentait« , selon Robin des bois  »dans son récent cursus«  des »déficiences nombreuses« . La vraquier aurait »été récemment détenu dans un port russe et son armateur turc, propriétaire de deux navires anciens« , et  »ne fournissait pas d’emblée toutes les garanties de fiabilité« . Pourquoi le port de Lorient n’a pas recouru au Code des ports maritimes, s’interroge l’association ?  »Par imprévoyance ou réticence à ne pas dégrader auprès des armateurs une image bien établie de port libéral où les réglementations sont observées à minima« , fustige Robin des Bois. »
              L’info est de Libération.

              L’armateur aurait-il pu saisir l’occasion de se faire rembourser par l’assurance un vieux navire invendable ?

              Radix


            • Argo Argo 19 décembre 2011 12:57

              Peut-être, mais je pense qu’il aurait évité les côtes Françaises pour le faire. Trop d’ennuis à prévoir par chez nous. Il y a d’autres endroits plus... discrets.

              Et puis, si un bateau possède ses certificats en règle, c’est un peu comme une voiture qui serait passée aux mines et satisferait au contrôle technique. Ça peut durer. Le problème des poubelles c’est au moins autant celui des Sociétés de classification que des armateurs.

            • velosolex velosolex 19 décembre 2011 23:52

              Radix

              Vous pourriez bien avoir raison.
              Ce navire pourri et contrôlé en Bulgarie ( pays où se trouvent les plus grandes mafias en Europe) avait peut-être bien intérêt à prendre tous les risques, au vu des retours d’assurances.


            • Constant danslayreur 19 décembre 2011 12:08

              Avant même de lire, je viens de plusser pour fêter votre retour, 3 ans et 8 mois j’ai failli attendre...
              Welcome back Sir.


              • Constant danslayreur 19 décembre 2011 12:22

                De l’Argo, tout simplement.

                Un vrai plaisir, merci.


              • Argo Argo 19 décembre 2011 12:51

                Tant de temps ? Content de revoir ceux de l’époque. Je ne sais pas si on a beaucoup fait avancer la cause du journalisme citoyen mais on se marrait bien.


                Je ne fais plus d’argo aujourd’hui. Plus trop le temps... marre de taper sur sa Majesté... la crise, la dette, assez de tirer sur l’ambulance. Et puis, franchement, que la France perde son AAA c’est moins symbolique que si notre Andouillette nationale perdait ses AAAAA à elle. Non ? Moi je me fournis chez Bobosse, pas chez Standard & Pauvre’s.

                Peut-être un ou deux articles pour les élections... à la goutte. Ça promet d’être croquignol à souhait , cette histoire. Bonnes fêtes à toutes et à tous. 

              • krolik krolik 19 décembre 2011 12:39

                Si vous voulez voir le détail du dernier trajet du TK bremen, je vous conseille ce site où l’on peut suivre tous les bateaux équopés du bon transpondeur, cfe qui était le cas de ce bateau.

                @+


                • Radix Radix 19 décembre 2011 13:35

                  Bonjour Krolik

                  Intéressant ton site !

                  On peut voir le cargo se déhaler de son quai de déchargement, embouquer le chenal vers Port Louis, faire route vers Groix et tenter de mouiller à plusieurs reprises au large des Grands Sables.

                  Apparemment la manœuvre a échouée, soit les ancres n’ont pas tenues, soit les mouvements de rappel des vagues ont casser les chaines, ensuite il commence à dériver vers Ethel...

                  Ce qui est surprenant c’est qu’il n’ait pas essayé de de faire route de nouveau ?

                  Merci

                  Radix 


                • Argo Argo 19 décembre 2011 14:35

                  Les ancres n’ont pas l’air d’avoir tenu. Logique, par ce vent, un navire lège. La question (idem radix) : pourquoi n’a t’il pas remis en route ? Au moins essayé d’étaler avec la machine ? D’après Mandrier (plus loin) il avait sa machine en route quand il s’est échoué. Trop tard ?

                  A la décharge du commandant, vu d’ici, c’est plus simple. 

                • Aegir56 19 décembre 2011 17:18

                  Une chose m’intrigue, entre les deux dernier plots, on voit qu’il dérive direction 090° mais pourquoi le trajet s’arrete ? AIS éteint ?



