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Accueil du site > Tribune Libre > Un régime totalitaire et fascisant

Un régime totalitaire et fascisant

 Nous avons montré dans un précédent article que le régime sous lequel nous vivons n’a plus rien à voir avec ce qu’était la Vème République à son origine. Nous avons conclu que la Vème République est morte (https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-veme-republique-est-morte-213116). Nous allons maintenant caractériser le pouvoir actuel comme un régime totalitaire et fascisant. Sur le même thème, vous pouvez visualiser sur YouTube la vidéo de François Asselineau intitulée « La France devient-elle fascisante ? »

Voyons d’abord en quoi il est totalitaire. Le terme peut paraître fort. Est-il exagéré ? Certes nous n’en sommes pas encore à un régime de parti unique mais, à part cela, il a bien toutes les caractéristiques du totalitarisme. Le pouvoir tente en effet de s’immiscer jusque dans la sphère intime de la pensée en imposant à tous les citoyens l’adhésion à une idéologie. Ceux qui la contestent sont considérés comme des ennemis du régime. Le pouvoir impose en toute chose une vérité à tous les citoyens et il ne supporte aucun doute. Il ne tolère aucune critique. Ceux qui tiennent les manettes du pouvoir veulent contrôler la totalité de l’appareil étatique. Ils veulent disposer de l’ensemble des moyens de communication utilisés comme des instruments de propagande. Voilà bien les caractéristiques essentielles d’un régime totalitaire. Voyons si elles s’appliquent à ce que nous vivons en France.

Il n’y a plus de réels débats sur les chaînes de télévision. Si des invités de divers partis sont conviés à discuter dans une émission, en fait, ils ne peuvent discuter que de quelques nuances par rapport à une orientation érigée en dogme. Ainsi une discussion sur l’Union Européenne ne se tiendra qu’entre des défenseurs de l’Union Européenne. Chacun pourra amener ses nuances et expliquer quelle autre Europe il veut. Mais, alors que les français se sont prononcés majoritairement contre cette UE lors du référendum de 2005, personne ne sera invité pour expliquer qu’il faut sortir de l’UE. Le point de vue majoritaire des français est censuré. Il faut tout autant être contre le Brexit, contre Poutine, contre Trump, contre Bachar El-Assad… Il faut approuver toutes les actions guerrières de l’état français contre l’Afghanistan, contre l’Irak, contre la Lybie, contre la Syrie… Il faut être pour le pacte de Marrakech et pour le traité franco-allemand d’Aix La Chapelle. Il faut approuver le coup d’état anticonstitutionnel au Venezuela. Personne ne pourra défendre un point de vue qui n’est pas conforme au formatage imposé. Patrick Cohen, chroniqueur sur France 5 de l'émission "C à vous", ne cesse d’invoquer un « sens de la responsabilité » pour demander que soient interdits d’antenne ceux qui dévient par rapport au dogme. Ils sont qualifiés de conspirationnistes, de complotistes voire même de terroristes. Il est ainsi impossible de faire état de vérités historiques dûment établies comme le fait que, Walter Hallstein, premier président de la CECA, ancêtre de l’UE, était un ancien nazi ou que Jean Monnet, qui œuvra à la mise en place de cette commission était financé par la CIA. Patrick Cohen fut ainsi amené à reprocher au journaliste Frédéric Taddeï d’inviter des « cerveaux malades ». Celui-ci, fut par la suite, remercié pour deux émissions qu’il animait : « Ce soir ou jamais » et « D’art d’art ». Faut-il penser que l’avis de Patrick Cohen a fini par s’imposer chez nombre de patrons des chaînes de télévision ? Les chaînes de télévision semblent entièrement dédiées à Emmanuel Macron. Elles font la promotion de son grand blablabla, avant d’entamer sa précampagne puis sa campagne pour les européennes. On ne voit que lui à la télévision. Les instituts de sondage nous abreuvent sans cesse de sondages mirobolants en sa faveur… Staline, Mao, Franco ou Castro étaient-ils mis davantage en avant dans leur pays respectif ? C’est invraisemblable !

Les pensées déviantes par rapport aux dogmes du régime ne peuvent s’exprimer que sur les réseaux sociaux c’est-à-dire hors de la presse dominante. Cela rappelle que les écrits des opposants dans la Russie stalinienne circulaient de la main à la main. Ils formaient « le Samizdat » : mot russe signifiant « édité par soi-même ». Le Samizdat français se trouve aujourd’hui sur Facebook, AgoraVox, les blogs de Médiapart…

Comme dans tout régime totalitaire, le pouvoir en France, veut museler toute opposition. Pour cela il bafoue les libertés. Nous touchons ainsi à une autre caractéristique de ce régime : il est fascisant. Il cherche à renforcer la prépondérance de l’exécutif sur le législatif et donc à affaiblir la séparation des pouvoirs.

