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Accueil du site > Tribune Libre > Une sape délibérée du nucléaire français : la forfaiture de (...)

Une sape délibérée du nucléaire français : la forfaiture de trop

En spoliant délibérément la Nation d’une ressource vitale aux motifs réels les plus inavouables, le pouvoir politique suprême aura scellé dans quelques semaines une obsolescence déjà patente de la 5ème république. 

Il l’aura fait en achevant de démontrer qu’un Président de la république française peut parfaitement dévoyer les prérogatives attachées à sa charge, pour restaurer des mœurs politiques que la constitution de 1958 avait pourtant sanctionnées.

Quand, à l’aube des trente glorieuses, le désintéressement du locataire de l’Élysée et le génie de la fine fleur des élites françaises donnaient à voir un modèle de conjugaison rationnelle des talents et des efforts, l’incompétence le dispute aujourd’hui au clientélisme pour nous doter d’une gouvernance sous influence exclusive des jeux de pouvoir. Pendant que nos immatures tuteurs politiques consacrent leur potentiel indigent à entretenir le tintamarre du Landerneau, la prospérité et le statut de la France se désagrègent à une vitesse alarmante.

Pareil symptôme de la fragilité d’institutions taillées sur mesure pour le Général fut observé en 1998, quand le pouvoir fraichement sorti des urnes saborda le surgénérateur Superphénix avec préméditation électorale. Depuis cette époque, des arguments souvent imparables démontrent scientifiquement, technologiquement, économiquement, socialement et écologiquement que la casse partielle ou totale de notre outil électronucléaire et de la R et D associée n’a ni justification rationnelle, ni fondement honnête. En vain : le cynisme gouvernemental, alors opposé à ces arguments, ne s’est jamais senti aussi libre de ses outrances ; au point de revendiquer au diagnostic partisan de passer outre l’expertise de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), outre celle de diverses instances habilitées, de tel Office parlementaire et même de la cour des comptes.

Ainsi, mise officiellement en demeure de nous épargner un « Fukushima sur Rhin » à Fessenheim, l’ASN a-t-elle pris ses responsabilités, sans toutefois condamner le site. Qu’à cela ne tienne : La centrale alsacienne ou une autre n’en sera pas moins la probable entame sacrificielle d’une « transition écologique » que les oracles du panthéon médiatique ont souverainement prescrite.

Parlons en justement de cette sacro sainte transition ; à commencer par celle faisant aujourd’hui les délices de nos voisins allemands. Disposer aussi opportunément d’un banc d’essai à échelle nationale doit d’autant plus réjouir Ségolène Royal que le retour d’expérience statistique, résumé dans les deux planches attachées (1), devrait être de nature à lui faire toucher du doigt « la chance » qu’elle promet à la France, conféré selon elle par le passage de 75 à 50 % de notre électricité nucléaire (2).

Songeons en effet à l’insigne privilège de voir éoliennes et panneaux solaires, constellant aussi esthétiquement son territoire, entrer pour tout juste 20 % de la production électrique du pays. Et apprécions toute la portée du privilège en observant que la puissance installée de ces éoliennes et de ces panneaux solaires équivaut à celle… de 68 réacteurs nucléaires, les mêmes qui, chez nous, ne se mettent qu’à 58 pour produire 75 % de l’électricité nationale !

Les mauvais esprits ne manqueront pas de pointer le caractère fossile des 80 % du restant de la production électrique allemande, couverts à 60 % par un « électro charbon » empoisonnant l’atmosphère de radicaux soufrés, et de souligner perfidement que le prix d’un KWh domestique toujours plus onéreux est déjà deux fois plus élevé outre Rhin qu’en France.

D’autres grincheux se gausseront de la rusticité d’un contrôle-commande et d’automatismes de régulation éolo solaires qualifiés de fantasques, qui plongeraient la conduite du système électrique national dans des phases d’exploitation de plus en plus périlleuses et ruineraient les équilibres marchands de l’espace continental. Sur ce dernier point, les pisse-froid iront même jusqu’à avancer que la prétendue dérive compromettrait gravement la planification du nécessaire renouvellement des parcs de production nationaux.

Rien que de très prévisible pourtant dans ce bilan bien réel et passablement brocardé de l’expérience allemande. C’est justement ce qui la rend effrayante et qui devrait amener les Français à ouvrir les yeux sur la genèse et sur le contenu d’une doxa environnementaliste imprégnant désormais la quasi totalité des consciences politiques. Qui ne voit, en effet, que c’est aux sectateurs médiaco partisans, responsables de cette imprégnation, que nous devons à notre pays de suivre servilement l’Allemagne sur un terrain énergétique aussi miné ?

