• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Un peu d’humilité à l’égard de la Chine, bon sang (...)

Un peu d’humilité à l’égard de la Chine, bon sang !

Si seulement la France était un Etat souverain, peut-être aurions-nous quelque chose à dire. Mais franchement, mettez-vous à la place des Chinois. Allons, un peu d’humilité, bon sang !

L’affligeante nullité des commentaires de la presse française sur le 19ème congrès du parti communiste chinois (18-24 octobre) est éloquente. Qu’avons-nous appris ? Quasiment rien à vrai dire, sinon que la dictature communiste est abominable, que Xi Jin ping a été déifié, que la Chine croule sous la corruption, que son économie est chancelante, son endettement abyssal et son taux de croissance en berne. Enfilade de lieux communs et fausses évidences à l’appui, la vision française de la Chine a brillé une fois encore par un simplisme narquois qui masque à peine une ignorance crasse. Il suffit d’avoir entendu une seule émission de Vincent Hervouët sur Europe 1 pour prendre la mesure de ce vide sidéral.

Il faut dire que la Chine ne fait rien pour faciliter les distinctions tranchées - dignes du lit de Procuste - et les catégories préétablies auxquelles ce petit monde médiatique voudrait la plier à tout prix. Communiste, capitaliste, un peu des deux, ou autre chose encore ? Dans les sphères médiatiques, on y perd son chinois. Inconsciemment, on le sent bien, nos commentateurs aimeraient pouvoir dire que la Chine n’est plus communiste, ce serait tellement plus simple. Convertie au libéralisme, cette nation rebelle réintégrerait le droit commun. Retour à l’ordre des choses, cette capitulation idéologique validerait la téléologie de l’homo occidentalis. Absorbant la Chine, le capitalisme mondialisé pourrait enfin déboucher le Champagne.

Mais voilà, c’est une romance libérale, une de plus. Le PCC n’a nullement renoncé à son rôle dirigeant dans la société, et il fournit son ossature à un Etat qui tire sa force de sa souveraineté. Hérité du maoïsme, l’Etat central conserve la maîtrise de la politique monétaire et contrôle le secteur bancaire. Doté depuis les lois de 2008 d’une fiscalité moderne, d’un code du travail et d’un système social - certes imparfaits -, il s’est fixé pour objectif numéro un l’élévation du niveau de vie de la population. Restructuré dans les années 1990, le secteur public demeure la colonne vertébrale de l’économie chinoise : avec 40% des actifs et 50% des profits générés par l’activité industrielle, il est prédominant dans la sidérurgie, l’énergie et l’électricité.

Aucun commentateur ne l’a fait, mais il suffit de lire la résolution finale du 19ème congrès pour mesurer l’ampleur des défis de la Chine contemporaine. Lorsque cette résolution affirme que “le Parti doit s’unir pour remporter la victoire décisive de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance, faire triompher le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère, et lutter sans relâche pour réaliser le rêve chinois du grand renouveau de la nation”, il faut peut-être prendre ces déclarations au sérieux. Avec 89 millions de membres, le PCC n’est pas en perte de vitesse. Mais il lui faudra stimuler la consommation intérieure, réduire les inégalités sociales et juguler la pollution - un véritable fléau -, s’il veut conserver l’appui d’une population en voie d’urbanisation accélérée.

En Occident, la vision de la Chine est obscurcie par les idées reçues. On s’imagine que l’ouverture aux échanges internationaux et la privatisation de nombreuses entreprises ont sonné le glas du “socialisme à la chinoise”. Mais c’est faux. Pour les Chinois, cette ouverture est la condition du développement des forces productives, et non le prélude à un changement systémique. Les “zones d’exportation spéciale” ont dopé la croissance, mais cette insertion dans la mondialisation s’est effectuée aux conditions fixées par l’Etat. Pour Pékin, il fallait accumuler les capitaux afin de poursuivre les réformes. Elles ont permis de sortir 700 millions de personnes de la pauvreté, soit 10% de la population mondiale. Il n’est pas étonnant que le 19ème congrès ait réitéré le choix d’une économie mixte en insistant sur les défis de l’urbanisation et la nécessaire réduction des inégalités.

