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Accueil du site > Tribune Libre > Une sombre description de la vie en Russie par le New York Times

Une sombre description de la vie en Russie par le New York Times

En tant que principal organe de propagande poussant à la Nouvelle guerre froide, The New York Times dépeint la vie en Russie dans les teintes les plus sombres, mais cette représentation biaisée déforme la réalité d’un pays de plus en plus dynamique, comme Gilbert Doctorow la voit.

Par Gilbert Doctorow – Le 7 août 2017 – source Consortium News

Le séjour de cinq semaines dans notre maison à la campagne russe approchait de sa fin lorsque j’ai reçu un courriel d’un ami en France qui me demandait de commenter un article du New York Times intitulé « Les villages russes et leur mode de vie sont ‘en train de disparaitre’. »

L’article répond certainement aux attentes de ses éditeurs en peignant une image sombre du déclin et de la chute de la campagne russe, conformément à ce que l’auteur considère comme des tendances démographiques très défavorables, dans l’ensemble de la Fédération de Russie. Le fait que ses propres statistiques ne justifient pas une telle généralisation (une perte nette de population de quelques milliers de décès par rapport aux naissances, en 2016, pour une population de 146 millions) ne l’a visiblement pas beaucoup gêné. L’auteur n’explique pas non plus pourquoi ce qu’il a observé dans un village situé hors des sentiers battus, dans le nord-ouest de la Russie, précisément dans la région encore pauvre de Pskov, donnerait un compte rendu fiable de la vie paysanne dans tout le vaste territoire qu’est la Russie, le plus grand État-nation au monde.

Comme le souligne l’auteur, la principale source de revenus tirée de la terre de cette ville qu’il a visitée était – dans le passé – le lin. Cette culture a cessé d’être rentable et a été abandonnée. En conséquence, la partie valide de la population est partie à la recherche d’un emploi et d’une vie ailleurs (un processus de migration interne qui existe partout dans le monde, y compris aux États-Unis).

L’auteur oublie de mentionner que la production de lin n’est pas un indicateur agricole majeur dans la Russie d’aujourd’hui, alors que de nombreuses autres cultures sont en plein essor. Le lin sert à produire les jolies serviettes artisanales traditionnelles et les serviettes de table vendues aux touristes débarquant des bateaux, et c’est sa seule utilisation.

Je vais répondre au portrait exagéré de la désintégration de la campagne, dans l’article du Times, en m’appuyant sur mes propres observations, faites il y a un an du pont d’une de ces embarcations qui naviguent dans les canaux et les rivières reliant Saint-Pétersbourg et Moscou. De ce pont et de l’expérience acquise lors des promenades dans ces pittoresques petites villes où nous nous sommes arrêtés, je comprends que le tourisme domestique russe, en plein essor, a attiré les ressources financières vers des centres historiques, telle Ouglitch. Ils revivent, grâce aux améliorations de l’infrastructure et à la relance du commerce.

Mais les sites touristiques ne sont pas non plus représentatifs du pays en général. Je vais plutôt utiliser deux sources d’information qui, je pense, ont une plus grande pertinence avec ce problème. Le premier, et certainement le plus significatif sur le plan politique, provient d’un couple d’amis de la famille qui depuis près de 50 ans passent leurs étés dans un parc arboré de l’arrière-pays, à 280 kilomètres au sud-est de Saint-Pétersbourg, à proximité du centre industriel régional de Pikalyovo (Leningradskaya Oblast), avec sa gare située sur la ligne reliant la capitale du nord à Vologda.

Avec mes propres yeux

La deuxième source est mon expérience personnelle dans et autour de notre propriété à Orlino, un hameau de 300 habitants dans le district de Gatchina, également l’Oblast de Leningradskaya, mais à 80 kilomètres au sud de Saint-Pétersbourg.

