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Accueil du site > Tribune Libre > Un bouc émissaire bien pratique

Un bouc émissaire bien pratique

En ces temps pandémiques, nos vies ordinaires ont pris une tournure bien étrange, confinement oblige. C’est un peu comme si le temps était suspendu, un peu comme si nous étions dans une sorte de parenthèse aux contours incertains, un intervalle dont la limite indéfinissable nous saisit, nous interroge et parfois nous angoisse… Mais rassurons-nous, quand cette période si particulière sera terminée, les choses reprendront leur cours normal et la crise sera derrière nous ! Ouf !

Mais cette période si particulière sera-t-elle vraiment terminée un jour ? La fin du confinement signifiera-t-elle pour autant que le problème actuel sera définitivement réglé ?

Le coronavirus n’est qu’un révélateur, ni plus, ni moins.

Cette période si particulière que nous traversons est déterminante pour notre avenir et l'avenir de l'Humanité, c'est en quelque sorte la croisée des chemins et nous devons en être bien conscients.

La crise sanitaire que nous vivons n’est que le reflet de la crise absolue de notre civilisation occidentale et de son aboutissement actuel, à savoir le système idéologique du capitalisme néo-libéral et de tous ses affres : pillage des ressources et colonisation, dogme du pouvoir et de l'argent, logiques de concurrence, de domination et d'exploitation, hiérarchisation du Vivant et suprématie de l'espèce humaine, consommation outrancière, illusion du bonheur par l'accumulation de biens et de marchandises, quête sans fin pour le profit, productivisme et obsolescence programmée, et on en passe…

Ah si, rajoutons encore la société du tourisme et des loisirs !

On connaît les conséquences de tout cela, tant sur notre environnement que sur nos vies : déchets et pollution des milieux naturels, massacre de la biodiversité, réchauffement climatique, accroissement exponentiel des inégalités sociales, accélération des flux migratoires et conflits de toutes natures, guerres, etc.

Et tout cela dans le contexte d’une expansion sans précédent de la population humaine mondiale…

Certains esprits contradicteurs (et il en faut !) diront toutefois que l’affreux capitalisme a permis à des centaines de millions de personnes de sortir de la famine et d’améliorer leurs conditions de vie… Ce qui est vrai dans un sens, mais il faut voir l’envers du décor : le capitalisme a aussi plongé des centaines de millions de personnes dans la famine et dans des conditions de vie dramatiques !

Bref.

En tout état de cause, il pourrait être illusoire ou malhonnête de considérer que le méchant virus (ou le vilain pangolin qui l'hébergeait) soit le responsable de l’effondrement de notre société. Le responsable c'est l'Homme, individuellement et collectivement. Et c’est en particulier le mode de vie occidental et la cupidité humaine, c’est chacun de nous qui, avec plus ou moins de conscience, cautionne la logique infernale de la société dans laquelle il vit, en quête de son petit bonheur quotidien, en s’accrochant à ses petits avantages et de ses petits profits, avec plus ou moins de réussite, voire avec désespoir…

Redisons-le encore : le coronavirus n’est qu’un révélateur et il ne doit surtout pas passer pour le bouc émissaire pratique.

Les virus font partie de la Vie, mais les conséquences de l’action des hommes sur les milieux naturels font que certains interagissent avec nous fortement, en nous portant préjudice… Et cela ne fera que s’empirer si on n’arrête pas cette course folle, cette fuite en avant de la société humaine !

Car si on ne devait n’en citer qu’une, il faut rappeler ici cette maxime célèbre de Kenneth Boulding et qui prend tout son sens aujourd’hui :

« Celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou, ou un économiste. »

Mais pour revenir à des choses plus concrètes, nous sommes donc aujourd’hui face à un risque systémique majeur, ce qui est en réalité parfaitement logique, ce qui était donc absolument prévisible.

L’économie mondiale pourrait littéralement s’effondrer, mais il s’agit de considérer que relativement, ce ne serait pas si catastrophique.

Ce qui est autrement plus grave est de considérer que renflouer le système est la seule chose à faire, que cela reste le leitmotiv, en profitant au passage du renforcement de la logique concentrationnaire des entreprises et donc du capital, sans compter le rognage accéléré des conquis sociaux et les atteintes aux libertés individuelles...

