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Trois idoles philosophiques

Descartes, Spinoza et Nietzsche constituent la constellation la plus prestigieuse de la philosophie moderne. À peu près tout le monde se réclame de l’un de ces trois philosophes, voire des trois. Ils ont renversé le platonisme, la morale, ils ont ouvert un nouvel âge et mis fin à la naïveté des penseurs idéalistes. Mais les motivations de leurs admirateurs sont impures. À travers ces trois penseurs, ce sont eux-mêmes qu’ils admirent : leur rupture avec la souche abrahamique, leur rationalisme dépourvu d’empathie, leur orgueil. Et si ces trois philosophes étaient moins rigoureux qu’on ne le dit ? Et si on donnait pour une fois la parole à un adversaire de Descartes, Spinoza et Nietzsche ?

Je discutais l’autre jour avec un ami catholique.

« Je comprends tout à fait que l’on rejette la foi chrétienne, me dit-il, mais ce qui est vraiment risible, à la fois prétentieux et vain, c’est de croire pouvoir démolir la foi à coups d’arguments philosophiques. J’ai discuté mille fois avec des intellectuels sur ces sujets, et c’étaient toujours les trois mêmes philosophes qui revenaient, encore et encore : Descartes, Spinoza, Nietzsche, Descartes, Spinoza, Nietzsche. Les athées n’ont aucune originalité, ils sont d’un conformisme atterrant, pire que des vieilles bigotes avec leur rosaire. Laisse-moi donc te dire, une fois pour toutes, ce que je pense de cette fameuse Trinité : Descartes, Spinoza, Nietzsche.

Descartes tout d’abord. C’est un grand philosophe, un philosophe authentique, je n’aurai pas le ridicule de le nier. Il a eu l’immense mérite de sortir la philosophie de l’ornière scolastique. Il a engendré toute une lignée de penseurs vigoureux, jusqu’à notre époque. Mais enfin, quand on loue Descartes, on sélectionne avec soin les textes, et on n’en retient à la vérité que trois : le Discours de la méthode, les Méditations métaphysiques et la première partie des Principes de la philosophie. Tout cela a une apparence austère et rigoureuse propre à séduire les esprits athées, fort influençables et désireux de trouver un terrain solide sur lequel s’appuyer. Mais ceci n’est que l’introduction de la pensée de Descartes, et tout le reste on n’en parle jamais. As-tu lu le traité des Passions de l’âme ? C’est plus fantasmagorique que la Genèse, crois-moi. On y parle d’« esprits animaux » qui s’enflamment dans le cœur ou dans la rate, je ne me souviens plus, et qui en passant au cerveau causent le désir, ou la pitié, ou la colère. Et ça se développe sur des pages et des pages, un matérialisme primaire dont il ne reste rien de nos jours. Et tout est à l’avenant chez Descartes : la théorie des tourbillons, l’animal-machine qui ne se distingue en rien d’une horloge bien réglée, etc. Alors Descartes est un grand philosophe, d’accord, mais qu’on ne prétende pas détruire la subtilité rabbinique de la Bible, affutée sur des générations et des générations, au milieu des guerres, des catastrophes et des persécutions, à l’aide d’arguments de cet ordre. Il suffit de retourner la prétendue rigueur des cartésiens contre eux-mêmes pour en venir à bout.

Mais ce n’est pas là le plus grand tort de Descartes. Ce que je ne pardonne pas à Descartes, c’est qu’il est à l’origine de l’individu contemporain, enfermé dans sa subjectivité et ses émotions, ne cherchant qu’une seule chose : « se sentir bien », à n’importe quel prix, aveugle et obtus à tout le reste. En enfermant l’individu dans sa conscience personnelle, Descartes s’est coupé de la rude et virile objectivité biblique et romaine. Ce n’est plus le monde qui précède l’individu, c’est l’individu qui génère le monde. Dès lors plus de politique, plus de lois, plus de rites, plus de communauté humaine, mais seulement ce qu’une de mes connaissances appelle plaisamment « la branlette narcissique du consommateur bobo ». L’intersubjectivité est tout ce qui reste, d’où les passions tristes, névroses, harcèlements, frustrations, etc. L’horreur moderne dans toute sa splendeur. Permets-moi de préférer les chants des lévites, les danses des vierges au son du tambourin tandis que l’on amène le bœuf consacré à l’autel du Dieu dont on ne doit pas prononcer le nom.

Passons à Spinoza. Il est frappant de constater avec quel empressement, quelle unanimité les athées se rabattent sur L’Éthique, comme si l’alpha et l’oméga de la Création y étaient contenus. Les croyants ne considèrent pas la Bible avec plus de vénération, plus de servilité. On se barricade derrière Spinoza pour dissimuler son absence totale de conception personnelle quant au monde et à la vie de l’homme. Et tout y passe : le panthéisme, le déterminisme, le désir comme essence de l’homme, etc. Tous les clichés rebattus un millier de fois. On se sent tellement supérieur quand on déclame qu’on ne croit pas à la liberté individuelle, que le bien et le mal n’existent pas, etc. Il n’y a plus rien à rétorquer après ça. Mais quand on creuse un peu, à quoi renvoient ces belles formules ? Tout d’abord, et c’est proprement incroyable, sans équivalent peut-être dans l’histoire de la philosophie, on ne trouve pas une seule idée originale chez Spinoza. C’est une reprise pure et simple des théories de la nature des stoïciens. Spinoza n’aurait pas existé, on aurait pu reconstruire son ouvrage phrase par phrase à partir des fragments de Chrysippe, Posidonios, etc. Mais Spinoza en impose grâce à sa « méthode géométrique » et à sa terminologie obscure. Descartes avait eu le grand mérite de mettre fin au jargon scolastique, et celui-ci revient en force avec Spinoza : substance, essence, accident, etc. On revient au pédantisme des docteurs et à leur savoir verrouillé. Et comme tout cela flatte l’orgueil des agnostiques, qui n’ont pas eu l’occasion de s’initier à l’humilité chrétienne ! Tous ceux qui se piquent de philosophie ont écrit leur livre ou leur étude sur Spinoza : André Comte-Sponville, Michel Onfray, Frédéric Lenoir, Alain Minc, Jacques Attali, etc. Quand je te parlais du conformisme des athées. Et tout le monde s’en fiche, ces ouvrages ne se vendent pas, le moindre livre du pape se vend dix fois plus. C’est que tout le spinozisme est purement verbal. J’ai longtemps cherché un homme habité par la fameuse « béatitude » de Spinoza, je n’en ai jamais vu. Par contre j’ai souvent vu des vieilles femmes malades, la Bible à leur chevet, rayonnantes, souriant tout le temps. Qui peut se réclamer vraiment, authentiquement, de Spinoza ? Personne. Goethe peut-être, mais qui lit encore Goethe ?