L’urgence à rompre ce suivisme doctrinaire est d’autant plus grande que le chemin déjà parcouru par la France sur le délétère territoire des Bisounours électriciens a déjà coûté très cher au contribuable et au consommateur.

L’un et l’autre n’ignorent probablement pas, en effet, que le financement de cette gabegie idéologique s’impose sournoisement à leur budget par le biais d’une CSPE (Contribution au Service Public de l’Électricité) toujours plus chère. Mais mesurent-ils vraiment le potentiel durablement dévastateur de ce quasi impôt sur leur porte-monnaie et sur le dynamisme économique du pays ? Si besoin était, les chiffres ci-après devraient suffire à les dessiller :

Le montant de la CSPE est actuellement de 1,65 centime d’euro par KWh, alors qu’il n’était que de 0,45 centime d’euro par KWh en 2010, soit une multiplication par 3,7 en quatre ans ! En résumé, le prix moyen du KWh domestique étant de l’ordre de 14 centimes d’euros, ladite « contribution » qui n’en représentait que 3,5 % en 2010 en représente aujourd’hui 11,8 % !

Et encore, les pouvoirs publics estiment qu’une CSPE de 2,25 centimes d’euro par KWh serait nécessaire pour couvrir « toutes les charges de service public »… en comptant sans doute leur défaut de dédommagement de la ruineuse obligation d’achat des KWh renouvelables, faite à EDF par l’Etat.

Non seulement ce mécanisme confiscatoire ne rémunère aucun service présent ou à venir, mais il est forcément appelé à devenir de plus en plus confiscatoire pour la raison évidente suivante : les outils de production qui en bénéficient étant condamnés à demeurer aux marges de la concurrence marchande, l’État n’a d’autre choix qu’obliger EDF à acheter leurs KWh entre 2 et 6 fois le prix du marché, de même que subventionner massivement leur construction, s’il veut imposer leur présence dans le mix énergétique national. Notons au passage que, ce faisant, les principaux bénéficiaires des largesses écolo énergétiques de l’État sont les investisseurs en renouvelables, qui voient la rentabilité des capitaux engagés évoluer entre 10 et 50 %... voire plus ! (dernier rapport de la CRE)

L’incapacité marchande de l’éolien et du photovoltaïque industriels vient du fait que ce ne sont pas là des outils de production autonomes, c’est-à-dire ne nécessitant pas le secours des outils de production thermiques pour subvenir aux caprices du vent et du soleil et pour suppléer leur inaptitude technique à stabiliser le réseau électrique. Une étude récente (3) rend compte du caractère intrinsèque de cette incapacité technique et marchande, à travers l’établissement des coûts de productions des différents KWh électriques mentionnés ci-après : 55 €/MWh pour le nucléaire en prolongation d’exploitation, 192 €/MWh pour l’éolien terrestre, 295 €/MWh pour l’éolien marin et 375 €/MWh pour le photovoltaïque avec tracker (avec suiveur).

Quand on aura précisé que le coût complet des KWh éoliens et photovoltaïques devrait intégrer le coût des innombrables kilomètres de réseaux électriques, requis pour les raccorder au système, la disqualification technico économique de ces technologies sera définitivement prononcée.

Si l’enfumage de la récente commission « d’enquête » parlementaire sur les coûts du nucléaire ne change rien à cette implacable réalité, il traduit une insultante défiance pour les auteurs du rapport de l’OPECST sur l’avenir de la filière nucléaire française, publié le 15/12/2011 (4)

En méconnaissant depuis trop longtemps les exigences de la rationalité technico économique, la politique électro énergétique française a fini par placer notre base nucléaire en situation d’ultime rempart contre le black-out. Aussi, sanctuariser cette politique irresponsable par une loi condamnant d’emblée plusieurs réacteurs – ou stérilisant durablement leurs filières de remplacement et d’évolution, ce qui revient au même – constitue-t-il un crime délibéré contre les intérêts supérieurs de la Nation. Pareil flagrant déni de réalité, reposant sur tant d’incompétence, ne peut qu’appeler une mobilisation de salut public à contrecarrer ce nouveau projet de sabotage industriel, ourdi par ceux dont la mission est précisément d’en prémunir le pays.

