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Accueil du site > Tribune Libre > Une fabuleuse sculpture en ivoire (suite), qui nous mène du temple de (...)

Une fabuleuse sculpture en ivoire (suite), qui nous mène du temple de Salomon au temple d’Hérode et à la cathédrale de Chalon-sur-Saône

Pas facile de remettre en question une Histoire quand on a contre soi toute la communauté dite scientifique. Et même, sur des points aussi absurdes que l'usage des étriers qui n'apparaîtrait en Gaule qu'au VI ème siècle, ce qui signifierait que les formidables cavaliers cuirassés de la bataille de Mursa n'en avaient pas. Vraiment, on se demande comment ils pouvaient combattre.

Je reprends mon histoire depuis le début. Wikipédia écrit : on ne connait pas de traces archéologiques de la ville de Chalon pour la période antique. Évidemment, puisque la ville évoquée par César se touvait alors sur les hauteurs voisines de Taisey, là où les archéologues se refusent à faire des fouilles de peur d'être obligés de remettre en question toutes leurs fausses théories beuvraysiennes. En toute logique militaire, c'est bien dans cette région favorable à tous points de vues que pouvait apparaître, en Gaule, une des premières concentrations humaines, autochtone, et coloniale. Quand, au VIème siècle avant JC, l'historien Hécatée de Millet évoque la ville de Nuerax, ville des Celtes au delà de Marseille, il s'agit de Taisey, là où se dresse les vestiges d'une tour très ancienne. Ces Celtes étaient des Chaldéens venus du Proche-Orient. Cette Nuerax, Nue-arx, la nouvelle forteresse, c'était donc Taisey. Et cette tour était, outre défensive, un symbole religieux qui a perduré quelque temps dans les mémoires. Diodore de Sicile y voyait une Alésia, métropole religieuse de la Celtique. Il dit très clairement qu'un grand nombre d'indigènes vinrent s'y établir, ajoutant que, comme ils étaient plus nombreux que les autres habitants, il arriva que toute la population adopta les moeurs des Barbares". Je ne vois pas les indigènes affluer vers un horst de Mont-Saint-Vincent, Bibracte, bis-arx, la deuxième forteresse, en pleine zone montagneuse, mais dans les terres fertiles de la région chalonnaise, oui ; et cela explique l'apparition, plus tard, de la nouvelle ville des bords de Saône, l'actuelle ville de Chalon-sur-Saône.

Vers l'an 88 avant J.C., 8000 juifs esséniens arrivent en Gaule. Flavius Josèphe évoque cette émigration. Il ne dit pas qu'ils vinrent en Gaule, mais dans quel meilleur ailleurs auraient-ils pu se rendre ? Les fresques de Gourdon, site proche de Bibracte, témoignent que les Éduens en ont acceuilli une partie. Le temple de Mozac témoigne que des Arvernes en ont également accueilli. Ou alors, il faudrait m'expliquer pourquoi la baleine de Jonas figure, cmme une signature, et dans les fresques de Gourdon, et dans un chapiteau de Mozac. 

Un bas-relief de Mont-Saint-Vincent sur fond de lettres Tau typiquement juives nous prouve leur présence, tout en nous révélant le conflit naissant entre croyants en un christ venu dans les évangiles et croyants en un messie espéré toujours en attente, dans le ciel. Un bas-relief qui prouve que la colonisation juive s'est étendue jusque dans la ville chalonnaise. Dès lors, rien d'étonnant à ce qu'après la chute de Jérusalem et la destruction du temple d'Hérode, ils aient décidé de reconstruire le temple de leur histoire, à Chalon même, tel qu'il figure, en maquette réduite, sur la carte de Peutinger : l'actuelle cathédrale de Chalon. Rien d'étonnant à ce que j'aie pu acheter, en salle des ventes de Chalon, une plaque de cheminée évoquant son projet de construction par un empereur Salonin représenté en Salomon (III ème siècle)... et à côté d'une tour de Taisey alors crénelée. Chapiteaux sculptés, plaque de cheminée remarquable, médaillons évoquant le site, tout cela évoque le moment exceptionnel d'éclosion d'un art chalonnais. Comment se fait-il que le musée de la ville n'en ait conservé aucun vestige, seulement un lion au gladiateur ?

