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Accueil du site > Tribune Libre > Un monde fou plein de fous ?

Un monde fou plein de fous ?

 

 Est-ce cela un monde où on ne sait plus si c’est celui qui accuse ou celui qui est accusé qui est fou ?

Est-ce fou de croire encore à la sagesse, à la convivialité, la confiance ? Ou bien est fou celui qui n’y croyant plus traite de fou celui qui y croit encore ?

Un monde fou celui qui envoie Marine le Pen chez un psychiatre pour s’être défendue follement d’avoir été comparée à DAESCH ! Pas fous ceux qui l’ont fait ?

Fou un monde qui ne sait pas où il va, qu’il consomme et pollue à outrance, qu’il fasse des guerres pour quelque vanité, qu’il mente en riant de pouvoir le faire en toute impunité, qu’il rêve de Mars en pensant que détruire est incontournable, fou de ne plus savoir que l’humain est créateur ?

Folle l’inconscience, de tous ceux qui cédant à la facilité inondent le monde de déchets sans raison valable ? Folle la vanité de ceux qui croient voyager mais transportent avec eux tout le confort qu’ils pensent être dû, au détriment d’une curiosité, d’un partage, d’un dérangement pourtant fort positif pour la santé mentale ? Et qui ramènent du vivant qui s’installe, se plaît, envahit et détruit tout de l’abeille au buis.

Et, n’est-ce pas folie de ne pas voir qu’on ne voit pas ? N’est-ce pas folie, dans les moindres choses quotidiennes où l’on impose soi comme évidence à l’autre qui ne sait pas le faire ? Sans le voir sans le ressentir, une présomption à être, écrasante ? Comment peut-on croire voir, en cécité, hors folie ?

Est-ce folie le respect volontaire d’autrui ou bien folie son déni impuni et encouragé ? Est-ce folie de ne se point fondre à la folie ou folie de s’y livrer ?

Fou c’est comme con, un mot vague, on y surfe, on y met ce qu’on veut, pourtant quand la mauvaise foi ne nous ronge pas, on sait tous bien ce que cela veut dire.

On est assaillis de toutes parts ; assaillis, ça veut dire qu’on ne recherche rien, même plus besoin de tourner un bouton, juste un clic et toute l’ineptie du monde nous tombe dessus ; s’en défendre est un acte de résistance, qui nous isole, il est rare et inutile car le monde s’insinue, partout.

J’essaie de me mettre à l’abri de l’agression que je subis, de temps en temps, par absence de clics justement, mais je n’échappe pas à la malédiction.

Il y a bien des moments de bonheur, fort heureusement sinon nous serions tous morts depuis longtemps, des rires vrais, de vraies amitiés, de beaux spectacles, mais je ressens en arrière qu’ils sont résurgences, réminiscences et sursis.

La seule chose qui nous manque, et je vous dirai en quoi je suis bien placée pour le dire, c’est le manque. Ce n’est pas parce que s’agglutinent en ville des gens en manque de tout que la grande majorité de nos concitoyens le connaissent. Le manque, c’est une réelle carence, pas un désir non satisfait immédiatement ; le manque, ou le vide ou l’ennui est porteur de désir, le désir est notre énergie positive ( comme la pulsion l’est au négatif), il nous fait soulever des montagnes, réparer des dommages, apprendre, imaginer, créer ; je vais le prendre ici pour l’axe le plus important de notre intelligence donc de tout ce qu’elle pourrait nous faire accomplir de beau, de joyeux, de bénéfique…

On peut encore ânonner des créations, des idées, des synthèses, des analyses mais elles ne contiennent rien de décisif et d’indispensable à un réel changement. Elles sont un pis-aller pour une intelligence qui s’échappe par quelque soupape mais rien dont on sent qu’il pourra s’incarner, se concrétiser, enthousiasmer au point de réveiller les foules.

Redites, répétitions… tout est semblable, y compris mes élucubrations. À cause de l’abandon, nous avons abandonné notre incarnation.

Je le vis quand je lis ou rencontre des analyses, par exemple, excitantes, justes et innovantes, qui réveillent le désir enfoui d’y croire, au réveil, et puis, pffuuit, disparues le lendemain, remplacées par d’autres peut-être, le plus souvent par rien de bien charnu.

