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Accueil du site > Tribune Libre > Un double et mortifère virus : le coeur meurtri de l’Occident

Un double et mortifère virus : le coeur meurtri de l’Occident

 

PENSER LE MONDE AU TEMPS DU CORONAVIRUS (CHRONIQUE 5, LE 1er NOVEMBRE 2020) UN DOUBLE ET MORTIFERE VIRUS : LE CŒUR MEURTRI DE L’OCCIDENT

Deux terribles et mortifères virus, bien que de natures totalement différentes, sont en train de mettre à mal conjointement, sans vouloir toutefois verser ici en d’indus et malencontreux amalgames, nos sociétés prétendument modernes, sinon plus précisément encore l’Occident lui-même, ses principes comme ses valeurs (dont son imprescriptible esprit de tolérance, sans lequel il n’est point de liberté qui vaille), le précipitant ainsi en un nouveau type d’obscurantisme, quasi moyenâgeux : le terrorisme islamiste, dont le professeur Samuel Paty ainsi que les trois malheureuses personnes tuées lors du dernier attentat de Nice sont les ultimes et tragiques victimes, et le Covid 19, qui continue à répandre à travers le monde, au cœur meurtri de notre culture même, son immense et dramatique lot de morts, de désolation et de misère.

Je reviendrai plus amplement, dans une prochaine tribune, sur la nature du premier : virus, celui du terrorisme islamiste, sur lequel je me suis cependant longuement, et depuis longtemps déjà, exprimé, pour en fustiger notamment l’odieuse matrice idéologique, dans une série d’articles de presse aussi bien que dans certains de mes livres, dont mon « Requiem pour l’Europe – Zagreb, Belgrade, Sarajevo » (Editions L’Âge d’Homme, 1993) et mon « Testament du Kosovo – Journal de guerre » (Editions du Rocher, 2015), rédigés lors des deux derniers conflits en ex-Yougoslavie (en Bosnie et au Kosovo).

LA MORT INTERDITE

Certes ai-je déjà beaucoup écrit également, et de manière souvent critique, y compris sur le plan sociopolitique, sur la nature du deuxième virus : le Covid 19 donc. Qu’il me soit néanmoins permis de revenir encore une fois, dans ces lignes, sur lui : une réflexion que je propos ici à l’occasion, en ce 1er novembre 2020, de la très symbolique « fête des morts », communément appelée « Toussaint ». Car ce qui paraît aussi évident, dans la manière dont nos divers gouvernements européens prétendent gérer cette effroyable crise sanitaire, nonobstant leur apparente bonne foi, c’est que c’est la mort même, dont personne ici, quoiqu’elle soit éminemment naturelle, ne se réjouit bien évidemment, qui semble évacuée, comme occultée, aux marges les plus cachées, perçues parfois comme inavouables, de notre civilisation. C’est là ce que le regretté Philippe Ariès, dans ses brillants « Essais sur l’histoire de la mort en Occident, du Moyen Âge à nos jours », résumé de son monumental « Homme devant la mort », appelait « la mort interdite », où il stigmatisait par là aussi l’aspect outrancièrement matérialiste, ses dangereuses dérives capitalistes et ses obsessionnels calculs économiques, de notre pseudo-modernité. Et ce, pour aggraver son cas, au détriment de toute vie spirituelle, profonde et authentique !

FINITUDE HUMAINE ET FRAGILITE EXISTENTIELLE

La mort, précisément ! N’est-elle pas, pourtant, qui constitue l’indépassable horizon, aussi dur cela soit-il à accepter pour la plupart du commun des mortels, de toute condition humaine ? N’est-elle pas, justement, cette inéluctable quintessence, aussi complexe cela soit-il à intégrer dans le monde des vivants, de la finitude humaine ? Davantage : la mort, inexorable mais hélas si naturelle, n’est-elle pas le dernier acte, en ce théâtre quotidien qu’est l’existence terrestre, de la vie ? Celle-là même qui lui confère paradoxalement, à l’instar de son antithétique mais nécessaire double, tel un indéfectible masque de Janus (décidément incontournable, en ce contexte sanitaire du Coronavirus, la thématique du « masque »), son inestimable prix tout autant que son sens ultime ?

