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Accueil du site > Tribune Libre > Vingt ans après les bombardements de l’OTAN contre la Serbie : Le (...)

Vingt ans après les bombardements de l’OTAN contre la Serbie : Le testament du Kosovo

Il y a vingt ans jour pour jour, le 25 mars 1999, l'OTAN débutait, à l'encontre de l'ex-Yougoalsvie (alors composée de la Serbie et du Monténégro), une intense campagne de bombardements, d'où naîtra la république du Kosovo. A sa tête, le chef de la guérilla kosovare (UCK), Hashim Taci, que la procureure du TPIY considérait pourtant comme un "criminel de guerre". A ce paradoxe s'ajoutèrent des milliers de blessés graves et de morts civils Serbes et Kosovars confondus. Seul intellectuel occidental à avoir été témoin de cette inhumaine tragédie, je livre ici, à ce propos, un extrait de mon "journal de guerre".

 

Belgrade, le 23 avril 1999. Le temps pressait si, comme convenu deux jours auparavant, je voulais me rendre sain et sauf (voyager de nuit étant alors, au vu du danger, fortement déconseillé par les autorités serbes) dans les hôpitaux de Djakovica et de Prizren, au chevet des blessés provenant de cette colonne de réfugiés kosovars prise pour cible, le 14 avril dernier, par un raid de l'OTAN alors qu'elle transitait, sur cette route reliant ces deux villes, en direction de Kukes, bourgade située quelque part derrière les premières montagnes de l'Albanie.

CIVILS KOSOVARS BOMBARDES PAR L'OTAN

Je me souviens, en particulier, de ces cris d'enfants en bas âge (de deux à cinq ans, environ) qui, semblant alors percer mon âme plus encore que mes tympans, me parvinrent aux oreilles, déchirants comme une lame pénétrant une plaie ouverte, dès que j'eus poussé la porte d'entrée. Insoutenable... L'expérience très certainement la plus dure, aux limites mêmes de ce qui est humainement tolérable, sinon moralement acceptable, de mon entière existence ! Et le directeur de ce modeste hôpital, plus insalubre même que le plus minable de nos dispensaires, de me préciser, comme pour venir renforcer davantage encore cette impression de me trouver soudain là au cœur même de la douleur universelle, qu'il n'était pas jusqu'à ce couloir où il m'accueillit qui ne fût, lorsque ces dizaines de blessés affluèrent en un flot quasi ininterrompu, une vaste mare de sang dans laquelle les chirurgiens baignaient, incrédules et affairés, ployant sous cette masse subite de travail, jusqu'aux genoux.

Et puis ces plaintes balbutiées du fin fond de la souffrance, ce gémissement continu, tel un murmure sourd et incessant, des vieillards allongés, impuissants et affamés, sur leur lit souillé par leurs propres excréments ; ce regard perdu et apeuré de bambins cherchant, sous les couvertures, leurs jambes amputées ; ce désespoir sans nom d'adolescents mutilés, estropiés, invalides à vie ou soudain aveugles ; cette jeunesse, ses joies comme ses insouciances, ainsi fauchée, à jamais perdue, par la cécité d'un destin aussi cruel que fatal ; cette détresse infinie de mères pleurant, hagardes, cette mort tragique, quelquefois sous leurs propres yeux, de leurs enfants ; ces brûlés et ces écorchés vifs qui, privés d'anesthésie ou de morphine, ne cherchaient plus qu'à mourir, implorant la grâce du ciel et comme son pardon, pour ne plus souffrir ; ce mal, physique et mental, qui faisait parfois hurler jusqu'aux muets ; tout cet amas de chair meurtrie, cette lente et effrayante agonie de ces âmes flétries par le chagrin autant que par l'adversité, cette ample et abyssale tristesse sans larmes ni consolation possible ; et puis surtout, encore et toujours, ces yeux d'enfants soudain devenus vieux qui, rivés aux traits de mon visage comme s'ils eussent supplier, sans comprendre, la clémence de leur père, semblaient me demander, à moi, misérable parmi les miséreux, pitié... comme la rémission de fautes pourtant inexistantes et jusqu'à la rédemption de leur propre vie !

