• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Turquie : la mégalomanie puissance dix !

Turquie : la mégalomanie puissance dix !

Après Chypre, la Grèce, l’Irak, la Syrie, la Libye, la Méditerranée orientale, l’Egypte… revoilà le tour de l’Arménie. Quoi que, en y réfléchissant, l’Arménie n’est jamais sortie du viseur d’Ankara dans la mesure où cette dernière refuse toujours de reconnaitre le génocide arménien perpétré au début du siècle dernier, génocide qui a causé la mort de plus d’un million et demi d’Arméniens. L’énumération du début de ce papier n’est pas exhaustive et fait référence aux agressions directes ou aux menaces de la Turquie contre ses voisins.

Donc, après son soutien à Daech au Proche-Orient, les violations illégales de l’espace aérien et maritime de la Grèce, la nouvelle invasion de Chypre (après celle de 1974), cette fois dans la zone économique exclusive de l’Etat insulaire, l’intervention illégale en Libye, le soutien à l'extrême droite turque (Loups Gris) en Europe et son instrumentalisation pour faire pression sur les Etats qui accueillent de fortes communautés turques, la prise en otage de Sainte-Sophie avec sa transformation en mosquée, maintenant elle verse de l'huile sur le feu au Sud Caucase en encourageant ouvertement l'agresseur azéri (contre l'Arménie) en lui fournissant les drones de combat "Bayraktar".

Rappelons brièvement les faits : Le 12 juillet, l’Azerbaïdjan a agressé de nouveau l’Arménie qui s’est vue obligée de défendre son territoire. Dans un effort de détournement de l’attention des azéris vers d’autres sujets que celui de la crise économique à laquelle ce pays fait face (chute des prix du pétrole et du gaz naturel à cause de la pandémie), les autorités azerbaïdjanaises ont provoqué cette énième crise entre les deux pays et accusé les Arméniens d’avoir fait. Cette fois, l’agression azérie a eu lieu au nord-est de la frontière avec l’Arménie ; elle n’a pas eu lieu à la frontière avec l’Artsakh (Haut-Karabagh) comme les précédentes attaques azéries.

Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a tout naturellement déclaré que les provocations azerbaïdjanaises ne resteraient pas sans réponse. Et les forces armées arméniennes ont défendu le territoire de leur pays.

La Turquie s’en mêle !

Malgré les appels de la communauté internationale à la retenue, azéris et turcs sont montés au créneau menaçant tous azimuts.

Car, il ne faut pas oublier le grand-frère turc qui est toujours prompt à affirmer sa puissance et son aura auprès des voisins et auprès des pays qui lui sont proches.

La Turquie a pris fait et cause pour l’Azerbaïdjan, faisant craindre une déstabilisation du Caucase, ce que la Russie et l’Union européenne, entre autres, souhaitent à tout prix éviter, afin de favoriser aussi un règlement pacifique de la question de l’Artsakh.

La Turquie a fait part de son entière solidarité avec ses "frères" d'Azerbaïdjan. A ce titre, le président du parlement turc a jugé que l'Arménie était responsable du conflit. Pire, la Turquie menace de prendre part au conflit : « Nous condamnons fermement l'attaque ignoble contre la région de Tovuz en Azerbaïdjan. La douleur de l'Azerbaïdjan est notre douleur. La mort de soldats azerbaïdjanais ne restera pas sans réponse », a déclaré Hulusi Akar, ministre turc de la Défense. De son côté, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu a condamné Erevan, assurant Bakou du soutien d’Ankara. 

Quelques jours après, le 19 juillet plus précisément, la Turquie a mis ces menaces à exécution en recrutant des mercenaires syriens (des islamistes qui lui sont affidés et qu’elle utilise également en Libye) et en transférant des drones d'attaque en Azerbaïdjan. Elle applique la même stratégie que celle employée tout récemment en Libye, ce qui n’augure rien de bon…

Les drones d’attaque turcs ont été acheminés vers l’une des bases aériennes militaires d’Azerbaïdjan. Pour le moment, nous parlons d’au moins six drones d’attaque, ainsi que, selon certaines informations, et de deux installations MLRS (lance-roquettes multiple) de fabrication turque. Néanmoins, la Russie a décidé d’envoyer un avertissement clair à la Turquie et à l’Azerbaïdjan en lançant des exercices militaires conjoints avec l’Arménie, notamment en fournissant à l’Arménie divers armements[1].