Depuis 40 ans, la Chine change à un rythme déconcertant et brouille les repères habituels. Un pays qui assure 30% de la croissance mondiale et dont on juge que sa croissance “fléchit” lorsqu’elle est à 6,5% mérite quand même le détour. On peut ironiser sur ce communisme qui fait la part belle au capitalisme, ou encore évoquer le spectre d’un capitalisme d’Etat, mais à quoi bon ? Les communistes chinois se moquent bien des catégories dans lesquelles nos appareils idéologiques désignent la réalité chinoise. Ils la connaissent mieux que nous, et ils savent que nous n’avons aucune prise sur notre propre réalité. La puissance qui est la leur et l’impuissance qui est la nôtre suffisent à nous disqualifier. Si seulement la France était un Etat souverain, peut-être aurions-nous quelque chose à dire. Mais franchement, mettez-vous à la place des Chinois. Allons, un peu d’humilité, bon sang !

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.88/5   (32 votes)




Réagissez à l'article

93 réactions à cet article    


  • sarcastelle 3 novembre 2017 09:17

    Vous exagérez, monsieur Guigue. Qui de nos jours en dehors des khâgneux a entendu parler du lit de Procuste ? 

    .
    La photo en illustration définit parfaitement l’état d’esprit nouveau riche. Pas khâgneux. 

    • xana 3 novembre 2017 09:41

      @sarcastelle
      Dis donc, bébête, tu as quelque chose contre les khâgneux ?


    • sleeping-zombie 3 novembre 2017 15:19

      @xana
      et bien moi j’ai appris quelque chose, et j’en remercie l’auteur. (et wikipedia)


    • Goda Goda 3 novembre 2017 16:15

      @sarcastelle écrit :
      « Vous exagérez, monsieur Guigue. Qui de nos jours en dehors des khâgneux a entendu parler du lit de Procuste ? »


      Cette remarque ne vous honore pas. 
      Mais confirme bien les représentations qui obstruent et qui donc, altèrent votre logique.

      On peut sortir de ZEP et connaitre Procuste. 
      Et l’analyse qu’un « non khâgneux » pourrait en faire pourrait meme être plus riche et pertinente qu’un khâgneux. 
      Allez savoir...


    • sarcastelle 3 novembre 2017 17:56

      @Goda

      .
      Un coup d’oeil sur vos archives montre que vous aimez particulièrement ce genre de morale à propos de pas grand-chose et même de simples blagues. Rassurez-vous, j’ai honte. 

    • Goda Goda 6 décembre 2017 14:47

      @sarcastelle

      Je ne vous demande pas d’avoir honte, ni de vous flageller. 
      Je ne vous condamnais meme pas vraiment. 
      Je vous demandais simplement de faire preuve de distance quant à vos jugements tous faits. 
      Apres, peut-être ai-je mal compris votre commentaire, et peut-être qu’il n’était pas si désobligeant envers les gens qui n’ont fait aucune grande école. 
      Désolé mais, n’aimant pas les mises en boites, ni les condamnations à l’emporte-pièce, j’ai tendance à moi-même m’accorder sur le « LA » des gens étant prompts à préjuger.

    • xana 3 novembre 2017 09:23

      Bonjour Bruno Guigne et merci pour votre article.
      Par contre (à part quelques exceptions qui ont probablement voyagé plus que la masse des ploucs de notre pays) le pense que vous prêchez dans le désert.
      Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Et en France, qui fut autrefois un grand pays et qui aujourd’hui n’est plus rien, qui voudrait entendre que la Chine, se pays ridicule avec ses pagodes et ses mandarins aux ongles immenses, est désormais à plusieurs générations en avance sur la France ? Personne ne veut l’entendre. Tout le monde le sait plus ou moins confusément, mais aucun Français n’a envie qu’on lui mette le nez dans sa m...

      Je vous laisse. Les trolls atlantistes vont se déchaîner contre votre article, les gauchiste aussi probablement, et tous les racistes aussi. Amusez*vous bien avec eux !