En conséquence, ingénieurs, techniciens et sympathisants de tous âges exhortent les exploitants de Fessenheim ou de tout autre site à une désobéissance civile consistant, le moment venu, à retarder le plus possible la chute définitive des barres – l’arrêt des deux réacteurs – et à prohiber toute intervention sur les installations, visant à mettre irréversiblement hors service les fonctions d’exploitations essentielles ; à savoir :

- Faire durer la dernière charge de combustible livrée, en interdisant, dès sa mise en service, que la puissance d’exploitation du réacteur concerné dépasse quelque 20 à 25 % de la puissance nominale, quitte à générer des effluents supplémentaires, quitte, s’il le faut, à recourir à la procédure de prolongation de cycle (stretch out). Tout ceci, bien entendu, dans le respect absolu des impératifs de sûreté, prescrits par les spécifications techniques d’exploitation.

- Exercer une vigilance sans faille sur les installations menacées, afin qu’aucun saboteur habilité ne puisse y sévir à la faveur d’arrêt(s) fortuit(s) et muni de consignation(s) on ne peut plus légale(s), comme ce fut le cas pour Superphénix.

En attendant ainsi la réhabilitation du nucléaire civil français, sur laquelle ils misent en 2017, ces personnels ont besoin du soutien de leurs compatriotes, le plus manifeste et le plus massif possibles. Il convient donc de l’exprimer sous la forme d’un avertissement sans équivoque, adressé au législateur par une représentation citoyenne la plus diversifiée et la plus vaste, car il en va d’un niveau de vie et d’un confort matériel des Français, durablement compromis par ce projet de loi inconséquent et nébuleux.

(1) En P.J, « mix énerg allemand 1 » et « mix énerg allemand 2 »

(2) La ministre, le 1er octobre 2014 dans son propos liminaire devant le parlement.

(3) Cette étude à la disposition du lecteur s’appuie sur les travaux du Centre d’Analyse Stratégique, sur ceux de la Direction Générale de l’Énergie et du Climat, de la Cour des Comptes et de l’Union Française de l’Électricité.

(4) Rapport de la mission parlementaire sur la sécurité nucléaire et l’avenir de la filière nucléaire du 15 décembre 2011. Président de la mission : M. Claude Birraux, député Rapporteurs : M. Christian Bataille, député et M. Bruno Sido, sénateur.

 


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90 réactions à cet article    


  • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 8 octobre 2014 09:03

    Les pronucléaires sont tellement obtus qu’ils ne se rendent même pas compte que le gouvernement actuel est aussi radioactif que le précédent.

    Oh, certes, on agite devant l’opinion publique la « fermeture » de Fessenheim et la baisse de 75% à 50% de l’atome dans l’électricité française, mais RIEN n’est fait pour y arriver !

    Cependant, ça va quand même se produire, mais pas du tout par décision politique, juste parce que l’industrie nucléaire est au bout du rouleau : réacteurs délabrés, finances exsangues (Areva va couler sous peu), et un effondrement total : l’atome produisait 17,1% de l’électricité mondiale en 2001, à peine 9% à ce jour (et ça continue à baisser).

    Les renouvelables font 22% (dont 17% d’hydroélectricité), c’est à dire plus du double du nucléaire !

    Quant à la marotte de M Pelen, ce pauvre Superphénix, c’est face à ses innombrables et graves défaillances que EDF a décidé d’en finir, les Verts servant d’idiot utiles (qui croient encore avoir obtenu eux-mêmes cette fermeture...)


    • PELLEN PELLEN 8 octobre 2014 10:03

      Prenez garde, le croisé anti nucléaire joue avec votre pognon ! Il nie avec un aplomb incroyable l’évidence du désastre que donne à voir au monde une Energiewende que, de surcroit, il souhaite dupliquer chez nous. Or, ce qu’il ne vous dit pas c’est que la descente aux enfers de nos voisins allemands n’en est qu’à ses débuts, si l’on en croit l’article ci-après : http://www.bastamag.net/Sortie-du-nucleaire-des

