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Accueil du site > Tribune Libre > Un marché qui se porte bien : l’édition... grâce à l’Education (...)

Un marché qui se porte bien : l’édition... grâce à l’Education nationale...

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En France, le marché du livre se porte plutôt bien. Selon les chiffres du syndicat national de l'édition, les ventes progressent régulièrement.

Pourtant, avec l'avènement d'internet, on pouvait craindre le pire : une concurrence redoutable pour le livre...

 

Comment expliquer cette progression ?

En fait, elle s'explique en grande partie grâce aux multiples réformes qu'a connues l'Education nationale, ces dernières décennies.

Nouveaux programmes, nouveaux livres, bien sûr...

 

Et les maisons d'édition s'empressent alors de sortir des livres conformes aux nouveaux programmes.

Une manne pour les éditeurs ! Editis, Nathan, Bordas, Hachette, et tous les autres...

Tous les 4 ou 5 ans, c'est imparable, les programmes sont modifiés. Et avec la réforme du Baccalauréat initiée par Jean-Michel Blanquer, on imagine le nombre de parutions qui sont en train de déferler sur le marché.

 

"Tant mieux pour ceux qui travaillent dans le secteur de l'édition !", pourra-t-on dire...

Quant aux enseignants, eux, ils vivent plutôt mal ces réformes successives, souvent bâclées, menées à la hâte, sans véritable concertation.

La nouvelle réforme du lycée sera appliquée dès la rentrée prochaine : elle va entraîner des changements de programme, plus ou moins profonds selon les matières. A la prochaine rentrée, certains collègues vont devoir préparer trois programmes (seconde – première générale – première technologique.) On imagine le travail colossal qui les attend, on imagine le stress, la fatigue que génèrent ces réformes perpétuelles.

 

En tout cas, les réformes génèrent un gros marché : ne vit-on pas dans une société de consommation ?

Au fond, les réformes ont aussi cet objectif : alimenter le marché du livre...

 

Un nouveau gouvernement arrive au pouvoir : on change tout... Aucune continuité, aucune cohérence, aucun suivi dans la politique éducative.

Tout cela est inquiétant : nous vivons sous la dictature du changement permanent, dans une instabilité constante et l'instauration du quinquennat contribue un peu plus à cette instabilité.

 

Mais, au fond, tout cela semble concerté : il faut faire fonctionner l'économie, c'est tout ce qui compte.

Peu importe si les programmes sont faits à la hâte, dans la précipitation, dans l'urgence, au mépris de l'intérêt des élèves et des enseignants.

 

Nous vivons la triste réalité d'une économie de marché et l'éducation en fait partie.

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Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2019/04/un-marche-qui-se-porte-bien-l-edition-grace-a-l-education-nationale.html

https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-economique/ledition-premier-marche-culturel-en-france

 


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39 réactions à cet article    


  • Jean De Songy Jean De Songy 12 avril 16:13

    Patience... Booba pour tous bientôt...

     

    20% de bébés à prénoms musulmans en métropole... Ifop/Fourquet

     

    Le nombre de librairies en Algérie « ne dépasserait pas les 40 » à l’échelle nationale.

    C’est ce qu’a affirmé Hassan Bendif, directeur général du Centre national du livre (CNL) (15000 en ex-France, 25000 pt de vente)
    http://www.algerie-focus.com/2017/05/livre-nombre-de-librairies-algerie-ne-depasse-40/

     

    QI en chute libre ... PISA aussi...

    http://www.lepoint.fr/societe/le-qi-des-francais-en-chute-libre-25-07-2017-2145715_23.php

    http://french.ruvr.ru/news/2015_01_24/Colere-apres-la-publication-dun-tableau-ou-Algeriens-et-Marocains-auraient-le-QI-le-plus-bas-du-monde-5027/


    • Venceslas Venceslas 13 avril 01:37

      @Jean De Songy

      p>


    • Decouz 12 avril 17:33

      De plus certains manuels sont peu ou pas utilisés, du moins dans certaines matières, certains professeurs n’approuvant pas le choix de leurs collègues, et il y a une pratique répandue et coûteuse de la photocopie.