Ô, alors, le tourment, l'indicible tourment de ma conscience ! Oui : l'évidente, injustifiable souffrance des hommes.

CRIMES DE GUERRE DE L'OTAN

Mais, quoique bouleversé jusqu'à l'extrême, je voulus cependant saisir en profondeur la dynamique, les circonstances exactes et précises (hormis certes l'indéniable responsabilité de l'Alliance atlantique), de pareil massacre. Aussi, après avoir recueilli mes forces, demandai-je donc au directeur de l'hôpital de m'entretenir un moment, sans qu'aucun témoin serbe ne fût présent lors de ce dialogue, avec quelques-uns (les moins grièvement blessés et les plus apparemment lucides) de ces rescapés : ce qui, sans qu'il contestât un seul instant ma requête, me fut aussitôt accordé. Et un groupe de jeunes femmes kosovares parlant toutefois le serbo-croate, fût-ce maladroitement, de m'expliquer alors dans le détail, sans aucune pression extérieure ni crainte d'avoir ainsi à subir d'éventuelles représailles de la part de quelque médecin serbe, les véritables raisons de cet exode loin de leurs terres.

C'est de la réunion des habitants d'une dizaine de villages composés chacun d'environ trois cents personnes que cette colonne de réfugiés albanais (dont le nombre total s'élevait à trois mille âmes à peu près) était, en fait, constituée au départ, me confièrent-elles tout d'abord : autant de paysans, poursuivirent-elles sur leur lancée, qui, suite aux frappes aériennes des avions occidentaux, durent alors laisser immédiatement, sous cette menace doublée de la tout aussi condamnable vengeance qui en découla fatalement de la part des forces yougoslaves, leur foyer respectif. Et, pourtant, quoique ce fût effectivement la police serbe qui vint donc leur ordonner arbitrairement de quitter au plus vite leur maison ou leur ferme, ce sont les bombardements de l'OTAN que ces milliers de Kosovars (femmes, vieillards et enfants pour la plupart) fuyaient alors, paradoxalement, en premier lieu, terrorisés par cette soudaine mais désormais constante avalanche de feu, de bruit et de fureur, m'assurèrent-elles de bonne foi et, surtout, en toute liberté de pensée comme de parole.

Révélation pour le moins surprenante, mais d'autant plus crédible qu'elle émanait de la bouche même des victimes, que celle-ci, même si elle ne faisait que venir confirmer, en réalité, ce que l'on connaissait déjà ! A savoir : que la majeure partie de ces exactions que l'on imputait alors systématiquement, et de manière toujours trop hâtive, aux Serbes n'était, en fait, que la conséquence, quoique certes non moins répréhensible pour autant, de cette agression de l'OTAN à l'encontre de la Yougoslavie, pays pourtant souverain et dont cette province du Kosovo faisait en outre encore, jusqu'à preuve du contraire, partie intégrante, sauf bien sûr, comme c'était là le cas le plus flagrant, à bafouer de manière éhontée les normes du droit international le plus imprescriptible.

La vérité, donc ! Oui : j'étais enfin parvenu à obtenir ainsi, en cette guerre où les divers appareils de propagande rivalisaient d'imagination souvent aussi malsaine que débridée pour ourdir les mailles de ces stratagèmes destinés à tromper leurs opinions publiques, à une parcelle, certes toute simple mais néanmoins précieuse, de vérité !

UN CRIME CONTRE L'HUMANITE

J'accuse, donc ! Car il n'est point de raison diplomatique, d'argument politique ou de motif militaire qui puisse exister, sauf à l'inventer de toutes pièces et à choir ainsi dans l'arbitraire le plus infâme, pour légitimer - je le clame ici haut et fort pour en avoir vu dans toute son horreur et vécu dans toute son intensité l'indescriptible drame humain - pareil meurtre. Comme il n'est point non plus, sauf à verser en un prodigieux mensonge, d'un je ne sais quel hypocrite et absurde « devoir d'ingérence humanitaire » (...) pour, au nom de la paix, provoquer pareil chaos et, au nom de la vie, engendrer la mort même !