Taisey était donc l'oppidum et le castrum des textes de César et de Strabon. En toute logique, c'est dans cette forteresse que le seigneur Litavicos avait son siège, et après lui, les seigneurs burgondes et francs juqu'aux comtes de Chalon.

Cela se passait aux temps où la Burgundie ètait dirgée par de puissants rois. Herrich en était l'un des plus éminents, réputé pour sa fermeté. Il avait une fille unique nommée Hildegonde... mais voilà qu'Attila tourne son coursier vers la Burgundie... les fleuves profonds que sont le Rhône et la Saône, il les franchit et toute (son armée) se répand pour piller comme un coin qui avance... Herrich siégeait alors à Cabillo (dans la pièce, à l'étage, de la tour de Taisey), et voici qu'un guetteur, observant au loin (depuis les créneaux de la tour), se mit à pousser de grands cris : "Alerte ! épais nuage de poussière à l'horizon ! C'est un ennemi qui arrive en force ! Qu'on ferme d'urgence toutes les portes !"... S'adressant à l'assemblée, et même aux Anciens, (après avoir rappelé l'exemple des Francs qui avaient négocié), le prince leur dit : ne vaut-il pas mieux rechercher la paix quitte à leur laisser un tribut. Ma fille unique, je n'hésite pas à la livrer pour le salut du pays...

 Les ambassadeurs s'avancent sans armes... Arioviste leur dit : que votre roi vienne saisir notre main droite pour rétablir la paix... Le prince sort apportant avec lui d'innombrables trésors... (Chant de Walter, traduction E. Mourey).

Bis repetita : Comment se fait-il que le musée de la ville n'ait conservé aucun vestige de ce III ème siècle qui fut, manifestement, une grande période artistique qui vit se construire la cathédrale de Chalon ? La réponse, je viens de la donner. Un siècle après la construction de la cathédrale, un siècle après cette période de grand art, Attila est venu et il a tout ramassé. Cela fait plus de 30 ans que je recherche les oeuvres d'art qu'Attila nous a volées...

Cela me ramène à mon article précédent concernant la plaque en ivoire sculptée du musée national de Bavière à Munich. Il y est dit que c'est un comte Palatin, grand amateur d'objets d'art, qui aurait commandé à Antonius Léoni un Saint Paul tombant de cheval comme le relatent les Actes des Apôtres. Cela signifie qu'Antonius Léoni a remis à son commanditaire une sculpture qu'il lui a dit représenter saint Paul désarçonné sur le chemin de Damas. Or, cette sculpture représente, à l'évidence, la prise de Jérusalem par Titus. J'en déduis, en toute logique, qu'Antonius Léoni a vendu au comte palatin une ancienne sculpture dont il n'a pas compris la véritable signification et au bas de laquelle il a inscrit son nom.

Or, cette sculpture sur ivoire est de la même facture que deux autres sculptures sur ivoire vendues en salle des ventes et dans lesquelles j'ai reconnu le palais romain de la Vigne-aux-saules, au pied de la butte de Taisey, à l'entrée de la ville. Ces deux sculptures évoquant deux événements importants de notre histoire locale sont facilement datables, le premier ci-dessous, au temps de l'empereur Aurélien, en 274, le second, au temps de Maximien, en 286, donc. avant le raid d'Attila que je date vers l'an 441, avant sa célèbre défaite de 451 aux champs catalauniques. Quant au troisième, celui du musée de Munich, celui au bas duquel Antonius Léoni a inscrit son nom, je le date de la même époque et peut-être du même artiste. Je m'explique...

Même grande qualité de sculpture, même recherche de la complexité. Mêmes grands drapeaux blancs déployés, mêmes casques probablement enjolivés, cuirasses de cuir moulé peut-être, curieuses lanières pendant en jupes, mêmes lances, mêmes hallebardes (dans l'ivoire de Munich, elle est à terre, en bas). 

