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Accueil du site > Tribune Libre > Ukraine : faire du tapage à l’Ouest pour attaquer à l’Est

Ukraine : faire du tapage à l’Ouest pour attaquer à l’Est

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À peine deux mois après l’assermentation du grabataire Joe Biden (sleepy Joe) que déjà nombre de laquais et de sous-fifres désespérés frappent à la porte du Pentagone et du Secrétariat d’État pour recevoir leur pitance à se partager entre larbins stipendiés.

 

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Parmi ces polichinelles en quête de subsides, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba a annoncé la semaine dernière que le Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine avait approuvé une stratégie visant à « reprendre » la Crimée et à réintégrer cette péninsule stratégique.

 Les larbins politiciens ukrainiens obéissent ainsi aux ordres de Washington qui souhaitent accroître les tensions sur le pourtour Est de la Russie – de la Finlande aux États baltes, du Donbass à l’Azerbaïdjan – en passant par la Crimée. L’administration fantoche du Président Volodymyr Zélensky souhaite compromettre les alliés européens (OTAN) de l’agressive et déclinante Amérique en appelant à la création d’une « plate-forme pour la Crimée », décrite comme « un nouveau format de consultation et de coordination pour améliorer l'efficacité de la réponse internationale à l'occupation de la Crimée, répondre aux défis de sécurité croissants, intensifier la pression internationale sur la Russie, prévenir de nouvelles violations des droits de l'homme, protéger les victimes de la puissance occupante et parvenir à mettre fin à l’occupation de la Crimée et à son retour à l’Ukraine ».

 

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24.03.2021-Ukraine-English-Italiano-Spanish
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Bref, la clique de marionnettes qui dirige l’Ukraine propose aux pays de l’OTAN de leur servir de prétexte et de mercenaire pour coordonner la guerre des États-Unis contre la Russie … à moins que ce ne soit qu’une parade visant à faire du bruit à l’Ouest avant d’attaquer à l’Est, du côté de la puissance chinoise montante… le principal challenger au poste hégémonique mondial.

 Les oligarques de Kiev lancent cette « plate-forme » ‘ballon d’essai’ au nom de leur maître yankee afin de sonder les reins et les cœurs des alliés européens, France et Allemagne notamment, en faveur d’une guerre régionale que mènerait l’Ukraine, sous-traitante de l’OTAN, aux portes de l’Europe, ce que ne souhaitent surtout pas les puissances européennes occupées à finaliser l’oléoduc Nord-Steam-2 (Allemagne) https://les7duquebec.net/archives/242915 ; à prendre leurs distances avec le bellicisme états-unien (France), https://les7duquebec.net/archives/262746 ; à administrer le vaccin SputnikV, https://les7duquebec.net/archives/261972 ; et à compléter la construction des « Nouvelles Routes de la soie » de Chongqing à Amsterdam. https://les7duquebec.net/archives/262241

 La classe prolétarienne ne doit entretenir aucune illusion à propos des puissances impérialistes de l’Est (Chine, Russie), ou de celles de l’Ouest (États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Union européenne). Ces puissances sont en guerre concurrentielle perpétuelle et le sort de la population du Donbass et de la Crimée leur importe peu. Cependant, dans la conjoncture présente, il est dans notre intérêt de classe que les puissances européennes refusent de participer au défi militaire très risqué que les bandits ukrainiens aux abois lancent contre la Russie surarmée – nucléarisée et dont les prolétaires de tout côté seront la chair à canon. Les prolétaires du monde entier ont amorcé la résistance à la guerre sanitaire, pour l’heure c’est dans cette direction que doivent porter nos efforts. La meilleure façon de s’opposer aux préparatifs de guerre du grand capital mondialisé c’est de s’opposer à leur dictature sanitaire pandémique.

L’article qui suit présente des informations sur les tractations que mènent la partie américaine et l’oligarchie ukrainienne pour faire monter la tension à la frontière russo-européenne.


 

ANNEXE

 

Ukraine : l'approbation d’une stratégie pour « récupérer » la Crimée risque de déclencher une guerre totale avec la Russie

 Par Jason Melanovski

 JPEG La Crimée, une péninsule de la mer Noire, a été annexée par la Russie en mars 2014 à la suite d'un coup d'État d'extrême droite à Kiev, soutenu par les États-Unis.