      • xana 3 novembre 2017 09:26

        @xana
        désolé pour les fautes de frappe. Je tape sur un clavier de portable pourri (US, modifié par mes soins pour le français et le roumain) où la moitié des touches sont effaçées...


      • Hégésias 3 novembre 2017 09:53

        La Chine c’est aussi ça : https://www.amnesty.org/fr/latest/campaigns/2015/11/torture-in-china-who-what-why-and-how/

        Extrait : « Mes mains étaient attachées à la partie supérieure d’un lit superposé et l’une de mes jambes était attachée à la partie inférieure du lit. J’ai été forcée à me tenir dans cette position pendant que les gardiens me frappaient la tête avec des tringles et le corps avec du contreplaqué. Les gardiens m’ont mis des piments dans la bouche et ne m’ont pas laissée aller aux toilettes. Après cela, j’ai été suspendue au plafond. J’ai subi ce type de châtiment pendant 27 jours. »

        Humilité ? Non, peu importe leur croissance ou l’épaisseur de leur porte monnaie. Et ce n’est que la face visible de l’iceberg, je vous laisse le soin de vous renseigner sur les condition de travail (La, on comprend comment cette croissance est possible)


        • xana 3 novembre 2017 10:10

          @Hégésias
          Qui finance Amnesty International ?
          Ce témoignage rappelle ceux dont on nous inondait pendant la guerre froide. Il semble que les officines de propagande occidentales n’ont pas fermé en 1989...


        • sukhr sukhr 3 novembre 2017 10:16

          @Hégésias
          on va pas chialer pour 3 connards d’extrême droite qui ont reçu le traitement qu’ils méritaient. La vrai question c’est : quand l’Europe va enfin ouvrir des camps de rééducation ? Entre les islamistes, les néo-fascistes, et tous les politiciens va-t-en guerre : il y a de quoi faire. 


        • V_Parlier V_Parlier 3 novembre 2017 10:44

          @Hégésias
          « je vous laisse le soin de vous renseigner sur les condition de travail (La, on comprend comment cette croissance est possible) »
          -> Pour fabriquer en grande partie des produits pseudo-américains que les européens achètent en masse au nom du libre échange et de la « mondialisation heureuse ». Entre l’hypocrite profiteur (qui se retrouvera bientôt caissier ou à faire du « service à la personne ») et le contremaître qui le sert, qui est finalement le pire ?

          Quant à Amnesty International, je suis moi aussi vacciné contre eux depuis leur couverture ignoblement partiale des conflits de l’Est. Dégoutant, plus crédibilité zéro pour moi (même s’il existe peut-être de la torture en Chine).


        • V_Parlier V_Parlier 3 novembre 2017 10:45

          @xana
          « Il semble que les officines de propagande occidentales n’ont pas fermé en 1989... »
          Pour ma part je trouve que c’est pire aujourd’hui. (Avant ils disaient parfois des trucs vrais).


        • Laurent 47 3 novembre 2017 13:32

          @xana
          Amnesty International est à la vérité, ce qu’une fanfare de village est à la musique symphonique !
          On ne peut connaitre la vérité qu’en allant la chercher sur place, donc est elle totalement inaccessible au commun des mortels !
          Pour paraphraser un responsable du 3ème Reich, on peut dire : « Quand j’entends le mot média, je sors mon revolver ! ».


        • vesjem vesjem 21 décembre 2017 11:19

          @sukhr
          et les gogochistes libéraux ? où tu les mets ?


        • sukhr sukhr 3 novembre 2017 10:15

          Oui, tout à fait d’accord avec l’auteur : la Chine est restée communiste, et cela commence à faire paniquer l’occident.

           
          Plus forte croissance économique du 20ème siècle : l’URSS des années 20 aux années 50
          Plus forte croissance économique du 21ème siècle : la Chine.
           
          Ajoutez à cela que la Chine va massivement automatiser sa production, en même temps qu’ils organisent la transition écologique de leur économie. Dans moins de 20 ans, le monde sera envahie de produits chinois issue d’usine entièrement automatisée et écologiquement au top, à des prix absolument imbattable. Cela va tuer le Capitalisme dans le reste du monde. 
           