De toute évidence, l'ivoire sculpté attribué à Antonios Léoni est une copie du deuxième ivoire ci-dessus... ... une copie qui est loin d'égaler l'original que j'attribue au sculpteur de Chalon. Mais cela signifie que ce Léoni a eu en mains le dit original... mais aussi l'ivoire de Munich en bas duquel il a mis son nom. Nous sommes donc bien en présence d'un groupe de trois oeuvres d'art des environs du IIIème siècle qui n'ont pu quitter Chalon qu'ensemble dans un vol ou dans un tribut, celui que le roi burgonde Herrich a remis à Attila.

Maintenant, si nous raisonnons, en plus, à partir de notre plaque de cheminée montrant le projet de construction de notre cathédrale, donc de la même époque, remarquons que l'équipement des deux légionnaires est très poroche. Constatons par ailleurs que le temple d'Hérode de l'un et le projet de construction de l'autre sont représentés d'une façon semblable, quoique inversée, ce qui signifie bien qu'il s'agit d'une reconstruction, à Chalon, du temple d'Hérode. La haute ouverture de la façade qu'évoque Flavius Josèphe est bien là, un peu décalée pour être visible en entier, et même dans une brêche ouverte dans la muraille pour être encore plus visible. Le grand oculus n'a pas été oublié. La toiture est identique. Non ! il n'y a pas de clocher dans le projet chalonnais ; les tours qui sont derrière sont celles de Jérusalem que l'on ne peut deviner que dans le lointain. À droite, la tour de Taisey. Son entrée voûtée volontairement agrandie. La haute fenêtre de son étage où siégeait le conseil de Chalon. En haut, le poste de guet d'où le guetteur a vu arriver les troupes d'Attila. 

E. Mourey, 7 septembre 2017

 


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16 réactions à cet article    


  • Parrhesia Parrhesia 8 septembre 10:30
    Excellent !
    Auriez-vous l’amabilité de nous en dire un peu plus sur l’histoire des étriers qui m’intéresse et sur laquelle je suis très pauvre en documentation ?
    Merci d’avance et compliment pour l’intérêt constant présenté par vos articles.

    Bonne journée à vous.

    • Parrhesia Parrhesia 8 septembre 10:30
      Excellent !
      Auriez-vous l’amabilité de nous en dire un peu plus sur l’histoire des étriers qui m’intéresse et sur laquelle je suis très pauvre en documentation ?
      Merci d’avance et compliment pour l’intérêt constant présenté par vos articles.

      Bonne journée à vous.

      • Emile Mourey Emile Mourey 8 septembre 12:07

        @Parrhesia


        Bonjour. En fait, je n’évoque les étriers dans mon article que parce qu’un commentateur m’en a fait un contre-argument à mon article précédent. J’ai fait de l’équitation dans ma jeunesse. J’admets très bien qu’on puisse se déplacer sans au pas normal. Au trot, passe encore. Au galop, dans une charge de cavalerie lourde, je doute. Il faudrait enquêter dans les sculptures et consulter les chapiteaux et les fresques les plus anciennes. Avant d’écrire le début de mon texte, j’ai pris la précaution de consulter les chapiteaux de la basilique de Saulieu qui datent, selon moi, d’avant la bataille de Mursa. On y voit un tailleur de pierre se déplaçant à cheval avec étriers dans une position plus que confortable. http://www.romanes.com/Saulieu/Saint_Andoche_de_Saulieu_0012.html

        Cordialement

      • kalachnikov kalachnikov 8 septembre 16:23

        @ Emile Mourey

        Les forces de cavalerie sont présentes en tant que force d’appoint. Les chevaux étaient de petite taille, voire même des poneys. Equipement d’un cataphractaire = 40 kgs ; auxquels on doit ajouter 40 kgs pour l’équipement de la monture ; et le poids de l’homme = 150 kgs sur le dos du poney. A fond au galop, 6 heures d’affilée sur le champ de bataille.

        A moins que le poney d’alors ait été une bestiole hors concours, c’était une seule charge ou l’utilisation comme rempart pour protéger l’infanterie. Le reste de la cavalerie, ce sont des archers.
        (à Mursa par exemple).