Les maisons autour de Pikalyovo ont toujours été difficiles à atteindre, à cause des très mauvaises routes locales. Il n’y avait pas d’infrastructure commerciale, donc les vacanciers audacieux et déterminés venant ici devaient apporter la plupart des provisions pour leur séjour avec eux. Ils étaient récompensés de leurs efforts par les produits cultivés dans leurs jardins et par la recherche de baies et des si prisés bolets et autres champignons sauvages, dans les forêts environnantes.

Lorsque l’Union soviétique s’est effondrée et que l’économie russe a plongé, dans les années 1990, la région de Pikalyovo a subi le même genre de misère économique et de perte de population que le Times décrit aujourd’hui dans la région de Pskov. Nos amis ont remarqué que les gens normaux partaient et que la concentration d’ivrognes et de voleurs augmentait proportionnellement. Le vol dans l’espace commun est devenu visible lorsque les charognards de métaux ont volé des kilomètres de câbles électriques, pour leur teneur en cuivre, laissant temporairement de larges zones du district sans électricité.

Pikalyovo a attiré l’attention des infos nationales lors de la crise financière de 2008-2009 lorsque ses trois principales entreprises industrielles ont fermé, provoquant une grande misère. La plus connue de ces entreprises, une usine de traitement de l’argile appartenant au conglomérat de l’oligarque Oleg Derispaska, Basic Element, a causé un scandale majeur lorsque la télévision d’État a publié des rapports sur la façon dont l’usine n’avait pas payé ses employés pendant des mois alors que le patron cherchait et obtenait une aide gouvernementale pour le remboursement et le rééchelonnement de ses emprunts faits à l’étranger. Au printemps 2009, il y eut des manifestations de protestation à Pikalyovo qui ont poussé à la fois Dmitry Medvedev et Vladimir Poutine à entrer personnellement dans le conflit pour faire pression sur Deripaska, afin qu’il fasse le bon choix.

Les problèmes économiques du centre régional n’ont rien fait pour améliorer les conditions de vie dans les hameaux voisins, comme celui où nos amis ont leur parcelle. Nos amis ont commencé à réduire leurs visites et ont même sauté un an ou deux. Tout cela semble confirmer l’histoire du journaliste du Times, mais les derniers mots de nos amis Volodia et Tamara changent totalement la donne.

Un renouveau

Il y a quelques semaines, nos amis ont décidé de retourner sur leur propriété pour la préparer à la vente. Ils en avaient assez, pensaient-ils. Cependant, une fois là-bas, ils ont découvert que les choses avaient définitivement changé. Une autoroute fraichement achevée de 35 kilomètres rend son accès maintenant beaucoup plus facile.

Mais, plus important encore, les voisins ont changé, pour le meilleur. Un colonel à la retraite y a déménagé il y a quelques années et a commencé à élever des porcs, des vaches et des poulets, en proposant de la viande, des œufs et des produits laitiers, ce qui a permis de mettre fin au besoin d’apporter ses propres vivres, pour nos amis. Son exemple en a attiré d’autres. De nouveaux et dynamiques colons mettent en pratique la tendance du « retour à la terre », qui est une caractéristique indéniable de la vie sociale russe actuelle. Nos amis ont décidé de ne pas vendre, et de consacrer plus de temps à leur propriété.

En termes légaux, la parcelle de terrain que mon épouse possède dans le hameau d’Orlino (population 300) est classée comme « ferme de subsistance ». Le genre de produits à y cultiver figure même dans le plan annexé au registre cadastral : les 700 mètres carrés où la maison a été construite face à la « rue principale » peuvent être utilisés pour y planter des arbres fruitiers et des légumes. Le terrain de 700 mètres carrés à l’arrière est alloué aux pommes de terre, aux choux et aux cultures similaires.

Dans la langue vernaculaire, cependant, avec la maison en bois à deux étages que nous avons construite ici il y a cinq ans, la propriété est considérée comme une« datcha », une résidence d’été. Près d’un ménage russe sur deux possède une datcha.