          On peut résumer les 3 livres du Capital de Marx en une seule phrase : seul un État communiste est capable de faire face à l’automatisation de la production sans souffrir ni de la surproduction, ni de la baisse tendancielle du taux de profit, ni du chômage de masse. Le PCC va le démontrer. 

          • perlseb 3 novembre 2017 11:11

            @sukhr
            Vous avez raison. L’intelligence artificielle donne une autre manière de le dire.
            L’intelligence artificielle remplacera inévitablement de plus en plus de personnes.
            Soit l’IA est dans les mains du privé et c’est la fin du capitalisme (plus personne n’a de travail, fin de la consommation et donc des entreprises), soit cette IA est déclarée publique et c’est la fin du capitalisme (entreprises privées obsolètes).
            On pourrait penser garder ce système en créant un revenu universel sauf que si plus personne ne travaille, comment pourra-t-on justifier des écarts de revenu ? La propriété privée sera de toutes façons remise en cause...


          • sukhr sukhr 3 novembre 2017 11:17

            @perlseb
            Ce n’est pas moi qui ai raison : c’est Karl Marx. 

            L’essentiel du Capital consiste à démontrer que le Capitalisme n’est pas capable de s’adapter à des changements technologiques trop rapides, et ne peut pas gérer une économie entièrement automatisée. 
             
            Sur la propriété privée, c’est très simple : quand le taux de profit s’effondre, les banques centrales sont obligées de faire face en imprimant des billets à gogo, pour gérer les investissements en dehors de la logique du profit. C’est ce que font la FED et la BCE en ce moment avec les QE.
             
            Quitte à ce que des sorciers des pseudo-sciences financières « planifient » l’économie en arrosant les marchés de liquidité avec des objectifs financiers, autant que ce soit des ingénieurs et des scientifiques employés par l’État qui s’en occupe avec des objectifs matériels concrets : par exemple la transition écologique et la gestion de l’automatisation. C’est ce que fait la Chine en ce moment.

          • perlseb 3 novembre 2017 11:40

            @sukhr
            Ce que je n’aime pas trop dans l’ouvrage majeur de Karl Marx, c’est son titre : « Le Capital ». Le capital n’a aucune existence physique, comme l’argent d’ailleurs : ce ne sont que des bouts de papier (titres de propriété pour le capital).
            La seule chose que je vois, ce sont des gens qui ont travaillé pour construire des biens de production, et pour pouvoir effectuer cet investissement qui ne produisait rien avant d’être terminé, d’autres personnes les ont nourri, logé, distrait... Que l’on mette une personne autoritaire au milieu qui se déclare indispensable en donnant de l’argent à certains pour qu’ils aillent acheter de la nourriture à d’autres n’a pas beaucoup de sens, sauf celui d’interdire la démocratie, de faire en sorte qu’on considère normal de ne pas choisir nous-mêmes les investissements que l’on veut faire en laissant le plus irrespectueux faire ce choix à notre place.

            Sur ce point malheureusement, je ne crois pas que les chinois prennent part aux décisions concernant les investissements à faire.


          • sukhr sukhr 3 novembre 2017 11:45

            @perlseb
            Le Capital chez Marx ne se limite pas au Capital fluide (l’argent). Les outils de production, les travailleurs, les normes hiérarchique : tout cela constitue le Capital. Les travailleurs sont aussi le Capital. 

             
             
            Pour la démocratie : une véritable abolition de la propriété privée permet à l’ensemble de la population de s’organiser pour prendre le contrôle de l’appareil de production. Mais cela demande une humanité d’un niveau supérieur, plus intelligente, plus cultivée, plus responsable. Tant qu’on a affaire à une masse d’aliénés, la « dictature du prolétariat » est nécessaire. 

          • perlseb 3 novembre 2017 12:22

            @sukhr
            Tant qu’on a affaire à une masse d’aliénés
            Vous êtes aristocrate. La démocratie ne cherche pas à optimiser les choses selon les visions d’une personne ou d’un groupe restreint. Une démocratie, c’est un vrai bazard ou il faut savoir respecter les décisions d’autres personnes qui ne suivent pas votre vision du futur (car on n’applique la dictature de la majorité seulement pour les problèmes qui le nécessitent : sens de la conduite, par exemple. En revanche, il n’y a pas a légiférer pour l’euthanasie, chacun fait son choix). C’est le système où la liberté est la plus grande. Soit on aime l’ordre et la hiérarchie qui va avec (avec toutes les variations somme toute légères que l’on peut trouver au système pyramidal : dictature, aristocratie, démocratie représentative, capitalisme,...) soit on préfère la liberté et il faut accepter la diversité (le « désordre »).