Alors que…

Alors qu’il faudrait au contraire ne pas renouveler des recettes trompeuses, dans le même registre que celles mises en oeuvre lors de la crise financière de 2008. Alors qu’il faudrait enfin tirer réellement opportunité de la situation et laisser peu ou prou les choses se faire, même au prix d’un nombre incalculable de faillites et des conséquences qui en suivront. Alors oui, il faudrait enfin laisser cette finance mondiale mortifère partir en capilotade et en accepter certains dégâts collatéraux.

Ironiquement, il faudrait donc que les idéologues du néo-libéralisme, ceux-là mêmes qui prônent l’absence de régulation pour favoriser le bon fonctionnement du sacro-saint marché, soient cohérents avec cette fichue doctrine dont ils nous rabâchent à l’envie les vertus !

En parallèle, il faudrait évidemment orienter les milliers de milliards de dollars ou d’euros promis au renflouage du système par le FMI, la FED, la BCE et consorts, non pas par les mesures virtuelles et éminemment fallacieuses d’injection de liquidités par le rachat de dettes (et en créant pour ce faire davantage de dette !), mais bien par la mise à disposition de cet argent au service de l’économie réelle, celle des vrais besoins des gens, ce qui passe en premier lieu par les services publics et les entreprises à taille humaine dont nous avons si cruellement besoin aujourd’hui et à l’avenir !

Et cessons de brandir cette fameuse menace inflationniste qui n’est que l’expression de l’absurdité intrinsèque du modèle de croissance dans lequel nous baignons, puisque de toute façon la croissance mondiale est moribonde et que le risque est donc quasi-nul, pour autant qu’on ne fasse pas n’importe quoi non plus et dans n’importe quelles conditions…

Autrement dit, si on cherche à sauver le système et pour autant qu’on y arrive, ce ne sera que reculer pour mieux sauter d’ici quelques années, dans des conditions forcément bien pires que celles dans lesquelles nous sommes aujourd’hui !

En passant, n’oublions pas que le prix de ce sauvetage sera in fine payé par les citoyens et la collectivité, au prix du renforcement des politiques d’austérité, de la vente des biens d’intérêt général, de l’abandon des services publics et donc de la paupérisation aggravée de l’immense majorité de la population mondiale… Et non pas par l’argent des paradis fiscaux ! Non pas par l’argent de ceux qui se sont enrichis justement sur le dos de ceux qui, à nouveau, vont payer le plus fort tribut à ce merdier infâme dont ils ne sont que très faiblement responsables, enfin pour la plupart !

Et quand on entend le Président Macron s’embarquer dans un discours louant l’État-providence et que quelques jours plus tard, la presse diffuse des informations sur des hypothétiques nationalisations à venir, il faut bien se garder de leur faire confiance… Les effets d’annonce et les coups de com’, merci on connaît ! Et même si quelques nationalisations devaient effectivement être envisagées et réalisées, ne nous y trompons pas, ce ne sera sûrement que temporaire, on a bien vu ce qui s’est produit par le passé !

Il faut donc laisser l’économie financière s’assainir par elle-même, amortir au maximum les chocs induits et sauver uniquement ce qui nécessite d’être sauvé. Et ensuite, remettre en place des mécanismes de régulation drastiques !

Dans le même temps, il faut prendre le temps de la réflexion pour réorienter la société vers une logique à la fois résiliente et plus vertueuse, en adoptant notamment une politique volontariste de décroissance et en cultivant le plus possible ce souci de l’Écologie sous toutes ses formes, sous tous ses aspects, dans toutes ses composantes pratiques, dans toutes ses dimensions philosophiques, historiques et politiques.

Il faudra enfin construire les bases d’une sorte de civisme universel détaché de toutes ces foutues logiques d’intérêt, dont le déploiement passe évidemment par l’éducation…

Nous devons donc impérativement changer de paradigme et cultiver un imaginaire nouveau, basculer dans une culture tournée fondamentalement vers le Vivant, une approche résolument bio-centriste et véritablement progressiste au sens moral du terme, en y incluant toutes les composantes de ce qui fait la Vie.

Tout cela étant dit, n’oublions pas cette phrase dont la paternité est attribuée à Albert Einstein :

« Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre. »

En conclusion, et j’en suis un peu désolé pour ceux qui considéreront que c’est une queue de poisson, mais ce texte n’a pas vocation à préciser ici une liste de ce qu’il conviendrait de faire et comment arriver à ce que ceux qui sont aux responsabilités aujourd’hui laissent le champ libre à d’autres. À ceux qui seront capables et auront la grande sagesse d’entreprendre ces changements profonds avec bienveillance, dans le plus bel esprit démocratique qui soit, ce qui est la condition de l’acceptation par tous.