Ce qui plaît à l’homme moderne chez Spinoza, c’est au fond sa conception de la nature. La paresse de l’homme moderne était flattée par le subjectivisme de Descartes, sa superficialité et son vide spirituel seront flattés par le « deus sive natura » de Spinoza. On est ému par les forêts, les oiseaux, on a peur de mourir, on ne conçoit rien au-delà de ce que perçoivent les sens, alors on est tout content de se réfugier dans le grand Tout de Spinoza, on se raccroche au moins à ça. Mais ce n’est pas le grand Tout qui nous sauvera, et ce n’est pas le grand Tout qui nous incitera à nous montrer un peu plus patient et plus tolérant à l’égard de nos semblables. Je préfère encore l’athéisme sarcastique et blasphématoire d’un Cioran à ces intellectuels crispés qui se cachent toujours derrière L’Éthique de Spinoza, au moins c’est plus franc et plus amusant.

Passons maintenant à Nietzsche. Franchement j’aime bien Nietzsche. Je n’ai pas envie d’en dire du mal. C’est une sensibilité très délicate, un poète, et un vrai philologue, il savait de quoi il parlait, ce n’était pas de l’esbrouffe. Mais quand les athées le présentent comme le destructeur impitoyable et sanguinaire de la morale et de la religion, c’est risible. Il faut voir le rôle qu’il a joué dans le trio avec Paul Rée et Lou Andreas-Salomé, ou encore avec Richard et Cosima Wagner. C’est l’éternel dindon de la farce. Et il faut lire ses lettres à sa sœur : il a la maturité émotionnelle d’un garçon de quinze ans. Récriminations et jérémiades, délire de grandeur et de persécution. Les apôtres, les Pères de l’Église avaient des communautés à gérer, des luttes politiques à soutenir, ils mettaient leur vie en jeu, on est quand même à un autre niveau d’exigence existentielle. Mais ne considérons pas les données biographiques, restons-en à l’œuvre. Ce qui est caractéristique chez Nietzsche, c’est qu’il n’y a pas le moindre point de contact direct avec la vie chez lui. Seulement avec les livres. Nietzsche ne voyageait pas sans emporter des malles de livres, c’est révélateur. Alors on trouve tout chez Nietzsche, des analyses pénétrantes et des formules saisissantes sur Eschyle et Montaigne, Shakespeare et Mozart. Mais, contrairement à Descartes, Nietzsche ne s’est jamais posé dans la solitude originelle de l’homme pour étudier les données premières de son expérience et de sa conscience. Même un ouvrage comme Ainsi parlait Zarathoustra n’aborde jamais la vie de front, ce ne sont que des clés qui renvoient à Wagner, au christianisme, aux obsessions érudites de Nietzsche. Et quel est le fruit d’une authentique culture nietzschéenne ? Des individus péremptoires, agressifs, misanthropes, solitaires, fous. À comparer avec la qualité humaine d’un Louis-Marie Grignion de Montfort, auteur d’un Traité de la vraie dévotion à la vierge Marie.

- Mais si tu détruis ainsi nos philosophes les plus profonds et les plus renommés, vers quel penseur me tournerai-je ? m’écriai-je.

- Lis la Bible, c’est là le dépôt le plus riche, le plus authentique et le plus salutaire concernant l’expérience humaine, me répondit-il. Mais si tu veux absolument lire un philosophe, lis Sénèque. C’est un vrai philosophe, qui s’est jeté dans la quête de la sagesse de toutes ses forces (et elles étaient grandes), et qui philosophait encore au moment de mourir. Les questions cruciales de l’existence y sont abordées franchement, sans intellectualisme, sans esprit de système : la solitude, la douleur, la vieillesse, la mort. Bien sûr il y a chez Sénèque du pédantisme, des formules outrancières, c’était le tour de sa personnalité. Mais la matière du discours y est, c’est ça qui compte, cette volonté acharnée de revenir toujours au centre du problème, de se couper de toutes les entraves matérielles et émotionnelles, d’accéder à la vraie liberté du sage, indépendamment des circonstances. Crois-moi, c’est moins brillant, mais ça vaut largement Descartes, Nietzsche et Spinoza. »


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37 réactions à cet article    


  • JL JL 22 mai 09:39

    ’’ce qui est vraiment risible, à la fois prétentieux et vain, c’est de croire pouvoir démolir la foi à coups d’arguments philosophiques.’’

     

    Si je retire les mots risible et prétentieux, j’approuve sans réserve cette assertion. Et j’en rajoute : «  tout discours sur dieu qui n’est pas d’adoration est vain » (dixit un homme de foi)

     

    Nous avons un cerveau qui fonctionne selon deux modes ; le premier appelé système 1 est animal : rapide, réflexe, pragmatique, fonctionne en permanence sans même que nous en ayons conscience. La vérité des choses n’est pas son souci, seul le résultat compte. Ce système n’a guère recours aux mots.

     

    L’homme n’est ni ange ni bête, ou plus exactement, il est à la fois ange et bête. La nature l’a doté d’un cerveau, la raison. C’est le système 2 : siège de l’analyse rationnelle, du raisonnement logique, c’est notre part humaine angélique. Le fonctionnement sur ce mode n’est pas automatique, il nécessite un acte de volonté et beaucoup d’énergie

     

    Ce système 2 est utilisé pour atteindre des buts supérieurs, autres que la simple survie : ce peut être un enrichissement personnel ou le bien être de l’humanité : les buts à atteindre, c’est une question d’affects nécessaires pour mettre en branle et alimenter la machine consommatrice d’énergie. De prise de pouvoir au sein de la conscience par les affects les plus puissants.

