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Accueil du site > Tribune Libre > Toutes les voies s’ouvrent à l’homme dans l’inconnaissable

Toutes les voies s’ouvrent à l’homme dans l’inconnaissable pour peu qu’il pense. L’homme créé non pour être mais pour devenir dans l’Être

Une réponse m’a été faite sur article publié récemment (1), et j’apporte ici quelques précisions que m’a dictées ma pensée et m’enjoint de les communiquer.
 

"Votre démarche et analyse des changements, qui s’opèrent à l’échelle des peuples et des nations, sont le fruit d’un paradigme particulier, bâti sur une croyance en un Dieu, épris de toutes les qualités et de tous les pouvoirs, et dont la sagesse a voulu que tout se déroule en ce bas monde suivant des lois immuables et une harmonie telles, qu’il y a lieu de découvrir, pour pouvoir avancer et remplir sa mission d’élu. "
 

C'est exactement tel que s'opère la marche de l'humanité sauf qu'il n'est pas particulier, il est au-dessus des hommes. Il est le moteur du monde incluant l'humanité dans le sens est d'exister pour exister. Et ce n'est pas donné à l'homme de savoir pourquoi il existe tout simplement parce qu'il doit exister.
 

Que vous dîtes bâti sur une croyance en un Dieu importe peu parce que l'homme est non pas qu'il est par lui-même, il est parce qu'il est et cette question d'être doit lui être un postulat dont il n'a pas besoin ni ne doit ni ne peut connaître. Il est, il existe parce qu'il doit exister dans ce monde à la fois statique et dynamique.
 

Que tout se déroule en ce bas monde suivant des lois immuables et une harmonie n'est pas du ressort de l'homme de découvrir tout au plus de les comprendre sans les comprendre parce qu'il n'est pas donné à l'homme de savoir tout au plus d'être dans l'être.
 

Quant à avancer et remplir sa mission d'élu, il n'y a pas d'élu sur terre, que des hommes qui existent selon les lois même de l'existence. Dans le sens qu'il peut s'attribuer le rôle d'élu et que la masse pourrait croire ou de non-élu qui n'est pas considéré pour la simple raison que toute l'humanité est non-élu, et que si elle se donne le statut d'élu qu'elle explique pourquoi en quoi cette humanité particulière est élue. Et ce sont surtout les Juifs qui se targuent d'être élus.
 

S’ils le sont, ils ne le sont que par leurs pensées, et que leurs pensées au final qui ne sont que leurs pensées, qu'ils se demandent d'où ils ont sorti cette notion d'élu et par quoi et pour quoi un être peut-il être élu alors qu'il doit tout à sa pensée dont il ne distingue pas pourquoi cette pensée est en lui. Et qu'est-ce qu'elle fait cette pensée qui pense en lui ?
 

Ce que ces mots que l'auteur m'écrit : "Ça rentre également dans le cadre des approches dîtes systémiques, auxquelles font désormais appel, beaucoup de spécialistes pour décortiquer et expliquer les phénomènes complexes, notamment sociétaux, qu’ils sont appelés à résoudre. Votre analyse ne peut donc être comprise que par quelqu’un, qui dispose dans son background de cette culture « divine », qui lui ouvre des voies autres que celles qu’empruntent, « les autres » ."
 

Non, mon analyse peut être comprise par tout être qui pense. Sa pensée n'est pas à lui comme ma pensée n'est pas à moi. Je suis cette pensée qui me dicte ces mots que j'aligne à l'instant même, l'autre qui m'écrit fait de même, il aligne ces mots que sa pensée lui dicte. Nous sommes alors deux inconnaissants qui s'écrivent et croient ce qu'ils croient juste.
 

A mon sens, tout être qui pense donne son avis sur la justesse ou non de ces affirmations. L'essentiel n'est pas d'avoir raison ou d'être juste, mais de communiquer sa pensée à l'autre et d'apprendre de l'autre et l'autre d'apprendre de soi. Si le monde est interconnecté, c'est simplement parce que cela doit être et ce doit être relève des avancées de l'homme dans son histoire, dans son devenir dont il ne sait où il va.
 