« L’Arménie engagera de forces importantes dans ces exercices, presque de la taille d’un régiment, comprenant des chars et de l’artillerie. », a déclaré le ministre arménien de la Défense[2].

 

Jusqu’où ira le national-islamisme d’Erdogan ?

Je faisais une brève référence au début de l’article au comportement turc par rapport à ses voisins. En effet, il ne faut jamais oublier que l’objectif ultime du président turc est d’être le guide (d’aucuns diront khalife) du monde musulman sunnite et de rétablir l’aura de l’Empire ottoman, dont la Turquie est considéré comme le successeur ; c’est ce que l’on appelle communément le néo-ottomanisme.

En réalité, la Turquie, dont personne de sensé ne nie la puissance, est effectivement une puissance régionale. Cependant, sous Erdogan, elle se rêve en grande-puissance, capable de rivaliser avec toutes les grandes puissances (politiques, économiques ou militaires) comme la Russie, l’Europe ou encore la Chine et les Etats-Unis ; à plus forte raison, avec les puissances régionales que sont l’Egypte et Israël…

Le relatif succès de l’intervention turque en Libye, risque de donner des ailes à Erdogan. Il risque également d’exacerber la réaction turque à l’égard de l’Arménie, qui, rappelons-le, subit toujours le blocus turc.

Il est également à craindre que le maître d’Ankara ne souhaite détourner l’attention des Turcs vers l’extérieur et être tenté par une agression musclée contre certains pays, afin d’obtenir une victoire et calmer pour un temps les éventuelles critiques et protestations des Turcs devant les difficultés économiques. Et aux yeux d’Erdogan, la Grèce et plus encore, Chypre, sont les maillons faibles régionaux et d’éventuelles proies faciles…L’Arménie est également le pays qui concentre énormément de symboles pour le nationalisme turc.

Les agissements turcs en Méditerranée orientale, dans le domaine du gaz naturel, avec la violation quasi permanente et l’invasion de la zone économique exclusive de Chypre, où la Turquie effectue des forages illégalement, les violations quotidiennes de l’espace aérien et maritime de la Grèce, la dialectique belliqueuse et la démonstration de force constante, renvoient, justement, de plus en plus, à la possibilité de se trouver face à un affrontement direct dans cette région du monde. Les raisons de ces craintes sont multiples : 

Le régime d’Erdogan estime par ailleurs qu’Athènes ne résistera pas à la pression permanente (migrants à la frontière turco-grecque, violations des espaces aérien et maritime, menaces…), et ne pourra pas non plus supporter de telles conditions pendant une longue période. La Turquie espère que la partie grecque tentera d’ouvrir des voies de communication avec elle, créant de la sorte de nouvelles « zones grises » en mer Égée et obligeant Athènes à accepter indirectement qu’il y a un problème sur lequel les deux pays doivent s’entendre ; cela s’appelle avancer ses pions afin d’obtenir des droits là où il n’y en avait pas auparavant…

D’autre part, lorsqu’Ankara flirte avec un épisode brûlant avec la Grèce et parait réellement prête à le provoquer, elle teste les réactions grecques et européennes. Et si ces réactions ne sont pas à la hauteur de la provocation, la Turquie, percevant la faiblesse de ceux qui sont provoqués, intensifiera ses provocations et posera encore davantage de revendications.

En ce qui concerne Chypre, rien n’indique un changement de la position turque, à moins que de changements radicaux s’opèrent sur les autres fronts où la Turquie est engagée. Nonobstant toutes les autres questions, sur le front chypriote, deux faits se sont produits, envoyant clairement le message que la Turquie compte bien poursuivre les violations entamées depuis des années. Le premier concerne l’utilisation par la Turquie, pour la première fois, de l’aéroport illégal de Lefkoniko (situé en zone occupée de Chypre), comme base pour les drones turcs, utilisés dans les opérations en Syrie. Le second concerne l’arrivée d’une troisième plateforme de forage, acquise par la Turquie au début de 2020 lors d’enchères en Grande-Bretagne. Le message est clair : la Turquie est à Chypre pour rester et les forages turcs illégaux dans la zone économique exclusive de Chypre se poursuivront, malgré les vigoureuses protestations chypriotes et celles, plus « mesurées », de l’Union européenne…Aux yeux de la Turquie, Chypre fait partie de son espace stratégique vital et elle ne la laissera pour rien au monde[3].