     

    Les affects sont une question d’éducation. On comprend bien dès lors, qu’une éducation qui prône une idéologie qui promet monts et merveilles et qui en même temps n’exige aucun effort, ne demande aucun investissement énergétique soit parfaitement indifférente à la raison ; nécessairement antinomique.

     

    Je dirai donc pour ma part  : ce qui est vraiment risible, à la fois prétentieux et vain, c’est de croire pouvoir démolir la philosophie par un catéchisme.

    CQFD


    • @JL

      Ce qui est « rationnel » pour certains, ne l’est pas pour d’autres. Le conscient et l’inconscient, vous connaissez ? Le récit biblique est à plusieurs entrées. Relisez l’analyse des fameux rêves de Descartes. Trois rêves de Descartes : https://www.cairn.info/qu-est-ce-que-rever—9782749256627-page-84.htm


    • JL JL 23 mai 08:17

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
       
       je crois que la rationalité est comme le bon sens , « la chose la mieux partagée au monde ». Je veux dire que tout le monde est satisfait de la part qu’il possède.
       
      Ce qui s’oppose à la rigueur d’un raisonnement ce n’est pas un défaut de rationalité — on ferait une tautologie en l’affirmant — mais le fait qu’il souffre plus ou moins de un ou plusieurs biais cognitifs.
       
      Et les biais cognitifs sont directement en prise avec les affects ; c’est ce que je disais avec d’autres mots ci-dessus.
       
      Par exemple ici, l’auteur est affecté de L’effet Dunning-Kruger, ou effet de surconfiance : c’est un biais cognitif selon lequel les moins qualifiés dans un domaine surestiment leur compétence. Ce phénomène a été démontré au moyen d’une série d’expériences dirigées par David Dunning et Justin Kruger.
       
      L’auteur n’est pas en philosophie : son attachement à sa croyance l’empêche d’acquérir cette compétence.


    • Gollum Gollum 22 mai 09:52

      Quel tissu de conneries ! Le mot n’est pas trop fort...

      Et cela me confirme du néant des « penseurs » catholiques une fois de plus.

      Bon là j’ai pas le temps d’argumenter j’ai des choses à faire mais je compte bien revenir..


      • gaijin gaijin 22 mai 17:00

        @Gollum
        « Bon là j’ai pas le temps d’argumenter j’ai des choses à faire »
        pareil mais franchement j’aurais du mal a savoir par ou commencer .........


      • Étirév 22 mai 09:54

        Descartes

        Lorsque Descartes voulut faire table rase dans son entendement, la première phrase qu’il aurait dû dire, pour reconstruire l’édifice de ses croyances, au lieu d’être son fameux : « Je pense, donc je suis », aurait dû être : « Je parle, donc je pense », car cette phrase qu’il prononçait mentalement, il la prenait dans sa connaissance qu’il avait du langage dont il avait oublié de se défaire comme de ses autres connaissances.

        Spinoza

        Le panthéisme, en faisant de Dieu le « Grand Tout » qui anime l’Univers, formulait donc la véritable doctrine scientifique de la divinité. Il ne lui manquait plus qu’une chose : donner à ce principe universel un nom qui permit de le connaitre, de le retrouver dans la Nature, de le définir ; allons plus loin, de le ranger dans la nomenclature des corps simples.

        C’est ce que la science moderne a fait. Mais Spinoza est né trop tôt pour avoir vu la sanction de sa doctrine dans l’œuvre de Lavoisier. Il est resté dans les nuages indécis de la spéculation, il n’a pas su mettre l’idée flottant dans son esprit sur le terrain plus sûr, mais moins brillant, des sciences positives.

        Nietzsche

        Les hommes comme Nietzsche ne laissent, dans le monde, qu’une impression : « C’est un misogyne !... » Leur science est néant, leur œuvre on l’oublie, leur haine seule reste.

        La science de Nietzsche n’est, du reste, pas à lui ; sa haine seule lui appartient. Il est philologue, il étudie les textes antiques et nous les traduit. C’est un plagiaire des idées lointaines, celles que personne ne réclame, c’est pour cela qu’il est quelquefois étonnant, il nous rend des idées très anciennes qu’il attribue à l’homme supérieur, le suprahumain.

        Livres de Femmes, Livres de Vérités


        • Taverne Taverne 22 mai 10:02

          Que Dieu reste à sa place !

          Tout un texte entre guillemets dont les propos sont entièrement attribués à « un ami catholique ». Et votre avis, à vous ? Enfin, si vous en avez un...

          En tous cas, voici le mien : pour que l’ordre règne, que Dieu reste à sa place ! Que le philosophe aussi reste à sa place de philosophe !

          J’ajoute que le procédé consistant à qualifier de grands philosophes d’idoles (comme en religion) et à les présenter sous les traits d’une sainte trinité, ne me trompe pas. Il s’agit là d’un point de vue de croyant qui s’imagine que le cerveau de l’athée est fait comme le sien, autrement dit que l’athée vénère ces trois-là comme une triade divine. C’est ridicule. Moi, athée et philosophe, je les vois comme des hommes, de grands penseurs, et rien de plus. Vous avez bien fait (enfin « votre ami catholique » a bien fait...) d’ajouter Sénèque.


          • Jean De Songy 22 mai 11:57

            Descartes a 2 disciples, Spinoza et Leibniz.Le seul philosophe français (je dis pas boobalandais évidement...)

            Nietzsche a rien à foutre dans l’histoire de la philosophie de la subjectivité si ce n’est pour s’y opposer. Le vocable d’Aristote c’est pas pompeux c’est précis ! PAs la branlette de gogochon qui se croit philosophe

             

            substance (absolu) : ce qui est en-soi et conçu par-soi (ex : le cosmos-dieu)

            attribut (absolu relatif) : ce que l’entendement (pas gogochon) conçoit de la substance (de son essence) (ex : la polarité)

            mode : ce qui est en-un-autre et par-cet-autre est conçu (ex : le mode bronzage du gogochon à la plage)

            accident : un attribut accidentel qui ne change pas l’essence (ex : ce gogochon est sans coach sportif, rare et juste accidentel)

            actualité (energeïa, effectivité) : identité de l’essence et de l’être, intérieur qui s’extériorise (le gogochon devenu servile bonniche à Soros) 

             

            L’absolu (substance) est donc forme immédiate de l’actualité, un « depuis tjrs » (ex : Mélenchon était déjà caniche sorosien dès sa fécondation intra-utérine et n’a jamais bougé depuis, intérieur et extérieur du Mélenchon est resté identiquement absolument crétin). 