Quelques claquements de doigts, essayez, sont un rythme, claquements de mains, frottement, rien, avec rien, on fait une musique ; la musique, c’est l’âme qui la porte qui en fait le poids… nous ne sommes même plus capables de ça. Tout se rabougrit au niveau individuel, tout se rétrécit, et au mieux, à moi/toi.

La folie de notre monde qui a oublié d’avoir besoin des autres.

De ma fenêtre je vois une foule de rats se précipiter vers des appâts, les Européens du nord descendant dans le sud de la France pour y acheter des maisons des terrains faisant que plus tard les Français n’ayant plus les moyens descendent au Maroc, aujourd’hui au Portugal, pour faire la même chose.

Ce besoin de soleil. Mais juste pour le fun, les affaires, c’est dans la brume qu’elles se font. Je me permets de critiquer tout ça parce que je vois et sais l’ennui de ces populations émigrées ; bien sûr, elles se replient sur elles-mêmes comme pour se rassurer , elles se fréquentent et beaucoup renoncent ou refusent d’apprendre la langue, pour garder leur ethnicité !

L’artifice, le passage à l’acte règnent en maître, et quel maître !! mais en attendant, la destruction est à l’œuvre et ce vide si immense qu’il ne peut plus porter à la création se remplit de niaiseries en une abondance de bulles qui éclatent au gré des mémoires qui flanchent.

Cette émigration bourrée de fric ne donne pas des boutons au petit peuple dont le regard est hypnotisé par un foulard, pourtant toutes deux sont les deux faces d’une même pièce : la déliquescence d’une culture, d’une civilisation causée par l’appât – je ne parle pas là de l’avidité maladive du un pour cent le plus riche, mais bien de ces dix ou vingt pour cent peut-être qui le valent bien, enfin qui valent bien ce qui s’est vendu sur les chaînes pendant des décennies ; ceux qui valent plus se replient, ceux qui ne valent rien survivent ou crèvent.

Reprenons : à force de se faire croire que nous sommes tous loyaux, lucides et justes, bons n’en parlons pas, à force de se consoler à penser que le un pour cent est coupable de tout par une surnaturelle puissance sans bras, nous oublions les causes réelles de la décadence qui tiennent dans une multitude de petits cerveaux abîmés par la flatterie et dont chacun ignore, par facilité, le pouvoir de nuisance que sa complaisance ou, et, sa complicité développe.

Il est bien évident que le monde ne se fait pas par en haut mais par l’acceptation, la complicité, la servilité d’en bas.

Quand on vit une époque où l’on fait croire à chacun qu’il est libre, d’être homotrans et faire faire un enfant par une pauvre, mais qu’on ne lui dit pas qu’il est aliéné, justement, par cette mode, ces modes qui le canalisent, cette pub et propagande qui le lobotomise, on n’espère pas de miracles.

Quoi d’autre qu’un miracle peut libérer de la folie ? Les psy on le sait sont impuissants, les chamans peu nombreux et les causes se multiplient !

Je vais décortiquer une folie beaucoup plus sournoise, celle quotidienne qui se cache sous le lieu commun, mais qui, partagée devient mortifère.

On feint d’imaginer, du moins le sous-entendons nous, que le diable est fourchu, repérable à mille lieues, le nocif est faux-cul mais repérable par tous lui aussi, le pollueur affiche son train de vie et crache ses microparticules en d’épaisses fumées noires derrière son 4X4 hors d’âge, l’exploiteur a le sourire carnassier, et il est rare que l’on cache une meuf dans le tableau. Malheureusement on sait tous qu’il n’en est rien et je veux insister sur le fait que cette individualisation imposée voici quelques décennies pour vendre a fini par faire oublier à chacun qu’il fait partie de tous. Se mêlent à cet endroit une morale et une honnêteté qu’on s’est bien gardé de faire fructifier de manière à ce que chacun l’occulte ou l’ignore de sorte qu’il puisse agir seul, vraiment seul, sans dieu ni juge, sans maître ni censeur ( ce qui fait dire à beaucoup aujourd’hui qu’ils sont anarchistes, mais c’est une autre question) ; le « ça ne se fait pas » n’était pas qu’un handicap et une injuste entrave à la jouissance, c’était aussi une façon de vivre ensemble, confortable si possible avec cette décence des humbles qui savaient s’il le fallait s’effacer devant un autre pour que le mouvement reste ample et fluide. ( Je ne parle pas ici des querelles et autres rivalités aussi vieilles que le monde mammifère mais juste de cette vie ensemble consciente qui nécessitait, pour une économie d’énergie et une plus grande confiance, quelques règles de conduite).