 Annonçant cette décision sur Twitter, Kuleba a écrit : « Le signal est clair : nous n'appelons pas seulement le monde à nous aider à récupérer la Crimée, l'Ukraine déploie ses propres efforts concrets et systématiques sous la direction du président Volodymyr Zelensky. »

 Dans le cadre de sa stratégie des « 3 piliers » pour reprendre la Crimée, Kuleba a notamment déclaré que le gouvernement de Zelensky visait la « pleine souveraineté ukrainienne » non seulement sur la Crimée, mais aussi sur la ville portuaire de Sébastopol qui sert de port d’attache à la flotte russe de la mer Noire.

 Suite aux commentaires de Kuleba, le président ukrainien Zelensky a annoncé via Twitter la création d'une ‘Initiative plate-forme pour la Crimée’, décrite comme « un nouveau format de consultation et de coordination lancé par l'Ukraine pour améliorer l'efficacité de la réponse internationale à l'occupation de la Crimée, répondre aux défis de sécurité croissants, intensifier la pression internationale sur la Russie, prévenir de nouvelles violations des droits de l'homme, protéger les victimes de la puissance occupante et parvenir à mettre fin à l’occupation de la Crimée et à son retour à l’Ukraine.

 Le premier sommet du groupe nouvellement créé devrait avoir lieu en août et Zelensky a déclaré avoir déjà discuté avec l'UE, le Canada, le Royaume-Uni et la Turquie de la création de ce groupe.

 Suite à la dissolution de l'Union soviétique, le port de Sébastopol avait été loué à la Russie par plusieurs gouvernements ukrainiens successifs. Sa perte potentielle suite à l'éviction du président Viktor Ianoukovitch en 2014, soutenue par les États-Unis, a été largement considérée comme l'un des principaux facteurs de motivation en Russie pour annexer cette péninsule militairement stratégique. Comme Kuleba et Kiev le savent bien, toute tentative d'imposer la « pleine souveraineté » sur l'un des plus importants ports de la marine russe en mer Noire entraînerait une guerre à grande échelle qui risquerait de déclencher une troisième guerre mondiale.

 Lundi, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a dénoncé les propos de Kuleba et Zelenski comme une menace à peine voilée de guerre à propos de la Crimée.

 « Tous les efforts de Kiev pour reconquérir la Crimée sont illégitimes et ne peuvent être interprétés autrement que comme une menace d'agression contre deux sujets russes. Nous réitérons que nous considérerons la participation de tout État ou organisation à de telles activités, y compris l'initiative de la Plate-forme pour la Crimée, comme un acte d'hostilité contre la Russie et un empiétement direct sur son intégrité territoriale », a déclaré Zakharova.

 L'escalade du conflit entre Kiev et la Russie au sujet de la Crimée survient dans des conditions où l’Ukraine reste embourbée dans une guerre civile dans sa région est, qui dure maintenant depuis près de sept ans.

 Cette guerre a coûté la vie à plus de 14 000 personnes, en a déplacé 1,4 million et rendu 3,5 millions dépendants d'une aide humanitaire. L'UNICEF a récemment noté que des millions de gens dans la zone de guerre n'ont toujours pas accès à l'eau potable et que certains n'ont pas régulièrement accès à l'eau tout court. La décision du gouvernement ukrainien fait suite à une série de répressions politiques antirusses et de renforcement des dispositifs militaires qui ont exacerbé la menace d'une guerre totale. En février, le gouvernement Zelenski a fermé de manière antidémocratique trois chaînes de télévision populaires dirigées par le leader de l'opposition pro-Moscou et oligarque Viktor Medvedchuk pour des raisons de « sécurité nationale ».

 Medvedchuk a ensuite été sanctionné et Kiev a continué à accuser les politiciens de l'opposition et les journalistes de « trahison » pour avoir soutenu un règlement négocié avec Moscou sur les régions contrôlées par les séparatistes dans l'est de l'Ukraine. La répression a été, comme il fallait s'y attendre, condamnée par le Kremlin qui a fait valoir que cela démontrait que Kiev tentait de « résoudre le problème [du Donbass dans l'est de l'Ukraine] par la force ».

 Des observateurs internationaux dans l'est ukrainien ont récemment signalé une augmentation rapide du nombre de violations du cessez-le-feu par des soldats ukrainiens et des séparatistes soutenus par la Russie. Cette année, déjà 10 soldats ukrainiens ont été tués.

 Alors que Zelenski a été initialement élu en 2019 sur la base d'un rejet du nationalisme militariste d'extrême droite incarné par son prédécesseur, Petro Porochenko, il adopte désormais une stratégie potentiellement plus irresponsable encore. Beaucoup laisse à penser qu'il est soutenu en cela par les États-Unis.

