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Accueil du site > Tribune Libre > Un toit, des droits pour les SDF à Vaux-le-Pénil et ailleurs....

Un toit, des droits pour les SDF à Vaux-le-Pénil et ailleurs....

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Merci à Sapiens pour ce dessin. Par tous les temps, des SDF, « au mieux » installent des tentes en ville....La société duale se « renforce » avec des centaines et centaines de milliers ( on parle même de 3 millions) de logements vides avec parfois de belles demeures et devant des « sans rien » !

 

Savas qu'on appelle David a planté sa tente en face du centre commercial, le Moustier, ce lieu qui ressemble à la place d'un petit village.

Comme d'autres il reste discret et s'il commence à parler c'est parce que la confiance se construit et que le lien social se tisse.

Très peu d'hommes et de femmes sont SDF par choix.

Chacun d'entre eux a une histoire singulière.

David a eu une enfance difficile et il y a dix ans, un accident de moto lui a laissé des séquelles avec une opération délicate à la tête.

Suite à une séparation avec sa copine, il ne voit plus sa petite fille de quatre ans. C'est une douleur incommensurable.

Nous allons « travailler » avec lui, en relation avec le CCAS et les services sociaux qui vont être contactés afin qu'il puisse être accompagné et trouver un logement adapté.

La démarche pour qu'il puisse disposer d'un droit de visite ou d'accueil de sa fille va être faite.

 

J'ai rencontré plusieurs SDF avec l'une des associations où je milite, les Familles laïques ou le DAL.

Nous avons réussi à trouver des solutions mais avons aussi essuyé des échecs

S'il n'y a pas un accompagnement effectué avec des professionnels et de manière durable et adaptée, la personne en difficulté peut dériver.

J'ai l'exemple d'un monsieur, ancien patron qui dormait dans sa voiture.

Nous avons réussi à ce qu'il obtienne le RSA et un petit logement mais malheureusement il n'a pas réussi à s'adapter à un travail, pourtant nécessaire pour lui afin qu'il se socialise.

Il a besoin d'un accompagnement spécialisé, accompagnement qui ne lui est pas encore donné malgré une demande appuyée.

Je pourrai continuer et parler d'Isabelle qui n'a pas pu s'entendre avec son logeur, brave homme qui lui a loué un logement correct en demandant un petit loyer.

Il y a des bailleurs voyous mais aussi des personnes qui ont besoin d'être suivies et accompagnées.... Rien n'est facile.

Je commence à acquérir quelques expériences qui m'ont convaincu de la nécessité de mettre en place un double accompagnement pour des personnes qui sont à la rue et qui veulent en sortir : un associatif de militants qui bâtissent du lien et un autre, indispensable, de travailleurs sociaux.

 

Ce n'est pas facile de quitter la rue, de se retrouver même dans un petit studio ou un petit appartement, comme cela du jour au lendemain.

Ces hommes et ces femmes ont besoin d'un toit et aussi de droits : droit à une vie sociale, droit à un accompagnement et à une aide.

 

Pour Savas, dit David, tout semble partir du bon pied : nous allons avec le CCAS de la commune effectuer avec lui une demande de logement et l'aider à s'insérer dans la ville.

En attendant, quand il fait froid, on lui offre une nuit d'hôtel.... On rage de ne pas pouvoir disposer d'un lieu mis à disposition par la ville ! Mais on ne lâche rien.

 

J'emprunte la conclusion à mon ami et camarade Jean Paul Joubert :

« Oui, nous trouvons des solutions, mais souvent temporaires.

Tant que nous n’aurons pas le soutien réel des communes voir de l’état, ces solutions resteront éphémères l’accompagnement par des professionnels doit être systématique et durable. »

 

Jean-François Chalot


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8 réactions à cet article    


  • Il y a des immeubles vides partout ! Et pourquoi ne pas repeupler nos campagnes avec des jeunes en insertion ? Il y a des maisons à l’abandon qui pourraient être « retapées » avec des subventions par des gars en contrat d’apprentissage...


    • Leonard Leonard 28 janvier 09:50

      @France Républicaine et Souverainiste

      Pourquoi ne pas laisser nos campagnes tranquilles et paisibles justement ?

      Laissez-nous tranquilles !


    • @Leonard
      Je vis en campagne moi-aussi ! Retaper les maisons délabrées cela ferait d’une pierre deux coups en logeant et formant des sdf !


    • Leonard Leonard 28 janvier 13:16

      @France Républicaine et Souverainiste

      Il n’y a pas de maison a retapé dans mon département et nous sommes déjà le département français qui est le plus attractif... Cela commence à devenir pesant.

      Nous étions paisiblement installé il y a 30 ans, nous voilà submergé par la moitié de la France quand c’est l’hiver pour le ski, quand c’est l’été avec la Suisse à côté.

      L’immobilier à un prix exorbitant à cause de tous ces c... de touristes...


    • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 28 janvier 19:11

      @Leonard
      Ces « cons de touristes » dont les autochtones qui en vivent regrettent la disparition due à la COVID !


    • zygzornifle zygzornifle 28 janvier 10:04

      La société duale se « renforce » avec des centaines et centaines de milliers ( on parle même de 3 millions) de logements vides avec parfois de belles demeures et devant des « sans rien » !

      L’idéal serait alors que personne n’est plus rien comme cela tout le monde serait content.

      Ha un pantalon vide sur un rayon, je me sert, tiens une voiture et il n’y a personne au volant, hop je me sert, j’ai faim je rentre dans un magasin et comme il n’y a personne au rayon je mange, j’ai envi de tirer un bon coup, tiens une nana seule et personne n’est dedans alors je m’y met ....... 


      • ZenZoe ZenZoe 28 janvier 11:13

        Si on excepte l’obsession enragée de Chalot à exproprier les propriétaires de biens, pour le coup on doit approuver ce qu’il fait pour les SDF.

        PS : on ne peut pas non plus faire l’impasse sur le fait que 56% des sans-abris sont nés à l’étranger. Une lutte plus sensée contre l’immigration clandestine permettrait de dégager des fonds, déjà pour les SDF en situation régulière mais aussi d’autres problèmatiques, notamment la protection de l’enfance (plus d’un quart des enfants placés finissent dans la rue, alors qu’ils représentent moins de 3% de la population).

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