Les jeunes pensent aux datchas comme des lieux d’escapades pour le week-end, afin de profiter du barbecue avec les amis et la famille. S’ils sont attachés aux traditions russes, c’est là qu’ils prennent leur banya du samedi, c’est à dire un sauna dans des pièces chauffées par des poêles à bois, et vont ensuite boire une bière avec les amis. Les personnes âgées et les retraités trouvent cela frivole. À leur avis, la datcha n’est pas tellement un endroit pour passer le temps, car il s’agit d’un lieu de travail sincère, de travail de la terre et de communion avec la nature. Certains jeunes adoptent même le travail de culture de leurs propres aliments biologiques, sur leurs propres terres, vivant ainsi sans produits manufacturés industriels, qu’ils soient domestiques ou importés.

Il y a cent ans, Orlino était peuplé principalement de riches commerçants dont les entreprises se trouvaient dans le district. Ils vivaient ici toute l’année dans de grandes maisons, dont certaines ont survécu jusqu’à ce jour. À l’arrière de ces maisons, des étables étaient construites pour y élever du petit bétail. Personne à Orlino n’élève aujourd’hui de poules, de porcs, de chèvres, et encore moins de vaches. Mais ils travaillent la terre avec grand enthousiasme et s’occupent de leurs arbres fruitiers et de leurs arbustes à baies rouges.

La notion d’agriculture de subsistance suggère que les gens sont à la limite de la pauvreté. Mais Orlino n’a jamais été pauvre et, de nos jours, ses résidents ne sont pas indigents. Les personnes âgées dont les pensions sont insuffisantes sont soutenues par leurs enfants ou les familles de leurs neveux / nièces vivant dans les villes du coin, dans la capitale du district de Gatchina à 50 kilomètres, voire à Saint-Pétersbourg. En échange, ces membres de la famille viennent passer quelques jours de vacances, l’été, et profiter du grand lac au bord du hameau, qui est charmant pour la baignade ou la navigation de plaisance lorsque le climat est favorable.

Du bon usage de la terre

La notion d’agriculture de subsistance suggère également un quotidien assez rude. Mais faire un bon usage de la terre n’exclut pas les plaisirs esthétiques, et chaque parcelle de terre dans le hameau est décorée par des parterres de fleurs montrant une grande ingéniosité.

De même, au cours des dernières années, les agriculteurs d’Orlino ont suivi l’exemple de leurs confrères russes et ont investi dans des serres en murs de polycarbonate préformées, qui ressemblent le plus souvent à des cerceaux vus de profil. Ici, ils font pousser des tomates, des concombres et d’autres légumes très prisés qui ne poussent pas bien pendant la courte saison du Nord du pays et dans les conditions climatiques très défavorables qui ont été exceptionnelles cette année en termes de températures basses et de pluies incessantes. Compte tenu du coût de ces serres, l’investissement n’est pas tant justifié au niveau économique qu’au niveau de la fierté d’être autosuffisant et d’avoir la main verte.

L’électricité est la seule ressource dont les résidents d’Orlino sont dépendants. Sinon, chaque ménage a son propre puits, son propre système de fosse septique, son propre poêle à gaz pour la cuisson et sa propre réserve de bûches de bouleau pour le poêle à bois qui est la source de chauffage.

Beaucoup de ménages possèdent une voiture. Les gens les plus récents, de loin les plus prospères, ont souvent des 4*4. C’est un avantage précieux compte tenu de l’état déplorable des routes locales. Une importante minorité dépend du système de bus local pour se déplacer. Il est bon marché, arrive à l’heure et vous permet de passer d’un point A à un point B sans problème. Le hameau a quelques épiceries, de sorte que les vivres sont toujours disponibles à courte distance de marche.

Un centre économique

Pour le luxe, il y a la ville de Siversk, à 10 kilomètres. Peuplée d’environ 10 000 personnes, c’est le centre économique local, avec plusieurs usines, y compris un fabricant de meubles rembourrés de bonne qualité.