Ce qui est grave et me paraît fatal, c’est qu’il ne suffit pas de le dire, rappeler à l’ordre, puisque tout le monde le sait. Oserai-je répéter ici que savoir ne lève pas les foules, il n’y a que la conscience qui puisse le faire ?

Si c’est pas moi ce sera l’autre ; de toutes façons si je le fais ( ou ne le fais pas) cela ne changera rien puisque tout le monde le fait, sans parler du : je paye assez cher pour ça ( ils peuvent bien recycler mes poubelles, se débrouiller avec pour ne pas inonder le monde de plastiques, du reste, puisqu’il y en a, que j’en utilise ou pas c’est kif kif…)

Ce qui est curieux à cet endroit, c’est que là où il faudrait, comme preuve d’intelligence et de supériorité à l’animal, multiplier chacun de nos gestes habituels par soixante millions ( en ce qui nous concerne) pour avoir une idée de notre impact, tandis que l’humain si tant supérieur n’y pense pas du tout ! En général, quand j’émets cet argument, un silence même pas gêné s’installe, très court avant de parler d’autre chose. C’est moi qui suis complètement cinglée de penser à une chose pareille, nous verrons ça !

Si la folie est le contraire de la sagesse, nous voyons bien que personne ou presque n’y échappe tant la sagesse est un gros mot, si gros qu’on ne le prononce jamais, et si on le fait c’est plutôt pour parler de la morale lénifiante de vieux attardés à fuir.

Si la folie est le contraire de la santé nous voyons bien que même les cochons n’y échappent pas à qui l’on doit arracher les dents et couper la queue pour qu’ils ne s’attaquent pas, et ne se blessent pas.

La santé mentale, l’équilibre psychique, déjà si difficile chez les mammifères, comment voulez-vous les retrouver dans l’environnement actuel ?

Et si la folie est le contraire de la raison, dans la jeunesse et ses audaces, chez les pionniers et leur détermination, chez les héros et leur altruisme, nous regrettons alors son absence trop souvent.

La folie est toujours un passage à l’acte, aujourd’hui je la situe aussi dans la résignation, dans l’inconscience que l’on s’autorise et dans cette distance qui s’agrandit entre l’Idée de soi et ses engagements. Aussi dans ces offuscations de prétendus scandales comme exposés d’une morale à deux balles à laquelle on ne peut guère croire.

La vitesse à laquelle, sous nos yeux, le monde s’enfonce dans la bêtise admise, cette caricature de fausseté, est folle ! On imaginait pas que l’être humain puisse redevenir aussi soudainement la masse ignorante de jadis.

En tout cas, je fais partie de cette génération qui, s’il elle commence la vieillesse à soixante ans plutard qu’à cinquante comme naguère, est la première à ne plus retrouver dans le monde qui l’entoure les valeurs chères qui l’ont construite.


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154 réactions à cet article    


  • Laconique Laconique 27 septembre 16:40

    J’ai bien aimé ce texte.


    • alinea alinea 27 septembre 17:19

      @Laconique

      J’ai bien aimé ce commentaire, n’étant pourtant pas très laconique bien que spartiate, j’apprécie les cibles dégagées, les épures et les synthèses.
      merci à vous donc.

    • velosolex velosolex 29 septembre 13:43

      @alinea
      Je peux encore faire mieux dans l’épure.