                • encore une fausse manoeuvre pour un armemnt FAUX pout toucher une vraie grosse prime d ’

                  assurance...

                  IL N Y A QUE LE TRIBUNAL DE BREST 29 QUI FAIT SON BOULOT...........


                • franck2012* 19 décembre 2011 12:42

                  3 directs : lci, bfmtv, itele pour un échouage et un réservoir de carburant crevé, quelques kilomètres de plage superficiellement mazouté et une menace encore non évaluée sur quelques huîtrières.

                  Ce que nous appellerons : L’urgence de Noël en France 2011*
                   
                  ........................................... smiley


                  • Argo Argo 19 décembre 2011 13:09

                    Sur le plan des dégâts... en comparaison des grandes catastrophes maritimes (Torrey Canyon , Amoco Cadiz , Exxon Valdez) , 180 T c’est du pipi de chat. Avec les tempêtes d’hiver, les effets seront limités.


                    Mais, du point de vue de l’ostréiculteur d’Etel c’est la cata...

                    « A partir de quand un fait divers cesse-t-il d’être un fait divers ? » Vaste sujet... L’info en pleine de faits divers, on en fait des Grenelle, des Commissions... Moi, j’en sais rien. On pourrait lancer le débat. On s’écharpera surement... ou alors "A partir de quand un short cesse-t-il d’être un short pour devenir un bermuda ? un pantalon ? Sujet aussi vaste que le précédent, mais plus inoffensif. 

                  • franck2012* 19 décembre 2011 13:34

                    L’indemnisation des dégâts devraient-êtres automatiques, ce qui obligerait l’Etat a vraiment sécuriser les couloirs maritimes ....

                    Quant à l’agitation médiatique et gouvernementale, elle n’est que de pure forme. une façon de faire allégeance aux écolos.

                     Du pur cinéma politicien en attendant la prochaine catastrophe ...


                  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 19 décembre 2011 13:00

                    Plaisir d’offrir, joie de recevoir, c’est fête smiley

                    Toujours aussi bon, Argo. Et le fil de discussion entre marins est une cerise sur le paquebot, quand on est juste croisiériste, en passant. Merci pour ces éclairages !


                    • Argo Argo 19 décembre 2011 13:12

                      J’ai bien fait d’écrire cet article. Ça me rappelle plein de gens et de bons souvenirs.


                    • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 19 décembre 2011 15:01

                      Pareillement smiley
                      (et j’arrête là les considérations personnelles, on n’est pas au bar de la Marine, les pieds dans le sable, mais sur un journal sérieux smiley )


                    • SANDRO FERRETTI SANDRO 19 décembre 2011 13:56

                      Mon sonar automatique détecteur de talents disparus a corné aux aurores, m’arrachant à la brume des matins et des golfes pas très clairs.
                      Putain, deux ans, comme disait un corèzien...
                      M’arrachant aux bras tièdes de Rosée du matin, la jeune thaîlandaise de 18 ans et un jour qui partage parfois ma couche en échange du paiement de son loyer, j’ai appellé Tony et me suis précipité à l’arrière de ma limousine aux vitres noires comme le destin, affalé sur la banquette de moleskine, en lisant distraitement Lénine et Shopenhauer .
                      « Argo est revenu », que je criais aux feux rouges aux passants ébahis, tel Brel demandant à la Maria de changer les draps pour la Mathilde revenue.

                      Après, j’suis allé directement chez le bougnat me farcir une andouillette de chez Moodis, une 5 A, à l’heure où Cinquat doit dormir quelque part en Bretagne.
                      J’ai bu un Nuit Sans Georges, en souvenir de déconades irracontables.

                      Bref, on savait depuis longtemps que ce sont les meilleurs qui s’en vont.
                      Ce qui est nouveau, c’est que parfois, ils reviennent.


                      • Argo Argo 19 décembre 2011 14:08

                        Salut Sandro,

                        Revenu, mais à la goutte ! J’ai plus trop le temps. Ravi de te lire de nouveau. je vois que ça roule comme au bon vieux... Mes amitiés. Et aussi au châssis... la thaïlandaise, pas la limousine.


                      • mandrier 19 décembre 2011 14:05

                        L’équipage est sain et sauf et c’est l’essentiel. Tant pis pour les quelques goëlands mazoutés (il y en a de trop de toute façon !) et des gravelots, y en a ps là à cette saison...