Dès octobre 2017, cinq mois après son élection, Emmanuel Macron fait transposer dans le droit commun l’essentiel des mesures sécuritaires de l'état d'urgence. Cela revient à placer la France en état d’urgence permanent. L’exception devient la règle. L'exécutif obtient des pouvoirs exorbitants. Il est désormais possible pour l’administration de décider d’assignations à résidence, de détentions provisoires, de perquisitions administratives, de collectes de données personnelles, de fermetures de lieux de culte sans aucun contrôle judiciaire a priori. Il faut bien prendre la mesure de cette atteinte aux libertés. Chacun de nous peut maintenant être arrêté à tout moment, être emmené en garde à vue pendant que son logement est perquisitionné. Quand il sera relâché, personne ne sera tenu de s’excuser ni même de fournir la moindre explication.

Le 10 septembre 2018, la loi asile-immigration est promulguée. C’est une loi liberticide contre les migrants. Elle est sécuritaire, discriminatoire et xénophobe. Voilà encore bien une caractéristique d’un régime fascisant. Elle vise principalement à accélérer les procédures de demandes d’asile en opérant des contrôles plus stricts et des tris cyniques entre les migrants. Parmi les mesures les plus scandaleuses, ce projet consacre le principe de délation organisée qui commande aux intervenants du 115 et des différents centres d’accueil et d’hébergement d’adresser mensuellement la liste des personnes hébergées qui sont réfugiées ou dans l’attente de leur demande d’asile à l’OFFI (Office français de l’immigration et de l’intégration). Elle double la durée maximale de rétention qui passe ainsi de 45 à 90 jours. Elle favorise l’enfermement et elle orchestre une régression de l’accès aux droits. Des milliers de personnes sont ainsi enfermées dans les sinistres « camps de rétention » parce qu’elles sont pauvres et étrangères et que l’administration souhaite les éloigner du territoire en les privant ainsi de façon disproportionnée de leur liberté. Avec elles, leurs enfants sont de plus en plus nombreux à être retenus et donc enfermés. Le nombre d’enfants enfermés est passé de 41 à 304 en quatre ans.

Dans la foulée, Emmanuel Macron fait voter une loi dite "anti-casseurs" qui limite le droit de manifester. Sans rentrer dans des détails juridiques, Amnesty France indique qu'un manifestant cherchant à fuir les violences et se couvrant le visage pour se protéger risque alors bien plus gros qu'une arrestation arbitraire : « Un an de prison et 15.000 euros d'amende, une peine d'interdiction de manifester et, enfin, une inscription sur le fichier national des personnes recherchées en tant que personnes interdites de manifester ». Les préfets pourront interdire de manifester en se basant sur des motifs très vagues. Le gouvernement instaure ainsi une dangereuse présomption de culpabilité et transfert les prérogatives des juges à des préfets aux ordres. Lors de la discussion à l’assemblée nationale, le député centriste Charles de Courson, a fait une utile mise au point :

« L’article 2 en l’état est un monstre juridique. C’est un monstre juridique puisqu’au fond, on réinvente ce qu’on appelait au XIXème siècle : les classes sociales dangereuses. Vous voyez… La présomption de culpabilité… Ce texte est fondamentalement anticonstitutionnel, puisqu’une autorité administrative va priver un individu de sa liberté de circulation et de manifester au motif qu’il y a une présomption (…) des raisons sérieuses de penser… Mais qui apprécie « les raisons sérieuses » : l’autorité administrative ? Eh bien allons-y ! …de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public. Mais, où sommes-nous mes chers collègues ? Mais, c’est la dérive complète ! On se croit revenu sous le régime de Vichy. (Protestations sur les bancs de la droite) Mais oui, mais oui mes chers collègues ! Oui, je dis bien le régime de Vichy ! Mais oui. Vous êtes présumé par votre attitude, vous êtes présumé être résistant donc on vous « entaule » … Voilà ! Par l’autorité administrative. Mais, où sommes-nous ? Mais réveillez-vous mes chers collègues ! Alors, il faut absolument voter les amendements de présomption et l’amendement du gouvernement j’en dirais un petit mot. (En aparté) Non, non ! Ce n’est pas du violon chère madame. Parce que le jour où vous aurez un gouvernement différent, vous verrez… Et, quand vous serez dans l’opposition, avec une droite extrême au pouvoir, vous verrez mes chers collègues. Alors, c’est une pure folie que de voter ce texte ! Une pure folie ! Alors réveillez-vous ! Y compris les nombreux collègues de la majorité qui ne partagent absolument pas cette position et qui savent que c’est une folie que de voter cela. Alors, il faut voter ces amendements de suppression et après on peut discuter. Seule une autorité judiciaire peut interdire… (il est interrompu) »

Charles de Courson est le digne fils d’Aymard de Courson, résistant, et le petit-fils de Léonel de Moustier, l’un des 80 parlementaires ayant refusé de voter les pleins pouvoirs à Pétain en 1940.