Qu’il me soit donc à nouveau permis, à l’occasion de cette funeste (sur le plan médico-biologique) mais salutaire (sur le plan éthico-métaphysique) méditation, de rappeler certaines de plus belles réflexions, à ce sujet, de quelques-uns de nos meilleurs philosophes, qu’ils soient épicuriens ou stoïciens, en la matière. Je les ai par ailleurs déjà inscrites au sein de l’un des mes précédents ouvrages, intitulé « Traité de la mort sublime – L’art de mourir de Socrate à David Bowie » (Alma Editeur, Paris, 2018), même si mourir du Covid-19 na bien sûr rien – prétendre le contraire serait aussi absurde qu’indécent – de sublime !

DOUBLE LEÇON DE VIE ET DE MORT

Semblable méditation s'apparente à l’évidence, par-delà sa tragédie, à celle des premiers philosophes grecs, pour qui, ainsi que le professa Socrate au seuil de son propre trépas, alors qu'il s'apprêtait à boire sa vénéneuse ciguë, la philosophie, cet art de la sagesse, consiste, avant tout, à apprendre à mourir. C'est là ce qu'écrit son principal disciple, Platon, en son « Phédon », l'un de ses plus beaux dialogues : « Ceux qui philosophent droitement s'exercent à mourir, et il n'y a pas homme au monde qui ait moins qu'eux peur d'être mort. »

Cette assertion, Cicéron, homme de loi et de droit, héritier de la pensée grecque mais appartenant à la culture romaine, la fera également sienne dans sa fameuse « Consolation » et, bien plus encore, en sa « Première Tusculane », « dispute » centrée sur l’immortalité de l’âme et, dans son sillage, sur le rapport qu’entretient l’être avec la vie tout autant que la mort. Il y réitère donc : « Car la vie entière du philosophe, nous le savons, est une préparation à la mort. »

Marc Aurèle, autre grand stoïcien, admirateur d’Épictète, élève de Fronton et protégé de l’empereur Hadrien, enjoint, dans le Livre IX de ses « Pensées » : « Ne méprise pas la mort, mais sois content d’elle, puisqu’elle est une des choses que veut la nature. (…) Il est d’un homme réfléchi de ne pas s’emporter violemment contre la mort ni de la dédaigner, mais de l’attendre comme un événement. »

Montaigne, en pleine Renaissance, ne dira pas autre chose, lui non plus, dans le livre I de ses « Essais » et, plus précisément, en son chapitre XX, dont le célèbre titre, « Que philosopher, c’est apprendre à mourir », synthétise à merveille, tout en les fusionnant, les affirmations, concernant cette thématique, de Platon et de Cicéron, mais aussi de Marc Aurèle.

C’est un auteur contemporain mais nettement moins connu, Albert Caraco, qui tient toutefois, au sujet de la mort, les propos les plus pertinents, les plus cruellement lucides et profonds à la fois. Implacable, il écrit dans son « Bréviaire du chaos » (titre de circonstance en ces temps chaotiques) : « Nous tendons à la mort comme la flèche au but, et nous ne le manquons jamais. La mort est notre unique certitude, et nous savons toujours que nous allons mourir (…) Vie et mort sont liées. Ceux qui demandent autre chose réclament l’impossible et n’obtiendront que la fumée, leur récompense. Nous, qui ne nous payons pas de mots, nous consentons à disparaître, et nous nous approuvons de consentir (...) »