      « J’ai bien aimé »
      Ou, plus court encore : « J’ai »
      Le cœur du problème,..Le monde est malade du je. De l’hypertrophie du moi, du « moi,je ». L’hédonisme, la bêtise deviennent arrogances, décomplexés. Depuis quelques temps, la notion de « Droit » ,pas pris vraiment dans le sens de la rectitude, de l’honnêteté, ont travaillé à la taloche pour se construire leur petit « Sam’ suffit » , une hyperbole d’arrogance et de bêtise faisant marcher à fond le consumérisme, le grand mot, la justification du bazar, du moteur à explosion qui finira pas nous exploser très rapidement dans la gueule maintenant. 
      La notion de devoir, de contrat sociétal vis à vis des autres, de nos enfants est sans cesse ajourné, remis aux calanques grecques polluées. Ah oui on parlait des fous, un sujet à plusieurs volets. Les fous selon soi, ou selon les autres. Pour la folie ordinaire, les traces de 68, transformant le fou en génie, et le médecin en manipulateur font toujours flores jusqu’au jour où les gens ont un grand fou menaçant à coté de chez eux et que les autorités vous envoient vous faire pendre, une chose assez ordinaire maintenant qu’on a fermé les lits de psychiatrie 
      Pour le reste, la douce folie, et la folie d’Érasme sont des sujets philosophiques qui ont bien du mal à exister face à la folie du monde sensé, sûr de ses paradigmes économiques, d’une paranoïa matoise et mortifère !

    • alinea alinea 29 septembre 14:33

      @velosolex

      l’épure totale avec le même sens : « aimé ».
      Que la folie existe, c’est un fait, qu’elle ait toujours existé, c’est probable voire logique, mais qu’elle soit érigée en ciment d’une société, là, ça devient fou !
      Il y a bien des gens qui ayant vécu l’épouvante de guerres épouvantables nous trouveraient bien poules mouillées à décrire notre environnement ainsi, mais il me semble qu’il s’agit d’une seule et même vérité, un seul et même réel et selon la sensibilité que l’on a, on n’est pas obligé d’arriver au fond pour savoir et y et en souffrir.Le problème de notre évolution c’est qu’elle passe toujours par des grossièretés qui doivent s’afficher provocantes pour bien marquer les esprits. Je crois que l’ego fort est venu de là, ce besoin de surenchère dans la provoc pour se faire croire à soi-même que ça y est, on a tué le père, on a coupé les chaînes, et il faut le redire toute sa vie pour s’en persuader ; on invente le Je et l’artifice, la jeunesse au botox, la mémoire au rabâchage, la fête à la grimace.

    • Self con troll Self con troll 29 septembre 15:33

      @velosolex
      Encore plus court : « tu ... »
      Ou plus lourd : « tu es trop ! »

      Maintenant, chacun son vécu, vous n’avez jamais vu un informaticien tout ce qu’il y a d’ordinaire s’écrier : « je suis Dieu ! ».

      Véridique et pas unique. Et c’est le signe que la culture de l’abstraction avait du bon. Car ces gens manifestent simplement qu’ils n’avaient pas conscience que les autres pensent avant que la machine leur renvoie l’écho d’une réflexion qu’ils ont faite eux.

      L’individualiste qui ne voit pas plus loin que son environnement proche n’est même pas conscient que sa philosophie de la vie est « après moi le déluge ! » Tant que sa barque flotte ...

      Bref, le ’tu" allume l’autre en moi.


    • Xenozoid Xenozoid 27 septembre 16:51
      l’encyclopédie des fous....
      beaucoup a dire,une partie de la folie vient de cette tendance a toujour voir sans regarder,et inversement.clin d’oeil a toi Alinea,qui m’avais pointé du doigt ce fait sur un autre topic,il y a longtemps

      • Xenozoid Xenozoid 27 septembre 16:57
        @Xenozoid
        j’avais d’ailleur essayé avec down sydrome mais ici il n’y a pas d’humour


      • alinea alinea 27 septembre 17:14

        @Xenozoid
        je ne sais pas ce qu’est down sydrome mais on va tâcher d’en mettre, de l’humour ! après tout, puisque nous sommes tous fous,nous pouvons rire de tout ! ou pleurer, parce que c’est fou aussi.


      • Xenozoid Xenozoid 27 septembre 17:18
        @alinea
        pleure si tu veux,c’est le choix du fou....et j’encourage


        • alinea alinea 27 septembre 17:31

          @Xenozoid

          J’ignorais que ça s’appelait comme ça !!
          J’ai un copain qui a commencé sa carrière d’éduc avec des trisomiques ; il disait que c’était des gens très attachants ; il l’a finie avec des autistes, pas le même genre !
          pour moi ils ne sont pas fous, ces gens-là, mais bon

        • Xenozoid Xenozoid 27 septembre 17:34
          @alinea

          non ils ne sont pas fous,je le sais,je notais dans l’article que le fou c’était down pas le syndrome...
          allez je vais faire autre chose


        • Xenozoid Xenozoid 27 septembre 19:07
          @Xenozoid
          peut être je le remettrais, il commence comme ça :


          Châpitre 1erbis : Le Mongol

          Pourquoi un simple d’esprit est d’office « un Mongol » ?