Siversk dispose d’une gare ferroviaire avec des connexions toutes les heures pour Gatchina et Saint-Pétersbourg. Il y a aussi plusieurs supermarchés gérés par les principales chaînes nationales de vente au détail, de sorte que vous trouverez exactement le même assortiment de produits qu’à Saint-Pétersbourg ou à Moscou. Et il existe un certain nombre de magasins d’alimentation spécialisés de haute qualité et au moins une boulangerie, de qualité équivalente à ce que vous pourriez trouver à Vienne ou à Francfort

Dans un passé pas si lointain, même les Russes urbains n’avaient pas beaucoup d’intérêt pour les salades ou les poissons. Des cuisses de poulet, des saucisses ou des côtelettes de porc pour le barbecue constituaient les principaux achats. Maintenant, même nos magasins Siversk offrent des salades de laitue mixtes préemballées ou des rucolas provenant des complexes de serres du Grand Saint-Pétersbourg.

Et le principal magasin de poissons offre non seulement des steaks de saumon scandinave, mais aussi plusieurs variétés de poissons délicats provenant du plus grand lac d’eau douce d’Europe, situé à 50 kilomètres à l’est de Saint-Pétersbourg. Encore plus impressionnant est l’assortiment de poissons qui arrivent tous les jours de Murmansk : une excellente plie et un superbe gorbusha, un saumon sauvage généralement considéré comme une variété de l’océan Pacifique, pourtant également disponible dans les eaux du nord et de l’ouest de la Sibérie. Pour ceux qui ont les poches plus garnies, le vendeur de poissons de la petite ville de Siversk propose occasionnellement du sterlet frais, un magnifique représentant de la famille des esturgeons, pesant 1 kg, qui est élevé à Astrakhan, sur la Volga, bien plus au Sud.

Je fais ces remarques sur les achats pour montrer la vie à la campagne russe comme je la vois : une économie animée, une population de plus en plus sophistiquée, aspirant à la bonne vie.

Les couches sociales inférieures

Quand j’ai partagé ces pensées avec mon ami en France, il a rétorqué : qu’en est-il des couches inférieures de la société ? Comment vivent-elles ?

Ma réponse toute prête s’inspire d’une vieille relation de cinq ans avec notre voisin«  russe moyen » à Orlino, Serguei. Lorsque nous nous sommes installés ici il y a cinq ans, il a foré notre puits artésien, installé la pompe électrique et toute la plomberie sanitaire dans notre maison. Maintenant, il s’occupe de la maison chaque hiver et surveille la propriété lorsque nous sommes absents, contre une compensation, mais plus par amitié, parce qu’il a d’autres sources de revenus plus lucratives en tant que sous-traitant ou travailleur journalier sur les chantiers de projets locaux. Il y a beaucoup de travail de ce genre maintenant que les champs en jachère d’Orlino se transforment lentement en lotissements résidentiels.

Serguei maîtrise plusieurs corps de métiers du bâtiment. Il conduit également un tracteur. Il est doué en mécanique.

Serguei a environ 55 ans, il est père d’un fils et d’une fille adultes, grand-père de deux petits enfants. Lorsque nous nous sommes rencontrés, il vivait dans un appartement d’une résidence en bois datant de 60 ou 70 ans qui n’était ni confortable ni attrayante. Au cours des trois dernières années, il a réalisé un long rêve et a construit pour lui-même une maison en ciment de deux étages, maintenant revêtue d’un isolant. L’espace intérieur est d’environ 250 mètres carrés. Lorsque vous la croisez de la route, après une rangée de plusieurs autres maisons récentes très importantes, vous la considéreriez comme une maison solide et bourgeoise. À côté de sa maison Serguei a installé une grande serre. Plus loin, c’est un vaste champ de pommes de terre et de légumes splendides qui s’étalent.