Il me revint alors en mémoire, au vu de cette gigantesque douleur qui emplissait l'hôpital de Djakovica, les mots de l'admirable Primo Levi dans l'enfer d'Auschwitz - même si les (dé)raisons comme l'ampleur de pareil crime, unique dans l'histoire de l'(in)humanité ne sont certes pas comparables - : « si c'est un homme ». J'eus honte pour l'Europe ! Oui : j'eus honte pour cette Union Européenne, l'UE, jadis tant aimée et dont je n'avais eu de cesse de vanter jusqu'à présent, dès l'aube de sa naissance, les valeurs morales tout autant que les principes philosophiques, au premier rang desquels émergent, à l'en croire, la tolérance, la liberté et la fraternité, nobles pivots conceptuels de toute démocratie correctement entendue !

TRAFIC D'ORGANES HUMAINS

Mais le pire, en ce tragique dossier, est peut-être ce que le directeur de cet hôpital de Djakovica, le docteur Sava Stanojevic, me confia alors, troublé et horrifié tout à la fois : il soupçonnait, sans donc en détenir toutefois encore de preuves concrètes, les milices de l'UCK, son chef de guerre en tête, Hashim Thaci, mafieux notoire dans les Balkans, de se livrer clandestinement à un trafic d'organes humains (parallèlement à celui de la drogue, des armes et de la prostitution) prélevés sur des prisonniers serbes et, qui plus est, civils pour la plupart d'entre eux. Le but, abject ? Financer ainsi, comme ils le font déjà avec la traite des femmes (dans de sordides bordels d'Amsterdam, d'Anvers, de Hambourg ou d'ailleurs), leur guérilla, non moins ignoble !

L'accusation était certes grave, surtout si ces allégations se révélaient fondées. Une bombe médiatique tout autant que politique ! Restait donc, bien sûr, avant de dévoiler ces faits à la presse mondiale comme dans les chancelleries internationales, à en établir, de manière irréfutable, les preuves tangibles et définitives, si l'on ne voulait pas se voir inculpé, par les tribunaux compétents, de diffamation ou simplement taxé, par nos différents ennemis, de conjectures purement fantaisistes, aléatoires, sinon mensongères. Certes souhaiterais-je enquêter plus avant sur ces faits gravissimes, mais, à l'évidence, je n'en possède ni l'autorité diplomatique ni le pouvoir juridique : « l'intellectuel est seul parce que nul ne l'a mandaté », disait déjà très justement à ce propos, bien qu'en un tout autre contexte historique, Jean-Paul Sartre dans son Plaidoyer pour les intellectuels. Ainsi d'autres que moi, j'ose l'espérer, s'en chargeront, de manière efficace, plus tard...

 

POSTACE EN GUISE DE MISE AU POINT : 

Carla Del Ponte, ancienne procureur du TPIY, a publié, en 2008, un livre choc, coécrit avec le reporter américain (travaillant pour le New York Times) d'origine croate Chuck Sudetic, intitulé « La Caccia, io et i criminelli di guerra  » (Feltrinelli, Milan). Cette autobiographie, dont le titre français est « La Traque, les criminels de guerre et moi  » (Paris, Héloïse d'Ormesson, 2009), révélait notamment, parmi d'autres dossiers embarrassants pour la diplomatie occidentale, l'existence, dans les années 90, d'un trafic d'organes humains prélevés par l'UCK - et, de manière plus précise encore, le tristement célèbre « Groupe de Drenica » dont Hashim Thaci, futur Premier Ministre du Kosovo, était alors le cynique et féroce commandant - sur des civils serbes, des prisonniers torturés puis tués, exécutés froidement, avant que leur corps ne disparaisse, sans plus jamais laisser de trace, mystérieusement.

