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Venezuela : victime de gouvernements délinquants de la Charte internationale des Nations

MERCREDI 20 JANVIER 2021

 

 

 Nous parlons beaucoup des Nations Unies, mais très peu du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Une des causes reconnues des conflits entre « États » est l’interventionnisme. La Charte des droits, sanctionnées par les 175 pays, membres des Nations unies, condamne toutes ces formes d’interventionnisme et de ce qui en découle avec les sanctions et blocus économique. 

 « La Charte des Nations Unies proclame de façon expresse le principe de la non-intervention aux paragraphe 4 et 7 de son article 2. Ces dispositions postulent respectivement la prohibition du recours à la force et la non-intervention dans les affaires intérieures des États.. » 

 Cependant, la pratique internationale des dernières décennies se caractérise par un nombre croissant d’interventions armées, justifiées par des motifs d’humanité. Il s’agit le plus souvent d’interventions de type étatique. 

 Ces interventions sont-elles licites au regard de la Charte ? 

 « Seules les réactions armées, menées dans un cadre collectif, sous le contrôle du Conseil de sécurité des N.U., principal responsable du maintien de la paix et de la sécurité international et selon les termes du Chapitre VII sont permises par la Charte des N.U.. » 

 Dans le préambule à la Charte on y retrouve également ces déclarations :

 6.Convaincus que la soumission des peuples à l'assujettissement, à la domination et à l'exploitation étrangers constitue l'un des plus grands obstacles à la promotion de la paix et de la sécurité internationales. 

 7 Convaincue que le principe de l'égalité des droits et de l'autodétermination des peuples constitue une contribution importante au droit international contemporain et que son application effective est de la plus haute importance pour promouvoir des relations amicales entre les États fondées sur le respect du principe d'égalité souveraine.

 Tout ceci pour dire que l’interventionnisme dans les affaires internes d’un autre État est tout simplement condamné par la Charte des droits. Il en va de même pour les sanctions qui sont autant de manières d’intervenir dans les affaires internes d’un autre État. 

 Que se passe-t-il dans le cas du Venezuela ? 

 Selon les intérêts recherchés, les réponses peuvent être multiples. Il n’y a pas de doute que l’arrivée de la révolution bolivarienne, en 1998, a bouleversée l’ordre des soi-disant ayants droits au pouvoir de l’État. Les oligarchies traditionnelles ne l’ont pas pris et, en ces derniers, Washington, qui avait main mise sur l’État du Venezuela, s’en est vite fait des alliés pour mettre fin à une telle révolution, faisant du peuple, le pouvoir dominant, et du gouvernement, l’artisan d’un socialisme à visage humain, chrétien et anti-impérialiste. 

 Avril 2002 sera la première grande intervention ayant pour objectif de reprendre le contrôle de l’État. Soutenu par Washington, ce coup d’État avait réuni une partie de l’armée ainsi que les principaux représentants de l’Oligarchie nationale, accompagnée par le cardinal et un Évêques de l’Époque. 

 Tout au long des années qui suivirent, l’objectif de mettre fin à cette révolution a donné lieu à bien des initiatives tant à l’interne qu’à l’externe. Leur plus grand défi est le peuple lui-même qui soutient majoritairement la révolution bolivarienne laquelle repose sur la Constitution, voulue et votée par ces derniers. Les élections se déroulent conformément aux dispositions de la Constitution et elles se déroulent dans le cadre d’une technologie qualifiée par l’ex-Président Carter comme une des meilleures au monde. De toutes ces élections la « révolution » en a perdu deux qu’elle l a aussitôt reconnues.

 Il importe de rappeler que le Venezuela dispose d’une des plus importante réserve de pétrole au monde, que ses mines d’or font rêver les prospecteurs et les pays qui les accompagnent.

Il faut comprendre que derrière ces approches qui se présentent sous les dehors d’objectifs humanitaires et démocratiques, se cachent ces grands objectifs de reprise de contrôle de l’État vénézuélien et la prise en main de ses principales ressources. 

 C’est dans un tel contexte que les Etats-Unis, maitre d’œuvre de la mise hors service de la révolution bolivarienne, qu’il faut comprendre la base de cet interventionnisme qui vise à épuiser le peuple et à le détourner de la révolution bolivarienne. 