            Tous les sytèmes pyramidaux finissent un jour par réaliser les pires catastrophes et les pires horreurs en déresponsabilisant tout le monde (chefs inconscients et exécutants obéissants). Il n’y a pas de bon moment pour mettre en place la démocratie : le plus tôt serait le mieux.

            Je sais que le meilleur système est un système ou chacun est tout-puissant et modèle le monde comme il l’entend. Pour que chacun réalise ce rêve, je ne vois que la matrice.


          • sukhr sukhr 3 novembre 2017 12:27

            @perlseb
            Je comprends tout à fait votre point de vue. Malheureusement, il part d’une vision idéale qu’on voudrait atteindre pour la plaquer brutalement sur une réalité qui n’a rien à voir.

             
            A chaque fois que les Révolutionnaires commencent par les progrès démocratiques, les réactionnaires prennent le contrôle de cette démocratie. Le dernier exemple en date est Enhada en Tunisie, mais Napoléon 3 en France est aussi un bon exemple.
             
            La démocratie ne consiste pas simplement à donner le droit de vote. Elle doit d’abord apporter le temps libre, l’éducation, et la culture du débat nécessaire à son bon fonctionnement.

          • perlseb 3 novembre 2017 12:48

            @sukhr
            Quand un groupe prend le pouvoir de manière « provisoire » pour mettre en place la « démocratie », il prend goût au pouvoir et ne cherche plus à le partager. Et l’histoire regorge de ces cas de figure, malheureusement.

            Je ne crois évidemment pas aux « révolutions », qui changent des têtes mais pas le système. La démocratie ne peut se mettre en place que par le bas, mais nous avons aujourd’hui des outils pour le faire. Mais, comme je vous l’avez dit dans un autre post, ce sont un peu les femmes qui décideront quand elles en auront marre des chefs et des « machos » : tant qu’elles préfèrent la hiérarchie, épouser le chef ou être cheffe elle-même (féminisme oblige), il faudra subir la hiérarchie. Pour l’instant, elles les choisissent, font des enfants avec, les éduquent à être le plus fort mais se plaignent que le monde est violent.


          • sukhr sukhr 3 novembre 2017 12:51

            @perlseb


            tout à fait, c’est la plus grande difficulté. Le but est en effet de changer le système, pas les têtes. Je vous conseille de lire le petit article d’Einstein sur le Socialisme, il pose également clairement la problématique d’un pouvoir autoritaire et bureaucratique dans l’objectif de fonder une démocratie de production (en plus de résumer brillamment la pensée de Marx) :

          • Alren Alren 5 novembre 2017 14:07

            @perlseb

            Votre analyse est bonne.

            En économie tout est une question de confiance et c’est pourquoi les législations sur les contrats sont très pointilleuses, à raison.
            Le capital permet à certains parasites sociaux de s’intercaler entre contractants pour créer une confiance artificielle qui coûte en définitive trop cher à l’économie et induit une dette qui se creuse mécaniquement ainsi qu’une domination catastrophique du capitaliste sur les producteurs.

            Le problème ensuite de décider où va aller l’investissement (productif) est difficile car les différents groupes de production sont concurrents : les travailleurs d’une usine A estimeront que l’investissement doit permettre de développer leur usine et les travailleurs de l’usine B penseront qu’ils doivent avoir la priorité.

            Il faut des arbitres experts, neutres ... et incorruptibles qui ne soient pas partie prenante et ne retire aucun bénéfice personnel de leurs choix.
            Une solution pourrait être qu’ils soient élus ...


          • perlseb 5 novembre 2017 22:35

            @Alren
            Merci pour le compliment mais je n’ai pas de fromage dans mon bec !