 La semaine dernière, un article d’opinion du Washington Post a suggéré que Zelenski avait désespérément besoin de recevoir un appel téléphonique du président américain Joe Biden mais n'en avait pas encore reçu. L'éditorial a soutenu les récentes répressions politiques de Zelenski et l'a exhorté à agir encore plus agressivement contre la Russie. « M. Zelenski a maintenant l'opportunité de forger un partenariat avec M. Biden qui pourrait faire avancer de manière décisive la tentative de l'Ukraine de se libérer de la Russie et de rejoindre l'Occident démocratique. Il devrait en saisir l’occasion », a exhorté la rédaction du journal.

 S'adressant à Politico, un ancien responsable américain proche de l'administration Biden aurait déclaré : « Il y a du mérite à laisser Zelenski attendre son tour pour recevoir un appel. Il ne lutte pas de toutes ses forces contre la corruption. En fait, les oligarques pro-russes en Ukraine ont acquis un pouvoir immense depuis l'arrivée de Zelenski. Il faut donc être à la fois tendre et dur avec Zelenski lorsque cette conversation en tête-à-tête aura lieu »

 L'Ukraine est fortement dépendante de l'aide militaire et du soutien des États-Unis dans sa confrontation avec la Russie. Lundi dernier, le Pentagone a annoncé un programme d'aide militaire de 125 millions de dollars pour l'Ukraine, la première distribution d'aide à l'Ukraine du gouvernement Biden. Il reste 150 millions de dollars de financement alloué à l’Ukraine dans le cadre de l'Initiative d'assistance à la sécurité en Ukraine pour 2021, attribuée par le Congrès. Mais cet argent ne sera pas débloqué tant que les départements de la Défense et d’État n’auront pas confirmé conjointement que Kiev a fait des « progrès suffisants » dans les efforts de « réforme militaire ».

 Bien que Biden n'ait pas encore parlé avec Zelenski, à l'occasion du septième anniversaire de l'annexion de la Crimée par la Russie, la Maison Blanche a publié une déclaration soutenant l'Ukraine dans le différend, déclarant : « Les États-Unis ne reconnaissent pas et ne reconnaîtront jamais la prétendue annexion de la péninsule par la Russie et nous resterons aux côtés de l’Ukraine contre les actes d'agression de la Russie. »

 L’escalade militaire irresponsable du gouvernement Zelenski est également motivée par une profonde crise sociale et politique en Ukraine même. Son soutien politique a fortement diminué alors que l'économie et le système de santé du pays ont été dévastés par le COVID-19, sans qu’aucun effort significatif de vaccination ne soit en vue.

 Il y a un réel danger que la classe dirigeante ukrainienne, poussée par une crise intérieure qui s'aggrave, tente de détourner ces tensions internes vers l'extérieur, entraînant une guerre qui menacerait la vie de millions de personnes.

 


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12 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 27 mars 09:16

    Il faut savoir que le « droit international » n’existe pas... ou plus !

    Si le rattachement de la Crimée à la Russie en 2014 est l’événement qui a déclenché un affrontement ouvert entre le camp de l’OTAN et celui des forces contrôlées par la Russie, les relations étaient dégradées à cause des guerres de Tchétchénie à la fin des années 1990, des bombardements de l’OTAN contre la Serbie en 1999, de l’intervention des États-Unis et de la « coalition des volontaires » en Irak en 2003, du soutien américain et européen à la Révolution des Roses géorgienne en 2003 et à la Révolution orange ukrainienne en 2004, de la guerre russo-géorgienne en 2008, des conflits libyen et syrien dans les années 2010…

    Dans ces épisodes, les forces de l’OTAN se sont affranchies du « droit international, ou en ont fait une lecture très personnelle. Alors, le Kremlin estime que le droit international » supposé réguler les relations internationales depuis 1945 sous l’égide de l’ONU (si on ferme les yeux sur la « guerre froide ») est obsolète.

    La loi du plus fort étant redevenue la règle, ce ne sont ni les relations diplomatiques ni les débats juridiques qui règleront la question du rattachement de la Crimée à la Russie ou à l’Ukraine, mais des opérations militaires, comme en témoignent sur ce site les nombreux articles de Christelle Néant.


    • The White Rabbit The White Rabbit 27 mars 09:38

      @Séraphin Lampion

      Les articles de cette auteure témoignent surtout de son attachement aux méthodes poutiniennes puisqu’elle censure systématiquement tous les commentateurs émettant la moindre critique concernant ses analyses partiales.