      Egalement : les établissements sont tenus de passer des marchés publics pour les achats de livres compte tenu des montants, exigence qui élimine de fait tous les petits commerçants locaux, lesquels ne peuvent soutenir la concurrence avec les grosses maisons pour le prix ; une astuce est de demander une livraison directement dans les locaux où seront entreposés les livres (ou une autre demande particulière qui ne soit pas toutefois en contradiction avec le code des marchés), le libraire local peut le faire, le grossiste ne veut pas s’amuser à faire de la manutention à l’intérieur des établissements.


      • Raymond75 12 avril 19:28

        Depuis ma sortie du service militaire jusqu’en 2005 (referendum européen), j’ai lu ’Le Monde’ tous les jours, et ce que j’ai constaté sur ces très longues années, c’est que toute réforme de l’enseignement, quelle qu’elle soit, par un gouvernement de droite, du centre ou de gauche, est immédiatement contestée par les syndicats d’enseignants, toutes sans aucune exception, et cela continu.

        Dans l’impossibilité de réformer l’enseignement, bien que plus de la moitié des élèves de 6ème lisent, écrivent et calculent très mal, que le niveau en langue est un des plus bas de l’Europe, et que l’enseignement professionnel est considéré comme la voie de l’échec (contrairement à l’Allemagne ou à la Suisse sans chômage des jeunes), les gouvernements sont condamnés à faire des retouches successives et quasi continuelles, d’où des programmes à modifier très régulièrement.

        Il ne faut pas y voir une complicité entre le ministère de l’éducation et les éditeurs, mais un constat d’échec à remettre sur les rails une profession qui considère que chacun est maitre dans sa classe ...

        Cela aussi est un problème spécifique à la France, mais ce sont nos enfants qui en sont victimes.


        • rosemar rosemar 12 avril 19:33

          @Raymond75

          Ce serait encore la faute des profs ? Mais, il faut voir comment certains enseignements ont été sacrifiés : orthographe, grammaire, latin, grec... diminution des horaires, baisse des exigences... 


        • Raymond75 12 avril 20:28

          @rosemar

          Je ne nie pas les grandes difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants dans les ’zones difficiles’ (mais pas dans les quartiers bourgeois).

          Mais il faut bien faire le constat qu’aucune réforme ne peut être engagée sans que aussitôt les syndicats et leurs troupes ne s’insurgent ! A part psalmodier ’on manque de moyens’, aucune discussion n’est possible, depuis longtemps pour ne pas dire à l’échelle d’une vie depuis toujours.

          Les horaires par exemple : tout le monde constate que les journées sont trop longues pour des enfants ou des adolescents, et que les vacances sont trop longues (voir les autres pays européens) : impossible de changer quoi que ce soit.

          Autre exemple : les cours magistraux dans l’enseignement supérieur, qui frisent souvent la caricature, un prof débitant le même discours devant 400 étudiants d’année en année : changer cela ? faire comme aux USA par exemple ? impossible.

          Dernier exemple : évaluer les enseignants (eux qui évaluent tout le monde) : scandaleux ! Et pourtant dans l’enseignement privé, les mauvais profs sont priés d’aller voir ailleurs ...


        • rosemar rosemar 12 avril 20:58

          @Raymond75

          Les conditions d’enseignement se dégradent un peu partout et pas seulement dans « zones difficiles ». Les lycées reçoivent de plus en plus d’élèves qui n’ont pas le niveau requis.
          Les enseignants sont évalués chaque année par une note administrative, et tous les 5 à 6 ans par une note pédagogique.


        • Venceslas Venceslas 13 avril 01:39

          @Raymond75

          Ah, ben si vous lisez exclusivement l’Immonde et son idéolgie ultra-libérale, il faut s’attendre à ce type de discours.