C’est le « Précis de décomposition » de Cioran, dont on sait ce qu’il doit au nihilisme de Schopenhauer, plus encore qu’au criticisme de Nietzsche, qui se profile, en filigrane, à travers ces lignes. Dissertant sur la secrète mais véritable fonction de l’habit, qu’il considère avant tout comme un artifice destiné à cacher la réalité mortelle de la condition humaine, Cioran y observe, dans le chapitre intitulé « Philosophie vestimentaire » : « L’habit s’interpose entre nous et le néant. Regardez votre corps dans un miroir : vous comprendrez que vous êtes mortels ; Promenez vos doigts sur vos côtes comme sur une mandoline, et vous verrez combien vous êtes près du tombeau. C’est parce que nous sommes vêtus que nous nous flattons d’immortalité : comment peut-on mourir quand on porte une cravate ? Le cadavre qui s’accoutre se méconnaît, et, imaginant l’éternité, s’en approprie l’illusion. La chair couvre le squelette, l’habit couvre la chair : subterfuges de la nature et de l’homme. Duperies instinctives et conventionnelles : un monsieur ne saurait être pétri de boue ni de poussière… Dignité, honorabilité, décence, - autant de fuites devant l’irrémédiable. Et quand vous vous mettez un chapeau, qui dirait que vous avez séjourné dans des entrailles ou que les vers se gorgeront de votre graisse ? »

Marc Aurèle, dans le même ordre d’idées, avait déjà constaté, dans le Livre IV de ses « Pensées » : « Tu es une pauvre âme qui porte un cadavre, comme disait Épictète. »

« MEMENTO MORI » : TRAGIQUE MAIS LUCIDE SAGESSE

« Memento mori », « souviens-toi que tu vas mourir », chuchotait, à ce propos, l’esclave à l’oreille de l’empereur romain, alors juché sur son triomphal char, le jour même de son sacre !

Bref, et pour clore momentanément ici le débat, l’homme serait donc essentiellement, ontologiquement plus encore que naturellement, un « être-pour-la-mort », comme le stipule Heidegger, d’une formule saisissante, dans « Être et Temps ». C’est là ce que la phénoménologie appelle, depuis Husserl, son fondateur, la « finitude ». L’expression est magnifique ! Elle renvoie, en outre, à ce que Malraux nommait quant à lui, conformément à l’intitulé de l’un de ses romans les plus existentialistes, « la condition humaine ».

Difficile mais admirable leçon de vie tout autant que de mort, en effet ! A méditer, plus que jamais, en ces temps troublés du Coronavirus et, plus encore, en ce saint jour des morts !

 

 DANIEL SALVATORE SCHIFFER* *Philosophe, auteur, notamment, de « La Philosophie d’Emmanuel Levinas – Métaphysique, esthétique, éthique » et « Philosophie du dandysme – Une esthétique de l’âme et du corps » (publiés tous deux aux Presses Universitaires de France), « Oscar Wilde » et « Lord Byron (publiés tous deux chez Gallimard – Folio Biographies), « Traité de la mort sublime – L’art de mourir de Socrate à David Bowie (Alma Editeur), « Divin Vinci – Léonard de Vinci, l’Ange incarné » et « Gratia Mundi – Raphaël, la Grâce de l’Art » (publiés tous deux aux Editions Erick Bonnier). A paraître : « L’Ivresse artiste – Double portrait : Baudelaire – Flaubert » (Editions Samsa).


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17 réactions à cet article    


  • uleskiserge uleskiserge 2 novembre 2020 08:11

    Ne sur-interprétons pas les événements de ces denières semaines : évoquer une guerre face contre l’armée d’un seul équipée d’un couteau de cousine... 


    Dans le cas contraire, on fait le jeu des identitaires racistes de l’extrême droite ( et des affiliés au national-sionisme ( la bande au magazine Causeur) qui ont leur propre agenda politique et géopolitique...


    Faire preuve de sang froid, c’est aussi ne pas sur-interpréter ces événements car dans les faits...



