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Accueil du site > Tribune Libre > Turquie : les Relations futures avec l’OTAN

Turquie : les Relations futures avec l’OTAN

La Turquie quittera-t-elle l'OTAN ? C'est une question importante après l'intensification de la discorde entre la Turquie et l'OTAN, en particulier les États-Unis.

L'opération de la Branche d'Olive, opération turque contre les Kurdes dans le nord de la Syrie, n'était pas la raison principale derrière les relations tendues entre la Turquie et l'OTAN. L'opération marque un tournant dans les relations entre Ankara et Washington. De toute évidence, la Turquie est maintenant un ami proche de la Russie, la menace traditionnelle des États de l'OTAN.

Le différend turco-américain est susceptible de passer d'un conflit politique à un conflit militaire. Les forces de la Turquie et des États-Unis sont sur le point d’un affrontement à Manbij, en Syrie. L'administration Trump est consciente des conséquences du défi turc pour le rôle des États-Unis en Syrie.

Il y a d'autres questions non moins importantes que la question kurde dans les relations turco-américaines. Les deux parties sont préoccupées par l'avenir de la Syrie et les rôles russe et iranien dans la région.

Le différend intensifié entre Washington et Ankara a commencé avec l'annonce des États-Unis de former une troupe de 30 000 combattants contre le régime d'Al-Assad. La Turquie était attentive à la menace de créer une telle force et a mené une guerre dans le nord de la Syrie.

La France a rejeté l'idée turque d'envahir la Syrie.

Les signes de retrait de la Turquie de l'OTAN se répercutent maintenant dans les médias turcs. De nombreux observateurs turcs constatent que les alliances stratégiques ne permettent plus à Ankara de rester au sein de l'OTAN.

Le signal fort de la Turquie sur l'avenir des relations avec l'OTAN a été émis par l'accord des missiles S 400 russes. Comment la deuxième force de l'OTAN peut-elle obtenir des armes de la Russie ?

Il y a eu une coopération croissante entre la Russie et la Turquie ces dernières années. Les deux parties ont des intérêts communs, peut-être plus que les intérêts de la Turquie avec l'OTAN. Ankara a été claqué plus d'une fois par l'OTAN. La demande d'adhésion de la Turquie à l'UE a été refusée. L'image du fondateur moderne de la Turquie Mustafa Kemal Ataturk et le nom du président Recep Tayyip Erdogan ont été mis sur des plaques de cibles lors des exercices militaires de l'OTAN en Norvège.

Le terme insulte a été utilisé par les politiciens turcs dans leur réponse aux déclarations des dirigeants de l'OTAN. Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, a estimé que les déclarations récentes du président français Emmanuel Macron sur l'opération Branche d’Olive étaient une insulte. Macron a averti la Turquie que ses opérations contre les militants kurdes ne devraient pas être une excuse pour envahir la Syrie.

Ces remarques ont suivi la proposition de Macron pour que la Turquie coopère avec l'UE au lieu de rejoindre l’Union Européenne.

La proposition française a suivi une réunion entre Macron et Erdogan. Macron a tenté d'atténuer les implications de la proposition. Le président français a déclaré que le but de sa proposition était de maintenir les liens de la Turquie avec l'UE et de faire en sorte que son avenir repose sur la coopération avec l'UE. Cependant, le message était clair : il n'y a pas de place pour Ankara dans l'UE.

Le rejet par Macron de la demande d'adhésion de la Turquie à l'UE n'était pas une insulte. Le président Erdogan a montré une position inappropriée d'un pays revendiquant le pouvoir ou le prestige. « Nous ne pouvons pas continuellement demander à l'UE, ‘s'il vous plaît prenez-nous, aussi’ maintenant », a déclaré Erdogan.

La Turquie a reçu une série d'insultes successives de la part de l'OTAN et de ses partenaires européens. Il y a eu une crise de confiance croissante entre la Turquie et l'OTAN ces dernières années. L'Allemagne a retiré ses forces de la base d'Incirlik en Turquie. En fait, l'avenir de la Turquie au sein de l'OTAN est discutable.

Il est difficile de prédire la possibilité du retrait de la Turquie. Ce n'est pas si facile. Mais cela reste également problématique pour les pays européens, notamment compte tenu de l'incertitude quant à l'engagement de Trump à défendre ses partenaires de l'OTAN en Europe.

Ce n'est pas si facile. Les relations économiques et stratégiques font qu'il est difficile pour la Turquie d'être un ennemi de l'OTAN.