    • Bendidon Bendidon 27 mars 09:51

      @The White Rabbit
      Cette auteureu (lol) est journaliste professionnelle et comme tout journaliste elle travaille et écrit pour qui la paie (ici la résistance du donbass)
      Son taf : faire des papiers qu’elle expédie un peu partout comme sur l’excellent site de réinformation AGORAVOX
       smiley
      Vous viendrez t-il à l’idée de critiquer les journalistes de BFMensonges ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 27 mars 10:07

      @Bendidon

      « Vous viendrez t-il à l’idée de critiquer les journalistes de BFMensonges ? »

      Ou de France-Info, la Voix de son Maitre en direct de l’Hôtel de Beauvau !


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 27 mars 17:12

      @Séraphin Lampion

      1. pERSONNELLEMENT je pense que la loi du plus fort a régné sur les relations entre puissances impérialistes tout comme sur les relations entre leurs laquais.
      2. La loi du plus fort s’applique via divers axes ou domaines voilà ce qui change parfois. AINSI Trump mettait l’accent sur l’aspect commercial  diplomatique de la confrontation alors que l’on voit BIDEN mettre l’accent sur l’axe militaire de la confrontation avec la bande Chine-Russie.
      3. Le rattachement de la CRIMÉE à l’Ukraine ou à la Russie n’est qu’un prétexte tout à fait insignifiant qui indiffère totalement les puissances impérialistes occidentales. Si demain la Russie rétrocédait la Crimée l’OTAN mettrait de l’avant un autre prétexte comme l’oléoduc Nord-Stream 2 ou un autre sujet car la source réelle de cette confrontation est économique d’abord.

      Merci pour ce post 

      Robert Bibeau 


    • Daruma 27 mars 20:35

      @The White Rabbit

      Quelles méthodes poutiniennes ??? Poutine ne censure pas, c’est chez nous que ça censure : youtube, Facebook, etc. Vous n’êtes pas au courant ??? Trump banni de Twitter, vous êtes au courant ? Quel opposant en Russie a été banni de vk ? Citez-m’en un seul. Quelle vidéo a été censurée sur vk ? Citez-m’en une seule.

      Vous vivez dans un monde fantasmé, un monde parallèle, un monde qui ne tient pas compte des faits, un monde qui croit pouvoir s’affranchir de la réalité si celle-ci vous déplaît, si celle-ci n’est pas conforme à votre vision du monde. La réalité n’est pas ce que vous voulez qu’elle soit, elle existe indépendamment de vous. Mais peut-être êtes-vous un adepte du relativisme cognitif ? Peut-être croyez-vous que ce qui est vrai c’est ce qui est conforme à votre vision des choses, fût-elle fausse ?


    • sirocco sirocco 27 mars 15:40

      @l’auteur

      Vous auriez dû rappeler en fin d’article que le texte reproduit en « Annexe », où on parle deux fois d’annexion de la Crimée, n’est pas de vous mais de Melanovski.


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 27 mars 17:14

        @sirocco

        Le nom de l’auteur est bien indiqué en début d’annexe avec le mot PAR : 


      • Ecureuil66 27 mars 20:26

        Encore un motif pour sortir de l’OTAN au plus vite....le Pacte de Varsovie ayant volé en éclats depuis longtemps il aurait dû en être de même pour l’OTAN qui se cherche désespérément un motif d’existence


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 28 mars 09:11

          @Ecureuil66

          L’OTAN ne se cherche pas plus de motif d’existence que la CIA.

          Elle joue des deux côtés de l’Atlantique le rôle que l’EXERCITUS ROMANUS jouait autour de la Méditerranée.


        • Ecureuil66 28 mars 16:13

          vous comparez empire américain et empire romain , ok mais je ne suis pas un américain et je n’ai donc pas à défendre l’empire US, ce n’est pas mon combat..

          Au lieu de dire qu’elle se cherche un motif d’existence j’aurais dû dire que l’OTAN n’arrête pas de se chercher un ennemi pour fédérer les troupes disparates qui la composent....heureusement qu’il y a les russes pour jouer ce rôle ! 


          • Zolko Zolko 29 mars 21:39

            @ Christelle Néant (ah ben non, c’est pas elle !) : celui qui voudrait reprendre la Crimée à la Russie n’a pas bien du regarder la carte locale : il n’y a quasiment aucune liaison terrestre entre l’Ukraine et la Crimée, à peine plus qu’entre la Crimée et (le reste de) la Russie.

             

            Sur un autre registre, j’avais appris à l’école que l’Europe a été divisé entre les vainqueurs de la II-ième guerre mondiale lors de la conférence de Yalta, qui se trouvait en Crimée, Russie. La période pendant laquelle la Crimée était Ukrainienne était à la fois courte et pas vraiment représentative car ils étaient tous dans l’URSS.

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