        • Venceslas Venceslas 13 avril 01:42

          @Raymond75

          Et vous croyez que les ministres sont des philanthropes qui ont de bonnes réformes à proposer pour l’élévation du niveau dans le service public ? Mais à chaque réforme, ils baissent les horaires de français et de maths. Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi les enseignants, qui sont au contact des élèves, sacrifient des journées de paye pour les grèves ? On a des salaires si mirobolants que ça, à votre avis ? Si les ministres étaient du côté des enfants de pauvres, ça se verrait un peu plus.


        • Venceslas Venceslas 13 avril 01:43

          @rosemar

          Et puis au passage, les professeurs ont un devoir d’évaluation. C’est ahurissant de le leur reprocher.


        • Raymond75 13 avril 08:45

          @Venceslas
          @rosemar

          Vous m’avez convaincu : les enseignants sont la seule profession qui ne peut faire l’objet de critique, sont une profession toujours victime (des politiques, de la société, des parents, des éditeurs).

          Le niveau ne cesse de baisser, mais vous n’y êtes strictement pour rien car c’est de la faute aux autres, tous les autres.

          Mais les parents savent se débrouiller ; ceux qui le peuvent mettent leurs enfants dans le privé (où l’on enseigne correctement, y compris la discipline), les autres (dont les enseignants en premier) jonglent avec les options pour que leur progéniture soit affectée dans les ’bons’ établissements.

          Ceux qui restent, les autres, les pauvres, les immigrés, doivent subir des établissements où l’on affectera, grâce aux syndicats et au consensus de la profession, les tout jeunes enseignants, sans expérience, avec une formation contestable, immigrés de province pour la région parisienne, et ultra majoritairement de très jeunes femmes là où l’autorité des femmes est contestée.

          Les professeurs expérimentés iront eux dans les bons quartiers, c’est normal : c’est une exigence pour les gosses de riches.

          Et puis aussi, continuez de traiter l’enseignement professionnel par le mépris : on y apprend pas le grec !!! En Allemagne et en Suisse, c’est la voie royale : on y offre une formation de très bons niveau, les jeunes trouvent tout de suite du travail, ils disposent d’une formation continue et s’ils en ont la volonté, ils peuvent devenir ingénieurs. Mais ils n’auront pas étudié le grec ...

          En France il y a une pseudo course à l’élitisme, qui dans les faits est réservée aux gosses de riches. Dans notre pays il y a 10 % de chômeurs et 25 % chez les jeunes, et si vous êtes au chômage à 40 ans, vous ne pourrez pas acquérir une formation réellement qualifiante ou diplômante ...

          Soyez fiers de ce qu’est devenue l’éducation nationale, et n’oubliez pas de vous joindre aux manifestations contre la réforme en cours.

          Les enseignants sont mal payés, c’est vrai, mais il y en a 950 000 ; comment expliquer cela ? Par le chômage ?


        • rosemar rosemar 13 avril 09:00

          @Raymond75

          Mais c’est une évidence qu’il faut développer l’enseignement professionnel : trop d’élèves se retrouvent en lycée général sans en avoir ni le niveau, ni la motivation...


        • Raymond75 13 avril 09:16

          @Venceslas

          Que me conseillez vous comme lecture Maitre ?

          Au fait, vous qui savez lire, vous avez dû constater que j’ai arrêter de lire ’Le Monde’ en 2005 ; trop distrait, peu mieux faire.


        • Raymond75 13 avril 09:25

          @rosemar

          Rosemar, votre réponse montre que pour vous l’enseignement professionnel est réservé ’à ceux qui n’ont pas le niveau’, et vous êtes le parfait reflet de l’Éducation Nationale.

          Pensez vous que pour concevoir et installer une charpente, réparer un moteur de poids lourd ou d’avion, faire une installation électrique complète, gérer une cuisine professionnelle, il faut être au bord de la débilité ?

          Et pensez vous que être cadre moyen dans une DRH, contrôleur de ceci ou de cela, montre que vous appartenez à l’élite ?