Certes, le deuxième étage de la maison de Serguei nécessite encore du travail et lui et sa femme ne vivent actuellement qu’au rez-de-chaussée. En outre, l’investissement de toutes les économies dans la maison a réduit les autres besoins. Lorsque l’ancien pick-up Toyota de Serguei a finalement été dans un état irréparable, il s’est retrouvé sans transport motorisé. Jusqu’à nouvel avis, jusqu’à ce qu’il puisse disposer de l’argent pour un nouveau véhicule, il se déplacera dans la ville à vélo.

Serguei n’est pas naïf. Il se plaint de la corruption locale et des mauvaises routes. Mais dans l’ensemble, il est satisfait de son sort et optimiste quant à l’avenir. Du serrage de ceinture dû aux sanctions occidentales, il prend son parti. Il est résolument patriotique.

Je réalise très bien que les observations tirées de mon expérience personnelle de la campagne russe et de l’expérience d’amis proches sont anecdotiques et ne sont pas statistiquement significatives. Mais tel est le cas des observations du journaliste duNew York Times.

La Russie est une vaste terre et vous pouvez y trouver tout ce que vous cherchez. De plus, les statistiques économiques brutes publiées par Rosstat sont optimistes et contredisent complètement la notion de pays en déclin, y compris sa composante rurale.

Gilbert Doctorow

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone


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30 réactions à cet article    


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 18 août 10:07

    Bonjour,

    sinon, vous pensez que les gens d’Orlino sont aussi « passionnés » que vous, ou pas ?


    • Agafia Agafia 18 août 10:19

      C’est tellement moche la vie en Russie que je ne vais pas tarder à quitter la France, qui ne sera bientôt plus la France, pour me réinstaller sur la terre de mes ancêtres, où je me sentirais plus en sécurité.

      A l’Est, bien à l ’Est. Ou il y a encore du patriotisme, l’amour de son pays et des valeurs sures.

      Par contre, le jour où on me verra poser un pied chez les ricains... il est pas né.^^

      • Olivier Perriet Olivier Perriet 18 août 10:37

        @Agafia

        Remarque classique de la haine de soi : on s’y attendait, ce genre de nanard est fait pour ça par des professionnels.

        Bizarre de dire que la France n’est plus la France, et de se comporter comme un vulgaire migrant sub-saharien, mais bon smiley


      • Yvance77 Yvance77 18 août 17:50

        @Olivier Perriet

        Je ne partage pas votre vision, car cela m’anime aussi désormais. Je vais en Russie très souvent, j’y ai un appartement et toute ma belle famille (qui elle dispose d’une datcha).

        La qualité de vie est correcte, tu manges à ta faim, même si la crise du pétrole a frappé. Mais ce vaillant peuple sait faire face.

        Quand j’y vais, je tache de prendre presque toujours le métro ... et Dieu que c’est beau. Pas un tag, une inscription genre CRS SS où je veux te la mettre Anais. Remarque vaut mieux pas, tu prenrais cher.
        J’étais à Paris ces derniers temps et on peut pas dire que c’est la même chose ... sans compter les incivilités.


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 août 09:16

        @Yvance77

        C’est cool, la vie de bobo mondialisé smiley

        Vous voyez bien que vous n’êtes pas trop à plaindre smiley

        Au fait, vous avez changé d’épouse ? Je vous croyais Niçois-Roumain.

        Au plaisir


      • sarcastelle sarcastelle 18 août 13:38

        Depuis le démantèlement du Rideau de Fer il n’y a plus d’obstacle matériel à la fuite des Occidentaux vers l’Est ; alors il faut bien leur mentir pour les dissuader de partir. 


        • V_Parlier V_Parlier 18 août 15:07

          @sarcastelle
          Oh, Sarcastelle, que vous arrive-t-il ?


        • Pere Plexe Pere Plexe 18 août 15:23

          @sarcastelle
          Le mensonge ne serait que d’un coté de ce fameux rideaux ?

          Pour en revenir à l’article :

          Mais cette baisse démographique a ralenti depuis le milieu des années 2000, et depuis 2009, la population du pays augmente légèrement, notamment du fait de l’immigration et d’une hausse de la natalité.