      Par ailleurs, s’agissant du nucléaire dans le monde, il ment avec un culot encore plus prononcé. La vigueur de cette industrie n’a jamais été aussi grande à travers la planète : près de 80 réacteurs sont aujourd’hui en projet ou en construction, de l’Afrique du Sud, au Brésil en passant par l’Algérie, le Qatar ou la Colombie... Même le Japon redémarre les siens et prévoit d’en construire d’autres plus sûrs.
      Le drame c’est qu’Areva pourrait ne pas tirer un grand bénéfice de cet essor industriel planétaire ; un comble : face à ces opportunités, notre champion est en train de débaucher alors que le pays est ravagé par le chômage ! Tout ça à cause de l’étouffement sournois de cette industrie perpétré par une idéologie gourvernementale de la soi disant transition, donnant au monde la désastreuse image du non sérieux de notre industrie nucléaire.
      Les idéologues en question préfèrent continuer d’alimenter une gigantesque arnaque de l’éolien dont les infamies de tous ordres sont devenues notoires. Heureusement, nous n’avons plus bien longtemps à patienter : la bulle ne tardera pas à exploser et à faire, hélas, de nombreuses victimes ; car tout le monde en recevra peu ou prou les éclats. À ce moment là, nous verrons bien si tous les fidèles du croisé, qui jurent ici la main sur le coeur être prêt à payer à son juste prix la sortie du nucléaire, mettront la main au portefeuille à la hauteur de ce qu’ils ont promis.
      Ceci est ma réaction globale à leurs commentaires présents et à venir.

      André Pellen 

    • Sarah 8 octobre 2014 12:08

      @Stéphane Lhomme


      Ne dites pas que Superphénix était défaillant, il n’a presque pas tourné, non en raison de défaillances mais sur décision gouvernementale : à peine l’EDF commençait-elle des essais qu’un ordre venu d’en haut imposait l’arrêt immédiat suite aux pressions des écolos (manifestations sur le site, campagnes de presse mensongères).


      Superphénix a été arrêté définitivement sur décision unilatérale et antidémocratique d’une seule personne, sitôt devenue ministre ; c’était pour elle un rêve d’enfance de le démanteler.


      Point gênant pour les écolos : la population locale et le personnel de Superphénix était pour la reprise de son fonctionnement. 


      Si c’était si mauvais, pourquoi les chinois et les russes ont-ils continué dans cette voie ???


      @Pellen : je suis pas sûre que ce soit idéologique ; il se peut qu’il y ait un peu de cela chez les personnes intoxiquée par la propagande écolo mais ce n’est pas la vraie raison.


      Les dirigeants écolos ont-ils appelé à manifester contre les centrales électriques fonctionnant au pétrole ? Ou contre le diesel, polluant et cancérigène ? Jamais.

      Curieux non.


      Ils manifestent contre le réchauffement, ce qui ne gêne personne, mais jamais contre la pollution due au pétrole.

      Curieux, non ?


      Conclusion ?


      Une fois réussi le coup porté par les USA contre la France, à savoir priver la France de son pétrole saharien, De Gaule a réagi en lançant le programme nucléaire français pour rendre la France le plus possible indépendante des USA, maîtres du pétrole (accords avec l’Arabie Séoudite en 1946) et imprimant des dollars à volonté, devise dans laquelle est payé le pétrole. 


      Parenthèse : c’est aussi pourquoi De Gaule voulait garder l’étalon-or, valeur réelle et non passer au dollar, papier imprimable à volonté par les U.S.


      Depuis le départ de De Gaule, la France est passé sous la coupe de lobbies puissants, et de gens, à tous les niveaux, de plus en plus corrompus et à la botte des USA.


    • Gaston Lanhard 8 octobre 2014 15:58

      c’est pas l’homme de la désinformation qui va donner des leçon ici !


    • porcfr 8 octobre 2014 16:52

      Le pire est que sa dernière année, Superphénix avait un taux de charge de 90%... à comparer à l’éolien à 20% et au photovoltaïque à 10%, chères aux anti-nucléaires... que l’Union Gazière approuve largement (en tant que back-up).

      Ça donne à réfléchir à l’intérêt qu’a S. L. a débrancher des voitures électriques pendant que le projet de loi sur la « transition énergétique » dérèglemente l’utilisation d’hydrocarbures non-conventionnels dans les transports.


    • alain38 8 octobre 2014 18:39

      @M. L’Homme, tellement antinucléaire qu’il s’est fait virer par « Sortir du Nucléaire » :

      Il faut être drôlement de mauvaise foi pour affirmer que c’est EDF qui a décidé l’arrêt de Superphénix.

      Et même si la comparaison entre "énergies renouvelables" et  nucléaire n’a aucun sens (celles-ci ne seront jamais qu’un appoint marginal au nucléaire) , vous mêlez habilement, sous le vocable d’« énergies renouvelables » l’hydraulique qui est la meilleure des énergies, et des énergies intermittentes (éolien et PV) qui ont besoin d’un renfort de plus de 70% de gaz ou de charbon pour répondre à la demande : curieux que vous ne le dénonciez pas !