Avec ce nouvel arsenal juridique, il faut assurément développer les moyens de répression. C’est aussi une caractéristique des régimes fascisants. En même temps qu’il s’attaque aux libertés fondamentales, le gouvernement criminalise le mouvement social et se lance dans des mesures de répression d’une ampleur rarement vue. Il veut mater toute expression d’une opposition. Les condamnations contre des manifestants pleuvent à grande vitesse tandis que « l’ami » Benalla se pavane autant qu’il le veut. Ce flagrant deux poids deux mesures révolte tous les français. Mais il y a sans doute pire : les violences policières contre les manifestations des gilets-jaunes ont entrainé de nombreuses mutilations. Voici un bilan provisoire en date du 8 mars 2019 :

  • Une femme de 80 ans décédée à la suite d’une blessure par grenade lacrymogène ;
  • 5 personnes ont eu la main arrachée (grenade GLI F4) ;
  • 21 personnes ont perdu un œil (balles de LBD 40 et grenades de désencerclement) ;
  • 1 personne a perdu définitivement l’audition.

Une telle démesure dans la répression n’a plus rien de légitime. L'interdiction des LDB (Lanceur de Balles de Défense) et des armes intermédiaires contre les manifestants devrait être une évidence. Ces violences policières sont condamnées dans le monde entier. Ainsi, le Parlement Européen, le jeudi 14 février 2019, a condamné « Le recours à des interventions violentes et disproportionnées par les autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques ». Le 26 février 2019, c’est le Conseil de l’Europe, par la voix de sa commissaire aux droits de l’homme Dunja Mijatovic, qui a appelé à «  suspendre l’usage du LBD dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre  » afin de «  mieux respecter les droits de l’Homme  » et « ne pas apporter de restrictions excessives à la liberté de réunion pacifique » lors des manifestations des gilets-jaunes. Puis, c’est la haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, qui a déclaré le 6 mars 2019 à Genève : « Nous encourageons le gouvernement (français) à poursuivre le dialogue et demandons urgemment une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d’usage excessif de la force ». Les gilets-jaunes manifestent contre « ce qu’ils considèrent comme (leur) exclusion des droits économiques et de la participation aux affaires publiques », a-t-elle rappelé ajoutant que « les inégalités touchent tous les pays », y compris « des États prospères ». Encourageant le gouvernement français « à poursuivre le dialogue », elle a mis en cause les répressions violentes des manifestations qui se sont produites récemment au Soudan, au Zimbabwe et en Haïti. A la suite de cette déclaration, Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, s’est dit étonné de voir la France citée « dans une liste entre le Venezuela et Haïti, où il y a eu des morts ». C’est pourtant bien de cela qu’il s’agit.

Cette réprobation n’inquiète nullement Emmanuel Macron qui fait une surenchère. Le mercredi 20 mars 2019, il fait part en conseil des ministres de sa décision d'utiliser les forces de l'opération Sentinelle  », lors de la prochaine manifestation des gilets jaunes, prévue le samedi 23 mars. Il s’agit donc de faire intervenir l’armée en soutien aux forces de répression habituelle. Michel Goya, ancien colonel qui a commandé un régiment d’infanterie de marine avant d’enseigner à l’École Pratique des Hautes Etudes commente : « L’usage des militaires, et l’annonce par le gouvernement de leur présence samedi, ont pour but de montrer une très grande fermeté, mais cet emploi répressif de l’armée est très dangereux ». Ce colonel tient aujourd’hui un blog, consacré à l’analyse et à l’histoire militaire. Il ajoute : « Les ministres de l’intérieur et de la défense ont beau dire que les militaires ne seront pas en première ligne, que va-t-il se passer si des manifestants tentent de s’en prendre aux bâtiments qu’ils protègent ? Soit l’armée sort humiliée parce qu’elle aura dû subir toutes formes d’agressions, soit c’est un massacre, dont l’État sera responsable ».

Voilà que bientôt les gilets-jaunes vont être traités comme le furent les militants du FLN pendant la guerre d’Algérie. Nous ne voyons pas où va s’arrêter cette folle dérive totalitaire et fascisante.

 


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110 réactions à cet article    


  • P-Troll P-Troll 25 mars 16:21

    « Voilà que bientôt les gilets-jaunes vont être traités comme le furent les militants du FLN pendant la guerre d’Algérie. Nous ne voyons pas où va s’arrêter cette folle dérive totalitaire et fascisante.  »

    Bon, là, vous exagérez un peu parce que d’une part les gilets jaunes n’ont pas encore pris le maquis ni les armes, ils n’ont pas encore commis d’attentat et ils n’ont pas encore été torturés à la gégène, mais ça va peut-être venir...

    cette folle dérive, comme vous dîtes va peut-être nous mener à l’indépendance, comme pour l’Algérie...

    indépendance de l’OTAN...

    indépendance de l’UE...

    mais si cette indépendance est du même type que celle de l’Algérie (certains pensent que la France aurait accès à quelques manettes dans ce pays), si c’est ça, il faut déjà poser les conditions !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 18:10

      @P-Troll
      J’adhère à toutes vos remarques... Je n’ai pas dit que les gilets-jaunes sont traités comme le furent les militants du FLN... mais c’est la direction que prend...