Précisément mon analyse ne s'adresse pas seulement à ceux qui dispose dans leur background de cette culture "divine", mais à tous ceux qui pensent leurs pensées et cherchent à comprendre "eux-mêmes". Dieu n'a pas à être connu pour la simple raison que l'on doit savoir nous-mêmes ce que nous sommes dans l'"absolu" pour comprendre l'Absolu de tous les absolus de l'univers. Or ceci n'est pas donné à l'homme, et ce qui lui est donné est surtout de se situer ce qu'il est avec ses faibles moyens, une pensée qui lui dit tout au plus ce qui est nécessaire pour être.
 

Et précisément, l'homme puis dans ce "nécessaire" autant que possible pour être lui-même et vivre autant que possible sa sérénité d'être.
 

Quant à "Beaucoup de concepts modernes sont d’ailleurs développés en ce sens, on parle actuellement de pensée nuancée, de la nécessité de changer de paradigme, pour transcender la démarche linéaire, logique, etc...La nécessité d’une telle culture, est plus que recommandée, à l’échelle de nos sociétés musulmanes, elle nous épargnera beaucoup de malheurs et de peines."
 

La nécessité de transcender la démarche linéaire logique, et qui concerne les sociétés musulmanes, il faut dire que toute histoire doit être menée à son dépassement pour aboutir à une nouvelle histoire. Aucune société n'est sortie du néant parfaite, toute culture doit avancer et dans le progrès. Et aucune société n'est ou n'a été exempte des malheurs des guerres, des crises. Et si un malheur doit parvenir à la société ou à une société, cela ne signifie pas que c'est fatal. Cela entre dans le développement de la société et du monde. Une société a été pour être ce qu'elle doit être. Une loi de la marche de l'être dans son être qui est toujours dépassement d'un stade dans un autre stade. L'humanité n'a pas été créée pour être mais pour devenir dans l'Être. Et c'est un peu là le sens de l'existence, de son Existence.
 

Aussi dans la finalité des choses à l'échelle humaine, la seule réponse est celle-ci : « Toutes les voies sont ouvertes à l'homme dans l’inconnaissable pour peu qu'il pense, et là il faut se rasséréner, l'homme pense réellement, à voir le monde du progrès auquel il est arrivé, et là encore ce n'est qu'un commencement, tout viendra en plus, en plus, en plus et surtout en temps opportun. Parce que l'homme ne peut pas courir plus qu'il ne peut courir, mais il court. »

 

 

Medjdoub Hamed
Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective

Note 

« Regard métaphysique sur le Hirak algérien. Le « haut degré de pacifisme et de maturité » dans une Algérie qui « avance » », par Medjdoub Hamed, le 14 août 2019 https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/regard-metaphysique-sur-le-hirak-217224

 