          Vous confondez socle de culture général (sans recherche d’élitisme) et sélection. Une quantité de jeunes s’ennuient à l’école, non parce qu’ils n’ont pas le niveau, mais parce qu’ils n’ont pas de goût pour les études livresques et abstraites ; cela ne signifie en rien ’qu’ils n’ont pas le niveau’. Ils ont des facultés pour des études concrètes, qui peuvent être de haut niveau à terme.


        • rosemar rosemar 13 avril 09:29

          @Raymond75

          Le goût, la motivation, l’envie, et parfois aussi le niveau, car on a sacrifié l’étude de la langue : grammaire, orthographe ont été négligées...


        • mmbbb 13 avril 10:57

          @rosemar ha bon j ai toujours ete etonne d avoir eu des crouilles .Quant l argumentation de Raymond elle n est pas fausse . C ’est peu ou prou la vision a postériori de l enseignement que j ai eu . Un gachis En complement c ’est aussi l exces de pedagogie et la culture d un langage esoterique élabore par ces chers professeurs . Si je me replonge dans un bouquin actuel , je ne comprends rien a cette phraséologie moderne. Je suis en relation avec le public Un proviseur de Lycee , une conversation interminable , un ingenieur d Airbus 5 minutes . Fait relate dans un article du Point .  Il y a un truc chez les profs qui m echappe, si vous aviez ete responsable de la conception d un avion, vous auriez mis mille ans . Resultat des courses , la France decroche et nous passons notre temps a pleurer et a tout casser . 


        • ZenZoe ZenZoe 13 avril 17:02

          @Raymond75
          Raymond, je vais vous dire. Je ne sais pas ce que vous avez fait dans la vie, mais vous auriez fait un prof infiniment plus respectable et compétent que Rosemar, qui est à mon avis la honte totale de la profession.
          De votre côté, une réelle compréhension des enjeux et des aspirations des élèves.
          De l’autre un élistisme, un mépris pour tout ce qui n’est pas académique et une ignorance effarante de la vie réelle.

          Mais c’est une évidence qu’il faut développer l’enseignement professionnel : trop d’élèves se retrouvent en lycée général sans en avoir ni le niveau, ni la motivation...


          La pauvre Rosemar n’a absolument rien compris, comme ces parents cadres sup qui sont dévastés parce que leur rejeton veut passer un CAP d’ébéniste ou de pâtissier. Quoi, un métier manuel ! Quelle honte, quelle dégringolade sociale !
          Peu importe que nombre de ces jeunes puissent tout à fait terminer leur carrière comme ingénieurs ou directeurs techniques grâce à la formation continue ou la validation des acquis. Ou devenir chef d’entreprise. J’en ai rencontré beaucoup de ces « crétins » pas fichus d’avoir un vrai bac scientifique et d’aller en fac mais qui ont terminé leur carrière de façon tout à fait honorable et souvent confortable.

          En Allemagne et en Autriche, l’apprentissage est la voie royale pour beaucoup de jeunes, et personne ne songerait à regarder les apprentis de haut.
          Non, en France, pour beaucoup d’esprits un peu étriqués et surtout dans l’EN, sans diplôme post-bac on n’est rien et on n’a plus qu’à aller dans une gare pour parfaire l’image..
          Le résultat : des jeunes désorientés, frustrés, mal à l’aise, au chômage. De l’autre, des employeurs qui cherchent leur chaudronnier ou leur technicien de maintenance.
          La véritable intelligence, ce n’est pas de pouvoir lire Socrate en VO ou décliner Rosa rosae. La véritable intelligence c’est de faire des choix en fonction de ce qu’on est vraiment. Et tout le monde a sa place dans la société, une place qui est égale aux autres. Il n’y a pas de bons ou de mauvais élèves, il y a des élèves qui sont meilleurs pour certaines voies que d’autres, question de point de vue.
          Et alors que chaque élève devrait être encouragé et aidé pour choisir SA voie, quelle qu’elle soit, on a des *@*$ de profs qui s’autorisent pourtant à faire le tri entre les « bons » et les « mauvais ». C’est triste et dévastateur.