    Sans en faire tout un pataquès pour autant, tous les pays européens, en particulier à forte immigration, pratiquent la laïcité : séparation des religions et de l’état qui garantit à chacun le droit de pratiquer le culte de son choix en toute liberté et en toute sécurité.


    En revanche, l’humiliation semaine après semaine d’une communauté en particulier par un groupe de jouisseurs irresponsables et des médias en soutien, qui ne se reconnaissent aucun devoir, n’a rien à voir avec la laïcité ; la liberté d’expression, liberté d’exprimer sa haine d’une communauté en particulier n’a rien à voir avec la laïcité ; le droit au blasphème n’a rien à voir avec la laïcité...


    Pour cette raison, la liberté de s’en prendre, semaine après semaine, à une communauté religieuse en particulier, c’est un tout autre débat, d’autant plus que toutes les Unes de Charlie Hebdo qui prennent pour cibles les Musulmans et les Arabes jusqu’à les essentialiser (violeurs et égorgeurs), transposées auprès de la communauté juive, homosexuelle ou les femmes, n’auraient pas tenues plus d’une après-midi ! 

     

      Ce que cache le recours systématique à la laïcité qui, comme on vient de le voir ne concerne pas la liberté d’expression mais la liberté de culte, c’est la recherche de l’impunité dans l’exercice quotidien de la diffusion d’une parole raciste dont tous les médias, nos institutions politiques et son personnel, le CSA ainsi que les élus portent l’entière responsabilité. 

    En noyant le principe constitutionnel de la laïcité dans cet autre principe qu’est la liberté d’expression, notre société a fait du principe de laïcité le cache-sexe de la diffusion d’une parole raciste sans retenue dans tous les médias d’Etat et privés, de France Culture à C-news. 

     


    • Bendidon Bendidon 2 novembre 2020 09:33

      @uleskiserge
      « et des affiliés au national-sionisme »  Ouh là mais c’est du Soral chat Uleski !
      Mais c’est bien c’est ce qui nous attend : après le paumadin nous aurons une paumadine blonde maréchal nous voila
      Tout est prévu et organisé, la cathédrale Notre Dame sera reconstruite à Jérusalem, le 2 novembre ne sera plus le jour des défunts mais le jour de Sainte Shoah et tout chat smiley


    • uleskiserge uleskiserge 2 novembre 2020 08:16

       Tous nous savons que la communauté musulmane est fragile et fragilisée (socialement et culturellement) ; et pour l’heure, elle n’a pas la capacité, semble-t-il, de « faire face » aux caricatures insultantes (et pas simplement humoristiques) du prophète de l’Islam ( Mais quelle religion est capable de faire face à l’insulte faite au sacré ?) ; une infime partie de ses membres, les plus fragiles socialement et psychologiquement, ne trouve alors pas d’autre réponse que l’agression et l’assassinat (3)…

      N’empêche, acharnés, nombre d’intervenants médiatiques, leaders du procès d’intention et de la parole racistes contre nos compatriotes musulmans, persistent, la haine au ventre, avec à l’esprit le calcul suivant : plus vous provoquez, voire… insultez, nos compatriotes musulmans et leur foi, plus les actes commis en réponse les disqualifient tous humainement ; ce qui est votre but ultime : reléguer toute une communauté, les laisser à la porte de toutes les entrées, en faire « des parias » infréquentables ; compatriotes envers lesquels notre République n’aurait aucun devoir.

         Cet acharnement c’est celui des imbéciles et des salauds ; certainement pas celui des amoureux inconsolables de la liberté d’expression.