Dick Marty, citoyen suisse et membre, pour la commission des Droits de l'Homme, de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, a confirmé, dans un rapport des plus accablants, publié le 16 décembre 2010, les dires de Carla Del Ponte. Hashim Thaci y figure également sur la liste, tel l'un des chefs mafieux du crime organisé (responsable du trafic d'armes, de drogue et de la prostitution, finançant en grande partie, en ces sombres années-là, la guérilla albanaise), des suspects. Il n'a cependant jamais été inquiété par la justice internationale. Au contraire, protégé par les Américains, et en particulier par Madeleine Albright, il a été reconduit, sans qu'aucune enquête judiciaire ne soit diligentée à son encontre, dans son indétrônable fonction de Premier Ministre du Kosovo ! Intouchable, il est toujours, depuis le mois de décembre 2014 et à l'heure même où j'écris ces lignes, le puissant et très utile Ministre des Affaires Étrangères dans le gouvernement d'Isa Mustafa.

 

DANIEL SALVATORE SCHIFFER : "LE TESTAMENT DU KOSOVO - JOURNAL DE GUERRE" (EDITIONS DU ROCHER)

 


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55 réactions à cet article    


  • Alex Alex 25 mars 17:04

    Je ne crois pas au trafic d’organes organisé par son pote Thaçi, puisque Kouchner a éclaté de rire quand on lui en a parlé. Et Kouchner – avec sa « ménagère » Ockrent – n’est-il pas le représentant absolu de la morale ?

    (Cela fait 10 ans qu’il « envisage » de porter plainte contre Péan...)


    • leypanou 25 mars 17:22

      @Alex
      n’est-il pas le représentant absolu de la morale ? 

       : dans ce domaine -ainsi que dans d’autres-, personne ne peut battre l’homme au sac de riz.


    • Patrick Samba Patrick Samba 26 mars 12:00

      @Daniel Salvator SCHIFFER 

      Vous qui décrivez avec tant de précisions et de compassion la souffrance des enfants kosovars (cette colonne de réfugiés albanais [et non « albanophones » !...] (dont le nombre total s’élevait à trois mille âmes à peu près) était, en fait, constituée au départ : autant de paysans qui, suite aux frappes aériennes des avions occidentaux, durent alors laisser immédiatement, sous cette menace doublée de la tout aussi condamnable vengeance qui en découla fatalement [! !] de la part des forces yougoslaves, leur foyer respectif), pourquoi n’avez-vous jamais pu décrire la souffrance des enfants et de la population musulmane de Bosnie pendant le génocide ?


    • Patrick Samba Patrick Samba 26 mars 12:15

      Quand Brest, Lorient, et tous les autres ports bretons, quand les villes possédant des ponts, étaient bombardés par l’aviation américaine en 1944, les populations qui les fuyaient étaient-elles « fatalement » l’objet de vengeance de la part des français ?


    • Jelena Jelena 26 mars 12:26

      @Mustafa Samba : Ce qu’il y a de bien avec toi, c’est qu’il n’y a pas besoin de te répondre pour te ridiculiser. Tu fais ça très bien tout seul.


    • Patrick Samba Patrick Samba 26 mars 16:39

      Jelena, j’ai déjà dû vous dire que je ne suis ni arabe ni musulman...

      Vous ne les aimez pas ?

      Moi personnellement je n’aime pas l’islam, tout comme l’ensemble des religions. Mais j’aime encore moins les génocides.


    • P-Troll P-Troll 25 mars 17:41

      Au moins, le Kosovo, une ancienne province de la Serbie, c’était simple. Il y avait d’un côté, une gentille armée de libération des indépendantistes albanais du Kosovo, appelée UCK et alliée à l’OTAN, qui se battait pour la paix, les droits de l’homme, la démocratie et les pâquerettes. Et de l’autre côté, de vilains serbes, qui ne méritaient pas de vivre car « coupables » de nettoyage ethnique. Telle était l’équation du problème selon l’agent américain Bernard Henri Lévy.