        • Ouallonsnous ? 13 avril 19:51

          @rosemar

          A quand le retour de programmes d’enseignements basés sur les sources historiques et non sur les modes lançèes par le défilé des ministres de l’EN où le soucis de plaire à certains communautarismes !

          A quand un retour de l’enseignement de l’histoire basé sur les archives historiographiques et non sur les écrits des « meneurs » politiques en charge de la propagande du régime en place !


        • JC_Lavau JC_Lavau 14 avril 12:35

          @Raymond75. « Maître dans sa classe », à condition qu’il prenne un maximum d’élèves dans sa classe et referme la porte.
          A condition qu’il ne corrige aucune des bourdes inexcusables qui s’enseignent de génération en génération sans que personne ait les tripes de corriger un pareil bordel.
          Quand j’étais jeune ingénieur, on m’avait appris qu’un mauvais cadre, c’est pire que mille mauvais ouvriers. Plus tard, j’ai constaté que l’EN est dirigée par les plus mauvais cadres possibles, et dans une corruption dont de loin, personne ne prend la mesure.


        • Christian Labrune Christian Labrune 13 avril 09:17

          @Rosemar

          Pour l’enseignement des lettres, on serait donc sur le point de trouver quelque chose de mieux que le Lagarde et Michard ?

          Je garde un excellent souvenir des manuels de Lebossé et Hémery pour l’enseignement des mathématiques. Je les relis avec plus de plaisir que ceux de Lespinard et Pernet dont la typographie, sous la couverture d’un vert glauque, était un peu rebutante. Beaucoup doivent encore se souvenir de cette heureuse époque.

          Si je n’avais pas pris ma retraite et si j’enseignais encore, j’imposerais Lagarde et Michard, et pour l’éternité.


          • rosemar rosemar 13 avril 09:26

            @Christian Labrune

            A l’époque du changement permanent, le Lagarde et Michard est obsolète...


          • Christian Labrune Christian Labrune 14 avril 12:15

            @rosemar

            Je sais. Un grand « pédagogue », Philippe Meirieu, préconisait déjà, il y a plus de trente ans, de remplacer les cours sur des auteurs obsolètes (Racine par exemple) par l’explication des manuels d’utilisation qui accompagnent les appareils ménagers, lesquels, fort heureusement, ne sont jamais écrits en vers alexandrins.
            On n’arrête pas le progrès ! Bon courage pour la suite.


          • Raymond75 13 avril 09:36

            A propos des bouquins, je vais vous livrer une expérience : j’ai fais mes études en deux temps, Bac Maths et Techniques dans un premier temps (c’est à dire Maths Elem comme on disait à l’époque, plus du technique, soient 42 h de cours par semaine !!! ), puis vers 32 ans j’ai repris mes études en cours du soir aux Arts et Métiers.

            Il fallait passer plusieurs valeurs de math qui correspondaient à Maths Sup, et je n’avais pas fait de maths depuis 20 ans. J’ai consulté tous les bouquins d’enseignement en cours, et tous étaient uniquement théoriques.

            J’ai fini par trouver le bon, aux Editions de Moscou (l’URSS existait encore, et ils avaient mis en place toute une organisation pour la formation de haut niveau des adultes), traduit en français bien sûr. On y exposait la théorie, mais les bases uniquement, sans approfondir, et le reste consistait en des méthodes de résolution de problèmes.

            C’est grâce à ce bouquin que j’ai pu réussir ces examens (avec de très bonnes notes). Cela montre bien qu’en France on privilégie la théorie sur la pratique, ce qui emm..... beaucoup trop de jeunes.


            • Raymond75 13 avril 19:52

              @Raymond75

              Sans esprit de polémique, mais pour bien parler du monde réel, j’ai fais une carrière de 40 ans dans l’informatique, plutôt respectable, et jamais, absolument jamais, je n’ai eu à utiliser les maths !!!