            Pour Aristote cette actualité est surtout mouvement (Mélenchon part lécher le cul à Soros), mouvement déjà en puissance (dynamis) dans l’être (léchage potentiel déjà par le fait d’être de l’essence ex-France soumise. Et quand le cul de Soros est bien propre, Mélenchon atteint la fin (telos) de son energeia.). Alors le mouvement n’est plus utile, acte achevé « d

            Quand le gogochon bronze comme une côtelette halal sur la plage, il »pâtit« du soleil, suivant un principe (archi) de la mélatonine dans son essence de mattuvu (intervient ici le principe de causalité)

            Et la cause première est être qui n’est ni puissance ni actualité, juste être immédiat, mouvement immobile, causalité image de lui-même, symétrique, l’Un néoplatonicien,acte pur, cause de soi etc. et l’acte pur est intelligence qui dans son mvmt »interne" reste identique à elle-même, absolue. De l’energeia d’Aristote à la subjectivité de Hegel. Entre les 2 Spinoza a sa place avec sa fixité des catégories ds la substance.


            • Jean De Songy 22 mai 12:03

              MARX,

              POURQUOI LA GRENOUILLE DE BÉNITIER POND DES TÊTARDS DU LIBÉRALISME (dans le purin multiculturel) :

               

              "Le monde religieux n’est que le reflet du monde réel. Une société où le produit du travail prend généralement la forme de marchandise et où, par conséquent, le rapport le plus général entre les producteurs consiste à comparer les valeurs de leurs produits et, sous cette enveloppe des choses, à comparer les uns aux autres leurs travaux privés à titre de travail humain égal [le travail abstrait], une telle société [bobo] trouve dans le christianisme avec son culte de l’homme abstrait, et surtout dans ses types bourgeois, protestantisme, déisme, etc., le complément religieux le plus convenable. Dans les modes de production de la vieille Asie, de l’antiquité en général, la transformation du produit en marchandise ne joue qu’un rôle subalterne [contre la dîme du serf la bénédiction du prêtre, rapports humains non marchands], qui cependant acquiert plus d’importance à mesure que les communautés approchent de leur dissolution [archipel boobalandais]. Des peuples marchands proprement dits n’existent que dans les intervalles du monde antique, à la façon des dieux d’Épicure dans les entrailles de la Terre, ou plutôt comme les Juifs, dans les pores de la société polonaise. » Le Capital, Marx


              • Gcopin Gcopin 22 mai 12:03

                Bonjour, dommage le titre était alléchant. Je pense que l’on ne peut pas tout catégoriser, surtout sans arguments solides. Par exemple, il semblerait dans votre article que la définition d’un athée est une personne qui ne croit pas au christianisme donc un musulman est-il un athée ? Pour Descartes, il écrit « Cette idée d’un être parfait et infini en moi prouve à la fois l’existence et la perfection de Dieu. Ce pourquoi, ce n’est pas un Dieu trompeur, puisque ce serait une imperfection. » pour Spinoza c’est probablement plus complexe avec l’idée de Dieu nature immanent est non la transcendance comme les religions monothéistes (avant le big bang lol), Dieu ou pas dieu la question reste ouverte, donc pour Spinoza athée ou pas athée la réponse n’est pas simple. Le nihilisme de nietzschéen à ma connaissance n’est pas un petit bricolage philosophique, mais une remise en question fondamentale de l’idée de croyance. En lisant votre article, je sens une petite musique dogmatique très inconfortable. Heureux, ceux qui ne doutent pas, pour ma part j’en suis encore au stade, ce n’est pas que je ne crois pas, mais je ne sais pas si je crois. Comme vous affectionnez Nietzsche, je terminerais par une de ses citations. « Ce n’est pas le doute qui rend fou, c’est la certitude. »


                • Gollum Gollum 22 mai 12:25

                  Bon me revoilou... smiley

                  Sur Descartes et les animaux-machines : cela vient en ligne droite de l’univers biblique qui crée une scission nette entre le monde humain (avec une âme) et le monde animal et végétal (sans âme). Or ce qui est sans âme ne peut être que mécanique. Voilà. CQFD. La faute à la Bible point barre. smiley

                  Descartes d’ailleurs n’a fait ici que reprendre le sentiment majoritaire (issu de l’Église donc) de la société de son temps..

                  Sur Descartes qui cherche à se sentir bien et à une sorte d’hédonisme. Bon je laisse cela à d’autres meilleurs connaisseurs de Descartes que moi (Taverne peut-être) mais sérieusement j’en doute très fort..


                  Permets-moi de préférer les chants des lévites, les danses des vierges au son du tambourin tandis que l’on amène le bœuf consacré à l’autel du Dieu


                   smiley Au secours... Il y a encore des nostalgiques des sacrifices animaux à la gloire de Yod Hé Vav Hé ? Nan mais sérieux ? smiley


                  Spinoza :


                  Et tout y passe : le panthéisme, le déterminisme, le désir comme essence de l’homme, etc. Tous les clichés rebattus un millier de fois.


                  Ah bon ? L’absence de libre-arbitre c’est un cliché mainte fois rebattu ? Les seuls à avoir osé envisager cette éventualité furent les cathares exterminés pour cette raison et bien d’autres...