Cependant, il nous appartient à tous de contribuer à cet élan et d’y aspirer le plus fort possible !

 

P-E. Scherrer - 2/04/2020

L'image d'illustration est issue du lien suivant : https://cvpcontrelaviolencepsychologique.com/2014/03/20/lenfant-bouc-emissaire/

 


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33 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 avril 17:45

    Une histoire de bouc (émissaire) qui se termine en queue de poisson, c’est un peu comme l’histoire du Quetzalcóatl, le serpent à plumes, celle de Pégase, le cheval ailé que Zeus a fini par transformer en constellation oucelle de la sphinge qui avait décidé de faire son intéressante en posant des questions à la con.


    • ETTORE ETTORE 3 avril 20:42

      Si le sauvetage des banques peut être rêvé par certains partis pris financiers.....

      Rien ne dit, qu’en ce temps d’équilibre sur la corde raide, le parcours arrive à la fin souhaitée....

      Les paramètres s’affrontent et jouent à gonfler les conséquences comme les cumulus d’un ciel d’orage.

      Il y a ceux qui voudraient reprendre le cours des choses comme si rien n’était, détournant le regard de ce murs des cons qui emmure les gens, comme des prisonniers d’état.....

      Il y a ceux qui rêvent d’un printemps des consciences, avec le renversement des valeurs qu’ils avaient pourtant appris à consommer ventre à terre.....

      Avec toutes les études, datas, prévisions du comportement,stockés sur les habitudes de la masse grouillante des peuples.....Qu’avons nous réussi à générer comme réaction salvatrice ?

      Rien ! Notre gouvernement découvre, comme une poule, qu’il n’as pas les dents pour faire un sort à l’abondant repas qui lui est servi.

      Alors....que fait il ? Ce qu’il sait le mieux faire....couver !

      Poser son croupion sur les problèmes, et attendre qu’il éclos, pour voir si le poussin

      à deux ou trois pattes.

      Alors dans l’instant T, faire des projections financières, quand on sait que certains gouvernements ne sont même pas capable de refermer la porte d’un avion cargo pour en protéger la marchandise commandée....relève de la pure utopie.


      • Chero Chero 3 avril 22:58

        @ETTORE Merci pour votre commentaire.

        Les causes de la crise actuelle ne sont pas les mêmes qu’en 2008, j’en conviens bien. Mais le remède sera le même : il faudra renflouer les acteurs économiques (lesquels et à quel prix ?) pour éviter l’effondrement du système et cela passera par la mobilisation d’énormes masses financières (les fameux 5000 milliards) sur le dos de la collectivité. Avec les conséquences que l’on sait (l’exemple de la Grèce est précurseur à cet égard). Je ne vois pas comment les choses pourraient en être autrement, mais imaginez-vous un autre scénario ?

        Je suis toutefois bien d’accord avec vous en ce qui concerne la position attentiste de certains gouvernements, car ce ne sera qu’à l’approche de la fin de la foire que l’on comptera les bouses. Mais les décisions futures ne se prendront pas au niveau des états, lesquels ne seront que les maîtres d’oeuvre des suites liées à ce « choc » bien opportun...

        En tout cas, je ne me fais aucune illusion sur les voeux pieux que je scénarise grossièrement dans ce texte politique, lequel n’a que vocation à sensibiliser et à imaginer une perspective différente.


      • ticotico ticotico 4 avril 07:58

        A propos des nationalisations...

        On peut voir ça comme une réintégration du bien commun, mais il y a une autre façon de regarder cette éventuelle opération. Il pourrait s’agir d’un transfert massif de la richesse nationale au profit des actionnaires entraînant un nouvel accroissement de la dette.

        A l’issue d’une telle nationalisation, les « investisseurs » disposeraient de ressources financières importantes et la « communauté nationale » aurait à sa disposition des dettes supplémentaires et des entreprises affaiblies à remettre en marche...

        Je vous laisse imaginer l’étape d’après... quelques précédents pourraient vous aider.