              Combien de milliers d’étudiants a t’on découragé à cause de cette exigence obsessionnelle des maths ? Combien de futurs informaticiens, de futurs médecins, de futurs autres ?

              Et pourquoi les maths ? parce que c’est l’école de la rigueur du raisonnement nous dit on ... Mais pas plus que le droit ou la philosophie. La vraie raison est probablement qu’il est plus facile de corriger une épreuve de math, et donc de sélectionner. L’autre raison, c’est que l’Éducation Nationale ignore tout de la réalité des métiers, au sens large du terme.


            • Raymond75 13 avril 20:00

              @Raymond75

              (informatique de gestion)


            • Christian Labrune Christian Labrune 14 avril 12:10

              j’ai fais une carrière de 40 ans dans l’informatique, plutôt respectable, et jamais, absolument jamais, je n’ai eu à utiliser les maths !!!

              ====================================
              @Raymond75
              Je vois mal, quand même, qu’on puisse faire de l’informatique sans avoir à se préoccuper du codage des données, lequel implique une suffisante maîtrise des opérations binaires qu’on n’enseignait guère, autrefois, dans les lycées. En math élem, à la fin des années 60, le cours sur la question des bases numériques n’excédait pas deux heures et on n’y parlait même pas des tables de vérité de l’algèbre de Boole.


            • JC_Lavau JC_Lavau 14 avril 13:03

              @Raymond75. Tu n’as pas mentionné le titre ni l’auteur du manuel de ton choix.
              J’ai été plutôt déçu des manuels Mir, en algèbre linéaire (Béklémichev)  mais il m’a bien servi à déblayer avant de fonder moi-même.
              De Postnikov, Leçons de géométrie, variétés différentiables m’a finalement peu servi, puisque ce dont j’avais vraiment besoin c’était l’algèbre tensorielle en espace euclidien ou de Minkowski. Mais on y trouve les théorèmes de Stokes généralisés sur les variétés à bords.
              C’est en physique et en cristallographie que les apports Mir furent essentiels, justement parce qu’ils ne suivaient pas les modes intellectualisantes d’ici.
              Sirotine et Chaskolaskaïa, Fondements de la physique des cristaux.
              Chpolski, Physique atomique,
              Sivoukhine, Optique. Essentiels.

              Mais au long des Landau et Lifchitz se manifeste le sadisme de Lev Landau, qui prenait plaisir à être le plus obscur et inutilisable possible.
              Je ne saurai plus évaluer les volumes de chimie industrielle, de construction de machines, d’électrotechnique, de bâtiment : leur usage se perd trop loin dans mon passé.
              Le très obsolète Kaganov, Electronique industrielle qui date d’avant le gros de l’électronique solide de puissance m’a rendu un fier service dans la rédaction du manuel vulgarisant : cours complet sur les thyratrons ; or c’est un thyratron similaire mais de fabrication RCA que les étudiants du MIT utilisent pour maniper sur l’effet de transparence Ramsauer-Townsend. Manip géniale de simplicité.


            • Raymond75 14 avril 16:46

              @Christian Labrune

              Nous avions besoin de comprendre comment les données étaient codées, mais ce codage était produit par des logiciels, et étaient ’transparent pour l’utilisateur’. Tout au début, en ... 1969, nous programmions en assembleur, et il était nécessaire de bien comprendre ce codage, mais très vite nous sommes passés aux ’langages évolués’ (type Cobol ou PL1), et de nos jours on utilise des générateurs d’application, qui permettent de passer quasi immédiatement de l’analyse (par maquettage) à la production de logiciel.

              Les mathématiques sont par contre indispensables pour concevoir des logiciels d’Intelligence dite artificielle, mais c’est un autre domaine de l’informatique. Il est nécessaire d’avoir de bonnes bases de statistique, mais ce sont les statisticiens qui paramètrent leurs logiciels.

              Donc je confirme : je n’ai jamais eu besoin des maths dans ma vie professionnelle ...