                  Même encore aujourd’hui l’idée du non libre-arbitre est encore largement minoritaire.. smiley


                  On se sent tellement supérieur quand on déclame qu’on ne croit pas à la liberté individuelle, que le bien et le mal n’existent pas


                  Et on se croit inférieur quand on croit au libre-arbitre ? Mais qu’est-ce que cette idée débile vient faire là ? Sinon votre ami n’a pas dû lire Spinoza en profondeur car il ne dit nulle part que bien et mal n’existent pas mais qu’ils sont relatifs aux existants. Ce qui fait une très grande différence que votre ami semble incapable de saisir. Exemple : le lion mange la gazelle. Pour la gazelle c’est mal (c’est une évidence non ?) mais pour le lion c’est bien (évidence là encore). Mais pour un tiers neutre (l’homme, le scarabée, le passereau) c’est neutre. Et pour le sommet de la Création, pour Dieu, puisque Spinoza n’était pas athée, les deux sont biens puisque voulus tous les deux par le général en chef en personne. 


                  on ne trouve pas une seule idée originale chez Spinoza.


                  Plus c’est gros comme on dit... smiley


                  Mais Spinoza en impose grâce à sa « méthode géométrique »


                  Tout le monde s’en fout de sa méthode géométrique. Ce qui est intéressant c’est sa vision des choses.. Pitoyable là encore. smiley


                  Sur le jargon de Spinoza je rigole, c’est un des auteurs les plus clairs qui soient. Frottez vous à Husserl vous m’en direz des nouvelles. Idem pour Heidegger.


                  Tous ceux qui se piquent de philosophie ont écrit leur livre ou leur étude sur Spinoza : André Comte-Sponville, Michel Onfray, Frédéric Lenoir, Alain Minc, Jacques Attali, etc. Quand je te parlais du conformisme des athées


                  Sauf que je ne pense pas que Lenoir soit athée. Et moi non plus du reste. Et Spinoza non plus.


                  • Gollum Gollum 22 mai 12:25


                    Et tout le monde s’en fiche, ces ouvrages ne se vendent pas


                    Les ouvrages de Frédéric Lenoir se vendent très bien.

                    Ici une conférence de Lenoir sur Spinoza qui trouve Spinoza très christique.. Eh oui ! smiley https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/frederic-lenoir-conference-le-76419


                    le moindre livre du pape se vend dix fois plus.


                    Quel argument d’une profondeur abyssale ! Le catholique a toujours eu le culte de la bite la plus grosse. Pas étonnant qu’ils aiment les grandes structures étalées sur la planète entière ça leur donne un sentiment de supériorité qu’ils auraient, sans cela, du mal à revendiquer..


                    Qui peut se réclamer vraiment, authentiquement, de Spinoza ? Personne.


                    Beaucoup de monde et c’est bien ce qui vous ennuie. D’ailleurs s’il n’avait pas de succès même pas la peine de pondre cet article.. smiley

                    On est ému par les forêts, les oiseaux, on a peur de mourir, on ne conçoit rien au-delà de ce que perçoivent les sens


                    Pétard mais quel c... votre pote ! Spinoza n’était pas athée ! Faudra le dire combien de fois ? smiley Et ce qui intéresse les athées chez Spinoza ce n’est pas cela c’est la démolition des cotés superstitieux des religions constitutionnelles.. Comme par hasard, vous ne parlez pas de cet aspect essentiel. 



                    Maintenant Nietzsche..


                    il a la maturité émotionnelle d’un garçon de quinze ans.


                     smiley Que dire devant tant de bêtise ? Ben rien.. tiens. smiley


                    Nietzsche ne s’est jamais posé dans la solitude originelle de l’homme pour étudier les données premières de son expérience et de sa conscience.


                    Là encore c’est tellement à côté de la plaque et péremptoire qu’on ne sait pas quoi dire..


                    Et quel est le fruit d’une authentique culture nietzschéenne ? Des individus péremptoires, agressifs, misanthropes, solitaires, fous.


                    Ben je dois être péremptoire (ceci dit votre pote me bat à plate couture hein !) solitaire et fou.. smiley Faudra que j’en informe mon entourage.. smiley


                    À comparer avec la qualité humaine d’un Louis-Marie Grignion de Montfort, auteur d’un Traité de la vraie dévotion à la vierge Marie.


                    Lol ! smiley Le gars terrorisé à l’idée de marcher par terre sur une croix dessinée par l’ombre de branches d’arbres croisées.. Une peur obsessionnelle du blasphème, même involontaire, et surtout parfaitement dérisoire. Voilà le modèle de l’homme catholique : un vécu permanent dans la terreur du péché..

                    Il n’y a pas que lui d’ailleurs ils furent tous pour la grande majorité ainsi.


                    Lis la Bible, c’est là le dépôt le plus riche, le plus authentique et le plus salutaire concernant l’expérience humaine, me répondit-il.


                    Lol je suis MDR smiley


                    De ce texte indigent et surréaliste, complètement prosélyte et faux, je ne retiendrai que l’hommage final à Sénèque.


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 mai 12:45

                    @Gollum

                    La seule philosophie française qui m’importe est celle de Rabelais.


                  • Jean De Songy 22 mai 12:34

                    Niveau I :

                    (gogochon s’abstenir et batraciens « joue à claques d’islamistes » aussi)

                     

                    Descartes insiste sur la volonté (libre volonté), Leibniz développe son principe du meilleur à foison (monadologie, le tableau parfait a du sombre et du clair, du mvs du bon pour un max d’écosystème...à dire aux crétins anti-spécistes) qui se trouve déjà ds la 5eme méditation (et avant la bave du sanglier chez les grecs)

                    Descartes reprend l’argument sceptique du rêve : indiscernabilité du rêve et du réel (moi près du feu suis je ds mes draps ? etc.) mais oublie la 2eme partie de l’argument, indécidabilité (quand je suis éveillé j’utilise les lois de l’éveil pour distinguer éveil et rêve, je suis parti-pris, Descartes pose la mémoire comme argument, 6e méd, mais c’est un argument de l’éveil, donc parti-pris, aporie) 2 phases que Platon, lui, développe dans le Théétète . Hobbes dira « du chou réchauffé » ses méditations...

                     

                    Niveau II

                    (gogochon, allez regarder (pas lire) Natte et Touffa Diahlo où Obono, la propriétaire du singe blanc La Baudruche)

                     

                    « L’entendement a des déterminations qui ne se contredisent pas. La négation est déterminé simple. La négation de la négation est contradiction : elle est ainsi affirmation, mais elle est de même négation en général [négation de rien] L’entendement ne peut supporter cette contradiction.
                    Elle est le rationnel.
                    C’est ce point qui fait défaut à Spinoza. C’est là son manque. »
                    Hegel, Leçons sur l’Histoire de la philosophie.