 

Erdogan : effacer Atatürk de l’histoire

Mustapha Kemal dit Atatürk, c’est-à-dire « Père des Turcs » devient président de la Turquie en 1923 après le démantèlement de l’Empire ottoman consécutif à la Première Guerre mondiale. Il entreprend de moderniser son pays avec l’idée d’en faire une nation unifiée, laïque, moderne, orientée vers l’Ouest. Les réformes s’enchaînent alors à vive allure : alphabet latin, calendrier grégorien, école primaire laïque et obligatoire, place des femmes dans la société, interdiction du fez pour les hommes, incitations à ne pas porter le voile pour les femmes, etc. Imposées d’en haut et garanties par l’armée, ces réformes laissent des cicatrices profondes dans la société turque et provoquent régulièrement des résurgences religieuses et identitaires[4].

Sous l’impulsion de l’ancien Premier ministre, Ahmet Davutoglu, théoricien du néo-ottomanisme[5], Erdogan entreprend de redonner à la Turquie « la place qu’elle mérite » dans le concert des nations. Cela passe par le retour aux valeurs du conservatisme de l’Islam (prôné par les Frères musulmans dont il est un adepte). Tout au long de ses mandats successifs, il fait de la levée de l’interdiction du voile islamique le symbole de la Turquie qu’il souhaite promouvoir.

Après le référendum du 16 avril 2017, qui a transformé en régime présidentiel la République turque, Erdogan cumule l’ensemble des pouvoirs sur toutes les institutions cruciales du pays et se voit pratiquement assuré de rester président jusqu’en 2029 – une évolution politique qui confirme en tous points la lente mais effective dérive de la Turquie d’Erdogan vers l’autoritarisme et la ré-islamisation de la société[6].

Dans ce contexte, la reconversion de Sainte-Sophie en mosquée n’est jamais qu’une étape de plus, mais une étape significative et symbolique : une décision d’Atatürk remontant à 1934 est abolie et un lieu de culte, chrétien à l’origine, devient musulman...

Conclusion

La Turquie, devant la faiblesse des réactions internationales, se croit tout permis. Elle tente de fédérer autour d’elle des pays comme l’Azerbaïdjan, joue avec la fibre nationaliste et devient un facteur de déstabilisation aussi bien en Méditerranée que dans le Caucase…

Au niveau de son agenda personnel, le président turc Recep Tayyip Erdogan se rêve en Sultan et Khalife ; il rêve surtout d’effacer Atatürk de l’histoire de la Turquie moderne, ou, du moins, effacer son empreinte, laissant la sienne à la place…

 

 

[2] Idem.

[3] Voir également : Charalambos Petinos, La guerre hybride gréco-turque, in, Europe&Orient No 30, janvier – juin 2020.

[4] Nathalie Meyer, Sainte-Sophie : Erdogan se prend encore pour le grand sultan : https://www.contrepoints.org/2020/07/20/376596-sainte-sophie-erdogan-se-prend-encore-pour-le-grand-sultan

[5] Développé dans son ouvrage Profondeur stratégique.

[6] Op.cit.


Moyenne des avis sur cet article :  2.9/5   (31 votes)




Réagissez à l'article

22 réactions à cet article    


  • pallas 20 juillet 16:22

    Bonjour,

    Vous ne connaissez rien du monde.

    Erdogan et Poutine, ne sont que les visages médiatiques de leurs nations, ethniquement homogène.

    Tout comme Macron est le représentant de la france, ce bonhomme est la france.

    Deriiere c’est le Directoire.

    Vous devriez faire inquietude plutot que « Les Triades », abandonnent le quartier Asiatique au 13 emes à Paris, porte de Tolbiac.

    C’est trés mauvais signe.