                        Comme d’habitude, les médias, les assosss, et les politiques la ramènent sans savoir. Y ont du tous faire l’Hydro pour avoir de tels avis aussi définitifs ? ?...
                        Alors on tape sur l’équipage et son capitaine et on dit que le bateau était vieux : Son état est standard, pas pire ni meilleur que tout ce qui navigue à cet âge là.

                         Faire quitter le quai de Kergroise avec le temps qu’il y avait à un navire lège pour en mettre un autre, chargé celui là, c’est envoyer l’équipage à la côte à coup sur.

                        La MTO était déjà bien établie avec le vent et la marée. Ensuite les fonds de ce coté là ne tiennent pas bien.

                        A Kerminihy le bateau est monté sur la grève. Les 2 lignes de mouillage sont élongées de tous leur maillons. Les ancres ont labouré et comme il était lège, il avait un énorme fardage, avec une hélice hors de l’eau avec les déferlantes, giclant une eau chargée d’air sur un gouvernail qui devait être inefficace... En passerelle, ça a du être abominable. 

                        Arrêtons donc de tirer sur le capitaine et son équipage, faut chercher ailleurs...
                        Serait intéressant de savoir ce qu’il se dit à la CCI de Lorient !...

                        Alors attendons l’enquête du BEA/Mer, ils feront la part des choses. Quant à vouloir substituer les prérogatives d’un capitaine quel qu’il soit par une quelconque « autorité administrative », c’est faire monter à bord l’irresponsabilité et le diable pour préparer de vraies catastrophes futures.

                        Je soulignerai l’excellence des Pingouins de la 32F de Lanvéoc-Poulmic qui on hélitreuillé l’équipage à 2 heures du matin dans les conditions de temps qu’il y avait, cela avec le tout récent NH90 Caïman construit en France , conçu par des ingénieurs français, construit par des ouvriers français, piloté par un équipage français....
                        Ce NH 90 remplace le Super-Frelon qui a sauvé des milliers et des milliers de marins de toutes nationalités.


                        • Argo Argo 19 décembre 2011 14:15

                          « Serait intéressant de savoir ce qu’il se dit à la CCI de Lorient !.  » Oui, si quelqu’un pouvait le savoir.

                          « Quant à vouloir substituer les prérogatives d’un capitaine quel qu’il soit par une quelconque  »autorité administrative« , c’est faire monter à bord l’irresponsabilité et le diable pour préparer de vraies catastrophes futures.  » 100% d’accord. On voit déjà la débâcle que ça donne depuis qu’on substitue les prérogatives du commandant par celles de son patron d’armateur. Si c’est pour y ajouter ’« autorité administrative » qui ne connaît ni le navire, ni l"équipage (et parfois rien à la mer) on va droit aux emmerdements colossaux.

                        • mandrier 10 mai 2012 10:04

                          Bonjour ! avez vous lu le rapport du BEA-mer ?
                          Une partie de ce qu’on dénonçait ici, s’y retrouve !...

                          http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=119535


                        • redredsir 19 décembre 2011 14:28

                          Ainsi donc,les médias,les politiques,les professionnels de la mer,tout le monde se perd en conjectures...
                          Mais lisiblement certains savent mieux rien que d’autres,et tiennent à le faire savoir !


                          • Argo Argo 19 décembre 2011 14:42

                            Que les media et les politiques se perdent en conjectures... ou en ce qu’ils veulent, ça ne m’émeut, ni me surprend.


                            Seules les questions sont posées ici. Pas les réponses. Ça doit quand même être assez simple de savoir pourquoi on a fait prendre la mer au Bremen et qui l’a fait (commandant, armateur, Port de Lorient, décision collégiale...). Après trois jours, pas l’embryon d’une explication.

                            C’est si compliqué ? Ou alors on nous prend pour des...

                          • Argo Argo 19 décembre 2011 14:54

                            PS : je m’aperçois que le message avec le crédit photo a sauté lors de la publication. Donc crédit photo : D Guimond


                            • ali8 19 décembre 2011 15:04

                              de tous les marins en herbe commentateurs de ce billet, aucun ne fait intervenir le facteur courants de marée et vent ; out

                              jasons smiley

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