    • cettegrenouilleci 25 mars 18:58

      @P-Troll

      La France indépendante, presque tous les Français connaissent. Ils savent ce que c’était. Les plus jeunes d’entre nous, ceux qui n’ont pas connu cette époque profitent aujourd’hui encore des services publics, des avantages sociaux, des libertés que la valetaille de l’oligarchie euro-atlantique caporalisée par Macron n’a pas encore eu le temps de liquider. A cette époque, la France pouvait organiser ses échanges avec les pays du monde entier sur la base de l’intérêt mutuel, en protégeant ses entreprises , ses emplois, le développement harmonieux de ses territoires, et son environnement en contrôlant les flux de capitaux, de marchandises, et en limitant le recours à une main d’oeuvre immigrée . La production était organisée d’abord pour servir les besoins de la population et non pour remplir d’abord les poches des actionnaires. Il n’y avait pas cette massue dogmatique de « la concurrence libre et non faussée » pour assommer nos entreprises délocalisées à l’autre bout de la planète en obligeant ensuite nos concitoyens à consommer des produits venant de l’autre bout du monde, avec toutes les conséquences néfastes pour l’environnement aussi bien que pour nos emplois et notre balance des paiements. Il n’y avait pas non plus cet autre coup tordu que l’Union Européenne impose à la France avec sa directive sur les travailleurs détachés, obligeant la France à accueillir des travailleurs venant d’autres pays de l’UE à des conditions inférieures aux normes nationales tirant ainsi vers le bas les salaires, les retraites et les protections des salariés travaillant dans tout le pays.

      Il n’y avait pas non plus cette aliénation à la machine de guerre barbare de l’Otan entraînant nos forces armées dans des guerres honteuses, meurtrières, illégales, dévastatrices de l’environnement en commençant par la guerre imposée à la Yougoslavie pour la démembrer et la rayer de la carte à coups de munitions à l’Uranium appauvri et de bombardements de cibles civiles comme l’office central de télévision de la Serbie. Que dire du concours honteux des Sarkozy, Hollande et Macron à l’organisation de provocations et de massacres contre le peuple syrien , et d’autres...

      Il ne s’agit certes pas de remplacer une dérive suicidaire par n’importe quoi d’autre sans s’assurer d’abord que les nouveaux dirigeants que le peuple doit se donner, va se donner, ne vont pas nous entraîner dans d’autres abîmes.

      Il me semble que les balises que l’UPR et François Asselineau s’appliquent à installer dans le paysage politique de la France en cours de bouleversement complet sont des gages sérieux, solides et crédibles que tel ne sera pas le cas avec la politique de libération nationale , économique, sociale, culturelle, diplomatique qui sera déployée prochainement, si les Français le décident, en ouvrant ce retour sur le « chemin des jours heureux » par la sortie rapide de la France de l’univers cauchemardesque de la Macronie, de l’Union Européenne , de l’euro et de l’Otan.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 mars 11:42

      @cettegrenouilleci
      Merci Gérard et merci à ceux qui m’ont permis de ne pas laisser une grosse bourde à propos de Patrick Cohen


    • Legestr glaz Legestr glaz 26 mars 12:36

      @Jean Dugenêt

      Y-a-pas-de-quoi ! 


    • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 25 mars 16:39

      Le constat est clair et sans appel, la dérive est évidente. Mais il faut bien dire que le terrain était bien préparé avec les partis et mouvements dits « progressistes ».

      Car qu’est-ce qu’un parti progressiste, sinon un parti qui prétend que ceux qui lui sont opposés sont réactionnaires ? Et de réactionnaire à nauséabond, il n’y a qu’un petit pas très facile à franchir.


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 18:11

        @Gilles Mérivac
        Certainement qu’Hollande en prolongeant sans arrêt l’état d’urgence a bien préparé le terrain pour Macron.


      • Michel Maugis Michel Maugis 25 mars 18:22

        @Gilles Mérivac

        « Car qu’est-ce qu’un parti progressiste, sinon un parti qui prétend que ceux qui lui sont opposés sont réactionnaires ? »

        Il est évident qu’un progressiste est celui qui veut le progrès du point de vue d’une meilleure répartition des ressources du pays. Et le réactionnaire est pire que le conservateur, en ce sens qu’il veut revenir en arrière quant à cette répartition.

        Comme vous voyez, il n’y aucune raison pour accepter votre « car », à part de vouloir se défendre d’être conservateur, voire réactionnaire, pour passer pour un progressiste.

        Comme la répartition injuste des revenus est inhérente au mode de production capitaliste, et de tout mode de production du passé qui se base sur l’exploitation de l’homme par l’homme, alors, il faut changer de mode de production pour une mode dans lequel la communauté d’intérêt prime sur l’égoïsme privé du particulier, source de tous nos maux.

        Vous considérez vous donc comme un réactionnaire ou un progressiste ?


      • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 26 mars 08:23

        @Michel Maugis
        "Il est évident qu’un progressiste est celui qui veut le progrès du point de vue d’une meilleure répartition des ressources du pays« 

        Mais c’est justement cette »meilleure« répartition des richesses qui n’est pas évidente, sinon tout le monde penserait de la même façon. Vous écrivez :
         »la répartition injuste des revenus est inhérente au mode de production capitaliste"

        Ce n’est pas ce que l’on observe, ni à Cuba, ni en Corée du Nord, et ni en Algérie, ni en général dans les pays où la production est étatiste.

        Vous devriez abandonner ce mode de réflexion beaucoup trop simpliste pour être convaincant.


      • rogal 26 mars 11:46

        @Gilles Mérivac
        Ne pourrait-on pas dire que, dans le contexte actuel, progressiste n’est plus que le synonyme d’antipopuliste ?


      • Michel Maugis Michel Maugis 26 mars 12:32

        @Gilles Mérivac

        « Ce n’est pas ce que l’on observe, ni à Cuba, ni en Corée du Nord »

        Vous observez donc très mal, et cela vous convient.
        Vous auriez pu dire aussi pour le Venezuela, c’est à la mode
        Le PNUD donne pour Cuba un meilleur indexe Geni qu’ailleurs

        C’est d’ailleurs tellement vrai, que si ça ne l’était pas il ne serait absolument pas nécessaire de mener contre ces pays une guerre médiatique, économique, financière pour que la population se révolte.

        « Vous devriez abandonner ce mode de réflexion beaucoup trop simpliste pour être convaincant. »

        Et vous, vous devriez essayer de réfuter une explication par ses propres mérites, et non en balançant des contres vérités qui satisfassent vos dogmes économiques et surtout de votre égoïsme qui cherche à calmer sa conscience.

        Devriez penser !!!


      • leypanou 25 mars 16:59

        Des milliers de personnes sont ainsi enfermées dans les sinistres « camps de rétention » parce qu’elles sont pauvres et étrangères 

         : il ne faut pas exagérer aussi.

        Être pauvre et étranger n’a rien avec leur détention : si vous allez dans un pays quelconque sans respecter les règles d’admission du pays, tant pis pour vous.

        Ça ne doit pas vous déranger de payer dans vos impôts locaux pour de prétendus mineurs isolés mais d’autres ne sont pas de cet avis car on ne leur a pas demandé leur avis.


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 18:16

          @leypanou
          « sans respecter les règles d’admission du pays »
          Ces règles sont à géométrie variable. La loi que je dénonce ici a aggravé la situation des migrants.
          Combien de pays ont des « camps de rétention » ? Pourquoi faudrait-il que nous soyons pire que les autres dans ce domaine ? Si nous avions les mêmes règles que les anglais par exemple nous n’aurions pas les problèmes du type « jungle de Calais ».


        • leypanou 25 mars 20:01

          @Jean Dugenêt
          je suis à peu près d’accord avec votre article, mais laissez les migrants en dehors de tout çà. Ils n’avaient qu’à se bagarrer dans leurs propres pays contre l’oligarchie locale, au lieu de venir ici.

          Quant à ceux qui se sentent maltraités ici, ils n’ont qu’à rentrer chez eux : leurs pays ont plus besoin d’eux que la France.


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 22:15

          @leypanou
          La France est sans doute peuplée de plus de 90% de migrants. Pensez-vous être le descendant d’un gaulois ?

          Même aux USA il y a une quantité d’anti-migrants... alors que seuls les indiens (parqués dans des réserves) sont originaires d’Amérique. Les autres viennent tous d’Europe à l’exception des noirs qui ont été importés d’Afrique comme esclaves.

          Tous les anti-migrants qui descendent de migrants devraient se suicider ! Il ne resterait pas grand monde.

          Les migrants ont souvent été chassés de leur pays par les guerres fomentées par les grandes puissances pour exploiter les ressources minières et pétrolières. Ce sont nos capitalistes qui les jettent sur la route de l’exil. Ils préféreraient vivre dans leur pays si c’était possible.

          Qu’a fait Sarkosy (avec BHL) en Llbye (par exemple) ?


        • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 26 mars 08:09

          @Jean Dugenêt
          Le problème n’est pas celui de la migration, c’est celui d’une invasion massive qui veut imposer une autre culture. Voulez-vous subir le destin des indiens d’Amérique ou résister pour garder votre culture ? Telle est la vraie question et il n’y a pas de neutralité possible.


        • Le421 Le421 26 mars 08:21

          @Gilles Mérivac
          Ah là là !! Le Grand Remplacement...
          Vous y tenez, hein ??
          Hélas, les chiffres quand ils sont exacts sont têtus.
          C’est pas le tout de présenter le SMIC à 36€. Il faudrait que ce soit vrai.


        • Le421 Le421 26 mars 08:22

          @Jean Dugenêt
          Je ne veux pas vous vexer, mais pour ce qui est des anglais et de « la jungle de Calais », je vous renvoie à Sarkozy et les accords du Touquet...


        • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 26 mars 08:26

          @Jean Dugenêt
          Au fait, quelle est la proportion des prénoms arabes parmi les nouveaux-nés ? 18% si j’en crois les statistiques. Non, ceci n’est pas une pipe.


