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Accueil du site > Tribune Libre > U.S.A : Ne sont plus des « Tovarishch »

U.S.A : Ne sont plus des « Tovarishch »

AH ! Surf in’ U.S.A, les Beach Boys. En un demi siècle, le pays de l’insouciance et de la modernité est devenu “l’empire” monolithique, qui sévit un peu partout sur la planète et déstabilise des régimes démocratiquement élus, le tout sous couvert de lutte contre le terrorisme afin d’apporter la belle démocratie yankee. Le « monstre » a enfanté des concepts tels que : guerre préventive, pénalités en milliards et embargo économique, supporté par la menace des drones ou de l’intervention des « boys »... Le mantra est « nous vous rendront heureux contre votre gré, car NOUS, nous savons pauvres autochtones arriérés ce qu’est vivre en démocratie  ». Il est évident que ces « sociétés primaires » ruent dans les brancards, ce qui fait que d’abord on utilisera toute la force médiatique pour démolir ces « ayatollah du contre modernisme », puis, on enverra des agents de la CIA pour mettre le bazar, faire émerger des hommes de paille (Hamid Karsai en Afghanistan), fomenter des coups d’état, déstabiliser l’économie... Je viens de décrire ce qui se passe au Venezuela[1] depuis plus de 15 ans. Les américains ont la rancune tenace (voir le cas Assange), Chavez en nationalisant le pétrole du pays, s’est mis à dos les faucons de Washington, il en est allé de même pour Castro, et bien d’autres : Mohammad Mossadegh en Iran, Juan Perón en argentine ou pire, de supporter pendant 30 ans à bout de bras des partis politiques néfastes à une nation, tel la démocratie chrétienne en Italie... Si le monde entier était une cour de récré (quoique...), l’élève USA serait mis en punition à chaque heure, et les sévices corporels remis au gout du jour. Cependant, dans cette cour, il y a des élèves qui poussent en graine et viennent défier le caïd chancelant...

Vers la guerre de Graham Allison[2]

Livre analysant : « La Chine et les États-Unis se dirigent vers une guerre dont ils ne veulent pourtant ni l’un ni l’autre. Pour éclairer ce paradoxe, Graham Allison invoque ce qu’il appelle le Piège de Thucydide, qui se met en place quand une puissance émergente vient défier la puissance régnante. C’est Athènes se dressant face à Sparte.  »[3]

Aujourd’hui, alors que Xi Jinping comme Donald Trump prétendent « restaurer la grandeur » de leur pays, se profile à l’horizon de manière sinistre des signes annonciateurs orageux. À moins que Pékin n’accepte de modérer ses ambitions ou que Washington ne renonce à sa suprématie dans le Pacifique, un conflit commercial, une cyber attaque ou un simple incident maritime pourraient bien entraîner vers une rapide escalade. Pour ne rien arranger, de nombreux accords de coopérations entre la chine, la Russie et l’Inde font que l’empire s’isole de plus en plus, et qu’il vit sur une dette abyssale impossible à rembourser : la bête est acculée, en faillite et n’hésitera pas à entrainer au fond du gouffre le reste de l’humanité au nom du « pays de la liberté » (country of freedom). Tel le proverbe : « après moi ? Nobody !  » Le continent européen étant son playground, là, où il peut narguer les russes en installant des bases de missiles, en entrainant des troupes terrestres, en activant ses bases militaires et en surveillant ses « alliés » avec la NSA. Il y a des vassaux que sont les anglais, l’œil de Washington en Europe ou Israël, pays dépendant sous protection qui veille au grain sur les puits de pétrole, puis un tas de petits pays appelés « coalition » qui doivent voter et encenser le modèle US sous peine de se voir couper les vivres (le cas de l’Equateur, et les 10 milliards de prêt pour l’éjection d’Assange de l’ambassade).

Ce que ne supporte pas les grands malades qui siègent dans la capitale étasunienne, ce sont les velléités d’indépendance. La chine et les russes ne veulent plus que les échanges commerciaux et énergétiques se libellent en dollars. La guerre commerciale initialisée par Trump a déclenché la recherche d'une nouvelle monnaie hors dollar avec l'aval de nombreux pays en développement. L'or en serait la garantie et à partir de ce moment là en effet, le dollar et les USA risqueraient de tout perdre, car le billet vert de nos jours s’apparente plus à du papier toilette qu’à une valeur refuge...[4] De plus, Poutine depuis longtemps leur mène la vie dur, car, il ne lâche rien, et les rodomontades américaines le font bien rigoler « jusque dans les chiottes » dixit Vladimir !

Pour tout dire, l’Amérique n’impressionne guère et ferait mieux de s’occuper de ses millions de toxicomanes, de SDF, de sa criminalité et de ses laissez pour compte : pas plus tard qu’aujourd’hui, Serguei Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères trouve inadmissible et le clame haut, l'ingérence américaine dans les affaires d'états souverains d’Amérique latine, surnommée « l’arrière cour ».[5] Le dernier vrai joujou pour Trump reste, macron, le frenchie président qu’il peut humilier sans compter... Qu’il est loin le temps de l’alunissage d’Armstrong (21 juillet 1969)...