        • Chero Chero 4 avril 08:31

          @ticotico Je le vois aussi comme ça. Il faut d’ailleurs souligner le caractère déterminant de la valorisation (et donc du prix fixé pour le transfert de propriété). Comme dans le cas de certains exemples récents de privatisations, sous prétexte « d’ouverture à la concurrence », qui ont révélé des falsifications manifestes et évidemment scandaleuses. 


        • Ce dont je suis certaine à 100% c’est que si on ne revient pas sur les « avancées sociétales » on ne s’en sortira pas . Les mariages contre nature finissent toujours par être sanctionnés par la nature qu’ils ont osé défier,...


          • Vivre est un village Vivre est un village 4 avril 10:45

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.
            Le mariage contre-nature de Macron http://www.librairie-tropiques.fr/2017/04/annie-lacroix-riz-macron-sa-banque-ses-promoteurs-et-l-antisemitisme.html avec la présidence de la République française finira par être sanctionné !!!


          • La cité perverse (Robert-Dany Dufour) est condamnée à disparaître. CABARET : https://www.youtube.com/watch?v=hBlB8RAJEEc


            • Vivre est un village Vivre est un village 4 avril 10:48

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              La Cité perverse. Libéralisme et pornographie
              Collection Folio essais (n° 563), Gallimard
              Parution : 15-03-2012
              Nous vivons dans un univers qui a fait de l’égoïsme, de l’intérêt personnel, de l’amour de soi, son principe premier. Ce principe, destructeur de l’être-ensemble et de l’être-soi, commande désormais tous les comportements, ceux de l’« hyperbourgeoisie » ou des bandes de jeunes délinquants comme ceux des classes intermédiaires. Pornographie, égotisme, contestation de toute loi, acceptation du darwinisme social, instrumentalisation de l’autre : la Cité est devenue perverse.
              La crise, qui n’est pas seulement économique et financière, a mis à nu les mécanismes de cette perversion. Il est temps de les révéler : il est fort possible que bientôt, en attendant une nouvelle crise de plus grande ampleur encore, tout redevienne comme avant. Entre-temps, nous aurons mesuré l’ampleur des dégâts.

              JE PLUSSOIS !!!


            • A la différence des nazis qui étaient identifiables, les pervers narcissiques avancent masqués (si je puis dire),... Bonne chance,....


              • Vivre est un village Vivre est un village 4 avril 10:50

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                La perversion narcissique est une notion théorisée par le psychiatre et psychanalyste Paul-Claude Racamier dans le domaine de la psychopathologie. Elle indique une pathologie relationnelle qui consiste en une survalorisation de soi-même aux dépens d’autrui.

                https://fr.wikipedia.org/wiki/Perversion_narcissique

                Paul-Claude Racamier devient membre adhérent (1958) puis membre titulaire (1962) de la Société psychanalytique de Paris. Il enseigne à l’université de Lausanne (1962-1967) et à Besançon, aux facultés de médecine et de sciences humaines.

                • Son ouvrage Le Psychanalyste sans divan (1970), est issu d’un dialogue avec ses collègues, Serge Lebovici et René Diatkine, notamment) de l’association de santé mentale du XIIIe arrondissement de Paris (ASM 13). Il y souligne le lien entre les soins aux patients et la nécessité de soigner l’institution3.
                • Dans Les Schizophrènes, il s’intéresse à la prise en charge de cette pathologie, et développe les notions de maternage et de maternalité à prendre en compte dans les soins.
                • En 1989, il définit la notion d’« antœdipe », notion qui lui permet de distinguer l’« anti »-œdipien, ce qui fait obstacle à la structuration œdipienne, et l’« anté »-œdipien, « ce à quoi le psychisme est alors renvoyé »3. Il développe à nouveau cette théorisation originale dans l’ouvrage Le Génie des origines (1992).
                • Il théorise la notion d’incestuel, désignant ainsi un type de relation marqué par l’inceste, sans pour autant qu’il y ait de passage à l’acte sur le plan sexuel4.

                https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul-Claude_Racamier


              • Vivre est un village Vivre est un village 4 avril 10:52

                @Vivre est un village

                Définition[modifier | modifier le code]

                Racamier définit par l’incestuel un mode de fonctionnement particulier entre les individus d’une même famille, qui « porte l’empreinte de l’inceste R2006 3 », qui ne peut se déceler que dans l’échangeR2006 6, et qui révèle une organisation singulière de la vie psychiqueR2006 7 :