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18 réactions à cet article    


  • ddacoudre ddacoudre 17 août 10:18

    Bonjour Le développement de de la conscience est un élément fondamental à comprendre. Pour rester sur les métaphores bibliques qui l’évoquent dans la genèse, nous savons aujourd’hui que notre espèce en disposait à l’âge de pierre pour fabriquer des outils et avant pour chasser où faire du feu en frottant deux bouts de bois. Nous savons qu’il n’y a pas là de l’innée mais du culturel issus d’une faculté innée apprendre et concevoir. C’est mêmes facultés l’on poussait à s’interroger sur son être et son devenir. Les philosophes Grecs pour Occident ont laissé leurs des écris dont nous disposons des fragments, et pour les ascendants l’art pariétal que nous interprétons, comme toutes les découvertes de nos ancêtres par l’archéologie depuis 1856 découverte du premier crâne. Toutes nos découvertes ne remettent pas en cause l’existence d’une puissance indéfinissable à laquelle nous donnons le nom de Dieu pour certains. Le grand architecte pour d’autres, la Nature ou encore d’indéfinissable. Quelque soit le nom les hommes parlent de la même choses. C’est à dire de comprendre que leur existence se déploie sur une planète dans une galaxie en un univers issus d’un Big bang accessible à notre conscience dont nous savons qu’il ne peut pas provenir de RIEN. Cela n’a fait que reculer celui dont nous dépendons. Le clou qui tient par un lien le pendule que nous sommes. Cette conscience de ce lien nous conduit au clou que nous ne pourront jamais être. Sauf à le devenir en changeant d’état. Nous ne pouvons être à la fois le clou et le pendule. Tous les hommes qui ont perçu ce lien qui les relient à l’inconnaissable se sont inspirés de cette relation pour en définir des conditions d’existences qu’ils comprenaient être rendu possible par l’existence d’une puissance qui leur était supérieur. Leur seul défaut fut de croire que leur préconisation étaient immuables et que l’existence de l’oeuvre de cette puissance pouvait être défini éternellement par des écrits sans qu’ils s’ajustent, s’adaptent à l’évolution des Savoirs qui ont découlé de la limite de l’inspiration humaine. Précisant par la philosophie « scientifisé » des approches qu’ils avaient déjà perçu et ce dont il fallait se prémunir pour vivre en harmonie. La foi et la croyance en une puissance supérieure ne sont pas le problème, c’est de croire que l’inspiration humaine par prophète ou fils de dieu sont absolues et doivent s’appliquer sans Savoirs à quoi elle correspond et pourquoi. L’instruction des sciences humaines est indispensable, mais ne doit pas laisser croire que nos ancêtres étaient des sots. Car ils avaient saisi et compris avec moins de moyens d’investigation ce que nous découvrons avec eux. Quand ils parle de l’esprit de dieu et que nous parlons d’un flux d’énergie qui parcours l’univers nous parlons de ma même choses. Dieu est il énergie NON. Nous ne savons pas ce qu’il est mais nous savons qu’il existe puisque nous le nommons de différentes manières. S’il n’existait pas nous ne pourrions pas en parler car il ne nous aimerait pas. Est ce que rien existe puisque nous le nommons forcément, mais il ne nous a jamais rien inspiré pour exister car comme dieu, il indique la limite de notre conscience. Les religions portent la couleurs des territoires qui les ont vu naître. Un Inuite n’a pas besoin de burka de foulard d’interdit de manger de la viande le vendredi, de chemin de croix pu de la parabole du semeur. Rendre à l’homme des écrit ne les invalide pas, mais leur vite être mortel Les religions n’ont pas été écrite pour fabriquer des cercueils Cordialement ddacoudre OverBlog


    • lejules lejules 17 août 10:41

      merci de vos réflexions qui me font penser dans une certaine mesure a la physique quantique( ou du moins ce que j’ai cru en comprendre ) le passé et le futur existe concomitamment et le présent ne serait qu’ une construction de la conscience.... la conscience nous permettrait de choisir un seul monde dans une infinité d’univers....



      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 17 août 14:07

        @lejules

        Je dirais, pour faire plus court, que ni le temps ni l’espace existent, ainsi qu’en atteste l’intrication quantique.

        Partant de là on a pas vraiment le cul sorti des ronces.


      • Hamed 17 août 14:42

        @lejules

        Bonjour,

        Où vous avez lu en physique quantique (ou du moins ce que vous avez compris) que "le passé et le futur existe concomitamment et le présent ne serait qu’ une construction de la conscience.... la conscience nous permettrait de choisir un seul monde dans une infinité d’univers....« 

        Est-ce que vois pouvez me donner quelques données si vous en avez ou si seulement vous avez déduit ?