          En 2013, la Russie connaît un accroissement naturel positif pour la première fois depuis 1992. 

          En 2015 avec un taux de fécondité de 1,78 enfants par femme la Russie avait le taux plus élevé de tous les anciens pays du bloc de l’est 

          Tandis qu’avec un taux natalité de 13,3 naissances sur 1000 femmes en âge de procréer, elle avait le troisième taux le plus élevé d’Europe devant la France


          Source 


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 18 août 16:46

          @Pere Plexe
          notamment du fait de l’immigration

          Arrêtez vous aller casser le jouet d’une bonne moitié des fans occidentaux de Vladimir, qui considèrent la Russie comme le pays de cocagne pour les identitaires.

          Le côté « vieux facho européen réfugié virtuellement à Moscou »


        • Pere Plexe Pere Plexe 18 août 18:59

          @Olivier Perriet
          Les faits sont ce qu’ils sont...

          Et j’ai l’impression que c’est plus de nature à décevoir les russophobes abreuvée d’une propagande ridicule.
          je ne suis pas un Fan de Vlad mais j’ai franchement du mal à supporter ...

        • V_Parlier V_Parlier 18 août 15:10

          Merci à l’auteur qui fait très bien à ma place (et même mieux) le travail de rédaction que je pensais faire à propos de mon treizième et tout récent séjour en Russie ! Et on peut dire qu’années après années autant les villes que les campagnes renaissent, même si le boulot n’est pas encore fini bien sûr.


          • nono le simplet nono le simplet 18 août 16:13

            C’est vrai que pour Alexeï Navalny, Garry Kasparov, Sergueï Ouldatsov, Mikhaïl Khodorkovski, Boris Nemtsov, Natalia Estemirova, Stanislas Markelov, Anastasia Babourova, Anna Politkovskaïa, Sergueï Iouchenkov et Sergueï Magnitski les conditions de vie se sont bien améliorées ...


            • roman_garev 18 août 17:23

              @nono le simplet

              Qu’avez-vous à plaindre dans les conditions de vie de Navalny, Khodorkovsky, Kasparov ? Vous n’avez qu’à les envier.
              Voulez-vous la liste des victimes, directes et indirectes, de l’activité de Khodorkovsky, Berezovsky et autres oligarches des années 90 ? Elle serait de loin plus longue, environ cent mille fois plus longue. Mais non, vous aimez plaindre des bourreaux. Allez plaindre le « pauvre » Hitler, pourquoi pas ?
              Vraiment TROP simplet, ce mec-là...

            • sarcastelle sarcastelle 18 août 18:10

              @roman_garev

              .
              Ne faites pas attention, Nono vous en veut parce que votre BN 800 à neutrons rapides marche bien et ça l’énerve. 


            • nono le simplet nono le simplet 18 août 18:11

              @roman_garev
              si être assassiné, emprisonné, torturé c’est être un bourreau ...

              et bravo pour le point Godwin smiley 

            • nono le simplet nono le simplet 18 août 18:15

              @sarcastelle
              y a pas de point Godwin équivalent pour le nucléaire smiley 


            • roman_garev 18 août 19:42

              @nono le simplet
              On n’assasine pas à l’Occident ? Tenez, on compte déjà plus de 60 (SOIXANTE) morts énigmatiques rien que dans l’entourage des Clinton ces dernières années. Je ne parle pas des centaines civils sans armes tués par la police zunienne par an.

              Mais non, cela ne vous inquiète pas, vous dressez toujours ce drapeaux de trois tués en Russie pendant 25 ans...
              Torturé, c’est qui de votre liste ? Khodorkovsky ? Ahahahaha, cet assassin vivait comme un sultan même dans lf prison... Torturer, c’est la spécialité reconnue officiellement par les Zuniens. Allez à Guantanamo vous renseigner sur les tortures.
              Pauvre type raciste antirusse... 