          Pourquoi pas un Belge ?,ou un Français ou un Anglais ?

          Que nous ont donc fait les Mongols ?

          Pour une meilleure compréhension, il est conseillé de connaitre le pied d’un cheval.

          Il y a très longtemps, les ancêtres de nos chevaux modernes, comme vous et moi, avaient cinq doigts, puis quâtre... ,au fil tu temps il n’en reste qu’un, le majeur. L’index et l’annulaire sont soudés au majeur et ont pratiquement disparu, encore quelques morts et le cheval aura deux ou trois sabots...on appelle cela de l’atavisme

          Maintenant l’homme qui a utilisé le mot « mongol » pour la première fois ,docteur John Down


        • foufouille foufouille 27 septembre 19:24

          @Xenozoid

          mongol vient de mongoloïde et mongolisme.


        • Xenozoid Xenozoid 27 septembre 19:35
          @foufouille`

          non ?

        • velosolex velosolex 29 septembre 17:49

          @alinea
          Syndrome de down ?...Je connaissais pas non plus, bien qu’ayant travaillé la moitié de ma vie en psy. Mais les maniaco dépressifs sont devenus des bipolaires, les déments des Alzheimer....Renommer la chose nous montre qu’il y a comme un malaise dans la civilisation. Le coup de peigne est tentant. Renommer les choses plutot que pouvoir les changer. L’anglicisme apporte une note scientifique et ésotérique. « Border line » sera préféré à péteur de plombs. 

          Les nouvelles maladies mentales identifiées par le DSM-V incluent l’arrogance, le narcissisme, la créativité supérieure à la moyenne, le cynisme, et le comportement antisocial. Ce que nous appelions des traits de personnalité autrefois sont désormais des maladies mentales. Et il existe des traitements bien sûr, sinon ça servirait à quoi que les héritiers de servier se décarcassent. 
          Les bourgeois repeignent en neuf leur progéniture, parfois, et plus d’un psychologue vous expliquera qu’un caractériel ou un cancre absolu est un surdoué contrarié. Déjà Cesbron avait baptisé un roman « C’est mozart qu’on assassine » Je l’ai jamais lu. Mais je trouvais le titre intéressant. Encore une histoire d’appellation contrôlée. Le fait de s’appeler Gérard n’est plus trop valorisant non plus. Comment qu’on fait pour changer de nom, quand on s’appelle pas depardieu ?

        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 29 septembre 18:02

          @velosolex

          Je peux témoigner de mon amour, Jeanine, qui s’échappait malgré mes mains jointes pour la retenir.


        • velosolex velosolex 29 septembre 18:27

          @Aita Pea Pea
          Therese et Emmanuelle ont elles aussi beaucoup donné pour sauver nos âmes. 


        • alinea alinea 29 septembre 19:09

          @velosolex

          On est parvenu à une caricature de nous-mêmes ; certes nommer les choses est depuis fort longtemps l’accréditation de notre supériorité ; les renommer aussi, sauf que la deuxième fois ça montre bien que c’est la seule chose qu’on sait faire, et pour tout dire, c’est parfaitement vain !
          Donc c’est vrai qu’on aborde plus les problèmes que par le bout chimie/soin, sûrement encore un peu psy ? les psy font leur beurre du malêtre ambiant.
          Mais je maintiens quand même que nos conditions de vie fabriquent de plus en plus de fous, dans la définition que j’en donne, sans rappel à l’orthodoxie médicale, et que je développe un peu dans mes réponses à Fergus.
          Bon Marcel revient à la mode ; Gérard c’est pour dans cinq ans !

        • velosolex velosolex 29 septembre 19:44

          @alinea
          Je suis tout à fait en accord avec vous. La société n’a jamais été autant une machine à fous. Ceux ci n’étant pas de génération spontanée, la plupart du temps. 

