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Accueil du site > Tribune Libre > Un concert de jazz en faveur de la liberté de la presse

Un concert de jazz en faveur de la liberté de la presse

L’Association à but non lucratif Ossigeno per l'Informazione a organisé jeudi 21 juin un concert de jazz en faveur de la liberté de la presse à la Maison du Jazz à Rome (ancienne maison du patron du gang de criminels Banda della Magliana Enrico Nicoletti et maintenant appartenant à la municipalité de Rome). Ossigeno effectue un suivi actif des intimidations contre les journalistes, les blogueurs, les reporters et les autres travailleurs des médias. Le concert a été joué par le saxophoniste Nicola Alesini, le Scoop Jazz Band et le trio "Cercatori di Libertà" avec Vittorio Mezza, Gianluca Lusi et Luigi Masciari. La soirée a été présentée par l'acteur Vittorio Viviani. Selon Ossigeno per l'Informazione (OPI), soutenue par la fédération des journalistes italiens FNSI et l'organisation de journalistes professionnels Ordine Dei Giornalisti (OdG), il y a 66 journalistes menacés en 2018 et 3574 journalistes menacés en Italie depuis 2006.

Au cours de la soirée, l'acteur napolitain Vittorio Viviani a lu quelques courts messages appelés "télex" envoyés par ceux qui voulaient donner leur avis sur la question la plus urgente de la liberté de la presse. Il y a eu aussi un court message du président de la République italienne Sergio Mattarella. Les chiffres montrent que les journalistes travaillant sur des sujets sensibles sont toujours à haut risque. Une quarantaine de journalistes vivent sous la protection de la police après avoir reçu des menaces. Récemment, le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, a déclaré que les conditions de l’escorte de sécurité octroyée à l'écrivain anti-mafia Roberto Saviano seront évaluées afin de déterminer si la protection de l’Etat sera maintenue ou non. Les intimidations contre les journalistes, les blogueurs, les reporters et les autres travailleurs des médias sont presque totalement impunis et il y a très peu d'incidents dans lesquels les auteurs ont été identifiés, jugés et condamnés. En novembre 2017, un journaliste travaillant pour le radiodiffuseur d'Etat RAI a été agressés par le membre présumé d'un clan criminel dans la ville balnéaire d'Ostia, près de Rome. L'auteur de l’atteinte à l'intégrité physique du journaliste dans ce cas a récemment été reconnu coupable et dans le cadre de cette enquête la magistrature italienne a découvert un tissu social de type mafieux. Un autre problème est l'utilisation « peu scrupuleuse et intimidante » des procès pour inciter les journalistes à atténuer leurs rapports d'enquête. La journaliste de télévision Milena Gabanelli, par exemple, a été poursuivie pour plus de 250 millions d'euros par divers sujets mécontents au cours de sa carrière. Ossigeno per l'Informazione a dénonçé aussi une forme de violence plus subtile mais non moins nuisible, qui est la dégradation de la situation économique de la grande majorité des journalistes menacés. Les journalistes indépendants sont de facto le soutien de l'ensemble du système d'information italien, mais ils n'ont aucune protection juridique, et ce grave manque doit être corrigé dès que possible. En Italie l’information n’est pas complètement libre, à différence d’autres pays européens. Parmi les causes qui ont déclassé l’Italie on trouve le conflit d’intérêts qui concerne la radiodiffusion, la concentration de la propriété éditoriale et les données que Ossigeno a commencé a documenter depuis 2009. Tout cela est indiqué aussi dans les rapports annuels de Freedom House et de Reporters sans frontières.


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4 réactions à cet article    


  • Jeekes Jeekes 22 juin 15:34
    La liberté de la presse ?
     
    Heu, comment dire...
     
    Gnnn-Gnnn-Mouarfff !
     


    • Merci, je viens de faire l’éloge du jazz sur le Site de Nabum et vlan, un article sur le sujet. Qui n’a pas vibré avec Garbarek, Miles, Keth Jarrett, ne connaît rien à la musique. Number ONE : Mélanie de Biasio. 


      • Christ Roi Christ Roi 23 juin 10:27

        Il est très revigorant de voir que ces journalistes officiels ont des problèmes. Notons que lorsque ces journalistes organisent quelque chose, c’est évidemment de la culture américaine. Ils ne vont pas proposer de la musique locale italienne ou romaine mais évidemment des produits culturels de leurs maitres mondialistes. C’est cohérent. Ils sont là pour détruire les peuples.


      • Idem pour la liberté d’expression de ceux qui ne sont pas d’accord avec la Presse soumise aux DIKTATS des Francs-MACS.

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