            Long post qui ne sera pas lu, mais je crois qu’il faudra que j’essaie de faire un article sur la « liberté ».

            Je souhaite essayer de répondre à votre interrogation sur l’investissement (Le problème ensuite de décider où va aller l’investissement). Je sais bien qu’individuellement, il n’est pas facile de savoir où l’investissement serait le plus utile. Mais on peut quand même imaginé autre chose qu’un système où la propriété privée segmente les initiatives (de ceux qui peuvent en avoir) tout en ne demandant pas l’avis du plus grand nombre.

            On peut faire des calculs savants (une machine bien alimentée en données fiables le ferait mieux que n’importe quel élu) pour savoir exactement quelles usines et quelles maisons doivent être aménagées, améliorées, ... de façon à maximiser le plus rapidement possible la qualité de vie, diminuer l’empreinte écologique, diminuer la pénébilité du travail, etc... Donc on voit que chacun pourrait investir dans des projets différents selon ses priorités. Mais il est clair qu’une priorité étant donnée, dans une collectivité solidaire, on remplacerait les pires outils ou les pires maisons en premier. Par exemple, personne ne vivrait dans les pires maisons et les meilleures seraient toutes occupées (actuellement, les plus belles maisons sont le plus souvent vides, car appartenant aux plus fortunés qui n’ont pas le don d’ubiquité)

            Mais j’imagine une organisation du travail complètement différente. Après suppression des métiers parfaitement inutiles (la majorité), il faut répartir le travail pénible. Quant au travail agréable (oui, certains ont cette chance) et bien, par définition, ce n’est pas du travail. Donc il n’a pas besoin d’être rémunéré. On voit bien avec le logiciel libre que des tas de gens passionnés, ça existe. Si les laboratoires de recherche étaient ouverts, si les théâtres, les conservatoires, les clubs de sport étaient libres d’accès je crois que chacun pourrait choisir d’inversir son temps comme il le souhaite car le travail pénible équitablement divisé (même avec une once d’investissement pour un avenir « meilleur ») ne nous occuperait pas à temps plein.

            Bien évidemment, l’investissement libre et démocratique ne s’imagine pas avec l’argent ni avec la propriété privé. La seule unité, c’est l’heure de travail « normalisée ». Et ceux qui sont irresponsables devraient travailler un peu plus que les autres pour rémunérer leur surveillant (sauf si certains prennent plaisir à fouetter les autres, auquel cas, c’est un passe-temps, pas un travail !). Pour les ressources rares, je ne vois que le partage. La loi de l’offre et de la demande est la pire : c’est à cause de cette loi que le chômage sévit, pour dévaloriser le travail pourtant seul créateur de richesse. Mais il est à mon avis évident qu’un investissement libre répondrait mieux aux attentes de chacun qu’un système qui doit faire de la publicité pour qu’on achète ce que personne n’a réellement demandé. La loi de l’offre et de la demande est complètement trafiquée par l’argent et nous masque totalement le coût réel des choses (je pense que quelqu’un qui travaille 39h par semaine doit pouvoir acheter pour 10h de biens et services mais pour le savoir, il faudrait convertir tous les procédés de fabrication en heures de travail, procédés qui changent souvent aujourd’hui pour des mauvaises raisons).


          • vesjem vesjem 21 décembre 2017 11:30

            @sukhr
            Ne théorise pas trop vite sur l’avenir du capitalisme avec les prédictions de marx
            Le capitalisme a le pouvoir, et lui-même est en train de théoriser sur son propre avenir ; comment payer les peuples à ne rien foutre,leur donner de quoi se taire, et sous quel système hiérarchique ?
            Un casse-tête à très haut risque, voire même un danger planétaire, que personne n’a pu se représenter encore


          • vesjem vesjem 21 décembre 2017 20:03

            @sukhr
            on a fait dire et écrire à einstein beaucoup de bons mots ; c’est vrai qu’il avait les capacités surnaturelles de politicien, sociologue, philosophe, accessoirement physicien, et j’en passe ;
            a-t-il un jour remercié henri poincaré pour sa découverte de la relativité, dont il s’est abondamment inspiré ; je ne crois pas, mais albert était un sur-homme, c’est sûr


          • eddofr eddofr 3 novembre 2017 11:29

            Non la Chine n’est pas restée communiste ! 