          Le pire c’est que l’aliénation n’ est pas un accident, mais le but recherché. Les marchands et le capitalisme ne voulant pas d’hommes heureux, celui ce ne consommant rien d’autre que ce qu’il a besoin, c’est à dire pas grand chose, en tout cas, bien loin de ce que l’on veut nous faire ingurgiter comme des oies, que ce soit au niveau des objets que des valeurs qui vont avec, qui les soutiennent. 
          Les riches et les bobos se foutent de la gueule des pauvres qui bouffent de la graisse et des sucres en arrosant avec de la kro, mais eux même sont des addictifs de voyages en tous sens. C’est une pensée psychotique qui nous gouverne, avec deux injonctions contraire : Consommez pour le PIB, et freinez vous, pour faire attention à la planète. 
          Je pense que le coup d’état que vous parlez ne serait pas d’obédience militaire, naturellement mais qu’il signifierait simplement un retour de la loi, et des limites, et des interdictions, au lieu de privilégier le libre arbitre d’individus qui se foutent totalement de la responsabilité. Le tout élaboré avec un objectif clair : La survie de la planète au lieu de celle des actionnaires.....Je serais donc tout à fait d’accord avec vous, pour évoquer la page des devoirs, au lieu de celle des plaisirs futiles. 
           Car je pense qu’on est arrivé au stade juste avant celui de l’évacuation sur les chaloupes, à ceci près qu’elles sont inexistantes. Des mesures s’imposent ! Cela se traduirait par exemple pas l’arrêt du trafic aérien, de la fin du nomadisme désordonné, de la mise en compétition d’économie n’ayant rien à voir les unes avec les autres, de l’arrêt aussi du culte des images et des artifices par écrans interposées, tout cela produisant des individus névrosés, et parfois vraiment méchants, dans cette grande marmité de la folie qui boue à court bouillon. Mesures bien sûrs non exhaustifs qu’il faudrait discourir en de grands états généraux, avant que le ciel nous tombe sur la tête. 

        • alinea alinea 29 septembre 20:52

          @velosolex
          Merci de m’avoir comprise !! Juste remettre les pendules à l’heure, un peu d’ordre dans le foutoir, dégager de l’espace et du temps pour des créations de vie d’un autre ordre que les start up !! convaincre en cinq ans que le bonheur est à portée de main, et qu’il ne ressemble pas à ce qui a été vendu ces dernières décennies !


        • Self con troll Self con troll 27 septembre 17:49

          La folie de notre monde qui a oublié d’avoir besoin des autres.
          Vous rêvez d’un autre monde ? Vous êtes brune ?

          J’essaie de me mettre à l’abri de l’agression que je subis, de temps en temps, par absence de clics justement, mais je n’échappe pas à la malédiction.
          Masochiste cherche souris pour lui mettre des claques.


          • alinea alinea 27 septembre 17:56

            @Self con troll
            J’ai pas compris la dernière phrase, parce que, quand j’empoigne ma souris, je rêve désespérément qu’un autre monde m’échoit.


          • Self con troll Self con troll 27 septembre 18:16

            @alinea
            Pour décoller, il vaut mieux empoigner le manche que la souris.
            Mais n’allez pas trop haut, vous risquez de manquer d’air.

            Pour l’instant, tvb, vous n’avez pas le manque du mot. Connaissez-vous celui-ci : le clickodrome ?


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 27 septembre 19:15

            Bah, peut-être que simplement auparavant nous n’en étions pas conscients. Freud l’a pourtant dit : l’homme est fou. Version, psychotique, normopathe, borderline, névrotique ou pathe. J’avoue de ma vie n’avoir jamais croisé une personne normale. EXCEPTE : moi bien sûr. (acceptant ma part de folie)., 


            • alinea alinea 27 septembre 19:18

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.
              J’ai du mal à être fataliste ! encore trop d’énergie bien que je sois au bout du rouleau !


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 27 septembre 19:24

              @alinea


              Aujourd’hui : accident de voiture (en droit mais perte de temps). Parfois on a plus envie de se battre et de faire des efforts pour ce monde. Et l’affaire c’est plutôt bien terminée. Des personnes de bonnes volonté se sont présentées pour nous aider. Ca va, ça vient et personne ne peut augurer de la suite,.Pas fataliste, mais curieuse de connaître la suite..

