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Accueil du site > Tribune Libre > Une société parfaitement amorale

Une société parfaitement amorale

Ce qui cloche dans notre si belle société, ce qui ne va pas profondément, personne n'ose jamais le dire clairement et nettement sans l'excuser, le justifier, le légitimer, à quelques exceptions notables près. Il n'y a pas de crise du politique, pas de crise du sociétal ou de l'économique, nous traversons juste la pire crise morale de notre histoire. Parler de morale c'est pire qu’essayer de faire lire « Histoire de l’œil » de Georges Bataille à une élève de maternelle en 2018, c'est d'une obscénité rare, c'est insupportable. C'est un mot plus que grossier.

 

Il sous-entend que l'individu aurait des devoirs envers l'autre, des obligations, dont au moins celles de se tenir avec retenue, avec décence pour son semblable, son frère.

 

(NB : Si tu es un des nombreux bénéficiaires des mirifiques réformes de l'enseignement des Lettres, et donc que tu ne sais pas qui est Georges Bataille, va si cela te chante bien entendu regarder à ce lien ami lecteur ce qu'est « Histoire de l’œil »)

 

C'est normal, plus rien ne nous rassemble vraiment en dehors de la loi de la jungle, la prédominance de l'argent. Ce n'est juste qu'une toute petite constatation c'est comme ça. Et la morale commune naissait d'un sens collectif de la décence et voire auparavant de la foi catholique. Vous savez sous cet atroce Ancien Régime quand les rois mangeaient les enfants et quand les prêtres buvaient la sueur des pauvres sur leur dos...

 

Et puis il faut quand même avouer que ce qui nous rassemblait auparavant gênait considérablement la dynamique de consommation docile, la servilité des citoyens usagers consommateurs. Il est préférable pour que la mainmise économique dure de se baser sur un individu totalement coupé des autres, persuadé pour cette raison d'être beaucoup libre que ses ancêtres alors qu'il est largement plus entravé que nous par divers liens et chaînes...

 

Et il est normal que peu le dénonce réellement ou bien mollement, ou tellement intellectualisé que la démonstration n'a plus de sens, car tout le monde ou presque en profite, vit selon ses normes parfaitement amorales en toute inconscience ou non, tels des porcs se vautrant dans leur bauge non sans délices. Les porcs ignorent toujours qu'ils finissent à un moment ou un autre à l'abattoir. Et s'ils le savaient cela leur indifférerait totalement.

 

Tant que la bauge est agréable...Et pas la bauge mousse et pampre de la décadence romaine ou du «  Satiricon  » de Pétrone, non une bauge bien vulgaire, une débauche égoïste, sans retenue. Attention, ami lecteur, je ne suis pas pour autant un purotin, je ne suis pas contre la jouissance de la chair et de la chère, mais pas celle, fausse, cachée, égocentrique, fade et tellement triste de l'époque.

 

Certains à droite ou à gauche ayant encore quelques idéaux feignent de ne pas le voir. Pour beaucoup, à les entendre, nous vivons encore dans une société chrétienne soumis aux valeurs de l’Évangile, pour d'autres la République glorieuse une et indivisible est toujours une réalité. Ils râlent beaucoup sur le net, sur les réseaux mais s'en contentent, s'en satisfont largement dans leur vie quotidienne. Et puisque tout le monde le fait pourquoi se gêner mon bon monsieur ?

 

Ils ne sont pas nombreux ceux comprenant que la canaille domine, ainsi que ses idéaux (enfin façon de parler) : l'avidité, le tout pour moi rien pour les autres, l'atomisation de la société en communautés et groupuscules divers tous convaincus de leur légitimité car eux en sont persuadés...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée ici


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61 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 25 avril 10:49

    Une société parfaitement amorale..normal une société de « Porcs »...


    • bob14 bob14 25 avril 14:42

      @bob14....L’homme est un « PORC » qui vit dans ses déchets...ça déborde !


    • Paul Leleu 25 avril 18:31

      @bob14


      GROUIIIIIK !!!! ..... 

      l’Ancien Régime s’est effondré pour des raisons parfaitement similaires (relire Sade)... Simplement, cette fois-ci c’est pas juste la noblesse et le clergé qu’il faut dégager... c’est une bonne partie du petit-peuple... bref... ça sent le Kampuchéa démocratique... 

      eh oui... pourquoi les révolutions sont sanglantes ? car ce sont des guerres civiles... et la racaille s’accroche à ses privièges, et les moutons défendent leur berger... Bref... ça tourne à la bataille rangée... 

    • zygzornifle zygzornifle 26 avril 08:49

      @bob14


      Et il baise dedans pour accroître la population jusqu’à ce qu’il s’en étouffe ...... 

    • MagicBuster 25 avril 10:57

      Un société ou il y a trop de porcs hallal  ?

      Chercher l’erreur.


      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 25 avril 11:08

        @MagicBuster
        encore un qui se contente de la photo


      • Spartacus Spartacus 25 avril 11:12

        La « morale » et la « réalité » vaste dilemme permanent...

        C’est la réalité qui rend immoral...

        Vous êtes chef de gare.
        En face de vous un aiguillage que vous pouvez actionner et la possibilité de choix
        Une direction vers le tunnel qui va vers Paris, et l’autre vers un cul de sac et piliers en béton ou les 2 conducteurs du train mourront écrasé si le train y est engagé.

        Dans le tunnel vers Paris, ou il n’y a pas de place, 1 personne c’est engagé. Et va mourir écrabouillée si le train prend cette direction.
        La personne qui c’est engagée dans le tunnel est personne la plus chère au monde pour vous. 
        Votre enfant ou votre femme ou votre mère par exemple.

        La morale vous indique de mettre l’aiguillage vers quelle direction ?
        D’envoyer a la mort les 2 conducteurs inconnus ou votre fille chérie a la mort ?

        Que répond vraiment celui qui se réclame de la morale ?

        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 25 avril 11:14

          @Spartacus
          j’attendais ce genre de réaction et de pseudo dilemme uniquement là pour justifier l’amoralité de porcs dominante.


        • foufouille foufouille 25 avril 11:31

          @Spartacus
          déjà défoncé à cette heure ????


        • Gasty Gasty 25 avril 12:44

          @Spartacus

          Là ou il n’y aurait aucuns dilemnes, c’est si le chef de gare et les deux conducteurs savent que Spartacus se promene sur les voies...
          On pourrait leur reprocher ce sourire en coin, ce manque de retenues.


        • sls0 sls0 25 avril 14:53

          @Spartacus.

          Face a un tel choix, le chef de gare arrête le train, il empêche la personne d’entrer dans le tunnel c’est tout.

        • amiaplacidus amiaplacidus 25 avril 15:16

          @sls0
          Spartacus : du sous-sous-sous......sous-Voltaire.


        • Spartacus Spartacus 25 avril 15:33

          @Amaury Grandgil


          Il n’y a aucune justification, il y a juste une question toute simple...

          En fait la réponse est compliquée ??



        • Ruut Ruut 25 avril 15:52

          @Spartacus
          La logique serait de mettre les 2 feux au rouge et de stopper les 2 trains. Voir de couper le courant forçant de facto un arrêt d’urgence.

          Nous ne sommes pas des IAs, nous avons aussi la possibilité d’utiliser notre cerveau.

          Mais si ce cas se présente c’est que le système de planification de de gestion de l’aiguillage est inadapté au besoin et mal conçus et donc des Managers doivent rendre des comptes ce qui est hélas, rarement le cas avant des morts.
          Car les vrais responsables de cette défectuosité seront les premier a faire effacer des registres numériques cet incident en cas de survie des 2 trains.


        • Spartacus Spartacus 25 avril 20:30

          @Ruut


          Le choix est binaire.
          Il n’y a pas a tergiverser ni le temps de stopper le train ni une solution autre.
          La question est claire et la réponse demandée est une affirmation et un engagement. Point

          L’intérêt de la question réside aussi dans la démonstration et l’incapacité des gens a accepter de répondre franchement, engendré par la peur du jugement moral des autres.
          Comme ici personne n’a osé répondre directement par peur d’un jugement « moral », d’un mauvais choix.

          Est il moral d’avoir peur de répondre et faire des choix ?

        • l' hermite Cyrus 25 avril 22:16

          @Spartacus


          Le choix est binaire.
          Que répond vraiment celui qui se réclame de la morale ?

          le choix est binaire , mais il y a autant de réponse ( et de justification) que d’ individu , qui vont agir de manière complexe dans l’ urgence , selon ce qui leur sert de « programme » ou de Morale.Puis rationaliser leur choix a posteriori.

          Se projeter dans une situation d’ urgence , c’ est bien .
          mais s’ y confronter c’ est mieux pour savoir comment on réagira .


          Je pense sauver ma fille , mais je n’ ais aucune certitude sur ma propre morale .






        • l' hermite Cyrus 25 avril 22:24

          @Ruut

          La logique serait de mettre les 2 feux au rouge et de stopper les 2 trains. Voir de couper le courant forçant de facto un arrêt d’urgence.

          c ’ est effectivement la réponse qui plait le plus a ma morale , elle doit être très proche de ce que de quelqu’un de formé a des situation de ce type ferais .

          Mais la loyauté , la famille ca compte aussi ...
          c’ est la que la question devient vicieuse et que c’ est délicat d’ y répondre.

          Si on avais demander au capitaine du costa concordia il aurait certainement répondus « je sauverais tout le monde et ferait mon devoir » .En vrai c’ est plus compliqué


        • Jean Roque Jean Roque 25 avril 11:18

          Et puis il faut quand même avouer que ce qui nous rassemblait auparavant gênait considérablement la dynamique de consommation docile, la servilité des citoyens usagers consommateurs. Il est préférable pour que la mainmise économique dure de se baser sur un individu totalement coupé des autres, persuadé pour cette raison d’être beaucoup libre que ses ancêtres alors qu’il est largement plus entravé que nous par divers liens et chaînes...
           
          Oui, du marxisme de base, négrier libidineux gocho, le libéral-libertaire multiethniqué, pute du système capitaliste. « froid payement comptant rationnel » en lieu et place de « rapports magiques humains » Mais ça va plus loin dans l’hypocrisie, la charité est devenu alibi :
           
          « L’idéologie de la ‘compassion’ sert des intérêts de classe [...] C’est le principe qui est à la base de tout le capitalisme moderne : continuellement susciter de nouvelles demandes et de nouveaux mécontentements qui ne puissent être apaisés que par la consommation de marchandises. »
          ‘Le gogochon au RU’ Christopher Lasch
           
          De même la traite négrière, alibi Sorosiste pour la destruction des holismes et traditions


          • Christian Labrune Christian Labrune 25 avril 12:46

            @Jean Roque

            La petite moulinette à broyer les idées reçues du gogochon marxiste-anticapitaliste-antisémite-anti-langage et anti-pensée fonctionne encore, semble-t-il.

            Venant après l’école philosophique de Vienne puis l’école de Francfort, l’école de Tolbiac est désormais sur les rails. Après cela, on pourra tirer l’échelle : il n’y en aura plus jamais d’autre. C’est la lutte finale.
             


          • Buzzcocks 25 avril 11:38

            « nous traversons juste la pire crise morale de notre histoire. »

            Ah, et c’est sur la base de quoi que vous décrétez cet axiome ? Il est à peu près certain que si vous aviez vécu à n’importe quelle époque, vous auriez écrit un article similaire. Vous êtes membre de l’église de déclinologie et du « avant, c’était mieux ».

            Vous prenez les papes issus des Borgia, on est loin du sympathique François.... les types avaient des maitresses, des mignons, et la position de pape était surtout faite pour assoir le pouvoir d’ une famille.

            Ce sont dans les romans où les héros sont sympathiques, portent des collants verts et un arc pour détrousser les nantis malfaisants pour donner aux pauvres.


            • Fergus Fergus 25 avril 13:28

              Bonjour, Buzzcocks

              « Il est à peu près certain que si vous aviez vécu à n’importe quelle époque, vous auriez écrit un article similaire »

              C’est parfaitement exact. Où était la morale de la société aux temps anciens où les monarques, la noblesse de cour et le haut-clergé se gobergaient sans vergogne au détriment d’un petit peuple paysan auquel n’était laissé que les ressources permettant sa survie ?


            • V_Parlier V_Parlier 25 avril 23:16

              @Fergus
              Les privilégiés n’avaient pas de morale mais le paysan en avait. (Ca ne veut pas dire que les privilégiés avaient raison). Aujourd’hui le vice et l’égoïsme se sont à nouveau « démocratisés » (comme ça se produit avant les périodes d’instabilité) : Ca pourrit par la tête et ça descend, parce-qu’en plus nous y sommes encouragés. C’est la décadence qui mène à la fin d’une civilisation. Ceux qui refusent les concepts liés à la morale tout en étant révoltés contre les effets de l’amoralité sont en général issus de la gauche « dure ». Ils cherchent des explications dans leurs concepts familiers. Ils disent : C’est le capitalisme qui engendre ça. Alors que c’est prendre le problème à l’envers : La décadence pousse la société à accepter et renforcer les pratiques consuméristes dites « capitalistes » intensives, car toutes les autres choses (religion, morale, ou même marxisme) imposent des restrictions, soit par principe, soit de fait.


            • Fergus Fergus 26 avril 09:31

              Bonjour, V_Parlier

              Il ne faut pas se faire d’illusions, les paysans d’autrefois étaient dans une « morale de crainte » liée à la prédominance de la religion sur les esprits.

              De plus, je ne suis pas d’accord avec ce constat de recul contemporain de la morale. Je pense que la morale existe toujours, mais qu’elle est désormais régulée par la conscience de chacun et non plus dictée.

              Ce n’est pas plus mal, et l’on s’aperçoit d’ailleurs, pour peu que l’on soit dans l’observation objective, qu’il n’y a ni plus ni moins de morale chez les athées que chez les pratiquants d’une religion !


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 26 avril 10:19

              @Fergus
              une morale de crainte ?

              L’Eglise n’avait aucun des moyens de coercition dont tout état moderne dispose. Quel mépris, inconscient de votre part, sur ses paysans cher Fergus ...

            • Fergus Fergus 26 avril 17:41

              Bonjour, Amaury Grandgil

              Morale de crainte non liée à des moyens de coercition - encore que les prêtres avaient souvent partie liée avec les châtelains et les magistrats -, mais aux superstitions inspirées à un peuple non éduqué et naïf qui croyait alors en Dieu et au Diable, au Paradis et à l’Enfer !

              Quant à être méprisant envers les paysans, je suis mort de rire, étant moi-même d’une famille de paysans, milieu dans lequel je compte encore des cousins en activité ! 


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 28 avril 10:12

              @Fergus
              Comment pouvez vous alors considérer qu’ils étaient donc beaucoup plus bêtes que nous ?


            • Christian Labrune Christian Labrune 25 avril 12:32

              @Amaury Grandgil

              L’histoire de l’oeil, que j’ai dû lire il y a bien quarante ans, m’avait fait une très forte impression, mais c’est si loin que je crains de confondre un peu avec Madame Edwrda ou même l’Abbé C, autres textes lus à la même époque. Je me perds en conjectures sur la fonction de cette référence dans votre propos. Certes, vous parlez de l’amoralité de notre époque, et on ne peut pas dire que les textes de ce grand mystique aient été écrits pour l’édification des Enfants de Marie, mais ils ne me choquent pas le moins du monde. Peut-être renvoyez-vous à la pensée sociologique de Bataille, mais je la connais mal, et je dois avouer que son essai sur l’érotisme ne m’avait pas fait apparaître l’auteur comme un penseur bien convaincant. Les textes littéraires, en revanche, c’est autre chose, et ils sont admirables, en particulier Le mort.

              Si vous pouviez nous éclairer un peu.... Merci !


              • zygzornifle zygzornifle 25 avril 12:54

                Il sous-entend que l’individu aurait des devoirs envers l’autre...


                Oui surtout le dénoncer bien entendu , c’est a la mode en ce moment la délation et c’est vivement conseillé par le pouvoir en place , a Nice il y a une application bobo mise en place par le maire (car c’est pour Iphone) pour dénoncer encore plus rapidement ....


                • berry 26 avril 00:01

                  @zygzornifle
                  Pour faire de la comm et de l’esbroufe, c’est un champion, Estrosi.
                  Il aurait mieux fait d’empêcher l’immigration quand il était aux affaires avec Sarkozy.


                • Armelle Armelle 25 avril 13:00

                  Bah quelle farce Amaury !!!
                  Vous semblez avoir fait une découverte incommensurable !!!
                  Comment voudriez-vous avoir une société morale quand celle-ci ne peut évoluer qu’à travers l’excès de lois, de règlementations, de normes, qui font que l’individu ne se pose pas la question de savoir si ce qu’il fait est bien et vertueux mais plutôt s’il en a le droit uniquement !!!
                  En fait vous critiquez les conséquences des causes que vous fabriquez vous-même, vous les pro état à travers l’acceptation de toutes ces freins à la culture de la responsabilité individuelle.
                  Donc oui c’est une crise morale, mais il est temps de s’en apercevoir !!! 
                  Et puis je trouve votre épilogue assez cocasse quand vous montrez du doigt la « canaille qui domine » avec son « avidité » et son « tout pour moi rien pour les autres » quand dans un même temps le prolétariat fonctionnarisé en fait de même en prenant en otage les citoyens pour leurs « gueules » uniquement... or Il ne m’a pas semblé que cette corporation protégée fasse partie d’une quelconque classe dominante (enfin apparemment)


                  • UnLorrain 25 avril 13:09

                    Amaury écrivait aimé Léon Bloy. Vous devriez donc utiliser ce terme qui revient chez lui pour décrire un cochon « un pourceau » ( cochon de moins de six mois )

                    Quelques phrases,de mémoire,que j’ai vu chez Bloy,où la race suidé est « en ce siècle aminci et spiraliforme comme la queue d’un porc » ( autre temps...Même époque ) « ... rotant le blasphème,bousculant tout,et se vautrant comme une truie dangereuse » ( il raconte là,une rombiere ) « jeune pourceau » pour le trop ambitieux ce terme. Je fus amusé de lire ce qu’il écrit de Georges Sand « la vieille truie qu’on appelle Georges Sand » Le suidé...bon pour le barbecue pourtant et ça va être la saison smiley


                    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 26 avril 10:20

                      @UnLorrain
                      je n’ai pas voulu, je n’ai pas son talent smiley


                    • sls0 sls0 25 avril 14:58

                      Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà, je toute ma morale.

                       Sébastien Roch, dit Nicolas de Chamfort.

                      • ZenZoe ZenZoe 25 avril 15:42

                        @sls0
                        Oui, mais si on est attaqué, qu’est-ce qu’on fait ?


                      • Ruut Ruut 25 avril 15:55

                        @ZenZoe
                        L’Amour :)
                        Tu neutralise l’agresseur en douceur et tu l’embrasse tendrement.


                      • sls0 sls0 25 avril 23:51

                        @ZenZoe
                        Etre attaqué ?

                        J’ai pas mal roulé ma bosse et on ne m’a jamais attaqué.
                        Il n’est arrivé a devoir discuter avec des personnes armées un peu sur le qui vive en période tendue, mon coté zen doit plaire.

                        Loi des séries certainement il y a 4 ans, sur 5 personnes délictueuses, j’en ai envoyé 3 à l’hôpital.
                        2 c’était des voleurs en moto, c’est la chute plus des voisins assez lyncheurs qui on fait du dégâts, je ne suis responsable que de la chute.
                        Un autre c’était un mec bourré qui voulait faire un calin sous la douche à une des étudiantes qui logeaient chez moi.
                        Il est descendu d’un étage et à fracassé une table de salon.
                        J’étais pieds nus et il y avait du verre partout. D’après les voisins qui l’ont vu se sauver, peut être une fracture ouverte au niveau du bras.
                        Chaque fois la police locale m’a dit que j’étais en droit de les tuer sans problème.
                        Par rapport à la morale locale, je suis plus morale, pour la France éventuellement je passerai pour quelqu’un aux réactions très violentes.
                        Je vis dans contexte violent, il faut faire ses marques.
                        Pour les deux autres, j’ai amélioré le système qui évite la violence physique.
                        Remplacer les joints d’un extincteur à poudre de 3kg par du viton, remplacer le divergent de sortie par un convergent.
                        La poudre on remplace par un mélange d’essence et de polystyrène.
                        Très efficace sur les gens armés très a la mode localement.
                        Le chef de la police m’a fait remarquer que le lance flamme est une arme de guerre, je lui ai répondu que c’était un lance essence.
                        Le lance flamme est immoral, le lance essence je le considère comme moral. Si le mec a des tendances suicidaires en voulant tirer, ça reste son choix.
                        Je n’ai que deux tests à l’essence, difficile de faire des statistiques mais les deux fois les mecs étaient sidérés, c’est efficace et sans blessures à part les yeux qui dérouilles un peu.

                        Le contexte est différent, ici il y a 23 fois plus d’homicides. On fait pas chier si on tue un voleur même en tirant dans le dos.
                        En France j’ai failli avoir des problèmes pour avoir fait tomber un voleur qui se sauvait dans le RER.

                        Nota : pour la petite histoire, les deux voleurs en moto, leur butin était de 350 pesos, à peine 5€. C’était peut être un vol avec violence sur un mioche mais je me suis posé des questions quand même, 5€ et se retrouver à l’hôpital avant d’être foutu au trou.

                        Un exemple de morale locale.
                        Un matin je vois un type voler une moto.
                        Dans la journée il y en a eu 38 de volées, les flics un peu honteux et furax.
                        Le soir je vois mon voleur entrain de faire la fête.
                        Je dis à une des miss qui m’accompagne d’appeler son oncle le chef de la police.
                        Voilà les rambo qui déboulent avec le chef.
                        Voyant que j’étais au mieux avec le chef, les rambo n’ont pas caché leur recettes proffessionnelles.
                        Marteau, pince pour faire une manucure, en moins de 10 minutes les flics avaient le nom des complices.
                        Ils étaient assez remontés les flics. La morale est différente ici, ça dépend du fric c’est tout, un peu comme chez nous dans le passé et peut être le futur si Macron réussi son programme d’apauvrissement.


                      • microf 26 avril 00:14

                        @Ruut

                        Très bien répondu, car ce n´est qu´avec l´amour que notre monde sera sauvé, un vient de donner l´exemple, Jésus Christ résussité il ya quelques jours.
                        Nous le cruxifions, il meurt sur la Croix, mais le jour qu´il résussite, au lieu de nous condamner, son premier mot á nous, c´est la Paix soit avec vous.

                        Dans les années 80 pendant l´occupation du Liban par les forces étrangères, un jeune chrétien tombe entre les mains d´un groupe de fanatiques musulmans qui le malmène sérieusement.
                        Pendant qu´on le roue de coups, le jeune chrétien ne répond pas, ne se défend même pas, ce qui énerve encore plus ses agresseurs qui le traitent encore plus mal et l´insulte de lâche. Le jeune chrétien leur dit ceci, ma religion me demande d´aimer mes ennemis, de ne pas rendre les coups.
                        Alors les fanatiques se fâchent et redoublent de violence envers le jeune chrétien, qui ne répond pas et leur dit, vous pouvez me tuer, mais je ne me défendrais pas ma religion me le défend, décontenancé, il le laisse sanguinolent au bord de la route.

                        Un des agresseurs musulman, deviendra chrétien c´est lui qui a raconté cette histoire vraie.
                        Il dit qu´après avoir laissé ce jeune chrétien presque mort au bord de la route, il rentra chez lui et voulu savoir qu´elle est cette religion qui demande d´aimer ses ennemis.
                        Il trouva une bible le livre de la religion des chrétiens et se mit á le lire , un an après, il se convertit et devint chrétien. Il avait découvert Jésus Christ celui qui est mort par amour pour sauver le monde.

                        Vous avez alors raison, l´agresseur on le neutralise, par amour et on l´embrasse tendrement par amour.


                      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 26 avril 09:25

                        @sls0
                        Donc vos expériences individuelles sont exemplaires...


                      • sls0 sls0 26 avril 16:35

                        @Amaury Grandgil
                        Non pas exemplaires, je me suis trop fait influencé par Henri Vernes l’auteur de Bob Morane.

                        J’ai choisi un boulot qui m’a fait pas mal ballader.
                        Je n’ai passé que la moitié de ma vie en France que d’une façon épisodique.
                        Des cultures différentes, des morales différentes.
                        Je suis expatrié maintenant, il y a parfois des rencontres entre expatriés. On est quatres à être très bien intégré dans le pays, on a tous le même profil de vie.
                        On a plus d’expériences multiculturelles, difficile d’avoir des idées ou principes bien arrêtés.
                        Il y a un fond morale, un mode commun, il y a le principal pas bien étendu mais principal.

                        Donc rien d’exemplaires, exotiques éventuellement.
                        Le smartphone qui me sert pour répondre me parait immoral.
                        Pour une ONG j’ai aider à réélectrifier un hôpital pas loin d’où on extrait le coltran, c’est tout.
                        Autre expérience, autre morale.
                        Le fond commun me suffit, mon habitus s’est usé au contact d’autres cultures.

                        Vous avez vécu un peu en Israël, y a t’il un israélien qui vous a fait lire “La loi religieuse juive est inhumaine” par Israël Shahak ?
                        On en parlait dans le journal Haarezt fin 95.
                        J’ai horreur des vacances, pour découvrir les pays, il reste que le boulot ou ONG, les échanges sont moins superficiels.
                        Ça vaut les connaissances livresques. Mais je ne méprise pas les livres d’anthopologie ou sociologie sur un pays.


                      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 27 avril 08:37

                        @sls0
                        J’ai vécu entre Israèl et les territoires palestiniens.

                        Ce que j’ai constaté de la part des palestiniens c’est que justement ils nous méprisent car nous avons oublié qui nous sommes, ce qui nous meut collectivement et nos valeurs morales...

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