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Cavalerie_au_temps_de_la_Rome_antique

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Cataphractaire

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Mursa

         


      • Emile Mourey Emile Mourey 8 septembre 17:33

        @kalachnikov

        Vous dites : des poneys ... utilisés comme rempart pour protéger l’infanterie ?

        Bataille de Mursa, je cite :

        L’armée de l’empereur Constance, dernier fils de Constantin, y attend le choc gaulois. Il a placé sa cavalerie sur les deux ailes et l’infanterie au centre. La rivière est à sa droite. Les cavaliers sont des géants sur des chevaux colosses. Une cuirasse de mailles leur moule la poitrine et le dos. Leurs jambes, depuis les cuisses jusqu’au talon, sont protégées ainsi que les bras par des éléments d’armure articulés sur des anneaux de tissu. La tête elle-même se trouve garantie par un masque de fer. Ces statues métalliques, immobiles sur leurs chevaux également cuirassés, étincellent de partout sous les rayons invincibles d’un soleil éclatant.(Julien : Eloge de constance, 30 et Constance ou de la royauté, 7).

        L’aile gauche des troupes de Constance se porte à l’assaut des lignes gauloises et sème le désordre dans leurs rangs (Julien : Eloge de Constance, 29.)

        Magnence échappe de justesse à l’encerclement (Eutrope : Histoire romaine, 12)... Le Lète fuit. Honteux d’avoir un instant manqué de courage, les Gaulois se ressaisissent. Malgré l’abandon de leur chef, ils se reforment en compagnies et furieusement reprennent la lutte. Les armes s’entrechoquent, les glaives se brisent ; on abandonne les boucliers pour pouvoir frapper plus fort ; le corps à corps est sans merci. Ce n’est plus un combat, c’est un règlement de compte entre les Illyriens et les Celtes.(Julien : Eloge de Constance,29, et Constance ou de la royauté, 8.)

        Bref des cavaliers cuirassés de la tête aux talons qui n’auraient pas eu l’idée d’inventer des étriers ? Ce n’est pas possible (voyez le chapiteau de Saulieu dont j’ai donné le lien dans ma réponse précédente.

      • kalachnikov kalachnikov 8 septembre 22:43

        @ Emile Mourey

        Je me base sur des données scientifiques et non des récits ; l’attirail du cavalier, c’est 40 kgs ; celui du cheval c’est autant ; il y a le poids de l’homme ; les chevaux étaient de petite taille. Dans ces conditions, la charge de cavalerie comme technique de combat me semble compromise. D’autant plus qu’on n’a pas parlé de la selle*.

        De plus, il y a tout de même une bonne connaissance de la pratique de la guerre par Rome qui est quasi exclusivement basée sur l’infanterie avec la cavalerie en simple appui.
         
        De plus, on n’a retrouvé aucun artefact d’étrier, contrairement aux casques, armes, boucliers ou même chars, etc.

        De plus, on n’en connait aucune représentation d’étrier que ce soit sur les monnaies, monuments, fresques, etc. (exemple : la statue equestre de Marc-Aurèle)

        De plus, on n’a aucune allusion de ceux-ci dans la littérature, etc.

        *pour Rome, elle vient sans doute des gaulois mais sans étriers car ils ne connaissaient pas non plus ceux-ci ; puis ensuite la selle modifiée de façon à permettre une meilleure assise, avec pommeau et renfort dorsal ; puis enfin la selle à étriers. Bref.

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval_dans_l’Antiquit%C3%A9

        Concernant le chapiteau de Saulieu : vous justifiez une interprétation en l’état hasardeuse de votre part - je ne dis pas qu’elle est fausse mais en l’état... - et contradictoire avec ce qui est communément admis par une autre interprétation de même genre. Et cela me semble aussi hardi puisque la fin des persécutions des Chrétiens, c’est 313.

        Concernant la fameuse sculpture, vous ne dites rien concernant le couple civil et la seule femme présente à droite. Je pense pour ma part qu’il y a un contenu ésotérique. Il y a également, semble-t’il, un enfant (juste la tête) au dessus d’eux. Et je vois aussi dans le soldat qui pointe le doigt une marque indiquant à l’initié ce contenu ésotérique. En plus de la Jerusalem (céleste), il y a peut-être l’arbre de Vie. Etc, etc.