Qui aurait penser qu’un jour il serait beaucoup plus « fun » de voir se faire surfer les neiges de Sibérie que les vagues du pacifique californien, Qui ?

Les Beach Boys sont décatis, les jolies russettes dévalent les pentes en bikini, et pendant ce temps là ? La caravansérail passe et l’hippopotame ? Trump énormément...

Georges Zeter/avril 2019



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10 réactions à cet article    


  • tuxuhikewi 16 avril 16:15

    N’importe quoi. Arrêtez de regarder la TV.

    Arrêtez de prendre les puissants pour des cons.

    La chine et l’Amérique on le même maître.

    Ils vivent la paix, dans la même terreur.


    • Julien S 16 avril 20:01

      Holà, c’est de la décadence à l’occidentale, votre photo des plaisirs russes. Ressaisissez-vous ! 


      • Paul Leleu 17 avril 11:38

        bon... je comprends pas l’intéret des starlettes russes... on a d’ailleurs les mêmes pimbêches en France (il faut sortir !).

        si on a vomi l’amérique, c’est justement pour sa décadence... si les russes font pareil, je comprends pas l’intérêt...

        d’autant qu’il faut pas se leurrer... la natalité russe est encore sous le seuil de renouvellement, et après un léger regain, elle devrait replonger du fait des mécaniques générationnelles... l’économie russe reste celle d’une puissance moyenne (comme la France), et largement infusée aux matières premières. Quant à la culture et à la société, la russie est explosée en plusieurs classes (Poutine vient de « réformer » les retraites, vous voyez le genre...).

        la culture des peuples ne pourra vraissemblablement pas se rétablir... nous sommes entrés dans une nouvelle ère anthropologique... les masses ne tiennent plus sur les valeurs anciennes, mais dans le rêve de consommer et de jouir personnellement. Il est quasi impossible de faire cohabiter les deux systèmes.

        alors, on peut admirer l’action de Poutine sur certains points, sans se leurrer par ailleurs


        • George L. ZETER George L. ZETER 17 avril 13:55

          @Paul Leleu
          je ne « vomi » pas l’amérique puisque citoyen de ce pays, mais lucide ca oui ; quant aux russes, j’ai vécu en Ukraine et peux vous dire que la vie y est un peu plus « fun », question de temperament et de culture.


        • Taverne Taverne 17 avril 14:21

          @George L. ZETER

          « La larme est l’anticipation par l’oeil de l’avenir qui l’attend » (Joseph Brodsky, poète ukrainien, dans Acqua Alta). Joseph Brodsky semblait inquiet quant à l’avenir de l’Ukraine autonome. Peut-être n’avait-il pas tort de nous dire de regarder aussi de ce côté-là.


        • George L. ZETER George L. ZETER 17 avril 14:37

          @Taverne
          très bien d’intellectualiser en citant les auteurs, il n’empêche que les 8 mois passé la bas comme prof sont des plus heureux de ma vie.


        • Taverne Taverne 17 avril 15:06

          @George L. ZETER

          Je n’intellectualise pas, je vous citais une belle phrase d’un poète ukrainien qui a été chassé d’URSS et accueilli chez vous aux Etats-Unis.

          En 1964, Joseph Brodsky fut traduit en justice devant un tribunal de Leningrad.
          « Quel est votre métier ? », lui demande le juge.
          « Poète », répond-il. « Quelle est votre occupation permanente ? », corrige le juge, excédé.
          « Je croyais que c’était une occupation permanente », répond le jeune homme.

          Brodsky sera condamné à cinq ans de déportation dans le grand nord pour avoir notamment exercé le métier de poète « sans les qualifications nécessaires ». Par cette expression - « sans les qualifications nécessaires  »

          il faut entendre non affecté comme poète permanent dans une sinécure pour rédiger des odes au Pouvoir. Il a été assez censuré pour que ne censuriez pas son point de vue après sa mort, il me semble.


        • George L. ZETER George L. ZETER 17 avril 16:19

          @Taverne
          merci pour l’information, j’ignorais tout de cet homme ; je dois dire que je suis plus Nestor makno que d’aimer les poètes ukrainiens... je vais aller voir sur gout-gueule !


        • George L. ZETER George L. ZETER 17 avril 16:21

          @Taverne
          il était née en Russie à Leningrad. 
          Je rapporterai du futur,

          Une larme versée,

          Dans un petit anneau, je l’enchâsserai.

          Si tu te promènes seule,

          Passe-le sur...

          Sur ton annulaire, bien sûr. 

          beau, mais bien en dessous de Pouchkine et son cheval de fer...


        • Taverne Taverne 17 avril 16:50

          @George L. ZETER

          J’ai en effet écrit par erreur « poète ukrainien ». Mais vous, vous voulez dire « Le Cavalier de bronze » de Pouchkine, et le non le chevalier de fer. Nous voici donc à égalité d’erreur (tout le monde se trompe...).

          D’accord avec vous, Pouchkine (dont je viens de relire Eugène Onéguine) est bien meilleur.

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