            • sarcastelle sarcastelle 19 août 00:11

              @roman_garev

              .
              Je vous ai déjà dit que la propagande est le dernier des métiers. Vous bavez sur le sol sacré de la patrie soviétique en y tapant des conneries à longueur de journée. 

            • nono le simplet nono le simplet 19 août 03:11

              @sarcastelle
              je révise mon opinion, et sur l’humour et sur le reste ... enfin bon, pas sur le nucléaire ... faut pas déc***er qd même smiley


            • roman_garev 19 août 07:20

              @sarcastelle
              « Nono vous en veut parce que votre BN 800 à neutrons rapides marche bien et ça l’énerve. »


              Exact. Plein de choses marchent en Russie de mieux en mieux, tandis qu’à l’Occident tout va de pis en pis, ce qui fait chier des trolls pitoyables de votre espèce. Il ne vous reste que baver débilement en essayant de faire la bonne mine. Mes condoléances.

            • sarcastelle sarcastelle 19 août 13:15

              @roman_garev

              .
              Vous pouvez compter sur moi pour parler souvent en bien de la science et de la technique russes, car elles le justifient souvent. Je n’en fais toutefois jamais un argument politique.

            • nono le simplet nono le simplet 18 août 18:19

              les russes, les coréens du nord ... vont pas si mal que ça ... c’est le côté « exotique » d’Agora ...

              vivement une dictature en France pour qu’on aille mieux smiley

              • roman_garev 19 août 07:24

                @nono le simplet
                Une dictature, il vous faut d’abord la mériter.

                Et d’ailleurs, il faudrait une personne forte et résolue. En voyez-vous une seule parmi vos pleurnichards ?

              • nono le simplet nono le simplet 19 août 07:49

                @roman_garev
                Une dictature, il vous faut d’abord la mériter.

                oh, nous avons déjà notre propre chemin de croix ...
                et puis la démocratie n’est-il pas le pire de tous les régimes ? à l’exception, bien entendu, de tous les autres ... smiley

              • arthes arthes 19 août 08:47

                @nono le simplet

                Justement...On a peut etre pas tout essaye pour savoir.



              • sarcastelle sarcastelle 19 août 19:53

                @roman_garev

                .
                Une dictature il faut déjà la mériter
                .
                Mais c’est qu’il a l’air sérieux... smiley smiley


              • sarcastelle sarcastelle 19 août 19:56

                @roman grev

                .
                Comme personne forte et résolue je vois bien Asselineau, mais il ne veut pas devenir dictateur. Peut-être fifi brindacier arriverait-elle à le convaincre ? 

              • zygzornifle zygzornifle 18 août 19:32

                The New York Times dépeint la vie en Russie dans les teintes les plus sombres.....

                Sacrés Ricains toujours a regarder la paille dans l’œil de son voisin et pas la poutre planté dans son gros cul débordant de hamburgers mal digérés......

                • lisca lisca 19 août 11:55

                  Excellent cet article. C’est un peu une préfiguration du futur français pour une partie d’entre nous.
                  Avec cette différence : le Français ne dispose pas d’autant d’espace pour recréer une vie en autarcie complète. Il doit compter sur l’Etat pour le protéger militairement et, au moins partiellement, sur le plan social (retraite, aides minimales à la consommation).
                  Le Russe aussi compte sur l’Etat pour le protéger militairement, car que serait la Russie si son armée n’était bien équipée et entraînée ? Une proie immédiate. La Russie est en effet très convoitée pour ses matières premières.
                  Et ses ennemis veulent tout obtenir pour rien ! Payer les choses et les gens au prix qu’ils valent, ça les débecte.
                  Mais il peut se perdre dans la steppe immense, affronter les ours et les loups plutôt que les impôts, alors que le Français est toujours repéré. Ainsi va le monde et ainsi fonctionne l’administration.


                  • JC_Lavau JC_Lavau 19 août 21:13

                    Dans le genre érotisme soft en semi-rural, je recommande celle-là :

                    Un bijou.

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roman_garev


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