      • Trelawney Trelawney 2 novembre 2020 09:25

        @uleskiserge
         Tous nous savons que la communauté musulmane est fragile et fragilisée (socialement et culturellement) ; et pour l’heure, elle n’a pas la capacité, semble-t-il, de « faire face » aux caricatures insultantes (et pas simplement humoristiques) du prophète de l’Islam ( Mais quelle religion est capable de faire face à l’insulte faite au sacré ?) ; une infime partie de ses membres, les plus fragiles socialement et psychologiquement, ne trouve alors pas d’autre réponse que l’agression et l’assassinat

        Janv 2015 Charlie hebdo 17 morts 22 blessés
        Nov 2015 Paris 130 morts 413 blessés
        Juillet 2016 Nice 86 morts 458 blessés
        Décembre 2018 Marché à Strasbourg 5 morts
        Là je parle des attentats les plus sanglants et je ne parle pas des attaque au couteau sur des professeurs, des ecclésiastiques, passants, car la liste est malheureusement trop longues. (Le ministère de l’intérieur dénombre une moyenne de 120 attaques au couteau pas an)
        Le point commun de tous les auteurs de ces attentats est qu’ils sont tous musulmans sans exception. Si à leur parution en 2012, certains anticléricaux trouvaient drôle les caricatures de Charlie. Elles sont aujourd’hui devenues un symbole face à la barbarie, la bestialité et à l’ignorance de cette religion mortifère.
        La défense du mode de vie de la France a remplacé la lutte pour la laïcité et le liberté d’expression. Aussi, lorsque depuis 2015, l’islamisme a fait en France un total de 250 morts et je ne parle pas des blessés, vous pensez bien que la fragilité sociale et culturelle de cette communauté est le cadet des soucis (et je pense représenter une grosse majorité des français) du français.

        Une scission c’est crée dans ce pays et malheureusement les français musulman bien intégrés en sont victimes comme les victimes du terrorisme. Mais, pour éviter que cela s’aggrave, ils peuvent trés bien manifester plus fortement leur dégout de ces actes odieux. je leur rappellerai simplement qu’habiter un pays et respecter ses règles pour y construire son avenir et celui de ses enfants et beaucoup plus important que de vénérer quelconques dieux.


      • JC_Lavau JC_Lavau 2 novembre 2020 10:22

        @uleskiserge. Déjà dans son contexte historique initial, à savoir reprendre Jérusalem à l’empire Byzantin, ce qui allait devenir l’islam était déjà un instrument de guerre contre les chrétiens. Il a été optimisé au service de la guerre de conquête, et c’est là toujours sa définition même : tout pour la guerre de conquête par le nouveau peuple élu. Au quotidien, ça n’a pas changé : les conquérants nous traitent en pays conquis.

        C’est loin d’être le seul communautarisme fanatique et anti-humaniste, qui sont promus et subventionnés par la richissime criminalité organisée, parce qu’anti-humanistes, donc propices à un maximum de guerres civiles afin de ruiner les peuples à abattre.
        Voir Gloria Steinem et Michele Wallace subventionnées par la C.I.A. et Rockefeller :
        http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/gloria-steinem-le-feminisme-et-la-185655
        pour abattre le mouvement noir des droits civiques.

        Pour exiger un impôt spécial sur le délit de masculinité que commettent 51 à 52% des suédois rien qu’en naissant, Gudrun Schyman se réclamait des fraudes statistiques de l’Amnesty International à György Soros. Dame ! Guerre sexiste oblige !

        Voir les hordes d’idiots utiles lancés par des fortunes pétrolières à l’assaut du surgénérateur Super-Phénix, jusqu’à mort d’idiot utile. Dame ! Les bénéfices miniers du pétrole, c’est sacré !

        Les incroyants, les kouffars des nouvelles guerres de religions, Alain Lipietz les traite de « criminels », la princesse NKM les traite de « connards », d’autres plus obscurs les traitent de « crétins, abrutis », Raymond Pierrehumbert les traite de « chevaliers de la Terre plate », etc. Dame ! L’escroquerie carbocentriste, c’est sacré !