    La mafia Chinoise ce barre de Paris, la raison est la guerre civil.

    La france n’interesse plus les mafias et autres diasporas.

    Salut


    • slave1802 slave1802 20 juillet 16:36

      @pallas

      T’as encore oublié de prendre tes gouttes !


    • titi 22 juillet 01:39

      @pallas

      L’homogénéité ethnique de la Russie, celle là, fallait pas trembler pour la sortir...


    • Clocel Clocel 20 juillet 16:27

      PôÔôvre Iznogoud... Encore un incompris.

      Ça fait vingt ans qu’il fait ses courses chez les meilleurs fabricants/marchands d’armes de la planète et les vierges effarouchées s’étonnent qu’il vienne les brandir sous le nez de ses voisins et menace les intérêts de ceux qui l’ont cocufié aux yeux de son opinion.

      Masqué ou non, ça va devenir compliqué de boire un pot peinard aux terrasses des cafés parisiens.


      • pallas 20 juillet 17:29

        slave1802

        Espèce de demeuré.

        Ton pays est en proie au chaos.

        La famine, des émeutes, ton outrecuidance n’en est que des plus risibles.

        Tu n’est vraiment qu’un moins que rien.

        Ton attitude est méprisable.

        Un vrai déchet, un bon à rien, un branleur, une fiotte.

        Salut


        • DantonQ DantonQ 20 juillet 17:35

          Quand va-t’on se décider à lancer une opération clandestine pour liquider Erdogan et calmer une bonne fois pour toutes la Turquie ? Ce pays représente une menace et un facteur de déstabilisation pour l’Europe et la sécurité collective, il doit être mis au pas ou cela dégénérera tôt ou tard en conflit ouvert. 


          • sophie 20 juillet 17:46

            @DantonQ
            Ces méthoses dignes des us n’ont jamais donné de bons résultats.


          • ETTORE ETTORE 20 juillet 23:13

            Tant que la tête de turc peut servir à une des deux grandes puissances....

            Il pourras continuer à jouer dans son pré carré, et faire des ronds dans la baignoire méditerranéenne .

            Il se pourrait bien qu’à force de prendre la grosse tête, et de représenter une menace grandissante pour la stabilité des pays méditerranéens et glissant un peu vers les ex « propriétés » russes, il ne conduise à un certain accord entre deux grandes puissances, histoire que ceux ci, gardent leur main mise face à une troisième puissance qui montre ses désirs d’expansions à travers ces pays qui lui servent déjà de hub !

            Le croissant turc, risque fort d’être cramoisi à trop s’exposer.

            Mais....avec des mafieux tels que la famille en place, c’est encore le peuple qui va trinquer, même si la même fin qu’un certain kadhafi lui pend au nez, et ce dernier était nettement plus intelligent..... pourtant.

            Mais quand on est un simple pion pour la confrérie des FM....inutile de chercher raison à la bêtise crasse.


            • generation désenchantée 20 juillet 23:21

              A force de se dispersé a parsemer ses troupes dans des aventures militaires lointaines avec une logistique qui risque de ne pas pouvoir réussir de ravitailler toutes ses troupes lointaines mais proche des zones de pas mal de pays puissants , de faire des provocations contre d’autres pays

              Si la Turquie est assaillante d’un état de l’OTAN comme la Grèce ou Chypre et que le pays attaqué demande l’aide de L’OTAN et de la Russie qu’est ce qui se passerait ?


              • HELIOS HELIOS 21 juillet 02:52

                @generation désenchantée

                = = = la Grèce ou Chypre et que le pays attaqué demande l’aide de L’OTAN et de la Russie qu’est ce qui se passerait ? = = =

                réponse : rien !
                Qui des pays européens a part les anglais qui ne veulent pas devenirs cons, va aller mourir pour la Grèce ?
                Les allemands vont avoir peur des manif chez eux, les français et beaucoup d’autres vont avoir peur pour leurs usines... les américains rien non plus car ils veulent garder leurs bases, les russes s’en fichent et pourraient profiter de la panique... bref Erdogan a un boulevard tant qu’il ne met pas en jeu les interets des grandes multinationales et des projets de grandes envergures comme les pipelines, les voies maritime et le business !!!