                     

                    Commentaire :

                     

                    La raison spéculative est, depuis la Critique de la raison pure, tombée en discrédit. Kant a nié sa prétention à connaître l’absolu, divorce de la raison spéculative et de l’absolu. Alors Hegel renouvelle du paradigme spéculatif de la philosophie, contre les paradigmes pratique (Kant, Fichte), esthétique (Schiller), fidéiste (Jacobi), réactualise Spinoza, Ethique 44 : « Il est de la nature de la Raison de percevoir les choses sous un certain aspect de l’éternité [...] L’Esprit humain a la connaissance adéquate de l’essence éternelle et infinie de Dieu. » Deux temps de réflexion : un mode fini, l’entendement, et un mode infini, la réflexion spéculative ou rationnelle. L’entendement utilise les disjonctions, fini/infini, matériel/spirituel, moi/non-moi, principe du tiers-exclu (A où A), toujours dans le fini, dans la différence et non l’identité. En posant un absolu (l’infini par ex) comme « un » autre (que le fini) l’entendement absolutise le fini, finitise l’absolu, et se trompe. Toute l’œuvre de la spéculation consiste à recomposer la réalité que l’entendement décompose, en reconduisant les opposés à leur unité, c’est-à-dire en les supprimant comme opposés, par intuition transcendantale de l’absolu non pas comme identité formelle et indéterminée, mais comme identité de l’identité et de la
                    non-identité, selon la fameuse formule de Hegel (l’infini contient lui même et son contraire, le fini par ex).

                    « Pour la spéculation, les êtres finis sont des rayons du foyer infini dont ils émanent et qui prend forme par eux ; le foyer se trouve posé en eux comme ils le sont en lui. » PhG Hegel
                    Comme chez Spinoza, l’absolu reste identique et ne « sort » pas de lui-même, de son identité mais produit des finis, déterminés (Dieu Nature naturante et gogochon Nature naturée), dans la substance et non la causalité.
                    « Dieu seul est cause libre, car il est le seul qui existe par la seule nécessité de sa nature. » Spinoza

                    L’absolu hégélien est de même libre comme le Dieu Spinoziste car restant identique, et nécessaire ; ce système de la liberté et de la nécessité la philosophie spéculative doit le reconstruire pour la conscience humaine. La Nature est substance absolue inconsciente, sujet-objet objectif, l’intelligence accident (sens scolastique), devient l’Esprit qui connaît l’absolu dans la subjectivité consciente d’elle-même, sujet-objet subjectif, intelligence substance absolue (bientôt l’IA !), et la nature, accident. Pour Hegel, contrairement à Spinoza, l’absolu n’est pas, mais il devient (par le vivant). Spinoza excluait le devenir, Hegel l’hypostasie, Nietzsche lui rendit hommage pour ça. A noter qu’avec son système de « fixité » primordiale, Spinoza ne pouvait expliquer le pourquoi du fini...
                     
                     
                    « L’Esprit est uniquement l’acte de sursumer son être-autre ; cet autre, qu’il est lui-même, est la nature ; l’Esprit est uniquement l’acte de se rendre identique à soi à partir de cet être-autre. Son essence n’est pas l’identité à soi, mais de se rendre identique à soi [...] L’Esprit sursume la nature [physique et éthique] ou son être-autre en reconnaissant cet être-autre comme lui-même [nature et objets humains], en reconnaissant que la nature n’est rien d’autre que lui-même posé comme un opposé. Par cette connaissance l’Esprit devient libre, ou encore c’est seulement par cette libération qu’il devient Esprit ; il s’arrache de la puissance de la nature lorsque celle-ci cesse d’être un autre pour lui [à travers l’Histoire]. » Iéna, Hegel


                    • Prudence 22 mai 20:57

                      @Jean De Songy
                      Vos analyses sont bien sûr justes, Jean. Pour qui sont-elles écrites ? Elle ne peuvent amener les commençants en philosophie à comprendre Hegel (votre approche est très synthétique) et elles n’apprennent rien à ceux qui l’ont compris. Elles sont donc là pour faire parler les bavards. Et elles sont elles-mêmes limitées (pardonnez-moi) par la limite que Spinoza n’a pas su voir dans son oeuvre même, et qui fut reprise telle quelle par Hegel, sans que ce dernier puisse rien y voir. Le défaut est bien caché. Le monde actuel étant hegelien, et l’hegelianisme étant porteur d’un vice de fabrication, le monde actuel est de plus en stupide, et ça s’accélère. Sachant qu’il s’agit d’un phénomène dialectique, essayer de l’arrêter sans les bonnes procédures est aussi vain que d’arrêter un tsunami avec une cuillère. Nos contemporains de gauche ont ramé, ramé, mais n’ont rien pu faire d’autre que de faire empirer les choses, jusqu’à détruire la gauche elle-même.
                      La philosophie est en train de se renouveler. Il n’y a qu’à lire cette page, écouter Bellamy, mais surtout lire Obscures lumières, de Vergely. Bon courage aux intellectuels de gauche, ils ont régné pendant plus d’un demi-siècle, ils ont pourri la planète sans le vouloir en ne comprenant rien à rien, ils se sont prostitués au capital dont ils sont les toujours les avant-gardes sans le savoir. Pour oublier, ils fument et sont dépendants de divers psychotropes tout en se croyant les plus libres et ils réclament la libéralisation des drogues. Assez, par pitié. Maintenant vient le temps d’autre chose.
                      A propos, dimanche, on vote. Résultats-surprise. Absolument aucune idée de ce qui va se passer. L’être rencontre le néant un peu plus les jours d’élection.