            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 27 septembre 19:42

              @alinea

              et puis, j’aime pas trop les personnes dites « normales »....

            • Saint Rata de l'himalaya Maitre Ratatouille 27 septembre 19:44
              @alinea
              « bien que je sois au bout du rouleau ! »
              .
              Il y à deux sorte de rouleau ,celui à peinture et celui de papier peint,le premier peint le second qui à une fin et le premier n’en à pas tant qu’il roule ;
              le maître dit peint le.. ! ,peint le... !
              Et le petit lapin..
               smiley
              infirmier ... !
              mon Épicure STP.


            • alinea alinea 27 septembre 20:10

              @Maitre Ratatouille
              Contente de vous relire !! et merci


            • velosolex velosolex 29 septembre 17:54

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.
              Etre normal est assommant. 

              Comme un ciel sans nuages. 
              Comme un roman sans aventures. 
              Comme un vélo sans freins. 

              Non, je veux dire, comme un vélo sans roues.

            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 27 septembre 19:17

              Réflexion d’aujourd’hui à méditer : Contrairement aux années trente, l’homme et la femme cherchent à nouveau un os à ronger. Ils en ont besoin pour tenir debout. Constatons et cela me convient assez, un véritable changement historique : ils sont partout et nulle part. Dans le brouillard de leur repères, ils en oublient la partie la plus succulente : la substantifique moelle : le persécuteur, c’est nous même qui l’avons imaginé.


              • zzz'z zzz’z 27 septembre 19:18

                « le désir est notre énergie positive ( comme la pulsion l’est au négatif) »


                Encore une vision comptable, nos curés nous ont berné avec le bien le mal — leur fond de commerce —, repris par la gauche française avec la Moraline. 

                La folie dont vous parlez ne serait-elle pas l’inefficacité du brassage de curseurs que curés et gauchistes nous ont vendu pour atteindre selon l’obédience le machin éternel et je ne sais quoi pour le nirvana de la gauche française.

                • alinea alinea 27 septembre 19:30

                  @zzz’z

                  Je suppose que notre passif cureton rôde en mon inconscient, bien que dans ma vraie vie j’en fus épargnée.
                  mais il faut mettre un mot sur les choses pour se faire comprendre, et chacun sait, pour soi mais aussi à voir les autres, que nous possédons une énergie positive, d’amour et de création d’harmonie, une autre, issue de douleurs, négative., vengeance, colère, envie de tout détruire...
                  Voilà pourquoi je parle de pulsions, puisque celles-ci sont toujours au négatif, et l’homme civilisé la traduit souvent par instinct, ce qui est un comble ! ( je précise pour les ignorants : l’instinct est là pour nous protéger, nous faire survivre, nous et notre espèce ; la pulsion psycho...quelque chose est une énergie qui doit « sortir » c’est une pulsion de violence.

                • Ciriaco Ciriaco 27 septembre 21:15
                  Traîner sur les réseaux sociaux ou consommer de l’information conduit assurément à ce constat, celui de tout esprit un peu lucide, si tant que ce soit une condition compatible. Ce n’est pas que la folie qui est maîtresse des lieux, mais l’hubris, la catégorie et le préjugé, extrêmement propices au temps rapide.

                  Que devrez nous importer tout cela. Et pourtant, dans ce contexte, c’est le préjugé qui sauve : regarder la diversité et la penser réellement n’est pas possible. On appelle pourtant cela la libéralisation des comportements, et c’est cette idéologie qui a été mise en place, par des gens plus intelligents que vous et moi : mais voilà, le ciel de la pensée ne vaut pas un broc quand il s’écrase sur terre.

                  Seul le rang social fait désormais lien au respect, et avec cela, tout vous sera permis, même la morale dont on ne vous demandera jamais des comptes : dernier rempart, empli de bave et de cynisme, agité, avec les mots positifs qui vont avec (mérite, effort, réussite), ou négatifs (populisme).

                  Moi je suis fou, et je le sais : j’ai passé la partie la plus intéressante de ma vie le nez dans des livres. Lorsque j’étais jeune, je ne comprenais rien au réel. Je l’imaginais trop complexe. Il était seulement des plus simples, des plus rudimentaires, des plus brutales.