                • « Incestuel qualifie ce qui dans la vie psychique individuelle et familiale porte l’empreinte de l’inceste non fantasmé, sans qu’en soient nécessairement accomplies les formes génitalesR2006 3. »
                • L’incestuel est relatif à l’interpersonnel et se dévoile dans la relation, ce qui fait préciser à Racamier que « c’est en famille qu’il peut s’observer : les cliniciens qui n’ont pas cette expérience n’ont aucune chance d’en avoir jamais l’échoR2006 6. »
                • L’incestuel est une organisation de la vie psychique qui « rejette et dénie les deux organisations de conflit les plus importantes de la vie psychique : le tabou de l’inceste et le poids du deuil originaireR2006 7. »

                D’autres que Racamier affirmeront plus tard que « Le fonctionnement incestuel se caractérise avant tout par la confusion.
                Confusion des individus d’abord, avec absence d’individuation [...] Confusion des générations ensuite [...]C2006 2 »
                , ce qui apparaît dans un rapport à l’autre qui outrepasse les limites individuelles et fausse les places au sein des familles.

                https://fr.wikipedia.org/wiki/Incestuel



              • Vivre est un village Vivre est un village 4 avril 10:32

                La crise sanitaire que nous vivons n’est que le reflet de la crise absolue de notre civilisation occidentale et de son aboutissement actuel, à savoir le système idéologique du capitalisme néo-libéral et de tous ses affres : pillage des ressources et colonisation, dogme du pouvoir et de l’argent, logiques de concurrence, de domination et d’exploitation, hiérarchisation du Vivant et suprématie de l’espèce humaine, consommation outrancière, illusion du bonheur par l’accumulation de biens et de marchandises, quête sans fin pour le profit, productivisme et obsolescence programmée, et on en passe…

                JE PLUSSOIS !!!


                • Vivre est un village Vivre est un village 4 avril 10:34

                  « Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou, ou un économiste. »

                  Venant de Pierre-Emmanuel Scherrer Enseignant en économie et gestion de l’entreprise, ancien gestionnaire financier de la Banque Paribas Luxembourg, cette affirmation m’est particulièrement agréable !!! 


                  • Vivre est un village Vivre est un village 4 avril 10:36

                    Ce qui est autrement plus grave est de considérer que renflouer le système est la seule chose à faire, que cela reste le leitmotiv, en profitant au passage du renforcement de la logique concentrationnaire des entreprises et donc du capital, sans compter le rognage accéléré des conquis sociaux et les atteintes aux libertés individuelles...

                    Venant de Pierre-Emmanuel Scherrer Enseignant en économie et gestion de l’entreprise, ancien gestionnaire financier de la Banque Paribas Luxembourg, cette affirmation m’est particulièrement agréable !!!  (bis)


                    • Vivre est un village Vivre est un village 4 avril 10:38

                      En parallèle, il faudrait évidemment orienter les milliers de milliards de dollars ou d’euros promis au renflouage du système par le FMI, la FED, la BCE et consorts, non pas par les mesures virtuelles et éminemment fallacieuses d’injection de liquidités par le rachat de dettes (et en créant pour ce faire davantage de dette !), mais bien par la mise à disposition de cet argent au service de l’économie réelle, celle des vrais besoins des gens, ce qui passe en premier lieu par les services publics et les entreprises à taille humaine dont nous avons si cruellement besoin aujourd’hui et à l’avenir !

                      Venant de Pierre-Emmanuel Scherrer Enseignant en économie et gestion de l’entreprise, ancien gestionnaire financier de la Banque Paribas Luxembourg, cette affirmation m’est particulièrement agréable !!!  (ter)


                      • Vivre est un village Vivre est un village 4 avril 10:41

                        Il faudra enfin construire les bases d’une sorte de civisme universel détaché de toutes ces foutues logiques d’intérêt, dont le déploiement passe évidemment par l’éducation…

                        Nous devons donc impérativement changer de paradigme et cultiver un imaginaire nouveau, basculer dans une culture tournée fondamentalement vers le Vivant, une approche résolument bio-centriste et véritablement progressiste au sens moral du terme, en y incluant toutes les composantes de ce qui fait la Vie.