        Ceci étant, vous avez visé juste si vous avez seulement de la théorie des quanta qui n’est pas très ben comprise y compris par ceux qui en »font« d’elle ce qu’ils pensent trouver du fameux »quantum d’énergie« de Planck,

        Il est évident que le passé et futur existe concomitamment qu’à l’instant infinitésimalement petite que l »être humain ne peut calculer et que peut-être les « quanticiens » par quelque miracle de la pensée pourrait quantifier.

        Mais cette quantification sera toujours fausse pour la simple raison que ni le passé, ni le futur n’existe dans la réalité puisqu’il n’existe que dans notre réalité en tant qu’être pensant le passé, le présent et le futur pour exister, et seulement pour nous donner des repères dans cette existence.

        Pour que vous compreniez supposez la Terre sans êtres humains que des plantes, des animaux, et pas d’humains, et des milliards d’années qui passent dans l’infinité des temps, quel sens alors le temps pour ces êtres dans la Terre, et pour la Terre elle-même, et pour l’univers entiers avec ces milliers de galaxies, étoiles, planètes, météorites qui existeront à l’infini ?

        Et que serait l’espace pour cet univers infini avec un temps infini ? Donc la mécanique quantique essaie de lier le quantum et l’anti-quantum, si je puis le définir ainsi, puisque toute chose existe dans son affirmation duale, entre être et ne pas être.

        Et cette conscience en réalité est cette « con-science » qui signifie que l’homme dans sa conscience est ce qui va « avec la science ». La conscience n’est alors que cet esprit qui met en nous cette « con-science », en tant qu’apprenant être et agissant être. Et c’est lui qui nous guide que nous sommes nous dans cette Terre, et cette Terre dans l’univers.

        Je ne sais si je vous ai été utile dans les pérégrinations qu’a suscité mon article dans votre pensée. Merci pour votre pensée


      • lejules lejules 17 août 17:59

        @Hamed
        merci de votre réponse il faut que je la digère. je veux dire que je me dois de traduire vos mots pour qu’ils s accroche a ma pensée.


      • lejules lejules 17 août 18:47

        @lejules
        c’est par une conférences de Philippe Guillemand que j’ai pris connaissance de la physique quantique
        https://www.qwant.com/?q=Philippe%20Guillemant&t=videos
        je ne me souviens plus de laquelle.
        ces conférences sont ardus et intéressantes ! bref il faut s accrocher.


      • lejules lejules 17 août 19:09

        @Hamed
        Pour que vous compreniez supposez la Terre sans êtres humains que des plantes, des animaux, et pas d’humains, et des milliards d’années qui passent dans l’infinité des temps, quel sens alors le temps pour ces êtres dans la Terre, et pour la Terre elle-même, et pour l’univers entiers avec ces milliers de galaxies, étoiles, planètes, météorites qui existeront à l’infini ?

        je ne peux comprendre votre exemple car pour moi tout est vivant du grain de sable a la galaxie du cheval au baobab. évidement l’homme a sa place.l’existence ne peut se concevoir sans conscience.et tout est conscience information dirait certain scientifique. ce que j’exprime est de l’ordre de l’intuitif mais on peut retrouver ces notions dans le chamanisme ou l’animisme voir dans la physique quantique ???????


      • lejules lejules 17 août 19:14

        @Philippe Huysmans
        que voulez vous mon bon monsieur nous sommes tous des cul terreux !


      • Hamed 17 août 20:31

        @lejules

        Tout d’abord merci pour le site. Intéressant à maint égard, cela signifie que la pensée humaine avance, elle défriche de nouveaux territoires. Espérant qu’ils aboutissent pour nous.

        Ceci étant, quant à ce que je vous ai écrit, cela ressort à simplement à l’évidence. Supposez moi ou vous ou quiconque n’avions pas existé, que serait le temps présent, passé ou futur, ou la matière, à mon sens aucun sens pour nous puisque nous n’aurons pas existé mais aurions néanmoins existé aussi antérieurement puisque que l’on a été en puissance. On devait existé puisque vous et moi existons aujourd’hui.