      • uleskiserge uleskiserge 2 novembre 2020 08:29

        « Le fascisme ce n’est pas empêcher de dire ; le fascisme c’est d’obliger à dire  » - Roland Barthes ............................. comme « Je suis Charlie » par exemple.

        Le courage aujourd’hui c’est de dénoncer l’acharnement contre une communauté ainsi que la parole raciste dans tous les médias : zemmour, val, finkielkraut, walls, e. lévy, goldnadel, fourest, polony et plus récemment Onfray qui a compris qu’il n’y a pas de place dans les médias pour une parole anti-raciste.

        C’est là qu’on attend le courage au tournant ; sûrement pas dans le fait d’aboyer ou de pleurer aux côtés de pompiers-pyromanes.

        Or, nous n’avons entendu personne.

        Aussi, il se pourrait bien que l’Histoire soit d’une grande sévérité à propos du silence et de la lâcheté des intellectuels qui doivent dire le droit et la morale. 


        • ZenZoe ZenZoe 2 novembre 2020 09:47

          @uleskiserge
          Vous avez tout à fait raison. Les Français sont racistes, l’Etat est raciste. Les musulmans sont pourchassés, écartés, affamés, jetés à la rue, jetés en prison, interdits de culte, interdits de manifestations, les milices punitives sont officiellement encouragées, un génocide est en cours. Pire : l’état français répand sa haine des musulmans partout dans le monde, par tous les canaux, convaincant les rares pays hôtes à adopter la même attitude.
          Je ne vois plus qu’une seule issue pour ces pauvres gens martyrisés : (re)partir de toute urgence vers des pays plus sûrs au sud et à l’est de la Méditerranée,
          des pays qui les accueilleront les bras ouverts et leur assureront enfin une vie douce et paisible sous l’oeil bienveillant de leur dieu. Qu’ils se dépêchent, avant qu’il soit trop tard !
          Je serais vous, je les accompagnerais. Peut-être, là-bas, retrouverez-vous un peu de mesure et de lucidité.


        • uleskiserge uleskiserge 2 novembre 2020 11:04

          @ZenZoe

          Refuser de s’attaquer aux causes pour mieux dénoncer les effets c’est tout simplement faire l’aveu d’un engagement qui n’a aucune considération pour la recherche de solutions qui prennent en compte la complexité de la situation dans laquelle les Musulmans de France se trouvent depuis deux décennies et plus : situation interne - racisme sans retenue, discriminations sans nombre et mépris ; situation externe : instrumentalisation par l’Occident du djihadisme… de Ben Laden, fin des années 90 à aujourd’hui avec la destruction d’une région entière aux millions de morts arabes et musulmans et de déplacés... pour le plus grand profit des USA, d’Israël et des Monarchies du Golfe.


        • Zolko Zolko 2 novembre 2020 14:26

          @uleskiserge

          la complexité de la situation dans laquelle les Musulmans de France se trouvent depuis deux décennies et plus

           
          alors là, pour le coup, je peux vous répondre : quand j’étais jeune (il y a plus de 2 décennies) aucune jeune fille maghrebine ne se voilait. C’était inimaginable. Et ce n’est ni la France ni les Français qui ont forcé les jeunes musulmanes d’aujourd’hui, y compris parfois des petites filles, à se voiler. Que ce soit choisi par elle pour une sorte de révolte, ou un dictat imposé par des musulmans moyenâgeux, ce sont les musulmans eux-même qui ont pris ce virage. Dont les Français ne veulent pas, la situation est très simple, il n’y a aucune complexité là dedans.
           
          Alors vos reproches à 2 balles, vous pouvez vous les garder. Si quelque-chose, c’est de laisser-faire dont on pourrait accuser les Français.