                Seuls les chinois pourraient y voir un abus limitant les relations commerciales locales, mais ce genre de piège est trop grossier, il n’y mettrons pas le doigt.

                C’est foutu pour un temps, la Turquie va occuper l’Est de la mediterrannée et il n’y a en fait que les les egyptiens et peut etre les iraniens qui pourraient se mettre dans cette pagaille a condition qu’ils s’entendent tous, c’est donc loin, tres loin d’etre évident.

                il va falloir attendre qu’Erdogan passe l’arme a gauche comme tout le monde le fait un jour : il a en gros quinze a vingt ans devant lui si... les turcs eux même le laisse a ses délires.

                Note, dans un certain sens, il y a ici un certain Pallas qui n’a pas completement tort, dans les conditions actuelles aucun pays europeen ne bougera, nous n’avons plus de couilles, c’est la rançon de l’intelligence et de la democratie-clientelisme : plus de Valeurs


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 juillet 16:44

                @HELIOS

                Oui, bof, c’est facile de tout peindre en noir et de chroniquer une descente aux enfers jour après jour.

                Cela dit ça devient vite absurde


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 juillet 16:47

                @generation désenchantée
                Si la Turquie est assaillante d’un état de l’OTAN comme la Grèce ou Chypre

                c’est ce qui s’est passé avec l’invasion de Chypre Nord en 1977


              • ETTORE ETTORE 20 juillet 23:33

                generation désenchantée

                @

                Surtout que la Turquie fait partie de l’OTAN !

                Donc....tout dépendras de certains accords, du courage ou de la couardise des autres pays membres....


                • pallas 20 juillet 23:40

                  @ETTORE

                  C’est d’une colère de femme

                  Femme a femme

                  Elle veut vous tuez, tous

                  Ha ha ha ha ha

                  Qu’elle face vengeance, je ferai mienne apres, homme

                  Ha ha ha ha

                  Vous allez danser

                  Salut


                • vraidrapo 21 juillet 05:13

                  Aliyev est un pion qu’Endogame utilise au gré de son timing personnel.

                  Avec la chute de la manne pétrolière Aliyev est encouragé à jouer la fibre nationaliste d’un peuple fanatisé à l’écarlate. Une citoyenne russe avec un nom à consonance arménienne a été refoulée à l’aéroport de Bakou...

                  Aliyev a cessé ses attaques lorsque la Russie a commencé ses exercices militaires d’envergure

                  La Russie rejette le lien entre ses exercices militaires et l’escalade arméno-azerbaïdjanaise

                  http://www.armenews.com/spip.php?page=article&id_article=59349

                  Pour la CIA, l’après Endogame a un nom Fetullah Gülen, il est préparé en coulisses et ses cadres sont nombreux en prison turque...

                  L’Iran se dit prêt à intervenir si Endogame parvient à faire la jonction territoriale avec Aliyev ( à quel prix, les Iskander arméniens sur les puits de Bakou !...).

                  Si l’Iran se met en branle, quelle sera la position d’Israél qui fournit ses drones tueurs les plus sophistiqués au monde, à Aliyev (le pétrole n’a pas d’odeur).

                  En conclusion : Endogame, idiot utile parmi les idiots, est condamné à aller de l’avant jusqu’à la mort venue du ciel (selon la méthode Soleïmani ?).

                  N.B.:La Chine n’est pas encore arrivée au point de domination où la CIA et le Maussade n’ont plus leur mot à dire... En attendant ce sont encore des enfants qui subissent le fracas des bombes... Bienvenus sur la Planète !


                  • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 juillet 16:46

                    @vraidrapo
                    Pour la CIA, l’après Endogame a un nom Fetullah Gülen

                    ça c’est que prétend (sans vraiment de preuve) Erdogan depuis 2016.....

                    Gülen est un vieux chef religieux réfugié aux USA, pas un chef d’Etat il me semble


                  • vraidrapo 22 juillet 08:27

                    @Olivier Perriet
                    Exact mais, ça emmerde toujours Endogame en attendant de trouver mieux...
                    Si la CIA favorise la libération de l’État Major Kémaliste, Gülen n’aura qu’à visiter les hôpitaux et les mosquées...