        Êtes-vous d’accord avec moi ? La même question se pose lorsque nous ne erons plus ? Avions-nous existé dans le temps, dans la matière lorsque nous serons morts ? A mon sens, et c’est d’évidence que le temps n’est pas ni la matière même si dans notre existence avions aperçu que la matière existe, et c’est une vérité comme vous et moi le sont aujourd’hui.

        Mais le temps aujourd’hui pour nous n’est qu’un repère, la terre tourne sur elle-même en 24 h. et la succession de la nuit et de jour, et autour de la terre avec les 4 saisons. Donc, comme vous dîtes parce que nous sommes vivants et que nous le pensions par la pensée. Mais si cette pensée n’avait pas été en nous, et que nous aurions existé, et quoique dirait Philippe Guillemant

        , dans son « Le réel est-il réel ? » écrit en co-auteur avec d’autres ne changerait pas notre réalité.

        Nous sommes des êtres pensants, c’est tout, et nous avons une existence dans ce monde difficile, L’essentiel est d’être ce « quantum d’énergie » et surtout « pensant » et de mordre dans la vie comme vous dîtes «  tout est vivant du grain de sable a la galaxie du cheval au baobab. »

        Cependant on ne peut arrêter notre pensée de penser ce qu’elle nous entraîne à penser". Parce que c’est elle qui nous commande. Que vous l’exprimiez par l’intuitif, le sensible, le sentiment, la raison, ou n’importe faculté en vous, c’est toujours votre pensée qui le fait pour vous, et qui le fait en moi, et pour tous les humains. Je pense que c’est assez compréhensible ce que je dis.


      • Claudec Claudec 17 août 16:53

        Réponse ici-même : Faut-il croire en Dieu ? ou “Pourquoi Dieu ne saurait exister”.

        https://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=204829


        • lejules lejules 17 août 18:26

          @Claudec
          j ai lu l article je ne suis pas convaincu ce mériterait un autre débat......


        • Claudec Claudec 17 août 20:58

          @lejules

          Merci de votre attention, mais « pas convaincu » de quoi ?
          Que le sort de chacun s’inscrit inexorablement, à sa naissance, dans une hiérarchie excluant toute idée de miséricorde ? Que l’héritage génétique et social de chacun doit tout aux hasards de cette naissance ?
          Voir https://pyramidologiesociale.blogspot.com/


        • Hamed 17 août 22:50

          @Claudec

          Je crois Claudec que vous êtes dans l’erreur. Votre pensée vous joue des tours. J’ai vu votre livre et voici le titre :

          Surpopulation humaine - La cause de tous nos maux : Essai de pyramidologie sociale et d’écologie dénataliste

          Votre analyse tient la route dans seulement l’apparent mais non dans la réalité. Pensez-vous que l’humanité est un élevage d’animaux humains. Ce ne sont pas des moutons ni des vaches. Ce sont certes des animaux, des mammifères mais pensants. Ce n’est pas la surpopulation qui est la cause des maux de l’humanité. C’est la répartition des richesses entre les humains.

          En clair, le bien et le mal. L’être humain est égoïste et exploiteur. Je vous laisse penser.




        • Claudec Claudec 18 août 15:41

          @Hamed


          Vous avez vu mon livre, mais vous ne l’avez manifestement pas lu.

          Que mon analyse tienne ou non la route, elle se fonde sur des évènements et des chiffres incontestables, ainsi que sur des calculs à la portée de tous. Certes les humains ne sont ni des moutons ni des vaches – bien qu’à de nombreux égards leur comportements soient souvent comparables. Certes ils sont des mammifères pensants ; ils l’ont même été jusqu’à s’affranchir des loi de la sélection naturelle, pour le meilleur et pour le pire.

          Mais parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur. Il l’est depuis sa conception jusqu’après sa mort – comme en attestent les marchés du prénatal et du funéraire – et se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est ainsi, avant toute autre opinion ou considération, un agent économique au service de la société, aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils s’inventent toujours plus nombreux –, plus ils produisent et s’enrichissent collectivement, quelles que soient les conditions du partage de leur richesse. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques.