      Et si vous tenez aux chiffres, ces EnR aléatoires ne pèsent pas plus de 5% dans le monde, contre 10% pour le nucléaire, chiffre qui va automatiquement remonter à 17% dès que les réacteurs japonais auront prochainement redémarré.

      Enfin, vous parlez de centrales nucléaires délabrées : je vous propose de vous rendre ce week-end aux Journées de l’Industrie Electrique , qui permettent à chacun (même vous) de visiter l’intérieur des centrales. Vous pouvez emporter le pique-nique, tellement elles sont propres et en état impeccable. Ensuite, vous n’aurez plus jamais envie de dire des horreurs.



    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 octobre 2014 14:58

      Un aspect, parmi tous les autres da la politique concertée, de mettre la France a la place qui lui est dévolue dans la structure mondiele planifiée pour un monde sous contrôle de la Finance. Le volet politique n’est qu’un attrape-nigaud pour donner à la population l’lIllusion d’une liberté democratique. Toutes les « bonnes » décisions sont prises en utilisant la corruption, qui est devenue le seul outil de gouvernance. 


      Notons que si on fait son deuil des principes dont on amuse se bon peuple depuis deux siecles, le résultat sur son bien être de la présente façon de gouverner est la « tyrannie » la plus soft que le monde est connue, et que, à quelque ajustements près de la répartition de la richesse qu’on fera en tamps opportun, nous somes sans doute dans le meilleur des mondes possiblbles. On peut penser que le population est satisfaite du systeme actuel . Le mythe de la démocraties’estompe....et on s’y fera.

      Le probleme n’est plus politique, mais moral.


      PJCA

    • JL JL 9 octobre 2014 15:21

      Bonjour PJCA,

      ’’nous sommes sans doute dans le meilleur des mondes possibles.’’

      je partage votre pessimisme : ce monde est comme un vieillard dont on peut dire qu’il ne sera jamais en meilleure santé qu’aujourd’hui.

      Ou comme disait avec un large sourire aux gens inquiets qu’il croisait, celui qui chutait du haut de l’immeuble : jusqu’ici, tout va bien.


    • VICTOR Ayoli VICTOR 9 mars 2015 17:32

      @Stéphane Lhomme
      +++++ On se sent moins seul !
      Merci.


    • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 8 octobre 2014 09:04

      monsieur l ’expert une question

      un petit pays comme la FRANCE a t il les moyens de s’offrir une arme atomique ???? inutile !!

      CELA COUTE AVEC LE RAFALE LA MOITIE DU DEFICIT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

      quand aux centrales 1 OU 2 par REGION SUFFIRAIT AVEC LE COMPLEMENT DE L ENERGIE

      EOLIENNE !!!!! NON  ??????


      • diogène diogène 8 octobre 2014 09:08

        non !!!

        l’électricité n’étant que très peu stockable,
        il faudrait dire au vent quand il doit souffler.

      • Trelawney Trelawney 8 octobre 2014 10:07

        il faudrait dire au vent quand il doit souffler.

        Si vous mettez Sarkozy devant l’éolienne vous avez résolu votre problème. En fonction des sujets à débattre vous aurait plus ou moins de vent. Mais si vous le branchez sur la justice, je pense que ca devrait tourner plein pot


      • bourrico6 8 octobre 2014 10:14

        un petit pays comme la FRANCE a t il les moyens de s’offrir une arme atomique ???? inutile !!

        Hors sujet.

        CELA COUTE AVEC LE RAFALE LA MOITIE DU DEFICIT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

        Hors sujet

        quand aux centrales 1 OU 2 par REGION SUFFIRAIT AVEC LE COMPLEMENT DE L ENERGIE

        EOLIENNE !!!!! NON ??????

        Non

        L’écureuil ne disant globalement que de la merde devrait s’abstenir, ou au moins parler moins fort.


      • Ruut Ruut 8 octobre 2014 10:15

        Lorsque le vent souffle tu produit de l’hydrogène que tu utilise lorsque tu en as besoin.

        oups cela ne pollue pas.


      • jef88 jef88 8 octobre 2014 10:59

        Il faudrait peut être penser à la perte de rendement causées par ces deux opérations...
        d’autre part le stockage de l’hydrogène ne serait il pas (un petit peu) dangereux ? Cela explose très bien !


