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Un avenir pour les enfants de France : cireurs de bottes au service de l’impérialisme allemand…

Une vidéo publiée sur le site de Xerfi Canal le 30 octobre 2012 par Olivier Passet va nous permettre de situer la France dans le contexte plus général de la puissance financière de quelques pays européens, dont le troisième ici cité n’appartient pas à la zone euro. Nous y lisons ceci :

« L’Allemagne, la France, le Royaume-Uni bénéficient de conditions de financement incroyablement bon marché. Les taux d’intérêt auxquels ces pays émettent leur dette ont baissé respectivement de 330 points, 260 points et 360 points de base depuis le début de la crise. »

Avant de pousser l’analyse plus loin, retenons encore l’illustration qu’Olivier Passet nous fournit de la dimension du phénomène :
« Avec un taux d’endettement qui est près de 30 points supérieur à son niveau de 2008, la France paiera en 2013 des charges nettes d’intérêt inférieures à celles d’avant crise !  »

Certes, en face de celle du Royaume-Uni (une amélioration de 100 points de mieux qu’elle) et de l’Allemagne (70 points en plus), l’amélioration obtenue par la France sur les taux d’intérêt qu’elle doit payer marque le pas, mais la position moyenne de l’Allemagne nous permet de mesurer, grâce au graphique proposé par Olivier Passet, le très important fossé qui sépare, toujours du point de vue des taux d’intérêts, ces trois pays dominants de l’Italie et et de l’Espagne…

Ainsi, au-delà de la diversité des situations de chacune des populations nationales concernées, nous voyons comment s’étagent les relations impérialistes… et nous ne pouvons que constater en quoi la grande bourgeoisie française et ses alliés bourgeois et hauts cadres de la fonction publique et des grandes entreprises trouvent un bénéfice certain dans les contraintes imposées aux couches travailleuses françaises et européennes en général par le biais de l’Europe allemande…

Le prix de cette domination de caractère financier – caractéristique principale de l’impérialisme – apparaît dans le propos suivant d’Olivier Passet :
« En privilégiant le désendettement dans un contexte de croissance zéro, l’Etat rétablit néanmoins sa santé financière au détriment de celle des agents privés. Or les entreprises sont le bras armé de la compétitivité. »

Pas n’importe lesquelles… Du moins n’importent-elles pas toutes dans le seul contexte qui vaille vraiment pour les multinationales : celui qui permet d’utiliser l’euro sur la scène pour laquelle, bien avant lui, le mark avait été conçu… c’est-à-dire très au-delà du seul continent européen…

Or, tant que l’euro a pu laisser les soubassements nationaux respirer quelque peu l’ancien parfum des monnaies correspondantes – en permettant aux différents pays de laisser perdurer des modes de vie qui lui étaient déjà parfaitement inadéquats -, les différentes bourgeoisies locales pouvaient se croire en sécurité dans leurs anciennes zones de confort économique, intellectuel et… financier.

Pour sa part – et il nous en donnera d’autres exemples par la suite -, Olivier Passet pense que ce petit monde-là pourrait tout de même se réveiller, ou alors un monde qui lui ressemblerait, et qui se révélerait être construit de la même façon… C’est oublier que tout ce que nous voyons aujourd’hui en France est issu de ce berceau à entreprises que la Libération a construit à travers une soviétisation finalement très poussée et un parti communiste qui, après son accession à la Fonction publique et à la cogestion des banques et des grandes entreprises nationalisées, a choisi l’option qui consistait à protéger l’agriculture familiale, l’artisanat et le petit commerce…

Mais convenons-en avec Olivier Passet :
« En reléguant la compétitivité au second plan de ses préoccupations, le gouvernement expose les entreprises à des effets collatéraux lourds de conséquences. La rigueur risque de détruire des capacités et de l’assiette fiscale de manière irréversible. »

Nous le voyons, c’est la production des valeurs d’usage qui risque d’être frappée à l’intérieur du pays au titre de tous les privilèges que la valeur d’échange doit recevoir pour pouvoir conquérir les marchés extérieurs du véritable impérialisme, et ceci, dans un second temps, au détriment de l’alimentation d’un budget d’Etat qui traîne par ailleurs le boulet (allemand) de la dette nécessaire.

Cercle infernal qu’Olivier Passet ne peut manquer de dénoncer pour autant que les entreprises hexagonales en sont le jouet :
« Ce sont elles qui prennent de plein fouet les effets du ralentissement de la demande intérieure compte-tenu de leur faible ouverture internationale. Les hausses d’impôts des grandes entreprises pèsent sur les sous-traitants. C’est une habitude Les grandes entreprises reportent une part de l’ajustement sur leurs fournisseurs. »

Et voici qu’un deuxième coup dur se présente :
« La création d’entreprise pourrait connaître une phase d’attentisme. »

Ainsi qu’un troisième qui frappe ce qu’en d’autres temps on aurait dû appeler la « domesticité » :
« Les services risquent d’être lourdement impactés… et l’emploi avec. Les services à la personne d’abord : la hausse des charges sur les employeurs domestiques, combinée au plafonnement des niches et aux ponctions sur les hauts revenus, pourrait les pénaliser fortement. »

Et voilà que, pour finir, c’est tout un monde qui bascule…
« Les professions indépendantes et les auto-entrepreneurs, ensuite, dont la fiscalité est aussi revue à la hausse ; Plus généralement, en période de crise, c’est le processus de déversement de l’emploi sur les métiers de services qui pourrait s’enrayer…en première ligne du choc fiscal : le commerce, l’intérim, les services aux entreprises, les services domestiques. »

Sûr… L’Allemagne nous oblige à quelque chose de grand : sa propre grandeur, c’est-à-dire la grandeur de la Prusse, celle dont Otto von Bismarck (photographie jointe) lui a offert de courir la chance contre tout ce qu’il y avait de révolutionnaire en France dès que lui-même a vu le jour en sa qualité de penseur et de praticien de la grande politique impérialiste allemande…

Mais nous pouvons également nous en tenir au rôle, exaltant à sa façon, de domestiques pour gros propriétaires et touristes venus de Germanie…

NB. Cet article est le cinquante-quatrième d'une série...
« L’Allemagne victorieuse de la Seconde Guerre mondiale ? »
Pour revenir au document n° 1, cliquer ici


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2 réactions à cet article    


  • Julot_Fr 17 mai 08:34

    Correction : cireur de pompe de parasite banquier allemand (a forte conotation juive pour expliquer autres choses) avec une grosse partie de la dette nationale due a l’allemagne (pourcentage exact a rechercher). L’article souligne que ces banquier saigne ce qu’il peuvent de ce qui reste de la bete francaise...

    Aussi cette dette peut expliquer en partie le fait que Macron essaie de transferer la souverainete francaise a l’allemagne avec Aix la Chapelle.


    • yapadekkoaqba yapadekkoaqba 17 mai 13:13

      L’Allemagne de Merkel va finir par être détestée comme celle de Hitler, comme celle de Guillaume ii, comme celle de Bismarck.

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