          Le progrès comme tous les malheurs du monde en découlent.

          Comment nier cette évidence, dans son rapport avec le caractère incontournablement pyramidal de notre société, dû au fait que richesse et pauvreté existe l’une par l’autre et qu’un destin aveugle assigne à chacun, à sa naissance, sa place au sein de cette pyramide sociale dans laquelle les pauvres se multiplient structurellement à une cadence qui est au moins 6 fois celle des riches ? Jusqu’où irons-nous, alors qu’elle s’hypertrophie toujours plus, sous la pression de 250 000 êtres humains supplémentaires qui viennent s’ajouter quotidiennement à sa population et que son sommet s’éloignant ainsi incessamment de sa base, les écarts de richesse entre ses occupants se creusent inéluctablement d’autant ?

          Tant à des fins environnementales que sociétales, une forme d’écologie répondant aux attentes de toutes les autres s’impose depuis trop longtemps : l’écologie dénataliste.

          https://pyramidologiesociale.blogspot.com//


        • Hamed 18 août 18:18

          @Claudec

          Je regrette de vous dire que je ne suis ps d’accord sur les arguments que vous avancez. Par exemple : " Comment nier cette évidence, dans son rapport avec le caractère incontournablement pyramidal de notre société, dû au fait que richesse et pauvreté existe l’une par l’autre et qu’un destin aveugle assigne à chacun, à sa naissance, sa place au sein de cette pyramide sociale dans laquelle les pauvres se multiplient..."

          Pensez-vous que vous êtes juste en énonçant ce que vous pensez ? Et vous faîtes partie du lot. N’avez-vous pas pensé que c’est un état de nature ?

          Environnementales ! Sociétales ! Ecologie dénataliste ! Des mots et des mots, quel sens.

          « Réfléchissez » ou plutôt « pensez pourquoi vous n’avez pas raison ».


        • Claudec Claudec 18 août 18:55

          @Hamed

          C’est effectivement la nature – et ses hasards – qui assignent à chacun sa place dans la pyramide sociale. Nous serions donc plutôt d’accord au moins sur ce point. À moins que vous ne contestiez le caractère incontournablement pyramidal de toute structure sociale hiérarchisée par l’altérité de ses membres. 

          Je m’efforce précisément de réfléchir, contrairement à ceux qui s’en remettent à des idées toutes faites, héritées de leurs ancêtres comme autant de vérités, ayant conduit l’humanité et son habitat ainsi que les autres espèces qui le peuplent là où ils en sont.

          Ceci me conduit à librement raisonner (avec le concours de ceux qui veulent bien en débattre) pour vérifier si j’ai tort ou raison. Risque que ne court évidemment pas celui dont les croyances reposent sur des dogmes et qui ne peut que croire qu’il aurait tort de ne pas s’y soumettre.

          Concernant le sens des mots auxquels vous n’en trouvez aucun, je vous invite à me lire attentivement, sur mon blog ou ailleurs, pour en trouver l’explication. Nous en reparlerons après si cela vous intéresse, ce dont je doute.


        • Hamed 18 août 23:43

          @Claudec

          Entièrement d’accord avec ce que vous dîtes. Vous réfléchissez certes, vous raisonnez, oui. Vous comprenez l’état de nature tel qu’il se déploie à nos yeux, à notre compréhension du monde, mais cette pyramide n’a rien d’étrange, nous sommes ainsi construits, l« humanité entière est dans cette représentation.

          C’est comme si vous dîtes pourquoi un arbre est un arbre ? Pourquoi Claudec est Claudec ? Pourquoi moi je vous réponds, etc., etc. Oui nous sommes parce que nous sommes ce que nous sommes.Un état de nature.

          Quant aux hasards, c’est un étéat de hasardn, c’est vrai. Mais pour nous simplement. Mais pour l’Absolu, il n’y a pas de hasard, c’est ainsi nous, moi, vous, l’existence, le hasard d’être mais pour nous seulement.