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 mars 08:46

          @Gilles Mérivac
          Je ne sais pas d’où vous sortez ces statistiques. Peut-être de chez Zemmour. Mais, si cela est vrai je n’en suis nullement dérangé. En quoi vous sentez vous agressé par les prénoms des enfants ?


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 mars 08:48

          @Le421
          Oui... et alors... que voulez vous montrer ?
          Pour ma part, j’ai seulement dit que si nous avions les mêmes règles que les anglais en ce qui concerne l’immigration nous n’aurions pas ce problème.


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 mars 08:54

          @Gilles Mérivac
          Je crains d’être envahi par quelques dizaines de milliardaires qui imposent la misère à toute la population pour accumuler des fortunes faramineuses dont ils ne seront jamais satisfaits. Ils n’en auront jamais assez.
          Les migrants ne cherchent pas à m’exploiter, ni à détruire nos services publics...
          Vous vous trompez d’ennemi avec votre hantise du grand remplacement.
          Les phobies peuvent se soigner par des psychothérapies. Ce sont des troubles psychologiques mineurs... Mais il faut se méfier. Les gros racistes sont des fous furieux et là ça ne se soigne pas.


        • leypanou 26 mars 09:18

          @Jean Dugenêt
          Les migrants ont souvent été chassés de leur pays par les guerres fomentées par les grandes puissances pour exploiter les ressources minières et pétrolières.  : ceux qui sont concernés par çà ne traversent pas 10 frontières, ils vont juste à côté, comme les Syriens au Liban ou en Turquie.

          J’espère qu’avec votre mentalité, vous en avez pris de mineurs isolés à votre charge ; moi, avec mes modestes moyens, ayant déjà du mal à joindre les 2 bouts, je n’en veux pas.


        • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 26 mars 10:35

          @Jean Dugenêt
          C’est vous-même qui avez fait allusion aux indiens parqués dans des réserves. Je suppose que dans ce cas là aussi le grand remplacement est un mythe de « gros raciste ».
          Merci au passage pour les fous furieux, avec de tels arguments, je crois que le dialogue s’arrête là.


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 mars 11:27

          @Gilles Mérivac
          J’ai employé l’expression « fous furieux » à propos des racistes. Je ne sais pas si cela s’applique à vous.
          Les indiens exterminés et les survivants parqués : c’est une réalité. Des puissants sont venus avec leurs armes à feu exterminer des peuplades pacifiques qui avait des arcs et des flèches pour chasser.
          Quel rapport avec des immigrés désarmés et pacifiques qui viennent dans un pays où domine un état policier lourdement armé ?
          Ce sont deux cas parfaitement opposés.


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 mars 11:37

          @leypanou
          Les migrants ne viennent pas en France pour faire l’aumône. Ils cherchent à passer en Angleterre où ils seront mieux accueillis que chez nous. Les aider est illégal... Aider les migrants à passer la frontière italienne pour venir en France est également illégal. Travailler dans les centres d’hébergement et refuser de moucharder les migrants qui y dorment est illégal.
          Je ne sais pas ce qu’un individu a le droit de faire légalement pour aider un migrant. Ne demandez pas à quelqu’un s’il commet des actes illégaux.


        • Legestr glaz Legestr glaz 26 mars 12:48

          @Le421

          Accords du Touquet ou pas, la G.B n’était pas dans l’espace Schengen et pouvait, à ce titre, contrôler ses frontières. Supprimer les accords du Touquet ne réglerait aucun problème. 

          Un exemple. Savez vous qu’il incombe aux transporteur aériens, venant d’un pays non européen, de prendre toutes les mesures de contrôle pour s’assurer que les passagers sont bien en possession d’un document de voyage valide pour atteindre leur lieu de destination ? Si lors d’un contrôle à l’arrivée dans un aéroport, en zone « internationale », le passager n’est pas en règle vis à vis de son séjour, c’est le transporteur, l’avionneur par conséquent, qui sera en charge de son rapatriement dans son pays d’origine, à ses frais !

          Lorsque vous n’êtes pas dans l’espace Schengen, comme la GB, il suffit d’appliquer ces simples règles. A l’arrivée en bateau à Douvres, pas de papier ? Retour à l’envoyeur à la charge de la compagnie maritime. A l’arrivée en avion, même affaire. 

          Alors, les accords du Touquet, ils ne comptent pour rien ! Mais seulement, « nos médias » ne vont pas vous le dire. La Grande Bretagne peut très bien appliquer les règles internationales à l’arrivée sur son territoire. Ce qui veut dire qu’accords du Touquet ou pas, les transporteurs auront plutôt intérêt à vérifier si les voyageurs sont bien munis de documents de voyage valides afin que ce transport ne leur coûte plus qu’il ne rapporte. Et ces « contrôles » auront bien lieu au moment du départ, c’est à dire en France ! CQFD


        • Michel Maugis Michel Maugis 26 mars 14:00

          @Gilles Mérivac

          Avez vous des preuves que cette migration voudrait imposer sa culture ?
          Que pensez vous des guerres menées par Sarkonazy, Hollandouille et Macrocon ?
          Ces guerres sont elles pour imposer notre culture ? notre « démocratie » ?
          Sont elles susceptibles de réduire la migration vers notre très belle démocratie ?