            La Chine ne l’a jamais été, ou elle l’a toujours été, avant que le concept n’existe.
            La Chine est, a été et restera à jamais Impériale.

            Evidemment, je ne parle par ici d’une conception Occidentale de l’Empire, à savoir un ensemble disparate de territoire conquis et exploités sans vergogne par une Nation qui se croit supérieure au autres.



            • sukhr sukhr 3 novembre 2017 11:31

              @eddofr
              les royalistes qui sont en admiration devant l’URSS, Staline, et maintenant la Chine...

              la victoire des valeurs de gauche est totale. 

            • McGurk McGurk 3 novembre 2017 13:09

              @eddofr

              * "Evidemment, je ne parle par ici d’une conception Occidentale de l’Empire, à savoir un ensemble disparate de territoire conquis et exploités sans vergogne par une Nation qui se croit supérieure au autres."

              Avec ce qu’ils font aux ouïgours (emprisonnement, remplacement de population et déplacement des peuples originels, tueries) et aux tibétains, ce que vous dites n’a pas le moindre sens.


            • McGurk McGurk 3 novembre 2017 13:10

              @sukhr

              Mais...c’est un non-sens ce que vous dites smiley .


            • Lugsama Lugsama 3 novembre 2017 13:54

              @McGurk

              Comme tous ses commentaires, faut pas s’étonner, il croient que la France et la Catalogne sont paiënne, De Gaulle communiste et autres délire de gamins auto-endoctriné sur des forums de jeux-vidéo..

            • sukhr sukhr 3 novembre 2017 13:59

              @Lugsama
              si tu aimes tant que ça le christianisme, retourne vivre en Judée Samarie. 


            • Lugsama Lugsama 3 novembre 2017 14:11

              @sukhr

              Et pourquoi je ne rentrerait pas chez moi, fille ainée de l’Eglise avec ses 11 millions de preticants et 40.000 église ? smiley


              Pour votre information le sentiment religieu est en très forte progression dans les nouvelles générations, et non il ne s’agit pas de vos délire paien. smiley


            • McGurk McGurk 3 novembre 2017 14:12

              @Lugsama

              C’est bien ça qui m’inquiète justement...

              Je pensais qu’il y avait pas mal d’ « anti-systèmes » ici, mais en fait ce sont des ’anti-tout« . Jamais contents de rien (même lorsqu’un gouvernement agit pour protéger son propre pays), toujours à soutenir des régimes ou idées destructrices au nom de la »liberté" (enfin disons leur conception débridée de la liberté et non la liberté elle-même), dépeindre les Européens comme des monstres et dictateurs. Ca devient pénible à la fin !


            • McGurk McGurk 3 novembre 2017 14:12

              @sukhr

              Je vous ai connu avec une meilleure répartie. Dommage...


            • sukhr sukhr 3 novembre 2017 14:23

              @Lugsama
              Go en Judée Samarie : là bas tu pourras librement t’entre-tuer avec les autres adorateurs du dieu des juifs. 


            • Lugsama Lugsama 3 novembre 2017 15:25

              @sukhr

              Aucunes envie d’allée en Judée m’entre-tuer, on est tellement bien en Europe, et ici rien ne m’empêche de devenir une grenouille de bénitier si l’envie m’en prend.

            • Goda Goda 3 novembre 2017 16:08

              @Lugsama

              Relativisons quand meme un peu.
              La plupart des jeunes que je vois sont tous emprunt d’une forme de nihilisme.
              Religion, politique, messe médiatique, pouvoirs bellicistes ont tous l’air de les dégouter profondément.
              Les vôtres (de jeunes) sont apparemment en demande de leur pain spirituel quotidien, mais préjuger de l’état de l’ensemble de la jeunesse comme vous le faites est juste ridicule et relève d’une mauvaise foi éhontée.

              De toute façon le mieux est de les laisser s’exprimer. Ils le feront bien un jour ou l’autre. Voilà où repose l’intérêt, pour certains, de les corrompre et de les débiliser.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès