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Accueil du site > Tribune Libre > Une société plus humaine avant

Une société plus humaine avant

 Je ne supporte pas les personnes qui noircissent l'époque hors de mesure. Si ça se trouve, nos descendants la verront comme un âge d'or, une période insouciante et légère. J'en suis même certain vu ce que nous leur laisserons en héritage :

 

Du dérèglement climatique à une société en voie d'implosion, explosion à plus ou moins court terme.

 

Nous sommes insouciants, fixés dans un présent perpétuel, politique et social, qui nous empêche de voir plus loin que le bout de notre nez. Y compris ceux qui sont persuadés de savoir, d'être des initiés aux secrets du monde, aux complots bien cachés derrière la politique de tout les jours. Eux aussi au fond s'amusent et dansent au-dessus du volcan...

 

Si la politique avait dû être une solution aux problèmes et souffrances du monde, il y a longtemps que cela se saurait en effet. Les idéologies globalisantes qu'elles soient de droite comme de gauche n'ont au fond entraîné que des massacres divers et variés, une iniquité sans nom et des peuples dressés les uns contre les autres sans espoir de retour. Elles ont aussi profondément implanté en nous l'illusion que l'on peut changer le monde, faire évoluer les choses d'un trait de plume, quitte pour cela à forcer un peu la main de ceux qui ne sont pas d'accord, ou légèrement réticents en oubliant que la nature humaine n'est pas une mécanique que l'on règle selon ses désirs.

 

Une loi empêchera forcément le racisme, une autre la violence, une autre encore la connerie (ah non celle-là ils n'ont pas osé la sortir)...

 

En route, vivant dans ce présent perpétuel qui fait que beaucoup sont en fait bloqués dans leur adolescence, voire leur enfance et ne savent pas comment en sortir, ne le veulent pas, refusent de grandir dans un complexe de Peter Pan universel, Nous avons perdu en route le sentiment d'appartenance à un passé, à une lignée d'ancêtres. Nous avons oublié ce qu'ils nous transmettaient, leurs gestes, les liens qu'ils avaient construit entre eux. Parfois tel ou tel croit redécouvrir le Graal en en retrouvant certains, ils redécouvrent l'eau tiède ? Ce qui conduit de temps à autres certains d'entre eux à écrire alors un traité de « coaching » ou de philosophie vulgarisatrice qui fait fureur un temps et se vend toujours bien.

 

Des petits malins surfent également sur ce besoin de fondamentaux perdus et font des affaires sur le mal-être et l'aliénation des populations...

 

Bien sûr, tous n'ont pas complètement perdu cette solidarité ancienne, ces gestes d'avant qu'ils se font un devoir de perpétuer. Ils sont rares. Mais pas autant qu'on pourrait le croire. Il y a aussi tous ces gens qui reviennent dans la région de leurs parents et grands parents, s'y sentent mieux que dans un cadre urbain et qui préfèrent perdre quelques avantages matériels finalement superflus pour mieux vivre car on vit mieux en renonçant à tous ces plaisirs tristes qui nous semblent tellement indispensables de nos jours. Je ne les renie pas tous pour autant, les réseaux sociaux permettent des retrouvailles ou des rencontres qui n'auraient peut-être pas pu se faire auparavant. Ce sont des outils malgré tout formidables qui sont aussi des vecteurs de liberté, malgré la modération bien-pensante et les petits censeurs de joie.

 

En constatant ce que nous subissons maintenant depuis des lustres, et l'absence de réactions des personnes, leur apathie quasiment totale face à un pouvoir bien plus arbitraire et intrusif que ne l'ont été les rois en France par exemple, contrairement à leur légende noire, on se dit qu'il n'y a pas de solution politique. La solution n'est pas dans le « survivalisme », cette nouvelle doctrine qui est une idéologie aussi inepte que les autres . Il est difficile également de faire les choses de manière aussi radicale que le personnage principal de « Captain fantastic », voir ci-dessous, bien que parfois on se le demande après tout.

 

Je ne dis pas que c'était forcément mieux avant, on pouvait mourir d'affections mineures, ou de froid. La nature humaine n'était sans doute pas meilleure, mais plus humaine, la société l'était certainement. Elle n'était pas l'empilement d'individus de la société de 2018, les uns à côté des autres sans aucun lien réel les uns avec les autres en dehors de leur appétence commune pour ces « plaisirs tristes » dont il était question plus haut, rappelant les Elois de H.G Wells dans la "machine à voyager dans le temps"...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury – Grandgil

image empruntée au groupe « nos villes et villages d'antan » sur Facebook


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62 réactions à cet article    


  • Le Panda Le Panda 25 octobre 2018 11:55

    @Amaury Grandgil

    salut

    à ne pas en douter pour mettre le nez dans le caca tu mets le paquet, très bon article mais combien sont ceux qui seraient disposés à voir de la sorte ?

    Donc nous assistons à une société en confiture ou chacun mange ou prend le morceau qui lui semble le mieux et bien souvent en fonction de ses aptitudes et de son âge. La qualité de l’article n’est nullement en cause bien s’en faut, mais les réactions entre 1945 et 2018 représentent une pensée que les récents ne peuvent même pas imaginer.

    bien à toi

    Le Panda


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 octobre 2018 13:47

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 30 octobre 2018 14:00

      Nota Bene :
      Il est recommandé d’ouvrir les url ci-dessous en les copiant ici pour les ouvrir directement dans mon blog « Sincerites.org » car, sinon, il est possible que des url différentes ouvrent exactement le même texte. Veuillez excuser ce désagrément.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 30 octobre 2018 15:07

      UNE SOCIÉTÉ PLUS HUMAINE : DEMAIN...


    • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 25 octobre 2018 11:56

      Ce sentiment de la perte de liens et le pessimisme ambiant vis-à-vis de l’évolution de la société montrent bien que le confort matériel et le niveau de vie ne peuvent pas être le critère essentiel de la réussite d’une société. Sinon, l’Arabie Saoudite et le Qatar seraient largement en tête.


      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 25 octobre 2018 12:12

        @Gilles Mérivac

        La perte de liens c’est plus qu’un sentiment mais une réalité.


      • Fergus Fergus 25 octobre 2018 14:22

        Bonjour, Gilles Mérivac

        Vous avez raison, et c’est ce que j’ai tenté de démontrer à ma manière dans cet article : « 1953 vs 2013 : paradoxe des conditions de vie"


      • Sergio Sergio 25 octobre 2018 12:51

        Faut surement se contenter de vivre. Il n’y pas si longtemps en Europe, l’extermination ethnique sévissait et je cite les nazis et la Yougoslavie, ça continue ailleurs dans un monde qui n’est pas parfait, mais on a fait des progrès. Il y a toujours ce point d’observation qui nous empêche d’avoir le recul nécessaire à relativiser, bien sur Macron nous prend du ’pognon’, les retraites, la sécu et j’en passe, c’est compliqué d’essayer d’être heureux, je rejoins Gilles Mérivac. Le Panda parle d’un article ’ culoté ’ et il a raison, les commentaires peuvent l’être aussi. Bien souvent je fais des commentaires ironiques, un peu en rapport avec votre sujet, l’ambiance actuelle me fatigue d’autant que je suis travailleur social, je vois souvent des personnes aux petits courages qui valent les plus grands, car aussi nous sommes dans la mesure de tout, de l’argent, de la position sociale via le mérite, même des sentiments, et je me surprends à être encouragé par certainement plus malheureux que moi. Pour terminer, il ne s’agit pas de faire l’autruche, soyons vigilants aux messages que l’on doit donner pour aider les futures générations à grandir, merci pour votre excellente et inattendue intervention.


        • Loatse Loatse 25 octobre 2018 13:56

          « La perte de liens c’est plus qu’un sentiment mais une réalité. »


          Pour tisser des liens, amaury, il vaut mieux ne pas faire comme moi j’ai fait : attendre que cela vienne tout seul, attendre des autres qu’ils viennent vers vous... et ce, avant de passer à « l’abordage ! » :)

          Evidemment, ces liens seront plus ou moins profonds selon le dégré d’implication que vous êtes disposé à engager..

          (sans compter que si l’on nourrit son esprit avec des auteurs pessimistes, on finit par voir la vie en noir... essayer la lecture d’Aurélie Valognes, « minute papillon » (en livre de poche), cela va vous requinquer et vous rendre espoir en l’humanité)

          La nostalgie certes parfois nous étreint, nous faisant voir souvent que les bons cotés des choses de notre passé, car notre esprit est ainsi fait qu’il a tendance à idéaliser ce que nous avons perdu et ce que nous avons perdu, n’est ce pas l’insouciance de notre enfance ?

          Nous nous voulons sérieux, nous regardons des émissions sérieuses, nous lisons des livres « sérieux », des livres de nostalgiques (finkielkraut/zemmour), nous attendons des politiques qu’ils se substituent à nous à nos devoirs envers autrui, voir qu’ils fassent redevenir ce monde comme il l’était (avant)...

          C’est chose impossible... et d’ailleurs est ce souhaitable ?

          Ma génération s’en allait enfant avec nos professeurs regarder les avions décoller à Orly, alors nous rêvions de pays lointains, de voyages qui nous étaient inaccessibles ainsi qu’à nos parents...

          Nos enfants eux, pour trois fois rien, partent au bout du monde, logent en rbnb chez des particuliers qui deviennent parfois des amis, tissent des liens intergénérationnels grâce au système de locations partagées...(ou contre services), leur univers est cosmopolite...

          Evidemment, comme les choses s’accèlèrent et se globalisent, certains apeurés, nous la joue « retour vers le moyen âge » pour tous,..... en fibres textiles infroissables, baskets, meubles ikea, smartphones à la main... smiley

          Dans un train en marche, il y a toujours un dernier wagon à la traine.... ;)











          • aimable 25 octobre 2018 14:14

            @Loatse
            en fin de compte ces enfants qui voyagent , que leur restent ils de la culture Française en dehors de s’être enrichis de celles des autres lors de leurs voyages .


          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 25 octobre 2018 21:04

            @Loatse
            Je ne vous parle pas de liens affectifs, mais communautaires, sociaux, solidaires...

            Qui parle de retour au Moyen Age ?
            Non, juste à plus de bon sens

          • Fergus Fergus 25 octobre 2018 14:18

            Bonjour, Amaury

            Je ne vous cache pas que je suis très loin de partager cette idée que « plus humaine, la société l’était certainement ».

            C’est évidemment très largement faux. Comme l’est cette affirmation : « un pouvoir bien plus arbitraire et intrusif que ne l’ont été les rois en France ». Il fallait oser écrire cela ! Vous oubliez les exécutions sans procès, les lettres de cachet arbitraires, les décisions judicaires iniques, les polices politiques aux pouvoirs exorbitants.

            Et que dire des innombrables viols commis (dans tous les milieux) sans que soit engagées les moindres poursuites ? Que dire des conditions d’exploitation sordides des ouvriers agricoles et des ouvriers d’usine ? Que dire de tous ces nobliaux qui avaient droit de justice - et de mort - dans leur fief sans qui quiconque puisse s’y opposer ?

            Dans « Jeanne des Anges vs Urbain Grandier", j’ai évoqué de quelle manière s’est nouée une conjuration destinée à éliminer un prêtre dont le tort était de gêner les intérêts de quelques nobles de haut rang et les desseins de Richelieu. Il l’a payé dans des conditions atroces !

            Macron se rêve en monarque absolu, il n’est qu’un amateur comparé à ses prédécesseurs couronnés.

            Quant au peuple, il est ce qu’il est, sans doute ni meilleur ni pire qu’autrefois sur le fond, mais les individus qui le composent sont plus éduqués et, de ce fait, moins prompts à mettre en œuvre des pulsions condamnées tant par la morale religieuse que par la morale laïque qui tend de plus en plus à la remplacer !


            • Le Panda Le Panda 25 octobre 2018 14:53

              @Fergus
              Bonjour

              Macron se rêve en monarque absolu, il n’est qu’un amateur comparé à ses prédécesseurs couronnés.

              Quant au peuple, il est ce qu’il est, sans doute ni meilleur ni pire qu’autrefois sur le fond, mais les individus qui le composent sont plus éduqués et, de ce fait, moins prompts à mettre en œuvre des pulsions condamnées tant par la morale religieuse que par la morale laïque qui tend de plus en plus à la remplacer !

              Comme tu le démontre, dans l’article il y a, à boire et à manger en fonction de la place où chacun se situe dans le cadre de toutes les sociétés. Quelles soient anciennes ou nouvelles la progression a toujours eu lieu dans tous les sens. D’où mon expression le 1er commentaire. Quant à parler de Macron je ne sais même pas si ce Monsieur à tous ses esprits à sa place ? Ce sera peut-être un cas d’école, mais nous ne serons plus là, pour en débattre sauf….. 


            • Fergus Fergus 25 octobre 2018 18:49

              @ Le Panda

              Pour ce qui est de Macron, je crois qu’il est parfaitement bien constitué aux plans mental et intellectuel. Son problème - et par conséquent le nôtre - vient du fait qu’il est complètement déconnecté de la vie réelle. 


            • Le Panda Le Panda 25 octobre 2018 19:00

              @Fergus
              Pour ce qui est de Macron, je crois qu’il est parfaitement bien constitué aux plans mental et intellectuel. Son problème - et par conséquent le nôtre - vient du fait qu’il est complètement déconnecté de la vie réelle. 

              En ce qui me concerne une personne déconnectée de la réalité de la vie réelle il dit lui manquer quelques boulons tu peux les prendre et les lui placer où tu le veux  smiley Mais il est possible que je sois hors circuit….


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 25 octobre 2018 21:06

              @Fergus
              Vous avez de l’histoire une perception très biaisée...

              Les rois possèdaient la possibilité de coercition électronique de nos présidents ? De suivi, de traçage ?
              Vous m’en direz tant

            • Fergus Fergus 25 octobre 2018 23:22

              @ Amaury Grandgil

              Non, mais des réseaux de mouchards très efficaces et des méthodes musclées de nature à délier bien des langues.


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 26 octobre 2018 00:22

              @Fergus
              rien à voir avec la BCRI ;

              et c’est Fouché qui après la Révolution a organisé les mouchards

            • aimable 25 octobre 2018 14:30
              Une société plus humaine , je n’en suis pas sur , plus policée certainement , une société qui a atteint un certain confort matériel non négligeable que je reconnais pour avoir vécu dans l’autre. Comme vous l’écrivez , une société qui a perdu son sens de l’entraide au profit d’un individualisme débridé ou tout est dans l’excès même le confort matériel , cela c’est certain .


              • foufouille foufouille 25 octobre 2018 14:44
                je n’ai pas vu que c’était mieux avant pour la solidarité mais tout dépend des endroits où tu as vécu.


                • Cadoudal Cadoudal 25 octobre 2018 21:59

                  @foufouille
                  Moi j’ai connu la fin de la paysannerie Bretonne...


                • Tall Tall 25 octobre 2018 16:42

                  Le côté positif d’il y a 50 ans, c’est le plein emploi, l’économie tournait bien.

                  Et mai 68 a permis un bond social inouï ( Grenelle : +30% sur tous les petits salaires )
                  Peu d’immigration, peu d’informatique, la pilule, pas de sida et une zizique très riche.
                   
                  D’un autre côté, le racisme était normal aussi à l’époque, on a flingué Luther King puis Bob Kennedy la même année.
                  Et tandis que que les chars du bonheur soviétique entraient à Prague, les avions du bonheur ricain napalmisaient les Viets.
                  Auschwitz, c’est quoi ? Ben c’est un couvent de carmélites ... ah bon.
                  Maltraitance d’enfants, viols, pédophilie ... bof, c’est tellement rarissime
                  Dans le même temps, les drogues, ça cartonnait : french connection ..etc..
                   
                  Puis est venu l’informatique, créant la 1ère pression systémique sur l’emploi. Une pression aussi lourde que jamais avouée. Puis le sida, l’empire soviétique qui s’écroule et l’immigration qui commence à se voir. Une deuxième pression systémique sur l’emploi.
                   
                  Plus tard, l’internet ( un progrès révolutionnaire ça ) et l’UE qui fait perdre à la France et à tous les pays membres leur souveraineté. Nulle part dans le monde, on ne voit ça. Une hérésie historique qui devrait durer moins longtemps que l’Urss malgré l’écrasante propagande médiatique qui la soutient.
                  Enfin on verra ...
                   
                  Ben oui, tout compte fait, c’était mieux avant ... d’autant qu’on était plus jeune
                   
                  Demain l’intelligence artificielle générale ?
                  Ah là, je suis curieux ... car ce sera la + grande révolution de toute l’histoire humaine.


                  • Tall Tall 25 octobre 2018 16:45

                    Maltraitance d’enfants, viols, pédophilie ... bof, c’est tellement rarissime

                    Attention, c’est du 2e degré : tout était glissé sous le tapis évidemment



                  • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 25 octobre 2018 21:09

                    @Tall
                    Je ne parle même pas d’il y a cinquante ans, mais avant...


                  • Tall Tall 25 octobre 2018 23:29

                    @Amaury Grandgil

                     
                    Les années 50 alors ... oui, mais là c’est l’âge d’or de l’après guerre .. plan marshall avec déluge de dollars ... effectivement, c’était meilleur.

                    D’autant que les adultes de l’époque sortant tous de la guerre, comprenaient mieux que quiconque la valeur d’un bonheur paisible.


                  • Tall Tall 25 octobre 2018 23:31

                    Mes + lointains souvenirs d’enfance datent de 58


                  • Tall Tall 25 octobre 2018 23:36

                    Le laitier qui livrait tous les jours dans une charrette tirée par un cheval.

                    Le marchand de glace en tricycle, le tram avec sa flèche qu’il fallait toujours remettre sur le câble, le trolleybus, quelques locomotives à vapeur encore ... etc ...

                  • Cadoudal Cadoudal 26 octobre 2018 00:31

                    @Tall

                    A Dakar, on a encore des chevaux et des charrettes qui bossent en ville.

                    Certains Dakarois acculturés sont assez cons pour trouver ça démodé et ringard...

                    Ils préféreraient le RER B...




                  • Tall Tall 26 octobre 2018 08:40

                    @Cadoudal

                     
                    Ca me rappelle l’histoire de ce cheval de laitier racheté par un autre gars.
                    Quand il repassait dans les rues de son ancien parcours, le cheval refaisait tous les mêmes arrêts qu’avec le laitier smiley

                  • Raymond75 25 octobre 2018 16:53
                    « Les idéologies globalisantes qu’elles soient de droite comme de gauche n’ont au fond entraîné que des massacres divers et variés », oui, mais aussi les religions, grandes pourvoyeuses de massacres au nom d’un dieu présupposé, qui justifie tout.

                    Le Moyen Orient, dans lequel j’inclue Israël, est ravagé par des conflits d’origines religieuses et toujours accompagnés de barbarie.

                    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 25 octobre 2018 21:14

                      @Raymond75
                      ça change quoi ? ça justifie quoi ? smiley


                    • Taverne Taverne 25 octobre 2018 16:54

                      Je partage l’essentiel de ce qui est écrit dans cet article.

                      J’ai l’heureuse surprise de découvrir la notion de « plaisirs tristes », idée que même Spinoza - qui a développé la notion de « passions tristes » - n’a pas pensé ériger en concept sui generis. Or, la notion de « plaisirs tristes » mérite, à mon avis, d’être créée et développée comme concept à part.

                      « beaucoup sont en fait bloqués dans leur adolescence » : Que l’on relise la lettre de Guy Moquet ou des jeunes poilus et l’on découvre des coeurs et des esprits beaucoup plus matures que les jeunes de notre époque même âgés de dix ans de plus.

                      Des êtres soumis à leur Moi, lui-même soumis au souci envahissant de l’image de soi, et dont l’essentiel du temps est accaparé très tôt par les jeux (au sens strict comme au sens large de « jeux ») n’ont pas le temps de parvenir à maturité. Le jeu est tout l’opposé de la valeur, laquelle est attachée à l’Etre.

                      Les longues attentes, les longues veillées en famille, les longues veillées funèbres et les deuils...Tout cela créait l’être en profondeur et le marquait à jamais, créant des liens indéfectibles avec les vivants comme avec les disparus.

                      La légèreté et la superficialité de notre époque n’ont rien de commun avec relations profondes et durables d’autrefois. Quand on écrivait un lettre à une personne que l’on chérissait (mot hélas désuet et pour cause...), on pensait à elle pendant l’écriture (très longue) de la lettre, pendant toute la durée de l’acheminement de la lettre et de sa réponse par le facteur. Aujourd’hui on tape un SMS avec des mots abrégés et hop ! on retourne à son divertissement.


                      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 25 octobre 2018 21:17

                        @Taverne
                        Pascal aussi a traité des passions tristes...


                        J’aime bien l’idée des plaisirs tristes de notre époque...
                        (le terme vient de moi en fait, sans me vanter)

                      • Raymond75 25 octobre 2018 17:00
                        Ce qui créé un sentiment de bonheur, c’est une certaine homogénéité de la société, et une solidarité effective.

                        Aujourd’hui, la société est explosée, les solidarités disparaissent, les services publics et les droits sociaux sont démantelés, et les jeunes sont complètement abrutis par leurs smartphone. Ils ne se parlent plus. L’individualisme et toutes les sortes de communautarismes opposent les uns aux autres, et même les femmes et les hommes.

                        Il y a quelques décennies, nous avions beaucoup moins de confort matériels, les maladies étaient plus fréquentes, mais les gens se parlaient dans les immeubles, les plus jeunes aidaient les plus âgés, et dans une rue tous les enfants se connaissaient. Les ouvriers étaient très solidaires, et les immigrés faisaient tout pour s’intégrer.

                        Cela existe encore, mais de moins en moins.

                        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 25 octobre 2018 21:18

                          @Raymond75
                          Je ne vous parle même pas de bonheur mais de solidarité.


                        • Taverne Taverne 25 octobre 2018 17:24

                          « ces gestes d’avant »

                          Les gestes : ils étaient porteurs d’une profonde authenticité et d’une grande signification. Un simple geste pouvait marquer à vie votre mémoire. Aujourd’hui, qu’est-ce qui signifie véritablement quand on se laisse prendre par le flux des actualités ? L’info continue a chassé le geste.


                          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 25 octobre 2018 21:40

                            @Taverne
                            Oui, ce terrible besoin d’immédiateté


                          • McGurk McGurk 25 octobre 2018 19:17
                            La politique est le centre d’à peu près tous les problèmes de la société. C’est à la fois un poison et un remède qui peut être efficace. Tant qu’on s’ingéniera à tout détruire avec, nous ne ferons que reculer et perdre les acquis qu’on croyait justement acquis depuis longtemps. Et tant que les politiques préfèreront leurs avantages à l’avantage général, personne n’avancera.

                            C’est d’ailleurs ce qui fait que les jeunes protestent, voyant que « le monde ne bouge pas » car figé dans des règles débiles et désuètes. Aussi que beaucoup d’adultes font leur vie sans protester, parce qu’ils savent que rien ne changera.

                            • Taverne Taverne 25 octobre 2018 19:55

                              La société se fait aussi moins humaine à cause des débats moraux sans fin et instrumentalisés à des fins intéressées (ambitions politiques, lobbies, idéologie..). Ces débats hyper passionnés ont pris tant de place que l’on perd l’essentiel et le simple bon sens.

                              J’entends tous les jours des aberrations à la télé. Là encore ce soir il y a dix minutes sur LCI. Question posée aux débatteurs : « une voiture sans chauffeur a ses freins qui lâchent et vous allez tuer inévitablement au moins un personne. faites votre choix ». La question a été posée au préalable par les concepteurs automobiles à un panel très populeux de gens qui ont répondu diversement selon les choix proposés. Il s’agit de programmer l’IA de la voiture.

                              Ma réponse en ce cas d’école est simple : tant qu’une voiture aura des freins qui lâchent sans système de sécurité de secours, elle ne doit pas rouler sans chauffeur. Comment peut-on estimer que la technologie est à la hauteur de l’enjeu si elle n’arrive pas à régler un simple problème d’arrêt du véhicule ?

                              C’est la réponse qui m’est venue dans ce cas et sans faire intervenir ni morale ni préférence subjective. Et vous qu’en pensez-vous ? La morale et la passion n’aveuglent-ils pas ?


                              • Cadoudal Cadoudal 25 octobre 2018 20:10

                                @Taverne

                                l’hommage rendu à la communauté musulmane pour ses précieuses contributions, sa pierre apportée à la consolidation du vivre-ensemble


                                Quand le bâtiment va, tout va, pas d’inquiétude, ça va bien se passer...

                              • UnLorrain 25 octobre 2018 21:02

                                @Cadoudal

                                Accommodez-vous le pays est large est un proverbe peu connu. Le Canada est large,la fête du string tous les jours des années y prend place dû au fait de ces largesses justement.

                                Ironiquement leur,pour paraphraser Nabum.

                                Je suppose Amaury Désespéré,il comprendra l allusion a ce bonhomme que j’ai aimé parcourir,connaitre,et qu’il aime aussi,Bloy. Un autre homme,expiant,dira a Bloy « j’avoue avoir souhaité être totalement imbécile pour pouvoir échapper aux sophismes de l’orgueil » Parfois je me prête a imaginer qu’une trépanation modérée....hihihii...pourrait m’être infligé. Pour oubli.


                              • Cadoudal Cadoudal 25 octobre 2018 21:29

                                @UnLorrain

                                Moi je mets tout mon espoir dans le pinard...

                                Par les chemins noirs
                                De l’Arrée
                                Où vont-ils les déments
                                À quel orme
                                Pour quel suicide ?

                                Seuls ils rient tels des idiots
                                Des choses de la vie et des grimaces de la mort
                                Et l’aube bondissante les trouve ainsi
                                Affalés dans leur fêlure mentale
                                La soif des gnôles meurtrières et flamboyantes
                                Reprend alors leur esprit solitaire
                                Et c’est en titubant
                                À Botmeur, Commana et Brasparts
                                Qu’ils arpentent les chemins du néant
                                Face à la haine des pierres et au cynisme des ifs
                                Nos déments, nos semblables, nos frères…

                                X Grall


                              • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 25 octobre 2018 21:34

                                @UnLorrain
                                J’aime bien Bloy, mais je lui préfère Bernanos. Bernanos est plus incarné.



                              • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 25 octobre 2018 21:39

                                @UnLorrain
                                Et je ne suis pas désespéré, j’essaie juste d’être lucide


                              • Cadoudal Cadoudal 25 octobre 2018 21:57

                                @Amaury Grandgil

                                Ça serait pas Michel, votre deuxième prénom ?



                                « Je considère l’état de l’Occident du point de vue des deux critères que mon histoire intellectuelle m’a amené à considérer comme fondamentaux — la démographie et la religion »

                                « Les signes du nihilisme sont assez faciles à voir, il suffit juste d’ouvrir certains journaux ou d’écouter certaines radios »






                              • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 25 octobre 2018 22:39

                                @Cadoudal
                                Je suis d’accord avec les deux en effet


                              • Cadoudal Cadoudal 26 octobre 2018 00:56

                                @Amaury Grandgil

                                Merci pour moi, mon deuxième prénom c’est Michel...

                                Mais sinon, que les deux sortent le même jour ; je trouve ça bien...

                                Et Houellebeck sur la démographie et la religion, le top...

                                Onfray à encore des pudeurs de gazelle, mais depuis qu’il s’est fait virer du club des bien pensants, il va mieux...

                                Les bourgeois collabos l’ont déjà expurgé de leur bibliothèque, Ils auraient peur de contaminer leurs gosses...

                                On les aura :


                              • Ecométa Ecométa 26 octobre 2018 10:14

                                Sur cette époque... même cette civilisation paroxysmique qui abuse tout !

                                « Si ça se trouve, nos descendants la verront comme un âge d’or, une période insouciante et légère. J’en suis même certain vu ce que nous leur laisserons en héritage » :

                                Il y avait certainement des gens qui pensaient comme vous dans les années 30... et on sait ce qui s’est passé à la fin de ces années folles ! Après, 14-18, comme il y a eu les années folles, il y a eu, après 39-45, les trente glorieuses et nous avons désormais, sociétalement, les trente piteuses voire même, sûr, les quarante piteuses, et bien plus !

                                Vous dites tout et son contraire...

                                « Je ne supporte pas les personnes qui noircissent l’époque hors de mesure »

                                Et pourtant, voyez cette résurgence des populismes... elle est très sombre cette époque, et annonciatrice de mauvais jours !

                                « Des petits malins surfent également sur ce besoin de fondamentaux perdus et font des affaires sur le mal-être et l’aliénation des populations... »

                                C’est pourtant ce qui manque, le fondamental, à cette époque, à cette « civilisation paroxysmique », toute cette culture des mots en « isme ». qui sont comme autant d’abus des choses.

                                « Bien sûr, tous n’ont pas complètement perdu cette solidarité ancienne, ces gestes d’avant qu’ils se font un devoir de perpétuer. Ils sont rares. Mais pas autant qu’on pourrait le croire »

                                N’évoqueriez-vous pas, là, des fondamentaux ? Vous dites tout et son contraire...

                                « Nous sommes insouciants, fixés dans un présent perpétuel, politique et social, qui nous empêche de voir plus loin que le bout de notre nez ».

                                La Nation, la société, la République, même le travail ;tous ces concepts sociétaux sont morts et enterrés sous la sciure la plus épaisse d’un rationalisme économico technoscientiste financiariste, d’un positivisme technoscientiste véritable imposture et aberration intellectuelle du « comment sans le pourquoi »), intenable car procédant d’un « savoir » ; incomplet, incertains, et même impossible au regard des « acquits intellectuels du XX è siècle » !

                                « Si la politique avait dû être une solution aux problèmes et souffrances du monde, il y a longtemps que cela se saurait en effet.... »

                                La politique, au sens noble du termes, qui doit être l’expression de la démocratie,est une solution ; le problème c’est qu’elle est dévoyée, que ce qui domine c’est l’économique, l’argent ROI, le financiarisme, le « veau d’or » ! C’est un problème de valeur d’usage (Xénophon) ; la valeur d’usage de la politique n’est pas la même pour un homme politique qui s’en sert au lieu de la servir, que pour l’individu lambda qui y voit un moyen de vivre dans la cité et accessoirement à la campagne

                                Ce que je ne supporte pas, moi, ce sont les gens qui ont un état de conscience aussi développé qu’un encéphalogramme plat !
                                 

                                « Sic Transit Gloria Mundi, Amen...

                                Visiblement ce monde va à une connerie manifeste, mais prenons donc les choses comme elles sont... il n’y a rien à faire : laissons faire et laissons aller ! A la limite vive la royauté et la papauté... si j’ai bien compris !

                                Pour autant je suis d’un optimisme indécrottable... le problème c’est le prix qu’il faudra payer en termes d’humanité ou plus exactement de manque de »principe d’humanité" : le prix à payer pour cet HUMANISME bon teint voué à ce savoir positivo rationalo économico technoscientiste,à cette fuite en avant intenable, et non au principe d’humanité ? 

                                C’est une évidence ce monde va très mal ; devenu paranoïaque et schizophrénique il est totalement malade ! C’est la raison qui fait la logique, ou inversement, disons qu’elles s’entretiennent, et, à raison, logique, paranoïaques et schizophréniques  : civilisation forcément paranoïaque et schizophrénique !

                                Nous sommes malade de notre savoir et une sérieuse remise en cause épistémologique s’impose !


                                • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 26 octobre 2018 10:37

                                  @Ecométa
                                  Quel ramassis de clichés votre com et quelle compréhension malhonnête de mon petit texte !


                                • Ecométa Ecométa 26 octobre 2018 11:50
                                  @Amaury Grandgil

                                  Dans le genre cliché vous êtes pas mal aussi : je me demande ce en quoi vous croyez ?

                                • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 26 octobre 2018 12:33

                                  @Ecométa
                                  Déjà dans votre com il y a tout ce jargon bien épais, imbittable pour le profane.

                                  Il y a ces raccourcis, si l’on évoque les anciennes solidarités c’est que l’on veut revenir forcément aau Moyen Age.
                                  Il y a toute cette réflexion hors sol.
                                  Et surtout comme en témoigne votre com au dessus votre incapacité totale à comprendre ce qui n’entre pas dans vos petits schémas mentaux.

                                • Ecométa Ecométa 26 octobre 2018 13:53

                                  @Amaury Grandgil


                                  Où ai-je évoqué le moyen-âge ? Je me suis simplement contenté d’évoquer le siècle dernier et celui qui vient de commencer. Aussi l’antiquité et Xénophon avec la « valeur d’usage »... une antiquité qui a vu naître bien des choses au plan d’une philosophie fondamentale et qui sont toujours valables mais totalement oubliées dans un monde où réalité est vérité !
                                  J’ai dû vous surestimer...






                                • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 26 octobre 2018 14:18

                                  @Ecométa

                                  Les idéologies globalisantes ne datent pas de l’antiquité mais des Lumières...


                                • arthes arthes 26 octobre 2018 14:20

                                  @Armaury Grandgil 


                                  Sur ce coup, je vous trouve injuste.

                                  Ecometra va juste plus en profondeur que vous et dennonce le mal de l homme moderne , qui est livre a lui meme et juste guide entre instinct et raison/logique, et donc du déclin de notre civilisation qui arrive au bout de sa pensee materialiste dominante qui a mis en place le système de modèle social darwiniste qui est le notre , désormais rongé le cancer qu il a fabrique et developpee en lui : la schizophrenie et la parano consecutive a la premiere.
                                  il n y a pas de compréhension malhonnête de sa part.







                                • arthes arthes 26 octobre 2018 14:20

                                  @Armaury Grandgil 


                                  Sur ce coup, je vous trouve injuste.

                                  Ecometra va juste plus en profondeur que vous et dennonce le mal de l homme moderne , qui est livre a lui meme et juste guide entre instinct et raison/logique, et donc du déclin de notre civilisation qui arrive au bout de sa pensee materialiste dominante qui a mis en place le système de modèle social darwiniste qui est le notre , désormais rongé le cancer qu il a fabrique et developpee en lui : la schizophrenie et la parano consecutive a la premiere.
                                  il n y a pas de compréhension malhonnête de sa part.







                                • arthes arthes 26 octobre 2018 14:21

                                  @arthes
                                  Merdum, un doublon.


                                • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 26 octobre 2018 15:20

                                  @arthes

                                  Mouais sans doute ais je reagi trop vite


                                • arthes arthes 26 octobre 2018 16:31

                                  @Amaury Grandgil
                                   smiley

                                  Peut être.

                                  Mais votre sujet cela dit, pose pour moi la question de la place et du sens de l’homme individuel dans tout modèle social qui nous est proposé aujourd’hui , et, mais, chaque modèle reste contraint à la structure du social darwinisme , la globalisation exclut la prise en considération de « l’homme dans son individualité » , la solidarité est prise en charge par l’état par exemple, très bien, mais elle ne vient plus alors de « soi même » comme un véritable élément fraternel, et pire encore : Elle fait partie du « tu dois » , la moraline quoi, et est imposée lorsqu’il s’agit d’accueillir les migrants par exemple.
                                  .
                                  Par ailleurs,  cela me renvoie aussi à l’article sur « Unabomber », je vois ce dernier, tout comme le terrorisme, comme une métastase du cancer dont je parlais auparavant, avec en plus , de sa part, un regard extrêmemnt lucide sur notre civilisation.

                                  Enfin, ce n’est pas si noir, puisque tout reste à (dé) faire.

                                • Ecométa Ecométa 27 octobre 2018 11:27

                                  @Amaury Grandgil


                                  De la globalité (état de nature) à la globalisation (action de globaliser) puis au globalisme, la globalisation portée à son paroxysme.... c’est à dire sans tenir compte des parties composantes, voire à les manipuler. : voilà le résultat du mouvement des lumières qui proposait de sortir de l’obscurantisme par une science poussée au scientisme, et un nouvel obscurantisme : le positivisme scientiste ! Le « comment sans le pourquoi », une imposture intellectuel, un raccourci de sophisme et de cynisme !

                                  « La connaissance des mots conduit à la connaissance des choses » Platon

                                  Sommes-nous plus intelligents avec notre pléthore de savoirs ? Non, il semblerait que non, que nous soyons toujours au fond de la caverne avec les ombres qui s’agitent, et que nous soyons toujours aussi ignorants !

                                  Savoir pour quoi faire ? Pour réellement mieux comprendre, en termes de bonne intelligence, simplement d’’entendement ; ou en terme de « malignité », de pur sophisme et pur de cynisme, de manipulation : pour cette « civilisation paroxysmique » savoir c’est pour mieux manipuler !

                                  De l’humanité à l’humanisme, un humanisme voué à ce savoir rationalo technoscientiste, incomplet, incertain, impossible ( acquits intellectuels du XX è siècle) ; de cet humanisme au transhumanisme, à cet être augmenté (de conneries) : nous allons droit vers la fin de l’humanité !

                                  Sachez que je ne suis pas contre la science et la technique que je pense nécessaire, mais à condition d’en faire une bonne valeur d’usage, qui doit s« appuyer sur un fondamental humain qui nous a été livré par les philosophes de l’’antiquité, ceux, qui, déjà, combattaient le sophisme et le cynisme, cette école à laquelle appartient sans aucun doute le docteur en philosophie Macron  ! Il semblerait, qu’actuellement, par le bais du »positivisme« , pourtant abandonné en son temps, mais auquel nous sommes revenus de plus belle par la science économique, plutôt les sciences économiques car elles sont pléthores au point de s’ignorer les unes les autres par »spécisme«  ; des sciences économiques , qui doivent être »positive« (se regarder technoscientifiquement le nombril) d’après le non regretté Milton Friedman ! ! Donc ceci dit, il semblerait, deux millénaires et demi plus tard, que ce soit précisément le sophisme et le cynisme qui soient en train de gagner ! Quelle magnifique époque !

                                  Le tout est plus, même beaucoup plus,que la simple somme de ses parties ! C’est tiré d’un »holisme ontologique« , qui nous vient de l’antiquité. Il s’oppose au »réductionnisme« et à l’ »atomisme« , comme il devrait s’opposer pareillement à cet »individualisme méthodologique« qui préside notre science rationaliste de la chose pour la chose et de la chose imbécile ; des logiques qui séparent et divisent à l’antagonisme, tout ce qui pourtant participe, collabore et s’entretient naturellement. Sauf dans un esprit humain d’une époque qui oublie tout car elle est persuader que le savoir est uniquement devant elle : à découvrir ! Non, le savoir est aussi derrière nous, surtout au plan fondamental car nous n’avons rien inventé de plausible depuis l’antiquité ; nous avons même tout oublié de l’essentiel du fondamental !

                                  Je ne suis pas contre la science et la technique, à condition d’en faire une bonne »valeur d’usage« en termes d’entendement, de bonne intelligence, simplement d’ »HUMANITÉ" et non de pur technoscientisme !

                                  Tel quel, le sophisme et le cynisme régnant en maîtres absolus l est évident que la fin de l’humanité est programmée !

                                  Si nous voulons échapper à ce funeste destin, encore que pour certains,tenants d’un nouvel esclavagisme moderniste, utiliser ce qui reste de l’humain comme des robots serviles, il n’y a là, au contraire, rien de funeste ; donc, si nous voulons échapper à ce funeste destin, du moins les générations future, nos petits enfants, ou arrière-petit-enfants :une sérieuse remise en cause épistémologique s’impose !

                                  Mais on peut également partit du principe qu’il n’auront qu’à se démerder de la merde que nous aurons semée !


                                  ,

                                • Ecométa Ecométa 27 octobre 2018 11:28
                                  @arthes

                                  Un grand merci !

                                • moderatus moderatus 26 octobre 2018 21:20
                                  Bonsoir Amaury,

                                  c’était pas mieux avant , ce n’est pas une vérité absolue.

                                  il y a des choses qui étaient mieux avant et d’autres moins bien , .c’est sur que les progrès techniques, ont amélioré le quotidien, que les progrès de la science et de la médecine ont permis de prolonger la vie dans de meilleures conditions, mais il faut se méfier et ne pas oublier
                                  RABELAIS

                                  « science sans conscience n’est que ruine de l’âme »

                                  penser que tout progrès technique est un bien pour l’homme est une erreur ?

                                  un exemple ,
                                  les progrès médicaux qui ont conduit à la PMA , que l’on peut accepter , mais que l’on veut étendre et conduire à la GPA. .
                                  les exemples sont légion.

                                  Explosion de la cellule familiale , eugénisme rampant, est ce un progrès ou un suicide collectif ?




                                  • Ecométa Ecométa 27 octobre 2018 12:05

                                    @moderatus


                                    C’est vrai, tout se passe comme si la science et la technique, vérité pure cartésienne, étaient sans poser de problèmes ; que la science et la technique, positivisme technoscientiste oblige, résoudraient elles-mêmes les problèmes qu’elles posent !

                                    Il y a là en termes de raison, de logique, voir de méthodologie, ce qu’on peut appeler un véritable cercle vicieux du raisonnement !

                                    Pour mémoire, « Positivisme » oblige, le « comment sans le pourquoi », concept soi-disant philosophique du 19 è siècle d’Auguste COMTE, lié au scientisme, pourtant fortement critiqué puis abandonné au milieu du 20 è siècle, mais auquel nous sommes revenus dans les années 70 avec l’économie libérale, l« économie doit être une science positive disait Milton Friedmann. Selon ce concept positiviste, nous aurions tout compris de la complexité du monde et il n’y aurait plus rien à comprendre fondamentalement, le monde est de conception scientifique, et il n’y aurait que des conséquences sur lesquelles il nous suffit d’agir ! C’est la raison pour laquelle nous ne faisons qu’ajouter des conséquences à des conséquences et forcément des problèmes à des problèmes, quant au fond nous ne résolvons plus rien !

                                    Cerise sur le gâteau, bien sûr empoisonné du positivisme, celui-ci rejette toute introspection ! 

                                    Le positivisme, en fonction de la loi des trois états (théologique, métaphysique et positiviste) rejette l’introspection, l’intuition et toute approche métaphysique, philosophique, pour expliquer la connaissance des phénomènes qu’il soit de nature physique mais aussi métaphysique ! C’est la négation même de l’humain, un »ÊTRE« , certes de nature physique mais aussi, par l’évolution, de nature « métaphysique humaine » : qui fait la complexité humaine !


                                    L’être humain est »paradoxal" et c’est tout simplement fabuleux et nous devons l’admettre et faire avec ; la difficulté étant de cultiver chez lui, son meilleur et non son pire...

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