              Ce qui manque aux informaticiens, c’est une culture de base psychologique : comprendre les réactions des utilisateurs, savoir interroger cadres et surtout pratiquants pour obtenir de bonnes réponses, savoir faire valider une maquette, savoir faire une formation en parlant français, ne pas se prendre pour un démiurge qui va changer le monde. Et aussi de bonnes bases de droit pour ne pas aller dans le mur. L’informatique c’est une technique au service d’organisations humaines, ce n’est pas une technique purement scientifique.


            • Xenozoid Xenozoid 14 avril 16:56

              @Raymond75

              Ce qui manque aux informaticiens, c’est une culture de base psychologique 

              mais ce sont des spécialistes,c’est d’ailleur le probleme de beaucoup de spécialistes,ils n’écoutent plus


            • Xenozoid Xenozoid 14 avril 16:57

              @Xenozoid

              on devrais leur mettre des candides, dans leurs discussion/theories/pratique


            • pipiou 14 avril 17:35

              @Raymond75
              Les mathématiques servent, en autres, à développer un raisonnement structuré.
              Certains comme vous développent cette structuration s’en même s’en rendre compte.

              Et puis si vous codiez des boucles avec un compteur sans savoir compter ça devait donner des choses bizarres.
              Tout dépend de ce que vous codez : si vous faites juste du graphisme il n’y a pas besoin d’une grande culture scientifique.
              Si vous développez un logiciel de guidage de sonde spatiale, c’est mieux d’avoir une connaissance scientifique.


            • Raymond75 14 avril 18:57

              @pipiou

              De même qu’il existe plusieurs familles de techniques ou de médecines différentes, qui donnent lieu à des formations différentes, on pourrait distinguer informatique de gestion (celle que j’ai pratiqué), informatique de conception de logiciels et informatique scientifique. Ce ne sont pas les mêmes domaines.


            • JC_Lavau JC_Lavau 15 avril 11:10

              @Raymond75. Ou plutôt les maths devraient servir à développer des raisonnements structurés. Or les défaillances tant internes que d’interface sont colossales et nombreuses.
              Mépris de métiers fournisseurs comme de métiers utilisateurs, persiflages, aveuglements volontaires aux réalités extérieures, négligence envers les limites des domaines de validité...
              Le corporatisme et le communautarisme font les dégâts habituels.


            • JC_Lavau JC_Lavau 15 avril 19:34

              @JC_Lavau. Vu le nombre de moinsages que j’ai pris, il est clair que la guerre civile contre les instruits n’est pas près de se calmer sur Gorgonavox.


            • Cyrus (TRoll de DRame) Cyrus (TRoll de DRame) 15 avril 19:39

              @JC_Lavau
              ha merde je l’ ais louper celui la smiley


            • Raymond75 14 avril 10:11

              Rosemar, comprenez bien qu’il n’y a aucune agressivité de ma part à votre égard !

              Aujourd’hui, les relations entre les enseignants, les gouvernements successifs, les professionnels et les familles sont devenues impossibles. Il faudrait absolument organiser un ’Grenelle’ de l’éducation avec tous les représentants de ces groupes, voire un sondage très rigoureux sur tous les aspects qui ont été évoqués succinctement par les uns et les autres ici.

              Les premières réunions se passeront très mal, car chacun videra son sac ; mais on peut espérer que par la suite il soit possible de se comprendre ...


              • rosemar rosemar 14 avril 13:07

                @Raymond75

                Il faudrait mener une politique éducative cohérente : chaque gouvernement nouveau apporte une réforme nouvelle... il faudrait une politique à long terme.


              • Raymond75 14 avril 16:47

                @rosemar

                Oui, mais le long terme n’existe plus dans notre société !!!


              • Alice-patisserie 16 avril 11:44

                Pas très écologique tout ça j’espère qu’au moins les livres sont fait en papier recyclable. Quand on sait qu’il existe beaucoup d’outils en ligne aujourd’hui c’est un peu dommage de continuer d’utiliser des livres qui doivent couter une fortune et détruire des milliers d’arbres !

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