                  • vraidrapo 21 juillet 08:55
                    14 drones azéris de fabrication israélienne abattus au-dessus de l’Arménie et de l’Artsakh, les spécialistes d’Israël invités à Bakou pour en répondre

                    http://www.armenews.com/spip.php?page=article&id_article=59447


                    • zygzornifle zygzornifle 21 juillet 14:40

                      Turquie : la mégalomanie puissance dix !

                      Ha ils ont pris des cours du soir avec Macron …..


                      • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 juillet 16:45

                        Je ne crois pas que les accrochages militaires entre Arménie et Azerbaïdjan aient jamais réellement cessé depuis les conflits de la fin de l’URSS (1991)


                        • vraidrapo 21 juillet 17:30

                          L’Allemagne dénonce les provocations turques en Méditerranée orientale :

                          "Des progrès dans les relations UE-Turquie ne seront possibles que si
                          Ankara abandonne ses provocations en Méditerranée orientale", a-t-il ajouté.
                          Il a ajouté que Berlin attendait que «  ces forages  » d’exploration gazière
                          réalisés par la Turquie au large de Chypre "s’arrêtent et qu’aucun autre ne
                          soit entrepris".
                          Les tensions entre la Grèce et la Turquie notamment ont été à l’ordre du
                          jour de rencontres mardi entre M. Maas, M. Dendias, la présidente de la
                          République hellénique Katerina Sakellaropoulou et le Premier ministre grec
                          Kyriakos Mitsotakis.
                          Sur la situation en Libye, également au menu des discussions, M. Maas s’est
                          inquiété de la décision du parlement égyptien d’approuver une possible
                          intervention armée et souligné le risque d’«  escalade  ».
                          Pays voisins tous deux membres de l’Otan, la Grèce et la Turquie ont
                          historiquement des relations tendues, aggravées ces dernières années par la
                          question migratoire....

                          http://www.armenews.com/spip.php?page=article&id_article=59634


                          • Jonas 22 juillet 07:59

                            Où est passé la nouvelle politique régionale turque, lancée par l’ancien ministre des Affaires étrangères Ahmed Davutoglu ( 2009) de «   zéro problème avec les voisins » aujourd’hui de plus en plus de problèmes avec les voisins aujourd’hui. 

                            Je rappelle , que le sultan Erdogan , qui avait reçu deux décorations en 2010 , l’une de l’Arabie saoudite et l’autre de l’ancien dictateur libyen Muammar Kadhafi, pour la défense des « musulmans dans le monde » courbe l’échine devant le Mianmar( Birmanie ) qui persécute et chasse les musulmans « Rohingias » vers le Bangladesh , comme devant , persécutions , tortures et emprisonnement des musulmans« Ouïgours » du Xinjiang par la Chine. Ce qui montre , qu’il ne montre ses muscles que par rapport au silence des occidentaux. 

                            Je suis d’accord en grande partie avec l’auteur sur son article , sauf sur un point , celui de la laïcité . Jamais la Turquie n’a été un pays laïc au sens occidental, je l’ai rappelé à plusieurs reprises sur ce site. Parce que même Mustafa Kemal a pris soin de conserver a l’islam son statut de religion nationale, avec des prérogatives sur les autres religions. La Turquie est un pays composé de 99% de musulmans. C’est Atatürk qui avait fondé une institution publique appelée DIYANET en mars 1924 , qui dépend directement du Premier ministre, cet organisme a une place prépondérante dans l’appareil de l’Etat, dont l’objectif est de dispenser des services et de mener des activités d’informations relatives à la croyance , aux rituels et aux principes moraux de l’islam. Donc , aucune compatibilité avec la laïcité, telle qu’elle se pratique en Occident. 

                            Par ailleurs c’est la disparition du leadership arabo-musulman , qui a fait monter au créneau , deux leaders musulmans non arabes , l’un Turc ( sunnite) et l’autre l’Iran ( chiite), pour s’arroger cette place. Et pour les musulmans , le meilleur ciment a toujours était la religion , surtout pour la « rue arabe » analphabète et inculte dans sa grande majorité. 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité




Palmarès



Publicité