          Votre culture semble être celle du petit blanc bec raciste.


        • astus astus 25 mars 18:03

          L’image de lycéens agenouillés est certes critiquable mais la comparer avec celle de résistants qui vont être fusillés est immonde : « Tout ce qui est excessif est insignifiant » disait Talleyrand. 


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 18:17

            @astus
            Je n’ai fait aucune comparaison. J’ai juxtaposé deux photos. Chacun interprète comme il veut.


          • astus astus 25 mars 18:41

            @Jean Dugenêt

            « Comparaison » : (CNRTL)

            « Acte intellectuel consistant à rapprocher deux ou plusieurs animés, inanimés concrets ou abstraits de même nature pour mettre en évidence leurs ressemblances et leurs différences. »


          • mac 25 mars 18:53

            @astus
            Il n’empêche que l’image est très choquante et que vous le vouliez ou non, même cela n’a rien à voir, beaucoup de cerveaux ont fait le lien entre la position des lycées et celle dans laquelle se trouvent les personnes que l’on fusille agenouillées.
            Sur le plan de la communication, c’est très parlant...


          • Fifi35 Fifi35 26 mars 10:22

            @Jean Dugenêt
            Bonjour Monsieur,

            Cette juxtaposition d’image est choquante, et vous l’avez fait à cette intention. Avec pour corolaire, une tentative de manipulation de la pensée. Comment osez-vous critiquer le pouvoir en place alors que vous utilisez les même artifices pour faire passer vos idées ! Non, le nazisme n’est pas la macronisme. Extraire deux images et les amalgamer n’est pas innocent. Cette image est hors sujet. Si des gens comme vous arrivaient au pouvoir, une autre forme de dictature de la pensée serait mise en place. Vous estimez être un humaniste, c’est bien cela le plus dangereux !
            Et pourtant je ne doute pas de votre sincérité.
            Un anti-macronien


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 mars 10:37

            @Fifi35
            Oui, c’est à dessein que j’ai fait cette juxtaposition d’image. Cela suscite des réflexions. Cependant, personne n’est autorisé à me faire des procès d’intention. Il ne fait pas me prêter des propos que je n’ai jamais tenu.
            Il n’y a aucune manipulation là dedans. C’est clair. J’ai mis côte à côte deux photos où, dans les deux cas, des jeunes sont contraints, sous la menace de la force, de se tenir à genoux les mains sur la tête. Honte à ceux qui exercent cette contrainte, à ceux qui l’ordonne, à ceux qui la justifie, à ceux qui la minimise, à ceux qui veulent la taire...
            Vouloir interdire une telle juxtaposition c’est de la censure. Ceux là sont mal placés pour prétendre donner des leçons de démocratie. Il ne faut pas inverser les rôles.
            Le sujet était de parler de dérives fascisantes... et vous osez dire que cette image serait hors sujet. Elle est peut être trop parlante.


          • Fifi35 Fifi35 27 mars 12:13

            @Jean Dugenêt
            Monsieur, les images ne parlent pas ! 
            Nous les faisons parler par le biais de notre pensée.
            Même si nous vivons dans ce que je considère être une « dictature douce », il n’est pas sain de s’autoriser à amalgamer deux clichés ayant deux signifiants sans rapport. Je ne vous l’interdit pas, je le regrette seulement, car cela ne facilite pas une lecture apaisée de votre article pourtant très intéressant. Concernant l’événement des jeunes encadrés par les policiers, la raison invoquée par ces derniers était le manque d’effectif pour les canaliser sans violence physique. Certes, je suis également plus que remué à la vue de cette seconde photo, mais ni vous ni moi n’étions sur place. il nous est donc impossible de la replacer dans le contexte du moment.Je suis également révolté par toute cette violence de groupes extrémistes dont la seule ambition est de mettre à bas un homme ou un régime. Mais pour le remplacer par qui ou par quoi ? 
            Bien à vous


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 mars 13:40

            @Fifi35
            Merci pour votre contribution au débat.

            Ce qu’on voit sur la seconde photo est une réalité insupportable que rien ne pourrait justifier dans un régime démocratique. Il est toujours possible de parler des circonstances dans lesquelles... Cela ne supprimera jamais cette intolérable répression. Ne pas s’insurger contre cela c’est ouvrir la voie à ce qu’on voit sur la première photo. La ressemblance frappe les esprits. C’est très bien ainsi.

            Certes nous sommes tous contre la violence. C’est un « lieu commun ». De même tout le monde est pour la paix, pour la justice, pour la liberté... Même Hitler aurait clamer cela... Mais, pour parvenir à « leur paix » nombreux sont ceux qui prônent la guerre. Nombreux sont ceux qui justifient une « exceptionnelle violence » pour lutter contre les « abus de liberté »... C’est ce que veut « leur justice »...