        • JC_Lavau JC_Lavau 2 novembre 2020 14:49

          @uleskiserge. Nos élèves beurs ne nous l’envoient pas dire : ils savent que grâce à leur démographie agressive, dans peu de temps ils auront submergé les « faces de craie », « fromages blancs », et autres « cochons ».
          Pis ça tombe bien, chez nous on a les féminazies en tête de vitrine de tous les médias aux ordres, qui se démènent pour que leurs ouailles aient le moins d’enfants possible, et que ces rares enfants soient sans père. Les plus livrés à la drogue possible...


        • Sozenz 2 novembre 2020 15:35

          @uleskiserge

          « Le fascisme ce n’est pas empêcher de dire ; le fascisme c’est d’obliger à dire  » - Roland Barthes ..................

          https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/aubervilliers-le-marie-refuse-de-se-convertir-a-l-islam-07-01-2012-1801354.php

          change tes lunettes et arrete de sucer .
          tu ne nous fais pas pleurer avec ta communauté exemplaire ....


        • Francis Francis 2 novembre 2020 10:48

          Socrate, le premier conspirationniste de l’histoire.

           

          https://solidaires.org/Le-premier-qui-dit-la-verite-il-doit-etre-execute

           

           Ironie totale :« L’inspecteur du travail Anthony Smith est sanctionné pour avoir dit la vérité avant tous les autres. Il a appuyé les élues du personnel qui demandaient, pour elles et leurs patients, des équipements de protection individuelle et notamment des masques, dans une période où le gouvernement expliquait que les masques étaient inutiles ! »


          • BA 2 novembre 2020 19:05

            En France, le Conseil Scientifique a déclaré : « il est probable que ces mesures même optimisées ne suffiront pas pour éviter d’autres vagues, après la deuxième. On peut ainsi avoir plusieurs vagues successives durant la fin de l’hiver/printemps 2021, en fonction de différents éléments : état climatique, niveau et efficacité opérationnelle de la stratégie Tester, Tracer, Isoler. »


            « On entre ainsi dans la gestion de vagues successives de recrudescence (non tributaires d’un caractère saisonnier exclusif) jusqu’à l’arrivée des premiers vaccins et/ou traitements prophylactiques (2ème trimestre 2021 ?). Il y a donc devant nous de nombreux mois avec une situation extrêmement difficile. »


            C’est la page 20 :


            https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/note_conseil_scientifique_26_octobre_2020.pdf


            • Xenozoid Xenozoid 3 novembre 2020 22:49

              @BA

              je vais faire comme BA

              Nous devons nous dégager de l’idée que nos institutions, nos traditions, les barrières qui nous protègent contre les pouvoirs absolus et autoritaires, ne peuvent pas être décomposées. Ils sont démantelées une brique à la fois. La séparation des pouvoirs a déjà été anéantie. C’est un fascisme chuchoté, pas encore en marche dans votre rue et qui cogne à votre porte au milieu de la nuit. Mais il est lá, et il jette des racines profondes. Nous devons écouter au-delà du fascisme chuchoté d’aujourd’hui et entrevoir le fascisme triomphant de demain. Nous devons aller au-delà des mensonges et des mythes, au-delà des dogmes, par lequel nous dormons."


            • karim 2 novembre 2020 21:11

              Depuis le 11/11 la guerre est déclarée contre l’Islam, pour faire diversion et détourner l’attention des citoyens occidentaux des vrais problèmes. On agite le spectre du «  terrorisme islamique » pour créer la peur parmi les masses. Et il y a des magiciens au service des élites pour propager ce massage et dire que l’Islam est un virus et qui n’oseront jamais parler du vrai virus de peur de subir le sort d’Hervé Ryssen.


              • Trelawney Trelawney 3 novembre 2020 08:34

                @karim
                Voila le champion de l’année !
                En un seul post plein de sous entendus mais que l’on a tous compris, il vient de justifier l’expression « islam : religion mortifère »


              • troletbuse troletbuse 3 novembre 2020 06:53

                Deux virus ?

                Covid et terrorisme

                Tous deux fabriqués et manipulés par l’Occident ... afin d’établir la dictature.

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