          L’existence est une réalité, et la réalité n’est pas un hasard. Sinon, on ne serait pas nous. Le hasard est simplement les limites de notre compréhension. De même, ce qu’on définit par dogme, c’est aussi une limite de ce qu’on comprend.

          Non il n’a y pas d’idées toutes faites pour celui qui réfléchit. Une idée toute faite n’a pas besoin de réflexion, elle est une répétition de l’idée toute faite par d’autres, et ce ne sont au final que des mots puisqu’elle ne porte pas en elle la raison. L’apparent, comme vous le faîtes d’ailleurs dans votre »surpopulation« .

          Il est vrai qu’il y a surpopulation, mais cette surpopulation a une base historique, une raison historique. S’il y avait 20 milliards d’individus sur terre, et que tous auraient vécu comme aujourd’hui, cela n’aurait rien changé à l’état de nature de notre existence. Nous sommes ce que nous sommes, et c’est tout. Il n’y a ni dogme, rien du tout c’est ainsi, sauf qu’il y a une dynamique de l’histoire que vous ne faîtes pas ressortir.

          Voilà j’espère avoir été explicite. Et ne m’en veuillez si je réfute vos arguments. Ce n’est pas qu’ils sont faux, non, à mon sens, ils n’apportent pas matière à comprendre. Vous relatez une situation naturelle, et vous nous assénez votre idée de »surpopulation« ou de »pyramide" qui ne sont en fait que des constatez et que pour le trop d’existences, vous les définissez comme des maux. Vous aussi, si on vous prends à la lettre, vous êtes un mal, moi aussi etc.

          Ne prenez pas ça en mal. Merci pour le post.


        • Claudec Claudec 19 août 10:00

          @Hamed

          Loin de moi l’idée de mal prendre vos réfutations, bien au contraire je vous en remercie, regrettant simplement que vous ne les formuliez pas sur mon blog, où elles auraient leur place davantage qu’ici.

          Je n’ai jamais considéré la pyramide SOCIALE comme étrange, ni ne l’ai qualifiée de telle. Ce qui est étrange par contre, c’est le fait que la condition humaine, telle que la représente la pyramide, soit ignorée, voire niée par la grande majorité des êtres humains – pouvoirs en tête, à commencer par le religieux – qui, au lieu d’en tenir compte pour tenter d’améliorer son sort, s’illusionne sur l’égalité et l’équité pouvant y régner entre ceux qui y logent, et pratique depuis toujours une vaine lutte des classes pour tenter de vaincre ce qu’elle a d’irrémédiable : le fait que richesse et pauvreté (en tout et non seulement matériellement) existent l’une par l’autre dans leur relativité.

          Et c’est là que se situe pour moi la preuve de l’inexistence de toute idée de bonté comme de malveillance dans la création, donc d’un Dieu miséricordieux et créateur le lui-même avant d’avoir été celui de l’univers. Car, comme vous le dites avec moi, cette structure est naturelle (et ne s’applique d’ailleurs pas exclusivement à l’humanité).

          La base historique de la surpopulation humaine réside pour moi dans la vanité de l’espèce l’ayant portée à se croire digne de l’attention particulière d’un créateur, alors que nous disparaîtrons tous un jour – comme toute chose – sans le moindre frisson de l’univers.

          Quant à savoir si vous et moi-même sommes des maux pour notre propre espèce et son habitat, je suis tout à fait d’accord, mais j’ajoute que ceci devient vrai quand l’individu se dilue dans le nombre.

          PS « ... dogme, c’est aussi une limite de ce qu’on comprend » Permettez-moi de refuser cette définition un peu facile, celle du CNRS (voir TLF) : « Proposition théorique établie comme vérité indiscutable par l’autorité qui régit une certaine communauté. » me paraissant plus juste et réaliste.

          Cordialement

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