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19 réactions à cet article    


  • Christian Labrune Christian Labrune 9 février 13:39

    A l’auteur,
    Que l’abominable dictature turque, qui a soutenu le Califat, bombardé les villages Kurdes au Sud-Est de son propre territoire et rêve maintenant d’infliger à ceux qui ont le plus contribué à débarrasser le monde d’une barbarie naissante le même sort qu’aux Arméniens après 1915, c’est extrêmement choquant et je rêverais d’un coup d’état en Turquie qui renversât un régime devenu particulièrement odieux. Selon toute logique, tel qu’il est, il ne devrait plus faire partie de l’OTAN.

    Cela dit, et comme le fait clairement apparaître votre article, c’est un vrai sac de noeuds. Quelque solution qu’on envisage, le pire est toujours à craindre, d’où ces minuscules déplacements des pions sur l’échiquier. Cela revient, pour les grandes puissances dans la région, et pour éviter de plus grands massacres, à en tolérer de moins grands. Pour ceux qui y laisseront quand même leur peau, ces subtilités de la stratégie ne changeront pas grand chose. La tragédie se prolonge, et on en vient à se demander si elle pourra finir un jour.


    • leypanou 9 février 15:35

      @Christian Labrune
      rêve maintenant d’infliger à ceux qui ont le plus contribué à débarrasser le monde d’une barbarie naissante : le plus contribué ? vous prenez toujours vos fantasmes pour la réalité.
      Je vous fais seulement remarquer que jusqu’à ce que la Russie n’intervienne et l’Iran par la suite, Daesh n’a fait que s’épandre géographiquement en Irak et en Syrie malgré plus de 6000 sorties aériennes de la « Coalition ».
      Et ce sont vos minables Kurdes qui ont le plus contribué à débarrasser le monde ?


    • Xenozoid Xenozoid 9 février 15:43

      @leypanou
      labrune le berrichon,ne verra que des communistes et autres antisémites,se réclame athée apres avoir vu la vierge.....
      et se mec était prof ?
      prof d’ironie,dans sa langue cela veut dire supérieur,dans la mienne un con qui ramênera tout a son ennemi,car il en a besoin,sans ennemis il ne vaut rien,...
      a par sa haine de l’autre


    • Ouallonsnous ? 9 février 18:43

      @Christian Labrune

      Labrunie se réfugie dans le trollisme au profit de l’Empire siono-anglo-yankee !


    • Christian Labrune Christian Labrune 10 février 11:53

      Et ce sont vos minables Kurdes qui ont le plus contribué à débarrasser le monde ?
      ===========================================
      @leypanou
      Parler des « minables Kurdes » et reprocher à quelqu’un qui aura quand même fait l’effort de connaître un peu leur histoire depuis l’époque où les Grecs contemporains d’Hérodote les appelaient les Mèdes, de « prendre [ses] fantasmes pour des réalités », c’est assez rigolo ! Seriez-vous seulement en mesure de justifier l’emploi d’un pareil adjectif ?
      Bref, il doit s’agir là d’un comique tout à fait involontaire.


    • Gatling Gatling 9 février 15:13

      La Turquie quittera l’OTAN quand elle voudra !

      Par contre l’inverse n’est pas vrai .....  smiley ......

      • Matlemat Matlemat 9 février 18:20

        La Turquie était bien dans le mauvais camp lors de la première guerre mondiale, retient elle les leçons de l’histoire ?


        • Xenozoid Xenozoid 9 février 18:30

          @Matlemat
          les allies on démolie 3 empires, dans cette 1ere guerre coloniale, mais n’ont pas pu faire10 km en turquie, les grecs essaieront encore en 1921,pas marché la grece perd 2 régions en turquie....
          la turquie est le maillon faible de l’otan mais pas seulement,ils sont tres influents aussi surtout en asie centrale


        • Ouallonsnous ? 9 février 18:39

          @Matlemat

          Si c’était le cas, il serait à marquer dans l’histoire ; un grand pays qui s’amende et rejoint le camp du bon sens !

          Assurément la Turquie a tout à gagner à rejoindre l’axe du bien en quittant l’alliance mortifère pour les peuples de l’OTAN et des siono-anglo-yankees !


        • OMAR 9 février 19:42

          Omar9
          .
          @salem elketbi
          .
          Je n’ai pas lu ton torchon, car je connais très bien ta ligne éditoriale wahhabite et la propagande et desseins qu’elle distille.
          .
          Alors juste cette question :
          Arabie-Saloperie et roitelets de la péninsule bédouine : les relations futures avec Israël et les USA ?
          Ne me dites surtout pas que Netanyahou et Trump n’apprécient plus vos génuflexions devant eux...


          • Jonas 10 février 16:00

            @OMAR


            Je vous ai toujours pris pour un demeuré , et vous venez de le prouver. Vous répondez à un article sans l’avoir lu. J’ai constaté que vous êtes souvent dans vos réponses à côté de la plaque. Par respect , même si l’on est pas d’accord , on lit l’article avant de formuler sa réponse ou alors on ne ne répond pas. . Un proverbe Arabe marocain dit « Quand Dieu veut punir quelqu’un, il le rend idiot ». 