      • Emile Mourey Emile Mourey 9 septembre 00:16

        @kalachnikov

        Marc Aurèle, c’est début IIème siècle. La bataille de Mursa, c’est 351. Le chapiteau de Saulieu, c’est juste avant (dans mon interprétation de la basilique). Je ne peux donc pas me contredire, et donc, dans mon interprétation, je ne peux qu’affirmer que les étriers existaient à cette époque. Je crois, comme vous, aux témoignages des sculptures (y compris à Saulieu) mais aussi aux textes. En revanche, beaucoup moins à vos données scientifiques qui ne sont que des interprétations de fouilles archéologiques, comme, par exemple de dater des sépultures en fonction des étriers qu’on y trouve ou qu’on n’y trouve pas. Et puis qui vous dit que les étriers comportaient obligatoirement des anneaux métalliques ? Peut-être n’étaient-ils qu’en cuir ou en tissu ? Mais cela n’était pas le sujet de mon article et je n’en fais pas une affaire d’état, vu que si l’étrier figure sur notre plaque en ivoire, cela ne veut pas dire qu’il existait en 70, lors de la guerre de Jérusalem, mais à l’époque du sculpteur, donc un peu plus tard, fin III ème siècle, semble-t-il, ce qui est en accord avec ce que je pense.

        En revanche, merci de voir dans cette plaque d’ivoire, une évocation de la prise de Jérusalem comme je le propose. Je vois bien le couple qui s’encourage, à droite, mais il s’agit de deux combattants en armure, un vieux et un jeune. Je ne vois ni femme, ni enfant. Il y a bien une tête d’enfant à droite de la tête du cavalier mais je ne sais pas ce que cela signifie.

        Merci pour votre commentaire.



      • Emile Mourey Emile Mourey 9 septembre 03:12

        @Emile Mourey

        étrier début IVème siècle à Autun

      • kalachnikov kalachnikov 9 septembre 12:15

        @ Emile Mourey

        Etant donné qu’aucun artefact, représentation, etc ne donne à voir d’étriers avant une époque tardive, cela signifierait qu’il y avait un mot d’ordre supranational intimant de ne pas les représenter ou qu’il y a eu volonté toujours supranationale de supprimer les représentations les comportant. Je parle de supranationalité car cette question de détail de l’étrier, l’évolution de l’équitation dans l’Antiquité, dépasse le cas seul de Rome. La seconde optique relève de l’impossible et la première, c’est super comploteux. Sans même envisager la question du pourquoi.

        Pour aller au-delà de cette question d’étriers et de cavalerie, ma critique ne vise pas du tout le contenu de vos travaux, qui sont très intéressants, mais plutôt le sens que vous voulez leur donner qui est purement matérialiste et qui de fait entre en contradiction avec le récit historique communément admis.

        Je ne sais si vous connaissez ce site ; son webmaster développe une sorte d’Histoire parallèle. Je précise que je donne ce lien à titre documentaire et non parce que j’adhère à son propos.

        http://www.incapabledesetaire.com/


      • Emile Mourey Emile Mourey 9 septembre 13:24

        @Emile Mourey


        Oui, je comprends très bien votre argumentation, d’autant plus que vous vous vous appuyez sur des références communément admises par la communauté scientifique. J’exprime seulement un doute quant à l’interprétation que les archéologues font des artefacts qu’ils mettent au jour. Combien de sépultures qu’ils datent des époques mérovingiennes ou carolingiennes parce qu’ils y trouvent des étriers, alors que ces sépultures pourraient dater de l’époque gauloise ? Je doute.

        Je ne pense pas être matérialiste. Je dirais même que je ne me sens pas du tout à l’aise dans cette société d’obscurantisme que je ne comprends plus, qui, elle, n’est motivée que par des intérêts bassement matériels et à courte vue.