      • oncle archibald 8 octobre 2014 11:05

        « un petit pays comme la FRANCE a t il les moyens de s’offrir une arme atomique ???? inutile !! CELA COUTE AVEC LE RAFALE LA MOITIE DU DEFICIT  ! »


        Et prendre une assurance, n’est ce pas une dépense très forte et inutile … jusqu’au jours ou survient l’accident. Les armes atomiques et plus généralement une armée c’est une assurance-vie. 

        A chacun de réfléchir s’il assume le risque ou s’il préfère s’assurer. Et encore il n’a pas toujours le choix : on nous impose bien l’assurance maladie sans même nous laisser le choix de l’assureur, et l’assurance auto est également obligatoire.

      • bourrico6 8 octobre 2014 11:52

        d’autre part le stockage de l’hydrogène ne serait il pas (un petit peu) dangereux ? Cela explose très bien !

        Ce se stocke très mal.
        Déjà, vu la taille du constituant, ce machin se barre par le moindre interstice, il est inodore, incolore, et vous pète à la gueule sans crier gare.
        On évite donc de stocker du H2 dans cet état, on va plutôt chercher à le piéger dans un substrat.


      • Ruut Ruut 8 octobre 2014 12:45

        comme si le H2 était plus dangereux que les déchets nucléaires ou les combustibles nucléaires.....


      • Ruut Ruut 8 octobre 2014 13:02

        Bourrico je t’invite a lire ce document :
        http://www.afhypac.org/images/documents/fiche_5.1.2_turbines_a_ronautiques_ h2_avril_2013.pdf

        5. Les problèmes de sécurité
        L’utilisation de l’hydrogène suscite des réactions
        de crainte sans doute salutaires mais fortement
        exagérées.
        En 1980, sur contrat du
        Lewis Research Center
        , la société
        Lockheed
        a mené une étude comparative
        sur l’hydrogène, le méthane et deux variétés de kér
        osène. Le fichier d’accidents du N.T.S.B
        4
        a été
        exploité pour définir un certain nombre d’incidents
        et d’accidents types puis comparer les risques ou
        conséquences des incendies secondaires. Des essais
        ont permis de préciser un certain nombre de
        conditions de base (déversement initial, vaporisati
        on d’une flaque, diffusion atmosphérique, etc..)
        introduites dans les modèles. La progression des fr
        onts de flamme, les profils de température dans
        l’espace et dans le temps ont été analysés pour les
        différents scénarios et pour chaque combustible. I
        l
        est impossible de rendre compte en quelques lignes
        de cette importante étude mais on notera une
        conclusion importante qui confirme la surestimation
        générale et ancienne des dangers associés à
        l’usage de l’hydrogène :
        les passagers survivants d’un crash ont de fortes c
        hances de survivre à
        l’incendie résultant du déversement du combustible
        à bord si celui-ci est de l’hydrogène alors qu’ils
        n’ont pratiquement aucune chance dans le cas du kér
        osène
        .
        En outre, par la conception même des réservoirs d’h
        ydrogène, la probabilité de déversement dans un
        crash qui épargne à peu près le fuselage est beauco
        up plus faible que pour du kérosène logé dans
        les ailes.
        Il est bien évident qu’en dehors de ces cas dramati
        ques la conception détaillée de l’avion doit être
        adaptée au comportement particulier de l’hydrogène
         :
        -
        doubles parois confinant les fuites sournoises et
        permettant leur mise à l’air libre et leur
        détection,
        -
        isolation thermique efficace et robuste,
        -
        évacuation des surpressions provoquées par des ent
        rées thermiques accidentelles,
        -
        etc..

      • bourrico6 8 octobre 2014 14:25

         comme si le H2 était plus dangereux que les déchets nucléaires ou les combustibles nucléaires.....

        Ou la pertinence de comparer des torchons avec des serviettes.
        Ca suffira pour moi, merci, inutile de me répondre.


      • Hermes Hermes 8 octobre 2014 16:51

        Bonjour l’écureuil

        Vous êtres vous demandé pourquoi la pile à cobustible (propre et efficace) n’est pas utilisée en France ?

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Bloom_Energy

        http://www.bloomenergy.com/

        Déjà beaucoup de clients utilisateurs : http://www.bloomenergy.com/customer-fuel-cell/

        A méditer.



      • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 8 octobre 2014 17:58

        bourricot ........................VOUS ETES VRAIMENT UN ANE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

        ON NE DIT PAS DE LA MERDE ON FOUT LA MERDE....COMME VOUS


      • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 8 octobre 2014 18:01

        voir le telegramme de l ’ouest ou les articles sur la fiabilité sur les essais de mlissiles ( cet hiver

        au large de penmarch ) : EXPLOSION EN VOL  !!!!!