                  La question est aussi très simple : à quoi est occupée notre attention ? Aux saisons, à la pousse dans le champ, au fer forgé de l’outil rare qui devait être transmis à la génération suivante, à la maladie d’un second enfant après que le premier soit mort ?

                  La nature des hommes est de s’occuper, sans cela, ils divaguent. Leur liberté, c’est de la trouver dans un ordre à la fois structuré (le bien) et difficile (et le mal). Ni angélisme, ni progrès, ni indifférence, la vie.

                  Tout cela a sauté. Nous ne sommes plus occupés que dans un champ de restriction radicale - forcément maladif, la libéralisation n’aura jamais compris la liberté - des choses.

                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 27 septembre 21:42

                    @Ciriaco

                    Tain entre toi et Alinéa ce soir c’est soupe à la grimace...vais alors me finir avec Villon , ce moderne.


                  • alinea alinea 27 septembre 22:24

                    @Ciriaco

                    Plus intelligent que vous et moi, je n’en suis pas sûre ;plus extravertis, très certainement !!
                    Le rang social a toujours été le lieu de respect, même si, pour les plus affutés, ils n’en pensaient pas moins.
                    Moi aussi j’ai découvert la simplicité du monde et de derrière mon complexe d’infériorité je pensais avoir loupé quelque chose. Quand j’ai lu Chomsky, le politologue, je me suis rassurée ; oui la marche du monde est assez simple pour qu’un enfant de quatre ans la comprenne !seulement il faut tout brouiller, tout enchevêtrer... cela ne résiste pas à un esprit synthétique, rien de neuf sous le soleil.
                    Oui, je divague quand je ne suis pas occupée passionnément à un but, quand je suis seule, quand mon autre ne tient pas fermement les ficelles des ballons !
                    Exactement, juste la Vie, j’y ose une majuscule pour y inclure la vie des autres animaux, végétaux qui nous sont si essentiels.
                    La vie, les trois huit : Travail Repos Fête en égales parties.
                    On ne dira jamais assez à quel point les ruptures de rythmes propres à chacun sont l’alpha et l’omega de l’aliénation facile. Un même rythme imposé à tous, et on fait ce qu’on veut de la masse.

                  • Self con troll Self con troll 27 septembre 22:33

                    @Ciriaco
                    c’est cette idéologie qui a été mise en place, par des gens plus intelligents que vous et moi

                    Justement, ce qui jalonne l’article, c’est la perte de liens corrélée à l’individualisme. Ces gens si intelligents sont donc des champions de la déliaison (entre les gens, entre eux et la réalité) ! Je nommerais plutôt pervers, car dans intelligent il y a lien.

                    Tenez, pour décontracter l’atmosphère et amadouer l’autrice, savez-vous comment éviter qu’un cheval tire au renard ? On lui montre la continuité entre l’anneau auquel on attache la corde et la main qui tenait la corde jusque là.
                    Quand nous nous sentons lié par un contrat, toujours vérifier que le co-contractant reste présent.


                  • alinea alinea 27 septembre 22:39

                    @Ciriaco

                    C’est très juste, nous vivons à l’heure de la perversité, du déploiement inouï des pervers narcissiques et dieu sait qu’ils sont rusés les bougres, au point de faire croire à tous que c’est cela l’intelligence !
                    Je crois que ça marche fort. Par ailleurs il ne faudrait pas leur dénier cette intelligence, mais, particulière !

                  • Ciriaco Ciriaco 27 septembre 22:42

                    @Aita Pea Pea

                    Une critique du libéralisme par le fond et un rappel de bon sens,.

                    Au-delà, un point de vue dont j’ai pu constater de vraies adéquations avec le mouvement de la décroissance, qui n’est pas dénué de sources de hautes altitudes (ainsi que de joies intérieures rares en ce qui me concerne) ; cela étant à notre époque une nécessité des luttes (mais ce lieu n’est pas le plus propice pour ça), car la nécessaire ligne fédératrice n’est pas prête de voir le jour - sauf peut-être dans les nouveaux club-meds tendances, à 120€ euros la nuit dans une yourte.

                    A ce propos, et si par malheur vous entendez ce terme à la télé ou dans les journaux, ne vous polluez pas : au moins, éteignez-la ou déchirez-le, si par mégarde ou malentendu vous ne l’aviez pas déjà fait.

                    Bonne ballade.

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