          • Matlemat Matlemat 9 février 20:10

            La Turquie a tout intérêt à jouer sur les deux tableaux, l’OTAN d’un côté, la Russie de l’autre, tout comme l’Ukraine. L’empire US est certes en déclin mais loin d’être enterré, et la carte kurde sera jouée pour nuire le plus possible à la Turquie.


            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 9 février 22:58

              La Turquie se quitte elle-même ...


              • Claude Simon Claude Simon 9 février 23:50

                Tout impérialisme nauséux se meurt dès que chacun ne prend en compte que ses intérêts.


                • Jonas 10 février 09:38

                  @Dr. Salem alketbi.


                    La Turquie n’aurait jamais due faire partie de l’OTAN, ce sont les Américains qui ont poussé les occidentaux d’accepter ce pays, qui par son histoire et sa géographie est loin de l’UE. 97% de son territoire se trouve en Asie mineure et seulement 3% en Europe. 

                  Lors de la Première Guerre mondiale , la Turquie a été du côté de l’Axe, après la défaite de celui-ci, la Turquie a subi les conséquences en se décomposant et en se désintégrant.Contrairement a ce que certains colportent ce pays n’a jamais été une démocratie à l’exemple des pays occidentaux , mais une démocratie dirigée comme a la fin du XVIIIe siècle en occident. Et encore moins laïc, il suffit de jeter un coup d’oeil à cette Institution DIYANET , qui est un vecteur de la pénétration des islamistes dans l’appareil d’etat( DIYANET est attaché au Premier ministre). 

                  Pourquoi , les Américains ont insisté pour que ce pays fasse partie de l’OTAN ? 

                  Pendant la Seconde Guerre mondiale , la Turquie fidèle a elle-même est restée neutre pendant toute la guerre , puis sentant la victoire des alliés , elle déclare la guerre à l’Allemagne en février 1945, ce qui l’a placé dans le rang des vainqueurs et comme elle était menacée sur ses frontières par l’Union soviétique qui poussait ses avantages vers la mer Noire, les Américains lui ont fait bénéficier du plan Marshall et étant dans le camp des vainqueurs , elle a disposé de la garantie militaire que lui a donnée le président Truman. De ce fait elle a fait partie , ce qui est logique de l’OTAN. Ce sont les Américains qui sont responsables de la Turquie dans l’OTAN ; 

                  J’espère que ce pays , sorte de l’OTAN et que son adhésion soit rejetée de l’UE( de toute manière , il faut un référendum pour cela, donc il n’a aucune chance). 

                  Voilà pour l’histoire , pour la géographie , la Turquie fait partie de l’Asie mineure et a pour pays frontaliers les pays suivants, Géorgie-Arménie-Azrbaïdjan-Iran-Irak -Syrie - Grèce et Bulgarie.Et les pays , turcophones sont : Azerbaïdjan-Kazakhstan-Kighizistan-Ouzbékistan -Turménistan et le Xinjiang ( appelé autrefois Turkestan)peuplé de Ouïgours. 
                  La Turquie , fait partie de l’Organisation de la Coopération islamique ( l’OCI). 

                   L’inconséquence du président islamique Erdogan, en étant membre de l’OTAN , il avait demandé des missiles à l’Organisation , pour « défendre » sa frontière . 

                  Conclusion : Sans la Turquie l’Etat islamique n’existerait pas. C’est à travers l’IHH , cette ONG , soi-disant humanitaire , proche du pouvoir , qui était chargée de remettre , des armes , de l’argent et d’autres produits aux terroristes islamiques. 


                  • zygzornifle zygzornifle 10 février 10:14

                    La relation ? 


                    L’Europe paye et la Turquie engrange le pognon de peur qu’elle balance tout les migrants chez nous , chantage et cela marche ....

                    • Matlemat Matlemat 10 février 12:57

                      En tout cas jamais l’OTAN ne lâchera la Turquie, avons nous un exemple de pays sortis de l’OTAN ?


                      • Jonas 10 février 15:45

                        @Matlemat


                        La Turquie ! Ce sont les Etats-Unis qui ont imposé ce pays génocidaire a l’époque froide . Aujourd’hui , nous n’avons nullement besoin de ce pays qui est devenu un repoussoir , et une grande prison pour les journalistes et tous les opposants. Sa place est parmi les Etats islamiques . 

                      • Matlemat Matlemat 11 février 12:50

                        @Jonas , et nous aussi que faisons nous dans cette organisation criminelle ?

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