 Toutes ces actions se réalisent à l’encontre de la Charte des droits des personnes et des peuples des Nation Unies. Le Conseil de sécurité n’y peut rien, l’empire dispose d’un pouvoir de force qui lui permet d’agir au-delà du droit international. Les alliés de Washington sont là pour accentuer les frappes et discréditer, autant faire se peu, tout ce qui se fait au Venezuela. Il peut compter sur le groupe de Lima auquel le Canada est associé, il peut également compté sur le Vatican et l’épiscopat vénézuélien. L’Union Européenne et la Grande Bretagne sont également coopérant avec Washington. 

 On peut ajouter à tous ces derniers, les médias sur lesquels, le pouvoir de l’empire et de ses alliés agissent. 

 Selon la Charte des droits des Nations Unies, ils agissent à l’encontre de cette dernière en s’immisçant dans les affaires internes du Venezuela. 

 Il appartient aux N.U. et non à Washington et alliés, d’évaluer le gouvernement du Venezuela, dans l’exercice de la démocratie et du respect des droits de la personne et des peuples. Cette responsabilité incombe au Conseil de sécurité des Nations Unies.

Oscar Fortin

20 janvier 2020

 


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6 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 21 janvier 11:15

    Oscar, vous allez faire de la peine à la majorité des commentateurs du site qui célèbrent le retour de l’Amérique impériale.

    C’est le camp du bien qui vient de « gagner » les élections, bientôt le retour des vols vers l’île aux enfants pour la branche raffinée* et « les nègres de maison », Mammon va de nouveau recevoir ses offrandes, le triomphe du Prince des Ténèbres, enfin, jusqu’à la fin des temps.

    * Notez au passage l’origine de « l’info », ce n’est pas anodin.


    • Jeekes Jeekes 21 janvier 15:36

      Les Nations-Unies ?

       

      Pauvres vénézuéliens, pourquoi leur vouloir autant de mal. 

      Qu’ont-ils fait pour mériter ça ? 

       

      Croyez pas que le mieux serait de leur foutre la paix et d’arrêter de se mêler de leurs affaires. A commencer par ce machin des nations-z’unies !

       


      • oscar fortin oscar fortin 21 janvier 15:48

        @Jeekes Je m’excuse, mais ce ne sont pas les Nations Unies qui font la « merde » au Venezuela, c’est l’empire avec ses partisants qui font cette merde en se foutant du droit internatioinal. Le parrain d’une mafia peut se permettre tous les droits, il est le « Patron ». Il en va de même pour un empire et cet empire porte un nom que certains appellent l,Oncle Sam.


      • Jeekes Jeekes 21 janvier 16:05

        @oscar fortin
         
        Ne vous excusez pas. 
         
        Je voulais tout simplement relever que les nations-unies ne sont, au mieux qu’une coquille vide, une outre pleine de courants d’air.
        Au mieux...
        Je n’ai aucune confiance dans cet ectoplasme, je ne lui accorde aucun crédit.
         
        Les nations-unies se sont beaucoup trop souvent faites les complices de crimes divers et variés pour qu’elles méritent le moindre respect, pour qu’elles suscitent le moindre espoir pour les population martyrisées par les ordures de la ’’communauté internationale.’’
         
        Vous savez, les pourritures qui s’arrogent le droit de dominer le reste du monde, le droit de mentir, de voler, de tricher, d’assassiner...
         
        PS : et cette bande de salopards est bien plus grande que vous ne semblez le penser. Elle ne peut pas être réduite à l’oncle Sam !
        Bien que les amères-loques soient une référence en la matière, il en existe d’autres tout aussi cupides et toxiques. Tout aussi... 
        Ah, je ne trouve même plus d’adjectif pour les qualifier.
        Faudrait inventer un nouveau mot pour ça !
         


      • tonimarus45 22 janvier 11:16

        @ Oscar fortin-Affamer un peuple pour qu’il se retourne contre ses dirigeants devrait etre considere comme« crime contre l’humanite » et condamne en tant que tel.L’on a pu voir les degats que de tels actes monstrueux pouvaient provoquer par exemple en « irak » ou l’embargo americain dit des centaines de milliers de victimes dont 500000 enfants au sujet desquels la secretaire d’etat « us » « albrigt » dira ,SANS NIER L’AMPLEUR DE LA TRAGEDIE, que c’etait le prix a payer ?????? face a cela s’en est suivi le silence « assourdisant » des pays dits du monde libre dont la france


        • tonimarus45 22 janvier 13:03

          @ oscar fortin-il semblerait que votre article qui a rapidement disparu des ecrans « d’ago » gene ce dernier ?????????????

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