      • bourrico6 9 octobre 2014 15:41

        Me traiter d’âne ne t’empêche pas de continuer à écrire de la merde à ce que je vois.


      • Citrik_Elektrik Citrik_Elektrik 10 octobre 2014 08:21

        Mais ça s’était avant ! smiley

        McPhy a été récemment introduit en bourse et leur tehno ouvre de très belles perspectives pour l’Hydrogène : http://www.mcphy.com/fr/technologies/stockage-hydrogene-solide/

        Ne reste plus qu’à trouver comment le produire pour pas cher.


      • bourrico6 10 octobre 2014 08:31

        Ne reste plus qu’à trouver comment le produire pour pas cher.

        Mouarf... un détail ....

        Ca me fait penser à la lampe de poche solaire de Gaston Lagaffe.... son seul défaut, le dernier détail à régler, étant qu’elle ne fonctionne qu’en plein soleil.... un détail quoi....


      • Citrik_Elektrik Citrik_Elektrik 10 octobre 2014 21:15

        Oui, voilà, c’est tout à fait ça. smiley
        Mon post ne visait pas à prouver que l’hydrogène est LE vecteur d’énergie d’avenir mais à corriger les remarques que j’ai pu lire sur le danger de son stockage. Ramené à l’état solide, il ne pose pas de problème.


      • Hermes Hermes 16 octobre 2014 15:32

        HUmmmm, je ne parlais pas de misile, mais de piles à combustibles. Google qui utilise cette technologie n’a pas sexplosé en plein vol. smiley


      • raymond 2 16 octobre 2014 19:23

        La production d’hydrogène a un rendement déplorable mauvaise solution. A la louche 30%.
        Par contre les step(pompage turbinage) ont un rendement de 80% et le cout amortissable sur de nombreuses années est beaucoup plus intérressant. 

        Reste à trouver les sites ou faire comme le projettent les belges :

        http://ecologie.blog.lemonde.fr/2013/01/24/la-belgique-veut-creer-une-ile-pour-stocker-lenergie-eolienne/


      • Hermes Hermes 21 octobre 2014 18:32

        Quelques info sur le rendement des piles à combustibles :

        Au rendement actuel, Bloom Box « produit avec la même quantité de carbone environ deux fois plus d’électricité » qu’une centrale thermique classique, selon Michael Kanellos.

        1 juil. 2013 - Le rendement est bien meilleur avec +60% de l’énergie primaire

        Suivez les liens pour en savoir plus. Cdt.


      • Hermes Hermes 21 octobre 2014 18:34

        @Ramond2 c’est astucieux et intéressant.


      • Peepo 8 octobre 2014 09:25

        « il en va d’un niveau de vie et d’un confort matériel des Français, durablement compromis par ce projet de loi inconséquent et nébuleux.(...) »

        Au vu de ce qui se passe à Fukushima, je crois que je préfère quand même me passer du nucléaire... Dans son évaluation de l’énergie mortifère, l’auteur oublie évidemment de chiffrer le coût de la recherche, du démantèlement, sans parler de celui d’une catastrophe qu’aucune compagnie d’assurance n’a les moyens de prendre en charge.

        Qu’il se rassure, ce gouvernement n’est pas anti-nucléaire... A part un peu de poudre aux yeux pour un électorat fuyant, il n’a pas les moyens ni la volonté de remettre en cause le dogme véhiculé par quelques scientifiques sans conscience.


        • Herby 8 octobre 2014 16:26

          D’ailleurs, en parlant de l’auteur et de Fukushima, j’invite ce dernier à se rendre dès demain au pays du soleil levant pour aller « s’imprégner » sur place de tous les bienfaits de cette énergie qu’il semble tant aimer. Je suis même certain qu’il y trouvera sans difficulté un emploi dans cette grande industrie pleine d’avenir grâce auquel sa passion pour l’atome deviendra en tout point rayonnante.
          Avec un peu d’espoir, ça lui donnera une idée plus juste du véritable prix de l’énergie nucléaire. De ce point de vue, je vous l’accorde, l’éolien ne fera jamais le poids...


        • rhea 1481971 8 octobre 2014 09:26

          L’épidémie de maladie d’Alzheimer c’est du à quoi ? C’est une forme de cancer nous sommes passés de la cellule à la protéine, Alzheimer c’est un défaut de l’apoptose de la protéine tau dans le cerveau. Il faut avoir une vision holistique des choses dans la vie et il serait bon de lire « matière et mémoire » de Bergson. 