      Tout était une question de présentation : quand les serbes tuaient des albanais, c’était des nazis. Mais quand les albanais tuaient des serbes, c’était légitime. La piétaille serbe pouvait crouler sous les bombes, c’était pour son bien… les crimes de l’UCK passés sous silence, c’était normal…

      Les journaux complices se sont chargés de relayer cette fable, pour plaire à leurs gouvernements associés à l’OTAN. On a fait croire à l’opinion publique qu’une guerre sans mandat de l’ONU, unilatéralement décrétée par la première armée du monde, était une oeuvre humanitaire


      • Jelena Jelena 25 mars 22:17

        @P-Troll >> le Kosovo, une ancienne province de la Serbie

        Le Kosovo est actuellement une région sous occupation americano-albanaise. Mais si vous regardez la météo sur une chaine TV serbe, vous verrez que le Kosovo fait toujours partie de la Serbie.


      • V_Parlier V_Parlier 26 mars 08:37

        @P-Troll
        Quand je pense que j’étais relativement crédule (bien que circonspect quant aux incohérences du récit) car encore jeune à cette époque, ça me fait honte à retardement. Mais ça m’a servi de vaccin : Immunisé à vie contre la propagande internationale otanienne et tout ceux qui la servent.


      • Patrick Samba Patrick Samba 26 mars 11:21

        @P-Troll
        « Et de l’autre côté, de vilains serbes, qui ne méritaient pas de vivre car « coupables » de nettoyage ethnique »

        Toute les serbes n’étaient pas « des vilains », mais les génocidaires serbes un peu, non ?
        Génocide en Bosnie : Radovan Karadzic condamné en appel à la prison à vie

        le 20 mars


      • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 mars 12:34

        @Patrick Samba

         smiley un vrai comique ds votre genre ^^


      • Patrick Samba Patrick Samba 26 mars 12:49

        @bouffon(s) du roi
        vous pouvez préciser ?


      • sylvain 26 mars 14:30

        @Patrick Samba
        je ne pesnse pas qu’il précisera
        la petite phrase énigmatique et lapidaire est un style
        ce serait comme d’expliquer une blague, même si il
        n’ya rien de drole . Ca veut dire que vous n’êtes pas dans
        la ligne politique des commentateurs de cet article


      • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 mars 18:27

        @Patrick Samba

        Effectivement, comme le dit sylvain, comment expliquer ? ^^
        Pas de génocide mais tout a été fait pour diaboliser les serbes ...


      • Julot_Fr 25 mars 21:23

        Kosovo, pays mafieux supporte par les macros de la citee de Londres


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 mars 22:21

          J’ai été de ceux bien peu nombreux pour dire que le comportement de l’OTAN au Kosovo était une ignominie. Comme j’ai été de ceux  peu au départ, mais qui sommes devenus nombreux - pour condamner l’action contre la Libye, alors que se raréfie, heureusement aujourd’hui le nombre de ceux qui croient encore aux sornettes qu’on a inventées pour prétendre qu’on a eu raison d’assassiner Khadafi...

          https://www.journaldemontreal.com/2019/03/24/sympathie-pour-le-diable


          • P-Troll P-Troll 26 mars 11:12

            @Pierre JC Allard

            ceux qui croient aux sornettes se raréfient peut-être, mais ceux qui les racontent sont toujours équipés d’amplis, de haut-parleurs et de tribunes : BHL sévit toujours et encore


          • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 26 mars 03:09

            Cette guerre était la 1ère où les mondialistes ont utilisé le djihadisme sur le sol européen.

            De ce que j’ai pu comprendre de ces événements très troubles :

             Exacerbation extrême des sentiments nationalistes de chaques entités Yougoslaves autres que la Serbie, cette dernière étant prépondérante dans l’état fédéral ainsi que dans l’armée.

             Utilisation des islamistes pour harceler les Serbes du Kosovo

             Réaction des Serbes du Kosovo

             Intense propagande occidentale contre la Serbie, crimes Kosovars passés sous silence.

             Indépendance de la Slovénie

             Indépendance de la Croatie

             Armement de la Croatie par les Zétats Zunis après octroi de crédits

             Guerre Serbo-Croate pour le partage de la Bosnie

             Epuration, déplacement des populations pour arriver à des entités ethniquement pures en Croatie et en Serbie

             La Bosnie est à feu et à sang, islamistes moyen-orientaux engagés dans les combats, intense bombardement de l’OTAN contre la Serbie.

             La Serbie est acculée et perd le Kosovo

            Merci de me corriger ou de compléter.