      • Parrhesia Parrhesia 10 septembre 20:42
        @Emile Mourey
        Si la chose vous intéresse, j’ai retrouvé dans les origines franques de Stéphane Lebecq, p. 197, le passage suivant :
        « Il est seulement possible que Charles Martel permit d’accélérer le processus de sa généralisation ... (de la cavalerie)... Il fut désormais plus facile d’assurer l’équipement des vasaux montés - un équipement que la loi ripuaire... sans doute du temps de Dagobert, avait évalué à quarante sous... et qui incluait désormais l’étrier, en voie de diffusion depuis l’Europe moyenne où l’avaient amenés les Avars... »
        Mais à part cela, je ne retrouve aucune précision sur la diffusion en question depuis l’Extrême-Orient et le début de l’ère chrétienne sinon que l’étymologie gothique du mot « étrier » pourrait fort bien rattacher la chose à l’ensemble Goth (Wisigoths/Ostrogoths).
        Merci pour votre aimable réponse.


      • Emile Mourey Emile Mourey 10 septembre 21:03

        @Parrhesia


        Je ne sais pas. Tout ce que je peux dire est en rapport avec ce que je vois dans les sculptures des chapiteaux. Dès lors que je suis sûr de la datation que j’en donne, je ne peux pas dire autre chose que ce que j’ai déjà dit, sans cela, je ne serais pas logique avec moi-même.

      • Antenor Antenor 8 septembre 20:29

        Le peu de vestiges antiques connus à Chalon s’explique surtout par le fait qu’ici comme dans les autres grandes villes, ils sont recouverts par des constructions plus récentes. Même à Lyon, on est réduit aux hypothèses quant à la localisation exacte des arènes (à ne pas confondre avec les théâtres de Fourvière et le sanctuaire des Gaules de la Croix-Rousse). Autun est une exception dans ce domaine. Le contour de la ville antique est beaucoup plus vaste que celles qui lui ont succédées. Ajouter à cela qu’on peut difficilement mener en ville des campagnes de fouilles comme à Corent, Mont-Beuvray, Merdogne...

        A Amboise, on a l’exemple d’une ville qui semble « glisser » au fil du temps depuis les hauteurs jusqu’aux rives de la Loire. Ce qui me pose question à Chalon, c’est la distance relativement importante, 3 km avec Taisey. Je me demande s’il ne faut pas plutôt chercher l’origine de la ville sur l’île Saint-Laurent à l’image de l’île de la Cité à Paris. Le château de Taisey me donne plutôt l’impression d’être l’équivalent du château de Vincennes.


        • Emile Mourey Emile Mourey 8 septembre 21:04

          @Antenor


          Le château versaillais de Taisey a commencé à être construit à la fin du règne de Louis XIV par un notable, noble de robe de la ville de Chalon, qui a racheté le terrain, c’est-à-dire le site féodal à l’ancienne noblesse d’épée. Il est scandaleux que la société d’histoire et d’archéologie de Chalon n’ait pas encore compris que le Cabillodunum dont parle César au sujet de l’affaire Aristius était Taisey. Il est scandaleux que je sois le premier à traduire et à interpréter avec un peu plus de soin, et une liasse de documents anciens conservés dans un carton des archives de Dijon et ceux du monastère de saint Marcel et d’autres. Dans ces conditions, je comprends que des gens non informés puissent ne pas prendre mes articles au sérieux, mais alors, cela veut dire qu’il suffit de dire n’importe quoi en passant par les médias pour écrire l’Histoire comme le font actuellement les archéologues du mont Beuvray.

          Il peut, certes, y avoir encore de doutes sur certains lieux antiques, je ne sais pas, mais je puis vous affirmer que, pour Taisey, même si j’ai un moment hésité, il n’y en absolument plus ; même pas l’ombre d’un doute.

        • Emile Mourey Emile Mourey 8 septembre 23:22

          @Antenor


          Voyez mes précédents articles où les questions que vous soulevez ont été traitées en s’appuyant sur les textes précités irréfutables.

        • Emile Mourey Emile Mourey 24 septembre 15:54

          Grosse erreur de ma part.


          Au lieu d’Arioviste s’avance, il faut lire, bien sûr, Attila s’avance.

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