          • Gabriel Gabriel 8 octobre 2014 09:36

            Parlons argent puisque c’est ce qui vous intéresse et parlez nous les milliards qui va falloir investir dans nos centrales pour les garder en état de fonctionner. L’électricité nucléaire va nous coûter un bras dans les années à venir si nous voulons conserver le parc de actuel. N’abordons même pas le sujet de la sécurité ni votre incapacité à stopper un réacteur qui déraille (Voir Tchernobyl & Fukushima), ni des déchets qui sont légués aux générations futures pour quelques milliers d’années. Quand un pyromane joue avec le feu qu’il est incapable d’éteindre, c’est soit de la bêtise à l’état pur, soit de la malveillance.


            • jef88 jef88 8 octobre 2014 11:01

              bien sur
              pour les remplacer c’est gratuit !


            • Trelawney Trelawney 8 octobre 2014 10:04

              La rédaction de cette article me fait penser à la phrase de Pierre Dac : « Tortiller du cul pour essayer de chier droit ». C’est plein de poncifs et de circonvolutions pour ne retenir qu’une phrase

              « Les 58 réacteurs français produisent 80% de notre électricité et ci on veut les remplacer par du solaire ou de l’éolien ca ferra plein de panneaux photovoltaïques made in china et plein de moulins à vent pas jolis partout »

              Bon voila c’est dit on peut maintenant passer à l’essentiel.

              1- Le nucléaire a participé à notre indépendance énergétique et a permis d’avoir de l’électricité pas cher. On ne peut le nier même si un endettement important fait avec des emprunts pas tous remboursés (cf les emprunts iraniens) a permis de masquer le coût réel de cette industrie.

              2 L’énergie nucléaire est une technologie dangereuse est sophistiquée, mais en France nous avons l’intelligence, les compétences et le géni créatif pour mener à bien ce projet. Les français sont suffisamment arrogant pour se croire plus intelligent que tout le monde, il est quand même inquiétant de savoir que des pays tous aussi intelligents sinon plus comme le Japon et l’URSS se sont pris de belles gamelles avec cette technologie. Nous avons 58 réacteurs, nous ne sommes pas à l’abri de catastrophes climatiques. Il est mathématiquement fort probable qu’un incident de l’ampleur d’un Tchernobyl peut nous arriver. Imaginez qu’un réacteur à Blaye prenne l’eau et s’en est fini de nos exportations de grand cru de Bordeaux.

              3 L’énergie tels qu’elle est conçu est devenu obsolète et si on nous avait laisser le temps et les moyen de développer de nouveau concept comme Phénix, super-phénix hyper-phénix, Ither, EPR et patincoufin on ne serait pas à discuter de comment remplacer nos vieilles centrales.

              Je passe sur le CO2, l’effet de serre et le réchauffement climatique dont la corrélation reste à démontrer, mais voila les arguments des pro nucléaires tous aussi ingénieurs que détenteur d’un savoir que nous citoyens moyens ne connaitrons jamais.

              Pour moi qui considère la voiture électrique et l’éolien comme des gadgets technologiques, je peux vous dire que vous, pro nucléaires, menez un combat du passé. L’énergie nucléaire ne mérite plus (sauf pour celui qui veut préserver son emploi) qu’on y investisse 1 euro de plus. Car cette énergie ne fonctionne que grâce à un monopole de distribution couteux. Les nouvelles énergies électriques se développeront de façon anarchique et minuscule dans tous les régions du monde, et c’est déjà pour demain. A la façon de l’internet, des idées et projets jailliront partout pour produire de l’énergie peu couteuse et très localisée. Ce sera des piquages sur des glaciers en montagne qui produiront de l’énergie et de l’eau potable, des fours solaires ailleurs, des moulins à marée dans un autre endroit ou des usines à méthane dans les régions agricoles et etc etc.

              En conclusion : l’énergie nucléaire est victime du progrès technologique et je suis certain que ça vous en bouche un coin !


              • Ruut Ruut 8 octobre 2014 10:18

                Une centrale produit 30 ans et pollue pendant 4 milliards d’année sans produire.
                Durant toute cette période nous aurons un coût sur ces déchets sans bénéfice.
                Le coût Réel du nucléaire est donc prohibitif.


                • bourrico6 8 octobre 2014 11:55

                  Un radioélément avec 4 milliard d’année de période n’est pas bien « virulent ». smiley

                  Ruut publie souvent (toujours ?) des approximations et des bêtises.

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