            • Jelena Jelena 26 mars 10:46

              Je reposte mon commentaire avec quelques corrections orthographiques...

              A partir des années 70, au Kosovo, c’était un peu la même ambiance que dans certaines cités françaises, disons que ce n’était pas le bon plan d’être un infidèle... Les serbes qui vivaient sur place se faisaient fréquemment harcelés (insultes, coups, viols, dégradation de matériel, etc...) et vu que l’Etat s’en fichait royalement (tout comme en France...), plusieurs milliers d’entre eux migrèrent vers d’autres régions plus tranquilles.

              Fin des années 80 est apparu un homme politique qui se préoccupa du sort des serbes du Kosovo, mais cet homme qui avait pour nom Milosevic, n’eut pas vraiment le temps d’agir au Kosovo, car peu après son élection, éclata la guerre de Croatie, puis de Bosnie...

              1995, après avoir échangé « quelques coups de feu » avec les croates et bosniaques, la Serbie était de nouveau en paix, mais pas pour longtemps. Au cours des 3 années suivantes, les « gentils petits albanais » tuèrent 364 personnes qui vivaient au Kosovo (122 policiers et 242 civils).

              1998, comme Milosevic n’avait toujours pas fait intervenir l’armée, les USA-FR-UK importe quelques centaines de « barbus modérés ». Parallèlement après s’être assuré d’avoir le soutien « du camp du bien », Thaci et ses islamo-mafieux de l’UCK passent également à l’action. A partir de là, Belgrade n’avait que pour seul choix l’offensive militaire.

              Les barbus modérés et cafards de l’UCK connaissent la défaite, l’occident hurle au génocide, nettoyage ethnique, fosses communes, etc, etc.... et fait intervenir les bombardiers de l’Otan.

              Voila l’histoire de cette guerre du Kosovo dans les grandes lignes.


            • Patrick Samba Patrick Samba 26 mars 11:26

              @dr.jambon-beurre

              « Merci de me corriger ou de compléter. »

              vous avez oublier les mots « nettoyage ethnique », « purification ethnique », « génocide », etc...
              Et aussi : Génocide en Bosnie : Radovan Karadzic condamné en appel à la prison à vie le 20 mars


            • Patrick Samba Patrick Samba 26 mars 11:33

              @Jelena
              « 1995, après avoir échangé « quelques coups de feu  » avec les croates et bosniaques, la Serbie était de nouveau en paix »

              Fallait oser....

              Et « la Serbie en paix » ? Et la population bosniaque dans quel état était-elle ?
              .
              .

              (dans mon précédent commentaire : « vous avez oublié », bien sûr)


            • Jelena Jelena 26 mars 11:43

              @Mustafa Samba : Vu que grâce à « le monde », les guerres de l’ex-Yu n’ont aucun secret pour toi. Pourquoi me poses tu des questions ?


            • Patrick Samba Patrick Samba 26 mars 16:58

              @Jelena

              Pour savoir si vous, vous le savez. Ce que j’en doute. Et ce n’est pas demain que vous chercherez à le savoir....


            • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 27 mars 05:39

              @Patrick Samba
              vous avez oublier les mots « nettoyage ethnique », « purification ethnique », « génocide », etc...

              C’est vrai, je corrige.
               Nettoyage ethnique des Serbes au Kosovo par les islamistes


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 27 mars 11:02

              @Jelena
              cet homme qui avait pour nom Milosevic, n’eut pas vraiment le temps d’agir au Kosovo, car peu après son élection, éclata la guerre de Croatie, puis de Bosnie...


              Vous oubliez des passages dans votre biographie.

              Au nom du nationalisme serbe, il s’entendit parfaitement avec les nationalistes slovènes et croates pour leur octroyer l’indépendance et jeter dans les poubelles de l’histoire la vieille Yougoslavie démodée.

              Au bout de 10 ans d’application du principe des nationalités poussé à son extrême, il avait presque tout perdu :

              1. les territoires serbes de Croatie
              2. la moitié de la Bosnie
              3. la Macédoine
              4. les 9/10e du Kosovo
              5. le Monténégro
              La Yougoslavie nouvelle, qui était en fait une grande Serbie, a fini encore plus vite à la poubelle que l’ancienne, rongé par son principe même.