                        Tout cela étant dit, n’oublions pas cette phrase dont la paternité est attribuée à Albert Einstein :

                        « Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre. »

                        En conclusion : travailler avec 

                        Jean-Cassien Billier

                        Rédacteur en chef de la rubrique « Penser l’éthique », Jean-Cassien Billier est Maître de conférences en philosophie à l’Université de Paris-Sorbonne (Paris-Sorbonne), spécialiste en éthique et éthique appliquée.

                        https://www.raison-publique.fr/auteur6.html


                        • L’éthique, la morale sont à l’opposé du système néo-libéral. https://www.cairn.info/revue-vacarme-2004-4-page-86.htm. Néo-libéralisme et fin de la démocratie. La logique marchande est contraire à l’éthique qui la brime. Plus il y a des pervers mieux se porte le système néo-libéral. Jusqu’à la finale : voir le film : La grande bouffe ;


                          • Vivre est un village Vivre est un village 4 avril 11:01

                            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                            1La gauche non-stalinienne s’est toujours souciée de ne pas jeter les bienfaits du libéralisme politique (pluralisme des rationalités en débat, justice, système de santé ou encore école indépendante, etc.) avec l’eau d’un libéralisme économique aliénant les corps et les âmes. Le problème aujourd’hui est que ces bienfaits ambigus, à la fois idéologiques et libérateurs, sont eux-mêmes en train de disparaître sous les attaques d’un « néo-libéralisme » visant non plus simplement à défendre une économie de marché mais à réduire toute la société aux normes du marché. Quelle stratégie adopter dès lors qui ne soit pas purement défensive ? De Foucault à Marcuse, voilà l’analyse et la question que pose Wendy Brown, enseignante en sciences politiques à Berkeley, dans un article dont nous publions des extraits.

                            2Traduction de l’américain : Philippe Mangeot & Isabelle Saint-Saëns

                            https://www.cairn.info/revue-vacarme-2004-4-page-86.htm#


                          • Le film CABARET est sorti en Belgique le lendemain de la naissance de Macron ;


                            • Il ne s’agit pas d’un point de vue religieux (comme aimerait l’écrire Joffrin) mais d’une analyse psycho-pathologique de l’incestuel pervers propre au néo-libéralisme. 


                              • Ce n’est pas par hasard que cette pandémie éloignent les individus les uns des autres. Elles est contre-incestuelle...


                                • Ce n’est pas Dieu qui vous sauvera. Prier ne sert à rien. C’est chacun qui doit dire NON : à la perversion, à l’incestuel.


                                  • vachefolle vachefolle 4 avril 13:35

                                    J’attends toujours une démonstration argumentée que c’est le néo-libéralisme ou le système financier qui est a l’origine de l’épidémie.

                                    Les causes directes ET FACTUELLES de l’épidémie sont dans l’ordre :

                                    Les marchés d’animaux vivants en Asie qui ont déja amenés plusieurs pandémies

                                    La Taille de la population mondiale qui augmente la densité générale et donc les contacts et contagion des maladies

                                    Les transports aériens qui multiplient lavitesse de propagation de la maladie.


                                    • Chero Chero 4 avril 14:17

                                      @vachefolle je crois qu’il sera difficile de s’entendre sur le terme « factuel » concernant les causes de l’épidémie... je vous invite d’ailleurs à lire cet article sur ce sujet : https://nouvelle-page-sante.com/et-si-le-coronavirus-netait-pas-la-cause-de-lepidemie/ ?

                                      Et puis on attend toujours des explications factuelles et tangibles concernant la construction des pyramides... ;)


                                    • titi 4 avril 14:44

                                      @Chero

                                      Vous bottez en touche dès qu’on met le doigt sur vos contradictions.

                                      Vous essayez de mettre la responsabilité de la pandémie que le système économique.
                                      C’est juste pitoyable.


                                    • Chero Chero 4 avril 19:28

                                      @titi il n’y a rien de pitoyable, ou alors je vous renvoie votre qualificatif. Ce qui ne fera pas avancer les choses, et encore moins le débat. Je suis ouvert au débat, mais vous le fermez. Mais je me rends compte que vous êtes le même qui trouviez le raisonnement « nul » et me qualifiez de « minable ». Donc fin de la discussion et je me permets donc de bloquer vos commentaires, puisqu’une fonction le permet.


                                    • troletbuse troletbuse 4 avril 13:50

                                      Bizarre, bizarre. On n’a eu de confinement en 2018.

                                      https://www.insee.fr/fr/information/4470857

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