                    • Cadoudal Cadoudal 22 mai 21:03

                      @Prudence
                      Qui a le courage de se projeter dans cinquante ans ? Et dans un siècle ? Et dans deux siècles ? Sachant qu’en extrapolant les dynamiques démographiques actuelles, dans moins de trente-cinq ans, la moitié de la population française sera musulmane… Et qu’au milieu du IXème siècle, moins de cent-cinquante ans après la conquête de Cordoue par les musulmans (711), l’orientalisation de la société était quasi-complète, au point qu’elle en avait oublié ses racines chrétiennes et latines. Ainsi, en 869, un gouverneur musulman installé dans une ville andalouse chercha en vain quelqu’un capable de lui traduire une inscription latine trouvée sur un monument antique ; à la même époque, l’auteur Alvaro se lamentait en ces termes de l’acculturation des autochtones aux standards musulmans : « Où trouver aujourd’hui un laïc qui lise les commentaires latins sur les Saintes Ecriture ? Qui d’entre eux étudie les Evangiles, les prophètes, les apôtres ? Hélas ! Tous les jeunes chrétiens ne connaissent que la langue et la littérature arabes […]. Les chrétiens ont oublié jusqu’à leur langue, et sur mille d’entre nous vous en trouverez à peine un seul qui sache écrire convenablement une lettre à un ami. Mais s’il s’agit d’écrire en arabe, vous trouverez une foule de personnes qui s’expriment dans cette langue. »

                      http://les-minuscules.blogspot.com/2015/12/trois-religions.html


                    • Prudence 22 mai 22:59

                      @Cadoudal
                      Mon cher Cadoudal, vous ignorez manifestement à qui vous parlez. Je suis allé cet été me recueillir au manoir de la Chabotterie, en souvenir de François Athanase Charette de La Contrie, qui défendit le meilleur des rois. J’ignorais alors qu’il était FM (donc un peu sot, et de fait il a perdu la bataille) et regrette presque mon déplacement. Mais le lieu est si beau que finalement non. Sachez que je désapprouve entièrement la tendance actuelle à dire du mal de la religion musulmane, et à présenter nos compatriotes musulmans comme de potentiels ennemis. Eux ont de véritables familles où l’on s’aime, où les valeurs sont respectées encore, où la pudeur existe, et l’on ferait mieux de les prendre pour modèles, de même que nos compatriotes juifs pratiquants, si l’on veut que les églises ne se retrouvent pas totalement vides, désertées parce que ceux qui devraient s’y trouver auront préché le rejet de leur prochain au lieu de savoir l’aimer. Si vos calculs sont justes et si vous avez quelque chose contre nos compatriotes musulmans et leurs familles, je vous conseille dans ce cas de quitter le pays.
                      A bon entendeur salut, mon cher Cadoudal.


                    • Cadoudal Cadoudal 22 mai 23:16

                      @Prudence
                      La dhimmitude vous va si bien, vous nous préparez Vatican III, ne changez rien mon cher...

                      Moi j’ai les pieds sensibles, ils ne supportent que les Doc Martens, les babouches me donnent des ampoules.


                    • Jean De Songy 23 mai 12:56

                      @Prudence
                      J’écris ce commentaire pour moi smiley
                      B Bourgeois dit qu’il a étudié Hegel parce qu’il y comprenait rien... moi c’est pareil... et parce que je suis touriste professionnel (je ne veux pas payer d’impôts à Micron pour le bétonnage colonial Soros), faut lutter contre Al.
                       
                      C’est un exercice de 2nd de lycée prussien (pas la benêtisation anationale Naïade Vagino Bécassine, QI et PISA en chute ibre)...

                      Je vous ai épargné le Niveau III ... (de 1ère)
                       
                      Le système de Hegel est une grande tautologie, une preuve ontologique (Schelling il me semble). Mais comme fasciste archéo-futuriste-marxiste-transhumaniste ça me va. Et puis Hegel c’est du Aristote de cité grecque, pas du Onfray niais du Boobaland, c’est l’Occident dans sa dialectique de la Raison folle. Nostalgie. Et Marx son seul et meilleur élève. La belle époque du logos européen.
                      Les juifs aiment Heidegger le nazi et ses élèves Lévinas....
                      Et rien que le nom « Heuugeuuuul » fait peur au bobo. ça sonne comme un nom de pitbull
                       smiley
                       
                       
                      Avant était la grande Europe du logos, comme disent Régis Debray et Paul Valéry, morte en 1945 :
                      https://www.youtube.com/watch?v=47JRajorwAI


                    • arthes arthes 22 mai 13:12

                      @Laconique

                      Ce n’est que mon avis...Mais Goethe !!!! Et Schiller....Voila ce qui constitue , où plutôt, devrait constituer le socle de la philosophie de notre temps .


                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 mai 13:23

                        @arthes Du shleu . De la dogmatique comme dans la musique romantique 19e allemande. Préfère Satie ou Chopin.


                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 mai 13:28

                        Encore un truc...Nietzsche regrettai de ne pouvoir écrire en français...pour la nuance.


                      • arthes arthes 22 mai 20:10

                        @Aita Pea Pea

                        Goethe /Schiller, des philosophes, pas de dogmatisme justement, une impulsion de liberté, une vision de l’humain dans la recherche de sa cohésion et de son unicité, et de tolérance à couper le souffle...Et aussi de la spiritualité libre.
                        Goethe le fervent botaniste , amoureux de la nature et passionné de chimie aussi. et quasiment précurseur de Darwin...Père de la litterature Russe moderne (de l’époque) 
                        Tout ce que j’aime...Cette partie du 19eme....Mon trip sinon, c’est plut^tt Wagner chez les casques à boulon. mais j’aime bien aussi ceux que tu cites.
                        Bon, c’est la pensée de Kant , matérialiste et la révolution industrielle capitaliste des rosbeef qui se sont imposées dans la seconde partie en trouvant leur terreau sur les fantastiques travaux de Darwin. interprétés de manière telle que l’on en a encore la jouissance si je puis dire de nos jours : Le darwinisme social et le dogme scientiste...Ah oui, et Hegel dans la même charrette , bien sur.


                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 mai 20:15

                        @arthes

                        Jean Sébastien for ever .


                      • Christian Labrune Christian Labrune 22 mai 14:21

                        Aucun de ceux qui me lisent de temps en temps sur AgoraVox ne peut ignorer que je suis en relation avec l’Immaculée Conception. Elle m’apparaît assez régulièrement dans la grotte des Buttes-Chaumont, mais il n’y a pas dix minutes, c’est elle qui m’a téléphoné -ce qui lui arrive rarement et nous avons eu une brève conversation.