            • popov 26 mars 06:27

              Une question qui se pose : s’il y a eu trafic d’organes, c’est qu’il y avait des acheteurs. Qui ?



                • JL JL 26 mars 08:16

                  Quand Malraux disait :

                  « Le vingt et unième siècle sera religieux ou pas »

                  il ne se trompait pas beaucoup, sauf qu’il ne faut pas confondre foi et guerres de religieux.

                   

                  Les Radio mille collines ont de l’avenir, hélas.


                  • popov 26 mars 10:24

                    @JL

                    Bonjour

                    En disant « Le vingt et unième siècle sera religieux ou pas », on ne risque guère de se tromper.


                  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 mars 10:36

                    @popov

                    C’est surtout que Malraux n’a pas dit ça ^^


                  • JL JL 26 mars 10:36

                    @popov
                     
                     excuse me : « Le vingt et unième siècle sera religieux ou ne sera pas »

                     
                     Enfin, je crois. Mais l’important n’est pas là, hein ?


                  • JL JL 26 mars 10:38

                    @bouffon(s) du roi
                     
                     c’est important ? Ce qui compte, c’est que cette phrase était prophétique, non ?


                  • nono le simplet nono le simplet 26 mars 10:50

                    @JL
                    (hors sujet)
                    merci pour ton com ... je me posais moi même des questions sur la « qualité » de mon texte ... smiley je vais rebosser un peu plus propre et plus clair sans références


                  • JL JL 26 mars 11:13

                    @nono le simplet
                     
                     ce n’est pas une question de qualité, mais de durée dans le temps : il faut l’imaginer une fois publié et lu hors contexte de modération ; le texte n’y sera plus perçu ni compris de la même manière. C’est pas facile à faire ; en fait il en faudrait deux : un pour expliquer l’autre, le seul à publier. Il faut demander de voter non au premier, oui au second.


                  • P-Troll P-Troll 26 mars 11:24

                    @JL

                    Certains prétendent que cette citation apocryphe devrait être plutôt :

                    « Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas. »

                    Malraux tenait au mot « spirituel » – et non pas « religieux  » - , voire « mystique » ! Deux qualificatifs qui trahissent ou à tout le moins réduisent et déforment sa pensée.

                    L’art et la spiritualité le menaient au Japon où il est retourné plusieurs fois en pélerinages, avec une forme de révélation face à la fameuse cascade de Nachi.

                    La phrase incriminée ne figure dans aucune des œuvres publiées de Malraux, mais elle a servi d’exerge à la série télévisée qui lui a été consacrée par Claude Santelli et Françoise Verny : « La Légende du siècle » (1972-1973). Il s’agirait pour eux d’un espoir prophétique et visionnaire, né d’une certitude : « C’est très rare qu’une civilisation ne se fonde pas sur des valeurs spirituelles. ». Reste à savoir de quelle spiritualité il s’agit. Entre le retour du religieux, la vogue des sectes, l’attrait pour la philosophie, la quête de sens et d’éternité, l’aspiration à un ailleurs ou autrement, toutes les voies, individuelles ou collectives, sont possibles comme antidote au matérialisme sous toutes ses formes.


                  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 mars 11:32

                    @JL

                    Oui c’est important et ça n’avait rien de prophétique, mais P-Troll vs a répondu ^^


                  • JL JL 26 mars 11:34

                    @P-Troll
                     
                     bon, on va dire que le religieux c’est le prêt à porter du spirituel.
                     
                    Les religions sont au spirituel ce que les partis sont à la politique.


                  • P-Troll P-Troll 26 mars 11:36

                    @JL

                    pirouette
                    cacahuète


                  • JL JL 26 mars 11:45

                    @P-Troll
                     
                     smiley


                  • popov 26 mars 12:37

                    @JL

                     bon, on va dire que le religieux c’est le prêt à porter du spirituel.

                    Oui, et les églises et les mosquées, les MacDo de la spiritualité.

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