            Alors il ne suffit pas de condamner toutes les violences en les mettant sur un pied d’égalité : éborgné un individu n’est pas lui mettre une gifle. Le Fouquet’s qui brûle n’est pas une main arrachée... 32 policiers qui se suicident en 2018 (chiffres à la date du 23/11/2018) ce n’est pas 20 blessés qui ont reçus des pavés. Les nouveaux nés qui meurent dans des ambulances quand ce n’est pas la maman puisque les maternités ferment ce n’est pas la même chose que 15 vitrines brisées...

            J’ai écrit tout un article sur le sujet sans que pour autant le sujet soit épuisé. Je vous y renvoie.
            https://blogs.mediapart.fr/jean-dugenet/blog/090319/la-violence-des-gilets-jaunes


          • Arogavox 25 mars 18:05

            Les faits  ! Tout le reste est littérature (*) !

            ---

            « bilan provisoire en date du 8 mars 2019 :

            • Une femme de 80 ans décédée à la suite d’une blessure par grenade lacrymogène ;
            • 5 personnes ont eu la main arrachée (grenade GLI F4) ;
            • 21 personnes ont perdu un œil (balles de LBD 40 et grenades de désencerclement) ;
            • 1 personne a perdu définitivement l’audition. »
            (*) Même pas besoin de face-boucs pour
            « séparer les brebis d’avec les boucs »

            Celles et ceux qui restent complices d’un ’incarneur’ qui dénie toute culture à la France en ne s’inspirant que d’une mauvaise lecture de Machiavel, ne peuvent pas entendre (comprendre) la dimension culturelle (et qui reste parfaitement laïque) d’une citation de l’évangile universellement connue et respectée par encore une majorité de Français :

            « toutes les fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits d’entre Mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait »


            ...

            «  toutes les fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à Moi que vous ne l’avez pas fait »


             
             

            • Arogavox 25 mars 19:12

               Les média incontournables nous servent en boucle cette propagande, malheureusement répétée par tous ces faux ’pragmatiques’ qui croient pertinent de rejeter les abstractions qui les dérangent : les Français seraient ’en démocratie’ et auraient tort de s’opposer à un régime politique qui les mettrait à l’abri des horreurs rencontrées dans les pires dictatures du moment ...
               

                Cette argutie n’est pas seulement un lapsus révélateur d’un sens de l’entendement perturbé, mais devient une faute vis à vis des malheureuses victimes de dérives dictatoriales qui, ailleurs, sont ainsi incitées à passer à côté du premier devoir citoyen : celui d’être exigeant et de refuser de banaliser la moindre des dérives ! (Peu de ’chances’ de pouvoir établir une démocratie digne de ce non par la ’servitude volontaire’ de postures conformistes complices des dévoiements institutionnalisés.)

                
                ’en démocratie ’ ? 
                Il se trouve que ’démocratie’ est justement une abstraction ! Et se tromper, de plus, sur le sens consensuel de cette abstraction est d’autant moins pragmatique.

                — Ce qui peut être envié ailleurs, dans le sort des Français, n’est certainement pas dû au seul fait que nous ne sommes pas réputés être sous un régime de royauté, ou qu’un système de scrutin soit mis en avant pour la légitimation officielle du pouvoir. 

              Le fait historique de la Résistance française avait démontré l’importance capitale d’une capacité citoyenne à s’auto-déterminer pour exiger et restituer effectivement au peuple une capacité de décision politique.
                 Ceux qui, historiquement, ont voulu faire table rase du passé (comme dans le ’Meilleur des Mondes’ (*) ), gommer l’Histoire et la culture, se sont-ils jamais montrés pragmatiques, ont-ils jamais instauré un régime universellement réputé ’démocratique’ ?

              (*)  Aldous Huxley. « Les faits ne cessent pas d’exister parce qu’on les ignore »


            • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 25 mars 19:38

              Croire à l’État voilà la vérité du nihilisme totalitaire.

              C’est dans le parti et la nation que les individus croient retrouver la foi et la communauté niées par la société libérale : le drapeau est au centre comme autrefois la croix. Plus que par leur foi religieuse, à l’intérieur même des églises, les hommes se distinguent par leurs idées politiques  ; être en désaccord sur le gouvernement est plus grave que différer sur les fins dernières. Ce qui ne veut pas dire que les hommes cessent d’être religieux, mais qu’ils font un article de foi de leurs opinions sur gouvernement. La politique éveille en eux, sinon toutes les exigences, du moins tous les signes extérieurs de la révélation divine : le refus de la raison et du dialogue, l’excommunication et le cantique. C’est en ce sens que nos luttes politiques deviennent des luttes religieuses. Querelles sans objet, Marxisme, Fascisme, partis, nations  ; formes diverses d’une même religion : celle de l’État.

              L’État de Bernard Charbonneau


              • Fifi35 Fifi35 27 mars 13:34

                @bouffon(s) du roi
                Merci pour cet extrait.
                quand on entre dans le domaine de la foi, c’est de l’ordre du métaphysique et par conséquent de la pure subjectivité.

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