                        Son téléphone, comme le mien, est de la marque Huawei, et elle s’inquiétait de savoir si elle pourrait continuer à l’utiliser après la décision de l’administration Trump. Je l’ai rassurée comme j’ai pu.

                        C’est elle qui m’a signalé cet article sur AgoraVox et m’en a recommandé la lecture, après une conversation qu’elle venait d’avoir avec Dieu le Père. « Il est MDR ! », m’a-t-elle dit juste avant de raccrocher en catastrophe, ce qui lui arrive quelquefois quand elle est en train de préparer la bouffe au plus haut des cieux. La dernière fois, l’huile avait pris feu dans sa poêle à frire.

                        Je n’ai pas du tout compris ce qu’elle entendait par « Dieu est MDR ». D’habitude, elle est moins sibylline. Y aurait-il quelqu’un qui pût nous éclairer ?


                        • Claudec Claudec 22 mai 17:29

                          « ... ils ont ouvert un nouvel âge et mis fin à la naïveté des penseurs idéalistes. »

                          Il faut être aveugle pour écrire une telle absurdité, quand tous les obscurantismes, religieux comme politiques, n’ont jamais autant profité de l’angoisse existentielle du roseau pensant, agité depuis un bon siècle par des désordres et une barbarie comme l’humanité n’en avait jamais connu ; auxquels s’ajoute le souffle de l’écolo-anxiété. 


                          • Prudence 22 mai 19:54

                            Oh, ça bouge, dans les commentaires !

                            Ayons la bonté de nous intéresser à Vincent, lequel pleure quand on lui annonce qu’il va mourir. C’est plus important que toute théorie du passé et les luttes intellectuelles entre Descartes, Spinoza ou Nietzsche (qu’est-ce qu’il vient d’ailleurs faire ici, celui-là ?). C’est notre présent, et aussi notre avenir, compte tenu de qui en découlera et nous concernera tous.

                            Il y a aussi le vote, dimanche.


                            • arthes arthes 22 mai 20:15

                              @Prudence

                              Il n’y a pas assez d’articles déjà consacrés au cas Lambert ?

                              Calmos la bête !
                              https://youtu.be/pp-wmEKWLSo

                               


                            • Prudence 22 mai 21:03

                              @arthes
                              Si vous étiez capable de réellement comprendre ce que vous dites, vous verriez que vous avez associé le nom « Vincent Lambert » à l’expression « calmos la bête », en plaçant juste un point d’interrogation entre. C’est tout bonnement horrible. Je sais bien qu’en disant « la bête » c’est à moi que vous pensez, mais vous avez néanmoins fait cette juxtaposition. Vous avez un inconscient effrayant. Soignez-vous bien, « arthes ».


                            • arthes arthes 22 mai 21:23

                              @Prudence

                              Justement...Si vous savez, ne. faites pas la bête :

                              https://youtu.be/M6rrTROoZIw


                            • Prudence 22 mai 22:38

                              @arthes
                              Magnifique vidéo qui montre que l’art est heureusement présent parmi nous, et que le goût existe encore. Quel rapport avec nos conversations ? Je ne suis pas sot, mais pas devin.


                            • arthes arthes 23 mai 12:43

                              @Prudence

                              Le rapport...Juste un truc comme :

                              Hey , bro
                              Tu me dis que les lits brûlent
                              Je le sais que trop
                              Mais maintenant que tu es la,
                              Je ne veux pas te faire la guerre
                              sors de ta chambre
                              Regarde le ciel, le soleil
                              Les fleurs et les oiseaux
                              Souffle un peu
                              avant de retourner à la lutte


                            • Yann Esteveny 22 mai 23:34

                              Message à avatar Laconique,

                              Merci pour votre article intéressant.

                              Descartes voyait l’homme comme le nouveau maître de la Nature, Spinoza a récolté un herem et enfin Nietzsche redécouvre avant de sombrer dans la folie l’adversaire de Dieu. Qu’ils soient idolâtrés par la barbarie moderne est normal. 

                              D’accord pour dire que Sénèque est un philosophe « solide ». Blaise Pascal et Soren Kierkegaard sont des philosophes chrétiens exceptionnels. Héraclite, Platon et Heidegger permettent également de faire ses humanités.

                              Respectueusement


                              • Lisez Jankélévitch et vous vous en remettrez...


                                • eddofr eddofr 23 mai 11:19

                                  Le plus grand philosophe de tous les temps c’est Conan le Barbare  !


                                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 mai 11:33

                                    @eddofr

                                    Y’a eu aussi Connard le barman , au café du commerce.


                                  • Pierre Régnier Pierre Régnier 23 mai 11:21

                                    Il y a des athées que je qualifie d’athées obscurantistes. Ce sont ceux qui croient inutile de "perdre son temps" à examiner le contenu des croyances religieuses parce que, selon eux, il n’y a là que des sottises. Ceux d’entre eux qui sont actifs en politique jouent aujourd’hui un rôle très négatif. Ils contribuent à l’islamisation de la France, donc à la promotion de sa violence, à sa régression civilisationnelle.

                                    Je connais mal les trois philosophes mis ici en accusation mais l’un d’eux a joué un rôle déterminant dans ma vie spirituelle. Malgré plusieurs tentatives je n’ai jamais réussi à lire l’Éthique de Spinoza, mais son Traité théologico-politique, absent du présent article, m’a convaincu que l’essentiel, dans l’analyse des religions, c’est l’examen, en chacune d’elles, de son rapport à la violence existant dans le monde. Spinoza, que je n’ai nullement ressenti comme un philosophe athée, a beaucoup alimenté ma conviction qu’il faut aujourd’hui désacraliser la violence religieuse. Et qu’il faut bien sûr, pour cela, que les croyants cessent d’attribuer à leur Dieu les appels à de prétendues « bonnes violences ».

                                    Je considère que les « chrétiens » trahissent Jésus de Nazareth leur « maître à penser Dieu » quand ils s’obstinent à ne pas vouloir désacraliser la violence de leur faux christianisme. Avec des arguments opposés ils alimentent, tout aussi lamentablement que les athées obscurantistes, l’épouvantable violence islamique qui gangrène aujourd’hui la France, l’Europe et le monde.

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Laconique

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